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jeudi 27 juillet 2017

Critique culinaire - Dilallo chez Meloche








Ceux qui nous lisent depuis un moment savent à quel point nous vouons un culte aux Golden Seals de la Californie, équipe pathétique des années 1970 et aux Barons de Cleveland, l’équipe aux superbes chandails qui leur ont succédée.  Et parmi les rares joueurs qui se sont illustrés dans leurs uniformes, on retrouve bien sûr le gardien Gilles Meloche.
 
Ce même Meloche possède avec d’autres membres de sa famille un restaurant dans le quartier St-Henri de Montréal.  Faisant partie de la petite chaîne Dilallo (4 sites), on peut aussi voir sur l’affiche de l’établissement situé au coin de Notre-Dame Ouest et Charlevoix l’inscription « Chez Meloche ».
 
Malgré l’affection particulière que nous avons pour Meloche, nous n’étions pourtant jamais allés à son restaurant.  La division montréalaise de LVEUP (Martin Itfor, Keith Acton et Pete Peeters) a donc décidé de corriger la situation et de faire une Marie-Claude Lortie (critique culinaire de La Presse) d’elle-même.
 
Dilallo fait sa renommée avec ses burgers servis à l’envers, avec un pain cuit vapeur.  On peut également sentir les influences italiennes de l’origine de la bannière (qui date de 1929) en voyant au menu des options avec de gros morceaux de piment fort mariné ou de capicollo dans votre burger.  On peut aussi choisir de recevoir son pain « wet », soit arrosé du jus de cuisson ou du jus de piment fort.  Personnellement, j’ai choisi le burger avec piment fort, servi « wet ».  La texture est différente et s’harmonise bien avec la viande, fraîche et bien juteuse.
 
On retrouve également au menu des sous-marins cuits « sur la plaque », par opposition à ceux de type sandwich (genre Subway).  Martin a bien aimé le sien, qui contenait du steak et du jambon italien, en plus des oignons frits et des légumes frais.
 
Oups... J'ai remis mon burger à l'endroit...
Pete a de son côté opté pour la poutine, faite avec des frites croustillantes, un peu plus épaisses que des juliennes.  La sauce était crémeuse et pas trop épicée.
 
Nous avons accompagné notre repas d’une bière en fût, puisque quelques produits Molson sont disponibles.
 
Le décor est à l’image de l’endroit, simple et sans prétention.  On y retrouve quelques photos de Gilles Meloche, mais sans exagération.  Le tout demeure discret.  En fait, on en aurait pris un peu plus.  Par exemple, un chandail (des Barons de préférence!) aurait été bien.  D’ailleurs, l’an dernier, lorsque Gilles (maintenant dépisteur pour les Penguins) y a apporté la Coupe Stanley, il a évité de trop ébruiter la chose, pour éviter de créer la cohue.
Une photo au match des étoiles et une autre en début de carrière, avec les Black Hawks
En bref, il s’agit d’un bon petit resto de quartier, où on trouve des classiques, ainsi que des burgers avec de la personnalité.
 
Sources : « Ça sent la Coupe dans St-Henri » d’André Desroches, 31 octobre 2016, La Voix Pop Sud-Ouest (journalmetro.com), dilalloburger.ca.

Meloche est évidemment celui avec les jambières!

mercredi 26 juillet 2017

Phil Myre



Jouant pour les Bruins de Shawinigan, Philippe Myre a été un choix de 1ère ronde des Canadiens en 1966, à une époque où on n’accordait pas encore beaucoup d’importance au repêchage. Par contre, dans la hiérarchie des gardiens à Montréal, il y avait devant lui les vétérans Charlie Hodge et Gump Worsley et le jeune Rogatien Vachon. Il est donc retourné dans le junior, où il a aidé les Flyers de Niagara Falls à remporter la Coupe Memorial.

En 1969-70, Worsley en était à ses derniers matchs avec les Canadiens et Vachon était devenu le numéro un. Myre eut ainsi l’occasion d’être rappelé et de jouer 10 matchs.

Suite au départ de Worsley pour le Minnesota, Myre est devenu le numéro 2 derrière Vachon.

Le 15 octobre 1970, les nouveaux Sabres de Buffalo jouèrent leur tout premier match à domicile. Les spectateurs restèrent toutefois un peu sur leur faim puisque leurs favoris furent blanchis par Myre et les Canadiens. Sans vouloir rien enlever à l’exploit de Myre, il faut néanmoins mentionner que les Sabres se contentèrent de 14 petits tirs au but.

À la fin de la saison, un nouveau venu, Ken Dryden, est venu changer la donne en conduisant le tricolore à la Coupe Stanley. Avec ses 31 matchs joués en saison, Myre se qualifiait pour avoir son nom gravé sur la Coupe, même s’il n’avait pas joué en séries. Par contre, on ne l’inclut pas. Il reçut tout de même une bague et fut inclus sur la photo d’équipe.

En 1971-72, Dryden prit toute la place. Vachon fut échangé aux Kings et Myre ne joua que 9 matchs. À la fin de la saison, un repêchage d’expansion eut lieu et le tout premier choix de celui-ci fut Myre, sélectionné par les nouveaux Flames d’Atlanta.

Sans être une puissance, les Flames devinrent rapidement une équipe respectable et le duo très stable que forma Myre avec Daniel Bouchard devant le but y joua un rôle important. Pendant les cinq premières campagnes de l’équipe, aucun autre gardien que Myre ou Bouchard ne prit le filet.

C’est finalement en décembre 1977 que le duo fut brisé lorsque Myre fut échangé aux Blues. C’est Yves Bélanger, obtenu de St-Louis dans l’échange, qui devint le troisième gardien de l’histoire des Flames. De son côté, Myre devint le gardien numéro un des Blues pour un an et demi.

En juin 1979, Myre fut échangé aux Flyers contre Blake Dunlop et Rick Lapointe. Il fut donc appelé à former un nouveau duo avec une recrue, Pete Peeters. Philadelphie avait perdu Bernard Parent la saison précédente suite à une blessure, et avait décidé de repartir à neuf devant le filet en échangeant leur autre gardien, Wayne Stephenson.

Le pari des Flyers paya de façon inespérée lorsque Myre, Peeters et le reste de l’équipe furent invaincus du 14 octobre au 6 janvier. En 35 matchs, ils en remportèrent 25 et annulèrent 10 autres fois. Ce record tient toujours aujourd’hui. Cette merveilleuse saison, où les Flyers affichèrent la meilleure fiche de la ligue (48-12-20), ne se termina toutefois pas comme souhaité, puisqu’ils perdirent la finale face aux Islanders.

Malgré ses résultats, le duo Myre-Peeters ne dura pas. Peeters prit le haut du pavé et Myre, dépassé par Rick St.Croix, fut envoyé aux Rockies du Colorado.

Partageant le filet avec Glenn ″Chico″ Resch, Myre a fait ce qu’il a pu avec cette équipe faible.

En 1982-83, il fut engagé par son ancien entraîneur Scotty Bowman (devenu directeur-gérant des Sabres) comme joueur-entraîneur du club-école, les Americans de Rochester. Avec comme entraîneur-chef un certain Mike Keenan, les Amerks remportèrent la Coupe Calder. Quant à Myre, il joua également avec les Sabres ses cinq derniers matchs dans la LNH, pour un total de 439.

Par la suite, Myre a été entraîneur-adjoint, entraîneur des gardiens et dépisteurs pour plusieurs équipes (Kings, Red Wings, Blackhawks, Panthers, Sénateurs et Canadiens).

Il tient également un blogue.


Sources : « Cournoyer bags limit on Buffalo hunt » de Pat Curran, 16 octobre 1970, Montreal Gazette, p.17, philmyretalkshockey.com, hockeydraftcentral.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

samedi 22 juillet 2017

Histoire de cartes - Canadiens / Nordiques (2e partie)









Si les joueurs du billet précédent ont joué autant à Montréal qu'à Québec dans la LNH, voici ceux qui, en plus de jouer avec les Canadiens, ont joué avec les Nordiques, mais seulement dans l'AMH.

Le passage de Balon à Québec s'est lìmité à 9 matchs en 1973-74. 

Son passage à Montréal a été bref (51 matchs), mais il lui a permis de gagner la Coupe Stanley.  À Québec, il a remporté la Coupe Avco.

Il n'a joué que sept matchs avec les Canadiens, connaissant plutôt ses meilleures années avec les Canucks.  Par contre, en fin de carrière, il a remporté la Coupe Avco avec les Nordiques.  Il a plus tard été dépisteur des Canadiens.

Avant de devenir un Nordique de la première heure en 1972, "Boom Boom" Caron avait joué deux matchs avec les Canadiens en 1968-69.  Il a aussi joué avec les Jaros de la Beauce.

Gendron a joué plus de 800 matchs dans la LNH, mais seulement 43 avec les Canadiens.  À Québec, il était là au tout début, avant de devenir leur entraîneur.

Premier choix du repêchage de 1969, Houle a passé trois ans dans l'AMH avec les Nordiques, avant de revenir avec les Canadiens.  

Jean-Claude Tremblay a été un élément essentiel de la dynastie oubliée à la fin des années 1960, avant de signer avec les Nordiques et devenir l'un des rares joueurs à passer toutes les saisons de de l'AMH (1972-79) avec la même équipe. 

Dan Geoffrion fait aussi partie de la liste, mais il n'a qu'une carte dans l'uniforme des Jets de Winnipeg.

Quant à Maurice Richard (1972) et Jacques Plante (1973-74), ils ont joué à Montréal et été entraîneur-chef à Québec.

vendredi 21 juillet 2017

Histoire de cartes - Canadiens / Nordiques (1ère partie)








Au fil des années, plusieurs joueurs ont fait des arrêts autant à Montréal qu'à Québec.  Voici donc une occasion de faire une histoire de cartes.

Dans ce billet, il s'agit des joueurs qui ont joué avec les Nordiques dans la LNH.  (Évidemment, certains peuvent avoir également joué dans l'AMH.)


Son passage à Montréal lui a permis de gagner la Coupe Stanley.  Celui à Québec a eu lieu pendant les années de misère.

Entre Montréal et Québec, Gilbert Delorme est passé par St-Louis. 

Beaucoup plus un Nordique qu'un Canadien puisque Fiset n'a joué que deux match avec le Tricolore.

Son dernier match, dans l'uniforme des Canadiens, a été joué contre ses anciens coéquipiers des Nordiques, lors d'un triste Vendredi saint.

Il a joué à Montréal au début des années 1970, avant de rejoindre les Nordiques dans l'AMH.  Il a aussi fait partie du passage à la LNH en 1979.

Ses premiers matchs dans la LNH avec les Canadiens.  Ses derniers avec les Nordiques, avant de connaître une triste fin.

Son passage à Montréal a été bref, suite à l'échange de Patrick Roy.


Après ses années de gloire à Montréal et une fin amère, Lafleur a pu boucler la boucle à Québec, lui qui avait connu un stage junior remarquable avec les Remparts.

Il n'a joué qu'un an à Québec avant de déménager avec le reste de l'équipe au Colorado.

Bien qu'il soit passé par Québec et Montréal, il a surtout joué avec les Panthers.

En onze ans, il a passé une demi-saison à Montréal et une saison à Québec.

Picard avait failli faire ses débuts dans l'AMH avec les Nordiques, mais il s'était repris en 1985.  Entre temps, il a joué à Montréal. 

Plasse s'est promené (St-Louis, Kansas City, Pittsburgh, Colorado), mais il a aussi passé par Montréal et Québec. 
Un autre qui s'est amené à Montréal dans l'échange de Patrick Roy.

Sévigny est l'un des deux à être passé directement d'un bout de la 20 à l'autre dans la Ligue nationale, l'autre étant Jean Hamel.  Il est toutefois le seul à l'avoir choisi.  (Il a signé comme agent libre, alors que Hamel a été réclamé au ballottage.) 

Choix au repêchage élevé des Canadiens, il est devenu l'un des joueurs des plus prolifiques de l'AMH, avant de refaire le saut dans la LNH avec les Nordiques. 

Lui aussi a fait partie de l'échange de Patrick Roy.  Il est celui qui a eu la difficile tâche de le remplacer.

Tugnutt a non seulement joué avec les Nordiques et les Canadiens, mais aussi avec les Sénateurs (en plus de plusieurs autres équipes).

Il a débuté à Montréal et il a conclu sa carrière à Québec, mais entre les deux, il a surtout joué avec les Rockies et les Sabres. 
 
 
Pour ce qui est de Claude Julien, il a joué à Québec et été entraîneur-chef à Montréal.