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mercredi 1 juillet 2026

Les trophées LVEUP (partie 2 de 3)

 

  


   


Une autre saison terminée, c'est le temps de se contempler dans la célébration de fin d'année avec les fameux trophées personnalisés de La vie est une Puck!

Ici, on en a que faire des marqueurs de buts, des bons gardiens et des joueurs gentilhommes. Contrairement à la LNH, les prix LVEUP récompensent la médiocrité et les statistiques peu flatteuses. 

Pour voir les anciennes éditions des années précédentes, cliquez ici.

Nous faisons un peu différent cette année alors que les 5 premiers trophées ont été dévoilés dans une première partie.

Voici sans plus tarder, la suite des prix LVEUP 2025-26!
 
 



Ancien joueur de seulement 3 matchs dans la LNH avec les Canadiens en 1983-84, Dave Allison a plus tard sévi comme entraîneur par intérim des Sénateurs d'Ottawa pour un très modique 27 matchs (fiche de 2-22-3) lors de la saison 1995-96 avant d'être licencié et remplacé par Jacques Martin. Il n'est jamais revenu dans la LNH suivant ce bref épisode.
 
En honneur de ce parcours éphémère, le Dave Allison Trophy est remis à l'entraîneur qui a été le plus rapidement congédié dans la LNH durant la saison.


Les précédents gagnants :
2024-25 : Jim Montgomery
2023-24: Mike Babcock
2022-23 : Bruce Boudreau
2021-22 : Jeremy Colliton/Joel Quenneville
2020-21 : Claude Julien
2019-20 : Mike Babcock
2018-19 : John Stevens
2017-18 : Alain Vigneault
2016-17 : Gérard Gallant
2015-16 : Todd Richards


And the winner is :
Dean Evason

C'est lors du 12 janvier dernier que l'on assista au premier congédiement de coach de la saison lorsque Dean Evason, cet ancien joueur des Whalers et des premiers Sharks de 91-92, fut remercié par les Blue Jackets après une fiche de première moitié de saison de 19-19-0-7. Cette fiche était pourtant vraiment bien digne des Blue Jackets… oubliable.

Il fut remplacé par l'éternel Rick Bowness qui sortit alors de sa retraite pourtant bien méritée. Je suggère d'ailleurs que l'on renomme l'équipe les Blue Bowness en son honneur.

Mais pour Dean Evason, et bien il devra se contenter d'un beau trophée Allison tout neuf. Bravo Dean.




Comme le circuit Bettman, nous récompensons un directeur général, mais nous optons pour élire le cancre des cancres en lui décernant le Mike Milbury Trophy, remis au directeur général ayant fait la ou les pires transactions ou mouvements de personnel de l'année. 
 
Dire qu'il aurait pu seulement demeurer dans notre mémoire comme celui qui a assommé un fan des Rangers dans les estrades avec sa propre chaussure, mais Mad Mike désirait plus de postérité et est ainsi devenu coach et DG des Islanders de New York dans les années 90. Son règne malfamé fut marqué de décisions douteuses comme d'échanger Roberto Luongo, échanger Zdeno Chara et un 1er choix (Jason Spezza) pour Alexei Yashin, signer ce même Yashin pour 10 ans, repêcher Rick DiPietro au premier rang etc... la liste est longue.
 

Les précédents gagnants :
2024-25 : Don Sweeney
2023-24 : Kyle Dubas
2022-23 : Chuck Fletcher
2021-22 : Kelly McCrimmon
2020-21 : Bob Murray
2019-20 : Stan Bowman
2018-19 : Peter Chiarelli
2017-18 : Pierre Dorion 
2016-17 : Tom Rowe  
2015-16 : Bryan Murray
2014-15 : non remis
2013-14 : Mike Gillis


And the winner is :
Stan Bowman

Avoir le meilleur joueur au monde mais demeurer incapable de l'équiper d'un gardien et d'une défense fiable, tel est le folklore à Edmonton. Après deux présences d'affilée en finale et ces coïts interrompus où ils durent endurer les soubresauts de Stuart Skinner, Stan Bowman et les Oilers passèrent finalement à l'action en décembre dernier. 
 
Dans ce qui est selon nous la pire transaction de la dernière saison, ils échangèrent alors Skinner, Brett Kulak et un choix de 2e ronde de l'an 2029 en retour de...Tristan Jarry et l'ailier Samuel Poulin.

Jarry, dont la dernière saison gagnante remontait à 2022-23, n'était pas vraiment un upgrade à Skinner. Il ne joua que 19 matchs pour terminer la saison et malgré une fiche sur papier acceptable de 9-6-2, il avait une horrible moyenne de 3.86 et un pourcentage d'efficacité de seulement 0.858, ce qui lui vaudrait normalement le trophée Caprice si ce n'était que de ses stats à Edmonton, ses matchs disputés à Pittsburgh arrondissant le tout à un moins pire 0.88. En séries, c'est finalement Connor Ingram qui fut désigné. Jarry a seulement joué un match.

Et la solution pour 2026-27? Engager Mike Babcock... Maudits Oilers. Bowman devient le premier DG de l'histoire à remporter un deuxième trophée Milbury... faut le faire.




 
Pensé en hommage au célèbre chandail "Fishsticks" des Islanders des années 90, le Fishsticks Award récompense le pire chiffon à avoir été porté lors d'un match régulier durant la dernière saison.   
 
À moins d'un cas de force majeure, nous incluons seulement les chandails portés lors de matchs réguliers dans la LNH, incluant les matchs extérieurs. Conséquemment, les uniformes du match des étoiles et des échauffements d'avant-match ne sont pas considérés pour le titre. 


Les précédents gagnants :
2024-25 : New "Jersey"
2023-24:  In Mémoriam - Coyotes de l'Arizona 1996-2024
2022-23 : Le Reverse Retro ultra plate des Blackhawks
2021-22 : Le «Smashville» des Predators
2020-21 : Le Reverse retro «fantôme» des Stars
2019-20 : Le chandail "Bavette Stadium Series" de l'Avalanche
2018-19 : Le 3e chandail noir délavé du Lightning
2017-18 : Le chandail Stadium Series des Capitals
2016-17 : Le 3e chandail orange des "Mighty" Ducks d'Anaheim 
2015-16 - Le chandail "Bolts" du Lightning

And the winner is :
Le "Stadium Series" du Lightning


Un des trophées le plus difficile à élire, c'est pourquoi nous préférons la plupart du temps passer au vote démocratique sur Facebook. Cette année, c'est finalement le "TBL" du Lighting qui l'emporte avec l'étrange inclusion du bleu poudre dans la palette de l'équipe et cet atroce TBL en diagonale. Si vous nous connaissez bien ici, vous êtes au courant de notre politique de la "Règle Rangers" pour le lettrage en diagonale. 7 lettres minimum et maximum, avec parfois des exceptions acceptables pour 5,6 ou 8 si c'est bien gêré. Mais TROIS LETTRES? Non.

Résultats du vote populaire:

Avec tout ça, il s'agit du 3e trophée Fishsticks pour le Lightning, eux qui n'ont apparemment pas eu "d'éclair de génie" concernant leur chandail. Ba-dum tsss.



Lors de la saison 2015-16 et l'arrivée d'Alex Semin, nous avons introduit le Mariusz Czerkawski Ceremonial Trophy en honneur de cet ex-joueur polonais qui joua une saison plus que médiocre avec le CH en 2002-03 avant d'être expédié dans les mineures et racheté rapidement.
 
Plusieurs facteurs entrent en compte afin de mériter ce trophée et il ne s'agit pas nécessairement du pire joueur du Canadien de la saison. On pourrait simplifier en qualifiant le gagnant du "plus grand flop" de l'année chez le CH mais on peut y apporter certaines nuances selon l'année ou le joueur en question.

Comme critère principal pour le Trophée Czerkawski, nous privilégions les cas d'expériences ratées, comme une signature comme joueur autonome (haut risque ou bas risque) qui a floppé. Ça peut aussi être un choix au repêchage qui n'a pas rempli les attentes, un joueur indésirable au sein de l'équipe ou bien celui qu'on avait le plus hâte que son contrat se termine.
 
Les meilleurs facteurs pour trancher en cas d’incertitude peuvent être un rachat de contrat, un renvoi dans les mineures ou un échange-débarras avant la fin de la saison.


Les précédents gagnants:
2024-25 : Justin Barron
2023-24: Colin White
2022-23 : Evgenii Dadonov
2021-22 : Mike Hoffman
2020-21 : Michael Frolik
2019-20 : Keith Kinkaid
2018-19 : Karl Alzner
2017-18 : Mark Streit 2.0
2016-17 : Greg Pateryn
2015-16 : Alexander Semin
2014-15 : René Bourque
2013-14 : Louis Leblanc
2012-13 : Tomas Kaberle
2011-12 : Scott Gomez
2010-11 : Benoit Pouliot
2009-10 : Sergei Kostitsyn
2008-09 : Mike Komisarek
2007-08 : Mikhail Grabovski
2006-07 : Sergei Samsonov / Janne Niinimaa
2005-06 : Pierre Dagenais / José Théodore
2003-04 : Marcel Hossa
2002-03 : Mariusz Czerkawski


And the winner is :
Patrik Laine

Quoi dire de plus... L'expérience Patrik Laine, que l'on considérait l'an dernier comme un risque calculé, s'est finalement terminée après une agonie très longue pour lui, prisonnier des limbes de l'organisation après une autre de ses nombreuses blessures. On aura quand même pu en retirer une saison potable de 20 buts l'an dernier. Mais cette saison, ce ne fut qu'un court passage de 5 matchs ou il ne récolta seulement qu'une maigre passe. Une fois rétabli, on ne s'en fit pas plus qu'il faut sur son cas et il demeura dans les estrades jusqu'à la fin du calendrier. 

Donc 5 matchs, 1 point, 8.7 millions sur le cap salarial. Il est donc un très bon choix pour le Czerkawski.

À la prochaine Pat.

 


Voici pour conclure le Dennis O'Brien Trophy, remis au joueur qui a joué pour le plus grand nombre d'équipes lors de la saison régulière. 
 
À l'origine du nom pour ce trophée, on retrouve Dennis O'Brien, un solide défenseur cogneur mieux connu pour ses années passées au Minnesota dans les années 70. Cependant, durant la saison 1977-78, il eut l'honneur de devenir le premier joueur de l'histoire à jouer un match avec 4 équipes différentes dans la LNH durant la même saison.

Alors qu'il en était à sa 8e saison avec les North Stars, l'équipe le plaça au ballottage et il fut réclamé par les Rockies du Colorado en décembre. Il fut par la suite échangé à nos chers Barons de Cleveland en janvier. Une vingtaine de matchs plus tard, les Barons le placèrent au ballottage à leur tour et il termina la saison avec sa quatrième équipe, les Bruins. Au moins il eut la chance de terminer avec une bonne équipe contrairement aux trois autres… et il participa aux séries de surcroît.

Ce record fut réédité en 1991-92 par Dave McLlwain et plus récemment par Mark Arcobello en 2014-15 et ensuite Jussi Jokinen en 2017-18.


Les précédents gagnants:
2024-25: Daniel Sprong
2023-24: Tobias Bjornfot
2022-23 : Dryden Hunt
2021-22 : Adam Brooks
2020-21 : Greg Pateryn
2019-20 : Ilya Kovalchuk
2018-19 : Chris Wideman 


And the winner is :

Lukas Reichel

Choix de 1ère ronde des Blackhawks en 2020, l'attaquant allemand Lukas Reichel est celui qui a fait le plus de millage et qui a porté le plus de chandails différents durant la saison 2025-26.

Le neveu de l'ancien joueur des Flames Robert Reichel n'est pas parvenu à se démarquer avec les Blackhawks malgré quelques séquences ici et là. L'équipe a finalement abdiqué dans son cas en début de saison, l'échangeant aux Canucks malgré un bon début de saison (4 points en 5 matchs). Ce fut toutefois un fiasco à Vancouver (comme tout le reste de l'organisation) et il n'obtint qu'une seule passe en 14 matchs à Vancouver, étant relégué dans les mineures à Abbotsford.

Finalement en fin de saison, il fut échangé aux Bruins dans un échange de choix au repêchage. Il n'a obtenu que 3 points en 10 matchs avec les Bruins et joué un seul match en séries.

Avec ses 5 chandails portés en 2025-26, Reichel l'emporte. Le seul autre prétendant au titre était notre ancien préféré Brett Kulak, qui lui a joué pour les Oilers, Penguins et Avalanche durant la saison, mais aucun match dans les mineures. 


C'est ce qui conclut les trophées LVEUP 2025-26! Ah mais non. J'ai bien indiqué que c'était en 3 parties n'est-ce pas? 

On a un petit nouveau qui s'en vient. Plus de détails bientôt...


mardi 31 mars 2026

Gagner le trophée Calder deux ans de suite


   

Ivan Demidov est en ce moment ex-aequo au premier rang des recrues de la LNH avec 57 points et figure donc parmi les favoris pour l'obtention du trophée Calder remis à la recrue de l'année. La lutte sera toutefois serrée car l'excellent Beckett Sennecke des Ducks a lui aussi 57 points au moment d'écrire ces lignes et nul autre que Matthew Schaefer les suivent de tout près à 56 points. Schaefer, défenseur et premier choix l'an dernier, semble toutefois le véritable favori, à moins que je me trompe. Est-ce que les faits saillants électrisants de Demidov feront davantage peser dans la balance? N'importe, si c'est le cas, le CH remporterait le trophée Calder pour une deuxième année de suite, ce qui est extrêmement rare, encore moins dans une LNH avec autant d'équipes ou de parité. 

Mais même avant cette époque moderne, c'était déjà très peu commun même à l'époque des «Original 6».

Voici les quelques équipes à avoir accompli ce fait depuis la création du trophée en 1932.

 

MAPLE LEAFS DE TORONTO - 1943, 1944, 1945
Gaye Stewart - Gus Bodnar - Frank McCool

La première fois qu'on eu droit à un «repeat» du Calder fut lors de la deuxième guerre mondiale avec en plus une troisième année consécutive chez les Maple Leafs. La seule fois de l'histoire qu'une équipe l'emporta trois ans d'affilée.

L'ailier droit Gaye Stewart l'emporta d'abord en 1943, suite à une saison de 47 points en 48 matchs. Il continuera de plus belle l'année suivante avec 37 buts, au premier rang des marqueurs de la ligue.

Son coéquipier Gus Bodnar ramena ensuite le Calder l'année suivante avec une saison de 44 points et le gardien Frank McCool compléta le triplé en 1945, année de consécration pour les Leafs et ces trois jeunes joueurs qui menèrent l'équipe à la victoire de la coupe au printemps 1945. McCool établit d'ailleurs le record toujours valide de trois blanchissages consécutifs en séries. Il fut également le premier gardien de l'histoire à avoir une passe enregistrée dans ses statistiques.

Après une autre victoire de la coupe en 1947, les Leafs procédèrent à une transaction majeure. Stewart, Bodnar, Bob Goldham, Ernie Dickens et Bud Poile prirent le chemin de Chicago en retour le l'attaquant vedette Max Bentley et Cy Thomas.

Quant à McCool, des problèmes d'ulcères majeures le forcèrent malheureusement à prendre sa retraite prématurément après la saison 1945-46.

Les Leafs remportèrent de nouveau le Calder après cette conquête de 1947 avec le jeune Howie Meeker.

Toronto eut quelques autres lauréats par la suite; Frank Mahovlich (1958), Dave Keon (1961) et Kent Douglas (1963). Leur plus récent lauréat fut Auston Matthews en 2017.

 

RANGERS DE NEW YORK - 1953, 1954
Gump Worsley - Camille Henry

Équipe de misère durant les années 40 et début des années 50, les Rangers commencèrent finalement à redevenir respectables au milieu de la décennie et sans aucun doute que cela eut lieu grâce à leur recrutement. Le gardien Gump Worsley devint une légende et Camille Henry fut lui aussi une grande vedette.

Depuis ce temps, les Rangers ne sont pas vraiment une équipe réputée pour le développement. C'est plutôt l'inverse alors qu'ils sont plutôt dans le camp d'aller signer des joueurs à gros prix ou faire de grosses transactions. Depuis ce doublé de 1953-54, ils n'ont eu que deux récipiendaires du Calder, soit l'attaquant Steve Vickers en 1973 et le défenseur Brian Leetch en 1989.

BRUINS DE BOSTON - 1967, 1968
Bobby Orr - Derek Sanderson

Les puissants Bruins de Boston des années 70 ont débuté leur parcours comme bien d'autres équipes, soit en remontant la pente après des saisons de misère et du recrutement hors-pair. Recruter le meilleur défenseur de tous les temps, ça aide bien sûr beaucoup. Mais l'ajout du centre Derek Sanderson l'année suivante fut un tour de force qui amena encore plus de punch à l'attaque des Bruins. On connait la suite pour le problématique Sanderson, mais à ses débuts, il était un digne lauréat du joueur le plus prometteur en 1968.

Les Bruins ont depuis remporté le Calder en 1980 (Raymond Bourque), 1998 (Sergei Samsonov) et pour la dernière fois en 2004 avec le gardien Andrew Raycroft. 

 

Le doublé des Bruins de 1967-1968 fut la dernière fois où l'on put voir la même équipe remporter le Calder deux ans de suite. Il y eut toutefois quelques cas à prendre en considération.

FLAMES D'ATLANTA / CALGARY - 1975, 1977, 1986, 1988, 1990
Eric Vail - Willi Plett - Gary Suter - Joe Nieuwendyk - Sergei Makarov

Il fut un temps bien lointain où le mot «Flames» rimait avec excellence en développement. Malgré que la première incarnation de l'équipe à Atlanta ne fit pas beaucoup de «flammèches», ils développaient très bien leurs joueurs, ce qui permit aux dirigeants de l'équipe de poursuivre sur de bonnes bases à Calgary. L'attaquant Eric Vail l'emporta en premier en 1975 avec une saison de 39 buts et sera un des meilleurs joueurs de l'équipe jusqu'en 1981. Le dur à cuire Willi Plett récidiva deux ans plus tard.

10 ans plus tard, avec l'équipe définitivement implantée à Calgary, les Flames remirent la main sur le Calder, en même temps qu'une participation en finale, avec la saison recrue de l'excellent défenseur Gary Suter. Le futur membre du temple Joe Nieuwendyk suivra en 1988. Tout ça aida l'équipe à finalement passer à un autre niveau en 1989, obtenant leur première et dernière Coupe Stanley à ce jour.

Ils remirent la main sur le Calder une dernière fois en 1990, et ce de manière controversée alors que le récipiendaire, Sergei Makarov, était alors âgé de 31 ans, ce qui ne faisait pas vraiment de sens avec le mot «recrue» puisqu'il évoluait parmi les meilleurs équipes en Russie et sur la scène internationale depuis plus de 10 ans. La LNH abaissa finalement l'âge limite à 26 ans. Le dernier récipiendaire à s'être autant approché de cette limite de 26 ans fut le gardien Evgeni Nabokov des Sharks en 2001, alors âgé de 25 ans.

ISLANDERS DE NEW YORK - 1974, 1976, 1978
Denis Potvin - Bryan Trottier - Mike Bossy


Pendant que les Flames recrutaient bien, les Islanders recrutaient encore mieux alors que les deux équipes s'alternèrent le Calder annuellement entre 1974 et 1978.

Dans le cas des Islanders et bien... ça a marché pas à peu près.

Les Islanders ont depuis gagné le trophée à deux reprises, soit en 1997 avec le défenseur Bryan Berard et plus récemment en 2018 avec Mathew Barzal. 

Est-ce qu'ils reprendront le trophée cette année avec Schaefer?

 

Depuis ce temps, la seule équipe à avoir véritablement dominé à l'obtention du Calder fut l'Avalanche du Colorado avec Gabriel Landeskog (2012), Nathan MacKinnon (2014) et Cale Makar (2020). 

dimanche 15 mars 2026

Petites photos pour le plaisir #106 - La Coupe Molson à Ottawa





La pratique de décerner les trois étoiles date de la saison 1936-37, alors qu’Imperial Oil (aujourd’hui connu sous la marque Esso) s’entendit d’abord avec les Leafs, puis les Canadiens pour souligner les trois meilleurs joueurs d’un match, tout en faisant référence à sa marque d’essence ″Trois étoiles″. Imperial cessa cette commandite de la Soirée du hockey 1976, mais la pratique demeura.

On instaura à Montréal la Coupe Molson pour la saison 1972-73. Décerné selon un système de points au joueur ayant reçu le plus de mention lors des trois étoiles du match, c’est Ken Dryden qui en fut le premier récipiendaire. 
 

Les Leafs suivirent l’année suivante. Leur propriétaire d’alors, l’imbuvable Harold Ballard, y vit une occasion d’arracher un peu d’argent de commandite à la brasserie du même nom. Il put aussi effacer un peu plus la glorieuse histoire des Leafs, qui contrastait avec le présent, en faisant ainsi disparaître la Coupe J.P. Bicknell, qui occupait plus ou moins le même rôle depuis 1953.

La troisième équipe canadienne à cette époque, les Canucks, firent de même en 1975-76.

Les autres équipes canadiennes adoptèrent la pratique à leur arrivée dans la LNH : Edmonton et Winnipeg en 1979, Calgary en 1980 et Ottawa en 1992. Les Nordiques, détenus par la brasserie rivale, firent exception et adoptèrent plutôt la remise de la Coupe O’Keefe. 
 
Winnipeg cessa la pratique à son départ pour Phoenix en 1996.

Calgary l’abandonna en 2011, avant de reprendre un honneur semblable baptisé le ″Sportsnet 3 star Cup″ en 2017.

Les Leafs la mirent de côté pendant la covid, avant de la ramener l’an dernier.

Les Canucks ne réfèrent plus à la brasserie, se contentant de nommer le prix ″Three Star Award″.

La deuxième version des Jets décerne quant à elle le ″Three Stars of the Game Award″.

Les Canadiens et les Oilers la décernent toujours.

À Ottawa, on ne la décerne plus, mais la coupe est toujours exposée au Centre Canadian Tire, au niveau 200. Toutefois, honnêtement, elle a fort mauvaise mine… Elle aurait sérieusement besoin d’un peu de polissage.

Les gagnants au fil des ans ont été :

1992-93 Sylvain Turgeon

1993-94 Alexeï Yashin

1994-95 Don Beaupré

1995-96 Damian Rhodes

1996-97 Alexeï Yashin

1997-98 Alexeï Yashin

1998-99 Alexeï Yashin

1999-00 Marian Hossa

2000-01 Patrick Lalime

2001-02 Daniel Alfredsson

2002-03 Daniel Alfredsson

2003-04 Daniel Alfredsson

2005-06 Daniel Alfredsson

2006-07 Ray Emery

2007-08 Martin Gerber

2008-09 Daniel Alfredsson

2009-10 Brian Elliott

2010-11 Jason Spezza

2011-12 Craig Anderson

2012-13 Craig Anderson

2013-14 Craig Anderson

2014-15 Erik Karlsson

2015-16 Erik Karlsson

2016-17 Erik Karlsson


 
Selon wikipedia, le gagnant de 2017-18 aurait été Erik Karlsson, mais la Coupe n’a pas de plaque pour cette année. Est-ce à dire qu’on ne se serait même pas la peine d’honorer son dernier récipiendaire?

Sources :

″Top 10 Hockey gimmicks… or if you prefer, innovations.″, November 24, 2003, CBC Sports (web.archive.org),

« Cheers to tradition as Maple Leafs revive Molson Cup three stars-award » de Lance Hornby, April 11, 2025, Toronto Sun (torontosun.com),

wikipedia.org.

 


lundi 22 décembre 2025

Steve Vickers

 

Le repêchage de 1971 fut marqué par la présence de pas un, mais deux joueurs générationnels, Guy Lafleur et Marcel Dionne. Toutefois, d’autres joueurs de valeur furent aussi choisis. Après une bonne saison avec les Marlboros de Toronto, Steve Vickers fut repêché au 10e rang par les Rangers. Son coéquipier, le terrorisant Steve Durbano, fut aussi retenu par New York quatre rangs plus tard, mais après un an avec Omaha, dans la Ligue centrale, leurs chemins se séparèrent lorsque Durbano fut échangé aux Blues. 

De son côté, Vickers fit sa place dans la grosse pomme en faisant une entrée fracassante. Tout au long de sa carrière, il eut des séquences notables, et son début dans la LNH ne fit pas exception. 

Dès son premier match, à son premier tir, celui qu’on appela ″Sarge″ en raison du manteau de style militaire qu’il portait déjoua Denis DeJordy, des Wings. Ce fut toutefois dans une cause perdante puisque Détroit l’emporta 5-3. 

 Un peu plus d’un mois plus tard, combiné avec Bill Fairbairn et Walt Tkaczuk au sein de la Bulldog line, il marqua 3 buts contre Gary Edwards, dans une victoire de 5-1 contre les Kings au Madison Square Garden

Le match suivant, il déjoua Michel Belhumeur 3 autres fois, dans une victoire de 7-3 contre les Flyers. Il est ainsi devenu la première recrue à inscrire deux tours du chapeau lors de deux matchs consécutifs. Il était également le deuxième à réaliser cet exploit après Joe Malone en 1916-17, dans l’uniforme des Bulldogs de Québec

En séries, il ajouta un autre tour du chapeau dans le match qui élimina les rivaux des Rangers, Boston. 

Malgré qu’une blessure lui fit rater 16 matchs, il termina sa saison recrue avec une fiche de 30 buts et 23 passes. Sa récolte de buts représentait un record d’équipe pour une recrue (depuis battu). Il remporta aussi le trophée Calder, remis à la recrue de l’année. Au scrutin, il devança relativement facilement Bill Barber (futur membre du Temple de la renommée) et Billy Harris, son ancien coéquipier au niveau junior. Il était le premier Ranger à le remporter depuis Camille Henry en 1953-54. 

La saison suivante, il ne souffrit pas de la guigne de la deuxième année, augmentant son total à 34 buts, bien qu’il eut une séquence de 15 matchs sans but. 

En 1974-75, étant bien appuyé par ses nouveaux compagnons de trio Jean Ratelle et Rodrigue Gilbert, Vickers conclut sa saison 1974-75 avec sa meilleure fiche en carrière, soit 41-48-89. D’ailleurs, le 30 mars 1975, Vickers marqua pas moins de 4 buts, tous sur des passes de Ratelle et Gilbert. Trois d’entre eux furent marqués en troisième période. Il y ajouta une passe (sur un but de Ratelle, accompagné d’une passe de Gilbert). C’est Peter McDuffe des Scouts de Kansas City qui fut sa victime, dans une victoire de 8-2. 

Il fut alors choisi au sein de la deuxième équipe d’étoiles de la ligue. (Richard Martin des Sabres et repêché cinq rangs avant lui en 1971, fut l’ailier gauche de la première équipe.) 

Ce qui semblait être une saison exceptionnelle s’est toutefois terminée en queue de poisson en séries. Alors que leurs nouveaux rivaux, les jeunes Islanders, accédaient aux éliminatoires pour la première fois, ils poussèrent leurs vénérables voisins à un match ultime qui se rendit en prolongation. À ce moment, Vickers perdit la rondelle à Jude Drouin, qui la refila à Jean-Paul Parisé et qui déjoua Ed Giacomin. Les Isles envoyèrent alors les Blueshirts en vacances. 

En novembre 1975, son trio fut démembré lorsque Jean Ratelle fut échangé aux Bruins dans une transaction majeure qui amena Phil Esposito à New York. Si ce dernier joua certains matchs avec Vickers, l’entraîneur John Ferguson jongla souvent avec ses trios. Ceci n’empêcha toutefois pas Vickers d’avoir un match de 7 points (un record d’équipe) dans une victoire de 11-4 contre les faibles Capitals, alors que lors de ce match du mois de février, il jouait avec Gilbert et Wayne Dillon.

Par la suite, les statistiques de Vickers demeurèrent respectables, mais en baisse. Il parvint tout de même à avoir un autre match de 4 buts en octobre 1977, dans une victoire de 6-2 contre les Blues. 

En 1978-79, c’est l’ex-entraîneur des Flyers, Fred Shero, qui prit le banc des Rangers. Pour Vickers toutefois, les résultats ne furent pas au rendez-vous. Dans une saison marquée par les blessures, il obtint ce qui était à ce moment son plus faible total de buts, avec 13. Par contre, en séries, Shero eut la satisfaction d’éliminer son ancienne équipe, Philadelphie. Au tour suivant, Vickers et ses coéquipiers purent prendre leur revanche de 1973. Cette fois-ci, c’était leurs voisins de Long Island, les Islanders, qui étaient les favoris, forts de leur première place au classement général. Ce sont toutefois les vieillissants Rangers qui l’ont emporté. Ils se sont alors dirigés vers la finale, où ils ont été éliminés par les Canadiens. 

Vickers eut un sursaut en 1979-80, avec une production de 29 buts lorsqu’il fut combiné avec Ulf Nilsson et Anders Hedberg, suivie d’une saison de 19 buts en 1980-81. 

En 1981-82, c’est Herb Brooks, celui qui avait mené les États-Unis à l’or olympique à Lake Placid, qui devint entraîneur des Rangers. Vickers, en perte de vitesse, ne cadrait pas vraiment dans le style préconisé par Brooks. Doublé avec une blessure, il fut envoyé à Springfield, dans la Ligue américaine, pour 20 matchs. 

À la fin de la saison, il demanda à Brooks s’il avait un avenir avec l’équipe. Brooks lui répondit que non. Établi à New York avec sa famille, il préféra prendre sa retraite et alla travailler dans le domaine de l’assurance. Il déménagea plus tard en Floride. 

Sa fiche en carrière est de 246-340-586 en 698 matchs. 

Sources : 

″Clarke propulse les Flyers au premier rang dans l’ouest″, PC, 13 novembre 1972, La Presse, p.C1,

″Vickers unleashed tough Bulldog line″, CP, November 16, 1972, Calgary Herald, p.83, 

″Vickers awarded Calder Trophy, Barber runnerup″, May 30, 1973, Montreal Gazette, p.36, 

″Vickers leads Red Wings″ de Martin Lader, UPI, February 7, 1974, Times-Union Warsaw, p.12, 

″Tight NHL Races to go down to the wire″, CP, March 31, 1975, Calgary Herald, p.17, 

″Second chance for Steve Vickers″, UPI, May 2, 1979, Beaver County Times, p.C2, 

″Big night gives Vickers’ confidence a lift″, CP, November 8, 1979, Regina Leader-Post, p.23,

hockeydraftcentral.com.

 

mardi 1 juillet 2025

Les Trophées LVEUP 2024-25

 

   


Ils sont de retour! Les fameux trophées de La vie est une Puck!

Ici, on en a que faire des marqueurs de buts, des bons gardiens et des joueurs gentilhommes. Contrairement à la LNH, les prix LVEUP récompensent la médiocrité et les statistiques peu flatteuses. 

Pour voir les anciennes éditions des années précédentes, cliquez ici.

Voici sans plus tarder, les prix LVEUP 2024-25!
 




Si, comme nous, vous vous ennuyez du temps où les meneurs au chapitre des minutes de pénalité avaient droit à une carte de hockey soulignant cet exploit, voici votre revanche. 
 
Premier trophée de l'histoire de LVEUP, le Dave Schultz Memorial Trophy se voit remis annuellement au joueur ayant accumulé le plus de minutes de pénalités durant la saison régulière.
 
Ce trophée porte le nom de celui qui détient le record de minutes de pénalité en une saison, Dave «The Hammer» Schultz. Ce grand matamore des Broad Street Bullies accumula ni plus ni moins que 472 minutes au banc des pénalités en 1974-75, deuxième année où les Flyers remportèrent la Coupe Stanley à coups de dents pétées et de côtes arrachées... 
 
Les choses ayant grandement changé depuis (pour le meilleur ou pour le pire), on ne voit presque plus de joueurs dépassant les 100 minutes par saison de nos jours, mais ce trophée mérite toujours sa raison d'être.

Les précédents gagnants :
2023-24: Liam O'Brien (153)
2022-23 : Pat Maroon (150)
2021-22 : Mark Borowiecki (151)
2020-21 : Tom Wilson (96)
2019-20 : Evanger Kane (122)
2018-19 : Evander Kane (153)
2017-18 : Michael Haley (212)
2016-17 : Mark Borowiecki (154)
2015-16 : Derek Dorsett (177)
2014-15 : Steve Downie (238)
2013-14 : Tom Sestito (213)
2013 : Colton Orr (155)
2011-12 : Derek Dorsett (235)
2010-11 : Zenon Konopka (307)
2009-10 : Zenon Konopka (265)


And the winner is : 

Nikita Zadorov
145 minutes


Nouvellement arrivé à Boston en 2024-25, le défenseur format géant Nikita Zadorov a devancé Mathieu Olivier des Blue Jackets (139 minutes) et A.J. Greer des Panthers (130) pour devenir le premier joueur européen ou russe à remporter le trophée Schultz. 
 
Et non j'ai vérifié, notre premier lauréat Zenon Konopka est bel et bien d'origine canadienne (mais de descendants polonais).
 
Bravo Nikita! 

 

 
Nommé en l'honneur du célèbre Bill Mikkelson, qui lors de la saison inaugurale des Capitals de Washington en 1974-75, termina avec un impressionnant différentiel record de -82, le Bill Mikkelson Trophy est remis au joueur ayant accumulé le pire différentiel durant la saison régulière. 
 
Donc le récipiendaire du trophée Mikkelson peut se vanter d'être le joueur le plus mal sur-utilisé de la Ligue nationale.
 

Les précédents gagnants :
2023-24 : William Eklund (-45)
2022-23 : Andrew Peeke (-41)
2021-22 : Keith Yandle (-47)
2020-21 : Rasmus Dahlin (-36)
2019-20 : Andreas Athanasiou (-46)
2018-19 : Rasmus Ristolainen (-41)

2017-18 : Nick Leddy (-42)
2016-17 : Tyson Barrie et Matt Duchene (-34)
2015-16 : Mikkel Bodker (-33)
2014-15 : Nail Yakupov (-35)
2013-14 : Alexander Edler (-39)
2013 : Erik Gudbranson et Brian Campbell (-22)
2011-12 : Milan Jurcina (-34)
2010-11 : Chris Philips (-35)
2009-10 : Patrick O'Sullivan (-35)


And the winner is :
 
 
Mason Lohrei
-43


Un autre joueur bostonais ici avec le jeune défenseur Mason Lohrei qui devait probablement aller défendre les attaques à 5 provoquées par Zadorov...

Choix de 2e ronde des Bruins en 2020, Lohrei a malgré tout bien contribué offensivement avec 5 buts et 28 passes pour 33 points. Mais signe de la saison de misère des Bruins, il a terminé bon premier/dernier au chapitre des +/- avec -43. Il l'a emporté bas la main devant/derrière Tyler Bertuzzi des Blackhawks (-39) et Rasmus Andersson des Flames (-38).
 
Bravo Mason!
 
 


Remis annuellement au gardien ayant enregistré le plus de défaites en saison régulière, le Gary "Suitcase" Smith Trophy est un autre des «Original 3» des trophées de LVEUP créés en 2010.
 
Malgré quelques bonnes saisons avec les Canucks et un trophée Vézina partagé à Chicago avec Tony Esposito (à l'époque où ce trophée était remis aux gardiens ayant la plus basse moyenne), Gary Smith est surtout célèbre pour avoir établi un record toujours inégalé de 48 défaites en une saison, soit en 1970-71, alors qu'il évoluait avec les Golden Seals de la Californie. Son surnom «Suitcase» provient du fait qu'il s'est beaucoup promené, jouant avec 7 équipes de la LNH au total, ce qui représentait un record à l'époque.

 
Les précédents gagnants :
2023-24 : Petr Mrazek (31)
2022-23 : John Gibson (31)
2021-22 : Karel Vejmelka (32)
2020-21 : John Gibson (19)
2019-20 : John Gibson (26)
2018-19 : Devan Dubnyk (28)
2017-18 : Cam Talbot (31)
2016-17 : Calvin Pickard (31)
2015-16 : Cam Talbot (27)
2014-15 : Mike Smith (42)
2013-14 : Ryan Miller (30)
2013 : Semyon Varlamov (21)
2011-12 : Jonas Hiller (30)
2010-11 : Nikolai Khabibulin (32)
2009-10 : Jeff Drouin-Deslauriers, Tomas Vokoun et Miikka Kiprusoff (28)


And the winner is :
 
Juuse Saros
31 défaites

Un vent de fraicheur au niveau du trophée Suitcase Smith en la personne de Juuse Saros.
 
Je dis «vent de fraicheur» mais pour la 11e saison d'affilée, le trophée demeure dans l'Ouest... Le dernier récipiendaire de l'est étant Ryan Miller en 2013-14, et encore il avait été échangé aux Blues en fin de saison...
 
Mais quand même, Bravo Juuse! Une victoire du trophée Smith, ça s’arrose (Saros LOL).

Il a devancé Igor Shesterkin des Rangers et Jeremy Swayman des Bruins, tous les deux ex-aequo au deuxième rang avec 29 défaites.



Le Frank Caprice Trophy est nommé en l'honneur du grand Frank Caprice, gardien des Canucks des années 80, qui est en quelque sorte le gardien ayant gardé plus de 100 matchs dans la LNH avec le plus bas pourcentage d'arrêt (.859) depuis qu'on tient en considération cette statistique. 
 
Vous savez, quand on était un gardien plus que médiocre dans une période difficile pour les gardiens, ça mérite d'être souligné. Le trophée Caprice est donc remis au gardien ayant gardé plus de 20 matchs avec le pire pourcentage d'arrêt durant la dernière saison.

En passant, Frank Caprice est malheureusement décédé il y a quelques semaines à l'âge de 63 ans. RIP.


Les précédents gagnants :
2023-24 : Antti Raanta (.872)
2022-23 : Spencer Martin (.871)
2021-22 : Joonas Korpisalo (.877)
2020-21 : Carter Hart (.877)
2019-20 : Jimmy Howard (.882)
2018-19 : Aaron Dell (.886)
2017-18 : Scott Darling (.888)
2016-17 : Michal Neuvirth (.891)
2015-16 : Jonas Hiller (.879)
2014-15 : Viktor Fasth (.888)
2013-14 : Dan Ellis (.879)
2013 : Miikka Kiprusoff (.882)
2011-12 : Dwayne Roloson (.886)


And the winner is : 

Alexandar Georgiev / Philipp Grubauer
0.875

On ne fait pas de caprices et on reste encore dans l'ouest pour le Caprice Award, mais avec ici un rare cas d'égalité avec Alexandar Georgiev et Philipp Grubauer qui se partagent un beau 0.875% d’efficacité. 
 
Fun fact, les deux ont joué auparavant avec l'Avalanche. 
 
Georgiev était une étoile montante pas plus loin que lors des deux dernières saisons avec 40 victoires en 2022-23 et 38 en 23-24. Mais cette saison, il était moyen et l'Avalanche l'a échangé aux Sharks en décembre en retour principalement de Mackenzie Blackwood. Il a terminé la saison avec une fiche de 14-26-4 entre les deux organisations.
 
Pour Grubauer, son étoile a graduellement pâli depuis son départ de l'Avalanche en 2021 et sa signature comme agent libre avec le nouveau club de Seattle, étant éventuellement délogé comme numéro un par Martin Jones et ensuite Joey Daccord. Il était simplement horrible cette saison et le Kraken l'a même mis au ballotage et ensuite recalé dans les mineures en janvier dernier. Il a été rappelé en fin de saison et a un peu mieux fait pour conclure l'année avec 3 victoires en 5 matchs.
 
Donc un bravo splitté en deux. «BRA» pour Alexandar et «VO» pour Philipp...
 
 



Remis au joueur de centre ayant au moins 50 mises en jeu et 50 matchs joués qui possède le pire pourcentage de mise au jeu remportées, le Craig Smith Trophy a été ainsi auto-nommé en l'honneur de celui qui détenait cet illustre distinction au moment où on y a pensé, soit Craig Smith lui-même lors de l'édition des prix 2013-14. 
 
Il récompense donc le spécialiste des mises en jeu le moins doué de la LNH.


Les précédents gagnants :
2023-24: Filip Zadina
2022-23 : Brandon Hagel
2021-22 : Joel Farabee
2020-21 : Yegor Sharangovich
2019-20 : Tobias Rieder
2018-19 : Danton Heinen
2017-18 : Jordan Nolan
2016-17 : Jayson Megna 
2015-16 : Jordan Nolan
2014-15 : Jordan Nolan
2013-14 : Craig Smith 


And the winner is :

Cole Perfetti
31.3%

Perfetti n'a pas été «parfaitti» au cercle des mises en jeu...

C'est pas mal tout ce qu'on peut dire là-dessus.

Bravo Cole!
 



Ancien joueur de seulement 3 matchs dans la LNH avec les Canadiens en 1983-84, Dave Allison a plus tard sévi comme entraîneur par intérim des Sénateurs d'Ottawa pour un très modique 27 matchs (fiche de 2-22-3) lors de la saison 1995-96 avant d'être licencié et remplacé par Jacques Martin. Il n'est jamais revenu dans la LNH suivant ce bref épisode.
 
En honneur de ce parcours éphémère, le Dave Allison Trophy est remis à l'entraîneur qui a été le plus rapidement congédié dans la LNH durant la saison.


Les précédents gagnants :
2023-24: Mike Babcock
2022-23 : Bruce Boudreau
2021-22 : Jeremy Colliton/Joel Quenneville
2020-21 : Claude Julien
2019-20 : Mike Babcock
2018-19 : John Stevens
2017-18 : Alain Vigneault
2016-17 : Gérard Gallant
2015-16 : Todd Richards


And the winner is :

Jim Montgomery


Celui qui avait mené les Bruins à une récolte record de 65-12-5 et 135 points en 2022-23 s'est vite fait montré la porte à la mi-novembre après une fiche moyenne de 8-9-3. 
 
On peut voir que la gangrène est vraiment répandue à Boston alors que Jim Montgomery s'est rapidement retrouvé du boulot à St.Louis 5 jours plus tard et a terminé la saison avec une fiche 35-18-7 avec les Blues... 





Comme le circuit Bettman, nous récompensons un directeur général, mais nous optons pour élire le cancre des cancres en lui décernant le Mike Milbury Trophy, remis au directeur général ayant fait la ou les pires transactions ou mouvements de personnel de l'année. 
 
Dire qu'il aurait pu seulement demeurer dans notre mémoire comme celui qui a assommé un fan des Rangers dans les estrades avec sa propre chaussure, mais Mad Mike désirait plus de postérité et est ainsi devenu coach et DG des Islanders de New York dans les années 90. Son règne malfamé fut marqué de décisions douteuses comme d'échanger Roberto Luongo, échanger Zdeno Chara et un 1er choix (Jason Spezza) pour Alexei Yashin, signer ce même Yashin pour 10 ans, repêcher Rick DiPietro au premier rang etc... la liste est longue.
 

Les précédents gagnants :
2023-24 : Kyle Dubas
2022-23 : Chuck Fletcher
2021-22 : Kelly McCrimmon
2020-21 : Bob Murray
2019-20 : Stan Bowman
2018-19 : Peter Chiarelli
2017-18 : Pierre Dorion 
2016-17 : Tom Rowe  
2015-16 : Bryan Murray
2014-15 : non remis
2013-14 : Mike Gillis


And the winner is :
 
Don Sweeney

Histoire de couronner cette soirée de non-succès pour les Bruins, voici leur 4e trophée LVEUP en 2024-25. Après le Schultz de Zadorov, le Mikkelson de Lohrei et le Allison de Montgomery, voici un Milbury pour nul autre que celui qui est grandement responsable de tous les autres, nul autre que Don Sweeney.

On peut aussi noter parmi ses décisions récentes qui ont été impopulaires à Boston; sa gestion du dossier Swayman/Ullmark, les signatures couteuses d'Elias Lindholm, Zadorov et Swayman, l'échange de Ullmark à Ottawa, et surtout l'échange de Brad Marchand aux Panthers où il n'a obtenu qu'un simple choix de 2e ronde en retour de celui qui a grandement contribué au repeat des Panthers. 

Bravo Don.



 
Pensé en hommage au célèbre chandail "Fishsticks" des Islanders des années 90, le Fishsticks Award récompense le pire chiffon à avoir été porté lors d'un match régulier durant la dernière saison.   
 
À moins d'un cas de force majeure, nous incluons seulement les chandails portés lors de matchs réguliers dans la LNH, incluant les matchs extérieurs. Conséquemment, les uniformes du match des étoiles et des échauffements d'avant-match ne sont pas considérés pour le titre. 


Les précédents gagnants :
2023-24: Coyotes de l'Arizona 1996-2024
2022-23 : Le Reverse Retro ultra plate des Blackhawks
2021-22 : Le «Smashville» des Predators
2020-21 : Le Reverse retro «fantôme» des Stars
2019-20 : Le chandail "Bavette Stadium Series" de l'Avalanche
2018-19 : Le 3e chandail noir délavé du Lightning
2017-18 : Le chandail Stadium Series des Capitals
2016-17 : Le 3e chandail orange des "Mighty" Ducks d'Anaheim 
2015-16 - Le chandail "Bolts" du Lightning

And the winner is :


Le New «Jersey» du New Jersey


On est content de finalement pouvoir élire ce machin qui se méritait définitivement un Fishstick Award. Il est sorti en 2021 mais on avait à chaque fois de meilleures options donc on le reléguait sur le back burner en oubliant presque son existence.
 
Mais cette année, comme on arrivait pas à avoir un consensus clair sur le gagnant, on a pensé faire voter sur Facebook. Voici les résultats:

1. Le New «Jersey»: 21 votes
2. Le chandail Stadium Series des Blues: 15 votes
3. Le chandail Stadium Series des Blue Jackets: 6 votes
4. UTAH: 3 votes
5. Le 3e chandail des Sharks: 2 votes
 
Personnellement, je suis content que UTAH n'ait pas gagné ce Fishsticks car j'ai un petit faible pour le côté minimaliste de leur chandail. Pas de nom, pas de logo, juste UTAH. Je suis d'ailleurs content qu'ils honorent leur long patrimoine en gardant la version à l'étranger sur le nouveau design du Mamouth que l'on pourra admirer l'an prochain.
 
Ensuite il y avait évidemment comme prétendants des chandails Stadium Series et Winter Classic peu mémorables. Moi personnellement mon vote était pour Columbus et le simple canon comme logo.
 
Mais bref, «Jersey» l'a pas volé et donc les Devils se méritent absolument un premier Fishsticks. 



Lors de la saison 2015-16 et l'arrivée d'Alex Semin, nous avons introduit le Mariusz Czerkawski Ceremonial Trophy en honneur de cet ex-joueur polonais qui joua une saison plus que médiocre avec le CH en 2002-03 avant d'être expédié dans les mineures et racheté rapidement.
 
Plusieurs facteurs entrent en compte afin de mériter ce trophée et il ne s'agit pas nécessairement du pire joueur du Canadien de la saison. On pourrait simplifier en qualifiant le gagnant du "plus grand flop" de l'année chez le CH mais on peut y apporter certaines nuances selon l'année ou le joueur en question.

Comme critère principal pour le Trophée Czerkawski, nous privilégions les cas d'expériences ratées, comme une signature comme joueur autonome (haut risque ou bas risque) qui a floppé. Ça peut aussi être un choix au repêchage qui n'a pas rempli les attentes, un joueur indésirable au sein de l'équipe ou bien celui qu'on avait le plus hâte que son contrat se termine.
 
Les meilleurs facteurs pour trancher en cas d’incertitude peuvent être un rachat de contrat, un renvoi dans les mineures ou un échange-débarras avant la fin de la saison.


Les précédents gagnants:
2023-24: Colin White
2022-23 : Evgenii Dadonov
2021-22 : Mike Hoffman
2020-21 : Michael Frolik
2019-20 : Keith Kinkaid
2018-19 : Karl Alzner
2017-18 : Mark Streit 2.0
2016-17 : Greg Pateryn
2015-16 : Alexander Semin
2014-15 : René Bourque
2013-14 : Louis Leblanc
2012-13 : Tomas Kaberle
2011-12 : Scott Gomez
2010-11 : Benoit Pouliot
2009-10 : Sergei Kostitsyn
2008-09 : Mike Komisarek
2007-08 : Mikhail Grabovski
2006-07 : Sergei Samsonov / Janne Niinimaa
2005-06 : Pierre Dagenais / José Théodore
2003-04 : Marcel Hossa
2002-03 : Mariusz Czerkawski


And the winner is :

Justin Barron

Il était difficile de trouver un digne représentant du «Czerkawski» chez le Canadien en 2024-25. Dans une saison rafraichissante où il n'y avait pas vraiment de «passagers», on de retrouvait pas d'évidence à la Samsonov ou Alex Semin. Il y aura probablement certains qui auraient préféré élire Patrick Laine mais on trouve que ce dernier a quand même fait la job en saison et que c'était ce qu'on appelle un risque calculé. Quoique il coûte quand même cher ce risque calculé... 
 
Mais bref, on a donc choisi de porter notre choix sur Justin Barron. N'ayant pas encore réussi à cimenter sa place dans le top 6 de la défense montréalaise et alors qu'il n'avait qu'un seul point en 17 matchs, Jeff Gorton l'a envoyé à Nashville en retour d'Alexandre Carrier, un défenseur qui s'est grandement plus démarqué et un échange nettement gagnant. On peut qualifier Barron d'un cas parfait d'expérience ratée ou plutôt d'un échange désavantageux considérant qu'il était la pièce principale obtenue en retour d'Arturri Lehkonen en mars 2022.

Mais quand même merci pour tes services Justin, et bonne continuation à Nashville.

 


Voici pour conclure le Dennis O'Brien Trophy, remis au joueur qui a joué pour le plus grand nombre d'équipes lors de la saison régulière. 
 
À l'origine du nom pour ce trophée, on retrouve Dennis O'Brien, un solide défenseur cogneur mieux connu pour ses années passées au Minnesota dans les années 70. Cependant, durant la saison 1977-78, il eut l'honneur de devenir le premier joueur de l'histoire à jouer un match avec 4 équipes différentes dans la LNH durant la même saison.

Alors qu'il en était à sa 8e saison avec les North Stars, l'équipe le plaça au ballottage et il fut réclamé par les Rockies du Colorado en décembre. Il fut par la suite échangé à nos chers Barons de Cleveland en janvier. Une vingtaine de matchs plus tard, les Barons le placèrent au ballottage à leur tour et il termina la saison avec sa quatrième équipe, les Bruins. Au moins il eut la chance de terminer avec une bonne équipe contrairement aux trois autres… et il participa aux séries de surcroît.

Ce record fut réédité en 1991-92 par Dave McLlwain et plus récemment par Mark Arcobello en 2014-15 et ensuite Jussi Jokinen en 2017-18.


Les précédents gagnants:
2023-24: Tobias Bjornfot
2022-23 : Dryden Hunt
2021-22 : Adam Brooks
2020-21 : Greg Pateryn
2019-20 : Ilya Kovalchuk
2018-19 : Chris Wideman 


And the winner is :

Daniel Sprong

Cinq joueurs ont porté trois uniformes d'équipes de la LNH cette saison. Il s'agit de Vincent Desharnais (VAN, PIT, SJ), Juuso Parssinen (NSH, COL, NYR), Mikko Rantanen (COL,CAR,DAL), Andrei Kuzmenko (CGY, PHI, LAK) ainsi que Daniel Sprong.

Ce dernier a commencé la saison avec les Canucks où il avait signé comme agent libre l'été passé. Cependant, après seulement 9 matchs (1 but, 2 passes), il a été échangé au Kraken en retour de considérations futures pas encore dévoilées. C'était en fait un retour à Seattle pour Sprong, où il avait joué durant une saison et demie, connaissant d'ailleurs sa meilleure saison en 2022-23 avec 21 buts. Mais cette fois-ci, ce fut un flop pour Sprong à Seattle, jouant seulement 10 matchs (1 but, 1 passe) avant d'être placé au ballotage sans être réclamé et ensuite envoyé dans les mineures avec les Firebirds de Coachella (probablement en même temps que Grubauer, coudonc ça fait dur le Kraken...)

Il a bien performé avec les Firebirds avec 25 points en 19 matchs, ce qui permit de lui redonner un peu de valeur et de permettre au Kraken d'obtenir un choix de 7e ronde des Devils en retour de ses services avant la date limite des transactions. En 11 matchs au New Jersey, son 4e chandail de l'année, il a obtenu seulement 2 passes et ne joua qu'un seul match en séries pour conclure sa difficile saison.

Donc parmi tous ces joueurs à avoir joué pour 3 équipes, Sprong l'emporte car il est le seul des trois à avoir aussi joué dans les mineures. Bravo Daniel!

 

Sur ce se termine une autre édition des trophées LVEUP. On se revoit en 2026...