Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu

lundi 31 juillet 2017

Score: A Hockey Musical



En 2010 est sorti ″Score : A Hockey Musical.″ Il s’agit d’une comédie musicale au sujet du hockey, mettant en vedette Olivia Newton-John. Non, vous ne rêvez pas. À l’époque, le fait qu’un tel film existe m’avait laissé complètement perplexe. Pourtant, celui-ci a tout de même ouvert le festival de films de Toronto, mais cela ne m’avait pas empêché d’être entièrement sceptique. Mais peut-être que ça avait à voir avec le fait que je ne suis pas un fan de comédie musicale.

En bout de ligne, les critiques ont été plutôt sévères, mais je ne l’ai pas vu et j’ai fini par oublier son existence.

Puis il y a quelques mois, lorsque je suis allé à la vente de fermeture de HMV, j’en ai vu une copie disponible pour un maigre 1,88$. Je n’ai donc pas pu résister et je l’ai acheté. Le dvd est ensuite demeuré un moment sur une étagère, avant que je me décide finalement à le regarder.

En bout de ligne, ce fut tout à fait ce à quoi je m’attendais. C’est tout un ovni…

D’abord, la prémisse de départ est absurde. Un jeune de 17 ans a un talent exceptionnel, mais il ne joue qu’au parc avec ses amis. Malgré sa grande passion pour le hockey, il n’a jamais joué au hockey organisé et ne connait pas Sidney Crosby. Ceci est dû au fait que ses parents sont granoles au point d’en être caricaturaux et veulent en faire quelqu’un de spécial. Sa mère, dont l’accent détonne, est jouée par l’ancienne gloire des années 1970 et 1980, l'australienne Olivia Newton-John.

Par hasard, le propriétaire d’une équipe junior le découvre et le recrute pour son équipe. Celui-ci est joué par Stephen McHattie, le pourtant très bon acteur qui joue Dick Irvin dans le film ″Maurice Richard″ de Charles Binamé. Dans celui-ci, il chante, alors qu’il devrait plutôt s’abstenir.

Il est assez hallucinant d’ensuite voir l’entraîneur se mettre à chanter lors de son discours dans la chambre. Les chansons contiennent d’ailleurs certaines strophes plutôt déroutantes comme ″I still have my front teeth″ ou ″Hockey without fighting is like Kraft Dinner without cheese″… Quant aux chorégraphies, elles sont complètement surréalistes, particulièrement celles pendant les bagarres générales.

Ces mêmes bagarres générales et les autres manifestations de violence y occupent d’ailleurs beaucoup trop d’espace pour un film de 2010. On se croirait plutôt dans un film des années 1970. En fait, on peut pratiquement faire un parallèle avec Slap Shot. Le personnage principal possède un talent fou et devient la coqueluche des amateurs de hockey. Par contre, il refuse de se battre comme les autres. Sauf qu’au lieu de se terminer sur un strip tease comme Slap Shot, le film se termine plutôt autour d’un énorme câlin...

Dans ce contexte, il est surprenant de voir certaines personnalités connues avoir accepté d’être associées à une telle bizarrerie. George Stroumboulopolos y joue un descripteur. On y voit également Walter Gretzky et Theo Fleury (qui chante!) faire un caméo et la chanteuse Nelly Furtado y jouer un rôle secondaire.

Peut-être est-ce moi qui n'aie pas l'esprit assez ouvert ou peut-être que ce film ne devrait pas se regarder à jeun…

dimanche 30 juillet 2017

Promo - Bee Hive



Peut-on imaginer une promotion qui dure 33 ans? C’est pourtant ce qui est arrivé avec les photos Bee Hive. De 1934 à 1967, lorsqu’on achetait du sirop de maïs Bee Hive, on pouvait envoyer par la poste une demande pour une photo de joueur à la compagnie St.Lawrence Starch Company de Port Credit (faisant aujourd’hui partie de Mississauga). Celle-ci devait toutefois être accompagnée d’une preuve d’achat de leur produit.

Au début de la promotion, elle avait un rôle bien particulier. Les gens écoutaient alors les matchs de hockey à la radio, mais ils ne voyaient pas les joueurs. Les photos Bee Hive permettaient donc aux gens de mettre un visage sur un nom. Son impact fut si grand qu’elle permit à Bee Hive de quadrupler ses ventes dans les années 1930 et de devenir la marque la plus populaire au Canada.

Pour les collectionneurs, la façon dont elles ont été distribuées a eu un impact particulier. Lorsqu’on envoyait une demande, on pouvait spécifier quel joueur on voulait. Ceci créa comme résultat que les meilleurs joueurs ne sont pas si difficiles à trouver. Par contre, pour les photos très populaires, la compagnie devait parfois en faire réimprimer, ce qui pouvait créer des variations et compliquer la vie des collectionneurs d'aujourd’hui.

À l’opposé, les joueurs plus obscurs sont plus difficiles à trouver, puisque peu de gens les demandaient. En fait, il n’est pas clair combien de photos existent. Il y avait bien des listes parmi lesquelles on pouvait choisir. Par contre, certains de ces choix n’ont jamais été retracés. Ces photos ont-elles vraiment existé ou sont-elles tellement rares qu’il n’en existe plus de copie? On ne sait pas vraiment. On sait toutefois qu’il y en a plus de 1000, divisées en trois groupes : de 1934 à 1944, de 1944 à 1963 et de 1963 à 1967, auxquelles on ajouta aux photos un cadrage avec un motif de bois.

La promotion a continué pendant la guerre, mais la compagnie a cessé de mettre à jour ses photos pendant cette période. Elle a par contre recommencé après.

En 1967, la ligue a doublé ses cadres, passant de 6 à 12 équipes. De plus, l’association des joueurs avait demandé une augmentation substantielle des droits et les coûts généraux de la promotion avaient augmenté énormément au fil des années. Dans ce contexte, St.Lawrence décida d’y mettre fin.

Au milieu des années 2000, Upper Deck a réutilisé le nom Bee Hive pour certaines de ses séries avec un look voulant recréer les collections originales.


Sources : « Collecting ″Bee Hives″ » de Don Pillar (antique67.com).

jeudi 27 juillet 2017

Critique culinaire - Dilallo chez Meloche








Ceux qui nous lisent depuis un moment savent à quel point nous vouons un culte aux Golden Seals de la Californie, équipe pathétique des années 1970 et aux Barons de Cleveland, l’équipe aux superbes chandails qui leur ont succédée.  Et parmi les rares joueurs qui se sont illustrés dans leurs uniformes, on retrouve bien sûr le gardien Gilles Meloche.
 
Ce même Meloche possède avec d’autres membres de sa famille un restaurant dans le quartier St-Henri de Montréal.  Faisant partie de la petite chaîne Dilallo (4 sites), on peut aussi voir sur l’affiche de l’établissement situé au coin de Notre-Dame Ouest et Charlevoix l’inscription « Chez Meloche ».
 
Malgré l’affection particulière que nous avons pour Meloche, nous n’étions pourtant jamais allés à son restaurant.  La division montréalaise de LVEUP (Martin Itfor, Keith Acton et Pete Peeters) a donc décidé de corriger la situation et de faire une Marie-Claude Lortie (critique culinaire de La Presse) d’elle-même.
 
Dilallo fait sa renommée avec ses burgers servis à l’envers, avec un pain cuit vapeur.  On peut également sentir les influences italiennes de l’origine de la bannière (qui date de 1929) en voyant au menu des options avec de gros morceaux de piment fort mariné ou de capicollo dans votre burger.  On peut aussi choisir de recevoir son pain « wet », soit arrosé du jus de cuisson ou du jus de piment fort.  Personnellement, j’ai choisi le burger avec piment fort, servi « wet ».  La texture est différente et s’harmonise bien avec la viande, fraîche et bien juteuse.
 
On retrouve également au menu des sous-marins cuits « sur la plaque », par opposition à ceux de type sandwich (genre Subway).  Martin a bien aimé le sien, qui contenait du steak et du jambon italien, en plus des oignons frits et des légumes frais.
 
Oups... J'ai remis mon burger à l'endroit...
Pete a de son côté opté pour la poutine, faite avec des frites croustillantes, un peu plus épaisses que des juliennes.  La sauce était crémeuse et pas trop épicée.
 
Nous avons accompagné notre repas d’une bière en fût, puisque quelques produits Molson sont disponibles.
 
Le décor est à l’image de l’endroit, simple et sans prétention.  On y retrouve quelques photos de Gilles Meloche, mais sans exagération.  Le tout demeure discret.  En fait, on en aurait pris un peu plus.  Par exemple, un chandail (des Barons de préférence!) aurait été bien.  D’ailleurs, l’an dernier, lorsque Gilles (maintenant dépisteur pour les Penguins) y a apporté la Coupe Stanley, il a évité de trop ébruiter la chose, pour éviter de créer la cohue.
Une photo au match des étoiles et une autre en début de carrière, avec les Black Hawks
En bref, il s’agit d’un bon petit resto de quartier, où on trouve des classiques, ainsi que des burgers avec de la personnalité.
 
Sources : « Ça sent la Coupe dans St-Henri » d’André Desroches, 31 octobre 2016, La Voix Pop Sud-Ouest (journalmetro.com), dilalloburger.ca.

Meloche est évidemment celui avec les jambières!

mercredi 26 juillet 2017

Phil Myre



Jouant pour les Bruins de Shawinigan, Philippe Myre a été un choix de 1ère ronde des Canadiens en 1966, à une époque où on n’accordait pas encore beaucoup d’importance au repêchage. Par contre, dans la hiérarchie des gardiens à Montréal, il y avait devant lui les vétérans Charlie Hodge et Gump Worsley et le jeune Rogatien Vachon. Il est donc retourné dans le junior, où il a aidé les Flyers de Niagara Falls à remporter la Coupe Memorial.

En 1969-70, Worsley en était à ses derniers matchs avec les Canadiens et Vachon était devenu le numéro un. Myre eut ainsi l’occasion d’être rappelé et de jouer 10 matchs.

Suite au départ de Worsley pour le Minnesota, Myre est devenu le numéro 2 derrière Vachon.

Le 15 octobre 1970, les nouveaux Sabres de Buffalo jouèrent leur tout premier match à domicile. Les spectateurs restèrent toutefois un peu sur leur faim puisque leurs favoris furent blanchis par Myre et les Canadiens. Sans vouloir rien enlever à l’exploit de Myre, il faut néanmoins mentionner que les Sabres se contentèrent de 14 petits tirs au but.

À la fin de la saison, un nouveau venu, Ken Dryden, est venu changer la donne en conduisant le tricolore à la Coupe Stanley. Avec ses 31 matchs joués en saison, Myre se qualifiait pour avoir son nom gravé sur la Coupe, même s’il n’avait pas joué en séries. Par contre, on ne l’inclut pas. Il reçut tout de même une bague et fut inclus sur la photo d’équipe.

En 1971-72, Dryden prit toute la place. Vachon fut échangé aux Kings et Myre ne joua que 9 matchs. À la fin de la saison, un repêchage d’expansion eut lieu et le tout premier choix de celui-ci fut Myre, sélectionné par les nouveaux Flames d’Atlanta.

Sans être une puissance, les Flames devinrent rapidement une équipe respectable et le duo très stable que forma Myre avec Daniel Bouchard devant le but y joua un rôle important. Pendant les cinq premières campagnes de l’équipe, aucun autre gardien que Myre ou Bouchard ne prit le filet.

C’est finalement en décembre 1977 que le duo fut brisé lorsque Myre fut échangé aux Blues. C’est Yves Bélanger, obtenu de St-Louis dans l’échange, qui devint le troisième gardien de l’histoire des Flames. De son côté, Myre devint le gardien numéro un des Blues pour un an et demi.

En juin 1979, Myre fut échangé aux Flyers contre Blake Dunlop et Rick Lapointe. Il fut donc appelé à former un nouveau duo avec une recrue, Pete Peeters. Philadelphie avait perdu Bernard Parent la saison précédente suite à une blessure, et avait décidé de repartir à neuf devant le filet en échangeant leur autre gardien, Wayne Stephenson.

Le pari des Flyers paya de façon inespérée lorsque Myre, Peeters et le reste de l’équipe furent invaincus du 14 octobre au 6 janvier. En 35 matchs, ils en remportèrent 25 et annulèrent 10 autres fois. Ce record tient toujours aujourd’hui. Cette merveilleuse saison, où les Flyers affichèrent la meilleure fiche de la ligue (48-12-20), ne se termina toutefois pas comme souhaité, puisqu’ils perdirent la finale face aux Islanders.

Malgré ses résultats, le duo Myre-Peeters ne dura pas. Peeters prit le haut du pavé et Myre, dépassé par Rick St.Croix, fut envoyé aux Rockies du Colorado.

Partageant le filet avec Glenn ″Chico″ Resch, Myre a fait ce qu’il a pu avec cette équipe faible.

En 1982-83, il fut engagé par son ancien entraîneur Scotty Bowman (devenu directeur-gérant des Sabres) comme joueur-entraîneur du club-école, les Americans de Rochester. Avec comme entraîneur-chef un certain Mike Keenan, les Amerks remportèrent la Coupe Calder. Quant à Myre, il joua également avec les Sabres ses cinq derniers matchs dans la LNH, pour un total de 439.

Par la suite, Myre a été entraîneur-adjoint, entraîneur des gardiens et dépisteurs pour plusieurs équipes (Kings, Red Wings, Blackhawks, Panthers, Sénateurs et Canadiens).

Il tient également un blogue.


Sources : « Cournoyer bags limit on Buffalo hunt » de Pat Curran, 16 octobre 1970, Montreal Gazette, p.17, philmyretalkshockey.com, hockeydraftcentral.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.