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jeudi 10 mars 2022

Équipe All-star des oubliettes #29 - Capitals de Washington

 




29/30... On est presque mais presque à la fin de cette série débutée en 2017 par un jeune blogueur naif...
 
Je vous rappelle rapidement la formule des équipes All-Star des Oubliettes. Il s’agit de la meilleure équipe partante de l'histoire d'une franchise mais elle se doit d'être composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porté leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très subjectifs, basés selon ma propre mémoire et parfois le terme “vedette” est assez subjectif également. Parfois aussi, j'omets d'inclure un joueur pour le mettre dans une autre équipe. Je les ajoute cependant dans les mentions honorables.

Allons-y donc aujourd'hui avec les Capitals.
 


ATTAQUANTS


Jason Arnott
11 matchs (2010-11)


Jamais une super-vedette mais un joueur quand même solide et durable qui a tout de même amassé plus de 400 buts dans la LNH. On se souvient surtout de lui pour le but gagnant du 6e match de la finale de 2000 avec les Devils qui élimina les Stars et ramena la coupe au New Jersey.

Après ses années à Edmonton et New Jersey, il joua pour les Stars et les Predators, où il fut capitaine, avant de revenir au New Jersey par voie d'échange durant l'été 2010. Cependant les Devils faisaient du surplace en 2010-11 et Arnott leva sa clause de non-échange à la date limite des transactions pour aboutir chez les Capitals et avoir une autre chance de remporter la Coupe Stanley. Il fut principalement acquis par les Caps pour apporter du leadership dans la chambre, ce qu'il fit apparemment avec brio. Il obtint 7 points en 11 matchs pour clore cette saison et 6 autres points en 9 matchs des séries.

Il ne fut toutefois pas ramené à Washington et signa plutôt comme agent libre avec les Blues de St.Louis où il joua une dernière saison en 2011-12. Il aurait toutefois tenté de revenir une dernière saison lors de la saison écourtée de 2013 lorsqu'il signa avec les Rangers. Il échoua cependant ses tests physiques et le contrat fut annulé par les Rangers.


Rick Tocchet
13 matchs (1996-97)


Un autre marqueur de plus de 400 buts dans la ligue qui ne joua qu'une douzaine de matchs avec les Capitals, Rick Tocchet s'amena dans la capitale américaine lors du méga-échange Capitals-Bruins du 1er mars 1997. Lui, Adam Oates et le gardien Bill Ranford quittèrent Boston en retour de Jason Allison, Anson Carter, du gardien Jim Carey. Les Bruins reçurent également un choix de 3e ronde en 1997 en plus d'un choix conditionnel en 1998. 

C'était le 4e gros échange de la carrière de Tocchet et aussi le 4e en 5 ans... Mais comme les Bruins, les Capitals étaient une équipe décevante en 1996-97 et ratèrent les séries. Quant à lui, Tocchet obtint 5 buts et 5 passes en 13 matchs pour terminer la saison. Il restait une année d'option à son contrat mais il décida de ne pas l'exercer pour devenir agent libre, ce qui valut donc aux Bruins un choix de 2e ronde en 1998 avec leur choix conditionnel. 

Tocchet signa donc comme agent libre avec les Coyotes de Phoenix où il joua trois saisons avant de revenir terminer sa carrière à Philadelphie où il joua de 2000 à 2002.


Sergei Fedorov
70 matchs (2008-09)


Un des meilleurs joueurs russes de sa génération, il faisait absolument du sens de le réunir avec un autre d'une autre génération. J'hésitais à l'inclure ici car ce fut quand même assez mémorable de voir Sergei Fedorov avec les Capitals lorsqu'il fut acquis des Blue Jackets en février 2008. J'aurais pu aussi le mettre avec l'équipe des Ducks ou de ces mêmes Blue Jackets car sa deuxième moitié de carrière était pas mal moins mémorable qu'à Détroit. Mais au final c'est à Washington qu'il aura joué le moins de matchs. Il faut cependant avouer que c'était vraiment un fit parfait. C'est probablement aidé par le fait de le revoir dans un chandail rouge qui lui va pas mal mieux qu'un chandail des Ducks ou des Blue Jackets... Donc ce n'est pas le joueur le plus «oublié» mais il mérite tout de même d'être remémoré davantage.

Il fut principalement amené à Washington comme mentor envers Alex Ovechkin et Alex Semin, probablement une idole pour ces deux joueurs. Et cela aura été assez efficace car selon Ovechkin, Fedorov était le meneur dans le vestiaire et ils apprirent beaucoup de lui. Il venait de connaître plusieurs saisons décevantes, n'obtenant d'ailleurs qu'une seule saison  de plus de 20 buts après son départ de Detroit (31 buts en 2003-04) et seulement des saisons de 40 points par la suite. Mais il retrouva quelque peu sa touche offensive lorsqu'il fut amené à Washington à la date limite des transactions en 2008. Il termina alors la saison avec 13 points en 18 matchs et 5 points en 7 matchs en séries, les Capitals se faisant de nouveau éliminer en première ronde. D'ailleurs les Capitals n'avaient à ce moment remporté aucune ronde en séries depuis leur présence en finale en 1998... contre Fedorov et les Red Wings d'ailleurs.

Fedorov joua ensuite à 39 ans une dernière saison dans la LNH en 2008-09, saison où il ne put jouer que 52 matchs mais où il récolta une fiche respectable de 11 buts et 33 points comme joueur de soutien chez les Caps. Il se distingua ensuite surtout en séries. Il n'obtint qu'un but durant ce parcours mais ce but demeure un des plus mémorables de l'histoire des Caps selon leurs fans.



Pas mal pour un dernier but en carrière. Ce but vainqueur élimina les Rangers et amena enfin les Caps en deuxième ronde. Fedorov obtint en tout 8 points en 14 matchs durant ce parcours où l'équipe fut éliminée par leurs ennemis jurés, les Penguins, aussi en 7 matchs. 

Donc quand même pas le joueur le plus oublié dans l'histoire des Caps mais le reste du monde ont peut-être oublié cette fin de carrière de Fedorov.

Malgré un intérêt de la part des Capitals pour qu'il demeure à Washington, il quitta ensuite la LNH mais joua trois autres saisons dans la KHL avec le Metallurg Magnitogorsk afin de réaliser un rêve personnel de jouer dans la même équipe que son frère, Fedor Fedorov, un ancien choix de 3e ronde des Canucks qui ne joua qu'une dizaine de matchs dans la LNH.


Mentions honorables:
Ilya Kovalchuk (7 matchs 2019-20), Esa Tikkanen (20 matchs 1997-98), Trevor Linden (28 matchs 2001), Andrew Cassels (31 matchs 2005-06), Jeff Friesen (33 matchs 2005-06), Mike Ribeiro (48 matchs 2012-13), Brendan Morrison (74 matchs 2009-10), Brian Bellows (87 matchs 1997-99), Robert Lang (145 matchs 2002-04), Geoff Courtnall (159 matchs 1988-90)


DÉFENSEURS

 

Roman Hamrlik
72 matchs (2011-13)




L'ancien du CH et premier choix au total en 1992 n'a jamais été un grande superstar, du moins digne d'un premier choix, mais il a été un défenseur fiable pendant de nombreuses saisons dont plusieurs à un haut niveau qui lui valurent trois participations au match des étoiles. Vers la fin de sa carrière, il parvenait toujours à amasser sa trentaine de points par saison tout en étant efficace défensivement.

Lorsque son contrat avec le CH se termina, il signa un contrat de deux saisons avec les Capitals. Sa première saison en 2011-12 fut en dessous de ses standards avec seulement 13 points en 68 matchs. La saison suivante fut écourtée à cause du lock-out, durant laquelle il ne se fit pas d'amis au sein de sa confrérie en critiquant Donald Fehr et l'association des joueurs pour être trop gourmands et de ne pas se presser pour en terminer avec le conflit de travail, s'estimant trop vieux pour attendre davantage. Plusieurs de ses coéquipiers auraient apparemment été furieux envers lui. En mauvaise forme lors de la reprise des activités à la mi-saison, il joua seulement quatre matchs avant d'être laissé dans les gradins. 
 
Il fut plus tard placé au ballottage et il termina la saison et sa carrière avec les Rangers de New York. Il n'obtint qu'une seule passe en 16 matchs lors de cette dernière saison.


Kevin Shattenkirk
19 matchs (2016-17)


 
Pas vraiment une star non plus mais il y avait un moment ou Kevin Shattenkirk semblait en être une. Après 6 saisons de plus de 40 points en 7 ans depuis ses débuts dans la ligue, Shattenkirk allait devenir une prise de choix sur le marché des joueurs autonomes de l'été 2017. Incapable de s'entendre avec les Blues, ces derniers l'échangèrent donc aux Capitals à la date limite des transactions. Il obtint 14 points en 19 matchs pour clore la saison avec sa nouvelle équipe et 6 autres points en séries, où il s'avéra qu'il n'était définitivement pas ce que l'équipe croyait qu'il allait devenir, soit l'élément manquant pour remporter la coupe Stanley.
 
Il devint alors agent libre et signa un lucratif contrat avec les Rangers, contrat qui fut racheté après deux saisons décevantes. L’entraîneur Barry Trotz déclara plus tard que Shattenkirk était vendu comme un défenseur #1 ou #2 mais finalement ce n'était pas le cas. Shattenkirk signa ensuite avec le Lightning et rebondit quelque peu avec 34 points et les aida à remporter la coupe en 2020. Il évolue présentement avec les Ducks.

*BONUS

John Kordic
7 matchs (1990-91)



Petit bonus ici avec la présence définitivement oubliée du légendaire matamore John Kordic. Je me rappelle de lui bien sûr avec le CH, les Leafs ou même les Nordiques mais les Capitals ça j'avais vraiment pas sauvegardé ça et c'était une surprise de le voir popper dans la liste...

Ayant développé une dépendance à la cocaïne et un gros penchant pour l'alcool durant ses premières saisons à Montréal, le tragique défenseur John Kordic fut obtenu par les Leafs en 1988 en retour de Russ Courtnall.
 
D'ailleurs parenthèse ici. L'échange Courtnall/Kordic a été maintes fois ridiculisé mais je vous invite à lire cet hilarant texte de Sean McIndoe (Down Goes Brown) qui vient un peu nuancer les choses, expliquant que oui, ce n'était pas un super échange mais que c'était loin d'être un des pires échanges de l'histoire comme on le laisse souvent entendre. Il explique que dans la division Norris où les Leafs évoluaient, la robustesse était de mise et un homme fort était absolument nécessaire car la division comportait de nombreux matamores (Bob Probert, Link Gaetz, Shayne Churla, Dave Manson etc...) et les Leafs n'en comptaient aucun qui faisait bien la job à ce moment. Le prix à payer était élevé pour obtenir Kordic, mais il était considéré comme un des meilleurs dans ce rôle alors ils acceptèrent de sacrifier un peu d'offensive pour protéger leurs meilleurs joueurs. C'est vraiment un texte intéressant que je vous invite à mettre dans votre liste.

Bref Kordic joua deux saisons à Toronto où ses problèmes et ses totaux de minutes de pénalité n'allèrent qu'en augmentant. Il fut ensuite renvoyé dans les mineures au début de la saison 1990-91. Mais le scénario de 1988 se répéta avec les Caps qui voulaient eux aussi davantage de robustesse mais qui furent plus sérieux quant aux actions à poser avec les problèmes personnels de Kordic, l'invitant avec eux seulement s'il adhérait à des règles strictes de conduite hors-glace. Il fut donc obtenu des Leafs en janvier 1991 en compagnie de Paul Fenton en retour d'un choix de 5e ronde.

Mais Kordic ne joua que 7 matchs à Washington où il prit part à 9 combats et accumula 101 minutes de pénalité. Après son 4e match, il fut suspendu par l'équipe pour avoir manqué une pratique en raison de ses déboires nocturnes et fut envoyé dans un centre de réhabilitation. À son retour deux semaines plus tard, il joua 3 autres matchs mais fut suspendu de nouveau, cette fois par la LNH pour un geste obscène qu'il aurait fait durant un match contre les Devils. Il dérapa ensuite encore plus et rata d'autres pratiques, suite à quoi l'équipe le suspendit indéfiniment sans salaire. Kordic déclara alors que sa carrière était probablement terminée après cet épisode.

Après un été où il tenta de rester sobre, il obtint une dernière chance auprès de Pierre Pagé chez les Nordiques pour la saison 1991-92, et malgré une autre entente très stricte sur ses agissements, Kordic n'améliora pas sa situation et il fut éventuellement expulsé de l'équipe. Il mourrut des suites d'un accident cardio-vasculaire causé par une surdose de cocaine et d'injection de stéroides dans une chambre d’hôtel de Québec en août 1992.


Mentions honorables:
Curtis Leschyshyn (2 matchs 1996-97), Zdeno Chara (55 matchs 2020-21), Garry Galley (76 matchs 1986-88), Pierre Bouchard (106 matchs 1978-82), Phil Housley (141 matchs 1996-98)

 

GARDIEN

Bill Ranford
40 matchs (1996-98)


Aussi obtenu dans le méga-échange Oates/Tocchet/Allison/Carter/Carey etc... mentionné plus haut, Bill Ranford venait d'entreprendre la phase nomade de sa carrière lorsqu'il s'amena d'abord à Boston (où il faisait un retour) en provenance d'Edmonton en janvier 1996. Lors du méga-échange un an plus tard, les Capitals venaient de lancer la serviette avec l'énigmatique Jim Carey et l'incluèrent dans ce «package deal» pour les Bruins, misant plutôt sur un autre prospect du nom d'Olaf Kolzig. On inclua donc Ranford dans l'échange afin qu'il serve de mentor à Kolzig, ce qu'il effectua avec brio. 
 
Il termina la saison perdue 1996-97 des Capitals comme numéro un par défaut mais Kolzig prit son envol en 97-98, remportant 33 victoires et menant les Capitals à une présence surprise jusqu'en finale, un parcours que Ranford regarda du bout du banc, ne participant à aucun des 22 matchs des Capitals en séries. 

Après cette seule saison complète à Washington, il fut échangé au Lightning durant l'été en retour de deux choix au repêchage. Il partagea la saison 98-99 avec Tampa Bay et Detroit avant de finir sa carrière avec un retour à Edmonton pour 18 derniers matchs en 1999-2000. Il était alors le dernier Oiler de leur dernière coupe de 1990.

Mentions honorables:
Roger Crozier (3 matchs 1976-77), Jaroslav Halak (12 matchs 2013-14), Cristobal Huet (13 matchs 2007-08), Tomas Vokoun (48 matchs 2011-12), Mike Liut (64 matchs 1989-92)

C'est ce qui complète cette 29e partie. On se termine ça dans la 30e bientôt avec les Jets (et anciens Thrashers... )

 

Sources:
Devils trade center Jason Arnott to Washington Capitals, NJ.com, 28 février 2011
WITH TOCCHET GONE, CAPITALS GO FORWARD, Washington Post, 17 juin 1997
Sergei Fedorov’s Time With the Caps Was Short, But Worth it
, Novacapsfans.com, 1er août 2015
Fedorov: "I Always Wanted to Play on the Same Team With My Brother", Japers' Rink, 25 juin 2009
Capitals F Troy Brouwer not happy with Roman Hamrlik comment, CBS, 23 novembre 2012
CAPITALS HANG UP KORDIC'S SKATES
, Washington Post, 4 mars 1991
Death of a Goon, Sports Illustrated, 24 août 1992



dimanche 6 février 2022

Équipe All-star des oubliettes #28 - Canucks de Vancouver



On y est presque... #28... N'en reste plus que 2 après celle d'aujourd'hui.



Je vous rappelle rapidement la formule des équipes All-Star des Oubliettes. Il s’agit de la meilleure équipe partante de l'histoire d'une franchise mais elle se doit d'être composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porté leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très subjectifs, basés selon ma propre mémoire et parfois le terme “vedette” est assez subjectif également. Parfois aussi, j'omets d'inclure un joueur pour le mettre dans une autre équipe. Je les ajoute cependant dans les mentions honorables.

Allons-y donc aujourd'hui avec les Canucks.
 


ATTAQUANTS

Mats Sundin
41 matchs (2009)

Quand même assez publicisée à l'époque, la signature de Mats Sundin avec les Canucks comme joueur autonome à la mi-saison 2008-09 n'a pas semblé être un grand succès. Ça ressemblait plus à un gros pétard mouillé et beaucoup de niaisage pour pas grand chose au final. 

Une fois de plus hors du portrait des séries en 2007-08, les Maple Leafs et leurs fans implorèrent Sundin de lever sa clause de non-échange avant la date limite des transactions afin d'aider à rebâtir l'équipe. Il refusa, évoquant qu'il ne voulait pas être considéré comme un joueur de location et qu'une conquête de la coupe Stanley était plus honorable si tu avais commencé la saison avec l'équipe et joué une saison complète. Vint ensuite la saison morte et s'en suivit plusieurs mois de niaisage et de gossage entre Sundin, les Leafs et les médias, à savoir s'il prenait sa retraite ou s'il revenait au jeu avec les Leafs ou une autre équipe. Le 1er juillet, les Canucks lui offrirent un faramineux contrat de 2 ans pour 20 millions, ce qui en aurait fait le joueur le mieux payé de la ligue. On parle ici d'un joueur de 37 ans qui venait d'enfiler 5 saisons consécutives de 70 points. Pas 90 ou 100 points mais 70. Un bon joueur mais de là à en faire le plus riche de la ligue...

Les Rangers, le Canadien et les Leafs firent également des offres à Sundin qui fit languir tout le monde et finalement parla de plus en plus de retraite alors qu'approchait le début de la saison 2008-09. Sans jamais rendre tout ça officiel, il fit finalement un retour à la mi-saison, renonçant à ses principes bidons de la saison précédente et acceptant un contrat d'un an avec les Canucks pour 8.6 millions, ce qui lui donna au prorata 5 millions pour le restant de la saison. 

Il débuta finalement en janvier 2009 et joua les 41 derniers matchs de la saison. Une demie-saison inégale où il ne retrouva pas son ratio d'un point par match, terminant plutôt avec 28 points dont seulement 9 buts. Il retrouva légèrement sa cadence en séries, obtenant 8 points en 8 matchs mais en ratant aussi 2 matchs à cause d'une blessure. Les Canucks se firent éliminer par les Blackhawks en 2e ronde et Sundin se retira pour de bon par la suite.

Au final, la signature de Sundin fut quand même défendue par le DG Mike Gillis et certains fans. On expliqua que la présence de Sundin dans le vestiaire fut une bonne inspiration pour les compatriotes suédois de Sundin, particulièrement les jumeaux Sedin ainsi que les défenseurs Alexander Edler et Mattias Ohlund, tous des joueurs qui idolâtraient Sundin dans le passé. On mentionne également que l'acquisition de Sundin donna un certain prestige et du sérieux à l'organisation et que cela expliqua grandement la présence jusqu'en finale deux ans plus tard.

Peut-être que si Sundin avait joué la saison au complet, les Canucks auraient remporté la coupe en 2011?


Thomas Vanek
61 matchs (2017-18)


Ouf... la deuxième moitié de carrière de l'autrichien Thomas Vanek était vraiment difficile à suivre... Après 8 saisons complètes avec les Sabres où il obtint 2 saisons de plus de 40 buts, Vanek fut échangé 2 fois en 2013-14, premièrement aux Islanders et ensuite aux Canadiens lors d'un excellent échange de Marc Bergevin à la date limite des transactions.

N'était pas désiré outre mesure à Montréal après les séries, il signa avec le Wild et ensuite avec les Red Wings en 2016-17. Les Wings l'échangèrent toutefois aux Panthers quelques mois plus tard et c'est la saison suivante que les Canucks le signèrent à leur tour.

Après 61 matchs où il amassa 41 points, les Canucks hors des séries échangèrent Vanek aux Blue Jackets en retour de 2 joueurs; Jussi Jokinen (lui aussi un parcours compliqué) et Tyler Motte. 

Il fit ensuite un retour à Detroit en 2018-19 où il joua sa dernière saison. Après un an sans avoir reçu une nouvelle offre, il prit officiellement sa retraite en mars 2020.


Derek Sanderson
16 matchs (1976-77)


Bad-boy des années 70 et brièvement l'athlète le mieux payé de la planète, Derek Sanderson causait beaucoup de problèmes à ses équipes lorsqu'après ses succès à Boston, il devint un régulier des bars et des discothèques, développant une dépendance à la cocaïne et des problèmes d’alcoolisme. Après sa célèbre signature fiasco avec les Blazers de Philadelphie dans l'AMH en 1972 où il ne joua que 8 matchs avant de voir l'équipe racheter son contrat, Sanderson retourna à Boston et y rejoua deux saisons inégales et parsemées de blessures. Il fut ensuite échangé à New York où ses problèmes de consommation se développèrent exponentiellement, ce qui lui fit perdre la faveur de ses entraîneurs dans chacune des équipes qui tentèrent le coup avec lui par la suite. 

Malgré une saison de 25 buts et 50 points, les Rangers l'échangèrent à St.Louis. Bien qu'avec une saison de 67 points en 75-76, les Blues l'échangèrent aux Canucks durant la saison suivante. Et malgré un bon 16 points en 16 matchs pour clore la saison 76-77, les Canucks le libérèrent durant le camp d'entraînement de la saison suivante après une bagarre dans un club de danseuses de Vancouver.

Il évolua ensuite quelques temps dans les mineures et revint sur le radar en mars 1978 quand les Penguins le signèrent pour terminer la saison 77-78. Ce furent ses derniers matchs en carrière et il passa les mois suivants en tourmente financière et devint même sans-abri pendant un moment. Il se reprit ensuite en main avec l'aide de son ancien coéquipier Bobby Orr.


Mentions honorables:
Tyler Toffoli (10 matchs 2019-20), Geoff Sanderson (22 matchs 1997-2004), Dave Gagner (33 matchs 1998-99), Jimmy Carson (34 matchs 1993-94), Rick Vaive (47 matchs 1979-80), Mike Keane (64 matchs 2003-04), Anson Carter (81 matchs 2005-06), Peter McNab (88 matchs 1983-85), Pavol Demitra (97 matchs 2008-10), Esa Tikkanen (100 matchs 1995-97) Pit Martin (131 matchs 1977-79) Russ Courtnall (141 matchs 1994-97)


DÉFENSEURS

Bryan McCabe
95 matchs (1998-99)


Je n'avais pas de choix extraordinaires en défense mais Bryan McCabe s'est quand même distingué comme solide défenseur offensif pendant quelques saisons, dont la saison 2003-04 où il fut élu sur la 2e équipe d'étoiles de la LNH.

Je l'ai aussi particulièrement choisi pour sa place un peu anonyme dans l'histoire des Canucks alors qu'il fut utilisé comme monnaie d'échange lors de deux échanges marquants de la franchise.

Ayant été nommé comme capitaine des Islanders en 1997-98, les Islanders de l'ère Milbury l'envoyèrent toutefois aux Canucks en retour de leur capitaine de longue date, Trevor Linden, en février 1998. En plus de McCabe, les Canucks mirent aussi la main sur Todd Bertuzzi et un choix de 3e ronde qui devint Jarkko Ruutu. Tout ça pour Linden...

Le jeune McCabe termina donc la saison 1997-98 à Vancouver et continua de se développer avec les Canucks une autre saison en 1998-1999. Comme les Islanders, les Canucks allaient aussi nulle part à l'époque et terminèrent derniers dans l'ouest pour une deuxième saison d'affilée. Le DG Brian Burke orchestra toutefois plusieurs échanges afin de sélectionner les jumeaux Sedin au repêchage de 1999. Il envoya McCabe aux Blackhawks en plus d'inverser leurs choix de repêchage respectif, ce qui donna au final les sélections 2 et 3 aux Canucks qui repêchèrent les jumeaux. McCabe ne joua cependant qu'une saison à Chicago avant d'être échangé de nouveau, cette fois aux Maple Leafs où il connut ses meilleures saisons et où il est le plus reconnu.

Il joua également avec les Panthers et les Rangers jusqu'à sa retraite en 2011.

 

Mario Marois
50 matchs (1980-81)


On a eu les années 70 avec Sanderson, les années 90 avec McCabe, les années 2000 avec Sundin et les années 2010 avec Vanek. Comme j'essaie de ratisser dans toute l'histoire des équipes, on va y aller avec Mario Marois pour les années 80.

Comme je disais, je n'avais pas vraiment d'autres «All-star» en défense à moins qu'on considère Mathieu Schneider comme un véritable joueur vedette...

Donc pas une grande superstar mais Marois était capable de la mettre dedans occasionnellement et il a également été capitaine des Nordiques pendant deux saisons. Mais avant ça, Marois était un choix de 4e ronde des Rangers en 1977 avant d'être échangé aux Canucks en novembre 1980. Il n'y joua même pas une saison complète, étant échangé à sa troisième équipe de la saison, les Nordiques, en mars 1981. En retour, les Canucks mirent la main sur Garry Larivière, qui fut immédiatement échangé aux Oilers le même jour.

Marois joua avec les Nordiques jusqu'en 1985 lorsqu'il fut échangé aux Jets. Ces derniers le retournèrent toutefois aux Nordiques en décembre 1988. Il joua par la suite pour les Blues et un dernier tour de piste à Winnipeg en 1991-92.


Mentions honorables:
Doug Bodger (13 matchs 1999-00), Mathieu Schneider (17 matchs 2009-10), Randy Gregg (21 matchs 1991-92), Jeff Brown (72 matchs 1993-96)

 

GARDIEN

Arturs Irbe
41 matchs (1997-98)


Durant les mêmes saisons mentionnées plus haut avec Bryan McCabe, un des problèmes des Canucks était celui des gardiens. En 1997-98, le vétéran de longue date Kirk McLean connaissait des moments difficiles et l'équipe l'échangea aux Hurricanes en compagnie de Martin Gélinas. En retour, les Canucks mirent la main sur Sean Burke et Geoff Sanderson, tous d'autres mentions honorables énoncés dans cet article d'ailleurs.

Burke ne fit pas mieux et fut échangé deux mois plus tard aux Flyers en retour de Garth Snow. Pendant ce temps, le gardien numéro un par défaut de la saison 1997-98 fut Arturs Irbe, lui qui avait été signé comme joueur autonome pour seconder McLean au début de la saison après une saison moyenne passée à Dallas (où il est également dans les oubliettes). 

Malgré une bonne fiche (14-11-6) dans les circonstances d'une dernière place dans l'ouest, les Canucks misèrent sur Snow la saison suivante et Irbe signa pour sa part en Caroline où il connaîtra ensuite ses meilleures saisons.

Mentions honorables:
Murray Bannerman (1 matchs 1977-78), Sean Burke (16 matchs 1997-98), Johan Hedberg (21 matchs 2003-04), Charlie Hodge (35 match 1970-71), Bob Essensa (39 matchs 2000-01), Félix Potvin (69 matchs 1999-2001), Ryan Miller (150 matchs 2014-2017)

 

jeudi 20 janvier 2022

Équipe All-star des oubliettes #27 - Maple Leafs de Toronto


 

C'est un peu un running gag personnel lorsqu'à chaque début de chapitre dans cette série, j'indique que cette série est interminable et que j'ai hâte de l'avoir finie. 

En fait je viens de copier-coller cette dernière phrase de la dernière partie (parue en novembre 2020) tellement que je ne sais plus comment expliquer à quel point je la procrastine cette série... Au départ ça me semblait vraiment simple, facile et amusant à faire mais depuis le temps j'ai vraiment perdu le goût... 

Mais on est rendu à 27 et ça serait niaiseux de ne pas la finir. En plus, covid oblige, je suis tombé à temps partiel au travail donc le moment est venu de mettre fin à cette série...(yeah right... check moi bien recopier ce texte dans 3 ans pour la suite)...

 


Je vous rappelle rapidement la formule des équipes All-Star des Oubliettes. Il s’agit de la meilleure équipe partante de l'histoire d'une franchise mais elle se doit d'être composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porté leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très subjectifs, basés selon ma propre mémoire et parfois le terme “vedette” est assez subjectif également. Parfois aussi, j'omets d'inclure un joueur pour le mettre dans une autre équipe. Je les ajoute cependant dans les mentions honorables.

Allons-y donc aujourd'hui avec les Leafs.
 


ATTAQUANTS

 

Olli Jokinen
6 matchs (2015)

J'avais de plus grands noms pour commencer mais dans la catégorie «oublié», le cas de Olli Jokinen est dur à battre. Alors qu'il semblait effectuer une tournée d'adieu en s'alignant avec le plus d'équipes possible vers la fin de sa carrière, Jokinen aboutit à Toronto en février 2015 lorsqu'il fut obtenu des Predators de Nashville en compagnie de Brendan Leipsic et un choix de première ronde en 2015. En retour, les Predators obtinrent Cody Franson et Mike Santorelli...

Jokinen n'était apparemment qu'un «dump-in» salarial dans cette transaction alors qu'il ne joua que six matchs avec les Leafs (fiche de 0 but et 1 passe), étant échangé de nouveau en mars, cette fois-ci aux Blues de St.Louis où il termina la saison et sa carrière avec une 10e équipe.


Ron Francis
12 matchs (2004)

Celui-ci vous devez surement l'avoir vu venir. Probablement le plus mémorable cas de joueur dans le mauvais chandail, Ron Francis s'amena lui aussi à Toronto lors d'une fin de saison et fin de carrière lorsque les Leafs l'obtinrent en renfort pour les séries en retour d'un choix de 4e ronde au repêchage de 2005. Il s'agissait du deuxième (et dernier) échange de la carrière de Francis, échange pas mal moins mémorable que celui de 1991 entre les Whalers et les Penguins qui fit de Pittsburgh une équipe championne et qui mena les Whalers vers le véritable déclin...

Bref Francis s'amena avec la vieille équipe des Leafs de 2003-04 où il était le doyen à 40 ans mais où on retrouvait également du vieux stock comme Ed Belfour (38), Gary Roberts (37), Calle Johansson (36) et Joe Nieuwendyk (36) en plus d'un autre que vous vous doutez sûrement mais que je garde pour plus loin en défense....

Mais même à 40+ ans, Francis contribuait encore superbement en offensive. Il obtint 3 buts et 7 passes en 12 matchs pour clore la saison. Ce fut toutefois plus difficile en séries alors qu'il n'obtint que 4 passes en 12 matchs. Et comme vous le savez surement, 2004 est la dernière fois que les Leafs dépassèrent la première ronde...

Francis se retira finalement après le lock-out de 2004-05. Il travailla ensuite pour les Hurricanes pour plusieurs années comme directeur du personnel, assistant dg, dg, directeur des opérations et est maintenant dg du nouveau Kraken de Seattle. Il s'en passe des choses pendant que les Leafs font patate en séries...

Dickie Moore
38 matchs (1964-65)

J'avais tout plein d'autres exemples plus récents (genre Mike Peca ou Tomas Plekanec) mais pourquoi pas revenir plus en arrière avec la présence ici de l'ancienne légende du CH Dickie Moore.

Après une saison 1962-63 où le CH se fait éliminer pour une troisième année consécutive en première ronde, les partisans grondent et la direction décide de se départir de plusieurs vétérans pour secouer l'équipe et couper dans les salaires. C'est notamment le cas de Jacques Plante, Don Marshall et Phil Goyette qui prirent tous le chemin de New York tandis que le défenseur Tom Johnson fut réclamé au repêchage intraligue par les Bruins. 

Et malgré une saison où il avait prouvé qu'il pouvait toujours contribuer offensivement (24 buts et 50 points en 67 matchs) Moore fut lui aussi largué par le CH qui lui expliqua qu'elle pouvait le remplacer par un plus jeune joueur pour trois fois moins cher. Le CH désire alors l'échanger mais furieux, Moore refuse l'offre, ne voulant pas quitter Montréal alors qu'il y opère sa compagnie de location. Son contrat n'est donc pas renouvelé et il ne peut offrir ses services lui-même à une autre équipe, étant prisonnier de la clause de réserve en place à l'époque. 

Toutefois, après un an sans jouer, il est placé sur la liste de joueurs non-protégés et est réclamé au repêchage intraligue par les Leafs avec qui il revint finalement au jeu pour la saison 1964-65. Ce fut toutefois une pénible saison alors que Moore, rouillé et ennuyé par une blessure subie lors d'un accident de travail, ne parvient à disputer que 38 matchs, ne récoltant que 2 buts et 4 passes. Les Leafs se firent ensuite éliminer par le CH en première ronde et Moore ne récolta que 2 points contre son ancienne équipe.

Il se retira donc de nouveau mais la grande expansion de 1967 le convainquit de faire un autre retour avec les Blues. Il se démarqua principalement au printemps 1968, terminant premier marqueur des Blues en séries avec 14 points en 18 matchs et menant l'équipe à la finale. Il se retira pour de bon une fois les Blues éliminés.


Mentions honorables:

J-P Parise (1 match 1967-68), Syd Howe (3 matchs 1931-32), Garry Unger (15 matchs 1967-68), Tomas Plekanec (17 matchs 2017-18), Mariusz Czerkawski (19 matchs 2005-06), Dave Gagner (28 matchs 1995-96), Eric Lindros 33 matchs (2005-06), Mike Peca (35 matchs 2006-07), Joe Thornton (44 matchs 2020-21), Joe Nieuwendyk (64 matchs 2003-04), Jason Allison (66 matchs 2005-06), Andy Bathgate (70 matchs 1963-65), René Robert (74 matchs 1970-82), Kirk Muller (102 matchs 1995-97)


DÉFENSEURS

 

Brian Leetch
15 matchs (2004)


Tantôt je parlais de Ron Francis et des autres vieux Leafs de 2003-04 et bien voici un autre joueur de cette catégorie de «vieux joueurs ayant connu la gloire ailleurs avant d'aboutir en vieux criss payé trop cher à Toronto» en la personne de Brian Leetch.

Mais non j'exagère. Leetch était une bonne acquisition des Leafs et n'était pas si vieux, seulement 35 ans, ce qui dans le hockey pré-lockout en valait 28. Les Rangers n'allaient nulle part en 2003-04 et étaient en voie de rater les séries pour la 7e année consécutive. Ils procédèrent donc à une «purge» de joueurs vétérans au printemps 2004 en se débarrassant entre autre de Leetch mais aussi de Alex Kovalev, Petr Nedved, Chris Simon, Matthew Barnaby, Vladimir Malakhov, Greg DeVries et Martin Rucinsky, tous des joueurs qui quittèrent les Rangers entre le 2 et le 9 mars 2004.

Pour sa part, Leetch aboutit à Toronto en retour d'un package de 2 joueurs (Jarkko Immonen et Maxim Kondratiev) et 2 choix au repêchage qui n'aboutirent à rien pour les Rangers. Comme je disais c'était un bon coup pour les Leafs alors que Leetch termina la saison avec 15 points en 15 matchs ainsi que 8 autres en 13 matchs en séries. 

Son contrat prit toutefois fin avec la saison perdue du lock-out. Il signa alors avec les Bruins où il joua une dernière bonne saison en 2005-06. Malgré plusieurs offres sur la table pour la saison suivante, Leetch opta plutôt de prendre sa retraite.


Phil Housley
1 match (2003)


La saison 2003-04 des Leafs n'était toutefois pas la première année que les Leafs nous faisaient le coup alors que la saison précédente en était aussi une bonne dans le domaine. Les Leafs voulant de nouveau se donner un boost pour les séries, obtinrent entre le 5 et le 11 mars 2003 les joueurs suivants; Owen Nolan des Sharks, Glen Wesley des Hurricanes, Doug Gilmour (de retour) du Canadien ainsi que le vénérable défenseur Phil Housley des Blackhawks.

Comme Leetch après lui, Housley était un défenseur américain en voie vers le temple de la renommée. Mais contrairement à Leetch, Housley s'était beaucoup promené durant sa carrière. Il joua d'abord longtemps à Buffalo (1982 à 1990) avant de passer aux Jets de Winnipeg (90 à 93), brièvement avec les Blues de St.Louis (93-94) (où il fait également partie de leurs oubliettes) ensuite les Flames (94 à 96), les Devils (96), les Capitals (96 à 98), les Flames de nouveau (98 à 2001) et finalement les Blackhawks (2001 à 2003). Pour obtenir ses services, les Leafs envoyèrent aux Blackhawks un choix de 9e ronde en 2003 ainsi qu'un choix de 4e ronde en 2004.

Cependant, l'édition 2002-03 des Leafs ne fut pas très chanceuse avec ses joueurs de location. Doug Gilmour se blessa à son premier match de retour à Toronto et ne revint plus jamais au jeu tandis que Housley était blessé au moment de l'échange et ne revint au jeu seulement qu'au dernier match de la saison. Il débuta ensuite la série de première ronde contre les Flyers mais fut rayé de l'alignement après 3 matchs, étant remplacé par le Glen Wesley mentionné plus tôt, qui lui aussi avait été blessé après son acquisition. Housley fut un «healthy scratch» le restant de la série que les Leafs perdirent en 7 matchs. Ce fut les derniers moments de la carrière de Housley.

 

*BONUS*

Larry Murphy
151 matchs (1995-97)

Voulant continuer ce «Big 3» de défenseurs membres du temple meilleurs ailleurs qu'à Toronto, je me devais de faire une petite place à Larry Murphy malgré qu'il joua presque 2 saisons complètes avec les Leafs.

Obtenu des Penguins en juillet 1995, Murphy devint alors le plus haut salarié des Leafs et s'en sortit raisonnablement bien à sa première saison avec 61 points mais il n'a jamais semblé trouver son jeu à Toronto. Il devint alors le bouc émissaire des fans des Leafs en 1996-97, une saison perdue où l'équipe rata les séries après plusieurs bonnes saisons où l'équipe semblait être en montée de puissance. 

Mais l'équipe tomba plutôt dans la catégorie des vendeurs au printemps 1997. Après s'être débarrassé de Doug Gilmour (qu'on reverra en 2003 comme on l'a vu plus haut) en février, les Leafs firent de même avec Murphy qu'ils envoyèrent aux Red Wings en retour de considérations futures. Les Wings ne désirant pas perdre un joueur pour Murphy, s'entendirent alors plutôt avec les Leafs pour payer l'entièreté de son salaire pour la saison. 

Les Red Wings remportèrent deux coupes avec Murphy.


Mentions honorables:
Glen Wesley (7 matchs 2002-03), Calle Johansson (8 matchs 2003-04), Petr Svoboda (18 matchs 2000-01), Stéphane Robidas (52 matchs 2014-15), Pierre Pilote (69 matchs 1968-69)


GARDIEN

Tom Barrasso
4 matchs (2001-02)

On a parlé de 2003-04 et de 2002-03 mais c'est un an avant, soit en 2001-02, que les Leafs pratiquèrent pour la première fois l'art de mettre un joueur dans un chandail pas rapport avec l'entrée en scène temporaire de Tom Barrasso devant le filet des Leafs.

Membre de longue date des Sabres et des Penguins, Barrasso fut échangé aux Sénateurs à la fin de la saison 1999-2000 mais opta de prendre une année sabbatique la saison suivante. Il revint ensuite au jeu en 2001-02 en signant comme agent libre avec les Hurricanes où il joua bien avec une fiche de 13-12-5 en 34 matchs comme second d'Arturs Irbe. Les Hurricanes lui préférèrent toutefois Kevin Weekes comme adjoint et envoyèrent donc Barrasso aux Leafs contre un choix de 4e ronde.

Amené en renfort pour seconder Curtis Joseph et Corey Schwab, Barrasso joua 4 matchs (fiche de 2-2) pour clore la saison avec les Leafs, probablement pour donner du repos aux deux autres portiers. Il fut ensuite relégué sur la passerelle pour l'entièreté des séries alors que l'équipe s'inclina en 3e ronde contre les ex-Hurricanes de Barrasso. 

Agent libre la saison suivante, Barrasso parvint à se trouver un poste avec les Blues en octobre 2003 alors que l'équipe avait plusieurs blessures chez leurs gardiens et allaient éventuellement égaler le record de 7 gardiens employés durant une seule saison (record battu depuis).


Mentions honorables:
Gerry Cheevers (2 matchs 1961-62), Darren Puppa (8 matchs 1992-93), Don Beaupre (11 matchs 1996-97), Trevor Kidd (34 matchs 2002-04), Don Edwards (38 matchs 1985-86), Jean-Sébastien Giguère (48 matchs 2009-11), Bernard Parent (65 matchs 1970-72)


On se revoit prochainement (on se croise les doigts) pour la prochaine partie...

dimanche 1 novembre 2020

Équipe All-star des oubliettes #26 - Lightning de Tampa Bay

 


C'est un peu un running gag personnel lorsqu'à chaque début de texte de cette série, j'indique que cette série est interminable et que j'ai hâte de l'avoir finie. Je l'ai commencée en août 2017 avec Anaheim... C'est pas que c'est plate mais j'ai toujours d'autres sujets nouveaux et ainsi plus passionnants à écrire. Mais de temps en temps je donne un autre coup de marteau dans ce projet...

Quand je vais avoir fini, les Kraken de Seattle vont avoir leur équipe... et peut-être qu'on en sera à une suite au covid à ce moment-là: COVID II - The Revenge...

Anyway voici le Lightning.




Je vous rappelle rapidement la formule, il s’agit de la meilleure équipe partante de tous les temps de la franchise mais composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porté leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très subjectifs, basés selon ma propre mémoire et parfois le terme “vedette” est assez subjectif également. Parfois aussi, j'omets d'inclure un joueur pour le mettre dans une autre équipe. Je les ajoute cependant dans les mentions honorables.

Allons-y donc.

Articles précédents de la série:

AnaheimBostonBuffaloCalgaryChicagoArizonaCarolineColoradoColumbusDallasDetroit, Edmonton, Floride, Los Angeles, Minnesota, Montréal , Nashville, New Jersey, New York Islanders, New York Rangers, Ottawa, Philadelphie, Pittsburgh, St. Louis, San Jose

 

ATTAQUANTS

 

Dino Ciccarelli
111 matchs (1996-98)

 

Après 4 passées à Detroit, le futur membre du temple de la renommée Dino Ciccarelli, alors agé de 36 ans, fut sacrifié par l'équipe pour faire place à de plus jeunes. Il fut donc envoyé à Tampa en retour d'un choix conditionnel au repêchage. Ce choix fut ensuite envoyé par les Wings aux Maple Leafs en retour du défenseur Jamie Macoun et le choix des Leafs devint Alexei Ponikarovsky (4e ronde en 1998) au final. Ciccarelli fut donc un des nombreux joueurs des Wings qui durent être sacrifiés et/ou qui ne s'entendaient pas avec Scotty Bowman, pour que l'équipe passe à un autre niveau. Voir ici les anciens textes sur Paul Ysebaert, Ray Sheppard et Paul Coffey. L'équipe voulait également couper dans sa masse salariale.

Il n'était évidemment pas enjoué de cette nouvelle, lui qui quittait une équipe sur le point d'être championne pour une jeune équipe récente pas mal moins dominante. Il contempla même de prendre sa retraite, lui qui ne voulait pas déraciner sa famille qui habitait dans sa ville natale de Sarnia, pratiquement en banlieue de Detroit. Il se fit toutefois à l'idée, alors qu'il allait pouvoir recevoir plus de temps de glace avec le Lightning qu'avec les Red Wings. Il répondit de bonne manière avec une bonne saison de 35 buts et 60 points en 1996-97, lui qui n'avait pas marqué plus de 30 buts depuis sa saison de 41 buts en 92-93.

Toutefois, le Lightning ne s'améliora pas et alors qu'ils étaient en pleines mesures de coupures financières et de problèmes au niveau des propriétaires, le salaire de Ciccarelli devint un boulet. Ils l'envoyèrent donc pas loin, aux Panthers du même état en janvier 1998 en compagnie du défenseur Jeff Norton. En retour le Lightning mit la main sur Jody Hull et le gardien Mark Fitzpatrick.

Dino termina la saison avec les Panthers et ne joua ensuite que 14 matchs lors de sa dernière saison en 1998-99 avant de prendre sa retraite.


Denis Savard
105 matchs (1993-95)


Voulant réparer leur erreur du repêchage de 1980, les Canadiens avaient fait l'acquisition de Denis Savard en 1990 mais à fort prix, envoyant aux Blackhawks un défenseur étoile du nom de Chris Chelios qui gagnera deux trophées Norris à Chicago en plus de jouer jusqu'à l'âge hallucinant de 48 ans. Savard ne put rendre justice à cet échange, surtout au sein d'un système plus défensif et davantage de pression à Montréal. Sa saison 1992-93 fut particulièrement éprouvante dû à plusieurs blessures, ce qui le limita à seulement 50 points en saison régulière (en 63 matchs tout de même) et 5 points en 14 matchs en séries qu'il termina en tant qu'adjoit à Jacques Demers derrière le banc.

Ayant tout de même réalisé son rêve de remporter la coupe Stanley ce printemps-là, il avait le choix d'exercer son année d'option mais se contenter d'un rôle de soutien à Montréal ou bien terminer cette association et devenir agent libre. Le sentiment du devoir accompli avec la coupe de 1993 lui facilita la tâche et il décida de tester le marché, estimant qu'il n'aurait peut-être pas d'aussi bonnes offres s'il attendait un an de plus à Montréal.

Le Soleil, 31 juillet 1993

À Tampa, Savard eut la promesse d'être à sa position naturelle comme deuxième centre derrière Brian Bradley et l'équipe espérait qu'il amène du leadership et aussi un peu de punch à l'attaque au sein de la jeune équipe. Phil Esposito visait également haut avec une place en séries. Le Lightning progressa tout de même en 93-94 avec une fiche de 30-43-11 mais ratèrent évidemment ces séries et malgré qu'il fut épargné par les blessures, Savard ne connut qu'une saison de 18 buts et 46 points en 74 matchs.

À la reprise des activités après la grève de 1994, Savard n'était plus en forme. Un journaliste de Tampa lui reprocha même d'avoir abusé du golf pendant l'arrêt de travail. Il perdit sa place dans la hiérarchie au profit de plus jeunes joueurs et tomba éventuellement sur le 4e trio. Après une fiche de seulement 6 buts et 17 points en 31 matchs durant cette saison écourtée, les Blackhawks le ramenèrent au bercail à la date limite des transactions. En retour de Savard, le Lightning obtint un choix de 6e ronde en 1996 qui devint l'attaquant québécois Xavier Delisle, également un futur membre du Canadien.

Savard retrouva un peu ses jambes à son retour avec les Blackhawks avec 8 points en 12 matchs pour clore la saison. Il marqua d'ailleurs à son premier match. Il connut même des séries du tonnerre avec 7 buts et 18 points en 16 matchs, bon pour le premier rang chez les Hawks. Il joua deux autres saisons complètes à Chicago avant de prendre sa retraite.


Simon Gagné
63 matchs (2010-11)


Durant l'été suivant leur présence en finale de 2010 où ils s'inclinèrent face aux Blackhawks, les Flyers avaient une décision à prendre au sujet de Simon Gagné. Alors qu'il lui restait une saison de contrat et que l'équipe venait de prendre un pari sur le joueur russe Nikolai Zherdev (pari qui aura fait patate), les Flyers commencèrent les négociations pour se départir de leur joueur de longue date. Espérant beaucoup qu'il demeure en santé et qu'il clique avec les autres attaquants québécois de l'équipe, le Lightning fit l'acquisition de Gagné qui accepta de lever sa clause de non-échange. En retour, les Flyers mirent la main sur le défenseur Matt Walker et un choix de 4e ronde. Sa saison démarra toutefois lentement et il rata la moitié des matchs de l'équipe en première moitié de saison. Au final, il répliqua exactement sa fiche de l'année précédente avec 17 buts et 23 passes pour 40 points et c'en était fini de l'expérience Gagné à Tampa.

Maintenant agent libre, il signa avec les Kings où il joua deux ans, fut de plus en plus blessé mais remporta la coupe de 2012. Il fit ensuite un court retour avec les Flyers en 2013 et après un arrêt d'un an, il joua une vingtaine de matchs avec les Bruins en 2014-15 avant de prendre sa retraite définitive.


Mentions honorables:
Gary Roberts (30 matchs 2008-09), Michael Nylander (35 matchs 1998-00), Mark Recchi (62 matchs 2008-09), Wendel Clark (65 matchs 1998-99), Alex Tanguay (80 matchs 2009-10), Cory Stillman (81 matchs 2003-04), Brian Bellows (86 matchs 1995-97), Stéphane Richer (110 matchs 97-00)

Note: Je voulais vraiment mettre Mark Recchi à la place de Simon Gagné mais je l'ai déjà mis dans celle de la Caroline et je pense me le réserver en bonus pour une autre équipe future... C'est à suivre.


DÉFENSEURS

Petr Svoboda
123 matchs (1998-2001)


D'accord, pas une supervedette mais quand même un solide défenseur semi-offensif qui joua plus de 1000 matchs dans la LNH, le premier joueur de la République tchèque ou de l'ancienne Tchécoslovaquie à franchir ce niveau. C'est d'ailleurs avec le Lightning qu'il franchit ce plateau durant la saison 1999-2000. Durant les années 90, Svoboda était campé dans un rôle de vétéran aguérri et avait désormais comme spécialité d'être un mentor par excellence envers les jeunes recrues provenant de la République Tchèque, lui qui était un des pionniers de son pays dans la LNH

Lorsqu'ils firent son acquisition des Flyers (en retour de Karl Dykhuis), le Lightning espérait qu'il prenne sous son aile leur jeune prospect tchèque à la défense, Pavel Kubina. Il accomplit cette tâche avec brio, particulièrement au sein de cette équipe en pleine déroute à l'époque, surtout au niveau des gardiens.

Il subit toutefois une commotion cérébrale en décembre 2000 lors de sa troisième saison avec l'équipe. Incapable de s'en remettre, il décida de prendre sa retraite à la fin de la saison où il n'aura joué que 19 matchs.


Mattias Ohlund
139 matchs (2009-11)


Comme Svoboda, pas une superstar ici car je n'avais guère d'autres options. Vous pouvez voir mes autres choix dans les mentions. Je pourrais substituer n'importe quel d'entre eux avec Ohlund et ça ne changerait pas grand chose à la qualité de cet alignement. N'empêche qu'il fut un temps où Ohlund était capable de la mettre dedans.

Et comme Svoboda avant lui, Ohlund fut amené à Tampa pour être le mentor d'un jeune défenseur, suédois cette fois-ci, en Victor Hedman.

Après 11 saisons avec les Canucks, Ohlund signa un lucratif contrat de 7 saisons avec le Lightning pour la saison 2009-10. Toutefois, sa touche offensive sembla disparaitre complètement avec sa nouvelle équipe alors qu'il ne récolta aucun but et seulement 13 passes lors de cette première saison. Sa deuxième saison fut encore pire alors que sa disette sans buts continua et ne marqua aucun but également en 2010-11, récoltant seulement 5 passes en 72 matchs. Il était toutefois toujours efficace défensivement et n'était plus vraiment utilisé en missions offensives. Il participa au parcours du Lightning jusqu'à la finale de conférence des séries de 2011 et obtint finalement son premier but avec le Lightning durant ces séries.

L'âge commença ensuite à faire son oeuvre. Il sembla aggraver une blessure à ses deux genoux durant cette saison et ne débuta pas la saison suivante. Il passa la saison complète sur le carreau à se remettre de deux opérations à ces deux genoux et il ne revint jamais au jeu par la suite. Le Lightning continua à le garder sur la liste des blessés à long terme et à le payer jusqu'en 2016.


Mentions honorables:
Adrian Aucoin (26 matchs 2000-01), Luke Richardson (27 matchs 2006-07), Rob Ramage (66 matchs 1992-93), Darryl Sydor 111 matchs 2003-06


GARDIEN

Olaf Kolzig
8 matchs (2008-09)


Membre de l'organisation des Capitals depuis 1989-90, Kolzig était le numéro un de cette équipe depuis plus de 10 saisons lorsqu'il perdit le poste au profit de Cristobal Huet à la fin de la saison 2007-08. Alors agent libre durant l'été, il signa un contrat d'un an avec le Lightning pour seconder Mike Smith. Après seulement 8 matchs et une fiche de 2-4-1, il se blessa en janvier, ce qui le mit au rancart pour le reste de la saison.

Il fit ensuite partie d'un échange bizarre et controversé. Le Ligntning était alors dans une autre tourmente financière dû à une autre instabilité au niveau des propriétaires, ce qui mériterait un article complet pour ce sujet d'ailleurs (note à moi-même d'y revenir un jour). Ils devaient alors couper dans le gras. Dans une autre équipe dont la ville commence par T, les Maple Leafs étaient en pleine reconstruction et avaient besoin du plus de choix au repêchage possible. Incapables de se départir de plusieurs vétérans munis de clauses de non-échange, Toronto devait trouver d'autres manières d'accumuler des choix. 

Le 4 mars 2009, le Lightning envoya 3 joueurs et un choix aux Maple Leafs en retour d'un seul joueur. Ces joueurs furent le défenseur en fin de carrière Jamie Heward, le prospect Andy Rogers et Kolzig qui prirent le chemin de Toronto en plus d'un choix de 4e ronde au repêchage de 2009. En retour, le Lightning mit la main sur un habitué des ligues mineures, le défenseur Richard Petiot. C'était quand même cher payé de la part du Lightning pour les services de Petiot qui n'avait pas joué dans la LNH depuis 2005-06 et qui ne joua que 11 matchs avec eux pour clore la saison. Il fut pourtant le seul joueur de cette transaction à jouer un match avec sa nouvelle équipe.

Cet échange pouvait plutôt se traduire par ce qui importait principalement pour les deux équipes, soit un ''salary dump'' échangé contre un choix au repêchage. Les Maple Leafs ''achetèrent'' donc ce choix en avalant ces contrats non-désirés du Lightning. Bien que les équipes ne firent qu'exploiter une lacune de la convention collective et donc rien d'illégal, la ligue priva tout de même les Maple Leafs de ce 4e choix lorsqu'ils durent les punir pour avoir signé un joueur autonome à un contrat hors-norme en 2008, le défenseur Jonas Frogren. Donc tout ça pour rien au final si ce n'est que 11 matchs de Petiot avec le Lightning qui purent épargner un bon 500,000$ en salaire...

Kolzig prit sa retraite avant le début de la saison suivante et n'aura jamais même mis les pieds à Toronto.


Mentions honorables:
Evgeni Nabokov (11 matchs 2014-15), Bill Ranford (32 matchs 1998-99), Sean Burke (35 matchs 2005-06), Dan Cloutier (76 matchs 99-01)


Sources:
hockeyDB
EliteProspects
Greatest Hockey Legends
Wikipedia
CICCARELLI LEERY OF LIGHTNING
, Orlando Sentinel, 29 août 1996
Panthers trade for Ciccarelli, Associated Press, 17 janvier 199
Lightning enlists scorer Savard, Tampa Bay Times, 31 juillet 1993
Savard à Tampa Bay
, Entente de 3 ans, le Soleil, 31 Juillet 1993
Denis Savard...sur ses derniers miles, La Presse, 1er février 1995
Petr Svoboda calls it a career, CBC, 5 mai 2002
Backchecking: Petr Svoboda, Sports Illustrated, 18 février 2013
The Story of a Weird Leafs/Lightning Trade, Pension plan Puppets, 29 déc. 2016