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mercredi 30 décembre 2015

La fois où Sam Pollock s'est fait dire non...








Il est de notoriété publique que Sam Pollock était un fin finaud dans l'art d'enfirwopper les dirigeants des autres équipes, surtout de ces faibles équipes d'expansion. Le procédé était simple, envoyer des joueurs en fin de carrière à des équipes d'expansion avec quelques joueurs des ligues mineures et prendre au passage les choix de repêchages de l'équipe, ce qui au final donnait au Canadien un jeune joueur vedette de plus. On connait tous la fameuse histoire qui a mené au repêchage spectaculaire de Guy Lafleur, pas besoin de  la rappeler ici, nous la connaissons tous. 



Celle qui mena au choix de première ronde de 1980, c'est à dire au repêchage de Doug Wickenheiser, est tout autant spectaculaire. L'échange avec les Rockies du Colorado qui mena à ce choix fut effectuée en 1976 alors que le Canadien envoya les célèbres Ron Andruff et Sean Shanahan en plus du choix de première ronde de 1980 à la jeune équipe. On connait malheureusement la suite, disons que si Denis Savard avait été repêché en lieu de Wickenheiser ou si ce dernier avait connu une carrière qui aurait remplis l'appétit des fans de Montréal, on aurait encore une fois crié au génie. Mais bon, retenons ici comment avec brio Pollock a su faire danser les Rockies du Colorado afin d'obtenir leur choix de première ronde de 1980 4 ans plus tôt... On notera au passage que Pollock n'était plus le dirigeant de l'époque à l'heure de faire ce choix...

Par contre, durant cette période des expansions, Sam Pollock s'est fait dire non par un jeune dirigeant, Bill Torrey. Nous sommes en 1973, les Islanders venaient alors de terminer leur première saison et avaient terminé bons derniers et avaient le premier choix au repêchage... Sam Pollock alors approcha Torrey et lui offrit son classique package deal afin d'améliorer l'équipe rapidement en échange du choix de première ronde au repêchage de 1973. Torrey dit alors non à Pollock et décida de prendre son choix au repêchage...

(les Islanders ont retiré le noeud papillon de Bill Torrey)

Ce choix allait être un jeune franco-ontarien nommé Denis Potvin alors décrié comme le prochain Bobby Orr... Toujours durant l'entre-saison, Torrey embaucha un jeune entraineur, l'ancien joueur à lunette Al Arbour. Si les succès ne se firent pas sentir la saison suivante, l'équipe terminant toujours bons derniers, l'amélioration fut palpable. Les Islanders accordèrent plus de 100 buts de moins qu'à leur saison inaugurale et celui que le Canadien convoitaient remporta le trophée Calder, chose relativement rare chez les défenseurs... (Seulement 11 défenseurs ont été nommé recrue de l'année depuis l'inauguration de ce trophée à la fin de la saison 1932-33)

On connaît la suite, les Islanders sont devenus une des puissances de la NHL très rapidement et Denis Potvin devint l'un des plus grand défenseur de tous les temps, étant d'ailleurs le capitaine de cette équipe durant la dynastie du début des années 80... Il prit d'ailleurs sa retraite comme leader des points, des buts et des passes pour une défenseur (record battu depuis par Raymond Bourque et Paul Coffey) en plus d'être l'un des 4 défenseurs qui réussirent à empocher 100 points durant une saison, chose qui semble de la science-fiction de nos jours...

Mais d'un autre côté, imaginez si le Canadien avait eu Denis Potvin et Denis Savard... Ayoye...



lundi 28 décembre 2015

Al Secord




Dès sa première année junior en 1975-76, bien que dans un rôle limité, Al Secord s’est retrouvé avec l’éventuelle équipe championne de la Coupe Memoral, les Fincups d’Hamilton.  L’année suivante avait lieu le premier championnat mondial junior officiel.  (Il y avait eu auparavant trois tournois officieux.)
 
Lors de cette édition inaugurale, disputée à Banská Bystrica et à Zvolen en Tchécoslovaquie, ce sont les champions de la Coupe Memorial qui ont représenté le Canada.  Secord fit donc le voyage en Europe et en revint avec une médaille d’argent dans ses bagages.
 
Avec son style robuste, il n’est pas étonnant que Secord ait attiré l’attention des Bruins, qui en firent leur premier choix en 1978, le seizième au total.
 
Secord fit l’équipe presque immédiatement et eu l’occasion de jouer avec un autre joueur au style semblable, Terry O’Reilly, et Peter McNab.  Par contre, il se blessa éventuellement à une cheville et fut ensuite échangé aux Black Hawks en décembre 1981, contre Mike O’Connell.  (voir texte du 9 mars 2015)
 
À sa première saison complète à Chicago, il établit un record d’équipe pour le plus grand nombre de minutes de pénalité en une saison, avec 303.  (Le record a par la suite été battu par Dave Manson, puis Mike Peluso.)  Mais sa contribution ne se limita pas à cet aspect, puisqu’il marqua 44 buts et participa au match des étoiles.
 
L’année suivante, il joua au sein du même trio que Denis Savard et une jeune recrue, Steve Larmer.  Dirigés par Orval Tessier (voir texte du 13 mai 2013), les Black Hawks connurent une saison de 104 points.  Sur une base individuelle, Savard accumula 121 points, Larmer 90, et Secord marqua 54 buts, le sixième plus haut total de la ligue.
 
Ses deux saisons suivantes furent difficiles.  Ayant subi de sérieuses blessures, il joua peu.  Il revint en 1985-86 avec une saison de 40 buts, puis une autre de 29 l’année suivante, avant de faire partie d’une transaction majeure.
 
Les Hawks l’expédièrent à Toronto avec le jeune espoir originaire de Chicago, Ed Olczyk.  En retour, ils reçurent celui qui, depuis quelques années, étaient l’une des rares raisons de se réjouir pour les partisans des pauvres Leafs, Rick Vaive.  Avec lui, Steve Thomas (le père de Christian) et Bob McGill prirent également le chemin de Chicago.
 
Secord eut plus ou moins de succès à Toronto et n’y resta qu’un an et demi.  Il termina la saison 1988-89 avec les Flyers, avant de jouer une dernière campagne avec les Black Hawks.
 
En 1994, Secord tenter l’aventure du roller-hockey, en s’alignant avec les Cheetahs de Chicago.
 
Il tenta ensuite un retour sur la glace en jouant deux saisons dans l’IHL, avec les Wolves de Chicago.
 
Suite à sa carrière d’athlète, Secord avait déjà un projet.  Pendant qu’il jouait, il avait déjà pris sa licence de pilote.  Il s’en servit pour en faire une deuxième carrière.  Il travailla d’abord pour United Express, puis American Airlines.  Le marqueur de 273 buts dans la LNH habite maintenant à Dallas et est pilote de ligne.  Il a d’ailleurs rencontré sa deuxième femme pendant sa formation.
 
Sources : hockeydraftcentral.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

vendredi 25 décembre 2015

Joyeux Noël!





Qui a dit que les cartes de Noël devaient être banales?

(Collection Pierre Belvédère)

mercredi 23 décembre 2015

Zoo-Logo-Logie #1 - Les felins





Lorsque vient le temps d'établir une nouvelle équipe sportive, le choix du nom et du logo est une étape importante à franchir. À travers les âges, beaucoup d'équipes ont porté leur choix sur un animal comme nom ou comme logo et on peut comprendre pourquoi. Un animal permet non seulement d'évoquer des qualités compétitives (agressivité, vitesse, noblesse, etc.) mais c'est aussi une valeur sûre côté marketing car il est facile par la suite de développer une mascotte et de rejoindre une jeune clientèle par exemple.

J'entreprends aujourd'hui une nouvelle série d'articles sur les logos d'équipes sportives qui comprennent un animal et comme tout bon "Zoo-logo-logiste" je vais utiliser une démarche scientifique en les classant par espèces. J'ai aussi ratissé large en incluant non seulement des équipes de hockey mais aussi des autres sports majeurs nord-américains (Football, Soccer, Basketball et Baseball).

Nous commencerons aujourd'hui avec les félidés ou si vous préférez, les félins. Tous les logos proviennent du merveilleux site sportslogos.net.


Le lion "Panthera Leo"

Le lion est un symbole utilisé par l'homme depuis l'époque des pharaons. Le sphynx est en fait un lion à tête humaine. Il apparait également dans la mythologie grecque et dans la religion judéo-chrétienne. Le lion est aussi symbole de royauté (comme on peut voir ici avec plusieurs équipes de hockey) et de figure de gardien. Ce n'est pas pour rien qu'on le surnomme le roi de la jungle et qu'on le retrouve sur autant d'armoiries. Il est aussi symbole du soleil et je crois que c'est ce que l'Orlando City avait en tête pour leur logo. Points bonus aux Lions de la Colombie Britanique pour avoir illustré une lionne au lieu d'un spécimen mâle.


La panthère "Panthera Pardus"

Le nom "panthère" est en fait un autre nom commun pour le Léopard. J'imagine que Panthère ça sonne mieux car je n'ai trouvé aucune équipe se nommant "leopards". Le léopard/panthère est un symbole de pouvoir et d'authorité mais dans le règne animal, cet espèce est en dessous des lions et des tigres dans la hiérarchie. Cependant, les Panthers de la Caroline ont un dossier à vie de 5-2-0 contre les Lions de Détroit...


L'Once "Panthera Uncia"

L'once, autrement connue sous le surnom de panthère des neiges ou léopard des neiges est une espèce féline présente exclusivement dans la région de l'asie centrale ce qui explique pourquoi on ne la retrouve pas souvent comme logo. Elle y est par contre présente deux fois plutôt qu'une dans la KHL...



Le tigre "Panthera Tigris"

Le tigre est également un symbole très présent dans la mythologie mais cette fois-ci plutôt dans la mythologie indienne. C'est notamment la monture de la déesse Dourgâ. Le tigre est également un symbole très important ailleurs en asie, étant entre autres le symbole national du Bangladesh et de la Malaisie. Il était également la mascotte des Jeux Olympiques de Seoul. C'est aussi un symbole général de force et de férocité comme en fait foi cette chanson célèbre... On retrouve souvent cet animal comme logo dans le monde du hockey mais les Bengals de Cincinnati (NFL) ont été plus originaux en employant une sous-espèce du tigre, le tigre du Bengale.



En continuant avec les tigres, pendant la majeure partie de leur histoire les Tigers de Détroit n'ont utilisé que la lettre "D" en vieux caractère anglais comme logo. En 1994, ils mirent à jour leur logo en incluant dorénavant un tigre dans la lettre. Ce logo est maintenant un logo alternatif mais est toujours utilisé. Le club Amur Khabarovsk dans la KHL utilise un logo extrêmement similaire à celui des Tigers... Coïncidence?




D'ailleurs la ville de Detroit aime bien les noms de félins pour ses équipes sportives. En plus des Tigers et des Lions, les Red Wings s'appelaient autrefois les Cougars de 1926 à 1930...


Le couguar "Puma Concolor"

Le couguar est d'ailleurs sous-utilisé dans le monde du sport. Je n'ai trouvé que deux autres équipes l'ayant utilisé comme logo dont seulement une qui existe toujours. Autrement connu sous le nom de "Puma" ou "lion d'amérique", le couguar est souvent confondu avec le léopard. La principale différence est qu'il n'a pas de taches sur son pelage. Techniquement, les Panthers de la Floride auraient dû être classés ici avec les couguars. L'espèce en question référée par l'équipe floridienne est en fait une sous-espèce du couguar qui vit dans les forêts et marais de la floride.

Le Lynx

Le lynx est moins représenté dans la culture générale et c'est principalement dû au fait qu'on ne le retrouvait principalement qu'en Amérique et était par le fait même absent des mythologies antiques. On le retrouve par contre abondamment dans la mythologie amérindienne. Le lynx et le coyote sont symboles de vent et de brouillard, deux éléments opposés dans le folklore amérindien. Chez les Wildcats de Moncton, le lynx est un Lynx Boréal ou Lynx Canadensis tandis que chez les Bobcats de Charlotte (maintenant nommés les Hornets) il s'agit d'un Lynx Rufus ou Lynx Roux.




En terminant voici quelques autres spécimens félins moins fréquents dans le monde du sport. Le "tiger-cat" est ici mal représenté chez l'équipe de la LCF. Un "tigre-chat" est plutôt un chat tigré et non pas une sous-espèce de tigre et est pas mal moins menaçant...  

Le jaguar est moins populaire chez les équipes sportives, seulement Jacksonville dans la NFL l'ont utilisé. 

L'animal utilisé par les Predators de Nashville est en fait un "tigre à dents de sabre", un animal préhistorique ressemblant au tigre mais avec deux énormes canines servant pour la chasse (dont le terme Predators). J'hésitais à la classer dans les félins car il n'a pas encore été prouvé qu'il appartient à cette catégorie. Il s'agirait peut-être en fait de l’ancêtre des félins.


J'espère que vous avez apprécié cet article de zoo-logo-logie. Dans le prochain article, on parlera des Canins!

mardi 22 décembre 2015

Idées cadeaux #6 - Les tuques


 
Vous, chers lecteurs de la Puck, qui aimez non seulement la grande histoire du hockey, mais aussi la petite, voici des suggestions expressément pour vous.
 
On retrouve au magasin de la LNH de New York une impressionnante variété de tuques.  On retrouve évidemment les équipes existantes, mais pour ajouter un peu de "geekitude", pourquoi ne pas faire original en choisissant celles des équipes disparues?  C'est d'autant plus LVEUP que pour la plupart d'entre elles, par leur médiocrité, leurs histoires abracadabrantes ou leur courte existence, appartiennent beaucoup plus à la petite histoire du hockey qu'à la grande.
 
(Certaines sont disponibles sur shop.nhl.com, mais la sélection de produits semble tout de même différente et il faut fouiller sur le site.  Évidemment, ça commence à être assez serré pour les avoir pour Noël...)
 
Les Rockies du Colorado, les Scouts de Kansas City, les Golden Seals de la Californie, les Americans de New York et les Nordiques
 
 
Un autre style, qu'on voit ici en modèle Americans de New York et Whalers d'Hartford
 
 
Les Golden Seals, toujours populaires parmi vous.  Idéal pour porter avec des bottes blanches.
 
 
Ma préférée, les Maroons de Montréal
 
Malheureusement pour Martin Itfor, la sélection de produits des Barons de Cleveland est inexistante, malgré leur superbe logo.  Il doit bien y avoir une raison.  (Une question de propriété intellectuelle peut-être?)
 

lundi 21 décembre 2015

R.I.P. Glen Sonmor



La semaine dernière est décédé Glen Sonmor, à l’âge de 86 ans. 

Il a joué dans la Ligue américaine et 28 matchs avec les Rangers dans les années 1950, jusqu’à ce qu’un accident sur la glace lui coûte un œil et sa carrière.  Il s’est d’ailleurs retrouvé à l’hôpital au même moment où son épouse donnait naissance à sa fille.  Plus tard, au cours de sa carrière d’entraîneur, il pouvait arriver qu’il perde son œil de verre pendant un match…

Par la suite, Sonmor a eu, à sa façon, une grande influence sur le hockey des années 1970.  D'abord, il devint entraîneur des Golden Gophers de l’Université du Minnesota.
 
Glen Sonmor

En 1972-73, la première année de l’AMH, Sonmor fut nommé entraîneur et directeur-gérant des nouveaux Fighting Saints du Minnesota.  Basés dans le berceau du hockey américain, la stratégie initiale des Saints fut de donner une chance aux joueurs collégiaux de l’endroit, ou qui en étaient originaires, une chose peu courante à ce moment.  Parmi eux, on retrouva entre autres Mike Antonovich. (voir texte du 11 octobre 2010)

La stratégie a plus ou moins fonctionné et Sonmor a réajusté le tir.  L’année suivante, il a embauché Gordie Gallant et pour quelque matchs, Bill Goldthorpe, celui qui a inspiré le personnage d’Ogie Oglethorpe dans le film Slap Shot.   (voir texte du 6 février 2009)

En 1974-75, Jack Carlson, qui a inspiré l'un des frères Hanson, s’est joint aux Fighting Saints.  Ses frères Jeff et Steve l’ont rejoint l’année suivante.  Malgré la présence de joueurs plus offensifs comme Mike Walton (voir texte du 6 septembre 2012) ou Ted Hampson (voir texte du 6 juillet 2015), la stratégie des Fighting Saints était claire et le « Fighting » de leur nom n’était pas superflu.  Ce ne fut toutefois pas suffisant et l’équipe disparut au milieu de la saison 1975-76.
Steve Carlson avec les Fighting Saints

L’année suivante, les Crusaders de Cleveland déménagèrent au Minnesota et reprirent le nom de Fighting Saints.  Et toujours question de reprendre où les premiers Saints avaient laissé, on réembaucha Sonmor.  Ce dernier rapatria Jack et Steve Carlson, en plus d’embaucher Dave Hanson (voir texte du 9 septembre 2010), le seul vrai Hanson des frères Hanson du film.  (Les deux autres ont été joué par ses coéquipiers Jeff et Steve Carlson.)  Avec autant de similitudes, comment ne pas se surprendre qu’on en soit arrivé au même résultat?  Les Fighting Saints (deuxième version) ont disparu avant la fin de la saison.

En 1977-78, Sonmor s’est retrouvé à Birmingham, derrière le banc des Bulls.  Constatant que l’intérêt envers le hockey en Alabama se résumait à la bagarre, il répliqua la même recette.  Il signa Dave Hanson, ainsi que Gilles Bilodeau (qui avait joué avec les Jaros de la Beauce, voir texte du 14 janvier 2009) et l’explosif Steve Durbano.  (voir texte du 22 janvier 2013)

À Winnipeg, Durbano s’était retrouvé en fâcheuse situation avec un spectateur à la fin d'un match.  Sonmor avait alors demandé à ses joueurs d’aller à son secours.  Comme plusieurs prenaient déjà leur douche, ils se présentèrent dans leur plus simple appareil pour prêter main forte à leur imprévisible coéquipier.

En séries, les brutes des Bulls retrouvèrent à nouveau les scientifiques Jets.  (voir texte du 13 avril 2015)  Sonmor joua alors à fond la carte de l’intimidation.  Lorsqu’un commentateur de Winnipeg lui dit que personne n’était parvenu à contrôler Steve Durbano et lui demanda comment il avait l’intention d’y parvenir, Sonmor répondit : « Qu’est-ce qui vous dit que je veux contrôler Durbano ? »  Winnipeg eut facilement le dessus sur les Bulls, en route vers la Coupe Avco.

Sonmor retourna ensuite au Minnesota, avec les North Stars cette fois, où il refit l'embauche de Jack Carlson.  Il les mena en finale en 1980-81, qu’ils perdirent contre les Islanders.  Bien qu’à un degré moindre qu’au temps de ses années dans l’AMH, Sonmor ne changea pas son tempérament.  En 1981, il fut mis à l’amende par la ligue pour pour avoir lancé ses joueurs dans une mêlée générale contre les Bruins, en plus d’avoir invité leur entraîneur Gerry Cheevers (voir texte du 31 janvier 2009) à se battre.  En 1983, il souffrit d’un œil au beurrre noir et d’un nez cassé suite à une bagarre avec un partisan à Pittsburgh.
Jack Carlson
Il eut également des comportements erratiques hors de la patinoire, comprenant plusieurs bagarres dans des bars.  Il dut ensuite se faire traiter pour son alcoolisme.  Il cessa de boire en 1983.

Il travailla plus tard pour le Moose du Minnesota de l’IHL, puis comme dépisteur pour le Wild, en plus d’être commentateur pour les matchs des Golden Gophers.

Sources :

Willes, Ed, The Rebel League, the short and unruly life of the World Hockey Association, McClelland & Stewart, 2004,

“Glen Sonmor, 86, a brawling NHL coach” de Daniel E. Slotnik, 15 décembre 2015, New York Times (nytimes.com), hockeydb.com, wikipedia.org.

mercredi 16 décembre 2015

L'espérance mathématique des Coupes Stanley




Les Canadiens n’ont pas gagné la Coupe Stanley depuis plus de 20 ans.  Historiquement, il s’agit de la plus longue disette de leur histoire.  Il faut par contre dire que leurs partisans ont été gâtés au fil des ans.  Mais statistiquement, qu’en est-il?
 
Pour s'amuser un peu, on peut appliquer le concept de l’espérance mathématique.  C’est relativement simple.  Dans une ligue à 30 équipes, un club devrait gagner la Coupe une fois aux 30 ans ou, autrement dit, il devrait gagner 1/30 de Coupe à chaque année.  Par contre, le nombre d’équipes a varié dans le temps.  De plus, pour que le concept ait une certaine valeur, il faut l’appliquer sur un certain nombre d’années.
 
J’ai donc pris comme point de départ le début de l’ère moderne de la LNH, la première grande expansion, en 1967.  (La période précédente, celle des « Original Six » a déjà fait l’objet d’un texte le 19 août 2013.)  Depuis, la Coupe a été remise à 47 reprises (en prenant en considération le lock out en 2004-05).  Combien de fois chaque équipe devrait avoir gagné la Coupe?
 
J’ai fait un calcul pondéré pour chaque équipe.  Par exemple, une équipe active en 1967-68 aurait dû gagner 1/12 de Coupe, parce qu’il y avait à ce moment 12 équipes dans la LNH.  Par contre, en 2014-15, elle devrait en gagner 1/30, puisqu’il y a maintenant 30 équipes.  J’ai ensuite additionné le tout. 
 
Selon cette formule, une équipe qui a joué toutes les saisons depuis 1967-68 (comme c'est le cas pour Bos, Chi, Det, Mtl, NYR, Tor, LA, Min/Dal, Phi, Pit, StL) aurait donc dû remporter 2,189 Coupes Stanley.
 
Évidemment, il s’agit d’un calcul purement statistique puisque, en théorie, les Blue Jackets et le Wild avaient une chance sur 30 de gagner la Coupe en 2000-01.  Mais en réalité, en tant qu’équipes d’expansion, leurs chances réelles étaient plus près de zéro.  D’où l’intérêt de regarder une période un peu plus longue, pour diluer l’effet de ces petites anomalies.  
 
J’ai ensuite fait une comparaison avec le nombre réel de Coupes remportées et constaté les écarts.
 
Qui a battu l’espérance mathématique?  Qui s’y conforme?  Qui est à la traîne?
 
En avance
 
Équipes Coupe(s) Coupe(s) espérées           Écart 

Mtl
10 2,189 7,811
Edm 5 1,390 3,610
NYI 4 1,796 2,204
Det 4 2,189 1,811
KC/Col/NJ 3 1,671 1,329
Pit 3 2,189 0,811
Chi 3 2,189 0,811
Bos 3 2,189 0,811
Qué/Col 2 1,390 0,610
 
Sans surprise, avec 10 Coupes, les Canadiens sont largement en avance.  On y retrouve aussi les dynasties des années 1980 (Islanders, Oilers) et les équipes constantes des 20 dernières années (Red Wings, Devils).  Les Oilers peuvent donc statistiquement se permettre d'être médiocres encore longtemps...
 
Notons également la présence des Black Hawks, qui ont grandement remonté depuis quelques années.  Si on avait fait ce classement en 2009, ils auraient été dans la cave.
 
Sur la cible
 
Équipes   Coupe(s) Coupe(s) espérées           Écart 
 
Ana10,7320,268
TB10,7730,227
LA22,189-0,189
Phi22,189-0,189
Hfd/Car11,390-0,390
Clb00,467-0,467
Min00,467-0,467

 
Comme on ne peut pas gagner une fraction de Coupe, arrondissons donc l’écart.  Si celui-ci se trouve entre +0,50 et -0,50, une fois arrondi, on obtient 0.  Ceci veut donc dire que l’équipe a gagné le nombre qu’elle devait.

Comme pour les Black Hawks, les Kings ont grandement remonté dans ce classement au cours des dernières années.  À l’inverse, on retrouve les Flyers, qui auraient été parmi les meneurs dans les années 1970, mais qui s’enfoncent un peu plus avec chaque année qui passe, puisqu’ils n’ont pas touché à la Coupe depuis.
 
En retard
 
Équipes     Coupe(s) Coupe(s) espérées            Écart 
 
Atl/Wpg00,502-0,502
Nsh00,539-0,539
Fla00,732-0,732
Oak/Cal/Cle00,740-0,740
Ott00,773-0,773
Atl/Cgy11,796-0,796
SJ00,819-0,819
Min/Dal12,189-1,189
NYR12,189-1,189
Wpg/Phx/Az01,390-1,390
Wsh01,671-1,671
Buf01,939-1,939
Van01,939-1,939
StL02,189-2,189
Tor02,189-2,189

 
Ce sont les équipes qui en ont remporté moins qu’elles auraient dû.  On y retrouve évidemment plusieurs équipes qui n’ont pas gagné la Coupe du tout pendant cette période, mais pas exclusivement.
 
On y voit entre autres des équipes qui n’ont jamais remporté la Coupe qui, statistiquement, font mieux que d’autres qui l’ont gagné.  Vaut-il mieux gagner aucune Coupe en 16 saisons comme les Predators, plutôt qu’une Coupe en 42 saisons comme les Flames?  On pourrait argumenter qu’une Coupe est toujours mieux qu’aucune, peu importe le nombre d’années, mais ce n’est pas sur cette base que le calcul a été fait.
 
Sans surprise, on retrouve au fond les deux équipes qui ont joué chacune des saisons depuis 1967-68, mais sans jamais se mériter les grands honneurs, St-Louis et Toronto.
 
Comme les Blues ont débuté la période sous étude comme équipe d’expansion, alors que les Maple Leafs l’ont fait en tant que champions en titre (Toronto a gagné la dernière Coupe des « Original Six » en 1966-67), ils partaient avantagés par rapport aux Blues.  Ils sont toutefois parvenus au même résultat.
 
Je ne vous apprendrai donc rien en vous disant que les Maple Leafs remportent la palme de la médiocrité de l’ère moderne.
 
Mais ça pourrait être pire.  Les Cubs de Chicago n’ont pas remporté la Série mondiale depuis 1908…

lundi 14 décembre 2015

Faire carrière dans un autre sport que son frère ou sa soeur



Noël, fête de la famille par excellence, s’en vient.  Alors pourquoi ne pas faire un billet sur le thème de la famille?  Après un billet au sujet des joueurs qui ont fait carrière dans un autre sport que leur père (voir texte du 9 mars 2015), en voici un au sujet des frères et sœurs.

Oui, il faut énormément de talent pour plus qu’un membre d’une famille batte les probabilités et réussisse à se hisser au sommet de son sport.  Il faut en plus de la polyvalence pour que ce soit dans des sports différents.  Par contre, en tant que père de famille, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour les parents, pour tout le temps et l’argent qu’ils y ont mis et les nombreuses fois qu’ils ont fait le taxi.

En voici quelques-uns :

Harry et Ron Howell

Harry (voir texte du 21 avril 2014) a connu une longue carrière dans la LNH et l'AMH.  De 1952 à 1976, il a joué à la ligne bleue, principalement avec les Rangers.

Son frère Ron a aussi joué quatre matchs avec les Rangers au début des années 1950, mais il opta finalement pour le football.  De 1954 à 1962, il s’aligna avec l’équipe de leur ville natale, les Tiger-Cats d’Hamilton.  Jouant principalement comme receveur de passe et sur les retours de botté, il fut désigné recrue de l’année dans la division est de la LCF en 1954, en plus d’être nommé meilleur joueur canadien de la ligue en 1958.

Il a complété sa carrière en jouant avec la Colombie-Britannique, Toronto et Montréal jusqu’en 1966.

Ron est décédé en 1992.  

Ed et Morris Lukowich

Morris débuta sa carrière en 1976 dans l’AMH, avec les Aeros de Houston.  Lorsque l’équipe cessa ses activités, en 1978, il se retrouva avec les Jets de Winnipeg, avec qui il remporta la dernière Coupe Avco.

Il fit alors le saut dans la LNH avec les Jets, qui connurent des débuts difficiles.  Il joua jusqu’en 1987, faisant des arrêts à Boston et à Los Angeles.

Il joua ensuite en Italie, en Suisse, en plus de tenter l’expérience du roller hockey.
Son frère Ed s’est aussi illustré sur la glace, mais d’une autre façon.  Il a été un skip de très haut niveau.  Son équipe a remporté le Brier en 1978 et en 1986.  Ces victoires lui permirent ainsi de représenter le Canada aux championnats du monde.  Il termina troisième en 1978, avant de remporter les grands honneurs en 1986.

Il remporta également une médaille de bronze aux Jeux olympiques de Calgary en 1988, alors que le curling y était un sport de démonstration.


Brent et Greg Peterson

Brent (voir texte du 21 septembre 2015) a joué de 1978 à 1989 comme ailier droit.  Il a porté l’uniforme des Red Wings, des Sabres, des Canucks et des Whalers, avant d’entamer une carrière d’entraîneur.
Greg a joué de 1984 à 1992 avec les Stampeders de Calgary, comme demi défensif.  Il a fait partie de l’équipe d’étoiles en 1990 et remporté la Coupe Grey à sa dernière saison. 

Il est depuis devenu avocat et a également travaillé comme commentateur pour les matchs des Stamps.


Bart et Brett Hull

Bart Hull aurait pu faire partie du billet au sujet des pères et des fils qui ont joué dans des sports différents, puisqu’il est le fils du Golden Jet, Bobby Hull.  Mais il est aussi par le fait même le frère de Brett, le marqueur de 741 buts avec les Flames, les Blues, les Stars, les Red Wings et les Coyotes.

Ses frères Bobby Jr. et Blake ont aussi joué au hockey à un bon niveau, mais pas dans la LNH.  Et tant qu’à y être, pourquoi ne pas mentionner son oncle Dennis, qui a connu une belle carrière, avec les Black Hawks, tout comme Bobby.

Dans cette famille de hockeyeurs, Bart a choisi sa propre voie en pratiquant le football.  Il joua quelques matchs avec les Rough Riders d’Ottawa en 1991 et quelques autres en Saskatchewan en 1994.


Jean-Philippe et Mathieu Darche

Les deux frères Darche ont porté les couleurs des Redmen de McGill, mais pas dans le même sport.

Mathieu a joué dans la LNH de 2000 à 2012 avec Columbus, Nashville, San Jose et Tampa Bay, avant de se tailler une place à Montréal.
Jean-Philippe préféra plutôt le ballon ovale.  Oeuvrant surtout comme spécialiste des longues remises, il joua avec les Argonauts de Toronto en 1999, avant de se retrouver au sud de la frontière.  De 2000 à 2008, il s’aligna avec les Seahawks de Seattle et les Chiefs de Kansas City, participant au passage au Super Bowl XL, que Seattle perdit face à Pittsburgh.

Il poursuit depuis des études en médecine.

Chris et Ryan Getzlaf

Ryan est devenu professionnel en 2005, avec Anaheim.  En 2007, il mit la main sur la Coupe Stanley.  Cette même année, son frère Chris devint également pro, mais dans un autre sport et, après un bref arrêt à Hamilton, en demeurant dans leur ville natale de Régina.  Bien qu’au sein de l’équipe de réserve, Chris a aussi fait partie de l’équipe championne lorsque cette même année, les Riders remportèrent la Coupe Grey.
Chris remporta aussi la Coupe Grey en 2013, alors qu’il fut désigné le meilleur joueur canadien du match.
De son côté, Ryan a remporté l’or olympique en 2010 et en 2014.

Darnell et Kim Nurse

Si Darnell a fait partie du billet sur les pères et les fils, en raison de la carrière du paternel avec les Tiger-Cats, alors que lui s’aligne avec les Oilers, il peut aussi faire partie de celui-ci.

Sa sœur Kim joue au basketball, suivant ainsi les traces de sa mère, qui a joué avec les Marauders de l'Université McMaster, à Hamilton.  Décidément, on a ici une famille très sportive.

Kim joue avec les Huskies de l'Université du Connecticut.  Elle a remporté la médaille d’or aux Jeux panaméricains cet été à Toronto et elle représentera le Canada aux Jeux de Rio l’été prochain.


Sources: cflapedia.com, collectionscanada.gc.ca, hockeydb.com, olympique.ca, wikipedia.org.