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lundi 23 mars 2026

Tous le joueurs de 1000 buts au hockey professionnel

 
Nous avons droit ici à une contribution d'un lecteur au pseudo de Funda, texte qu'il a d'abord présenté à la radio à l'émission «C'est l'fun le matin, avec Funda» sur les ondes de CHEF 99 Radio Matagami dans la Baie James.


Alex Ovechkin, le joueur russe, vient de marquer son 1000e but en carrière dans la Ligue nationale de hockey, en compilant les statistiques de la saison régulière et des séries éliminatoires. Par contre, on ne mentionne pas les matchs hors-concours, car je n'ai pas réussi à trouver les données.

Il est le deuxième à atteindre ce plateau après Wayne Gretzky.

Je voulais aujourd’hui de parler de tous les joueurs de hockey ayant marqué plus de 1000 buts au niveau professionnel. On inclut toutes les ligues professionnelles, en saison régulière et en séries. Je ne compte pas les compétitions internationales comme les Jeux olympiques. Mes références sont toutes tirées du site HockeyDB.com.

Alex Ovechkin

Oui, il a 1000 buts dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Mais en début de carrière, il a évolué dans deux saisons dans la Superligue russe avec le Dynamo de Moscou et de nouveau dans ce qui était devenu la KHL en 2012-2013 en raison d'un lock-out de la LNH. Au total, en date d'hier, il cumule 1057 buts en 1923 matchs (une moyenne de 0,55 but par match sur 25 saisons pro). 

Ovechkin avec le Dynamo de Moscou


Wayne Gretzky


Celui qui a détenu le record du plus grand nombre de buts dans la LNH en saison régulière du 23 mars 1994 au 26 avril 2025 (soit plus de 31 ans). Au total, en saison et en séries dans la LNH uniquement, Gretzky compte 894 + 122 = 1016 buts.

Mais avant de joindre la Ligue nationale, il a joué un an dans l'Association mondiale de hockey (AMH). Il y a marqué 46 buts, plus 10 en séries. Au total, Wayne Gretzky a donc marqué 1072 buts au hockey professionnel. Il a réussi cet exploit en 22 ans et 1788 parties, soit une moyenne de 0,60 but par match. 

Wayne Gretzky et Gordie Howe au match des étoiles de l'AMH en 1979



Gordie Howe

Le quatrième meilleur compteur de l'histoire de la LNH. Il affiche 801 buts en saison régulière dans la Ligue nationale, plus 68 en séries. Il a aussi joué six ans dans l'Association mondiale pour une récolte totale de 202 buts.

Le grand total pour Gordie Howe est de 1071 buts, soit un seul de moins que Wayne Gretzky. Howe a accompli cela en 2421 parties, soit 0,44 but par match durant 32 saisons complètes. C'est comme si le premier choix au repêchage de cette année, Matthew Schaefer, jouait jusqu'en 2058 !

Bobby Hull


Grosse vedette de la LNH dans les années 60 et au début des années 70. Après 15 ans dans la LNH, il a signé un contrat majeur en 1972 avec la nouvelle ligue : l'Association mondiale de hockey. Hull avait alors 33 ans. Il y joue jusqu'à ce que la ligue fusionne avec la Ligue nationale. Il dispute une dernière saison dans la LNH en 1979-1980, à l'âge de 41 ans.

Au total, séries incluses, il a marqué 672 buts dans la LNH et 346 buts dans l'AMH. Cela donne un grand total de 1018 buts en 1653 matchs. Sa moyenne est de 0,62 but par rencontre durant 23 saisons, ce qui est un meilleur ratio que celui de Wayne Gretzky. 

#9, #9 et #99


Jaromir Jagr

Il a commencé sa carrière professionnelle en 1988 à l'âge de 16 ans et n'a pas arrêté depuis. Par contre, en entrevue sur son compte Instagram le 22 février 2026 (le mois dernier), il annonçait que sa carrière était probablement terminée. C'était une semaine après son 54e anniversaire.

Il a déclaré : « Il faudrait un miracle. Dieu devrait m’aider, entrer en moi et me rajeunir de 15 ans ! Je ne fais rien d’autre que manger et regarder la télé. »

Il a également annoncé qu'il se tenait en forme, mais pas assez pour reprendre la compétition, mentionnant avoir pris 4 à 5 kilos. Il joue depuis 2017 en Extraliga pour le HC Kladno, équipe qu'il a achetée (même s'il a vendu 80 % de ses parts du club en janvier 2025). En six matchs cette saison, il affiche zéro but et une passe. Son dernier match remonte au 21 décembre 2025. 

Jaromir Jagr n'a marqué qu'un seul but (celui-ci), son dernier dans la LNH, avec les Flames de Calgary au début de la saison 2017-18 avant de se retirer après 22 matchs.


Malgré tout, Jagr a évolué dans plusieurs ligues professionnelles : la 1. Liga, l'Extraliga, la Série A, la Superliga, la KHL et la LNH. Au total, il a joué 573 matchs pro en dehors de la LNH pour un total de 203 buts (séries incluses). Dans la Ligue nationale, il a disputé 1941 parties et compté 844 buts.

Son grand total est ainsi de 1047 buts en 2514 matchs, soit une moyenne de 0,41 but par match, alors qu'il en est à sa 38e saison.

Bien qu'il ne revienne peut-être pas au jeu, les médias locaux doutent encore de sa retraite alors que les séries éliminatoires approchent.

Résumé

Plus grand nombre de buts au hockey professionnel : Wayne Gretzky (1072).
Meilleur ratio de buts par match : Bobby Hull (0,62).
Plus grand nombre de parties jouées : Jaromir Jagr (2514).
Plus grand nombre de saisons professionnelles : Jaromir Jagr (38).

J'espère qu'avec tous ces chiffres sur des filets, je ne vous ai pas mêler parce que «ce n'était pas mon but.»


--------------------



NOTES de LVEUP :

Il faut ajouter à ce groupe, même s’il s’agit d’une carrière passée dans les niveaux inférieurs du Royaume-Uni, le nom de Tony Hand. 

Ses totaux de buts, dans les différentes ligues britanniques et d’Écosse vont ainsi, séries incluses :

- BHL (British Hockey League – 1982-1996) : 1069 buts en 566 parties 
- BISL (British Ice Hockey Superleague - 1996-2001): 73 buts en 243 parties 
- GBR II (British National League Division 2 – 2001-2004): 77 buts en 137 parties 
- EIHL (Elite Ice Hockey League – 2004-2009): 82 buts en 247 parties 
- EPIHL (English Premier Ice Hockey League 2009-2015): 102 buts en 294 parties  


Tout cela nous donne un total ahurissant de 1403 buts en 1487 parties, soit une moyenne de 0,94 buts par match.

Et ce n’est même pas le véritable total, étant donné qu’il a en plus participé à un grand nombre de tournoi post-séries en Angleterre et ailleurs en Europe. Il y a par exemple la «Autumn Cup» qui fut disputé pendant une grande partie des années 80 et 90 et où il amassa 181 buts en 149 matchs joués. Il y a aussi la «Crossover Cup», la «EIHL Cup», la «Scottish Cup» et j’en passe. 

Voir ce texte d'archive pour en savoir plus sur lui. 

--------- RaySheppard


N'hésitez pas à faire comme Funda et nous envoyer vos contributions vous aussi.

mercredi 4 juin 2025

Les buts de Jean Béliveau

 


Je viens de terminer la biographie de Jean Béliveau, «Ma vie bleu-blanc-rouge» il y a quelques jours. Je sais ça fait plusieurs années que c'est sorti et même mis à jour avec une deuxième édition mais je n'avais jamais eu la chance avant de me le procurer l'autre jour dans une biblio-vente.

Ce que j'appréhende lors de la lecture de biographie de joueurs très connus, c'est que la majorité des informations et des anecdotes, je les connais déjà... Mais ici j'ai quand même appris de nouveaux trucs sur le «Gros Bill», comme par exemple qu'il avait été brièvement courtisé par les Nordiques de l'AMH pour faire un retour au jeu en 1972, offre qu'il refusa. C'est d'ailleurs son ancien coéquipier Jacques Plante qui lui fit l'offre mais qui n'insista pas davantage une fois le premier refus, comprenant parfaitement sa décision. 

J'aime bien aussi qu'il insiste sur la «dynastie oubliée» des Canadiens, soit celle de 1965 à 1971 où le club gagna 5 coupes en 7 ans, qu'il considère injuste qu'elle ne soit pas davantage reconnue, étant prise en sandwich entre la dynastie des 5 coupes de 1956 à 1960 et celle de 1976 à 1979. 

Il est vrai que le club était dominant durant cette période mais j'hésiterais à le considérer comme étant une dynastie, puisque le club rata les séries en 1970 au tout dernier match de la saison dans des circonstances bizarres, en plus d'avoir remporté 2 des ces coupes contre les Blues de St.Louis, un club se retrouvant en finale simplement parce que toutes les équipes d'expansion étaient dans la même conférence... De plus, cette «dynastie» a été grandement entachée par la coupe perdue de 1967 aux mains des Leafs lors de l'année de l'exposition universelle où le club s'était promis de présenter la coupe. D'ailleurs, Béliveau effleure à peine le sujet de cette finale de 1967, même chose pour les séries ratées de 1970.

Donc bref, un bon livre. Le gros Bill est tellement attachant, même de l'au-delà. Mais la meilleure anecdote qui m'est sortie de cette lecture est la suivante que je vous recopie ici:

L'organisation du Canadien avait cru bon de se procurer une police d'assurance, car je venais de signer avec eux un contrat de 100 000$ pour  une durée de cinq ans... On me fit passer un examen médical très poussé et les médecins relevèrent ce qu'ils ont qualifié «d'anomalie cardiaque»... Au grand désespoir de Frank Selke, la compagnie d'assurances refusa de m'offrir une garantie. Le médecin qui m'avait examiné avait écrit dans son rapport: «Il présente un moteur d'Austin dans un châssis de Cadillac».

Persone ne crut que ma vie était en danger, mais cela me posait quand même de sérieux problèmes. Lorsque je devais fournir un effort important, mon coeur ne parvenait pas à pomper assez de sang pour bien oxygéner mon organisme. Les principaux symptômes étaient la fatique, des nausées, une perte temporaire de la vue, des difficultés respiratoires et des douleurs si aigües à la poitrine que j'avais l'impression que mon coeur allait éclater.

Un autre que moi aurait peut-être tout laissé tomber... Mais je suis resté, et j'ai bien fait. J'ai aidé le Canadien à gagner cinq coupes Stanley consécutives.

Après la saison 1961-62, la nature a commencé à me rattraper. J'étais toujours fatigué. J'ai donc décidé d'aller à la clinique Leahy à Boston, où j'ai passé tous les tests d'effort inimaginables... les deux premières minutes sur le tapis roulant étaient très éprouvantes et je manquais rapidement de souffle. Peu à peu, ma réponse musculaire s'améliorait, mon corps s'adaptait et au bout de six minutes, quand on me fit signe d'arrêter, ma «machine» s'était vraiment mise en marche et j'aurais pu continuer pendant plusieurs minutes encore.

Les médecins étaient très étonnés que je puisse faire carrière dans le sport professionnel... Ils en ont cependant déduit que je ne risquais rien si je continuais... Apparemment, mon corps s'était habitué à cet état depuis plusieurs années et s'était imposé un rythme qui, comme l'avaient démontré les tests, s'accélérait avec l'effort. Autrement dit, j'étais lent à démarrer, mais une fois lancé, mon «moteur» fonctionnait de mieux en mieux.

Je n'ai pas vérifié mes statistiques au cours des années, mais il se pourrait bien que j'aie compté plus de buts dans la deuxième et la troisième période que dans la première.


C'est bien sûr cette dernière citation qui a piqué ma curiosité. Si le regretté monsieur Béliveau n'a pas pu vérifier cette hypothèse, ni aucune autre personne d'ailleurs selon mes recherches, je me devais de lui rendre hommage et vérifier.

Voici les buts marqués de Jean Béliveau au cours de sa longue carrière, décortiqués par périodes:

Saison Régulière Matchs 1ère 2ème 3ème Total
1950-51 2 1 0 0 1
1952-53 3 1 4 0 5
1953-54 44 6 3 4 13
1954-55 70 10 17 10 37
1955-56 70 12 15 20 47
1956-57 69 11 9 13 33
1957-58 55 4 11 12 27
1958-59 64 19 13 13 45
1959-60 60 12 6 16 34
1960-61 69 14 7 11 32
1961-62 43 8 6 4 18
1962-63 69 4 8 6 18
1963-64 68 12 9 7 28
1964-65 58 7 9 4 20
1965-66 67 9 12 8 29
1966-67 53 2 3 7 12
1967-68 59 9 14 8 31
1968-69 69 11 14 8 33
1969-70 63 11 3 5 19
1970-71 70 11 5 9 25
TOTAL 1125 174 168 165 507


Donc voilà. Vous voyez en jaune les instances où Jean Béliveau a marqué plus de buts qu'en première période. Loin de moi l'idée de contredire M. Béliveau et j'aurais vraiment voulu que cette théorie se confirme pour ajouter au folklore, mais ce n'est malheureusement pas le cas. Il a en fait marqué davantage de buts en première période (174), quoique seulement par une mince différence. 

Il y a bien sûr quelques saisons où ce fut le cas, particulièrement celles de 1957-58 et sa meilleure saison en carrière de 1955-56 où c'est vraiment une récolte exponentielle de période en période. Mais sur une possibilité de 40 périodes (2 périodes x 20 saisons), il y a seulement 16 instances positives.

Mais ici ce ne sont que les buts marqués en saison régulière. Allons voir dans les séries, là où ça compte vraiment.

Séries Matchs 1ère 2ème 3ème OT Total
1950-51 / / / / / /
1952-53 / / / / / /
1953-54 10 0 1 1 0 2
1954-55 12 2 3 1 0 6
1955-56 10 3 5 4 0 12
1956-57 10 1 3 2 0 6
1957-58 10 1 2 0 0 3
1958-59 3 0 1 0 0 1
1959-60 8 4 0 1 0 5
1960-61 6 0 0 0 0 0
1961-62 6 0 1 2 0 3
1962-63 5 1 1 0 0 2
1963-64 5 0 2 0 0 2
1964-65 13 3 3 2 0 8
1965-66 10 2 1 2 0 5
1966-67 10 3 2 1 0 6
1967-68 10 5 0 2 0 7
1968-69 14 0 2 2 1 5
1969-70 / / / / / /
1970-71 20 2 1 3 0 6
TOTAL 162 27 28 23 1 79

 

J'espérais donc vraiment que les séries allaient venir contre-carrer mon argumentation jusqu'à date mais malheureusement, c'est la même chose, quoique on retrouve 1 seul but différentiel au total en 2e période, ce qui ne vient pas vraiment confirmer grand chose, encore une fois c'est pas mal égal quelque soit la période, en saison ou en séries. Ici, sur 34 périodes possibles, c'est arrivé 14 fois, plus 1 seul but marqué en prolongation.

Mais on remarque également que les quelque fois où c'était le cas, c'était encore durant ses saisons en début de carrière, soit les saisons 1955-56 à 1958-59.



 
Donc c'est ça pour cette petite expérience de vérification historique et biographique. Je suis bien déçu parce que ça aurait vraiment été cool comme fait sur la grande carrière de cette légende. Mais finalement il était bon et dangereux, quelque soit la période où le temps de l'année... 

 

 

 

 

samedi 13 avril 2024

Les saisons de 400 buts des Oilers





Dans l'histoire de la LNH, un seul club est parvenu à compiler 400 buts marqués en une seule saison. Les Oilers de l'ère Gretzky. Un club tellement dominant qu'ils se sont même permis de le faire 5 saisons d'affilée, soit de 1981-82 à 1985-86. Seulement deux autres clubs sont passés proche d'en marquer 400, soit les Flames de 1987-88 avec 397 et les Bruins de 1970-71 avec 399. À quelque part tu dois t'imaginer qu'il y a un but refusé à Phil Esposito en mars 1971 qui vient toute fucker la patente pour les Bruins...

Depuis ces fastes années 80 et 70, aucun club ne s'en est approché autant. Ceux qui font le plus partie de la conversation sont les Penguins de 1995-96 avec 362 buts. Pour vous remettre en perspective, les Oilers de l'an dernier, avec des saisons de 64 buts pour Connor McDavid et 52 buts pour Leon Draisaitl, n'en ont marqué collectivement que 325, ce qui demeure excellent mais jamais au niveau absurde de leurs ancêtres des années 80.

Oui, on le sait, les Oilers des années 80 avaient un Gretzky au sommet des sommets qui comptait pour beaucoup, mais il fallait quand même que les autres suivent en arrière. Par exemple, sa saison record de 92 buts en 81-82 comptait pour 22% de la production totale de buts de l'équipe (417). Il y avait donc un grand besoin des autres pour se rendre à 400, et ce je le répète, pendant 5 ans de suite. À guise de comparaison, un grand buteur comme Pavel Bure avait marqué 59 buts en 2000-01 avec les Panthers qui n'avaient que 200 buts au total durant cette pauvre saison. Il représentait alors 30% de la production totale de l'équipe.

J'ai donc pensé analyser ces 5 saisons de 400+ buts des Oilers et voir qui étaient les différents gros contributeurs outre les joueurs vedettes.

Donc pour commencer, les Oilers ont marqué dans l'ordre:
417 buts en 1981-82
424 buts en 1982-83
446 buts en 1983-84 -
record de tous les temps
401 buts en 1984-85 -
une «mauvaise» année
426 buts en 1985-86

Donc il s'agit au total de 2114 buts en 5 saisons, soit une moyenne de 5,28 buts par match.

Histoire de compléter l'information, il ne faudrait pas oublier les mentions d'assistance dans toute cette histoire. En plus de ces 2114 buts, les Oilers 1981-1986 ont aussi récolté 3527 passes, pour un grand total de 5641 points... Art Ross doit faire des backflips dans sa tombe.

Pause vidéo


Allons y donc avec l'analyse de quelques-uns des nombreux contributeurs de ces saisons de fou. Vous avez ici chaque joueur avec ses totaux et le pourcentage du total de la saison entre parenthèses.

Voici tout d'abord le top 5 évident...

1. Wayne Gretzky - 375 buts au total (17,7%)
1981-82: 92 buts (22%) - Record
1982-83: 71 buts (16,7%)
1983-84: 87 buts (19,5%)
1984-85: 73 buts (18,2%)
1985-86: 52 buts (12,2%)

2. Jari Kurri - 268 buts au total (12,6%)
1981-82: 32 buts (7,5%)
1982-83: 45 buts (10,6%)
1983-84: 52 buts (11,7%)
1984-85: 71 buts (17,7%)
1985-86: 68 buts (16%)

 3. Glenn Anderson - 236 buts au total (11,1%)
1981-82: 38 buts (9,1%)
1982-83: 48 buts (11,3%)
1983-84: 54 buts (12,1%)
1984-85: 42 buts (10,5%)
1985-86: 54 buts (12,7%)

 4. Mark Messier - 193 buts au total (9,3%)
1981-82: 50 buts (12%) - étonnamment, sa seule saison de 50 buts
1982-83: 48 buts (11,3%)
1983-84: 37 buts (8,3%)
1984-85: 23 buts (5,7%) - en 55 matchs
1985-86: 35 buts (8,2%)

5. Paul Coffey - 183 buts au total (8,7%)
1981-82: 29 buts (7%)
1982-83: 29 buts (6,8%)
1983-84: 40 buts (9%)
1984-85: 37 buts (9,2%)
1985-86: 48 buts (11,2%) - Record de buts LNH pour un défenseur

Comme je disais, le Top 5 était évident avec ces 5 membres du temple de la renommée, qui ont d'ailleurs presque joué tous les matchs durant ces 5 saisons. Voici les pourcentages combinés de ces 5 joueurs par saison:

1981-82: 57,6 %
1982-83: 56,7 %
1983-84: 60,6 %
1984-85: 61,3 %
1985-86: 60,3 %


Donc on peut dire que le top 5 fournissait. Mais il restait quand même environ 40% de la job à faire pour se rendre à 400 buts et pour ça on avait droit à tout plein d'options à défaut d'avoir seulement des membres du temple de la renommée. Il y avait beaucoup de pièces interchangeables et c'est ici que ça devient intéressant. Du moins intéressant sous l'angle de vue LVEUP, car il ne s'agit pas vraiment des joueurs qu'on s'attendrait à première vue. 

Le reste du top 10 est donc assez éclectique avec différents type de joueurs qui n'ont pas joué autant de matchs mais qui auront quand même fait leur part.

6. Pat Hughes - 88 buts en 298 matchs
Anciennement des Canadiens et des Penguins, Pat Hugues s'était amené à Edmonton en mars 1981 et sera resté jusqu'en octobre 1985 lorsqu'il fut retourné aux Penguins. Il aura donc joué seulement 4 de ces 5 saisons, connaissant son sommet offensif en 83-84 avec 27 buts. Il termina sa carrière en 1987 avec les Whalers.

7. Dave Hunter - 83 buts en 365 matchs
Comme Hugues, Dave Hunter (frère de Dale et Mark) était un ancien choix du Canadien. Il ne joua toutefois jamais avec le CH et signa plutôt dans l'AMH avec les Oilers. Il marquait sa quinzaine de buts annuellement, mais connut son peak en 83-84 avec 22 buts, même saison que le record de l'équipe de 446. Il quitta l'équipe en 1987, en étant inclus dans le méga-échange de Paul Coffey à Pittsburgh.

8. Dave Lumley - 63 buts en 252 matchs
Surprenamment, un autre ancien choix du Canadien. Lumley avait été obtenu du CH en retour d'un choix de 2e ronde qui devint Ric «Stash» Nattress. Lumley semblait assez inconsistant comme marqueur, passant de son sommet en carrière de 32 buts en 81-82 (même total que Jari Kurri, étant aidé par le fait qu'il a joué des parties sur le même trio que Gretzky) à seulement 13 la saison suivante et finalement 6 en 83-84. Il fut placé au ballottage en octobre 84 et réclamé par les Whalers avant d'être rapatrié, de nouveau par voie du ballotage, par les Oilers en février 85, lui permettant d'ajouter une demi-douzaine de buts au total.

9. Mike Krushelnyski - 59 buts en 134 matchs
Celui-ci s'amena à Edmonton sur le tard, soit en juin 1984 lorsqu'il fut acquis des Bruins en retour de Ken Linseman. Il marqua un sommet en carrière de 43 buts à sa première saison à Edmonton, ensuite 16 en 54 matchs la saison suivante. Il fera plus tard partie lui aussi d'un méga-échange, LE méga-échange en fait, celui de Wayne Gretzky à L.A. en 1988.

10. Ken Linseman - 51 buts en 144 matchs
Quand je parlais de pièces interchangeables, c'est un peu ce que l'on voit ici. Obtenu des Flyers en 1982, Ken Linseman joua seulement deux saisons à Edmonton, obtenant dans l'ordre 33 et 18 buts. 

C'était donc le reste du Top 10. Histoire de compléter, je ne vais pas analyser chacun des suivants, seulement quelques-uns triés sur le volet.

11. Charlie Huddy - 45 buts en 348 matchs
Le deuxième meilleur défenseur offensif des Oilers après Paul Coffey. Son plus haut total fut de 20 buts en 82-83.

12. Dave Semenko - 42 buts en 324 matchs

13. Willy Lindstrom - 40 buts en 163 matchs
Seul joueur de l'histoire à avoir été coéquipier de Gretzky, Bobby Hull et Mario Lemieux.

14. Tom Roulston - 35 buts en 126 matchs

15. Mark Napier - 33 buts en 113 matchs
Un autre ancien du CH.

16. Jaroslav Pouzar - 32 buts en 174 matchs
Obtint 3 bagues avec les Oilers avant de jouer pour le fameux ECD Iserlohn en Allemagne.

17. Kevin McClelland - 27 buts en 193 matchs

18. Kevin Lowe - 25 buts en 394 matchs
Seul autre de la liste à faire partir du Temple de la renommée.

19. Randy Gregg - 24 buts en 281 matchs
Un des 7 joueurs à avoir été des 5 éditions championnes des Oilers (Messier, Lowe, Kurri, Anderson, Fuhr, Huddy et Gregg).

20. Craig MacTavish - 23 buts en 74 matchs

21. Matti Hagman - 21 buts en 72 matchs

22. Raimo Summanen - 20 buts en 84 matchs
Une légende du hockey finlandais, Summanen fit partie des nombreux joueurs de ce pays à se joindre à l'équipe après le succès de l'addition de Jari Kurri.

23. Lee Fogolin - 17 buts en 391 matchs
Fogolin fut capitaine avant de laisser le titre à Gretzky en 1983. Il demeura toutefois avec les Oilers jusqu'en mars 1987.

24. Risto Siltanen - 15 buts en 63 matchs

25. Don Jackson - 15 buts en 266 matchs

26. Gord Sherven - 11 buts en 44 matchs

27. Marty McSorley - 11 buts en 59 matchs

28. Marc Habscheid - 10 buts en 74 matchs

29. Laurie Boschman - 10 buts en 73 matchs
Boschman fit un arrêt d'un an à Edmonton entre un séjour avec les Maple Leafs et ensuite les Jets. Il deviendra plus tard le premier capitaine des Sénateurs en 1992-93.

30. Garry Unger - 9 buts en 62 matchs
Un marqueur de 413 buts durant sa carrière, ses 9 derniers le furent avec les Oilers avec qui il joua de 1981 à 1983 avant d'aller terminer sa carrière en Europe.

31. Billy Carroll - 8 buts en 70 matchs

32. Brett Callighen - 8 buts en 46 matchs

33. Esa Tikkanen - 7 buts en 35 matchs
Un autre que l'on pense évident mais qu'on oublie qu'il s'amena sur le tard à Edmonton, soit durant la saison 1985-86.

34. Steve Smith - 4 buts en 57 matchs
Il marqua aussi un autre but en séries, mais pour l'autre équipe.

35. Ken Berry - 4 buts en 28 matchs

36. Stan Weir - 3 buts en 51 matchs

37. Doug Hicks - 3 buts en 49 matchs

38. Larry Melnyk - 2 buts en 34 matchs

39. Pat Conacher - 2 buts en 45 matchs

40. Rick Chartraw - 2 buts en 24 matchs

41. Ken Solheim - 1 but en 6 matchs
Après avoir eu la plus belle carte de hockey de tous les temps.

42. Mike Rogers - 1 but en 8 matchs
Rogers avait récolté trois saisons consécutives de plus de 100 points avec les Whalers et Rangers au début des années 80. Il s'amena à Edmonton pour un dernier 8 matchs en carrière en 1986.

43. Jim Playfair - 1 but en 2 matchs

44. Garry Lariviere - 1 but en 79 matchs

45. Tom Gorence - 1 but en 12 matchs

46. Mike Forbes - 1 but en 16 matchs

47. Jeff Brubaker - 1 but en 4 matchs

Ensuite, les joueurs suivants n'ont pas récolté de buts durant cette période, mais je ne pouvais pas les laisser derrière non plus. Les voici: Dean Clark, Curt Brackenbury, John Blum, Todd Strueby, Walt Poddubny, Selmar Odelein, Lance Nethery, Don Nachbaur, Mike Moller, Terry Martin, Reg Kerr, Risto Jalo, Kari Jalonen, Dean Hopkins, Steve Graves, Ray Cote.


C'était donc tous les joueurs (et plus) à avoir contribué à ces 5 saisons extraordinaires des Oilers. Je me demande si on reverra ça un jour.


dimanche 15 octobre 2023

Les derniers (2e partie)

 


On a bien aimé mon texte de l'autre jour sur les derniers joueurs à avoir fait telle ou telle chose, si bien que j'ai pensé faire une suite, avec quelques suggestions de mes collègues et de quelques lecteurs. Allons-y donc.

Aussi je vous rappelle de vous abonner à notre infolettre pour vous permettre de voir des textes que vous avez peut-être manqué dans les dernières semaines, ainsi que des succès souvenirs et autres trucs.


Mick McGeough
Dernier arbitre sans casque


Dans la première partie, on a parlé du célèbre Craig MacTavish, le dernier joueur sans casque en 1997, ainsi que d'Andy Brown, le dernier gardien sans masque. Mais qu'en est-il des arbitres?

Comme la règle permettant à MacTavish de jouer sans casque vu qu'il avait signé son premier contrat dans la LNH avant la saison 1979-80, la même chose s'appliqua plus tard aux arbitres, soit à partir de 1988. Ayant commencé sa carrière d'arbitre dans la LNH en 1987, Mike McGeough put donc arbitrer les cheveux à l'air pendant les 20 saisons suivantes, soit jusqu'en 2005-06. La saison suivante, la LNH annula cette «clause grand-père» et McGeough dut lui aussi porter le casque. Il arbitra (avec casque) jusqu'à la fin de la saison 2007-08. Il mourut malheureusement des suites d'un avc en 2018 à l'âge de 62 ans.

Kerry Fraser
Dernier arbitre à avoir arbitré seul

La LNH implanta le système à 2 arbitres à temps plein pour la saison 2000-01. Entretemps il fallait tester la formule lors des saisons précédentes. On vit donc un 4e homme zébré apparaitre de plus en plus sur les glaces lors des saisons 98-99 et 99-00 et pour tous les matchs des séries durant ces deux saisons. Vers la fin de la saison 99-00, les matchs à un seul arbitre se firent de plus en plus rares, jusqu'à tomber à temps plein à deux arbitres en fin de saison.

J'ai donc du éplucher les sommaires d'une centaine de matchs à partir de la fin du calendrier 99-00 afin de trouver le dernier match où il n'y avait qu'un officiel. C'était vraiment palpitant.

Mais finalement j'ai trouvé, puisque lors du mardi 21 mars 2000 on programma deux derniers matchs avec seulement un officiel, un entre les Panthers et les Rangers à New York et le second entre les Flyers et les Predators à Nashville. Comme les matchs à Nashville ont tendance à débuter plus tard (20h-21h généralement), c'est donc durant ce match que le dernier arbitre tout seul fut tout seul pour la dernière fois. Et qui d'autre pour conclure cette ère que le fameux Kerry Fraser...

Ce match fut remporté 2-0 par les Flyers avec des buts de John Leclair et Simon Gagné...


Jonas Hiller
Dernier gardien à porter la marque KOHO


Suggestion d'un lecteur ici du nom de Dannick Rivest. Difficile à confirmer ici mais selon toute vraisemblance, Jonas Hiller serait vraiment le dernier à porter de l'équipement de marque KOHO. Cette marque emblématique de notre jeunesse, qu'on a vu notamment sur de nombreuses cartes ou posters de Patrick Roy, est de nos jours discontinuée.

Comme la suédoise JOFA avant elle, KOHO était une compagnie d'équipement scandinave, en Finlande cette fois, qui connut des années fastes à partir des années 70 et 80, étant même une des premières à offrir des jambières de couleur. Et comme JOFA, KOHO fut avalée par CCM/Reebok durant les années 2000 avant de disparaître tranquillement du radar. La marque fut rachetée par une compagnie du nom de Monkeysports en 2008 et on revit brièvement KOHO par la suite mais c'est désormais chose du passé, alors que je n'ai trouvé aucun produit KOHO sur leur site.

Hiller fut donc le dernier aperçu à porter du KOHO, suite à ses derniers matchs dans la LNH avec les Flames en 2015-16. Il joua ensuite quatre saisons dans sa Suisse natale avant de prendre sa retraite en 2020.


Wade Flaherty
Dernier gardien à accorder un but à Wayne Gretzky


C'est le 29 mars 1999 que Wayne Gretzky marqua son huit-cent-quatre-vingt-quatorzième (894e) but en carrière en saison régulière, lors d'une victoire des Rangers 3-1 sur leurs rivaux new-yorkais, les Islanders. Dans les buts des Insulaires se trouvait l'éternel Wade Flaherty, qui agissait alors en tant que remplaçant à Félix Potvin, qui était blessé. 

En plus d'être le dernier but de Gretzky, il s'agissait également de son 1072e but professionnel, en incluant les séries et ses statistiques dans l'AMH. Cela lui valut de battre à nouveau Gordie Howe à ce niveau.

Éternel second, Flaherty joua deux autres saisons avec les Islanders, avant de jouer une poignée de matchs par la suite avec le Lightning (avec plusieurs autres collègues), les Panthers et les Predators.


Keith Yandle
Dernier joueur de la LNH à avoir été coaché par Gretzky


On se souvient pas mal moins glorieusement de la carrière de Gretzky comme entraîneur. Et avec raison avec sa fiche de 143-161-0-24 en quatre saisons où les Coyotes ratèrent les séries à chaque fois. Il n'a jamais retenté l'expérience par la suite, démissionnant avant la saison 2009-10 suite au redémarrage de la franchise après une de ses faillites.

Donc, parmi les quelques dizaines de joueurs ayant joué sous les ordres de la merveille entre 2005-06 et 2008-09, il ne reste aucun joueur actif dans la LNH, le dernier étant Keith Yandle avec les Flyers en 2021-22. Il en reste toutefois une poignée en Europe comme Peter Mueller dans la ligue tchèque ainsi que Nigel Dawes en Allemagne.

José Théodore
Dernier gardien à accorder un but à Mario Lemieux


On parle de Gretzky mais faudrait quand même pas oublier Mario Lemieux. Très diminué et en proie avec des difficultés cardiaques lors de sa dernière saison en 2005-06, il marqua son dernier but contre José Théodore et le Canadien de Montréal le 10 novembre 2005. Il joua ensuite 9 matchs sans marquer jusqu'à son dernier match le 16 décembre contre les Sabres. Il officialisa sa retraite en janvier 2006.

Pour sa part, Théo en était à ses derniers miles avec le CH à ce moment, étant échangé à l'Avalanche en mars 2006. Il prit sa retraite en 2013.


Robbie Tallas
Dernier gardien à accorder un but à Ray Sheppard

Une date à jamais gravée dans les annales du destin, celle du 5 avril 2000 durant laquelle les Panthers de la Floride remportèrent un duel face aux Bruins de Boston par la marque de 6-3. La grande étoile de ce match, inutile de le mentionner, fut bien sûr Ray Sheppard avec 2 buts et 1 passe. La légende mythique qu'était «Ray» a d'abord marqué son premier du match contre le gardien partant John Grahame qui se fit plus tard sortir du match après 5 buts accordés. Nul autre que Pavel Bure obtint une passe sur ce magnifique but. J'ai pas vu ce but mais je sais qu'il était magnifique.
 
Sheppard en marqua ensuite un deuxième contre son remplaçant Robbie Tallas, ce qui donna un total de 10 filets pour clore la magnifissime carrière du numéro 26.

Il opta ensuite de jouer une dernière saison en Suisse en 2000-01 avec le club des Tigers de Langnau. Il m'a été malheureusement et criminellement impossible de savoir contre qui il marqua son véritable dernier but dans cette ligue. 
 
Il marqua toutefois 13 buts en 13 matchs en Suisse donc à mon avis il aurait pu continuer encore un bon 10-15 ans dans la LNH si ce n'était de l'injustice flagrante de ne pas avoir obtenu un nouveau contrat.
 
Suite à sa véritable retraite, on mit les drapeaux en berne et une procession d'enfants aveugles firent le pèlerinage vers Compostelle en son honneur tandis que le Dalaï-lama fit un jeûne de trois semaines.


3 janvier 1932
Dernier match avec les dégagements acceptés


Pour me sauver du temps, je copie-colle ici un passage d'un ancien texte de Martin sur ce fameux match:

Le 8 décembre 1931, les Bruins reçurent la visite des Americans de New York. Durant ce match, les Americans de New York tentèrent une nouvelle tactique. Aussitôt qu'ils le purent, les joueurs des Americans dégagèrent la rondelle dans le territoire adverse. Comme il n'y avait aucun règlement concernant les dégagements, les Americans dégagèrent 61 fois, laissant un mauvais goût aux fans et surtout aux joueurs des Bruins qui eurent à courir après la rondelle plus souvent qu'à leur tour. La tactique sembla marcher car les Americans remportèrent le match 3 à 2...

Mais comme la vengeance est un plat qui se sert froid, les Bruins décidèrent de présenter une version améliorée de la tactique du 8 décembre lors de la rencontre suivante entre les Americans et les Bruins, le 3 janvier 1932 à New York. Lors de ce match, les Bruins dégagèrent la rondelle à 87 reprises dans un match qui se termina par la marque de 0-0. Rien de bon pour vendre le hockey... Les autres propriétaires firent pression afin de donner une amende à Jack Adams, le propriétaire des Bruins pour avoir poussé cette tactique au maximum. Le président de la NHL Frank Calder décida de ne pas sévir sous prétexte qu'avec les règlements qui étaient en cours, les joueurs n'avaient pas dérogé et avaient respecté le règlement. Par contre, avant qu'un autre match de la sorte ne se reproduise, la NHL développa rapidement une réglementation afin de limiter le nombre de dégagements.



24 février 2004
Dernier match de 0-0 dans l'histoire de la LNH



Si les dégagements acceptés étaient choses du passé à partir de 1932, ce n'était pas encore le cas pour les matchs nuls se terminant 0-0. J'ai parlé du dernier but égalisateur et dernier match nul à la fin de la saison 2003-04 dans la première partie, mais le dernier «snooze-fest» de 0-0 se produisit quelques semaines plus tôt, soit le 24 février 2004 à Long Island lors d'un match d'anthologie entre les Bruins et les Islanders.

De quoi on peut bien parler après un match de 0-0... Félix Potvin des Bruins et Rick DiPiertro des Islanders récoltèrent le jeu blanc, tandis que Trent Hunter, Brian Rolston et Martin Lapointe récoltèrent chacun 5 tirs. Ah oui, également un jeune Patrice Bergeron fut utilisé pendant seulement 29 secondes durant ce match...


Jack Walker
Dernier joueur ayant joué comme «Rover»

On va terminer avec une suggestion de mon collègue KirkMclean ici. Ça m'a demandé beaucoup de travail. Merci Kirk.
 
Le Rover, ou «Maraudeur» est une ancienne position datant des débuts du hockey, dans le temps où on alignait 6 patineurs sur la glace. Utilisé comme joueur de transition entre les 2 défenseurs et les 3 attaquants, le Rover se promenait à sa guise où il se sentait utile. Il s'agissait souvent du meilleur patineur de l'équipe. L'évolution de cette position devint en quelque sorte celle du défenseur offensif, dans le style des Bobby Orr, Paul Coffey et Erik Karlsson.
 
Plus le hockey se développa et plus le rover devenait encombrant. L'ancêtre de la LNH, la National Hockey Association (NHA), retira la position et adopta le système à 5 patineurs lors de sa deuxième saison d'existence en 1910-11, et la LNH poursuivit dans la même voie par la suite. 
 
Cependant, les ligues de l'ouest, la PCHA (Pacific Coast Hockey Association) et la WCHL (West Coast Hockey League) gardèrent le Rover, et ce jusqu'en 1923.

 


Donc, qui fut le dernier «Rover»? Et bien il est assez difficile, voire impossible de trouver réellement. Beaucoup de joueurs ont un jour évolué ou alterné comme rover, et il n'existe à ma connaissance pas d'endroits où ces vieilles informations sont entièrement répertoriées. De plus, lorsque la Coupe Stanley fut disputée entre la NHA/LNH et les ligues de l'ouest, soit jusqu'en 1926, la finale opposant les deux ligues alternait les règles entre chaque matchs, soient les règles et positions LNH durant un et celles de l'ouest lors du suivant. Ça devait être fuckant solide tout ça. Il y a donc quelques joueurs de la LNH qui ont brièvement joué comme rover lors de ces matchs de finale jusqu'à l'abolition de la position en 1923 et il est pratiquement impossible de savoir lesquels exactement. À moins que j'aille éplucher des archives de journaux comme un craqué mental mais là heille c'est assez.

En fait, le seul endroit que j'ai trouvé répertoriant une liste de rovers est celui du site du temple de la Renommée où l'on retrouve les joueurs intronisés ayant été aperçus à cette position. On y retrouve quelques noms familiers comme Newsy Lalonde, Didier Pitre, Frank «Cyclone» Taylor et Hobie Baker. 
 
Comme on considère que le Rover était souvent le meilleur joueur ou meilleur patineur de l'équipe, on peut extrapoler pour dire que les meilleurs rovers ont joué plus longtemps que les autres, donc la liste des membres du temple ayant été rovers est ma meilleure option. Parmi cette liste, celui qui prit sa retraite en dernier fut nul autre que Jack Walker
 
Né le 29 novembre 1888, Walker a joué 27 saisons de hockey professionnel, soit de 1907 à 1933, et ce au sein de plusieurs ligues, dont la New Ontario Hockey League, la NHA, la PCHA/PCHL, la WHL et la LNH. Il joua le plus longtemps pour les Metropolitans de Seattle, soit de 1915 à 1924. On raconte même qu'il était le meilleur rover de son époque lors de ses années à Seattle. 
 
Il aurait aussi été l'instigateur du balayage de bâton (ou hook check) consistant à soutirer la rondelle à l'adversaire. Il remporta la Coupe Stanley à trois reprises, soit en 1914 avec les Blueshirts de Toronto, en 1917 à Seattle et en 1925 avec les Cougars de Victoria.

Après la dissolution des ligues de l'ouest, Walker et les autres Cougars devinrent les nouveaux Cougars de Détroit, alors que l'équipe fut achetée et transférée dans l'est et dans la LNH. Il y joua deux saisons avant de revenir dans l'ouest dans une nouvelle ligue, la Pacific Coast Hockey League, avec les Eskimos de Seattle. Il y joua jusqu'en 1931, suite à quoi il joua deux autres saisons dans une ligue en Californie dont je me dois de consacrer probablement un autre texte plus tard, la California Hockey League. 
 
Walker joua alors pour les Stars d'Hollywood et les Sheiks d'Oakland avant de finalement prendre sa retraite en 1933. Il fut introduit au temple en 1960.

À noter aussi qu'un autre ex-Rover joua jusqu'en 1930 avec les Bruins, soit Mickey Mackey, un ancien adversaire de Walker avec les Millionnaires de Vancouver. Mackey serait donc le dernier Rover à avoir joué dans la LNH mais je considère Walker comme le véritable dernier Rover. Que celui qui ose me contredire me lance la première pierre...

Donc ce sera tout pour les derniers, à moins que vous ayez encore d'autres suggestions...