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mardi 21 juillet 2026

Gord Smith


   


Né le 17 novembre 1949 à Perth en Ontario, le défenseur Gord Smith fit ses classes au sein des Braves de Brockville et des Royals de Cornwall avant d'être sélectionné en 5e ronde (59e au total) au repêchage de 1969 par les Rangers de New York.

Le frère aîné du légendaire gardien Billy Smith ne jouera toutefois jamais pour les Rangers, son parcours avec eux se limitant à un court séjour de 5 matchs avec leur club-école de la CHL, les Knights d'Omaha, qu'il rejoignit pour les séries du printemps 1970 et qu'il aida à remporter le championnat. Après cette seule saison, il fut libéré par les Rangers et il signa alors avec les Kings de Los Angeles, le même club qui repêcha initialement son frère Billy.

Les deux frères ne jouèrent toutefois jamais ensemble, alors que Gord fut prêté aux Blades de New Haven de la EHL tandis que Billy débuta son parcours professionnel avec les Kings de Springfield dans la AHL. Après deux saisons à New Haven, les Kings l'assignèrent à son tour à Springfield, mais à ce moment, Billy avait été sélectionné au repêchage d'expansion par les Islanders et on connaît la suite dans son cas.

Gord joua deux saisons à Springfield et devint un des meilleurs défenseurs de la ligue, terminant au premier rang des défenseurs de la AHL avec 67 points en 1973-74, ce qui lui valut le trophée Eddie Shore, remis au meilleur défenseur du circuit, ainsi qu'une sélection sur la première équipe d'étoiles. Cependant, comme avec les Rangers, il ne joua jamais avec le grand club.

C'est finalement en 1974-75 qu'il put graduer dans la LNH, alors qu'il fut également repêché par un club d'expansion, les Capitals de Washington. Il fit donc ses débuts dans la LNH en même temps que les Capitals, participant au match inaugural de l'équipe le 9 octobre 1974 contre son ancienne équipe, les Rangers. 

Comme vous savez, les Capitals de 1974-75 représentent la pire fiche de l'histoire de la LNH avec un record de médiocrité de 8–67–5 et un autre record de 446 buts accordés. Gord termina cette première saison dans la LNH avec une fiche de 3 buts et 8 passes en 63 matchs ainsi qu'un différentiel de -60.

Gord évolua avec les Capitals jusqu'en 1979, alternant parfois entre le grand club et le club-école. Sa meilleure saison fut celle de 1977-78 qu'il termina avec 4 buts, 11 points et un différentiel de -20. Il fut également nommé capitaine par intérim durant quelques matchs. 

Au même moment, la carrière de son frère prenait son envol spectaculaire à Long Island. Mais pour sa part, Gord en était à ses derniers milles dans la grande ligue. Il fut laissé sans protection par les Caps après la saison 1978-79. Des premiers Capitals de l'édition inaugurale de 1974-75, seul son partenaire en défense Yvon Labre aura joué plus de matchs avec l'équipe, se retirant du jeu en 1981 et devenant le premier joueur de l'équipe à avoir son numéro retiré.

Faisant leur entrée dans la LNH en 1979-80, les Jets de Winnipeg le sélectionnèrent au repêchage d'expansion de 1979.

Le vétéran défenseur ne fit toutefois pas long feu dans la LNH par la suite. Il débuta la saison avec les Jets mais après avoir été blanchi au pointage après les 13 premiers matchs de l'équipe, il fut cédé au club-école de Tulsa dans la CHL. 

Malgré que ses droits furent retournés aux Rangers, il ne revint jamais dans la LNH. Il joua les trois saisons suivantes dans la AHL avec trois clubs différents, les Nighthawks de New Haven, les Indians de Springfield et les Mariners du Maine. Il tira finalement sa révérence après la saison 1982-83.

Après sa retraite, il devint recruteur pour différentes organisations et brièvement entraîneur dans la ligue britannique.

En 299 matchs dans la LNH, Gord Smith récolta 9 buts et 30 passes pour 39 points ainsi que 284 minutes de pénalité.

En plus de Gord et Billy, la famille Smith comprenait également le frère cadet Jack Smith, qui, comme ses deux frères, évolua avec les Royals de Cornwall au niveau junior. Jack joua quelques saisons dans la EHL et au niveau sénior sans jamais se rendre dans la LNH.

vendredi 22 août 2025

Joueur oublié des 90's #102 - Bill Houlder


 

  


Bill Houlder est né le 11 mars 1967 à Thunder Bay. Défenseur costaud de 6'2" et 216 livres, il fit ses classes avec les Centennials de North Bay qu'il joignit pour la saison 1984-85. Il se fit suffisamment remarquer pour être repêché en 4e ronde (82e au total) par les Capitals de Washington. Il joua deux autres saisons à North Bay, se démarquant notamment en 1986-87 où il termina parmi les meilleurs défenseurs offensifs de la OHL avec 68 points et une place sur la première équipe d'étoiles.

Il débuta ensuite son parcours professionnel dans l'organisation des Capitals en 1987-88, saison qu'il partagea entre le grand club et le club école à Fort Wayne dans la IHL. Il continua de progresser lors des deux saisons suivantes mais son maximum de matchs en une saison avec les Caps fut lors de la saison 89-90 où il joua 41 matchs. 

N'ayant vraisemblablement plus de place pour lui, les Capitals l'échangèrent aux Sabres de Buffalo durant le camp d'entraînement en septembre 1990. En retour, les Capitals reçurent le défenseur Shawn Anderson, 5e choix au total en 1986 qui n'avait rien fait d'extraordinaire jusque-là. Les Capitals perdirent ensuite Anderson au ballotage le lendemain...

Houlder prit donc le chemin de Buffalo mais il y joua encore moins qu'à Washington, soit seulement 7, 10 et 15 matchs lors des trois saisons subséquentes. Il était toutefois trop fort pour les mineures, étant élu meilleur défenseur de la IHL en 1992-93 et obtenant une place sur la première équipe d'étoiles la même année, ainsi qu'en 1990-91 dans la AHL.

Il eut finalement une véritable chance avec les expansions lorsqu'il fut sélectionné par les Mighty Ducks au repêchage d'expansion de 1993. Au sein de la nouvelle équipe en 1993-94, il joua 80 matchs et récolta 39 points dont 14 buts, soit le meilleur rendement offensif pour un défenseur des Ducks lors de cette saison inaugurale. Ses allers-retours dans les mineures étaient alors chose du passé.

Il ne resta toutefois que cette seule saison à Anaheim, étant échangé durant l'été 94 aux Blues de St-Louis en retour d'un autre défenseur, Jason Marshall. 

Après une seule saison également à St-Louis, il devint agent libre et signa avec le Lightning de Tampa Bay, amassant 28 et 25 points lors des deux saisons suivantes.

De nouveau agent libre en 1997, il signa avec les Sharks avec qui il connut deux autres bonnes saisons de 32 points chacune. À l'été 99, les Sharks l'échangèrent au Lightning dans un échange impliquant 5 joueurs dont Niklas Sundstrom qui prit le chemin de San Jose.  

De retour à Tampa Bay et désormais un vétéran de 10 saisons professionnelles, il fut élu comme nouveau capitaine, le précédent occupant Rob Zamuner ayant été échangé plus tôt durant la saison morte.  La suite des choses fut toutefois un fiasco. 

Le Lightning était alors dans une autre de leurs saisons de misère et d'instabilité à l'époque, ayant eu 4 entraîneurs-chef depuis la saison 1997-98 et presque autant de propriétaires. L'équipe eut également la distinction peu honorable d'employer 6 gardiens par saison de 1998-99 à 2000-01.

Donc au travers de cette instabilité au début de la saison 99-00, le Lightning connut un lent début de saison et décidèrent de placer leur nouveau capitaine au ballotage après seulement 14 matchs. Il s'agit d'un des plus courts mandats pour un capitaine officiel dans l'histoire de la LNH, à l'exception des capitaines par intérim ou les rotations de capitaine.



 

Houlder fut alors récupéré au ballotage par les Predators de Nashville, une autre équipe d'expansion récente. L'équipe en était en fait à sa deuxième année. Après les Mighty Ducks, le Lightning et les Sharks, il s'agissait de sa 4e équipe en carrière qui n'avait pas encore une décennie d'existence. Il est ce qu'on surnomme ici un abonné des équipes d'expansion.

Houlder fut très apprécié au sein des Predators, demeurant un vétéran fiable durant 4 saisons. À l'exception d'un seul match, il joua l'entièreté du calendrier de l'équipe de la saison 2000-01 jusqu'à sa retraite après la saison 2002-03. 

Donc malgré quelques saisons précaires en début de carrière, Houlder joua un impressionnant total de 846 matchs dans la LNH, amassant 59 buts et 191 passes pour 250 points.

Après sa retraite, il revint dans la région de North Bay et est présentement assistant-entraîneur du Battalion de North Bay depuis la saison 2017-18.

 


mardi 29 juillet 2025

Doug Mohns


 

J'avais croisé le nom de Doug Mohns lors de plusieurs recherches mais je ne lui accordais que très peu d'attention. Je croyais à prime abord qu'il était un joueur moyen et vagabond qui avait quand même connu une bonne carrière de façon anonyme. Mais en regardant finalement ses statistiques de plus près, j'ai tout de suite sursauté lorsque je me suis rendu compte qu'il était défenseur et qu'il avait accumulé plus de 700 points et joué durant 22 saisons. Il méritait alors définitivement une bio ici.

Doug Mohns est né le 13 décembre 1933 à Capreol en Ontario. Un patineur né, il fut même approché par les Ice Capades à l'âge de seulement 7 ans. Sa famille refusa toutefois l'offre et il se concentra plutôt sur le hockey. Surnommé «Diesel» pour sa vitesse sur patins rappelant une locomotive, il se distingua tout d'abord au sein des Flyers de Barrie de la ligue junior de l'Ontario avec qui il fut d'abord prêté par son club local de Capreol pour la coupe Memorial de 1951. Après leur victoire, les Flyers recrutèrent Mohns pour la saison 1951-52. Évoluant comme attaquant, il mena les Flyers pour les points à sa première saison et ramena les Flyers à la coupe Memorial en 1953. En compagnie de joueurs de renom comme Orval Tessier et Don Cherry, Mohns récolta 18 points en 10 matchs lors de ce tournoi et ramena la coupe Memorial à Barrie.

Propriété des Bruins, Mohns, alors âgé de seulement 19 ans, fit le saut directement dans la LNH en 1953-54. Il était assez rare de voir un si jeune joueur percer un alignement de la LNH à l'époque «Original 6» surtout sans devoir faire ses preuves dans les mineures. Mais des blessures à la défense chez les Bruins firent en sorte qu'il y avait un poste disponible. Il fut toutefois converti en défenseur, encore une fois un fait assez rare.

 

Mohns connut une très bonne première saison, accumulant 13 buts et 14 passes pour 27 points, soit le meilleur rendement offensif chez les défenseurs des Bruins, alors un club très médiocre en attaque. Leur meilleur attaquant n'ayant obtenu que 47 points.

Il joua 11 saisons complètes à Boston, devenant en 1959-60 le deuxième défenseur de l'histoire de la LNH (après Flash Hollett) à marquer 20 buts en une saison. En plus de sa rapidité et sa versatilité à pouvoir jouer parfois comme attaquant, il était un des premiers disciples du lancer frappé suite à son introduction par Bobby Hull et Boom Boom Geoffrion. Il participa 5 fois au match des étoiles lors de ses années avec les Bruins, 4 fois comme défenseur et 1 fois comme attaquant. Son entraîneur à Boston, le légendaire Milt Schmidt, évoqua que Mohns était un des meilleurs joueurs de la ligue à l'époque.  

Cependant, malgré quelques bonnes années vers la fin des années 50, dont deux participations en finale (1957 et 1958 contre Montréal), les Bruins n'allaient plus nulle part durant les années 60 et ratèrent les séries de 1960 à 1967. À l'été 1964, Mohns fut échangé aux Blackhawks en retour de deux joueurs, Reggie Fleming et Ab McDonald.

Lors de sa première saison à Chicago, il fut reconverti comme ailier gauche et muté sur le trio de Stan Mikita et Kenny Warham. Surnommé la «Scooter line» pour leur vitesse étourdissante, le trio fut un des meilleurs de la ligue pendant six saisons durant lesquelles Mohns connut ses meilleurs moments. Sa meilleure saison eut lieu en 1966-67 où il obtint 60 points, dont 25 buts, en seulement 61 matchs. Il retourna également au match des étoiles en 1965. Son entraîneur Billy Reay déclara qu'avoir Mohns sur la glace était comme d'avoir droit à un 3e défenseur tellement il était capable de se replier efficacement en défense ou d'adapter facilement son rôle selon l'intensité des matchs.


Après six ans à Chicago, l'âge commença à ralentir Doug Mohns. Il eut toutefois la chance de prolonger sa carrière grâce aux expansions. Après une première moitié de saison difficile, il fut échangé aux North Stars du Minnesota en février 1971. Il y joua durant deux autres saisons, retournant une dernière fois au match des étoiles en 1972, avant d'être réclamé par les Flames d'Atlanta au repêchage intraligue de 1973. Des blessures le limitèrent toutefois à seulement 28 matchs avec les Flames. 

L'heure de la retraite semblait avoir sonné pour Mohns à l'été 1974. Il y eut des rumeurs selon qui il deviendrait le premier entraîneur des nouveaux Capitals de Washington. Ces derniers portèrent toutefois leur choix sur Jim Anderson. Malgré tout, le DG des Capitals, son ancien coéquipier et entraîneur Milt Schmidt, voulait quand même avoir Mohns dans son équipe. N'ayant pas obtenu beaucoup de vétérans aguerris durant le repêchage d'expansion, Schmidt et les Caps achetèrent la dernière année du contrat de Mohns et le nommèrent comme premier capitaine de la franchise pour la saison 1974-75.

La première saison des Capitals demeure à ce jour la pire de l'histoire de la ligue avec seulement 8 victoires, 67 défaites, 5 matchs nuls et la majorité des joueurs avec une fiche de -50 (et le record de tous les temps de -82 de Bill Mikkelson). Lors de cette 22e saison en carrière, le vénérable Mohns parvint à jouer 75 matchs et accumula 2 buts et 19 passes à la défense des Capitals. Il termina avec une fiche de -54 et prit ensuite une retraite bien méritée.

Au autre cas de «patch» de capitaine appliquée avec du tape électrique

 

En 1389 matchs dans la LNH, Doug Mohns aura obtenu 248 buts et 462 passes pour 710 points et 1250 minutes de pénalité. Lors de sa retraite, seulement 4 joueurs avaient joué davantage de matchs; Gordie Howe, Alex Delvecchio, Tim Horton et Harry Howell.  

Il n'a malheureusement jamais remporté la coupe Stanley ou remporté d'honneurs individuels, ce qui nuit grandement à sa postérité. Durant ses années où il évoluait principalement comme défenseur (1953 à 1964 avec les Bruins), seulement 3 défenseurs ont obtenu davantage de points, soit Red Kelly (qui évoluait lui aussi parfois comme attaquant), Bill Gatsby et Doug Harvey.

Si le trophée Selke avait existé (il n'existe que depuis 1978), nul doute que Doug Mohns aurait été candidat durant ses années à Chicago. Il a aussi eu la malchance de partir de Boston quelques années avant l'éclosion des Big Bad Bruins et les coupes des années 70, en plus d'arriver à Chicago trop tard, les Blackhawks ayant remporté les grands honneurs en 1961. Il fut toutefois nommé au 57e rang du Top 100 de l'histoire des Bruins lors des célébrations du 100e de l'équipe en 2023-24.

Après sa retraite, il s'impliqua dans plusieurs causes humanitaires et travailla une vingtaine d'années au Massachusetts comme administrateur d'hopital. Il décéda en 2014 à l'âge de 80 ans.


jeudi 17 octobre 2024

Lowell MacDonald

 

Né à Thorburn en Nouvelle-Écosse le 30 août 1941, l'attaquant Lowell MacDonald est probablement le meilleur exemple du joueur qui a su grandement profiter de la grande expansion dans la LNH en 1967.

Il se développa d'abord dans la ligue junior de l'Ontario au sein des Red Wings d'Hamilton, avec qui il joua de 1959 à 1962 en compagnie d'autres joueurs d'exception comme Hubert «Pit» Martin et Paul Henderson. MacDonald et Martin dominèrent la OHA (ancien nom de l'OHL) en 1961-62 en terminant au premier et deuxième rang de la ligue pour les buts marqués avec 46 pour MacDonald et 42 pour Martin, et ce durant un calendrier de seulement 50 matchs. Les Red Wings remportèrent la coupe Memorial cette année-là et MacDonald continua de transporter l'équipe avec une récolte de 17 buts en 14 matchs lors de ce tournoi.

Étant propriété des grands Red Wings dans la LNH, MacDonald fit ses débuts professionnels également durant cette même saison 1961-62 avant d'être retourné au junior. Il fit ensuite la navette entre Détroit et leur club-école, les Hornets de Pittsburgh, lors des trois saisons suivantes. Il fut toutefois victime du peu de postes disponibles dans une ligue à seulement 6 clubs et ne parvint pas à craquer le line-up du grand club de manière permanente, malgré des résultats exemplaires dans la ligue américaine. 

Il fit ensuite partie à l'été 1965 d'une méga transaction entre les Red Wings et les Maple Leafs envoyant Andy Bathgate à Détroit. Il prit le chemin de Toronto en compagnie de Larry Jeffrey, Eddie Joyal et Marcel Pronovost. Bathgate, Gary Jarrett et Billy Harris prirent le chemin inverse vers la ville de l'automobile.

Cependant, il y avait encore moins de postes disponibles à Toronto qu'à Détroit. Et pendant que les Leafs remportaient leurs dernières coupes Stanley, MacDonald rongeait toujours son frein dans les mineures, désormais loin de sa famille avec les Oilers de Tulsa dans la ligue centrale. Il considéra alors de prendre sa retraite, lui qui était très éduqué et avait d'autres intérêts en dehors du hockey.

Il eut toutefois un coup de pouce du destin avec l'arrivée de six nouveaux clubs majeurs avec la grande expansion de 1967. Les nouveaux Kings de Los Angeles le sélectionnèrent au repêchage d'expansion et il put ainsi jouer dans la LNH à temps plein. Il fit ainsi partie de la première édition des Kings et connut une première saison complète avec une fiche raisonnable de 21 buts et 24 passes en 1967-68.

 

Il régressa toutefois en 68-69 avec seulement 28 points en 58 matchs, avec en plus un retour de 9 matchs dans les mineures. En 1969-70, il avait besoin de se faire opérer au genou et ne voyant pas nécessairement beaucoup d'avenir dans le hockey, il ne joua qu'une douzaine de matchs durant l'année avec le club-école des Kings et se concentra plutôt sur la complétion de son diplôme universitaire. Il penchait également vers la retraite en raison de sa peur de prendre l'avion, une peur davantage accentuée par les longs voyages effectués par les Kings loin dans l'ouest.

Il fut toutefois acquis par les Penguins de Pittsburgh à l'été 1970 au repêchage intraligue et  c'est  Red Kelly, le coach des Penguins, qui le convainquit de demeurer dans la LNH. Kelly le connaissait depuis ses années à Détroit et également à Los Angeles où il fut le premier entraîneur des Kings. Kelly lui promit entre autres d'avoir à effectuer moins de longs vols d'avion. 

Cependant, sa blessure réapparut et le mit hors du portrait pour la majorité de la saison où il ne put faire plus que 1 passe en 10 matchs. Il ne joua ensuite aucun match en 1971-72, optant possiblement une nouvelle fois pour la retraite.

Cependant, sa femme le persuada de tenter un comeback en 1972-73. Il fut réinvité au camp d'entraînement des Penguins et parvint à refaire l'équipe. C'est alors qu'il explosa. Jumelé sur la première ligne avec Syl Apps Jr. et Jean Pronovost, MacDonald connut une superbe saison de 34 buts et 41 passes pour 75 points. 

MacDonald et son trophée Bill Masterton

Son long cheminement pour se rendre à ce niveau et sa persévérance lui valurent alors le trophée Bill Masterton. Il fut également invité au match des étoiles.

Il reprit de plus belle en 1973-74 avec des sommets en carrière de 43 buts et 39 passes pour 82 points, ce qui le plaçait dans le Top 10 des buts et des points à travers la LNH. L'entraîneur des Penguins Ken Schinkel déclara que MacDonald était son joueur le plus complet. Il retourna également au match des étoiles cette saison-là. Le trio de MacDonald, Pronovost et Apps fut surnommée la «Century Line» car ils marquaient ensemble une centaine de buts annuellement.

La «Century Line» ou «Bicentennial Line»
 

Après deux autres bonnes saisons de 60 et 73 points, les choses recommencèrent à mal aller dans son cas. Il subit une sérieuse blessure au genou qui le mit au rancard pour presque l'entièreté de la saison 76-77 où il ne put jouer que 3 matchs. 

Il tenta un autre retour en 77-78 et malgré de bonnes statistiques de 13 points en 19 matchs, ses blessures persistantes le forcèrent à une retraite définitive. 

Sa fiche en carrière fut de 180 buts et 210 passes pour 390 points en 506 matchs.

Après sa retraite, il s'établit à Milwaukee et devint entraîneur-chef de l'école préparatoire University School of Milwaukee où il entraîna durant 18 saisons. Il fut également introduit au temple de la renommée du sport en Nouvelle-Écosse en 1982.

 


Son fils Lane MacDonald fut plus tard une star du hockey universitaire américain avec Harvard. Il remporta notamment le trophée Hobey Baker en 1989 en plus d'aider Harvard à remporter le championnat de la NCAA.



vendredi 23 août 2024

Joueur oublié des 90's #94 - Andrew McBain

 


 

 

Fort d'une saison de 120 points en 1982-83 avec les Centennials de North Bay de la OHL, l'ailier droit Andrew McBain faisait saliver les recruteurs de la LNH par sa grande stature et son potentiel de futur «power forward» à 6'3" et presque 200 livres. Les Jets de Winnipeg firent donc sa sélection avec le 8e choix au total du repêchage de 1983, tout de suite devant Cam Neely par les Canucks.

McBain refusa ensuite l'invitation de l'équipe canadienne en vue des jeux olympiques de 1984 pour passer directement aux Jets en 1983-84. Sa saison recrue fut somme toute respectable sans être spectaculaire avec une fiche de 11 buts et 19 passes pour 30 points. Il régressa toutefois lors des deux saisons suivantes, ne marquant que 7 buts en 1984-85 et ratant alors la majorité de la saison 1985-86 suite à une blessure au genou. 

Il connut ensuite une saison de seulement 32 points en 1986-87, ce qui confirma les soupçons des fans selon quoi il était définitivement un flop. Il aurait probablement été mieux pour lui de participer aux Olympiques de 1984 ou de démarrer sa carrière professionnelle dans les mineures plutôt que de passer directement du junior à la LNH. Les fans lui reprochaient également son manque d'implication physique, surtout considérant son physique avantageux.

Sa chance tourna toutefois lors de la saison 1987-88 lorsqu'il fut jumelé au prolifique Dale Hawerchuk sur la première ligne des Jets. Il répondit alors avec une saison de 63 points dont 31 buts, en plus de s'imposer davantage physiquement avec 145 minutes de pénalité. Il reprit de plus belle en 1988-89 avec 77 points dont un sommet en carrière de 37 buts. Il faisait également partie des meneurs de la ligue lors de ces deux saisons pour les buts marqués en avantage numérique.

Alors qu'il semblait être finalement en voie d'atteindre son potentiel, sa carrière dérailla plutôt lorsqu'il fut inclus dans un échange impliquant 6 joueurs avec les Penguins de Pittsburgh. En compagnie de Jim Kyte et Randy Gilhen, il prit le chemin de Pittsburgh en retour de Randy Cunneyworth, Dave McLlwain et du gardien Rick Tabaracci. 

Espérant qu'il devienne un autre atout offensif au sein des dangereux Penguins, McBain ne sembla aucunement pouvoir faire sa place. Il fut délogé des deux premiers postes d'ailiers droits par des joueurs plus compétents comme Mark Recchi et Rob Brown. Il se retrouva alors sur la 4e ligne et n'obtint que 5 buts et 14 points en 41 matchs. À la mi-saison 89-90, il fut échangé aux Canucks de Vancouver dans un autre échange à 6 joueurs. McBain, Dan Quinn et Dave Capuano prirent alors le chemin de Vancouver en retour de Tony Tanti, Barry Pederson (dans un échange-retour) et Rob Buskas.

McBain semblait initialement être un meilleur fit à Vancouver et obtint quelques points suite à la transaction, mais il se blessa et rata la moitié des matchs restants à cette saison 89-90 qu'il termina avec 25 points en 67 matchs entre les deux équipes.

 
Erreur sur cette carte alors qu'il s'agit plutôt de Jim Sandlak sur la photo


Après une dizaine de matchs sans éclats au début de la saison 1990-91, il fut rétrogradé dans les mineures pour la première fois de sa carrière. Il passa donc la majorité des deux années suivantes avec les Admirals de Milwaukee, ne revenant à Vancouver que pour six matchs, où il ne récolta qu'un seul but. 

Sa carrière dans la LNH vraisemblablement terminée, il eut toutefois la chance de se retrouver un poste suite aux nombreuses expansions du début des années 90. C'est alors qu'il signa avec les Sénateurs d'Ottawa pour leur saison inaugurale de 1992-93. 

En fait, les Sénateurs originaux semblaient contenir de nombreux anciens choix de premières rondes qui avaient déçu. En plus de McBain, les Sénateurs de 92-93 comprenaient des joueurs comme Neil Brady (3e au total en 1986 par New Jersey), Jody Hull (18e au total en 1987 par Hartford), Dave Archibald (6e au total en 1987 par Minnesota) et Darren Rumble (20e au total en 1987 par Philadelphie). Il y avait aussi le collègue de McBain à la cohorte de 1983, Sylvain Turgeon (2e au total par Hartford). Ce dernier a tout de même connu une meilleure carrière que les autres joueurs sus-mentionnés.


McBain joua deux saisons à Ottawa, mais était définitivement sur du temps emprunté dans cette faible équipe avec qui il amassa dans l'ordre 23 et 19 points. Il fut libéré après la saison 1993-94, saison où il retourna aussi dans les mineures pour une vingtaine de matchs.

McBain alla ensuite terminer sa carrière dans la IHL avec le Thunder de Las Vegas en 1994-95 et ensuite une dernière saison avec les Komets de Fort Wayne.

En 608 matchs dans la LNH, McBain obtint 129 buts et 172 passes pour 301 points. De ces 301 points, presque la moitié furent obtenus durant ses deux seules bonnes saisons 1987-88 et 1988-89 (140 points).

Son fils Jack McBain fut repêché en 3e ronde par le Wild en 2018. Il fait présentement partie de l'organisation de l'Utah. 


dimanche 16 juin 2024

Échanger Jacques Lemaire

 


 


Durant sa carrière de joueur qui dura de 1967 à 1979, Jacques Lemaire a exclusivement joué pour le Canadien de Montréal, remportant 8 coupes Stanley ainsi que 835 points en 853 matchs. Il devint plus tard entraineur du CH et ensuite des Devils où il fut largement crédité (à tort ou à raison) pour avoir inventé «la trappe». Il devint plus tard le premier entraineur du Wild du Minnesota et fit ensuite un bref retour au New Jersey. Après quelques années comme conseiller à Toronto, il est depuis 2018 conseiller de l'état major des Islanders avec son vieil ami Lou Lamoriello.

Mais dans tout ça, saviez-vous que Jacques Lemaire a déjà été échangé? Et pas durant sa carrière de joueur?

Vous pensiez probablement que je parlais de cette fameuse carte O-Pee-Chee 1974-75 où les gars l'ont échappé solide, croyant une rumeur selon laquelle Lemaire avait été échangé aux Sabres de Buffalo pour ensuite le airbrusher dans le style typique d'O-Pee-Chee.

Mais il n'en était rien et Lemaire continua et termina sa carrière de joueur à Montréal. 

Non. «L'échange» dont je parle se produisit beaucoup plus tard, soit en juin 2000. Voici cet échange selon hockeydb:

2000-Jun-12
Rights traded from Montreal Canadiens to Minnesota Wild for round 6 pick in the 2001 draft

Donc, avant leur saison inaugurale, le Wild du Minnesota acquirent les droits sur leur premier entraîneur Jacques Lemaire en retour d'un choix de 6e ronde au repêchage de 2001.

Beaucoup de questions doivent traverser votre esprit... 

D'abord, pourquoi un joueur à la retraite se retrouve à voir ses droits échangés? De plus, Lemaire a entraîné d'abord au New Jersey après Montréal. Ce ne serait pas plutôt les Devils qui auraient dû recevoir une compensation pour voir Lemaire partir au Minnesota?

Et bien d'abord, il n'est pas unique de voir une équipe recevoir une compensation lorsqu'un entraîneur signe avec une autre équipe. C'est arrivé dans le cas de Michel Bergeron, qui fut échangé en tant qu'entraîneur des Nordiques aux Rangers en 1987. C'est aussi possible de voir des joueurs retraités se voir inclure dans un repêchage d'expansion, sujet dont j'ai parlé abondamment l'autre jour...

Donc dans le cas de Lemaire en 2000, ce n'était pas si unique que ça. Cependant pourquoi c'est le Canadien qui reçut un choix et non pas les Devils? 

Et bien un chapitre quelque peu oublié de la carrière de Lemaire fut son bref retour dans l'organisation du Canadien, entre ses séjours d'entraîneur des Devils et du Wild.

En décembre 1998, Jacques Lemaire était toujours à l'emploi des Devils comme consultant, depuis qu'il avait précédemment démissionné de son poste d'entraîneur suite à l'élimination de son équipe en première ronde contre les Sénateurs au printemps précédent. 

Cependant, son grand ami Réjean Houle, ayant besoin de renforts durant cette difficile saison 1998-99, fit appel à Lemaire comme nouveau conseiller. Lemaire accepta l'offre et revint ainsi dans le giron du CH. Comme les Devils ne devaient plus que quelques semaines de salaire à Lemaire, ils ne demandèrent aucune compensation au CH. De plus qu'il ne s'agissait que d'un poste de conseiller et non pas d'entraîneur ou DG.

Le Devoir, 28 décembre 1998

Plusieurs fans et commentateurs sportifs eurent alors espoir de voir Lemaire éventuellement remplacer Houle comme DG. Mais Lemaire assura son ami qu'il n'avait aucune intention de voler son poste, ni de devenir entraîneur, estimant être heureux dans ce rôle de «semi-retraité». Il occupa d'ailleurs la majorité de son temps comme consultant à distance à partir de la Floride... 

Il avait déjà occupé de telles fonctions auprès de Serge Savard suite à son départ comme coach du CH en 1984-85. D'ailleurs, une autre facette de la carrière administrative de Lemaire qu'on ignore probablement fut son titre de directeur des opérations hockey du CH entre 1985 et 1988. Il quitta ensuite l'équipe le temps d'une saison en 1988-89 pour devenir DG des Canadiens Jr. de Verdun dans la LHJMQ. Mais après cette seule saison, il revint avec le CH comme assistant à Serge Savard, fonctions qui furent ensuite doublées du titre de DG des Canadiens de Frederiction dans la ligue américaine, tout ça jusqu'à son départ au New Jersey après la conquête de 1993.

Toutefois, en l'an 2000, lorsque l'occasion se présenta de revenir en action avec l'équipe d'expansion du Wild du Minnesota, Lemaire changea son fusil d'épaule et reprit du service, rejoignant son autre ancien coéquipier Doug Risebrough, DG du Wild. Réjean Houle dut d'ailleurs remanier totalement son organigramme organisationnel lors de cette expansion de 2000 puisque Mario Tremblay, également conseiller avec le CH, suivit Lemaire au Minnesota, tandis que Dave King (anciennement assistant entraîneur et recruteur) devint le premier entraîneur des Blue Jackets.

Comme Lemaire était sous contrat avec le tricolore pour encore une saison, le Wild envoya donc comme compensation ce choix de 6e ronde en 2001. Au sujet de cet «échange», Houle déclara «Ce sont des échanges symboliques parce que nous avons toujours dit que nous n’empêcherions jamais un de nos employés de devenir entraîneur-chef. » 

En fait, le CH avait précédemment obtenu un choix compensatoire en 1998 lorsque Jacques Demers fut employé par le Lightning de Tampa Bay comme nouvel entraîneur, ce qui, contrairement à Jacques Lemaire, n'apparait pas sur sa page hockeydb. Un autre échange le concernant est toutefois inclus, celui de 1983 où les Nordiques l'envoyèrent (comme coach) aux Blues de St.Louis, contre Gord Donnelly et nul autre qu'un autre futur coach, Claude Julien...

Donc pour finir, vous vous demandez probablement ce que le CH obtint au final pour le départ de ces anciens employés?

Eric Himelfarb


Avec le choix de 6e ronde de 2001 aquis du Wild, le CH fit la sélection de l'attaquant Eric Himelfarb au 171e rang. Himelfarb joua dans OHL jusqu'en 2004 et ne fut jamais signé par le club. Il passa dans l'organisation des Red Wings par la suite mais ne se rendit jamais à la LNH. Il joua principalement en Suisse jusqu'à sa retraite en 2022.

En ce qui concerne la sélection obtenue en retour de Jacques Demers, le CH sélectionna alors un certain Craig Murray au 201e rang, un joueur qui ne dépassa jamais les rangs universitaires américains, à l'exception d'un seul match dans la ECHL en 2007-08. Quelques rangs plus tard, avec leur véritable choix de 8e ronde, ils sélectionnèrent Michael Ryder.


Sources:
Canadiens hire Jacques Lemaire as consultant, The Record, 28 décembre 1998
Lemaire revient chez le Canadien, le Devoir, 28 décembre 1998
«Le contrat que j'ai avec le Canadien arrive en plein dans mon plan de vie», La Pressse, 12 janvier 1999
Houle s'intéresse aux services de Carbonneau, le Quotidien, 17 juin 2000
Lemaire, entraîneur du Wild, La Voix de l'Est, 20 juin 2000
Houle: «Enseigner aux jeunes est une vocation pour Jacques», La Presse, 20 juin 2000



mercredi 22 mai 2024

Reprise du draft d'expansion de 1991



 

 

Vous connaissez probablement l'histoire qui a mené les défunts North Stars du Minnesota à obtenir les droits sur le légendaire Guy Lafleur à l'été 1991. Sinon, laissez-moi vous la résumer.

Suite à plusieurs accords bizarres, les North Stars purent participer au repêchage d'expansion de 1991 en compagnie des nouveaux Sharks. Ils avaient obtenu ce droit afin de compenser leurs pertes de personnel suite au départ de leurs anciens propriétaires et quelques-uns de leurs prospects au profit de San Jose. 

Cependant, les choix offerts par les équipes étaient bien pauvres en talent, avec des exigences d'admissibilité très faciles à contourner, au point de pouvoir y mettre des joueurs qui avaient pris leur retraites des années auparavant. C'était tellement mince en options que que lorsque vint le tour de choisir parmi les attaquants disponibles chez les piteux Nordiques de l'époque, le DG des North Stars Bobby Clarke élut son choix sur nul autre que Guy Lafleur, malgré le fait que ce dernier avait déclaré qu'il prenait sa retraite après la saison 1990-91 qui venait de se terminer. Afin de garder Lafleur dans l'organisation après sa retraite, les Nordiques refirent l'acquisition des droits sur Lafleur le lendemain en retour des droits sur Alan Haworth, qui jouait alors en Europe depuis plusieurs saisons.

On a bien ri à l'époque de cette situation absurde et on en rit encore. Mais le fait demeure que Lafleur était bel et bien disponible comme choix et Bobby Clarke a probablement voulu en jouer une à la LNH afin de protester contre l'absurdité évidente de la situation et les problèmes de personnel que lui créèrent cette défusion menant à la naissance des Sharks. D'ailleurs, parmi les quelques joueurs obtenus par les North Stars, aucun n'eut un rôle d'importance avec l'équipe, la plupart étant même échangés de nouveau à d'autres équipes pour d'autres pièces de rechange.

Le Soleil, 30 mai 1991
Cliquez pour plus grande résolution
 

Ce repêchage bizarroïde m'a toujours fasciné, comme tout ce qui concerne la génèse Seals/Barons/North Stars/Sharks en fait, et j'en rajoute encore une couche aujourd'hui avec une expérience un peu spéciale. Aujourd'hui, je me métamorphose en Bobby Clarke de 1991 et je refais entièrement sa job au repêchage d'expansion. 

Mais ma mission est toutefois différente. Comme les Nordiques n'étaient pas les seuls à avoir mis disponibles des joueurs à la retraite, cette version de Bobby Clarke opte d'aller all-in. Au lieu d'essayer de trouver quelques pièces de rechange pouvant peut-être un jour donner quelque chose dans la LNH, je vais plutôt complètement saboter mon poste en repêchant le plus de joueurs retraités et/ou non-disponibles et/ou blessés permanents et/ou presque morts parmi les choix réels offerts par les autres équipes à l'époque.

Oui c'est le genre de choses qu'on fait ici...

Je modifie toutefois quelque peu les règles. À l'époque, les Sharks et les North Stars pouvaient seulement sélectionner 10 joueurs chacun. Donc si les Sharks prenaient par exemple un joueur des Bruins, les North Stars ne pouvaient plus en prendre un des Bruins. On va donc bypasser ça pour aujourd'hui et permettre de  repêcher un joueur par équipe, la seule règle étant de ne pas dépasser 12 attaquants, 6 défenseurs et 2 gardiens.

Allons-y donc. Ça va être le fun.

Vous avez d'abord pour chaque équipe la liste des joueurs disponibles, suivi de mon choix. Les joueurs à la retraite sont en italique avec entre parenthèse l'année de leur dernier match dans la LNH, ou dans certains cas l'AMH. Oui oui, l'AMH.


DÉTROIT
Attaquants: John Chabot, Marc Habscheid, Chris Macrae, Bengt-Ake Gustafsson, Murray Eaves, Bernie Federko (1991)
Défenseurs:
Brad Marsh, Dean Morton, Dave Lewis (1988), Mike O'Connell (1990)
Gardiens:
Alain Chevrier, Glen Hanlon, Randy Hansch

Alors à Détroit, le choix était évident pour mon premier attaquant, soit Bernie Federko, le nouvellement retraité depuis quelques semaines et fameusement obtenu en retour de Adam Oates, comme quoi je ne suis pas le DG le plus débile de la ligue. Dans mes autres choix de joueurs retraités, j'avais les défenseurs Dave Lewis et Mike O'Connell, ainsi que le gardien Glen Hanlon, mais lui il ne le savais pas encore qu'il avait joué son dernier match. Il y avait aussi Bengt-Ake Gustafsson, un habile attaquant suédois qui avait quitté pour l’Europe depuis deux ans, mais lui je le laisse aux Sharks.

Donc bienvenue chez les North Stars, Bernie. Voici bien sûr ta carte O-Pee-Chee prête d'avance pour la prochaine saison.

HARTFORD
Attaquants: Mikael Andersson, Terry Yake, André Lacroix (1980), Larry Pleau (1979-AMH)
Défenseurs: Dave Babych, Marc Bergevin, Brian Chapman, John Stevens, Emanuel Viveiros
Gardiens: Daryl Reaugh

Pas vraiment le choix de prendre le meilleur pointeur de l'histoire de l'AMH, le seul et unique André Lacroix. Ça va faire du bien de le revoir sur les glaces de la LNH pour la première fois depuis la saison 1979-80, alors qu'il fit partie de la première édition des Whalers dans la grande ligue.


BOSTON
Attaquants: Andy Brickley, John Carter, Lou Crawford, Peter Douris, Nevin Markwart, Willi Plett (1988), Louis Sleigher (1986)
Défenseurs: John Mokosak, Allan Pedersen, Jim Wiemer, Gord Kluzak (1990), Frank Simonetti (1988)
Gardiens: Norm Foster

Ici j'avais quand même un choix déchirant avec la disponibilité du grand Willi Plett chez les Bruins. Mais je me devais de choisir un bon défenseur à moment donné et j'ai donc choisi le premier choix au total en 1982, Gord Kluzak. Retraité à seulement 27 ans, on a pas affaire à un vieil homme comme un Jean Béliveau (disponible à Montréal) mais je crois que même Béliveau a de meilleurs genoux que Kluzak en 1991. Ayant subi 11 opérations lors des trois saisons précédentes, Kluzak avait dû prendre sa retraite prématurément en novembre 1990. 


NEW JERSEY
Attaquants: Doug Brown, Pat Conacher, Jeff Madill, Kent Nilsson, Janne Ojanen, Walt Poddubny, Claude Vilgrain
Défenseurs: Jamis Huscroft, Marc Laniel, David Marcinyshyn, Lee Norwood, Jeff Sharples, Murray Brumwell, Michel Bolduc (1983), Bob Lorimer (1986)
Gardiens: Craig Billington, Roland Melanson, Bob Sauvé (1989)

Le moment est bien choisi de prendre un gardien. Et tant qu'à faire, pourquoi ne pas choisir le co-récipiendaire du trophée Vézina de 1980 et du Jennings de 1985, nul autre que Robert «Bob» Sauvé.

Il y avait bien aussi le légendaire Kent Nilsson qui n'avait pas été vu sur les glaces de la LNH depuis 1987 à Edmonton. Mais celui-ci a encore plusieurs années devant lui dans sa Suède natale et prendra finalement sa retraite en 1998, donc il ne fite pas du tout avec la philosophie de mon équipe.



PHILADELPHIE

Attaquants: Don Biggs, Mike Bullard, Rod Dallman, Brian Dobbin, Mark Freer, Chris Jensen, Tim Kerr, Dale Kushner, Normand Lacombe, Glen Seabrooke (1989), Bobby Clarke (1984), Bill Barber (1984)
Défenseurs: David Fenyves, Mark Howe, Shaun Sabol, Willie Huber (1988)
Gardiens: Pete Peeters


Quoi? Moi, Bobby Clarke, suis disponible sur la liste de mon ancienne équipe, les Flyers, avec qui j'ai joué mon dernier match en 1984 et qui a apparemment toujours mes droits. J'ai même été DG après ma retraite comme joueur. Bande d'ingrats. Me semble que je suis libre de mes propres droits...

Mais anyway, difficile de m'auto-exclure. De toute manière, je suis probablement encore meilleur que tous ces rejets et autres retailles des Flyers. Sauf peut-être Mark Howe qui ira probablement me rejoindre au temple de la renommée plus tard. Donc oui je m'auto-choisis. En plus ça va sauver un salaire...


MONTREAL

Attaquants: Brent Gilchrist, Mats Naslund, Jim Nesich, Ryan Walter, Dan Woodley, Bruce Baker (1981), Jean Béliveau (1971), Yvan Cournoyer (1979), John Ferguson (1971), Bob Gainey (1989), Pierre Mondou (1985), Mario Tremblay (1986)
Défenseurs: Jean-Jacques Daigneault, Donald Dufresne, Sylvain Lefebvre, Jayson More, Jean Hamel (1984)
Gardiens: Frédéric Chabot, Ken Dryden (1979)


Ouf! La liste du Canadien est loadée man!! Vraiment l'équipe qui a le plus abusé du système, tout en offrant quand même quelques très bons choix comme Brent Gilchrist, Sylvain Lefebvre et Jean-Jacques Daigneault... Je suis surpris que Serge Savard s'est pas inclus dans la liste lui aussi. Tant qu'à faire il aurait pu aussi mettre Howie Morenz et Georges Vézina...

Mais bref faut bien choisir et c'est pas le choix qui manque chez le CH. Malgré que je pourrais frapper un home-run avec Ken Dryden dans les buts ou Jean Béliveau au centre, je voudrais pas rendre jaloux mon coach Bob Gainey sur qui je porte définitivement mon choix. 

Heille, c'est pas tous les jours qu'on aura la chance de voir un duo joueur entraîneur et joueur DG sur la même ligne...


BUFFALO

Attaquants: Francois Guay, Jeff Hamilton, Jan Ludvig (1989), Steve Ludzik, Mikko Makela, Gates Orlando, Greg Paslawski
Défenseurs: Brian Curran, Dale DeGray, Don McSween, Lee Fogolin (1987), Dirk Rueter, Steve Smith, Honnu Virta, Jay Wells
Gardiens: Steve Weeks

Pas mal moins de joueurs retraités chez les Sabres. Dommage, j'aurais bien aimé ajouter Gilbert Perreault à ma liste. Mais je vais me rabattre sur l'ex-Oiler Lee Fogolin à la défense, quand même un pas pire choix et un autre joueur qui a remporté la coupe.


ST.LOUIS
Attaquants: David Bruce, Yves Heroux, Steve Tuttle, Ron Wilson, Ed Beers (1986), Paul MacLean (1991), Brian Sutter (1988)
Défenseurs: Dominic Lavoie, Harold Snepsts, Scott Paluch, Tom Tilley, Alain Vigneault (1983), Ed Kea (1983)
Gardiens: Darrell May, Alain Raymond

Du bon choix à St.Louis. Toujours tentant de choisir Ed Beers ou Harold Snepsts, et ce pour n'importe quel choix que tu pourrais avoir dans la vie. Mais bon, il faut y aller au mérite et on va choisir Brian Sutter. Celui-ci devra toutefois accepter de démissionner de son poste d'entraîneur des Blues pour venir jouer au Minnesota. Mais je lui laisserai pas le choix. Il pourra pas refuser de jouer sur la même ligue qu'André Lacroix.


EDMONTON
Attaquants: Dan Currie, Fabian Joseph, Mark Lamb, John Leblanc, Tommy Lehman, Ken Linseman, Max Middendorf, Shaun Van Allen, Mike Ware, Craig Redmond, Dave Hunter (1989)
Défenseurs: Mario Barbe, John English, Greg Hawgood, Charlie Huddy, Tomas Jonsson, Marc Laforge, Norm Maciver, Selmar Odelein, Reijo Ruotsalainen, Glen Cochrane (1989)
Gardiens: Pokey Reddick


Pas beaucoup de choix juteux à Edmonton mais quand même, Dave Hunter c'était tout un dur et je pense qu'il a encore un peu de gaz dans le réservoir. Il a juste 33 ans en fait. Sinon mon seul autre retraité était Glen Cochrane. Je sais pas c'est qui Glen Cochrane et Google existe pas encore en 1991 alors on y va pour Hunter.


CALGARY
Attaquants: Rich Chernomaz, Kerry Clark, Paul Fenton, Tim Hunter, Brian MacLellan, Sergei Pryakhin, Jim Peplinski (1990)
Défenseurs: Kevan Guy, Rick Lessard, Scott McCrady, Brian Engblom (1987)
Gardiens: Steve Guenette

Ici je voulais prendre Jim Peplinski mais il le sait pas que plus tard il va faire un comeback avec les Flames en 1995. Sinon je voulais réunir les frères Tim et Mark Hunter mais on m'a dit que c'était même pas des frères. Anyway il va jouer jusqu'en 1997 donc c'est non. Donc quand on sait pas trop quoi faire, on choisit un défenseur alors voici notre nouveau membre de la brigade défensive, Brian Engblom.

Bienvenue Brian.


VANCOUVER
Attaquants: Peter Bakovic, Craig Coxe, Andrew McBain, Stan Smyl (1991), Marc Crawford (1987), Darcy Rota (1984)
Défenseurs: Brian Blad, Jack Capuano, Ian Tennant, Ian Kidd, Robert Nordmark, Risto Siltanen, Carl Valimont, Randy Gregg (1990), Larry Melnyk (1990), Behn Wilson (1988), Paul Reinhart (1990)
Gardiens: Bob Mason


Une bonne cuvée à Vancouver avec Randy Gregg, Marc Crawford ou bien Paul Reinhart. Mais ici pas le choix d'y aller avec le plus grand Canuck de tous les temps, et il y en aura probablement jamais de meilleur là-bas. Stan Smyl vient tout juste de prendre sa retraite, mais je crois qu'il va facilement se laisser convaincre, car nos chandails sont pas mal plus beaux que les Canucks.


 

TORONTO
Attaquants: Normand Aubin, Aaron Broten, Lucien DeBlois, Mike Foligno, Todd Hawkins, Kent Hulst, Greg Johnston, Kevin Maguire, Mike Millar, Dave Reid, Mike Stevens, Gilles Thibaudeau, Dan Maloney (1982), Brad Smith (1987), Greg Terrion (1988)
Défenseurs: Jerry Dupont, Rob Ramage, Bill Kitchen (1985)
Gardiens: Damian Rhodes


Ici, Toronto m'offre un total de 15 attaquants et seulement 3 défenseurs. Edmonton m'offrait un éventail de 22 joueurs tandis que d'autres équipes comme Hartford m'en offraient seulement 10 ou 11. C'est comme si les règlements étaient du grand n'importe quoi...

Mais bref ici on va y aller avec Dan Maloney comme attaquant de soutien. 451 points en 737 matchs c'est pas pire du tout. Et c'est celui qui est le plus vieux de la gang alors go.

Un habile stratège ici des Leafs qui ont fait joué un seul match au gardien Damian Rhodes en 1990-91, seulement pour qu'il soit éligible à ce repêchage d'anthologie. Mais ça marche pas avec moi ces techniques. Trop jeune, ce Damian Rhodes.


CHICAGO
Attaquants: Martin Desjardins, Paul Gillis, Michel Goulet, Jim Johannson, Brian Noonan, Warren Rychel, Mike Stapleton, Dan Vincelette, Bill Watson, Sean Williams, Cliff Koroll (1980)
Défenseurs: Bruce Cassidy, Rick Lanz, Bob McGill, Jim Playfair, Dave Feamster (1985)
Gardiens: Greg Millen, Darren Pang (1989)

Chez les Blackhawks, j'ai bien osé repêcher Michel Goulet, mais ce bon vieux Michel a encore quelques bonnes années devant lui alors ça ne marche pas. Darren Pang, lui, a les genoux complètement finis comme Gord Kluzak alors c'est parfait.


WINNIPEG
Attaquants: Bryan Erickson, Bob Joyce, Mark Kumpel, Tyler Larter, Scott Schneider, Phil Sykes, Jim Vesey, Bob Brooke (1990)
Défenseurs: Randy Carlyle, Dallas Eakins, Todd Flichel, Moe Mantha, Chris Norton, Roger Ohman, Kent Paynter, Rudy Poeschek, Daryl Stanley (1990)
Gardiens: Tom Draper

Pas une grosse cuvée à Winnipeg avec seulement Bob Brooke et Daryl Stanley comme joueurs officiellement retraités. Ça n'a pas un gros cachet. Il y aurait toujours Randy Carlyle, mais je crois qu'il lui reste encore un bon deux ans d'activité dans la vraie vie.

Dans ce cas-ci on va y aller avec Moe Mantha. Si je regarde ma boule de crystal, je crois qu'il va à peine jouer en 1991-92. De toute manière, avec un nom comme Moe Mantha, il pourrait avoir 22 ans et je le croirais pas. Moe Mantha = 55 ans minimum dans ma tête alors c'est parfait.

En plus comme bonus, il a déjà joué au Minnesota il y a quelques saisons alors j'aurai même pas à faire trop de Photoshop pour sa carte, ou quelque soit la technologie en cours en ce moment en 1991.


WASHINGTON
Attaquants: Robin Bawa, Tim Bergland, Craig Duncanson, Brent Hughes, Rob Murray, Mike Richard, Steve Seftel, Dave Tippett, Alfie Turcotte, Simon Wheeldon
Défenseurs: Chris Felix, Mark Ferner, John Kordic, Neil Sheehy, Terry Murray (1982)
Gardiens: Mike Liut

Un seul véritable joueur retraité à Washington avec leur entraineur et ex-défenseur Terry Murray, qui lui aussi devra faire comme Brian Sutter et redevenir joueur avec nous. Avec autant de joueurs-entraîneurs de 40 ans et +, ça va s'obstiner longtemps sur les stratégies mais on va vivre avec.

Dommage quand même pour Mike Liut... mais il lui reste encore de la vraie carrière en 1991-92.



NEW YORK RANGERS
Attaquants: Paul Broten, Lee Giffin, Jody Hull, Kelly Kisio, Guy Larose, Joe Paterson, Dave Archibald, Pierre Larouche (1988), Anders Hedberg (1985)
Défenseurs: Stéphane Guérard, Mark Hardy, Lindy Ruff, André Villeneuve (1988)
Gardiens: Bob Froese, Mark Laforest, Sam St-Laurent

Alors pour les Rangers, j'ai hésité longtemps entre la légende des Jets de Winnipeg du temps de l'AMH Anders Hedberg ou bien Pierre Larouche, l'ancien marqueur prolifique du Canadien et des Penguins, et aussi avec les Rangers (48 buts en 1983-84, donc y'a pas si longtemps). Mais finalement je choisis Pierre Larouche. Comme il a déjà joué avec Guy Lafleur, la chimie devrait encore opérer 10 ans plus tard au Minnesota.



NEW YORK ISLANDERS
Attaquants: Bill Berg, Brad Dalgarno, Rob DiMaio, Paul Gagné, Brad Lauer, Derek Laxdal, Hubie McDonough, Mick Vukota, Kevin Herom, Jim Koudys, Garry Lacey, Kurt Lackton, Mark Hamway (1987), Don Maloney (1991)
Défenseurs: Jeff Finley, Rick Green, Chris Pryor, Stefan Persson (1986), Denis Potvin (1988)
Gardiens: Jeff Hackett, George Maneluk

Ici j'aurais pu réunir les frères Don et Dan Maloney, mais non je n'ai autre choix que de sélectionner mon ancien grand rival Denis Potvin qui sera assurément notre défenseur numéro un en 1991-92. Il a pris sa retraite après la saison 1987-88 malgré une saison de 51 points alors je crois qu'il a encore des choses à prouver.


LOS ANGELES
Attaquants: Scott Bjugstad, Mal Davis, Ilkka Sinisalo, Jim Thomson, John Tonelli
Défenseurs: Bob Halkidis, Rick Hayward, John Miner, Petr Prajsler, Tim Watters, Tom Laidlaw (1990)
Gardiens: Mario Gosselin

Ici c'est un peu décevant pour Los Angeles avec seulement un joueur réellement retraité et il s'agit d'un défenseur et j'ai déjà mes 6 défenseurs... Alors pour plaire à mon défenseur numéro un, je fais une exception et je sélectionne plutôt son ancien coéquipier John Tonelli. Marqueur prolifique et sous-estimé, Tonelli en est tout de même à ses derniers milles dans la vraie vie alors que selon ma boule de crystal, il jouera une dernière saison en 1991-92 partagée entre Los Angeles, Chicago et Québec. Il est donc un très bon fit dans mon équipe.


PITTSBURGH
Attaquants: Jock Callander, Jay Caulfield, Jeff Daniels, Randy Gilhen, Jiri Hrdina, Kim Issel, Mark Kachowski, Peter Lee, Dave Michayluk, Glenn Mulvenna, Barry Pederson, Bryan Trottier
Défenseurs: Gilbert Delorme, Gord Dineen, Randy Hillier, Bob Gladney (1984)
Gardiens: Bruce Racine, Wendell Young

Comme les Kings, les Penguins n'ont pas reçu le mémo comme quoi ils pouvaient loader leurs choix avec le plus de joueurs retraités possibles. Au lieu de ça j'ai seulement un no-name comme Bob Gladney et ses 14 matchs en carrière dans la LNH. Et je pensais que Gilbert Delorme était à la retraite mais finalement non, il joue encore dans la IHL...

Donc on va faire comme avec les Kings et tenter de recréer encore plus la dynastie des Islanders en sélectionnant nul autre que Bryan Trottier, lui qui vient d'ailleurs de battre mon équipe en finale la semaine passée...


QUÉBEC
Attaquants: Alan Haworth, Jeff Jackson, Trevor Stienberg, Alain Côté (1989), Guy Lafleur (1991)
Défenseurs: Gerald Bzdel, Mario Doyon, Miloslav Horava, Brent Severyn
Gardiens: Mario Brunetta, Scott Gordon


Ouf. Je suis d'accord avec le Bobby Clarke de la première dimension sur le fait qu'il n'y a pas beaucoup de choix chez les Nordiques. Seulement 11 joueurs au total en plus. Mais dans l'optique de ma vision pour cette nouvelle équipe, j'ai le dernier choix parfait en Guy Lafleur. Nouvellement retraité le temps d'un tour au chalet et maintenant de retour dans la LNH dans un nouveau domicile au Minnesota, Guy pourra retrouver ses anciens coéquipiers Bob Gainey et Pierre Larouche en plus de nombreux grands rivaux de son temps comme Denis Potvin, ses comparses des Islanders ainsi que bien sûr, moi-même, Bobby Clarke.



C'était donc mes choix en tant que Bobby Clarke circa 1991 en vue de la nouvelle mouture des North Stars en 1991-92. Cet alignement complet devra travailler dur pour déloger mes jeunes joueurs comme Mike Modano, Neal Broten et Brian Bellows mais on sait jamais.


ATTAQUANTS:

Guy Lafleur - Bobby Clarke - Brian Sutter
Bob Gainey - Bryan Trottier - John Tonelli
Pierre Larouche - André Lacroix - Bernie Federko
Mike Hunter - Dan Maloney - Stan Smyl

DÉFENSEURS:

Denis Potvin - Gord Kluzak
Lee Fogolin - Brian Engblom
Moe Mantha - Terry Murray

GARDIENS:
Bob Sauvé
Darren Pang


Ça va être tout un match des anciens. 

Je suis quand même déçu de ne pas avoir pu prendre Jean Béliveau ou Yvan Cournoyer ou Ken Dryden. Peut-être que je pourrais échanger au CH mes droits sur Lou Nanne et Bill Goldsworthy en échange de ceux de Béliveau...

Et vous? Si vous étiez Bobby Clarke en 1991, qui auriez-vous pris?

Et si j'étais plutôt le DG des Sharks? 

... à suivre.