Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu
Affichage des articles dont le libellé est numéros. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est numéros. Afficher tous les articles

vendredi 3 octobre 2025

Le numéro 29 chez le Canadien






Avec le décès du grand Ken Dryden le 5 septembre dernier et le tout dernier match de Marc-André Fleury samedi passé, je me suis dit que c'était un bon moment pour voir l'héritage du numéro 29 chez le Canadien de Montréal.

C'est en 1967 que le #29 est porté pour la première fois sur l'uniforme tricolore et il sera d'ailleurs presque exclusif aux gardiens de but jusqu'en 1982. C'est Rogatien Vachon qui est le premier à arborer ce numéro sur son uniforme pour la saison 1967. En 1968-69, Tony Esposito et Ernie Wakely utilisent ce numéro : Esposito pendant ses treize parties devant le filet montréalais et Wakely lors de son seul match de la saison (son deuxième et dernier dans l'uniforme du Canadien)

La saison suivante, le nouveau venu Phil Myre est celui qui hérite du numéro 29, jusqu'à l'arrivée du jeune prodige Ken Dryden. Ce dernier sera le porte étendard de ce numéro jusqu'à sa retraite à la fin de la saison 1979, suite à une (courte) carrière de 8 saisons lui permettant de mettre la main sur 6 coupes Stanley, cinq trophées Vézina ainsi qu'un trophée Conn Smythe et le Calder.

Rick Wamsley - 1980-81

Alors que personne n'utilisa le 29 la saison suivante, c'est un gardien qui aura l'honneur de reprendre le chandail numéro 29 des tablettes, alors que Rick Wamsley fut devant le filet du Canadiens pendant cinq parties, en remportant trois. L'ailier gauche Dave Orleski fut également titulaire du #29 le temps d'un match (et un autre la saison suivante). La saison suivante, c'est le numéro 1 que Wamsley arbora et ce, jusqu'à ce qu'il soit échangé par le Canadien aux Blues de St-Louis dans le cadre du repêchage de 1984, leur permettant de repêcher Shayne Corson en première ronde et Stéphane Richer au deuxième tour. 

L'édition 1981-82 du Canadien amena un nouveau gardien de but, alors que le gardien Mark Holden fut rappelé des Voyageurs de la Nouvelle-Écosse pour le mois de janvier 1982. Se faisant attribuer le numéro 29, il l'amena sur la glace à une seule occasion, alors qu'il prit la place de Denis Herron pour la troisième période d'une victoire de 6-2 contre les Flames de Calgary. Holden ne disputa que trois autres parties avec le Canadien en deux saisons, portant le numéro 32, avant d'être échangé aux Jets de Winnipeg contre Doug Soetaert.

Holden fut le dernier gardien à porter le numéro 29. Peut-être que les dirigeants du Canadien se sont dit que c'était un sacrilège de laisser un autre portier avoir le numéro d'un futur membre du Temple de la Renommée, lui qui eut son billet d'entrée en 1983. Par contre, comme le numéro était toujours en circulation, d'autres joueurs du Canadien décidèrent de le prendre. Voici la liste de ces joueurs :

John Chabot 1983-84 - Ron Flockhart 1984-85

En 1983-1984, le numéro 29 fut décerné à l'ancien des Olympiques de Hull et des Castors de Sherbrooke, John Chabot, qui disputa 56 parties avec le Canadien en tant que joueur de centre. La saison suivante, il foula la glace pendant dix parties dans l'uniforme bleu-blanc-rouge avant d'être échangé aux Penguins de Pittsburgh en retour de Ron Flockhart, un autre centre. Ce dernier termina la saison dans le poste ET dans la chandail de Chabot. Les préposés à l'équipement ont dû tout simplement arraché le nom de Chabot pour coudre le nom de Flockhart sur le chandail. Il fut transigé à la fin de la saison aux Blues de St-Louis en retour de Perry Ganchar.

Gaston Gingras 1985-1987

Repêché en 1979 par le Canadien, Gaston Gingras fit un retour en février 1985 après un exil d'un peu plus de deux ans avec les Maple Leafs de Toronto. Il resta à Montréal jusqu'en octobre 1987, étant échangé aux Blues de St-Louis. C'est déjà le 3e numéro 29 à être échangé aux Blues …

Gilles Thibaudeau 1987-1989

Signé par le Canadien alors qu'il jouait Junior B à St-Jérôme, Gilles Thibaudeau passa les saisons 1986-87 et 1987-88 principalement à Sherbrooke, mais il fut rappelé et put jouer au total 26 matchs avec le grand club. Alors qu'il portait le numéro 28 à ses premiers matchs à Montréal, il réquisitionna le 29 suite au départ de Gingras. Il resta dans la métropole en 1988-89 mais ne fut utilisé que pendant 32 matchs. Il fut libéré à la fin de la saison et se retrouva avec les Islanders de New York.

Patrick Lebeau 1991 - Jesse Bélanger 1992-93

Repêché en 1989 par le Canadien, Patrick Lebeau formait avec les Canadiens de Fredericton un trio assez redoutable avec Gilbert Dionne et Jesse Bélanger. Il était donc permis de tout espérer du jeune frère de Stéphan. Il ne joua cependant que deux match avec le Canadien en 1991. Après un passage avec l'organisation des Flames et avec les Panthers, Patrick prit le chemin de l'Europe où il connut un peu plus de succès qu'en Amérique. Pour sa part, Bélanger arriva à Fredericton en même temps que Lebeau, mais ne joua avec le grand club pour la première fois qu'en 1991-92. Il fit parti de l'équipe championne de 1993, disputant même 9 matchs en série, inscrivant un point. Les Panthers de la Floride le sélectionnèrent au repêchage d'expansion et revint avec le Canadien en 1999-2000, mais cette fois avec le numéro 40.

Yves Racine 1995-1996

L'ancien des Tigres de Victoriaville arriva à Montréal en provenance de Philadelphie en retour de Kevin Haller en juin 1994. Mais à cause du lock-out, il ne disputa ses premiers matchs avec Montréal qu'en janvier 1995. Il débuta la saison suivante avec le CH avant d'être soumis au ballotage et réclamé par les Sharks en janvier 1996.

Brett Clark 1997-1999

Repêché en 6e ronde par le Canadiens en 1996, Brett Clark disputa une saison avec l'équipe nationale canadienne avant de faire ses débuts avec le club dès la saison suivante, disputant 102 matchs avec le Bleu-blanc-rouge avant d'être réclamé par les Thrashers d'Atlanta au repêchage d'expansion de 1999. Ça fait trois numéro 29 de suite qui se font réclamé par une autre équipe …

Jim Cummins 1999-2000

Le Canadien fit l'acquisition du dur à cuire Jim Cummins au repêchage de 1999 contre un choix de 6e ronde. Il ne fit pas vraiment de flammèche au sein de l'édition du nouveau millénaire. Je me rappelle surtout de lui car lors d'un match en janvier 2000, le CH avait joué contre les Rangers au Centre Molson, dans un match "spécial Original 6" et les deux équipes avec leur chandail foncé. Mais comme les casques étaient bleus dans les deux cas, les arbitres avaient demandé aux joueurs du Canadiens de mettre leurs casques blanc après la première période. C'était laid rare, ils avaient l'air d'une bande de Calimero.

Darryl Shannon 2000

Si vous avez oublié le passage de Shannon avec le Canadien, vous n'êtes pas seul. Surtout connu pour avoir joué avec son frère Darrin avec les Jets de Winnipeg dans les années 90, Shannon s'emmena avec le Tricolore au début de la saison 2000-01. Il ne disputa que 7 matchs anonyme à Montréal et 4 avec les Citadelles de Québec dans la Ligue Américaine. Il fut libéré par le CH et s'envola vers l'Allemagne.

Gino Odjick 2000-2002

Le dernier joueur du Canadien à avoir utilisé le numéro 29 fut le sympathique et regretté Gino Odjick. En fin de carrière, il fut acquis par le Canadien en décembre 2000 en retour entre autre de P.J. Stock. Il fit de son mieux pour s'acquitter de sa tâche d'homme fort, mais le poids des années commençait à se faire ressentir et il ne semblait pas être le préféré de Michel Therrien. Après une saison et demie à Montréal et quelques matchs avec les Citadelles à Québec, Odjick prit une retraite bien mérité. 

Tout comme le numéro 29 d'ailleurs, qui fut finalement retiré par le Canadien en janvier 2007. Utilisé sur 40 ans, le numéro 29 fit parti de 10 équipes championne, dont 6 sur le dos de Ken Dryden.

Ken Dryden, 1947-2025

samedi 21 octobre 2023

Yvon Labre

 

Les retraits de chandails ont fait l’objet de plusieurs de nos articles. Cette pratique était initialement rare, puis elle s’est accélérée, en raison de l’augmentation du nombre d’équipes et honnêtement, pour des considérations marketing. Chris Neil? Danny Gare? Dustin Brown? Jere Lehtinen? Des immortels? C’est débattable. Il faut par contre prendre en considération qu’avec la multiplication des équipes implique la multiplication des parcours, et comme ceux-ci ne sont pas tous glorieux, la définition d’immortels varie beaucoup d’un endroit à l’autre. Et immortels ou pas, des clubs déménagés ont remis en circulation les numéros de leurs anciens incarnations (Colorado et Caroline).

Évidemment, à Montréal, avec plus de 110 ans d’histoire et 24 Coupes Stanley, le barème devrait être élevé. Selon mon humble opinion, le choix de Bob Gainey est limite. Oui, on a pratiquement créé un trophée pour lui (le Frank Selke, pour le meilleur avant défensif, bien que certains récipiendaires aient des fiches offensives très respectables), mais est-ce suffisant pour qu’on retire son numéro de la franchise la plus titrée? Saku Koivu? Très belle carrière. On retirerait son numéro à St-Louis ou en Caroline, mais à Montréal?

À l’autre bout du spectre se trouve Yvon Labre.

Originaire de Sudbury, dans le nord de l’Ontario, Labre fut choisi par les Marlboros de Toronto de l‘OHL en 1966. Toutefois, au mois de juin avant son départ, son père, qui travaillait à la mine Inco de l’endroit, trouva la mort sur son lieu de travail. Il hésita donc à partir pour la grande ville et laisser ainsi sa mère derrière lui. Il lui annonça donc qu’il demeurerait à la maison et se trouverait un emploi pour aider sa famille. Sa mère lui répondit alors qu’il devait plutôt poursuivre son rêve et de se donner une chance de le réaliser. Il partit donc pour Toronto.

Le défenseur à caractère défensif ne fit par contre pas l’équipe immédiatement. Il alla plutôt passer un an à Markham dans le junior B avant de rejoindre les Marlboros. Malgré des blessures assez fréquentes, il réussit à tirer son épingle du jeu en complétant une paire avec Brad Park, qui connaîtra une carrière plus qu’enviable.

Labre attira suffisamment l’attention pour être choisi au quatrième tour, 38e au total, au repêchage de 1969 par les Penguins de Pittsburgh, qui à ce moment n’avaient disputé que deux saisons.


Il se retrouva alors dans la Ligue américaine. Il eut par contre l’occasion de goûter à la Ligue nationale, jouant 21 matchs avec les Penguins en 1970-71. Il en profita d’ailleurs pour marquer son premier but en février 1971, contre Tony Esposito. Ce n’est toutefois qu’en décembre 1973 qu’il eut une chance de remonter au niveau supérieur, en jouant 16 autres matchs avec Pittsburgh, qui n’était pourtant pas une puissance. De retour dans la Ligue américaine, il a aidé les Bears de Hershey à remporter la Coupe Calder.

En 1974, la LNH annonça une quatrième expansion en sept ans en admettant les Capitals de Washington et les Scouts de Kansas City. Labre fut choisi huitième, premier parmi les défenseurs au repêchage d’expansion.

Avec une ligue qui a rapidement passé de 6 à 18 équipes, en plus de l’arrivée de l'AMH en 1972, la profondeur de ce repêchage n’était pas grande et les résultats furent en conséquence. Si Labre se trouva finalement un poste sur une base régulière, ce fut au sein d’une équipe misérable.

Les choses avaient tout de même débuté de façon pas si mal, lorsqu’après deux défaites sur la route, Labre marqua le premier but à domicile de l’histoire de l’équipe. Ce filet aux dépends de Rogatien Vachon permit aux Capitals de récolter un verdict nul de 1-1 et par le fait même, un premier point. À noter que dans un Capital Centre d’une capacité de 18 130 places, il y avait une foule de 8093 personnes. On ne peut donc pas parler d’une grande frénésie... La suite donna raison à ceux qui manquaient d’enthousiasme.

Au mois de décembre, son ancien coéquipier à Pittsburgh et ami, Ron Lalonde lui dit qu’il était désolé pour lui qu’il se retrouve dans une situation aussi désolante. Une semaine plus tard, il vint le rejoindre après avoir été échangé aux Caps.

Le fait saillant de cette saison de misère fut probablement cette unique victoire à l’étranger, le 28 mars 1975, contre les Golden Seals de la Californie. Pour marquer l’événement, par dérision, Tom Williams s’empara d’une poubelle en métal et fit le tour de la patinoire avec ses coéquipiers.

La pire équipe d’expansion de l’histoire termina la saison avec une fiche de 8-67-5.

Malgré tout, Labre était heureux de jouer à temps plein dans la Ligue nationale et mit tous les efforts nécessaires pour conserver sa place. Ses efforts furent remarqués et il fut choisi comme étant le joueur le plus populaire par les partisans, un honneur qu’il remporta à nouveau en 1976-77.

Labre continua ainsi son chemin dans une équipe où les progrès furent d’une grande lenteur, malgré plusieurs blessures. Il fut capitaine de 1976 à 1978 et un rare élément de stabilité à Washington.


Ses genoux finirent toutefois par l’abandonner et il prit sa retraite en 1981, après deux saisons où il joua peu. À ce moment, les Capitals n’avaient toujours pas disputé de matchs de séries dans leur histoire. Étonnamment, son numéro 7 avait pourtant déjà été retiré. Lors du 500e match de l’équipe, le 22 novembre 1980, le propriétaire des Capitals, Abe Pollin, l’invita à présenter un trophée à un commentateur. Toutefois, une fois au centre de la glace, Pollin voulut honorer une deuxième personne. Il sortit alors le chandail de Labre de son veston, à la grande surprise de ce dernier, et lui annonça qu’en tant que cœur de l’équipe, on retirait son numéro. On resouligna le tout une fois sa retraite officialisée de façon plus formelle, le 7 novembre 1981.

Il demeura par la suite dans l’entourage de l’équipe jusqu’en 2000, comme assistant-entraîneur, puis directeur des relations avec la communauté et finalement comme responsable des projets spéciaux.

Il a ensuite travaillé dans le courtage alimentaire et dans l’assurance. Il a maintenant depuis 2011 sa firme de planification financière avec son fils, toujours dans la région de Washington, Labre Capital Financial.

C’est ainsi qu’un sympathique et infatigable marqueur de 14 buts en carrière a vu ses efforts récompensés en voyant son numéro retiré pour avoir été un rare point d’ancrage dans l'environnement chaotique d’une équipe qui ne parvenait pas à progresser.

Sans vouloir diminuer les exploits de Labre, on comprend le contexte, mais il est assez spécifique et il ne s’appliquerait probablement pas ailleurs. Et lorsqu’un jour à côté de son numéro 7, on retrouvera une bannière du numéro 8, ce sera pour une tout autre raison.

Sources:

“Low hot as Capitals get first point”, AP, October 16, 1974, Montreal Gazette, page 14,

“Getting To Know: Yvon Labre” de Mark Malinowski, October 27, 2013, The Hockey News (thehockeynews.com),

“Meet the Sudburian whose number was retired by the Washington Capitals” de Mike Commito, June 11, 2018, (sudbury.com),

hockeydraftcentral.com, linkedin.com.

jeudi 28 septembre 2023

Les derniers




 
Une des choses que l'on aime bien ici à LVEUP est de mentionner lorsqu'un joueur est le dernier à avoir fait quelque chose, ou porté quelque chose ou bien encore d'avoir été le dernier à jouer avec un tel. C'est un terrain assez fertile mais il y en a toujours plus à découvrir ou redécouvrir.

J'ai donc pensé faire ici un pot-pourri de ces «derniers joueur à»... Plusieurs d'entre eux ont déjà été discuté ici, tandis que quelques-uns sont des nouveautés. J'ai déjà fait quelques séries du genre comme les derniers joueurs originaux de chaque équipe de la LNH ou bien les derniers joueurs actifs de chaque équipe défunte, ou même encore, pour prouver à quel point je suis geek, les derniers joueurs à avoir joué dans la IHL... Donc vous ne trouverez pas ici «le dernier Nordique» ou «le dernier Mighty Duck de la première saison».

Allons-y donc.

Teemu Selanne
Dernier à porter un casque JOFA


Le «Finnish Flash» était le dernier à porter un casque de marque JOFA dans la LNH lors de sa retraite après la saison 2013-14. Il se devait d'ailleurs de «masquer» le logo JOFA par souci de respect des commandites à travers la ligue. Pour la petite histoire, Selanne a été le dernier à porter ce modèle arrondi, plus précisément le JOFA 360 tandis que selon mes recherches, Marty McSorley a été le dernier à porter le JOFA 235, dit le «bol à salade» et le gardien Arthurs Irbe aurait été le dernier à porter la combinaison JOFA 265 + grille protectrice.

Selanne joua son dernier match durant les séries de 2014 entre les Ducks et les Kings de Los Angeles. Pour compléter l'histoire en beauté, voici son dernier but en carrière et conséquemment le dernier but marqué par un JOFA.



Craig MacTavish
Dernier à jouer sans casque protecteur


Un classique ici
. Craig MacTavish a été le dernier joueur à se prévaloir de l'option de jouer sans casque. Il pouvait le faire car son premier contrat avait été signé avant la date butoir du 1er juin 1979. Après cette date, tout nouveau joueur entrant dans la LNH se devait de porter le casque.

MacTavish joua jusqu'en 1996-97 et joua son dernier match le 20 avril 1997 durant la série de première ronde des Blues de St.Louis contre les Red Wings.

Dans un même ordre d'idées, la ligue oblige depuis 2013 à porter la visière. Donc comme dans le cas de MacTavish, on retrouve de moins en moins de joueurs jouant sans cette pièce d'équipement. En ce moment, il n'y aurait plus qu'une douzaine de joueurs, entre autres Ryan O'Reilly, qui jouent sans visière, mais il est encore trop tôt pour identifier le dernier.


Andy Brown
Dernier gardien à jouer sans masque

Les derniers gardiens sans masque, entre autres Gump Worsley, ont disparu du radar au début des années 70. Le dernier officiel fut Andy Brown, qui joua son dernier match dans la LNH le 7 avril 1974, alors qu'il jouait pour les Penguins. Il avait précédemment fait ses débuts en 1971-72, saison durant laquelle on assista au dernier duel entre deux gardiens sans masque lors d'un match de Brown et ses Penguins contre Worsley et les North Stars le 31 décembre 1972.

Il joua toutefois trois autres saisons dans l'AMH avec les Racers d'Indianapolis, se retirant finalement du jeu à l'automne 1976.

Rey Comeau
Dernier joueur à marquer contre un gardien sans masque dans la LNH

 
Et conséquemment, lors du dernier match de Brown le 7 avril 1974, c'est l'attaquant Rey Comeau des Flames d'Atlanta qui marqua le dernier but contre un gardien sans masque, et ce lors d'une victoire de 6-3 des Flames contre Pittsburgh. Originaire de Montréal, Comeau joua plus de 500 matchs dans la LNH avec le Canadien, les Flames et les Rockies.


Sam St-Laurent
Dernier gardien à utiliser un masque en fibre de verre

Le québécois originaire d'Arvida au Saguenay est le dernier gardien de la LNH à porter un de ces fameux masques de style «Jason Voorhees» ou «full-face». Il fut vu pour la dernière fois durant la saison 1989-90, avec les Red Wings, plus précisément le 8 février 1990. 

St-Laurent joua ensuite deux autres saisons dans la ligue américaine avant de prendre sa retraite.


Tim Thomas
Dernier gardien à utiliser un masque combinaison casque/grille


Si Arthurs Irbe a été le dernier gardien à porter une combinaison JOFA/Grille, cette technique perdura encore quelques saisons avec d'autres modèles chez des joueurs comme Dominik Hasek, Chris Osgood ou encore Rick DiPietro. Cependant, c'est Tim Thomas qui fut le dernier à porter ce style lors de la saison 2013-14 et ensuite une dernière saison avec les Stars de Dallas en 2014-15, où il récupéra pour quelques matchs son kit des Panthers qui clashait énormément avec le reste...


Ryan Smyth
Dernier joueur à utiliser un bâton composé de bois

Ici, il est difficile de cerner qui était vraiment le dernier joueur à avoir utilisé un bâton de bois, selon ce qu'on considère vraiment être un bâton de bois ou composé de bois et de fibre de verre. On raconte que ce serait Paul Stastny (vers 2011) ou Jason Spezza, Markus Naslund, Patrice Brisebois ou encore Adrian Aucoin en 2004. Mais Ryan Smyth est officiellement le dernier à avoir utilisé une palette de bois lorsqu'il prit sa retraite après la saison 2013-14.

J'ai lu quelque part que le vrai dernier joueur à avoir utilisé un véritable bâton entièrement en bois aurait été Gordie Howe lors de sa dernière saison en 1979-80 avec les Whalers.

D'ailleurs, parlant de Howe...


Gordie Roberts
Dernier coéquipier de Gordie Howe dans la LNH


Non seulement Gordie Roberts était le dernier joueur actif ayant été coéquipier de Mr.Hockey lors de sa retraite en 1996, mais en plus, il a été nommé Gordie en honneur de Howe à sa naissance. Originaire de Détroit, ce sont ses plus vieux frères fans du grand Gordie qui implorèrent leur mère de nommer le petit nouveau sous le nom de Gordie. Roberts joua plus tard avec l’idole familiale avec les Whalers de Hartford, d'abord dans l'AMH et ensuite lors de la dernière saison de Howe et première des Whalers dans la LNH en 1979-80.


Johan Hedberg
Véritable dernier coéquipier actif de Gordie Howe

Si Gordie Roberts a été le dernier coéquipier actif de Gordie Howe, il faut cependant apporter une nuance alors que l'éternel Gordie a effectué une petit retour/stunt publicitaire d'une présence à 69 ans avec les Vipers de Détroit de la IHL au début de la saison 1997-98.

Ce match eut lieu le 3 octobre 1997 et comme adjoint dans les buts pour les Vipers se trouvait un jeune suédois recrue du nom de Johan Hedberg. Il a donc été brièvement et techniquement coéquipier de Mr.Hockey. On pourrait dire (avec raison) que c'est tiré par les cheveux, avec en plus Hedberg qui n'était pas le gardien partant. Mais d'une autre manière c'est parfait puisque Gordie demeura au banc le restant du match à l'exception de cette seule présence. Il a donc dû avoir du temps pour placoter avec Hedberg durant ce temps, lui qui avait le banc attitré ce soir-là...

Choix des Flyers en 1994, Hedberg fut plus tard acquis par les Sharks et ensuite les Penguins où il causa une certaine surprise en 2001, les aidant avec le retour de Mario Lemieux à se rendre en finale de conférence. Il joua ensuite pour les Canucks, les Stars, les Thrashers et finalement les Devils jusqu'à sa retraite en 2014. Il est donc le dernier joueur ayant joué avec Howe à jouer dans la LNH.

Mais si on veut encore plus tirer les cheveux, les Vipers de Détroit avaient en 1997-98 dans leur alignement un jeune défenseur anciennement des Sénateurs, Radim Bicanek, qui joua 9 matchs avec l'équipe durant cette saison et qui joua son dernier match en 2016 dans la première ligue tchèque. Cependant, il m'a été impossible de confirmer s'il faisait partie de l'alignement des Vipers lors de ce seul match de Howe.

Neil Sheehy
Dernier joueur à porter le #0


Seulement deux joueurs dans l'histoire de la LNH ont porté le #0, un étant l'ancien gardien du Canadien Paul Bibeault et le deuxième étant Neil Sheehy lors de la saison 1987-88 avec les Whalers de Hartford. Comme le nom original irlandais de sa famille était «O’Sheehy » et que le « O » avait été abandonné au fil du temps, son numéro se voulait un hommage au nom de ses ancêtres.


Martin Biron
Dernier joueur à porter le #00


J'aurais bien sûr pu mentionner Martin Biron comme étant le dernier à porter le #0 mais NUANCE ici alors qu'il s'agit bien évidemment du DOUBLE ZÉRO. Pas juste un. Deux.

En fait c'était surtout un prétexte pour pouvoir mettre la photo de Sheehy et de Biron. Ce dernier est véritablement le dernier à avoir pu porter le 0 ou 00, et ce lors de ses premiers matchs dans la LNH avec les Sabres en 1995-96. Lorsqu'il revint à Buffalo trois ans plus tard après être retourné dans le junior et quelques saisons dans les mineures, il se retrouva alors avec l'interdiction de porter le #0 ou #00 suite à l'adoption du nouveau système informatique de la LNH qui «buguait» et ne pouvait contenir aucun numéro avant le #1.

Biron partage donc un fait d'arme avec nul autre que Wayne Gretzky, ce dernier étant le seul autre joueur à être le dernier à porter un numéro ensuite retiré de la circulation.

Guillaume Latendresse
Dernier joueur à être... le premier à porter un numéro

Lorsqu'il arriva en scène avec le Canadien durant la saison 2006-07, Guillaume Latendresse opta de prendre un numéro jamais porté jusque-là dans l'histoire de la LNH, le numéro 84.  

Difficile à croire mais les numéros 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69, 70, 71, 72, 73, 74, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 81, 82, 83, 85, 86, 87, 88, 89, 90, 91, 92, 93, 94, 95, 96, 97, 98 et 99 avaient tous été portés au moins une fois mais pas le 84. Et oui.

Apparemment que Latendresse a vraiment contribué à faire tomber ce tabou qu'était de porter le #84 parce que depuis, on compte 14 autres joueurs l'ayant porté dont Mikhail Grabovski, Oskar Klefbom et Tanner Jeannot.

Mark Messier
Dernier joueur de l'AMH / Années 70

Lorsqu'il se retira du jeu à 43 ans lors du dernier match de la saison 2003-04, Mark Messier était le dernier joueur actif à avoir joué dans l'ancienne AMH. Il a débuté sa longue et glorieuse carrière lors de la dernière saison de l'AMH en 1978-79, d'abord avec les Racers d'Indianapolis et ensuite avec les Stingers de Cincinnati. Étant encore éligible au repêchage après cette saison, les Oilers le repêchèrent lors de l'encan de 1979. Lors de sa retraite, Messier était également le dernier joueur à avoir joué dans les années 70.

Johnny Bower
Dernier joueur à avoir participé à la 2e guerre mondiale


Johnny Bower est né le 8 novembre 1924 à Prince Albert en Saskatchewan. Il n'avait que 15 ans lorsqu'il mentit sur son âge et s'enrôla dans l'armée canadienne. Il servit durant trois ans, soit de 1940 à 1943, étant stationné en Angleterre dans l'infanterie canadienne. Après la guerre, il rongea son frein longtemps dans les mineures, et c'est en 1953 qu'il obtint finalement un premier départ dans la LNH avec les Rangers. Il devint plus tard une légende à Toronto, étant d'ailleurs le dernier portier de l'équipe, en compagnie de Terry Sawchuk, à remporter la coupe Stanley.  

Son dernier match eut lieu le 10 décembre 1969 à l'âge vénérable de 45 ans et 1 mois, ce qui n'en faisait pas toutefois le portier le plus âgé de l'histoire de la LNH, ce titre étant détenu par Maurice Roberts, qui lui joua en 1951 un match à l'âge de 45 ans et 345 jours.


Brad Fast
Dernier joueur à avoir marqué un but égalisateur

Brad Fast n'a joué qu'un seul match dans la LNH et il est un des seuls (seulement 3) à avoir marqué lors de leur seul match en carrière (voir texte du 29 octobre 2014). En plus d'avoir seulement un seul but en carrière, ce but a la distinction d'avoir égalisé la marque 6-6 lors du dernier match de la saison 2003-04. Il n'y eut ensuite aucun but marqué en prolongation, donc le match se termina sur une nulle de 6-6 qui était par conséquent la dernière nulle dans l'histoire de la ligue, la ligue éliminant les matchs nuls au retour du lock-out de 2004-05. Vous pouvez voir ce fameux but ici.


Wayne Cashman
Dernier joueur à avoir joué durant l'époque des «Original 6»


Lorsque les séries de 1983 des Bruins de Boston prirent fin, leur capitaine Wayne Cashman était le dernier joueur actif ayant joué un match avant la saison 1967-68, première saison suivant la grande expansion qui mit fin à l'époque des 6 équipes dites «originales». Cashman se qualifiait toutefois de justesse puisqu'il n'avait joué qu'un seul match avant cette date, soit durant la saison 1964-65, suite à quoi il passa trois saisons dans les mineures avant de revenir avec les Bruins en 67-68.

Il est également de justesse le détenteur du titre puisqu'un autre joueur de l'ère Original 6 avait lui aussi récemment joué son dernier match au printemps 1983, soit Serge Savard avec les Jets de Winnipeg. Savard avait joué ses premiers matchs (seulement 2) en 1966-67 et son dernier match eut lieu le 9 avril 1983 lorsque les Jets s'inclinèrent en première ronde. Pour leur part, Cashman et les Bruins s'inclinèrent en finale de conférence quelques semaines plus tard, soit le 7 mai, contre les Islanders.

D'ailleurs, parlant des Original 6...


Harry Watson
Dernier joueur à marquer un but avant les «Original 6»


Les Americans de Brooklyn, anciennement appelés les Americans de New York, ont cessé leurs activités après la saison 1941-42, laissant ensuite la ligue nationale à seulement 6 équipes pour les 25 saisons suivantes. Leur dernier match avant d'être dissouts se solda par une défaite de 8-3 contre les Bruins le 17 mars 1942. Le dernier joueur a avoir marqué un but pour une équipe qui n'était pas une de ces 6 équipes fut donc Harry Watson des Americans. 

Membre du temple de la renommée, Watson avait 18 ans lors de cette première saison en carrière qui était la dernière des Americans. Il fut ensuite réclamé par les Red Wings où il joua deux saisons, remportant une coupe, avant d'être échangé aux Maple Leafs en 1946. Il joua 8 saisons complètes à Toronto, remportant 4 autres coupes, avant d'être vendu aux Blackhawks en 1954-55. Il prit sa retraite en 1957.


Manny Malhotra
Dernier coéquipier de Wayne Gretzky


Manny Malhotra a débuté sa carrière avec les Rangers durant la saison 1998-99, soit la dernière saison en carrière du #99. Il roula sa bosse ensuite pour plusieurs équipes dont les Stars, les Blue Jackets et les Canucks avant d’atterrir comme agent libre à Montréal en 2014-15. Ce fut sa dernière saison dans la LNH, suite à quoi il joua une dernière année dans la ligue américaine avant de prendre sa retraite.


Joe Thornton
Dernier adversaire de Wayne Gretzky

S'il n'a pas encore officialisé sa retraite, Joe Thornton est toutefois le dernier joueur à avoir joué contre Wayne Gretzky. Lors de sa dernière saison en 2021-22 avec les Panthers, il était également le dernier athlète du big 4 nord-américain (MLB, NBA, NFL, NHL) à avoir joué dans les années 90. Il avait précédemment commencé sa carrière dans la LNH en 1997-98 soit durant l'avant-dernière saison de Gretzky.

Si on regarde toutefois ailleurs, il y a quelques éternels qui évoluent toujours en Europe comme Jaromir Jagr bien sûr, et aussi étonnement, Jozef Stumpel, toujours actif quelque part en Slovaquie.


Marcel Dionne / Gilbert Perreault
Dernier joueur de la Série du Siècle à jouer dans la LNH


Ici il y a ambiguïté alors que Gilbert Perreault est techniquement le dernier joueur de la LNH à avoir participé à la célèbre série de 8 matchs contre les Russes en 1972, jouant pour sa part deux de ces huit matchs. Perreault a pris sa retraite après 20 matchs au début de la saison 1986-87. Pour sa part, Marcel Dionne était joueur de réserve et malgré qu'il ait accompagné l'équipe durant tout le tournoi, il n'a pas joué contre les Russes. Il a seulement joué durant les autres matchs hors-concours quelque peu oubliés du tournoi contre la Tchécoslovaquie et la Suède. 
 
Deux matchs Canada/Suède eurent effectivement lieu en Suède durant les deux semaines de pause entre les 4 matchs au Canada et les matchs suivants en Russie. Après la conclusion de la série, le Canada joua une autre partie hors-concours à Prague contre la Tchécoslovaquie, et c'est seulement durant ces trois matchs que Dionne joua, avec d'autres réservistes comme Richard Martin, Dale Tallon et Jocelyn Guèvremont.

Dionne a ensuite pris sa retraite en 1989, soit trois ans après Perreault mais à vous de voir comment vous considérez sa participation ou non à la Série du Siècle.



Valeri Vasilyev
Dernier joueur actif de la Série du Siècle


Véritable dernier joueur hors-LNH à avoir participé à la Série du Siècle, Valeri Vasilyev a joué de 1966 à 1984 dans la ligue soviétique, faisant de lui le joueur ayant joué le plus de matchs dans cette ligue. Il gagna en tout 9 médailles d'or aux championnats du monde pour les Russes. 

Il prit initialement sa retraite en 1984 mais revint avec le Dynamo de Moscou en 3e division en 1989-90, suite à quoi il joua une autre dernière saison en Allemagne en 1990-91. Il revint ensuite en 1997-98 à l'âge de 48 ans pour jouer un dernier match avec le Vitiaz-Chekhov en 4e division.


Jerry Toppazzini
Dernier patineur ayant agi comme gardien substitut dans la LNH


Le 16 octobre 1960, Jerry Toppazzini marqua l'histoire de la NHL en jouant les dernières secondes d'un match en tant que gardien. Alors qu'il ne restait que 30 secondes, le gardien des Bruins Don Simmons se blessa. À l'époque, aucune équipe n'avait de gardien substitut sur le banc (ça deviendra obligatoire qu'en 1965), et chaque équipe à domicile se devait d'avoir un gardien réserviste dans l'aréna. Avec peu de temps restant au match et l'impatience devant le temps d'habiller un gardien qui de surcroît était un gardien appartenant aux Hawks, Toppazzini décida de mettre l'équipement de Simmons et de garder les buts. Il ne reçut aucun tir durant ces 30 secondes mais devint le dernier joueur à être un gardien substitut dans la LNH.


Al Arbour
Dernier joueur ayant porté des lunettes dans un match de la LNH

 
Al Arbour est l'un des rares joueurs à avoir porté des lunettes dans la LNH, un des seuls autres dignes de mention étant Hal Laycoe. Si on connaît davantage la carrière de Arbour comme légendaire entraîneur des Islanders, il a aussi eu une longue carrière de joueur, s'étendant de 1949 dans les mineures jusqu'à sa retraite avec les Blues en 1970-71 durant laquelle il agissait comme joueur-entraîneur.

Mention honorable à l'ancien des Nordiques Dan Lambert qui porta brièvement un type de «goggles» de protection durant la saison 1991-92, un peu comme Horace Grant des Bulls de Chicago vers la même époque. Mais je ne sais pas à quel point on doit considérer ça comme de véritables lunettes... ni s'il n'y en a pas eu d'autres à porter ce type d'équipement depuis.


C'était donc tout pour cette édition des «Derniers». Je ne ferme pas la porte à une suite. D'ailleurs, si vous avez des suggestions , que ce soit loufoque ou non, n'hésitez pas à m'en faire part.

jeudi 1 juin 2023

Joueur oublié des 90's #78 - Ville Peltonen

 
 

 
 
Ville Peltonen n'a connu qu'une courte carrière en plusieurs séquences dans la LNH mais il est à jamais reconnu comme un des meilleurs joueurs de l'histoire de la Finlande, ayant grandement aidé à l'avancement de son pays à l'échelle internationale.
 
Né le 24 mai 1973 à dans la ville de Vantaa, Ville Sakari Peltonen fit ses classes dans le système du club HIFK d'Helsinki, et ce dès l'âge de 10 ans. Au moment de son stage junior, cet ailier gauche de 5' 10" fit rapidement le saut au plus haut niveau, la SM-Liiga pour 6 matchs en 1991-92 et ensuite à temps plein en 1992-93, saison où il obtint le titre de recrue de l'année. Il fut ensuite repêché par les Sharks de San Jose en 3e ronde du repêchage de 1993, 58e au total. 
 
Jere Lehtinen - Saku Koivu et Ville Peltonen

 
 
Il décida toutefois de jouer deux autres saisons avec le HIFK. Il participa durant ce temps aux Olympiques de 1994 et il en reviendra avec une médaille de bronze. Lors du Championnat du monde de 1995, il fut réuni de nouveau avec Koivu et Lehtinen, avec qui il avait déjà joué lors du championnat junior de 1993. Cet électrisant trio de petits joueurs fut surnommé la ligne «Huey-Dewey-Louie» en référence aux trois petits neveux de Donald Duck. Donc on peut dire que Koivu avait l'habitude d'être comparé à des personnages de BD lors de son arrivée à Montréal et la formation de la «Ligne des Schtroumpfs» avec Valeri Bure et Oleg Petrov...


La «Huey-Dewey-Louie» line


Quoiqu'il en soit, la ligne Peltonen-Koivu-Lehtinen domina le championnat du monde de 1995 et permit à la Finlande de remporter sa première médaille d'or à ce tournoi, qui jusque-là était majoritairement dominé par la Russie, le Canada, la Tchécoslovaquie et au début des années 90 par la Suède. C'est d'ailleurs contre ces grands rivaux naturels suédois que Peltonen connut un de ses plus grands matchs, obtenant un tour du chapeau naturel lors du match de la finale.

 



Ensuite, comme ses compagnons Koivu et Lehtinen, Peltonen fit ses débuts dans la LNH en 1995-96. Il partagea la saison entre San Jose (13 points en 31 matchs) et le club-école de Kansas City dans la IHL. Il passa de la IHL à la AHL en 96-97 et malgré une bonne récolte de 52 points en 40 matchs, les Sharks ne firent pas beaucoup appel à ses services alors qu'il ne joua que 28 matchs à San Jose. Il fut en fait une autre victime de l'administration du moment chez les Sharks, qui commençaient à prendre les européens de travers. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé à d'autres européens de cette série chez les Sharks comme Jan Caloun et Alexei Yegorov

Insatisfait de son utilisation à San Jose, Peltonen mit le cap sur la Suède en 97-98 avec Frölunda où il termina en tête des pointeurs de la Elitserien avec 51 points en 45 matchs. Il fut de nouveau un acteur sur la scène internationale lors des Olympiques de 1998, remportant une deuxième médaille de bronze, après avoir gagné contre le Canada.

 


Durant l'été 1998, il fut acquis par les nouveaux Predators de Nashville en retour d'un choix de 5e ronde. Il revint alors dans la LNH en 98-99 et semblait alors bien parti avec la nouvelle équipe, récoltant 10 points en 14 matchs avant qu'une blessure vienne mettre rapidement un terme à sa saison. Vint ensuite une décevante saison en 99-00 avec seulement 6 buts et 28 points en 79 matchs. Après un autre début de saison décevant en 2000-01, les Predators l'envoyèrent dans la ligue américaine où il obtint de bonnes statistiques sans jamais revenir à Nashville. 

Il quitta de nouveau la LNH et passa les deux saisons suivantes de retour en Finlande avec le Jokerit d'Helsinki où il fut nommé capitaine et remporta le championnat en 2002. Il passa ensuite 3 saisons en Suisse avec le HC Lugano, étant de nouveau nommé capitaine et remportant plusieurs accolades dont le champion pointeur en 2003-04 et un championnat en 2006. 2006 fut également un retour pour lui aux Olympiques. La Finlande remporta la médaille d'argent et Peltonen termina parmi les meilleurs pointeurs du tournoi (9 points en 8 matchs), ce qui le remit sur le radar de la LNH. Les Panthers de la Floride lui firent alors signe pour la saison 2006-07 et il retourna de nouveau dans la LNH.
 
C'est avec les Panthers qu'il connut ses meilleures saisons dans la LNH, dont son sommet en carrière de 17 buts et 20 passes en 2006-07. Ce parcours en Floride dura 3 saisons, suite à quoi il mi le cap sur la KHL avec le Dynamo de Minsk où il fut nommé une fois de plus comme capitaine. Il participa à ses derniers Jeux Olympiques en 2010 où il fut élu comme porte-drapeau pour la Finlande et où il gagna une troisième et dernière médaille de bronze olympique. Il a également  gagné la coupe Spengler durant cette même année 2010 alors que le Dynamo de Minsk y participa.




Cette aventure en Russie fut toutefois de courte durée alors qu'il rentra au bercail en 2010-11 avec le HIFK où, encore comme capitaine, il joua 4 dernières saisons avant de clore sa carrière en 2014. 
 
S'il n'a pas vraiment connu de grands moments dans la LNH, Peltonen est un héros pour la Finlande, étant le joueur le plus décoré du pays au niveau des médailles. En plus de ses 4 médailles olympiques (1 argent, 3 bronzes), il en a également remporté 8 aux championnats du monde (1 or, 4 argent et 3 bronze). Il était d'ailleurs un habitué des championnats du monde, y ayant participé à 13 occasions, dont ses 5 dernières participations comme capitaine, bien sûr.

Sa fiche dans la LNH fut de 52 buts et 96 passes pour 148 points en 382 matchs.
Sa fiche dans la SM-Liiga fut de 161 buts et 205 passes pour 366 points en 420 matchs.
Sa fiche dans les différentes compétitions internationales pour la Finlande, tous niveaux et tournois confondus, fut de 116 buts et 129 passes pour 245 points en 327 matchs.

Après sa retraite, il devint immédiatement entraîneur au niveau junior avec le HIFK. Il occupa ensuite un poste d'adjoint avec le Berne SC et ensuite comme entraîneur chef du Lausanne HC. Il revint ensuite comme entraîneur chef avec le HIFK, poste qu'il occupe depuis 2021.

Il fut introduit au temple de la renommée finlandais en 2015 et ensuite au temple de la IIHF en 2016. Son numéro 16, ainsi que le 11 de Saku Koivu et le 26 de Jere Lehtinen furent tous retirés par l'équipe internationale finlandaise, rejoignant ainsi seulement 2 autres joueurs, soit Jari Kurri et Raimo Helminen, et plus tard Teemu Selanne.