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mardi 9 juin 2009

Et dites-vous qu'il avait un foulard...

Le lecteur nommé Bazz faisait état dans les commentaires du texte sur Brian Spencer qu'on voyait dans le film (que je cherche toujours!) Gross Misconduct d'Atom Egoyan à propos de ce joueur des vrais images de Hockey night in Canada où il trouvait ridicule d'avoir été échangé dans une équipe qui porte un nom de "moumoune" d'un oiseau trop stupide pour voler. Et bien si vous avez toujours trouvé le logo des Penguins pas très virile, dites-vous que le pingouin du logo avait un foulard au cou au début... Il n'a jamais figuré sur un chandail car les Penguins avaient lors de leur première saison en 1967-68 un chandail bleu poudre avec Pittsburgh écrit à la manière des Rangers au devant. La saison suivante, l'équipe modifia son logo qui est le logo que l'équipe possède toujours...

Au début les Penguins voulaient avoir un chandail noir et jaune comme ils l'adoptèrent en 1980 après la victoire des Steelers au Super Bowl XIV. Nous avons vu précédemment que le noir et or est la couleur traditionnelle des équipes sportives de Pittsburgh comme les Pirates au baseball et les Steelers au football. Il s'agit également de la couleur du drapeau de la ville. Mais lorsque les Penguins entrèrent dans la NHL en 1967 et voulurent adopter ces couleurs, les Bruins de Boston en revendiquèrent l'usage unique. Sans vouloir s'obstiner, Jack Riley, le premier directeur général des Penguins et natif de Toronto, adopta les couleurs des Argonauts de la CFL et du Collège St-Michael, deux équipes sportives classiques de la région torontoise. À noter que les Penguins plaidèrent l'usage des couleurs noir et jaune en 1980 en rappelant que les Pirates de Pittsburgh de la NHL utilisèrent ces couleurs dans les années 20 lorsque les Bruins contestèrent de la même manière le changement de couleur du bleu et blanc vers le noir et jaune en 1980.

Voici le chandail d'origine des Penguins :


Les Stingrays de la Caroline du Sud, champions de la Coupe Kelly


Hey oui, c'est vendredi dernier que les Stingrays de la Caroline du Sud ont vaincu les Aces de l'Alaska (oui, de l'Alaska!) pour devenir les champions de la ECHL. Ils ont donc succédé au club affilié du Canadiens de Montréal, les Cyclones de Cincinnati, le championnat de la ligue de hockey professionnelle AA.

Pour ceux qui sont toujours un peu mélangés dans les ligues, la ECHL était anciennement connue sous le nom East coast hockey league, mais comme elle s'étend partout, de la Floride à l'Alaska en passant par la Californie et le Midwest. Il s'agit d'une ligue de troisième division si on peut se référer à la classification du football. Il s'agit d'une ligue où chaque club est affilié à une ou plusieurs équipes de la ligue américaine qui sont alliées pour leur part à des équipes de la NHL. Il s'agit donc des clubs écoles des clubs écoles... Les Stingrays de la Caroline du Sud sont par exemple affiliés aux Bears de Hershey et donc au Capitals de Washington. Les finaliste, les Aces de l'Alaska, sont affiliés pour leur part aux Riverman de Peoria dans l'AHL et aux Blues de St-Louis. Les coûts d'opération de cette équipe doivent être assez incroyable considérant les déplacements potentiels de cette équipe pour aller par exemple en Floride ou en Californie... Ça doit selon moi coûter plus cher d'avoir une équipe dans cette ligue, considérant la distance entre les équipes, que pour les clubs de l'AHL qui sont moins éloignés...

Il s'agit d'une ligue où l'on retrouve du hockey assez robuste. C'est également une ligue de hockey qui a beaucoup misé pour le meilleur et pour le pire dans l'établissement d'équipe dans les sud des États-Unis. Il y avait par exemple une rivalité assez forte à la fin des années 90 entre deux équipes de la Louisiane, les IceGators de la Louisianne et les Kingfish de Bâton-Rouge. À cette époque, ces deux équipes jouissaient d'une certaine popularité et attiraient plus de spectateurs que certaines équipes de la NHL. Mais le tout est une question de mode et les équipes viennent et disparaissent souvent dans le temps de le dire. Comme je l'ai dit plus haut, le style de jeu est robuste et on mise souvent sur le penchant violent du hockey pour le vendre. Le calibre de jeu est notamment analogue à celui de la Ligue nord-américaine de hockey ici au Québec sauf que les équipes sont affiliées à des équipes de la NHL...

Juste pour dire comment on mise sur le côté agressif de la ligue, une de mes amies a déjà vu un match de la ECHL à Birmimgham en Alabama et elle m'a dit qu'on donnait à l'entrée des dépliants avec les règlements du hockey sur glace. Les gens dans le Sud vont souvent voir des matchs de hockey pour les bagarres...

Selon mes observations, l'équipe la plus proche est à Elmira dans le sud de l'État de New York. Les Jackals d'Elmira sont affiliés aux Senators de Bighampton et donc des Sens d'Ottawa. La plus vieille équipe ayant toujours gardé le même nom sont les Chiefs de Jamestown, affiliés autant aux Avalanches et aux Blue Jackets. On notera le nome des Chiefs de Jamestown, les Chiefs de Slapshot ayant été influencé des Jets de Jamestown de la défunte NAHL des années 70. Comme on vient de le voir, les équipes se partagent souvent des équipes de la ECHL, les Canadiens se partagent justement les Cyclones de Cincinnati avec les Predators de Nashville et leur club école, les Admirals de Milwaukee.

Donc encore une fois bravo aux Stingrays, les nouveaux souverains de cette incroyable ligue...

Amenez-moi une équipe dans la région de Montréal, on aurait du fun!

samedi 6 juin 2009

Brian Spencer (Recherché : Gross Misconduct d'Atom Egoyan)

Et non, ce n'est pas ce classique du thrash metal de M.O.D. qui se nomme Gross misconduct que je cherche, je l'ai déjà, mais bel et bien le film du grand réalisateur Atom Egoyan du même nom. Ce film a été réalisé en 1993 pour la CBC et relate la vie du joueur de hockey Brian "Spinner" Spencer. Comme la vie de Spencer fut très mouvementée, le film doit sûrement être assez impressionnant. Comme ce fut un film fait pour la télévision, la CBC doit probablement posséder les droit et cela fait en sorte que le film n'existe pas en DVD. Si vous avez une copie, je vous demande si il serait possible d'en avoir une...

Brian Spencer est un peu l'exemple typique que les parents prennent parfois la carrière de leur rejeton à un sérieux qui approche le ridicule. Roy Spencer, papa de Brian, a beaucoup misé sur la carrière se son fils, n'hésitant jamais à investir pour envoyer son fils apprendre son art au sein d'école de hockey. Ce qui porta fruit parce que son fils fut repêché par les Maple Leafs de Toronto en 1969. C'est à son premier match diffusé à Hockey Night In Canada que survenut un drame. Alors que le match était diffusé à la CBC, la CBC de la Colombie-Britannique décida de ne pas mettre en onde le match entre les Black Hawks et le Maple Leafs de Toronto, mais un match de la nouvelle équipe de l'Ouest, les Canucks de Vancouver, qui affrontaient pour l'occasion les Golden Seals de la Californie. Rappelons-nous qu'à l'époque le seul moyen de voir votre joueur préféré était lors de la sacrosainte émission du samedi soir.


Donc Roy Spencer, de sa mansarde de Fort St-James en Colombie-Britannique, ne put assister aux débuts télévisés de son fils. En beau tabernacle comme on dit ici, Roy sauta dans sa voiture pour aller à Prince George pour aller à la station de la CBC le plus près pour leur demander de mettre le match Leafs-Hawks. Après avoir roulé au dessus de 100 kilomètres, il arriva au poste de télévision de Prince George et menaça avec une arme à feu les employés afin de mettre le match désiré. Ironiquement, pendant que papa Spencer faisait des pieds et des mains afin de voir son fils à la télé, ce dernier fut interviewé à la CBC à propos de sa première expérience à Hockey night in Canada. Après plusieurs minutes dans les locaux de la CBC, Roy Spencer sortit dehors, où il fut attendu par des agents de la GRC qui s'abattirent sur le coup...

L'un de ces policiers se nommait Arnold Nylund, il était le père du futur défenseur Gary Nylund.

Au match suivant qu'il disputa sur les ondes de la CBC et qui fut cette fois diffusé à Hockey night in Canada, Brian Spencer marqua un tour du chapeau. Il joua dans la NHL jusqu'à la saison 1978-79 avec les Leafs, les Islanders, les Sabres et les Penguins. il fut un bon élément dans l'accession des Sabres à la finale de la Coupe Stanley en 1974.

Après son retrait du jeu, Spencer entra dans un gouffre sans fond. En 1987, alors qu'il habitait à Palm Beach en Floride, Spencer fut accusé d'avoir assassiné en 1982 un restaurateur local nommé Michael Dalfo. Il faut dire qu'à l'époque il vivait au sein du milieu interlope de la Floride où drogue et autres crimes sont au centre de tout. il aurait même longtemps partagé sa vie avec une prostituée, ça serait d'ailleurs elle qui l'aurait dénoncé à la police. Après 10 mois de procès, Spencer fut toutefois acquitté de ses accusations de meurtre.

c'est peu de temps après, en juin 1988, alors qu'il se déplaçait en voiture avec un ami, Spencer fut victime d'un meurtre. Alors qu'il était arrêté à un coin de rue, un homme qui leur demanda d'ouvrir la fenêtre exigea leur monnaie. Alors qu'il ne lui donnèrent que quelques billets, l'homme tira Spencer en plein cœur. Il avait 38 ans...

Vous comprenez donc pourquoi je veux voir le film d'Atom Egoyan à tout prix?

Ce film est d'ailleurs basé sur un livre d'un auteur nommé Martin O'Malley. Inutile de dire que j'aimerais également mettre la patte dessus...