Aurèle Joliat fut une figure majeure des premières décennies de l’histoire
des Canadiens.Originaire d’Ottawa, il
débuta sa carrière avec le tricolore en 1922.Il y sera jusqu’en 1938 et laissera sa marque.Ayant commencé sa carrière pendant une
période où les saisons ne comptaient que 24 matchs (et 48 à sa dernière), il en
disputa au total 654, tous dans l’uniforme tricolore. Il y amassa 270 buts et 190
passes, pour un total de 460 points.À
sa retraite, il détenait le troisième total de buts de l’histoire de la ligue.Encore aujourd’hui, il s’agit du neuvième
total des Canadiens, alors que les huit joueurs qui le devancent ont joué au
minimum 112 matchs de plus que lui.
En 1924-25, lui et Howie Morenz comptèrent 56 des 93 buts de l’équipe,
soit 60% de la production offensive.
En 1927-28, il fut le deuxième buteur et le deuxième pointeur de la LNH,
derrière Morenz.Il fut aussi choisi sur
la première équipe d’étoiles inaugurale, en 1930-31, en plus d’être choisi sur
la deuxième à trois reprises.En 1933-34,
il reçut le Trophée Hart, remis au joueur le plus utile à son équipe.
Quant à la Coupe Stanley, il la souleva en 1924, 1930 et 1931.
Bien que de petit gabarit (5’7’’ 136 lbs), il ne se laissait pas
intimider et ne reculait devant rien.Également
en 1924-25, « The Little Giant » amassa 85 minutes de pénalité en 24
matchs, le deuxième total de la ligue.
Affecté par le décès de son coéquipier et ami Morenz en 1937, il prit sa retraite l’année suivante.
Il est devenu membre du Temple de la Renommée en 1947.
Le 12 janvier 1985, il fut invité pour le dévoilement de l’équipe de
rêve, dans le cadre du 75e anniversaire du club.À ce moment âgé de 83 ans, il était le
dernier joueur vivant ayant joué le premier match des Canadiens au Forum.Il enfila alors les patins (et fit deux chutes)
et porta la petite casquette qu’il utilisa la majeure partie de sa carrière.
Lors du déménagement au Centre Molson / Bell, des bannières ont été
hissées au plafond pour honorer les joueurs dont le numéro avait été
retiré.Malheureusement, Aurèle Joliat a
été oublié.En effet, lors de la soirée
du 9 octobre 1971, le numéro 4 a été retiré pour Jean Béliveau ET Aurèle
Joliat.
L’extrait ci-haut du journal The Gazette du 9 octobre 1971 le mentionne
clairement. Le site internet du Temple
de la Renommée du Hockey en fait également mention dans la biographie de
Monsieur Joliat, tout comme le livre « Les Canadiens de Montréal, une
dynastie du hockey », écrit par Claude Mouton en collaboration avec Camil
Desroches, et publié en 1981.
Considérant les rôles privilégiés que Messieurs Mouton (annonceur et
directeur des relations publiques pendant 25 ans) et Desroches (parmi plusieurs
rôles, relationniste, secrétaire de route, conseiller pendant 55 ans) ont joués
dans l’histoire des Canadiens, il est difficile d’avoir plus crédible comme
source.
Biographie d'Aurèle Joliat, site du Temple de la Renommée du hockey (legendsofhockey.net)
Extrait du livre "Les Canadiens de Montréal, une dynastie du hockey" de Claude Mouton
Une omission semblable avait aussi été faite pour le 16 d’Elmer Lach
(qui avait été retiré pour lui ET Henri Richard), mais heureusement,
celle-ci a été corrigée lors des célébrations du centenaire des Canadiens.Il serait donc important de corriger celle-ci
également, d’autant plus qu’à part Howie Morenz, le début de l’histoire de
l’équipe n’est pas très bien représenté dans cette liste d’immortels. En plus de corriger une erreur, elle
rééquilibrerait jusqu’à un certain point la situation.
Et puis, je ne peux pas concevoir que les Canadiens fassent comme les Red Wings et reprennent un honneur qu'ils avaient rendu à une de leurs légendes. (voir texte du 24 mai 2013)
Le monde du hockey connut de très grands joueurs qui provenaient du Saguenay. Le plus connu d'entre tous fut certainement le premier d'une lignée de redoutables gardiens de buts qui ont fait du Canadien de Montréal une grande équipe. Ce fut bien sûr Georges Vézina, grand gardien dont le nom est donné au trophée qui récompense à chaque année le meilleur gardien de la NHL. Un grand défenseur originaire de Kénogami, Pierre Pilote, pilier à la ligne bleue des Black Hawks lorsqu'ils remportèrent leur dernière Coupe Stanley, en 1961. Son numéro 3 fut récemment retiré par cette même équipe. Le nom du célèbre défenseur baieriverain Jean-Claude Tremblay se retrouve à 5 reprises sur la Coupe Stanley, lui qui fut un des piliers à la ligne bleue des Canadiens lors des années 1960 et des Nordiques de la WHA des années 1970. Mais connaissez-vous un autre grand saguenéen ayant évolué dans la LNH du nom de Johnny Gagnon? Il fut pourtant membre d'un des trios les plus célèbres de son époque, évoluant avec les légendaires Howie Morenz et Aurèle Joliat... Voici son histoire...
Johnny Gagnon est né en 1905 à Chicoutimi dans une famille qui comptera 11 enfants. À l'âge de 18 ans, il quitte le Saguenay pour jouer dans différents clubs amateurs à Québec et à Trois-Rivières. Avec les Renards de Trois-Rivières, il touchait un petit salaire de 10$ par semaine dont 8$ qui servait afin de se loger et de se nourrir... C'est suite à sa seconde saison pour les Renards où il enfila 18 buts en 16 matchs que Gagnon commença à faire parler de lui jusqu'à Montréal
Hockeyeur natif du Saguenay, Gagnon fut touché par le décès de Georges Vézina en mars 1926. Il retourna même au Saguenay pour les funérailles de ce dernier. C'est à l'occasion de ces funérailles que Gagnon fut approché par Léo Dandurand, le président des Canadiens de Montréal. Dandurand s'avérait très intéressé par ses habilités de marqueur, mais trouva que Gagnon était trop petit pour la NHL. Gagnon, qui voulait à tout prix évoluer avec les Canadiens, demanda à Dandurand de juger par lui-même qu'il était de taille à jouer dans la NHL en l'invitant à mesurer son poids. Les poches remplies de roches, Gagnon "montra" au président qu'il était de taille à jouer dans la grande ligue...
La volonté sans limite de Gagnon fut récompensée alors qu'il fut invité au camp d'entrainement du Canadien la saison suivante. Il fut cependant retranché aux Castors de Québec de la ligue Canado-Américaine pour la saison 1926-27. Cette ligue est en fait la Ligue Américaine actuelle qui retira le terme "canado" dans son nom lorsque toutes les équipes canadiennes disparurent dans les années 1930. Gagnon fut dès sa première saison professionnelle le meilleur marqueur de l'équipe. Suite à l'élimination de l'équipe de Québec, Gagnon fut invité à se joindre à l'occasion d'un match à une autre équipe de la ligue, les Reds de Providence. Suite à sa performance lors de ce match, les Canadiens arrangèrent avec l'équipe du Rhode Island un prêt qui allait durer 3 saisons.
C'est à la saison 1930-31 que Gagnon se joint aux Canadiens alors champions défendants de la Coupe Stanley. Tout de suite à son arrivée avec le grand club, Gagnon se joint aux célèbres Aurèle Joliat et à Howie Morenz. L'équipe allait se rendre en finale de la Coupe Stanley à la fin de la saison face aux Blackhawks de Chicago. La série éliminatoire se rendit au 5e match qui fut disputé le 14 avril 1931 au Forum de Montréal. La recrue Johnny Gagnon marqua le but qui allait donner la Coupe aux Canadiens à la première période du match, portant la marque à 1-0. Howie Morenz marqua un autre but qui allait assurer un second championnat d'affilée pour le CH. Ils n'allaient pas remporter le précieux trophée avant 13 saisons.
C'est donc dans ces années de misère du Canadiens que Johnny Gagnon allait évoluer aux côtés de Morenz et Joliat jusqu'en 1934. Joueur modeste, il se contentait de passer à ses partenaires vedettes de trio qui terminaient le boulot. D'où peut-être le surnom de chat noir... L'arrivée du légendaire Newsy Lalonde derrière le banc du Canadiens allait toutefois briser la chimie du trio. La relation entre Gagnon et Lalonde ne fut jamais bonne et elle allait atteindre le point de non retour en 1934 alors que Gagnon refusa d'obéir aux instructions de l'entraîneur. Il fut échangé aux Bruins de Boston contre un joueur nommé Joe Lamb en octobre 1934. Howie Morenz allait également connaître des difficultés avec l'entraineur et se fit échanger à Chicago à la même période. L'exode de Gagnon au Massachussets n'allait toutefois pas durer très longtemps. La carrière d'entraîneur de Newsy Lalonde se termina au milieu de la saison alors qu'il fut congédié et le Canadiens rapatria Gagnon de Boston pour un montant d'argent. Il fut le coéquipier d'Eddie Shore seulement qu'à l'occasion de 24 matchs...
Le chicoutimien allait évoluer encore 5 saisons à Montréal. Il fut par ailleurs le meilleur marqueur de l'équipe à la fin de la saison 1936-37. Durant cette même saison, il fut réuni avec ses anciens compagnons de trio après deux saisons de séparation. Alors que le Canadien fut au sommet du classement général, le trio fut séparé de nouveau mais cette fois pour toujours. Morenz se blessa à la jambe durant un match face aux Blackhawks le 28 janvier 1937 et mourut de complications suite à cette blessure quelques semaines plus tard, le 8 mars 1937...
Gagnon termina sa carrière dans la Ligue nationale à la saison 1939-40 dans l'uniforme des Americans de New York avec qui il joua 24 parties. Il passa par la suite quelques autres saisons avec les Reds de Providence, l'équipe avec laquelle il évolua une décennie plus tôt. Il devint par la suite dépisteur pour les Reds pendant 14 ans et devint dépisteur pour les Rangers de New York à partir de 1957. C'est d'ailleurs Gagnon qui convainquit Emile Francis de faire l'acquisition d'un des joueurs les plus populaires de l'histoire des Rangers, le célèbre gardien Ed Giacomin.
Johnny Gagnon mourut en 1984 à Providence, la ville où il s'établit 1927 pour y jouer au hockey.
Un édifice en décrépitude porte son nom à Chicoutmi dans le quartier St-Paul, la Palestre Johnny-Gagnon, ancien aréna reconvertit en gymnase...
Voici l'article paru dans le Progrès-Dimanche, le 25 Mars 1984.
L'ancienne étoile du Canadien meurt à 79 ans
"Johnny n'avait jamais été malade"
-Léon Gagnon
Par Paul Girard
Chicoutimi- "Johnny avait une seule idée dans la tête quand il était jeune. C'était de jouer dans la Ligue nationale de hockey.
C'est pour cette raison qu'il a quitté la maison très jeune pour réaliser ses ambitions. Par la suite, il n'est revenu à Chicoutimi que pour des visites. Maintenant, il est mort et c'est curieux que cette maladie au foie l'ait emporté si rapidement car Johnny n'avait jamais été malade auparavant".
Premier admirateur de Johnny Gagnon, son frère Léon nous parlait en ces termes, en milieu de semaine, en nous annnonçant le décès de l'illustre ex-joueur du Canadien de Montréal, décédé à l'âge de 79 ans, à Providence, Rhode Island où il avait élu domicile dès 1927.
Selon Léon Gagnon, l'ancienne étoile des années trente avec le Tricolore conservait précieusement deux excellents souvenirs. "Pour Johnny, la conquête de la Coupe Stanley par le Canadien en 1930-31 était probablement le plus beau. Surtout qu'il avait terminé au deuxième rang des marqueurs des séries éliminatoires cette année-là. Le second et ça lui faisait toujours chaud au coeur de le rappeler, c'est quand la ville de Chicoutimi a donné son nom à un aréna de poche. Il a apprécié grandement le geste".
Né à Chicoutimi en 1905, Johnny Gagnon a brillé avec la formation de Providence de 1927 à 1930 pour ensuite rallier le Canadien de Montréal où il poursuivit sa carrière jusqu'au début des années quarante.
Au terme de sa carrière de hockeyeur, le réputé ailier droit devint dépisteur pour le compte des Rangers de New York, travail qu'il conserva d'ailleurs jusqu'à sa mort. "Lorsque j'ai visité Johnny la dernière fois, il me confia qu'il recevait encore son chèque des Rangers. Effectivement, il était toujours sur la liste de paye de l'équipe de la LNH", de révéler son frère Léon.
Outre son frère Léon, Johnny Gagnon laisse dans le deuil sa femme Gertrude (Mayer), ses soeurs Louise (Bonhomme), Antoinette (Laporte) et Germaine (St-Laurent). Toute les trois vivent à Montréal.
L'unique Johnny Gagnon est entré dans la légende...
On apprend des choses parfois quand les Canadiens jouent contre les Predators de Nashville sur Fox Tennessee. On a appris lors du très ennuyant match que les Canadien viennent de gagner 3-2 que les Predators possèdent Blake Geoffrion qu'ils ont repêché en seconde rounde en 2006. Blake, qui évolue présentement avec l'Université du Wisconsin, est le fils du pas très légendaire Danny Geoffrion.
Danny qui signa avec les Nordiques de la WHA en 1978-79 grâce à ce nouveau règlement de la WHA lors de la dernière saison de la ligue qui permettait aux jeunes de 17 ans d'évoluer dans la ligue ce qui permit à des joueurs tels Michel Goulet, Mark Messier et un certain Wayne Gretzky de débuter leur carrière professionnelle. On peut se douter qu'entrer dans une ligue professionnelle à 17 ans peut ne pas être une bonne décision pour le développement d'un joueur et c'est ce qui arriva pour Danny Geoffrion qui ne marqua que 12 buts en 77 matchs alors qu'il en enfila 68 la saison d'avant dans la Ligue junior majeure du Québec. Et il ne connut pas une carrière comme les joueurs que je viens de name-dropper. Il fut réclamé par le Canadiens lors de l'arrivée des Nordiques dans la NHL. Geoffrion ne joua que 32 match pour le CH où il ne récolta que 6 passes où il fut dirigé par son légendaire père, Bernard "Boum-Boum" Geoffrion, lors de son court passage de 100 jours derrière le banc du Canadiens en 1979-80. Danny Geoffrion fut mis au ballotage cette même saison où il fut réclamé par les Nordiques qui l'échangèrent aux Jets pour un montant d'argent.
Le vent du Manitoba sembla bien souffler dans les poumons de Geoffrion où il réalisa un total de 20 buts et 26 passes pour 46 points en 1980-81. Cela fut passager car l'année d'après Geoffrion ne put se tailler une place dans les rangs des Jets de Winnipeg, il ne joua qu'un seul match à la saison 1981-82. Il termina sa carrière pro en 1982-83 en jouant pour les Jets de Sherbrooke dans la Ligue américaine. On a qu'à se douter que commencer dans une ligue un peu matamore à l'âge de 17 ans et jouer dans une équipe où on est non seulement coaché par son père mais où son père ET son grand-père sont considérés comme des légendes.
Parce qu'en effet, le grand-père de Danny Geoffrion fut le seul et unique Howie Morenz, le premier grand Dieu du Forum... Car on voit ici le célèbre numéro 5 du Canadien avec la rondelle de son 270e but, égalisant le total de son beau-père. Parce Boum-Boum fut marié à la fille du célèbre Howie Morenz!
Espérons que Blake Geoffrion deviendra un grand joueur comme son célèbre Grand-Père et son légendaire arrière grand-père! Et pourquoi pas dans l'uniforme qui rendit ses aïeuls légendaires?
Donc la course est partie entre les Hextall et les Geoffrion!