vendredi 23 février 2024
Ken Reardon
mardi 16 mai 2023
Pat Falloon
Depuis les débuts du blog en 2009 et toutes nos activités depuis, peu de joueurs ont pu être autant «name-droppé» que Pat Falloon. Je crois que les seuls autres prétendants sont Dennis Maruk ou Gary «Suitcase» Smith. Cependant, on n'a jamais fait sa bio complète et il le mérite bien alors que sa carrière vaut la peine d'aller la scruter plus en détails.
Patrick J. Falloon est né le 22 septembre 1972 dans la petite communauté rurale de Foxwarren au Manitoba. Ailier droit agile de 5'11 et 200 livres, Falloon se fit initialement remarquer au niveau Midget AAA alors qu'il brûla la ligue manitobaine en 1987-88 avec un record toujours valide de 74 buts et 69 points pour 143 points en 52 matchs. Le plus proche poursuivant de Falloon était alors loin derrière à 85 points. Il se fit ensuite repêcher par les Chiefs de Spokane dans la WHL, où il joua trois saisons explosives sur la même ligne que deux autres futurs joueurs de la LNH en Ray Whitney et Travis Green. Après une première saison de 22 buts et 78 points, Falloon explosa avec deux saisons consécutives de 60 buts dont un sommet de 64 buts et 138 points à son année d'éligibilité en 1990-91.
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| Pat Falloon et Scott Niedermayer |
Suivit alors le plus que captivant repêchage de 1991 dans la LNH. Inutile de rappeler que les Nordiques détenaient le premier rang et qu'ils firent la sélection d'Eric Lindros malgré le refus de ce dernier de jouer avec eux. Parmi les autres choix disponibles qui sortirent en première ronde, on retrouva entre autres Scott Niedermayer (3e rang par New Jersey), Peter Forsberg (6e rang par Philadelphie), Alex Kovalev (15e rang par New York) et Markus Naslund (16e rang par Pittsburgh). Ce fut aussi un repêchage où on recruta plusieurs bons soldats comme Richard Matvichuk, Martin Lapointe, Philippe Boucher, Glen Murray, Zigmund Palffy (tout un vol en 2e ronde), Chris Osgood et Michael Nylander.
Faisant leur grande entrée dans la LNH la saison suivante, les nouveaux Sharks de San Jose détenaient le 2e choix derrière Lindros. Ils firent alors la sélection de Pat Falloon.
Bien sûr qu'avec le recul du temps, il est à se demander pourquoi les Sharks ont laissé passer autant de bons et légendaires joueurs au profit de Falloon. Ce dernier venait toutefois de connaître toute une saison en 1990-91, étant couronné champion de la coupe Memorial avec Spokane, tournoi où il fut nommé joueur le plus utile avec 8 buts et 12 points en seulement 4 matchs. Il avait aussi connu tout un tournoi au championnat junior avec 6 points en 7 matchs et une médaille d'or. Il était grandement convenu par la plupart que Falloon serait dans le top 3 au repêchage de 1991.
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| Ray Whitney et Pat Falloon, coupe Memorial 1991 |
Falloon fit donc directement le saut dans la LNH en 1991-92 avec les nouveaux Sharks et devint la première vedette des Sharks, alors qu'il termina au premier rang des pointeurs de la faible équipe avec 25 buts et 34 passes pour 59 points. Ce n'était pas du tout mauvais et il termina même au 4e rang pour l'obtention du trophée Calder derrière Tony Amonte, Nicklas Lidstrom et le gagnant Pavel Bure. Si ça vous semble tiré par les cheveux de voir autant de votes envers Falloon, il ne faut pas oublier que Bure n'avait terminé la saison qu'avec un seul point de plus que Falloon avec 60 points. D'ailleurs, si ça vous intéresse, sachez aussi que Benoit Brunet reçut 1 vote...
Ce fut toutefois la meilleure saison de Falloon dans la LNH. Il ne dépassa le plateau des 20 buts qu'à deux reprises par la suite. En 1992-93, il manqua la moitié du calendrier à cause d'une blessure à l'épaule et termina à 28 points en 41 matchs. Il revint en 1993-94 avec une saison similaire à sa saison recrue avec 22 buts et 53 points.
Une autre saison en dessous des attentes suivit lors de la saison écourtée de 1995 avec seulement 12 buts et 7 passes en 46 matchs. Il était alors de moins en moins utilisé par son entraîneur qui le trouvait peu fiable défensivement, surtout en séries. Il n'obtint que 4 points en 11 matchs pour les surprenants Sharks qui passèrent une deuxième année d'affilée en 2e ronde.
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| San Jose (1991-1995) |
Les Sharks abandonnèrent alors sur son cas après quelques semaines du début de la saison 1995-96. Il fut alors échangé lors d'une transaction à trois équipes le 16 novembre 1995. En retour uniquement de Falloon, les Flyers envoyèrent aux Sharks un joueur des mineures du nom de Martin Spanhel, ainsi qu'un choix de 1ère ronde et un autre de 4e ronde au repêchage de 1996. Les Sharks envoyèrent ensuite Spanhel et ces deux choix, en plus de Vaclav Varada, aux Sabres de Buffalo en retour du défenseur Doug Bodger. Intéressant à noter que le premier choix cédé par les Flyers passera finalement de Buffalo à Winnipeg/Phoenix dans l'échange impliquant Michal Grosek. Les Coyotes repêchèrent alors Daniel Brière. Étonnant de penser que le futur joueur et actuel DG des Flyers aurait pu y commencer sa carrière si ce n'était de... Pat Falloon.
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| Philadelphie (1995-98) |
À Philadelphie, Falloon connut une certaine renaissance au départ, étant parfois même réuni avec celui qui le précéda au repêchage de 1991, Eric Lindros. Il termina la saison 95-96 avec 22 buts et 48 points obtenus en 62 matchs avec les Flyers, lui donnant 51 points au total avec ses maigres 3 points obtenus en 9 matchs à San Jose. Une blessure à l'aine vint toutefois le ralentir davantage en 1996-97, alors qu'il ne put jouer que 52 matchs. Sa production fut alors limitée à seulement 23 points. Il fit partie du parcours des Flyers jusqu'en finale contre les Red Wings en 1997 mais ne fut pas un très grand facteur avec une fiche de 3 buts et 1 passe en 14 matchs.
Après 30 matchs la saison suivante, déçus de son rendement et de son manque de conditionnement physique, les Flyers l'envoyèrent aux Sénateurs d'Ottawa dans un autre échange intéressant. Il passa aux Sénateurs en compagnie de Vaclav Prospal en retour d'un autre grand espoir déchu, nul autre qu'Alexandre Daigle, premier choix de l'encan 1993. Difficile à confirmer, mais ce serait probablement durant ce passage à Philadelphie que Falloon hérita du surnom peu flatteur mais tout de même hilarant de «Fat Balloon».
Le passage de Falloon à Ottawa fut très bref et décevant, seulement 3 buts et 3 passes en 28 matchs, suite à quoi il fut libéré par l'équipe. Il signa ensuite comme agent libre avec les Oilers en 1998-99. Il connut une première saison potable à Edmonton avec 17 buts et 23 passes pour 40 points en 82 matchs. Mais après quelques mois en 1999-2000, il fut placé au ballotage et réclamé par les Penguins où il termina la saison et joua ses derniers matchs dans la LNH.
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| Ottawa (1998) |
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| Edmonton (1998-2000) |
En 2000-01, sans contrat dans la LNH, Falloon mit le cap sur la Suisse avec le distingué club de Davos. Il y connut une saison potable avec 38 points en 43 matchs mais surtout un bon tournoi de la coupe Spengler où il récolta 7 points en 5 matchs, menant Davos à une victoire du titre contre le Canada qui alignait entre autres des noms comme Christian Dubé, Daniel Marois, Benoit Hogue et nul autre que le légendaire Ray Sheppard.
Ensuite, Falloon décida de mettre un terme à sa carrière professionnelle et retourna à la ferme de céréales familiale à Foxwarren. Il ne fit toutefois pas une croix sur le hockey alors qu'il joignit les rangs de l'équipe locale, les Falcons de Foxwarren, au sein de la ligue sénior de l'endroit, la North Central Hockey League. Il joua 7 autres saisons au niveau sénior et dominant ridiculement cette ligue. Il obtint d'abord deux saisons identiques de 111 points en 23 matchs, ensuite une saison de 118 points en 2003-04. Il se calma ensuite avec seulement 64 points en 16 matchs en 2004-05. Au moment de sa véritable retraite en 2008, il avait obtenu au total une fiche de 265 buts et 343 passes pour 608 points en 144 matchs avec les Falcons, terminant avec le meilleur ratio de points par match de l'histoire de cette ligue. Les Falcons ont d'ailleurs remporté le championnat lors de 7 saisons d'affilée durant cette période (2001 à 2007).
Falloon a également remporté la coupe Allan, emblème du hockey sénior canadien, lorsqu'il fut prêté aux North Stars d'Île-des-Chênes pour le tournoi de l'édition 2003. Il termina en tête des pointeurs du tournoi avec 9 points en 4 matchs. Questionné durant ce tournoi s'il aimerait, à 30 ans, tenter de faire un retour dans la LNH, un peu comme Alexandre Daigle avait réussi à faire au même moment, Falloon déclara : «I don't know, I'd have to get in shape first. I might . . . I don't know.»
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| Falloon, troisième de la 3e rangée, avec les Norh Stars d'Île-des-Chênes en 2003 |
Depuis sa retraite, il travaille toujours à la ferme de Foxwarren. Il a très rarement parlé de sa carrière depuis ce temps, ne faisant que très rarement les manchettes, à l'exception d'une comparution pour alcool au volant en 2020.
En 575 matchs dans la LNH, Pat Fallon aura obtenu une fiche de 143 buts et 179 passes pour 322 points. Pas exactement mauvais si ce n'était de cette inévitable comparaison avec les autres grands joueurs sélectionnés après lui en 1991.
S'il n'a pas gagné la coupe Stanley ou été une vraie vedette dans la LNH, on peut toutefois compter à son actif la coupe Memorial (1991), la coupe Chynoweth dans la WHL (1991), la coupe Spengler (2001) et la coupe Allan (2003). Il fait aussi partie du temple de la renommée du hockey du Manitoba.
Son ancien coéquipier Ray Whitney, malgré qu'il ait lui aussi été abandonné par les Sharks, a pour sa part terminé sa carrière avec 1064 points en 1330 matchs au sein de plusieurs équipes (San Jose, Edmonton, Floride, Columbus, Detroit, Caroline, Phoenix et Dallas).
Sources:
Ex-NHLer Falloon leaves Manitoba farm for run at the Allan Cup, The Globe and Mail, 16 avril 2003
Former NHLer spared custody, Winnipeg Free Press, 27 janvier 2020
Sharks draft Falloon with the second pick, UPI, 22 juin 1991
mercredi 9 février 2022
Joueur oublié des 90's #60 - Steven Rice
Steven Rice est né le 26 mai 1971 à Kitchener en Ontario. Il débuta dans la OHL en 1987-88 avec le club de sa ville natale, les Rangers de Kitchener, et fut repêché par les autres Rangers, ceux de New York, en première ronde du repêchage de 1989. Cette sélection provenait en fait de l'échange de Chris Nilan du Canadien en janvier 1988. Le CH avait en fait envoyé le malheureux Nilan aux Rangers contre le droit d'inverser leurs choix de première ronde au repêchage de 1989. Le CH put ainsi repêcher au 13e rang et porta son choix sur un autre fameux «boeuf de l'ouest» qui fut un flop, Lindsay Vallis, tandis que les Rangers sélectionnèrent Rice au 20e rang.
Grand ailier droit de 6' et 200 livres, Rice était considéré comme un futur ailier de puissance par son intensité et son leadership en plus de son dévouement total envers son équipe, lui qui n'hésitait pas à foncer sans retenue et à se battre devant le filet. Il devint capitaine de Kitchener en 1989-90 et les aida à se rendre en finale de la OHL dans une cause perdante. Il participa ensuite à la coupe Memorial avec les Rangers, également dans une cause perdante.
| «L'avenir des Rangers en 1991» Doug Weight, Steven Rice et Tony Amonte Tous les 3 seront échangés avant la conquête de la coupe de 1994 |
Vint ensuite la saison 1990-91 où Rice fut très occupé et en demande. Il débuta la saison en faisant ses débuts professionnels à New York mais il fut retourné à Kitchener après 10 matchs. Il était toutefois trop fort pour le junior (60 points en 29 matchs) mais il put avoir la chance de retourner aux championnats du monde junior des moins de 20 ans où il fut également nommé capitaine et aida l'équipe à remporter l'or. Sa performance lors de ce tournoi attira grandement l'attention et il fut considéré comme une grande partie de l'avenir des Rangers à New York. Il fut ramené chez les pros plus tard dans la saison, avec une troisième équipe du nom des Rangers, ceux de Binghamton dans la AHL où il joua 8 matchs. Il fut ensuite rappelé par les grands Rangers pour un dernier match en fin de saison durant lequel il marqua son premier but en carrière.
Vint ensuite les séries où il fut de nouveau très occupé, rejouant de nouveaux avec les Rangers à tous les niveaux. Il joua d'abord pour New York qui se fit éliminer en première ronde mais Rice s'en sortit bien et continua de prouver son potentiel avec 3 points en 2 matchs. Il retourna ensuite à Kitchener qui se fit aussi éliminer en première ronde. Étant de nouveau disponible, c'est à Binghamton qu'il termina sa longue saison 1990-91 alors que ces Rangers s'inclinèrent en finale de conférence.
| Équipe Canada junior de 1990 Kris Draper, Steven Rice et Eric Lindros |
Son parcours avec les Rangers (toutes les sortes de Rangers) prit toutefois fin après cette saison alors qu'au même moment, le légendaire Mark Messier refusa de se rapporter au camp des Oilers pour la saison 1991-92, frustré par les décisions de personnel de l'équipe et également en quête d'un meilleur contrat (voir texte du 16 avril 2017). C'est finalement le 4 octobre 1991 que Glen Sather se départit de son capitaine en plus de Jeff Beukeboom en retour de Bernie Nicholls, Louis DeBrusk, David Shaw ainsi que Steven Rice. Les Rangers ne voulaient initialement pas se départir de Rice, l'estimant intouchable, mais Sather insista apparemment plus dans son cas que pour les autres joueurs et les Rangers désiraient vraiment Messier. Certains voyaient même en Rice un potentiel remplaçant à Messier pour le côté leadership.
Ses débuts à Edmonton furent toutefois décevants, passant la majorité de la saison avec leur club-école, les Oilers du Cap Breton, où il amassa pourtant 32 buts en 45 matchs. Mais il ne joua que 3 matchs à Edmonton, ne récoltant aucun point. La saison 1992-93 fut similaire alors qu'il débuta la saison dans la AHL et y joua la majorité de la saison, récoltant 62 points et aidant Cap Breton à remporter la Coupe Calder. L'édition 92-93 de Cap Breton est d'ailleurs considérée comme une des meilleures équipes de l'histoire de la ligue américaine. Au travers de ça il ne joua que 28 matchs à Edmonton en 92-93, récoltant 7 points.
| La «VCR» line des Oilers du Cap Breton Coudonc... Rice doit avoir le record pour le plus de cartes de hockey à 3 joueurs... |
| Parfois Steve, parfois Steven sur ses cartes... |
Durant l'entre-saison, les Whalers de Hartford lui firent signer une offre hostile que les Oilers refusèrent d'égaler. Ces derniers reçurent le défenseur Bryan Marchment en compensation. À Hartford, Rice devint ce qu'il était plutôt destiné au final, soit un joueur de soutien efficace dans les deux derniers trios, amassant une dizaine de buts par saison. Il connut sa meilleure saison en 1996-97, la dernière de la franchise à Hartford, avec des sommets de 21 buts et 35 points.
Toutefois, le changement de décor en Caroline la saison suivante ne fut aucunement bénéfique pour Rice qui perdit tous ses repaires. Incapable de marquer à ses 15 premiers matchs, il fut laissé de côté pendant plusieurs matchs. Au final il n'obtint que 2 buts et 4 passes en 47 matchs durant cette saison 1997-98, suite à quoi il décida de prendre abruptement sa retraite à seulement 27 ans. Mais il se cachait derrière tout ça un historique de commotions cérébrales, estimées à 8 selon lui, ce qui força sa décision.
| 3 saisons correctes à Hartford |
| Une demie-saison cauchemardesque en Caroline |
En 2002, après que ses symptômes post-commotions aient disparus, il avait toujours l'envie de jouer, n'ayant pas apprécié cette fin de carrière abrupte. Il décida de revenir au niveau senior en Ontario avec les Hornets de Cambridge où il joua jusqu'en 2006. Il revint ensuite en 2008 pour jouer quelques matchs avec le Blast de Brantford, équipe hôtesse de la coupe Allan qui en était alors à sa 100e année d'existence. Il avait notamment comme coéquipier Brent Gretzky, frère de l'autre, qu'il aida à gagner le trophée devant les siens à Brantford.
En 329 matchs dans la LNH, Steven Rice aura amassé 64 buts et 61 passes pour 125 points.
Sources:
Greatest hockey Legends
THE MONKEY'S OFF RICE'S BACK, Greensboro News & Record, 22 novembre 1997
Senior hockey about passion, not pay, Toronto Star, 15 avril 2008
mardi 6 avril 2021
Claude Cyr
samedi 3 octobre 2020
Brent Gretzky
On dirait que c'est devenu la plus populaire des questions triviales de hockey. Je la vois passer tellement souvent que c'en est devenu lassant... Quels sont les frères qui détiennent le record pour le plus de points dans l'histoire de la LNH?
La plupart des vrais connaisseurs croient savoir la réponse, soit les frères Wayne et Brent Gretzky avec 2861 points soit 2857 pour Wayne et un incroyable 4 points pour le plus jeune Brent qui se retrouve ainsi comme le ''punchline'' de cette question. Cependant j'ai toujours trouvé ce record un peu stupide et surtout ambigu dans sa formulation. Wayne et Brent détiennent effectivement le record pour DEUX frères mais justement pourquoi doit-on s'arrêter à seulement deux? Une famille de trois frères ne compte pas? Cette question est d'ailleurs souvent mal posée. Elle devrait être formulée ''Quel duo de frères détient...'' et non pas ''Quels frères détiennent le record...'' comme j'ai pu voir souvent.
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| Jamais vu Wayne aussi relax... On voit que l'autre avait moins l'habitude des caméras... |
Histoire d'en finir une fois pour toutes, les véritables détenteurs du record de points pour des frères sont les légendaires frères Sutter. Oui ils étaient six et ce nombre les avantage, mais c'est tout de même la vérité. Les frères Brent (829 points), Brian (636), Duane (342), Darryl (279) ainsi que les jumeaux Rich (315) et Ron (533) sont les meneurs pour les points pour une portée de frères avec un total de 2934 points. Les trois frères Stastny des Nordiques sont ensuite loin en 3e place derrière les Gretzky avec 2169 points et les jumeaux Sedin à 2111 points. Mais selon moi, les deux meilleurs frères tout court dans l'histoire de la LNH furent les frères Henri et Maurice Richard, qui terminèrent peu derrière les Sedin à 2012 points. Toutefois, on jouait souvent moins de matchs dans le temps de Maurice... Et combien de Coupes Stanley ont-ils remporté déjà?
Si statistiquement on va plus large et qu'on ajoute ensuite les totaux des descendants Sutter, on saute le 3000 points avec Brandon (fils de Brent) qui a 277 points et Brett (fils de Darryl) avec 10 points. Il y eut un autre rejeton Sutter qui s'est rendu à la LNH soit Brody Sutter, fils de Duane, mais il n'obtint aucun point en 12 matchs dans le grand circuit. Ce n'est que tout récemment que les Sutter devinrent la famille avec le plus de points, lorsque Brandon obtint le 3216e point de la famille Sutter en février dernier avec les Canucks. Les Sutter dépassèrent alors la famille Hull (Bobby, Dennis et Brett) qui détenaient le record de 3215 points depuis la retraite de Brett Hull en 2005... La famille Stastny est encore une fois 3e ici avec 2911 points en incluant les totaux des fils de Peter soit Paul et Yan Stastny. Les Gretzky suivent en 4e place devant les Howe (Gordie, ses fils Marty et Mark et aussi son frère peu connu Vic) au 5e rang avec 2630 points...
Bref j'ai toujours trouvé ce ''record'' de Wayne et Brent Gretzky un peu idiot et ce pauvre Brent est injustement ''the butt of the joke'' dans cette histoire. Oui, son frère est le meilleur joueur de l'histoire et lui n'a pour sa part récolté que 4 points dans la LNH. Mais c'est quand même 4 points de plus que moi... Cependant, si Brent n'avait évidemment pas le même talent que son illustre frère, on peut tout de même dire qu'il avait la même passion pour le hockey et qu'il joua presque aussi longtemps que Wayne et ce, dans toutes les sortes de ligues possibles...
Né le 20 février 1972 à Brantford en Ontario, Brent Gretzky est le plus jeune des cinq enfants de Walter Gretzky. Comme Wayne était le plus vieux, il n'a que très peu connu son plus jeune frère dans sa jeunesse, alors qu'il quitta la maison familiale à 14 ans alors que Brent n'en avait que 3. Comme Wayne avant lui, Brent apprit les rudiments du hockey de son père Walter et évolua ensuite dans le hockey mineur de la région de Brantford, voulant évidemment suivre les traces de son frère Wayne mais aussi de son autre frère Keith, qui fut repêché par les Sabres en 1985 mais qui ne joua jamais dans la LNH.
Durant ce temps, son frère réécrivait le livre des records de la LNH et remportait des Coupes Stanley. C'est même Brent qu'on peut voir ici sauter dans les bras de son frère durant les célébrations de la première coupe des Oilers en 1984.
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| Les frères Gretzky, Keith, Brent et l'autre frère Glenn qui ne joua jamais professionnellement. |
Brent gradua ensuite dans le junior avec les Bulls de Belleville, où il joua 3 ans et récolta 250 points en 194 matchs. Sa meilleure saison fut sa dernière à 20 ans en 1991-92 où il obtint 43 buts et 78 passes pour 121 points, bon pour le 6e rang des pointeurs de la ligue. Cette bonne récolte incita le Lightning de Tampa Bay à le sélectionner en 3e ronde (49e au total) au repêchage de 1992. Il débuta ensuite son parcours professionnel avec le club-école du Lightning, les Knights d'Atlanta dans la IHL. Il connut une première saison correcte en 1992-93, mais sans vraiment épater la galerie avec 20 buts et 34 passes pour 54 points en 77 matchs avec les Knights.
Il parvint toutefois à faire l'équipe du Lightning au début de la saison 1993-94, soit la deuxième de l'histoire de la jeune équipe. Il fut retourné dans les mineures après son premier match en début de saison, mais revint quelques jours plus tard. À seulement son deuxième match en carrière, le jeune Brent joua son premier match contre son célèbre frère lors du match du 20 octobre 1993 lorsque le Lightning reçut la visite des Kings de Los Angeles. Brent portait alors le numéro 49. On pourrait croire avec un numéro qui terminait par 9 qu'il s'agissait d'une référence évidente à son frère, mais il s'agissait en fait simplement de son numéro de sélection au repêchage.
Également joueur de centre, Brent fut employé face à Wayne à 5 occasions et n'en remporta qu'une. Il croit d'ailleurs à ce jour que Wayne le laissa gagner. Wayne connut une soirée de routine avec 1 but et 2 passes tandis que Brent ne récolta aucun point. Brent déclara aux journalistes que malgré que son frère et lui aient appris les mêmes choses dans le même environnement, Wayne était d'un autre niveau totalement.
L'entraîneur des Kings, Barry Melrose, déclara qu'il était difficile de trouver ses similarités entre les deux joueurs, à l'exception peut-être de leurs visages familiers, mais aussi qu'il était impossible de comparer Wayne avec n'importe quel autre joueur.
Il termina la saison 93-94 avec les Knights, remportant le championnat de la Coupe Turner avec eux avec une fiche de 40 points en 54 matchs et seulement 2 points en 14 matchs des séries. Il joua ensuite une autre saison avec les Knights, récoltant 51 points en 67 matchs, en plus d'être rappelé pour ses 3 derniers matchs en carrière dans la LNH, où il récolta le dernier de ses quatre points lors d'un match en mars 1995 contre les Capitals.
Il réalisa ensuite un rêve familial que même son frère n'a pu effectuer lorsqu'il signa un contrat avec les Maple Leafs, qui l'invitèrent au camp d'entraînement de la saison 1995-96. Pour l'occasion, Gretzky porta alors le numéro 69...
Les Leafs avaient cependant peu de place au centre et l'envoyèrent à St.John's dans la Ligue américaine, où il connut des statistiques similaires que dans la IHL avec 41 points en 61 matchs. Après cette seule saison dans l'organisation des Leafs, Brent débuta un long parcours nomade, faisant foi de son dévouement pour son sport malgré l'ombre impérissable de son frère qui le suivit partout. Vous imaginez le nombre de fois qu'il a du entendre ''C'est le frère de Wayne Gretzky'' durant sa vie? Imaginez lorsqu'on lui mentionne ce stupide record de points...
Il retourna dans la IHL en 1996-97 avec le Thunder de Las Vegas mais passa plus tard aux Rafales de Québec, où il ne joua qu'un seul match avant d'être recalé dans la ECHL avec les Ice Pilots de Pensacola. Il joua ensuite une saison en Autriche avec le club du Graz EC où il obtint 62 points en 37 matchs. Toutefois, le hockey européen ne semblait pas lui convenir, alors qu'il revint en Amérique du nord l'année suivante.
Il partagea ensuite la saison 1998-99 dans trois équipes et trois ligues avec les Bears de Hershey dans la AHL, les Wolves de Chicago dans la IHL et le Smoke de Asheville (tout un nom ça) dans l'obscure United Hockey League (UHL). Je me dois d'ailleurs de parler davantage de cette UHL éventuellement, cette ligue qui reprit la mission originale de la IHL de n'occuper que des petits marchés du midwest... (voir texte du 28 janvier 2016). Brent sembla retrouver ses talents de ''Gretzky'' dans cette UHL avec une fiche de 70 points en seulement 32 matchs. Il fit la même chose en 1999-2000 avec 36 buts et 92 passes pour 128 points en 72 matchs à Asheville. On voit également qu'il était davantage un passeur comme ses frères.
C'est dans la UHL que Brent joua le plus longtemps soit de 1999 à 2006, au sein de plusieurs équipes dont le Smoke de Asheville, les Borders Cats de Port Huron, les Komets de Fort Wayne, les Beacons de Port Huron (pas la même équipe que les Border Cats), les Thrashers de Danbury et finalement les Mechanics de Motor City en 2005-06.
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| Le Blast de Brantford avec Walter Gretzky au centre et Brent à sa gauche |
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| Le dernier vrai match de l'histoire des trois frères Gretzky. |
Depuis sa retraite, Brent Gretzky agit toujours à titre d'officier de police dans sa ville natale de Brantford.
En 13 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 1 but et 3 passes pour 4 points. Sa fiche dans la UHL fut de 203 buts et 412 passes pour 615 points en 458 matchs.
Sources:
Gretzky Gets the Best of His Young Brother, Los Angeles Times, 21 oct. 1993
Wayne Gretzky's Brother May Retire, My Plainview, 4 avril 2002
Top 10 NHL Players Who Lived in the Shadow of Their Brothers, The Hockey Lists, 9 déc. 2019
vendredi 19 juin 2020
Stan Weir
samedi 25 mai 2019
Frank Fredrickson
dimanche 6 mai 2018
La Coupe Allan à Victoriaville
Les nouveaux champions de la coupe Allan comptaient quelques noms intéressants dans leur alignement. Tout d'abord, Joe Hardy, mieux connu pour son passage avec les Jaros de la Beauce à la fin des années 1970. Il se joignit aux Tigres après avoir terminé son stage junior avec les Marquis de Jonquière, suivi d'une saison professionnelle avec les Blades de New Haven dans la Eastern Hockey League. En 1966, voulant se faire voir par les équipes de la LNH, il décida de poursuivre ses études à Victoriaville tout en jouant avec les Tigres. La conquête de la coupe Allan lui permit d'obtenir un essai dans l'organisation des Seals d'Oakland, alors qu'il débuta la saison 1969-70 avec les Reds de Providence dans la AHL. Son parcours inclue deux saisons dans la LNH avec Oakland, ainsi que trois saisons au sein de quatre équipes de l'AMH.
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| André Bessette - Très démonstratif |
Sources :
https://www.lanouvelle.net/un-souvenir-ca-ne-se-vend-pas/
https://www.pressreader.com/canada/le-journal-de-montreal/20080820/282617438538446
http://shgv.ca/150ans/150-03.htm
http://icehockey.wikia.com/wiki/1967-68_PSHL;http://icehockey.wikia.com/wiki/1967-68_Eastern_Canada_Allan_Cup_Playoffs;http://icehockey.wikia.com/wiki/1967-68_Allan_Cup_Final
http://www.estrie.golf/2016/06/07/rapido-mardi-a-lassociation-cantons-de-lest/
http://kkkimo.tripod.com/jhardy.htm
http://sonahrsports.com/the-way-it-was-black-players-locked-out-of-the-nhl-from-p361-129.htm






























