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lundi 9 mai 2016

Léo Lamoureux



Léo Lamoureux est originaire d’Espanola, dans le nord de l’Ontario. Après avoir joué dans son coin de pays, il se dirigea dans le sud de la province, avant de jouer la saison 1938-39 en Grande-Bretagne.

Ce fut ensuite les Royals de Cornwall de la Ligue senior du Québec, puis Hamilton, dans la Ligue senior de l’Ontario.

En 1941-42, il gradua finalement dans la Ligue américaine, après avoir signé avec les Canadiens. Il fut assigné aux Lions de Washington, un éphémère club-école du tricolore. (voir texte du 5 août 2015) Il eut également l’occasion de jouer un match avec le grand club. Il avait dû donc attendre à l’âge de 25 ans avant d’atteindre la LNH.

À partir de la saison suivante, l’habile défenseur connut une rare période de stabilité dans sa carrière de hockeyeur. Il passa cinq saisons avec le bleu blanc rouge.

Il connut sa meilleure saison en 1943-44, alors que Montréal domina complètement la ligue avant de remporter la Coupe Stanley. De son côté, Lamoureux obtint 8 buts et 23 passes en 44 matchs. Il connut une saison moins remarquable en 1945-46, mais il remporta tout de même une deuxième Coupe.

L’année suivante, Lamoureux perdit son poste à la ligne bleue de Montréal, alors qu’un jeune défenseur, Doug Harvey, y prenait place.

Lamoureux passa un an dans la Ligue américaine, avant de mettre le cap sur Shawinigan. Les Cataractes de la Ligue senior connaissaient par contre des moments difficiles. Au milieu de la saison 1948-49, l’entraîneur Redvers MacKenzie fut congédié. Le vétéran Lamoureux devint alors joueur-entraîneur. On retenta l’expérience la saison suivante, mais les résultats ne furent guère mieux et Lamoureux quitta la Mauricie.

Il reprit alors son baluchon et joua dans les Maritimes, le nord de l’Ontario et avec Détroit dans l’IHL. (voir texte du 28 janvier 2016)

Après une pause de deux ans, il revint au hockey en 1955-56, alors qu’il devint joueur-entraîneur des Chiefs d’Indianapolis de l’IHL. En 1956-57, son équipe se rendit en finale, mais dut s’incliner contre les Mohawks de Cincinnati. (voir texte du 2 août 2011) Indianapolis se reprit l’année d’après, alors que Lamoureux mena les siens à la Coupe Turner, malgré une fiche ordinaire en saison. Son meilleur pointeur était Marc Boileau, un futur entraîneur des Nordiques. (voir texte du 18 mars 2013)

Lamoureux passa alors deux autres campagnes loin des patinoires avant qu’on le convainque de reprendre son poste derrière le banc des Chiefs. Il débuta la saison 1960-61, mais en novembre, il eut une sévère crise d’hépatite qui le força à renoncer à son poste.

Sa condition dégénéra et en janvier, la maladie l’emporta, à l’âge de 44 ans.

Pour l’honorer, la ligue remplaça le Trophée Wilkinson, remis au meilleur pointeur, par le Trophée Léo Lamoureux. C’est plutôt ironique, surtout lorsqu’on considère que Lamoureux était un défenseur et qu’il n’accumula pas des tonnes de points au cours de sa carrière. En fait, à sa meilleure saison, il en obtint 31.

Ce trophée fut remis jusqu’en 2001, alors que cette version de l’IHL cessa ses activités.


Sources: “Former Hab Lamoureux Dies At 45”, UP, 12 janvier 1961, Montreal Gazette, p.26, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

samedi 7 mai 2016

Rick Hampton






Dans les années 70, une des tendances au repêchage amateur était le modèle “Bobby Orr”.

Orr avait totalement changé le hockey à ses débuts et était probablement le meilleur joueur sur terre à partir de la fin des années 60. Suite aux deux victoires de la coupe Stanley par les Bruins en 1970 et 1972, plusieurs équipes tentèrent eux aussi de construire leur équipe à partir d’un défenseur étoile. Les Islanders furent une des premières équipes à emboîter le pas avec la sélection de Denis Potvin au premier rang en 1973. C’est toutefois l’année suivante en 1974 que la tendance “Bobby Orr” fut la plus exploitée. Malheureusement pour beaucoup de joueurs et d’équipes, les résultats furent plus que mitigés, les Orr et Potvin de ce monde étant effectivement des perles rares...

Parmi les 3 premiers choix du repêchage de 1974, deux furent des défenseurs. La première sélection fut celle de Greg Joly par les nouveaux Capitals de Washington. Joly n’était pas supposé être repêché au premier rang, étant classé plutôt au 7e ou 8e rang par la majorité des recruteurs, mais les Capitals espéraient réussir le grand coup avec leur propre Bobby Orr, ce qui n’arriva évidemment pas pour cette pauvre équipe d’expansion du milieu des années 70 (voir texte du 30 décembre 2013).

Au deuxième et troisième rang de ce repêchage, on vit apparaître deux joueurs provenant des Black Hawks de St.Catharine de la OHL, l’attaquant Wilf Paiement, repêché par les Scouts de Kansas City, et le défenseur Rick Hampton, repêché par les pauvres Golden Seals de la Californie. 


Les Black Hawks de St.Catharine étaient une des meilleures équipes junior du Canada au début des années 70 et plusieurs de ses joueurs semblaient destinés à de grandes carrières dans la LNH. Lors de la saison 1973-74, les Black Hawks dominèrent la OHL avec trois de leurs attaquants dans le top 10 des compteurs de la ligue. Ils remportèrent ensuite le championnat avant de s’incliner en demi-finale de la Coupe Memorial contre les Remparts de Québec. Leur noyau était cependant encore jeune et on s’attendait à ce que les Black Hawks dominent encore plus le hockey junior la saison suivante avec des joueurs d'élite comme Paiement, Dave Gorman, Rick Adduono et aussi Hampton, leur capitaine et général à la défense. Tous ces joueurs étaient encore éligibles à deux autres années comme joueurs junior et un championnat de la Coupe Memorial était presque écrit dans le ciel. Cependant, le repêchage de 1974 vint changer considérablement la suite des choses pour les Black Hawks et ses joueurs alors que plusieurs d’entre eux furent repêchés par des équipes de la LNH et de l'AMH. Hampton et plusieurs de ses coéquipiers débutèrent donc rapidement dans les grandes ligues à l’âge de 18 ans seulement. Sans surprise, Paiement fit immédiatement le saut avec les Scouts tandis que Gorman signa un lucratif contrat avec les Roadrunners de Phoenix dans l’AMH.

Hampton pour sa part débuta lui aussi immédiatement avec les Seals et vit beaucoup d’action lors de sa première saison en 1974-75 à la pauvre défense des Seals. Il joua 78 matchs et termina la saison avec 8 buts et 25 points, ce qui pour un défenseur de 18 ans est très respectable. Avec ces 25 points, il demeure d’ailleurs toujours au 7e rang de l’histoire de la LNH pour un défenseur de 18 ans derrière des noms comme Phil Housley, Orr, Petr Svoboda et Scott Stevens entre autres. Il termina cependant cette première saison avec une fiche peu enviable de -40. Sa saison suivante fut nettement meilleure alors qu'il récolta 51 points et une fiche améliorée de -12, ce qui au sein des Seals était plus que respectable. Il était alors le meilleur défenseur offensif des Seals et il garda cette distinction suite au départ de l’équipe à Cleveland en 1976. Il continua d'être le principal défenseur de la défense des Barons jusqu’à la fusion avec les North Stars en 1978 mais à travers tout ça, il était clair qu'il ne serait jamais Bobby Orr ou Denis Potvin, surtout au sein d'une équipe en pleine crise financière (voir texte du 20 février 2016). Il fit ensuite partie de la liste de protection des Barons lors de cette fusion (voir texte du 28 février 2016) mais il ne joua cependant jamais avec les North Stars. Durant l’été suivant la fusion, les North Stars signèrent l’agent libre avec compensation Gary Sargent (texte du 27 mai 2012) des Kings de Los Angeles et ces derniers reçurent Hampton ainsi que Steve Jensen et Dave Gardner en guise de compensation.



Il joua donc la saison 1978-79 avec sa nouvelle équipe mais suite à des blessures il ne joua que 49 matchs, récoltant 20 points au passage. Ces blessures le suivirent lors de la saison suivante alors qu’il joua encore moins, seulement 3 matchs en 1979-80 durant laquelle il joua ses premiers matchs en carrière dans la ligue américaine avec les Dusters de Binghampton où il séjourna le temps de 19 matchs.

Il ne revint plus jamais dans la LNH par la suite. Les blessures et le surplus d’effectifs à la défense des Kings signalèrent la fin de sa carrière dans la grande ligue. Il débuta la saison 1980-81 avec le club-école des Kings, les Apollos de Houston dans la Central Hockey League (CHL). Cette équipe instable au sein d’une ligue instable dut cependant cesser ses activités au milieu de la saison et Hampton et les autres espoirs des Kings furent transférés chez les Hawks du Nouveau-Bruswick dans la ligue Américaine. En tout, Hampton connut tout de même une bonne saison 80-81 avec 24 points en 33 matchs avec Houston et 27 points en 36 matchs avec les Hawks. Il traversa en Europe pour les deux saisons suivantes qu’il passa avec le club Ambri-Piotta de la ligue Suisse. Il tenta par la suite un retour en amérique en 1983-84 avec les Americans de Rochester avec qui il ne joua que 21 matchs avant de prendre sa retraite à seulement 27 ans.


Après sa retraite il devint directeur de l’aréna de sa ville natale de King City en Ontario. Il déclara plus tard qu’il regretta d’avoir débuté trop rapidement sa carrière professionnelle et qu’il aurait été préférable pour lui de rester dans le junior avec les Black Hawks et que la pression de devoir devenir le sauveur à la défense d’une équipe instable à un si jeune âge aura finalement grandement affecté sa confiance. Il fut également une autre victime du terrible Alan Eagleson, son agent lors de ses débuts professionnels. Eagleson (également l’agent de Bobby Orr) lui dénicha un lucratif contrat de 100 000$ par année avec les Seals en 1974 et Hampton confia l’investissement de ses gains à Eagleson qui ne lui laissait que 400$ par semaine. Eagleson dilapida son argent, ne laissant que des miettes à Hampton lors de sa retraite. Il fournit plus tard de la documentation servant au procès criminel de Eagleson mené par plusieurs de ses ex-clients en 1994.

En terminant, voici une bande-annonce d'un documentaire sur les Seals dont je ne me peut plus d'attendre la sortie. On peut y voir (à 2:45) un bref aperçu de Hampton qui parle de son expérience au sein des Seals et des attentes démesurées envers lui. J'ai vraiment hâte de voir le produit final il va sans dire...




Sources:
Legends of hockey
hockeydraftcentral.com
hockeydb
Greatest Hockey Legens
Wikipedia







mercredi 4 mai 2016

Les Prix La Vie Est Une Puck 2015-16









Pour la septième année tout en niant que j'ai oublié de la faire l'an dernier et en 2013-14, La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter ses propres trophées. À noter la présence de nouveau trophées encore une fois cette année!

Voici donc les prix :


Le Dave Schultz Memorial Trophy
Encore une fois cette année, La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter le Dave Schultz Memorial Trophy remis annuellement au joueur ayant accumulé le plus de minutes de pénalités durant la saison régulière. Si comme moi vous vous ennuyez du temps où les meneurs au chapitre des minutes de pénalité avaient droit à une carte de hockey soulignant cet exploit, voici votre revanche. Ce trophée porte donc le nom de celui qui détient toujours le record de minutes de pénalité en une saison dans l'histoire de la NHL, Dave "The Hammer" Schultz. Ce grand matamore des Broad Street Bullies passa 472 minutes au banc de pénalité lors de la saison 1974-75, deuxième année où les Flyers remportèrent la Coupe Stanley à coups de dents pétées et de côtes arrachées! Ce n'est donc pas un enfant de cœur qui se mérite ce trophée!

Les précédents gagnants :
2014-15 - Steve Downie
2013-14 - Tom Sestito
2013      - Colton Orr
2011-12 - Derek Dorsett
2010-11 - Zenon Konopka
2009-10 - Zenon Konopka

And the winner is : Derek Dorsett



Derek Dorsett est devenu le deuxième joueur à remporter le Dave Schultz Memorial Trophy une deuxième fois... Toutefois, c'est avec l'uniforme des Canucks qu'il l'a remporté cette fois alors qu'il portait l'uniforme des Blue Jackets lorsqu'il l'a remporté en 2011-12!

Bravo pour ta récidive, mon cochon!



Le Bill Mikkelson Trophy


La Vie Est une Puck est fier de vous présenter à nouveau le Bill Mikkelson Trophy, prix remis au joueur ayant accumulé le pire différentiel durant la saison régulière, donc du joueur le plus mal sur-utilisé de la NHL. Ce trophée est nommé en l'honneur du célèbre Bill Mikkelson qui, lors de la saison inaugurale des Capitals de Washington en 1974-75, termina la saison avec un impressionnant différentiel de -82. Ce résultat est d'autant plus impressionnant en sachant que Mikkelson ne joua que 59 matchs lors de cette saison. Sachez également que deux saisons auparavant, en 1972-73, mais cette fois avec un autre club d'expansion, les Islanders de New York, Mikkelson accumula un autre bon différentiel de -54 en 72 matchs. Il a donc réussi a améliorer son score. Il faut dire qu'il évoluait en 1974-75 avec la pire équipe de l'histoire du hockey moderne, les Capitals de Washington de cette saison... Mikkelson était donc au bon endroit au bon moment... ...ou pas...

Les précédents gagnants :
2014-15 - Nail Yakupov
2013-14 - Alexander Edler
2013      - Erik Gudbranson
2011-12 - Milan Jurcina
2010-11 - Chris Philips
2009-10 - Patrick O'Sullivan

And the winner is : Mikkel Bødker



S'étant promené entre Denver et Glendale cet hiver, notre ami danois semble avoir été utilisé souvent au mauvais endroit au mauvais moment au sein de deux équipes qui n'ont pu se qualifier pour les éliminatoires. Le compatriote de Lars Eller a su devancer deux Canucks, Bo Horvat et Radim Vrbata, au fil d'arrivée avec son -35 alors que les deux joueurs du Vancouver ont récolté un bon -30.

Bravo Mikkel, on espère que tu vas passer un bel été...



Le Gary "Suitcase" Smith Trophy

Comme je l'ai déjà expliqué, nous aimons beaucoup les trophées de l'AHL parce que plusieurs portent le surnom du joueur envers lequel le trophée est dédié. C'est donc pourquoi nous avons introduit le Gary "Suitcase" Smith Trophy, remis annuellement au gardien ayant enregistré le plus de défaites en saison régulière. On ne se mérite pas le surnom "Suitcase" pour rien, ça veut dire qu'on s'est promené beaucoup. Et c'est ce que Gary Smith fut, un mauvais gardien de but à bien des mauvais endroits à bien des mauvais moments. Lors de la saison 1970-71, alors qu'il évoluait pour les Golden Seals de la Californie, Smith établit un record avec de rien de moins que 48 défaites en saison régulière... Il faut dire que jouer pour les Golden Seals de la Californie, l'une des plus risibles équipes de l'histoire de la NHL, au début des années 70, n'aidait pas à faire de vous un grand gardien, mais de là à terminer la saison avec 48 défaites en une saison... Vous serez content par contre d'apprendre que lors de la saison suivante, en 1971-72, il remporta le trophée Vézina en compagnie de Tony Esposito à une époque où ce trophée était remis au(x) gardien(s) ayant la plus basse moyenne durant la saison régulière...

Les précédents gagnants :
2014-15 - Mike Smith
2013-14 - Ryan Miller
2013      - Semyon Varlamov
2011-12 - Jonas Hiller
2010-11 - Nikolai Khabibulin
2009-10 - Jeff Drouin-Deslauriers, Tomas Vokun et Miikka Kiprusoff


And the winner is : Cam Talbot




Dans la vie, il y a le karma, vous savez, cette force qui fait que s'il vous arrive quelque chose, et bien, c'était votre destinée... Pour certains, le karma est une chose plus prévisible, comme par exemple se faire échanger aux Oilers d'Edmonton et terminer sa première saison dans cette ville comme gagnant du Gary "Suitcase" Smith Trophy avec un total de 27 défaites. À noter que depuis que nous remettons des prix, Talbot est le troisième gardien des Oilers à se mériter ce trophée!

Bravo, Cam!!!


Le Frank Caprice Award


La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter à nouveau le fameux Frank Caprice Trophy, remis au gardien ayant gardé plus de 20 match ayant le pire pourcentage d'arrêt. Ce trophée est nommé en l'honneur du grand Frank Caprice, gardien des années 80 qui est en quelque sorte le gardien ayant gardé plus de 100 matchs dans la NHL avec le plus bas pourcentage d'arrêts depuis qu'on tient en considération cette statistique... Vous savez, quand on était un gardien plus que médiocre dans une période difficile pour les gardiens, ça mérite d'être souligné...


Les précédents gagnants :
2014-15 - Viktor Fasth
2013-14 - Dan Ellis
2013      - Miikka Kiprusoff
2011-12 - Dwayne Roloson

And the winner is : Jonas Hiller


Étrange, la carrière de Jonas Hiller... Il a été par bout un des meilleurs gardiens de la ligue et le voici maintenant récipiendaire d'un deuxième trophée LVEUP en carrière. Après un Gary "Suitcase" Smith Trophy en 2011-12, le voici qui se mérite le Frank Caprice Trophy pour sa très peu reluisante moyenne de .879 en 26 matchs! Il reste quand même un Jonas plus cool que le chanteur du même nom!

Bravo pour ton exploit, mon Jonas!



Le Mike Milbury Trophy

Comme la NHL, nous récompensons un directeur général, mais nous, nous célébrons le cancre des cancres en lui décernant le Mike Milbury Trophy, remis au directeur général ayant fait la ou les pires échanges de l'année. Si vous vous demandez pourquoi le Mike Milbury Trophy, voici simplement une courte liste de joueurs que Mike a échangé pour 3 seaux de rondelles et 4 paquets de tape à palette durant son règne à la tête des Islanders : Zdeno Chara, Wade Redden, Bryan Berard, Eric Brewer, Darius Kasparaitis, Bryan McCabe, Roberto Luongo, Olli Jokinen, Todd Bertuzzi, Tim Connolly et Raffi Torres. Alors vous comprenez pourquoi on nomme avec ce trophée Mike Milbury le pire DG de l'histoire du hockey contemporain pour honorer celui qui a fait les pires décisions de l'année.  À noter que ce trophée est remis au suffrage pas très universel sur les médias sociaux... La démarche n'est pas tant démocratique, mais que voulez-vous...

Les précédents gagnants :
2014-15 - non remis
2013-14 - Mike Gillis

And the winner is : Bryan Murray



Je suis très attristé de devoir donner ce trophée à Bryan Murray compte tenu des circonstances, mais bon, y avait-t-il un échange pire que celle qui a mené Dion Phaneuf dans la capitale fédérale? De plus, rappelons que Scott Gomez s'est trouvé du boulot en fin de saison dans la ville que le plaisir a oublié... Désolé, monsieur Murray, mais vous vous méritez le deuxième Mike Milbury Trophy de l'histoire!



Le Craig Smith Trophy


Le Craig Smith Trophy est remis au joueur de centre ayant joué plus de 50 matchs possédant le pire pourcentage de mise au jeu remportées. Il a été nommé en l'honneur du joueur ayant remporté le premier ce trophée après la saison 2013-14. Il récompense donc les spécialistes des mises en jeu les moins doués de la NHL...

Les précédents gagnants :
2014-15 - Jordan Nolan
2013-14 - Craig Smith


And the winner is : Jordan Nolan.



L'indécrottable Jordan Nolan s'avère être à nouveau le champion incontesté des mises au jeu perdues. Et bien que l'an dernier son pourcentage était très faible à 16,7% en 60 matchs, Nolan s'est plus que surpassé cette année en obtenant un 0% en 52 match. Oulàlà! Difficile de faire pire...


Et voici nos 3 nouveaux trophées :

Le Dave Allison Trophy

Dave Allison est le king de l'éphémère. Il a joué seulement 3 matchs dans la NHL avec le Canadien en 1983-83 et a sévi comme entraîneur des Senators d'Ottawa pour un très modique 27 matchs lors de la saison 1995-96.  Alors le Dave Allison Trophy est un trophée qui est dorénavant remis à l'entraîneur qui a été le plus rapidement congédié dans la NHL.

And the winner is : Todd Richards


Pauvre Todd... Il fut congédié après seulement 7 matchs par les Blue Jackets... Il faut dire que l'équipe avait perdu chacun de ces matchs... Mais je crois que l'insulte suprême a été de se faire remplacer par John Tortorella... D'ailleurs, savez-vous qu'il a été repêché par le Canadien? Dave Allison aussi a débuté sa carrière de joueur avec le Canadien...

Ce trophée lui était donc destiné! Bravo mon Todd!!

Le Fishsticks Trophy


En discutant entre tous les collaborateurs de La Vie Est Une Puck, nous avons décidé d'introduire un prix pour le chandail le plus laid de la NHL. Pensé en hommage au célèbre chandail "Fishstick" des Islanders des années 90, le Fishsticks Trophy est décidé entre les collaborateurs de LVEUP afin de décider quel est le plus laid chandail de la NHL porté lors de la dernière saison...

And the winner is : Le chandail "Bolts" du Lightning



L'équipe de La Vie Est Une Puck a officiellement déclaré le chandail Bolts du Lightning pire chandail ayant été utilisé cette saison. Cette idée d'utiliser le surnom de l'équipe comme logo et son ton terne en font un chandail morne et très peu intéressant. Le pire, c'est qu'il s'agit du deuxième chandail avec cette idée ridicule du surnom du logo... (On salue d'ailleurs les Senators pour avoir retiré leur horrible "Sens" il y a plusieurs années.)  Il y a beaucoup d'autres chandails plus ou moins douteux qui ont été utilisés cette saison, mais celui-là est celui que nous avons unanimement décrié comme le pire.

Espérons qu'il disparaîtra et ne sera qu'un souvenir douloureux...



Le Mariusz Czerkawski Award


Plus tôt cette année, Mathieu AKA Ray Sheppard a introduit le Mariusz Czerkawski Trophy en l'honneur de cet ex-joueur polonais qui joua une saison plus que médiocre avec Montréal en 2002-03 remis annuellement au pire joueur du Canadien de la saison. Plusieurs facteurs entrent en compte afin de mériter ce trophée. Il s'agit soit d'un joueur dont le passage fut un échec ou que la fin de son parcours avec l'équipe fut douloureux. Ça peut aussi être un cas d'expérience râtée, soit dans le cas d'une signature comme joueur autonome ou bien un choix au repêchage qui n'a pas rempli les attentes. Sinon ça peut être celui qui fut le plus indésirable au sein de l'équipe ou bien celui qu'on avait le plus hâte que son contrat se termine. Si l'histoire du joueur avec le club se termine par un rachat de contrat, un renvoi dans les mineures ou un échange-débarras, c'est souvent ce qui détermine le gagnant de ce trophée.


Les précédents gagnants (tels qu'énumérés dans la texte de décembre) :
2014-2015: René Bourque
2013-2014: Louis Leblanc
2012-2013: Tomas Kaberle
2011-2012: Scott Gomez
2010-2011: Benoit Pouliot
2009-2010: Sergei Kostitsyn
2008-2009: Mike Komisarek
2007-2008: Mikhail Grabovski
2006-2007: Sergei Samsonov/Janne Niinimaa
2005-2006: Pierre Dagenais / José Théodore
2003-2004: Marcel Hossa
2002-2003: Mariusz Czerkawski


And the winner is : Alexander Semin.



Bon, le résultat avait été annoncé précédemment, mais je croyais bon d'inclure ce trophée dans nos trophées annuels. Donc à l'avenir, ce trophée sera dévoilé en même temps que les autres!


lundi 2 mai 2016

Bobby Kromm



Bobby Kromm a pris le chemin du hockey senior et fut un important contributeur à la glorieuse histoire des Smoke Eaters de Trail. (voir texte du 18 janvier 2014) Joueur de centre, il fit partie de l’équipe à partir de 1950. Il y demeura pendant plusieurs années, jusqu’à ce qu’il devienne joueur-entraîneur en 1960.

Cette saison-là, l’équipe eut la chance de représenter le Canada aux championnats du monde. Pourtant, ils s’étaient inclinés devant les Maroons de Chatham en finale de la Coupe Allan la saison précédente. Cependant, ceux-ci décidèrent de faire une tournée en URSS plutôt que de se rendre aux championnats en Suisse.

Les Smoke Eaters n’ont pas raté leur chance. Avec une fiche de 6-1, ils ont réussi à coiffer la Tchécoslovaquie et l’URSS au différentiel de buts. (Il n’y avait pas de ronde des médailles à ce moment, seulement un tournoi à la ronde.)

Il s’agissait du 19e titre canadien. Il faudra attendre jusqu’en 1994 avant le 20e, avec cette fois une équipe composée de professionnels. Entre temps, il y eut une domination outrageante des Soviétiques, incluant une période où le Canada cessa d’envoyer des représentants. (voir texte du 27 mai 2013)

En 1962, alors que Kromm était toujours entraîneur mais avait accroché ses patins, il mena les Smoke Eaters au titre de la Coupe Allan. Ceci leur valut un autre billet pour les championnats du monde, disputés en Suède cette fois.

Les résultats furent toutefois différents. Pour seulement la quatrième fois en 30 éditions, le Canada fut absent du podium, en terminant quatrième.

Ce fut la dernière fois que le Canada fut représenté par les champions en titre de la Coupe Allan. En 1964, pour les Jeux d’Innsbruck, le père David Bauer eut pour tâche de former une équipe nationale.

En 1964-65, cette fois derrière le banc des Maple Leafs de Nelson, Kromm mena encore une fois son équipe à la finale de la Coupe Allan, où elle s’inclina devant les Castors de Sherbrooke.

Après une brève expérience dans la WHL, Kromm alla diriger la filiale des Black Hawks dans la Ligue centrale, d’abord à St-Louis, puis suite à l’arrivée des Blues, à Dallas.

Kromm eut beaucoup de succès avec les Black Hawks de Dallas. L’équipe remporta la Coupe Adams en 1969, 1972 et 1974, en plus d’atteindre la finale à trois autres reprises. En 1972, Kromm remporta d’ailleurs le Trophée Jake Milford (voir texte du 31 juillet 2012), remis à l’entraîneur de l’année dans la CHL. Malheureusement pour lui, Billy Reay était bien en selle à Chicago, ce qui lui laissait peu de possibilités pour graduer dans la LNH.

C’est alors qu’on lui offrit de diriger les Jets de Winnipeg de l’AMH. Malgré la présence de Bobby Hull et de l’arrivée de leurs joueurs suédois (voir texte du 13 avril 2015) , ils avaient raté les séries en 1974-75.



Dès sa première saison dans l’AMH, Kromm, un entraîneur de style motivateur, mena les Jets à une fiche de 57-25-2 et à la Coupe Avco. Il se mérita alors le Trophée Robert-Schmertz, remis au meilleur entraîneur de la ligue. (voir texte du 8 septembre 2014)

En 1976-77, les Jets atteignirent à nouveau la finale, mais ils baissèrent pavillon devant les Nordiques.

Il y eut ensuite des discussions pour lui donner le poste de directeur-gérant, mais Kromm ne pouvait se résoudre à remplacer Rudy Pilous, celui qui l’avait embauché. Il préféra donc quitter.

Il décida alors de relever tout un défi. Les Red Wings étaient complètement à la dérive. Ils venaient de rater les séries pour une septième année consécutive (malgré l’ajout de nombreuses équipes d’expansion) et pour une dixième fois en onze ans.

Encore une fois, l’arrivée de Kromm eut un effet immédiat. Aidé par l’addition de Dale McCourt (voir texte du 1er février 2010), Détroit passa d’une saison de 41 points à une de 78 (presque une fiche ,500). Non seulement les Wings se qualifièrent pour les éliminatoires, mais ils remportèrent même une première série en 12 ans. Ils éliminèrent les Flames d’Atlanta, avant de perdre contre les éventuels champions de la Coupe Stanley, les Canadiens.

Ses Red Wings terminèrent 35 points derrière les Bruins et 51 points derrière les Canadiens, mais Kromm devança quand même Don Cherry et Scotty Bowman dans la lutte au Trophée Jack Adams. Il remporta ainsi le titre de meilleur entraîneur dans une troisième ligue différente.

La magie de Kromm fut néanmoins de courte durée et Détroit retourna à ses anciennes habitudes. Les Wings ratèrent les séries en 1978-79 et en 1979-80. Kromm fut congédié alors qu’il ne restait que 9 matchs à cette dernière saison.

Il est ensuite demeuré dans la région de Détroit, jusqu’à son décès en 2010, à l’âge de 82 ans.

De 1983 à 1993, son fils Richard a disputé 372 matchs avec les Flames et les Islanders.


Sources : “Young Russian Hockeyists Beat Chatham Squad”, CP, 29 novembre 1960, Ottawa Citizen, p.14, “Smokies Impress in 5-1 Triumph to Clinch Crown” de Stewart MacLeod, Canadian Press, 13 mars 1961, Ottawa Citizen, p.15, “Former Wings coach Kromm dies” de Bill Roose, 11 juin 2010, (redwings.nhl.com), “Obituary / Bobby Kromm : Led Jets to Avco Heights”, AP, 12 juin 2010, Winnipeg Free Press (winnipegfreepress.com), trailsportshistory.ca, wikipedia.org.