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vendredi 27 décembre 2024

Intermède musical : Les Canadiens de Montréal sur Bandcamp

À travers les années, votre blogue préféré (La Vie Est Une Puck) a produit de nombreux textes sur la présence du hockey dans la musique. À titre d'exemples, mentionnons Martin ITFOR qui a signalé l'existence d'une vieille chanson rock des Biberons Bâtis où les Nordiques jouent contre les Devils du New Jersey.

De son côté, keithacton a survolé la création de chansons par des joueurs de hockey tels que Guy Lafleur (disco), Bob Bissonnette (rock), Étienne Drapeau (pop) et Jonathan "fils de Patrick" Roy (pop), une ancienne chanson-thème et une adaptation d'une chanson de folklore.

Pour sa part, RaySheppard a fait un roadtrip de chansons pour plusieurs équipes de la ligue canadienne junior, avec des tounes variées pour chaque ville concernée.

En bref, c'est fascinant de constater la grande variété musicale qui touche le hockey. Mais pour ce billet, je vais me concentrer sur Bandcamp, une plateforme de musique en ligne qui s'adresse principalement aux artistes indépendants. J'ai pris soin de sélectionner les chansons "intéressantes" qui concernent les Canadiens de Montréal en français et en anglais. Sortez votre briquet pour illuminer ce concert nocturne rempli de mélodies obscures!

Choix de 5e ronde des Canadiens de Montréal en 2012, Charles Hudon est natif d'Alma au Lac-St-Jean (ma splendide ville d'adoption depuis 2020). Il a joué une saison complète avec les Habs en 2017-2018, mais grinde depuis dans les ligues mineures. Il semble très connu dans la région. C'est peut-être pourquoi Joël Martel, un surproducteur de musique d'Alma, a décidé de lui rendre un hommage très coloré et humoristique dans ce hit paru en pleine pandémie (juillet 2020). Il fait d'ailleurs partie d'un album conceptuel intitulé "Hockey Ordinateur".


Ce classique almatois a été produit grâce à un mandat donné à Joël Martel par le balado Le Sportnographe de Radio-Canada. On peut écouter cette chouette hudonerie en lisant les paroles qui ne laisseront personne indifférent! En tout cas, moi j'adore! Et c'est rare qu'on dédie une chanson à un joueur de hockey qui n'est pas une grande vedette!


On continue dans le même style avec la chanson "Let's Go Habs Go Canadiens" du groupe humoristique Les Appendices. Parue dans l'album des chansons de la 8e saison du groupe (2016), elle parodie les tounes qui namedrop les Canadiens de Montréal pour faire une passe de cash facile. Un gigantesque hit qui a sûrement joué dans les toilettes du Centre Bell à plein volume!


Mon collègue Pete Peeters de LVEUP m'a signalé la toune comique Fais le Benoît Brunet de l'artiste de hip hop québécois Jeune Chilly Chill. Sortie en 2011 sur un album compilation au nom très... évocateur - 130 lbs de Realness vol​.​1 Haters Edition, le Jeune Chilly Chill (qui ne doit plus être très jeune aujourd'hui) s'époumone à faire des jeux de mots hilarants sur une danse ridicule en "l'honneur" de l'ancien joueur des Habs devenu commentateur sportif à la télé. C'est très amusant d'entendre la musique à l'orgue du Nanana, nanana, hey hey hey, goodbye qui joue en boucle! "Benoît Brunet c'est toi le meilleuuuuuuur!" Comment ne pas adorer cette toune lol!?!

Jeune Chilly Chill a rapidement compris qu'il avait fait un tour de chaque mot avec cette chanson, ce qui l'a poussé à nous montrer comment danser le Benoît Brunet! Gavez-vous de Robaxacet avant afin que votre dos soit en mesure d'endurer autant de swag!


On y va ensuite avec une chanson rock indie intitulée Carey Price's big save du groupe montréalais Jaune Attend (bravo pour le jeu de mots!). Parue en 2011 alors que Carey Price brillait de ses mille feux (38 victoires en 2010-2011), cette chanson marmonne un hommage au cerbère avec un refrain très recherché (Carey Priiiiice!). À écouter à répétition après une grave commotion cérébrale!


On trouve vraiment de tout sur Bandcamp, même de vieux concerts qui ont joué en direct à la radio. C'est le cas du groupe canadien de rock indie Rheostatics qui a participé au Brave New Waves Sessions produites par CBC en 1988. Ils en ont profité pour chanter un hommage très entraînant à Guy Lafleur en mixant voix, guitares et table tournante! J'adore les "Gimme the puck says Guy!" que le chanteur hurle constamment! On entend même le nom de Sergio Momesso dans la toune! 



En 2014, le groupe francophone Guim Moro et les PKP s'est produit en concert lors de l'événement In My Garden à Montréal. Ils ont joué la chanson engagée "Le Canadien" qui contraste les nombreux problèmes de la société avec le choix de se concentrer sur les performances du Tricolore. C'est un beau mélange indie folk avec de l'accordéon, de la guitare et des airs connus du hockey (olé olé olé). Ça me rappelle mon ancienne vie à Montréal et ses spectacles de musique indépendante dans les petites salles du boulevard St-Laurent!


On est chanceux, car le concert en question a été filmé et est disponible sur YouTube!



On change complètement de registre musical avec la chanson Go Habs Go du groupe folk albertain Postgrads. Sortie en 2023, cette toune très reposante souligne la douce nostalgie ressentie quand on est partisans des Canadiens de Montréal de père en fils : "They win or they lose / Hope brought us this far / And that’s good enough for me…". Le chanteur n'a pas la meilleure des voix, mais il namedrop Carey Price et les patins Bauer!



On bifurque ensuite vers le New Jersey pour tomber sur une mystérieuse chanson folk intitulée "Howie Morenz". Produite en 2013 par le groupe indie folk Specters of the Erie Cut, cette toune est remplie d'écho et de paroles marmonnées (un must pour tout groupe de musique folk on dirait!). J'ai cherché en vain les paroles de cette énigmatique pièce sur le web. J'inclus quand même cette chanson mélodieuse, car elle porte sur l'une des premières légendes du Canadien avec son image postale sur la couverture du mini-album concerné. Si quelqu'un comprend le charabia typiquement newjerseyais, merci de nous transmettre les paroles!


On met (enfin) du beat avec la toune "Go Habs Go" du groupe pop électro québécois Qualité Motel (un side-project musical du groupe Valaire). Il s'agit d'une toune d'encouragement réalisée en collaboration avec l'Antichambre de RDS en 2019. Elle est entraînante avec ses paroles saccadées en franglais, et me fait hurler de rire avec la fin de son refrain qui va comme suit: "Blessure au bas du corps / La coupe au tricolore". Admettons qu'ils auraient pu faire rimer le mot tricolore avec quelque chose de plus positif! Ça aurait été un peu mieux avec "Check nous mener au score" ou plus drôle avec "Youpi boit rien qu'du fort".


On revient avec du bon rock québécois avec 7e joueur, un classique des Dales Hawerchuk qui ont renommé la chanson qui les a fait connaître et modifié les paroles pour célébrer les Canadiens de Montréal (merci encore à mon collègue Pete Peeters de LVEUP qui m'a signalé cet oubli!). La toune namedrop des joueurs de l'équipe de l'époque (2011) comme Josh Gorges et fait un excellent travail pour booster les partisans des Habs. Pour la rendre intemporelle, le groupe pourrait changer les noms de joueurs qui sont trop liés à 2011.


On termine avec un gros rock sale québécois avec "J'me prenais pour Patrick Roy" de Bob Miron. Sortie en décembre 2020, sa chanson raconte avec intensité la nostalgie de jouer au hockey dans la rue avec ses amis pendant qu'il gardait les buts comme Saint Patrick. J'aime bien les riffs de guitare et la voix tenace de Bob Miron. Il touche une corde sensible avec ce que j'aime du hockey: un sport dont la magie opère dès l'enfance et qu'on cherche à retrouver une fois adulte. Une passion qui coule au fond de nos veines! Bien hurlé mon Bob et merci pour ta chanson qui rocke! :)

On peut voir Bob Miron shredder sa guitare électrique dans le clip officiel de sa chanson sur YouTube! On dirait bien qu'il est un one-man band en plus! Go Bob Go! :)


J'ai sûrement manqué d'autres chansons sur Bandcamp qui touchent aux Canadiens de Montréal de près ou de très loin. Quand je dis très loin, je pense à la chanson "Jacques Plante" du groupe de hip hop québécois Alaclair Ensemble qui namedrop de façon minimale le célèbre cerbère dans une longue tirade disjonctée où on semble écouter un dictionnaire franglais débouler un escalier pour impressionner la gravité. Mais qu'importe, tous les goûts sont dans la nature et Bandcamp demeure une mine d'or audio à explorer! Je vous reviens d'ailleurs dès que possible avec d'autres chansons issues de Bandcamp portant sur le hockey dans un prochain billet. Et n'hésitez pas à produire vos propres chansons pour qu'on en discute sur La Vie Est Une Puck!

mercredi 26 juin 2024

Gene Carr





Ce texte a d'abord été publié comme texte inédit dans notre livre «Le meilleur de La vie est une puck» en 2022. Ce livre est désormais épuisé mais demeure toujours disponible en format digital (eBook).


Fils d’un joueur de hockey qui avait joué cinq matchs avec les ­Leafs dans les années 1940, Gene ­Carr avait un coup de patin remarquable, un style flamboyant en plus d’un potentiel offensif qui suscitait la convoitise. Lors du repêchage de 1971, l’attention fut évidemment portée vers ­Guy Lafleur, choisi premier par ­Montréal, et ­Marcel Dionne, deuxième par ­Détroit. Au troisième rang, les ­Canucks se tournèrent vers le défenseur ­Jocelyn ­Guèvremont avant que les Blues ne choisissent ­Carr avec la quatrième sélection. Il fut ainsi sélectionné devant son coéquipier avec les Bombers de ­Flin ­Flon, Chuck Arnason, choisi 7e par ­Montréal, même si ce dernier avait accumulé 163 points, 59 de plus que Carr. Le potentiel de ­Carr était tel que ­Claude Ruel l’aurait apparemment préféré à ­Dionne si les Canadiens n’avaient pas repêché au premier rang.
 
Les ­Blues étant à ce moment une équipe plutôt instable, ils échangèrent ­Carr après seulement 15 matchs dans leur uniforme. Le ­directeur-gérant des ­Rangers, ­Emile ­Francis, avait vu ­Carr lui glisser entre les mains au repêchage et voulait corriger le tir. Il envoya alors à ­St-Louis ­Mike Murphy, ­André ­Dupont et Jack ­Egers en retour de ­Wayne ­Connelly, Jim ­Lorentz et ­Carr. N’ayant pas de place pour lui au centre, les ­Blueshirts l’employèrent principalement à l’aile gauche où il n’eut pas vraiment l’occasion de se mettre en valeur, en plus d’être victime de plusieurs blessures. Malgré son bon coup de patin, il s’avéra que ­Carr manquait de finition et n’avait pas la touche du marqueur. Considérant les attentes à son endroit, il devint une tête de ­Turc des impitoyables partisans new yorkais.



Le 15 novembre 1973, ­Carr et ­Mike ­Murphy prirent un taxi qui fut impliqué dans un sérieux accident de la route qui leur laissa à chacun une sérieuse commotion. Après avoir raté plusieurs matchs, ­Carr fut échangé aux ­Kings en février 1974 contre un choix de première ronde au repêchage de 1977, qui deviendra ­Ron ­Duguay.

Dans sa nouvelle ville, il y avait toujours de grandes attentes envers ­lui, bien qu’il y avait moins de pression qu’à ­New ­York. Et sur la glace, ses boucles blondes qui virevoltaient dans l’uniforme doré des ­Kings firent de lui l’un des favoris de la foule. Lors d’une entrevue pour la radio, on lui demanda quel était son groupe de musique préféré. Il mentionna alors des nouveaux venus dans le domaine, les Eagles. Il s’avéra que ­leur chanteur ­Glenn ­Frey était à l’écoute. Originaire de ­Détroit, ­Frey était un fan de hockey et prit contact avec lui. Il en découla une grande amitié. En plus de porter son chandail lors de certains concerts, ­Frey fit entrer ­Carr dans le cercle du jet set californien, où il rencontra entre autres ­Joe ­Walsh, ­Linda ­Ronstadt et ­Elvis.

En plus, ­Frey s’inspira de l’histoire de ­Carr, celle de quelqu’un qui arrive dans une nouvelle ville et envers qui il y a de grandes attentes, pour composer ce qui deviendra l’un des plus grands succès des Eagles, ­«New ­Kid ­In ­Town».





Toutefois, l’histoire se répéta pour ­Carr à ­Los ­Angeles. Relégation au troisième ou quatrième trio, attentes déçues, blessures, etc. De plus, il y avait une grande animosité entre lui et son entraîneur, ­Bob Pulford. Pour sortir de cette situation fâcheuse, il eut recours à son agent, qui représentait également les ­Eagles. ­Celui-ci exigea alors aux ­Kings d’échanger ­Carr, sans quoi les ­Eagles ne joueraient plus au Forum d’Inglewood, en banlieue de L.A. C’est finalement le 1er novembre 1977 que ­Carr fut exaucé, alors qu’il fut échangé avec ­Dave «The Hammer» Schultz aux ­Penguins en retour de ­Syl Apps Jr. et du gendre de ­Bernard ­Geoffrion, ­Hartland ­Monahan.

C’est finalement dans la ville de l’acier que ­Carr répondit quelque peu aux espoirs placés en lui, alors qu’il récolta 17 buts (en plus des deux qu’il avait marqué avec les ­Kings) et 37 passes pour 56 points. Voulant capitaliser sur ces bonnes statistiques finalement obtenues, lorsqu’il devint autonome à la fin de la saison, il signa un contrat de trois ans pour 300 000 $ (une très coquette somme à l’époque) avec les Flames d’Atlanta. Ce fut toutefois une grave erreur des Flames.

L’année débuta sur un autre accident de la route où il bousilla sa nouvelle ­Mercedes. Sur la glace, ses performances retournèrent au point de départ et l’usure des blessures continua à faire son œuvre. Il ne joua que 30 matchs avec les ­Flames et fut éventuellement assigné aux Oilers de ­Tulsa de la ­Ligue centrale.

À l’été 1979 eut lieu le repêchage d’expansion pour annexer les quatre clubs survivants de l’AMH. La LNH ne fit pas de cadeau à ces nouveaux venus et les conditions d’admission furent difficiles. 
 
Parmi les joueurs à sélectionner, il y avait une grande quantité de mauvais contrats dont les équipes en place voulaient se débarrasser. Il y avait évidemment celui de ­Carr parmi ­ceux-ci. John Ferguson, alors ­directeur-gérant des ­Jets de Winnipeg, fut le dernier à parler. Pour ses deux dernières sélections, il se contenta de dire, plutôt dépité, qu’il prenait les deux derniers, sans même nommer ­Carr et ­Hilliard ­Graves, un joueur marginal des Canucks. Carr ne joua jamais avec les ­Jets, ni pour aucune autre équipe d’ailleurs.

En 465 matchs, il marqua 79 buts (24 % durant sa seule saison 1977-78) et amassa 136 passes, pour un total de 215 points.

Il retourna alors en ­Californie, où il travailla dans les studios hollywoodiens comme coordonnateur de transport pendant 24 ans. Toutefois, ses trois opérations au cou, six au dos, deux aux genoux et un remplacement d’une hanche laissèrent des traces et il dut se déplacer avec une canne, puis des béquilles et éventuellement un fauteuil roulant. Il put toutefois bénéficier d’un traitement expérimental aux cellules souches en 2015 pour l’aider un peu.

Après avoir finalement pris sa retraite, il est décédé en décembre dernier, à l'âge de 72 ans, des complications d'une opération au dos.

Sources :

"Sam’s shrewdness, Ruel lore’s pay off" de Pat Curran, June 11, 1971, Montreal Gazette, pages 17, 20,

"Four Rangers traded for three Blues", AP, November 16, 1971, Montreal Gazette, page 13,

"Grundman sert les ouïes à Marcel Aubut" de Claude Larochelle, 14 juin 1979, Le Soleil, pC2,

"Former NHLer Gene Carr and other ex-athletes offered a clean bill of hope" d’Allan Maki, November 6, 2015, The Globe and Mail (globeandmail.com),

"The new kid in town is back" de Charlie Hodge, June 10, 2017, Kelowna Capital News (kelownacapnews.com),

"Carr dies at 72, played 465 NHL games for 5 teams", December 14, 2023 (nhl.com),

hockeydraftcentral.com, wikipedia.org.

jeudi 23 novembre 2023

Hip-hop et chandails de hockey

 

 

Je suis présentement dans une phase intense de vieux rap old-school. Lorsque je travaille, j'ai besoin de quelque chose dans mes oreilles en tout temps et ces temps-ci c'est principalement du vieux hip-hop dans mes playlists. En regardant quelques vieux vidéoclips de l'époque, je me suis rendu compte qu'un incontournable lors du shooting de ces vidéos était de porter un chandail de hockey à un moment ou l'autre. Il y a bien sûr d'autres chandails sportifs que l'on peut y retrouver mais le hockey semblait particulièrement plus prisé pour une raison que j'ignore. C'est une tendance que l'on retrouve encore de nos jours mais cela semble vraiment avoir explosé au milieu des années 90.

J'ai donc pensé faire ici un petit pot-pourri de vidéos avec différents chandails de hockey que l'on peut y retrouver. Je semble en trouver de plus en plus à chaque jour donc ce sera probablement une première partie, histoire de pas en mettre trop d'un coup. D'ailleurs, si vous avez des suggestions, n'hésitez pas à m'en faire part.


 

A Tribe Called Quest - Oh my god - 1994 

Un de mes groupes préférés dans le genre et une de leurs meilleures tounes. Dans le vidéo, un des trois membres porte un chandail des Devils du New Jersey avec son nom d'artiste «Phife Dawg» au dos avec le numéro 5. Décédé en 2016, Phife était un fanatique de sport et d'ailleurs, une des rimes de la chanson «Keep it Rollin'» de ce même album est «I skate on your crew/ Like Mario Lemieux».





Snoop Dogg - Gin & Juice - 1994 

Le légendaire Snoop Dogg a toujours été un fan de hockey. D'ailleurs, j'aurais vraiment aimé le voir se porter acquéreur des Sénateurs d'Ottawa... Dans ce vidéo, on le voit porter non pas un mais deux chandails de hockey; d'abord les Penguins de Pittsburgh et ensuite une équipe plus obscure, soit les anciens Indians de Springfield de la AHL. Les couleurs du jersey des Indians vous rappelleront sûrement celles des Whalers de Hartford, club-affilié aux Indians à l'époque. 



Lords of the Underground - Tic Toc - 1994

Ici, on peut voir le jersey des Stars de Dallas et aussi brièvement celui des Panthers de la Floride au tout début. Le jersey des Stars match particulièrement bien avec le bandana vert du gars.




Da Youngsta's - Hip Hop ride - 1994 (coudonc c'était tout le temps en 1994)

Ici c'est un groupe que je ne connaissais pas avant mes recherches mais je le trouve particulier alors qu'on y voit ici un jersey des Jets de Winnipeg? C'est assez étonnant de voir les Jets s'être faufilés ici alors que le groupe vient de Philadelphie. On voit d'ailleurs un des gars porter un t-shirt des Phillies.



Raekwon - Ice Cream ft. Ghostface Killah, Method Man, Cappadona - 1995

Ici on a un album solo de Raekwon avec 3 autres membres du Wu-Tang Clan, jamais bien loin lors des albums solo des autres. Dans ce vidéo, on retrouve Cappadona avec un jersey des Canadiens de Montréal.


 

Mariah Carey - Fantasy (Remix) ft. Ol' Dirty Bastard - 1995

Parlant de Wu-Tang Clan, on a ici un autre de leurs membres, Ol' Dirty Bastard, qui apparait comme guest star sur ce remix de la chanson Fantasy de Mariah Carey. O.D.B. porte pour l'occasion un chandail de hockey d'une équipe que je n'arrivais pas à identifier. Je croyais qu'il s'agissait probablement d'un club universitaire avec ce gros «H» difficile à identifier. Mais c'était avant de me rendre compte qu'il s'agissait d'un jersey «Tommy Hilfiger», preuve que le monde de la mode prenait note de la tendance...

 

Wu-Tang Killa Beez - Killa Beez - 2002

Encore dans le giron du Wu-Tang Clan avec un de leurs projets dérivés. Je suis déçu de ne pas avoir trouvé un vidéo d'une chanson plus classique de Wu-Tang, mon groupe préféré dans le genre. Mais pour se consoler, on retrouve ici le grand Inspectah Deck avec un jersey des Islanders de NY.


King Just - Warrior's Drum - 1995

Ici on a peut-être un peu d'abus avec 3 équipes; les Bruins, les Mighty Ducks et les Penguins. Mais heille c'est pas moi qui va se plaindre.


 

The Almighty RSO - Badd Boyz - 1993

Ici on a pas seulement un caméo d'un chandail de hockey mais bien une appropriation complète de l'identité des Bruins de Boston par ce groupe méconnu, qui vient justement de Boston.


LL Cool J - Hey Lover ft. Boyz II Men - 1995

Ici c'est un des membres invité de Boyz II Men qui porte un splendide jersey des Oilers d'Edmonton qui vole la vedette de ce vidéo extrêmement plate. Ça peut pas être juste du Wu-Tang...


Keith Murray - The most Beautifullest thing in this World - 1994

Ici on a un jersey des Red Wings en noir et blanc.

D-Natural - D-Natural est mon nom - 1995

Ici on a l'éternel D-Naturel, qui vient de Québec, qui maintient la tradition du jersey de hockey. Dans le flou de mes souvenirs, il me semblait qu'il portait un jersey de Nordiques mais déception alors qu'il s'agit d'un jersey bleu et blanc générique. On y voit davantage sa casquette des Rockies du Colorado.


D-Natural - D-Natural is back - 2003

Impossible de faire autrement que de regarder ces deux vidéos back à back. C'est d'ailleurs dans celui-ci qu'on y aperçoit enfin le jersey des Nordiques de Québec. On y revoit en plus avec bonheur le chandail générique du clip de 8 ans plus tôt. Je me demande vraiment s'il s'agissait du même chandail ou bien si D a dû en retrouver un identique pour les bienfaits de ce clip légendaire.


KC L.M.N.O.P. - Ta yeule (vis ta vie pis reste en vie) - 1997

À moitié lucide, à moitié sur l'acide, on a ici pour finir un autre représentant québécois qui perpétue la tradition avec un chandail du Canadien.

dimanche 19 juin 2022

Notre chandail Barons

  


En attendant de compléter notre splendide livre «Le meilleur de La vie est une puck» dont le financement vient de se terminer, je continue de préparer les différents «goodies» que nous allons également remettre à nos chers contributeurs nous ayant permis de réaliser ce projet. Je viens de recevoir notre commande de t-shirts et je porte fièrement depuis hier celui des Barons de style «Ramones». J'étais au restaurant ce midi lorsque j'ai remarqué qu'un dude me scrutait vraiment non-subtilement, tentant probablement de comprendre ce que je portais. Il devait surement reconnaitre le célèbre logo des Ramones que j'ai apparemment vraiment réussi à imiter. Ça faisait plusieurs années que j'avais conçu ce t-shirt (quoique une version différente) mais on avait mis le projet de côté, donc en plus de voir finalement aboutir ce concept, j'étais très fier de ma shot car l'effet est très réussi de par la réaction du dude du restaurant.

Mais probablement que plusieurs d'entre vous ne comprennent pas toutes ces références. Faut dire que nos concepts mélangeant hockey obscur et l'esthétique punk/metal sont vraiment destinés à un public très très de niche. Je voulais donc aujourd'hui vous présenter ce t-shirt plus en détails.

Premièrement j'ai choisi les Barons car c'est un de nos sujets cultes. Inutile de vous le rappeler. Et on en parle bien sûr dans le livre. Pour ce qui est des Ramones, j'ai choisi de faire référence à ces pionniers du punk car leur logo est un des plus magnifiques de l'histoire de la musique et je trouvais qu'il y avait un parallèle intéressant à faire avec les Barons même si ce sont deux domaines totalement différents. 

Les Ramones ont sorti leur premier album éponyme en avril 1976, quelques semaines seulement avant le déménagement des Golden Seals de Californie dans leur nouvelle ville de Cleveland pour devenir les Barons. Les Ramones ont ensuite tout donné lors des deux années suivantes avec 3 autres albums classiques; Leave Home (1977), Rocket to Russia (1977) et Road to Ruin (1978). Donc 4 albums entre 1976 et 1978, exactement pendant que les Barons ont aussi tout donné durant leurs deux seules saisons d'existence... Bon ils ont peut-être pas tout donné car ils étaient pas mal mauvais et mal gérés mais gâchez pas mon fun...

Ah man, une pause musique s'impose absolument ici...



Et puis pourquoi pas une pause Barons tant qu'à y être..



Si c'est trop 2e ou même 3e degré pour vous, il y a une autre parallèle évident à faire avec les Ramones et le hockey (ou le sport en général) puisque leur premier hit, Blitzkrieg Bop, a.k.a. «Hey! Ho! Let's Go!» est encore joué dans les arénas pas mal à toutes les games que vous pouvez assister...

Après ces 4 premiers albums susmentionnés, la carrière des Ramones n'a jamais vraiment pu décoller comme il se devait, tandis que les Barons ont disparu après avoir fusionné avec les North Stars du Minnesota. Les Ramones ont tenté un ultime tour de force en 1980 avec un album enregistré par le célèbre fucké et criminel notoire Phil Spector pour nous donner l'album «End of the Century» en 1980 mais ce ne fut pas le succès escompté (je n'aime pas cet album d'ailleurs) et cela me mène à une épiphanie plus qu'évidente: Les Ramones avaient besoin que les Barons existent pour être bons!

Je plaisante bien sûr, les Ramones ont continué à rouler leur bosse pendant de nombreuses années,  devenant des légendes vivantes du punk (quoique les membres originaux sont tous morts) et ils ont quant même enregistré quelques perles ici et là avant de se séparer en 1996. Mais n'empêche que rien n'aura accoté leur furieuse époque 1976-78. 

C'était donc plus ou moins comme ça que j'ai conçu ce t-shirt Ramones/Barons...

Mais j'ai encore besoin de vous l'analyser davantage. Donc voici premièrement le logo du chandail de proche:



Et voici sa référence, le logo des Ramones:
 


Il existe plusieurs variantes de ce dernier, alors que le lettrage du «Ramones» est parfois d'une typographie différente. Mais celle-ci est l'originale et comme «Barons» a une lettre de moins, j'ai dû légèrement grossir la police pour bien faire.

Le nom des membres entourant l'aigle sont parfois différents aussi alors que Tommy et Deedee ont quitté le groupe pour être remplacés entre autres par Marky et C.Jay (ou même Richie ou Elvis). D'ailleurs, si vous portez un chandail des Ramones et que vous rencontrez un autre fan, il n'hésitera pas à vérifier quelle version du noms des membres vous portez...

Moi dans mon cas, je devais me restreindre à seulement 4 membres des Barons. Il était évident que j'allais choisir Gilles Meloche, Dennis Maruk et Al MacAdam, tous des joueurs cultes ici à LVEUP. Pour le 4e j'hésitais entre Bob Stewart, Jim Neilson ou même Don Murdoch. Dans le cas de ce dernier, cela aurait bien fait car ça aurait été tous des noms en «M». Murdoch, Maruk et MacAdam formaient d'ailleurs un trio surnommé «3M». Mais je préférais toutefois choisir Rick Hampton, si ce n'est qu'il était le meilleur défenseur des Barons. D'ailleurs avec un gardien (Meloche) et deux attaquants (Maruk et MacAdam), ça me prenait bien un défenseur si on joue à 4 contre 4...

Pour l'intérieur du logo imitant le seau présidentiel américain, j'étais aussi embêté. J'aurais aimé modifier l'aigle et lui mettre un bâton de hockey au lieu d'un bâton de baseball. J'ai essayé mais ça ne donnait vraiment pas l'effet escompté et j'ai plutôt opté de mettre deux bâtons en «X» un peu à la Mighty Ducks d'Anaheim. De plus, l'aigle me posait problème alors qu'il ne me laissait pas vraiment de place pour inclure le logo des Barons, même dans l'espèce de rectangle avec des flèches... Et le nom de l'équipe c'est quand même les Barons et non pas les «Eagles» donc l'aigle se devait de partir. L'inclusion du logo des Barons au centre avec la forme de l'état de l'Ohio vient quand même rappeler l'aspect «américain» du logo d'origine.

Mais en soustrayant l'aigle, je voulais quand même le plus possible respecter le logo original et j'ai donc inclus des lauriers, et aussi des bannières où j'ai inscrit «Cleveland, Ohio». J'ai complété avec une couronne dans le haut, afin d'illustrer quelque peu ce terme royal de «Barons». Même si un Baron n'est pas un roi, il est toutefois lié à la monarchie. Et finalement j'ai ajouté le petit 1976-1978 en bas des lauriers, histoire de compléter le tout.

Donc c'est pas mal ça qui est ça. Ça me fait vraiment plaisir de voir que vous avez embarqué dans le trip en choisissant ce concept parmi les choix offerts pour les t-shirts. Merci de nous lire et d'encourager nos folies. Au final il y a 3 t-shirts différents qui seront remis à nos contributeurs du Kickstarter mais qui sait, peut-être nous allons en faire imprimer d'autres éventuellement. En attendant, nous continuons d'éditer le livre petit à petit, c'est presque pratiquement tout fait mais il reste toujours des trucs à peaufiner. Ça s'en vient toutefois très bientôt.

Hey ho let's go Barons!

Ah pis tiens une autre toune:


mercredi 1 décembre 2021

La Ligue Canadienne junior en musique - 1re partie

 

 

Je dévie un peu de mon style traditionnel ici alors que j'ai quelque peu renfloué d'autres passions récemment comme la musique et le voyage/tourisme. 

J'ai fait quelques roadtrips récemment et j'ai toujours trouvé que la musique complète bien le paysage de nos autoroutes transcanadiennes... Toujours important par exemple d'avoir un iPhone chargé à bloc ou au moins des CDs quand tu approches de Québec... 

Voici donc une petite série où je vais tenter de vous faire découvrir/redécouvrir chaque ville du junior canadien avec un petit roadtrip en chansons. Je ne sais plus trop d'où m'est venue l'idée mais allons-y. Pour chaque ville de la CHL, je vais tenter de trouver une toune du même nom. Qui sait? Il y a aura peut-être du bon stock à découvrir.

Je procède aujourd'hui à partir de l'ouest avec la WHL. Et au lieu d'y aller en ordre alphabétique, j'y vais plutôt selon l'ordre du classement actuel dans ce circuit. Voici donc pour vous une belle playlist de circonstance si vous voyagez dans le coin ou bien si vous êtes un joueur junior qui s'emmerde un peu sur la route...


KAMLOOPS, BC (Blazers)

 

Pour commencer voici ce que j'ai trouvé de meilleur pour Kamloops avec cette chanson du même nom du groupe Flin Flon. Ce groupe indie fut fondé en 1997 à Washington par un gars qui trippait sur le hockey et qui était fasciné par le nom des villes canadiennes qu'il retrouvait dans le Hockey News... Flin Flon étant d'ailleurs une autre de ces villes qui n'ont malheureusement pas d'équipe dans la WHL. Ils ont même une toune et un album du nom de Chicoutimi... Mais pour cette dernière j'aurai quelque chose de meilleur pour vous et ça c'est pour plus tard...



EVERETT, WA (Silvertips)

C'était pas facile de trouver pour Everett, cette ville en banlieue de Seattle, alors que le nom peut référer au prénom davantage qu'à une ville de 100,000 habitants du nord-ouest américain. Mais j'ai trouvé ce morceau d'un groupe du nom de Dusty Cubby, originaire justement de Seattle et dont je sais qu'il s'agit de la ville qui est référée dans la chanson alors que l'album se nomme Town Story et que sur ce même album on trouve une chanson du nom de Minnesota et une autre nommée Weird Portland Blues.

Bon c'est ben ordinaire. Un peu comme ce que m'inspire la destination d'Everett d'ailleurs. 


SEATTLE, WA (Thunderbirds)



Bon pour Seattle c'est pas le choix qui manque mais je me sentirais niaiseux de pas mettre autre chose que la chanson «Frances Farmer will have her revenge on Seattle» de Nirvana. Pas vraiment trouvé grand chose de meilleur anyway. Difficile d'accoter Nirvana. Ici je vous ai mis une version live si vous connaissez déjà l'originale.

L'histoire de l'actrice Frances Farmer est assez tragique. Accusée d'athéisme et d’allégeance au parti communiste en plus de problèmes de comportements violents et dérangeants, elle fut diagnostiquée comme schizophrène et admise dans une institution psychiatrique où elle fut maltraitée et violée en plus de subir des traitements de lobotomie. Elle parvint malgré tout à sortir de cette situation et tenta un retour comme actrice mais mourut en 1970 à l'âge de 56 ans d'un cancer du poumon. Kurt Cobain s'identifiait largement à l'histoire de Frances Farmer et plusieurs parallèles furent établies entre leurs vies et carrières respectives. 



KELOWNA, BC (Rockets)

Pour celle ville de la vallée de l'Okanagan, j'ai trouvé beaucoup de hip-hop, de jazz et encore du RnB poche plein d'autotune mais en gros rien de bien intéressant. Alors je me suis dis, pourquoi pas du country?

By the way, Kelowna veut dire «ours Grizzly mâle» dans le dialecte amérindien Colville-okanagan.

 

VANCOUVER, BC (Giants)

Pour Vancouver, ville des Giants autant que celle des Canucks, j'ai trouvé ben du stock mais aussi ben de la merde et de la médiocrité du genre They Might Be Giants ou encore plein de hip-hop. Il y avait aussi Jeff Buckley et Gord Downie. Mais c'est pas parce que ces derniers sont décédés que j'aime leur musique pour autant. Mais finalement j'ai découvert ce petit groupe folk-punk-sale de rue de Vancouver nommé Skum Shine qui est un peu plus dans mes cordes.



PORTLAND, OR (Winterhawks)

Comme Vancouver et Seattle, je savais que j'allais trouver pas mal de stock au nom de Portland, et en plus de cette ville de l'Oregon, il y a aussi plusieurs autres Portland ailleurs en Amérique du nord. Mais comme c'est trop souvent le cas à date dans cette série, la majorité des trucs que je trouve c'est du maudit R&B/hip-hop insignifiant genre Drake ou bien dans le cas particulier de Portland, beaucoup de petites chanteuses cutes qui sont probablement allées se remettre d'une rupture là-bas...

Mais dans l'esprit de «Keep Portland Weird» je me devais de trouver quelque chose de plus hors-norme. Voici donc un bon petit beat d'un DJ Californien en honneur de la ville.




PRINCE GEORGE, BC (Cougars)

Celle-là je me demandais bien ce que j'allais trouver, et même si j'allais juste réussir à trouver quelque chose à ce nom... Il y avait bien ce gars que j'arrête pas de retrouver dans mes recherches qui chante des tounes exclusivement sur des villes mais c'est juste trop cave et trop facile à mon goût... et vraiment mauvais. Finalement et bien je vais pouvoir arrêter de bitcher sur le hip-hop en vous présentant ce Azizi Gibson. Aucune idée cependant s'il parle de Prince George la ville, probablement pas. En lisant les paroles, c'est plutôt une «diss track» où il bitch sur un autre rappeur. Mais ici je prend ce qui passe.




SPOKANE, WA (Chiefs)

Ici je me demandais bien combien de résultats j'allais trouver et à ma grande surprise c'est une centaine de chansons que j'ai répertoriée qui contiennent le mot Spokane dans le titre... Je n'allais bien sûr pas me taper tout ça et je me suis arrêté à ce groupe de punk rock style skatepunk des années 90 du nom de Downway...




TRI-CITY, WA (Americans)

Ici il y a ambiguïté alors que ce fameux «Tri-City» réfère à une agglomération de trois villes immédiatement voisines qui se connectent ensemble à l'embouchure de trois rivières, plus précisément la Yakima River, la Snake River et la Columbia River. Ces trois villes sont donc Kennewick, Pasco et Richland et c'est à Kennewick que l'aréna des Americans est situé... J'ai trouvé du stock pour tout ça mais qu'est-ce que je fais? Tri-City? Kennewick? Pasco? ou bien Richland?

J'ai finalement opté pour Kennewick, n'ayant pas trouvé grand chose de toute façon pour Tri-City outre ce truc bizarre. Et il y avait pour Kennewick beaucoup de Jazz, ce qui me permet de diversifier davantage cette playlist fuckée... 


 

VICTORIA, BC (Cougars)

On va terminer la conférence ouest de la ligue de l'ouest avec un classique de The Kinks. Je sais qu'ils parlent d'une fille dans la chanson et non pas de la ville mais la ville est aussi nommée en honneur d'une fille (plus précisément une reine) donc je vais bien mettre ce qui me tente. Voici ce classique qui finit bien cette partie du roadtrip. Les Cougars sont en dernière place de la conférence mais au moins ils ont une bonne toune dans cette liste...

 


Passons maintenant aux prairies...


WINNIPEG, MB (Ice)

Ce qui est bien avec ce genre de liste c'est que ça nous permet aussi de se mettre à jour, surtout quand on en a échappé des bouts, comme dans le cas du Ice, qui était autrefois situé à Kootenay en Colombie Britanique mais qui est déménagé depuis 2019 à Winnipeg, plus précisément à l'aréna de l'Université du Manitoba.

Bref c'est pas aussi le choix qui manquait pour Winnipeg, avec une flopée de chansons de gens qui semblent particulièrement adorer la place comme Winnipeg is a Frozen shithole ou Die Winnipeg Die Die Die Fuckers Die... Je voulais d'abord vous mettre une chanson du groupe The Weakerthans qui parle exclusivement de Winnipeg et qui semble rejoindre le même mouvement avec des paroles comme «The Guess Who sucks, the Jets were lousy anyway»... mais mon collègue Martin nous a déjà parlé en détail de cette chanson dans un article passé que vous pouvez lire ici. Même Pierre Lalonde s'y est mis...

Finalement je suis allé un peu plus positif avec une chanson folk intitulée Winnipeg Whore de Oscar Brand...



By the way, le Ice de Winnipeg a une fiche de 21-1-1 au moment d'écrire ces lignes...


EDMONTON, AB (Oil Kings)

Avec mes recherches précédentes, j'imaginais que mes recherches sur Edmonton seraient assez similaires à celles de Winnipeg mais finalement c'était pas si pire. Je suis même retombé sur un groupe que j'aime bien et que j'avais un peu oublié avec les années du nom de PUP qui ont sorti ce clip en 2020. Ça continue bien le roadtrip en tout cas...


 

RED DEER, AB (Rebels)

La plupart des résultats lorsque je cherche une chanson sur Red Deer est soit le classique de Noel «Rudolph the Red-nosed reindeer» ou bien des sons d'imitations de callage d'orignaux...

Finalement, je savais pas trop quoi prendre et j'avais encore beaucoup de route à faire alors je me suis arrêté sur John Mann, ancien chanteur du groupe alternatif canadien Spirit of the West et sa chanson Red Deer? avec un point d'interrogation... Parce que moi aussi j'étais un peu en interrogation.


 

SASKATOON, SK (Blades) 

N'en déplaise aux fans de The Guess Who, j'avais pas trop le choix d'opter pour Johnny Cash pour Saskatoon...



MOOSE JAW, SK (Warriors)

Je voulais remettre du gros punk sale ici (cliquez pour mon autre option) mais c'était pas super bon et j'ai encore plus de tounes qui buchent plus loin dans la liste. Donc histoire de continuer à varier un peu j'ai plutôt opté pour un titre qui semble revenir sur de nombreuses compilations de musique amérindienne:



BRANDON, MB (Wheat Kings)

Je n'avais pas vraiment envie de remettre du country mais ceci est la seule vraie toune que j'ai trouvée parlant de Brandon la ville et non pas un dude qui s'appelle Brandon... J'ai failli mettre cette toune instrumentale d'un groupe que j'aime bien du nom de Caribou mais finalement j'ai opté pour ce chanteur Country du nom de Cal Cavendish, surtout après avoir découvert cette histoire loufoque de 1975 où durant une période où il était frustré de sa carrière de chanteur qui ne levait pas, il pilota son avion et déversa 100 livres de fumier en plus d'une centaine de ses disques invendus au dessus du centre-ville de Calgary... Un type équilibré...


Parlant de Calgary...

CALGARY, AB (Hitmen)

Ici c'est tout un flashback que d'avoir retrouvé cette toune sur Spotify... Ça m'a pris plusieurs minutes frustrantes à retracer où j'avais déjà entendu cette toune à maintes reprises alors qu'on trouve pas grand chose qui parle de The Browns sur internet. Mais j'ai finalement trouvé alors que c'était dans ce jeu que j'ai joué tellement souvent, Tony Hawk's Underground... Voici pour vous «American Werewolf in Calgary»...


 

REGINA, SK (Pats)

Ici je me fais encore plus plaisir et je dévie un peu avec une toune qui ne contient pas le mot «Regina» dans le titre mais c'est absolument la première qui m'est venue en tête. Je n'avais même pas envie de checker si j'aurais pu trouver mieux car c'était impossible.

Un vrai de vrai classique.



LETHBRIDGE, AB (Hurricanes)

Je viens de me rappeler comment j'avais eu l'idée de cet article. Je parlais au début que j'ai fait plusieurs trajets en auto récemment et bien cette prochaine chanson est dans ma playlist régulière ces temps-ci et elle m'a rappelé plusieurs anciens textes sur ce blog où on riait des Hurricanes et de leur non-originalité dans leurs logos et uniformes. Je crois me rappeler aussi d'une conversation avec Martin qui m'apprenait que Lethbridge était un vrai shithole que l'on devrait plutôt renommer «Methbridge» dû à son haut taux de criminalité, le plus haut au Canada. Ah finalement c'était dans ce vieux texte... Ou bien il me l'a aussi dit... Anyway.

Voici The Rural Alberta Advantage.


 

PRINCE ALBERT, SK (Raiders)

Pour Prince Albert, ville nommée en honneur du mari de la Reine Victoria (d'où l'autre ville vue plus haut), le prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha. Son vrai nom de naissance sur son baptistère est en fait Franz August Karl Albert Emanuel von Sachsen Coburg und Gotha. Après sa mort en 1861, la reine Victoria est entrée longtemps en séclusion et a porté du noir jusqu'à sa mort.

C'est bien passionnant tout ça mais qu'en est-il de la musique? Et bien j'ai rien trouvé qui parle réellement de Prince Albert la ville mais il y a un morceau de Jazz de 8 minutes qui porte ce nom et qui semble être un classique parmi les gens qui connaisse ça. Moi je préfère plus le rock, le punk et des trucs qui bougent un peu, surtout pour un roadtrip. Donc fuck la monarchie et le jazz, voici une toune de 55 secondes d'un groupe nommé Bleah...


 

SWIFT CURRENT, SK (Broncos)

Entre Moose Jaw et Medicine Hat, on retrouve la ville de Swift Current... Je comprends un peu le gars de Flin Flon d'être autant captivé par ces noms de villes canadiennes. D'ailleurs, comme je n'ai pas grandes options plus intéressantes, revoici Flin Flon qui non seulement ont nommé une de leurs tounes au nom de Swift Current mais également un album que voici au complet pour vous:


 

MEDICINE HAT, AB (Tigers)

Voici un petit rock indie pour terminer relax ce long voyage dans l'ouest. Ça aurait fait plus de sens géographiquement de terminer au Manitoba pour ensuite transiter dans la OHL dans la prochaine partie mais l'idée du classement et des conférences était aussi l'fun.



Donc voilà. Si vous le désirez, cliquez ce lien pour accéder à cette playlist sur Spotify et aussi voir les autres options que j'ai failli mettre.

On se revoit bientôt pour long tario...


SASKATCHEWAN, TU M'ENSORCELLES...

vendredi 12 février 2021

Une vidéo pour le plaisir #5 - Billy Joel ''Downeaster Alexa''

 
 
En 1995-96, les Islanders de New York sont devenus la risée de la LNH et du sport professionnel lorsqu'ils inaugurèrent leur nouveau chandail qui mettait en scène l'arrivée d'un nouveau logo, le mal-aimé ''Fisherman'' qui évoquait une forte ressemblance au logo des bâtons de poissons ''Gorton's'', ce qui leur valut des railleries de la part des médias, des fans et surtout ceux des équipes adverses. Même à ce jour le ridicule continue de s'abattre sur la franchise pour avoir un jour conceptualisé cette horreur de chandail. 
 
Même nous à LVEUP avons un trophée en son honneur... C'est d'ailleurs devenu pour moi une bonne source d'inspiration dans les derniers mois. Je me suis même procuré comme cadeau de Noël le livre ''We want fish sticks'' qui traite du sujet en profondeur. Je n'y suis qu'à mi-chemin mais c'est un excellent livre que je vous recommande fortement. On y parle abondamment du climat qui régnait dans cette organisation moribonde et mal gérée (et bien avant l'embauche de Mike Milbury) en plus des raisons qui menèrent l'équipe à changer son traditionnel chandail qui a vu l'équipe remporter 4 coupes Stanley au début des années 80. On y parle entre autres de «l'effet Gretzky» et des nombreuses expansions dans la LNH et dans le sport nord-américain qui amenèrent un boom au niveau de la commercialisation des chandails et des produits dérivés. Il y a aussi le fait que les Islanders perdaient du terrain après des années de médiocrité et l'émergence des autres équipes de leur marché, les Rangers et les Devils, qui remportèrent les coupes de 1994 et 1995 respectivement. Le balayage de l'équipe aux mains des Rangers en quatre petits matchs lors des séries de 1994 aurait apparemment été l'événement déclencheur qui poussèrent les dirigeants de l'équipe à adopter cette nouvelle direction. Mais bref il y en aurait tellement à dire et je ne voudrais pas vous gâcher le livre davantage si jamais vous aviez l'intention de le lire. 
 
Je vais cependant vous révéler un spoiler. Le logo ''Fisherman''ou le ''Fish sticks'' était la faute du chanteur Billy Joel.
 
William Martin Joel, surnommé ''The Piano Man'' en honneur de son méga-succès du même nom paru en 1973, est né à New York dans le Bronx mais a plutôt grandi par la suite à Hicksville, Long Island, soit à 15 minutes de Uniondale et du Nassau Coliseum, domicile de (trop) longue date des Islanders. Il est un des plus célèbres et fiers résidents de Long Island et dont plusieurs chansons évoque d'ailleurs ce coin de pays ou sa jeunesse passée là-bas. Il a maintes fois fait salle comble au Nassau Coliseum durant sa carrière et il y a même une bannière à son nom dans les hauteurs de l'aréna. Il n'aurait cependant jamais vraiment assisté à des matchs des Islanders ni même fait de promotion majeure avec l'équipe si ce n'est que ce ''bobblehead'' lors de la soirée Billy Joel organisée par l'équipe en 2018.  




Mais en quoi donc Billy Joel est-il responsable du Fisherman Jersey? Et bien lors des premières sessions de brainstorming pour ce rebranding, les dirigeants et leur firme de design tentaient de trouver des symboles et inspirations pour l'équipe qui voulait se départir du logo générique des Islanders avec le NY en forme de bâton devant une carte de Long Island. Plus facile de développer quelque chose pour une équipe nommée les Devils ou les IceDogs que pour un surnom régional vague comme «Islanders». Le terme est souvent utilisé davantage pour des habitants des îles tropicales, mais cela ne fonctionnait pas pour une équipe d'un climat plus froid comme Long Island. On cherchait plutôt des symboles représentant la région mais celle-ci est majoritairement reconnue comme étant simplement une banlieue de New York assez ringarde, pleine de centres d'achat, de «beach houses», de familles blanches riches et de soccer moms. Pas assez cool comme Manhattan ou Brooklyn et pas vraiment reconnaissable géographiquement comme San Francisco, Miami ou Washington par exemple. 
 
Les designers et l'équipe se tournèrent donc vers les figures populaires de l'endroit comme sources d'inspiration. Parmi les Long Islanders les plus connus on retrouvait Mariah Carey, LL Cool J, Jerry Seinfeld, Cyndi Lauper, Alec Baldwin (et ses frères), Theodore Roosevelt et aussi les Ramones, célèbre groupe punk plutôt originaire de Queens... Avouez que ça aurait été cool comme logo de voir Joey Ramone avec ses lunettes fumées et son coat de cuir... La pochette de ''Road to Ruin'' ferait d'ailleurs un excellent logo. Cependant, tout ce beau monde sont nés ou habitent sur la Longue Île mais aucun n'est vraiment emblématique de l'endroit. Ils sont généralement partis faire leur fortune ailleurs. 

Il restait donc toujours Billy Joel comme option. Non pas comme personnage à adapter en logo sportif mais peut-être que ses chansons typiquement «long-islandaise» pouvaient inspirer notre bande de designers. En 1990, Joel avait enregistré la chanson «The Downeaster Alexa» pour son album «Storm Front». La chanson fut un hit mineur qui atteignit la 57e position du Billboard US. La chanson parle des pêcheurs de la région de Long Island qui ont de plus en plus de difficulté à maintenir ce mode de vie dû à la précarité du métier, le manque de poissons et les régulations environnementales de plus en plus importantes empêchant la pêche au gros de certaines espèces. 

Dans le livre ''We want fish sticks'', on raconte que les dirigeants de l'équipe tombèrent en amour avec l'image du pêcheur tel qu'illustré dans le vidéoclip. Ce pêcheur viril et résilient, vaillant au travail et bravant la tempête était facile à transposer aux défis que pouvait surmonter une équipe de hockey. Le thème des références maritimes était déjà sur la table des discussions pour le nouveau chandail avec des ancres, des phares et autres références marines mais le vidéo de ''Downeaster Alexa'' resta au cœur des conversations et l'image du pêcheur fut donc grandement mise de l'avant. En plus de dénoncer la cause auprès de la population, Joel avait également rejoint plusieurs associations de pêcheurs en participant à plusieurs de leurs manifestations et la cause avait touché une corde sensible de la population de Long Island. Les Islanders croyaient que le thème était bon et qu'en plus, il ne serait pas mauvais de s'attirer la faveur d'un plus grand public et de la publicité en s'associant avec Joel et ces communautés de pêcheurs. Mais malgré quelques tentatives, l'équipe ne réussit jamais à établir un réel contact avec le chanteur mais la thématique fut tout de même adoptée avec les résultats qu'on connait. Je ne crois pas que cela aurait aidé de toute manière. Ce rebranding n'était qu'une manière désespérée de générer des revenus pour cette équipe qui ne fera qu'encaisser les séries de défaites et les mauvaises décisions de hockey dans son aréna miteux. Le chandail fisherman fut rapidement retiré graduellement de la circulation et n'est désormais plus qu'un mauvais souvenir pour ceux qui l'ont vu en action ou surtout ceux qui l'on porté, comme notre Kirk Muller national vu plus haut...

Comme je vous disais je n'ai pas encore terminé le livre mais après avoir été référé environ 15 fois à la chanson jusqu'à maintenant dans ma lecture je me devais d'aller l'écouter et de partager cet petite chanson soft rock avec vous... 

Donc voici pour vous la vraie origine du chandail Fisherman des Islanders...


mardi 28 juillet 2020

Intermède musical - Viendrez-vous à mon Rendez Vous de Martine St-Clair




Ah!  Rendez Vous 87!  La fois où Marcel Aubut et les Nordiques avaient réussi à donner un peu de vie au match des étoiles (qui n'en a pas toujours).

Dans le même ordre d'idée que la Coupe du défi, qui remplaça également le match des étoiles et qui eut lieu à New York en 1979, Rendez Vous 87 se déroula à Québec.  Pour l'occasion, une sélection des meilleurs soviétiques affronta une équipe d'étoiles de la Ligue nationale, au coeur de cinq jours de festivités.

Rappelons-nous qu'à ce moment, le rideau de fer n'était pas encore tombé  Les joueurs soviétiques n'avaient pas encore accès à la Ligue nationale.  Les rencontres entre les pros d'Amérique du Nord et les Soviétiques étaient peu fréquentes (la Coupe Canada au 3-4 ans et des tournées occasionnelles des Soviétiques) et remplies d'un certain mystère.

Tout ça pour dire que je me souvenais des matchs, mais je ne me souvenais pas de la chanson thème, jusqu'à ce que notre lecteur de longue date Stéphane Léonard nous fasse part qu'il en possédait une copie.

Il faut dire que la production a un certain panache.  La chanson est interprétée par Martine St-Clair, accompagnée de l'OSQ et du Choeur de l'Armée rouge.  Le texte fait référence aux deux pays.

Les profits étaient versés à la Maison de l'Auberivière de Québec et à la Maison du père de Montréal, deux refuges pour sans-abri.






De plus, au-delà du fait que Martine St-Clair (Martine Nault de son vrai nom) était l'une des chanteuses des plus populaires à ce moment, il y avait un autre lien entre elle, le hockey et les Nordiques.  En effet, son frère, Jean-François Nault, a joué avec les Bisons de Granby, où il a eu comme coéquipiers Everett Sanipass, Éric Desjardins, Stéphane Quintal, l'actuel entraîneur du Crunch de Syracuse Benoît Groulx et Pierre Turgeon.  Il a ensuite été repêché en 7e ronde (144e au total) en 1986 par les Nordiques.

Pour ce qui est des matchs, c'est Jean Perron (qui avait gagné la Coupe Stanley l'année précédente) qui était derrière le banc de la LNH et parmi ses assistants, on comptait Michel Bergeron.

Les autres représentants des Canadiens étaient Rick Green, Chris Chelios et Claude Lemieux.  Du côté des Nordiques, on retrouvait Normand Rochefort et Michel Goulet.

Du côté soviétique, on retrouvait aussi de futurs Nordiques:  Alexeï Gusarov, Mikhaïl Tatarinov et Valeri Kamensky.

La LNH a gagné le premier match 4-3, alors que les Soviétiques ont gagné le deuxième 5-3.  Le résultat de la série fut considéré comme nul, même si les Soviétiques auraient pu revendiquer une victoire au total des buts, mais ils ne l'ont pas fait.

Sources: "Le Québec, la vache à lait des Nordiques" de Maurice Dumas, 22 juin 1986, Le Soleil, p.S3,

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