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mercredi 24 octobre 2012

La patch "Babe"


À la demande générale et surtout de celle de Monsieur Seb, voici la carte 1989-90 de Larry Melnyk des Canucks. Eh non, ce n'est pas en raison de ce joueur, mais bien parce que Melnyk porait une patch "Babe" commémorant le décès de Babe Pratt, légende du hockey dont Benoît AKA Keith Acton nous parlai la semaine dernière.

Voilà, c'est fait!

De plus, je rajouterais celle de Jim Sandlak. J'ai toujours aimé cette carte. Grand bâton, grand joueur, le plus beau chandail que les Canucks ont porté (c'est débatable, mais...) et en plus dans le cadre enchanter des cartes O-Pee-Chee 1989-90. Imaginez la réunion où on a décidé le design des cartes. J'imagine seulement la face de ceux qui trouvaient le design moche lorsqu'on a prit la décision que ça allait être ça le choix final. Remarquez que ce fut la dernière année du monopole de Topps/O-Pee-Chee, ça veut en dire long...


mardi 23 octobre 2012

Jim Corsi

Vendredi dernier, je suis allé voir les Stingers de Concordia affronter les Gee-Gee's d'UOttawa en compagnie de mon collaborateur Benoît AKA KeithActon ainsi que ses deux jeunes garçons. Lorsque Benoît et ses héritiers sont allé à la pause toilette semi-obligatoire entre les périodes, alors que les locaux tiraient de l'arrière 5 à 2 contre l'alma mater de celui qui était parti au petit coin avec sa marmaille, le mec devant moi s'est détourné pour me jaser un peu. Il m'a dit que lorsqu'il a étudié dans cette université, à l'époque où Concordia était deux universités distinctes, soit Loyola et Sir Georges Williams, il y avait beaucoup plus de gens qui venaient assister aux matchs des Warriors de Loyola. Il affirmait ça en regard du fait qu'il n'y avait pratiquement personne dans les estrades pour assister à ce match. En fait, s'il y avait une cinquantaine de personnes qui ont assisté à la rencontre...

Ce que le mec m'a dit, c'est qu'à l'époque où il étudiait à Loyola, l'équipe non seulement attirait des foules, mais remportait souvent la victoire. Il m'a fait état de grands joueurs qui ont porté les couleurs de cette université de l'ouest de Montréal durant laquelle cette dernière est devenue le Concordia que l'on connaît de nos jours. Il m'a d'ailleurs parlé de Jim Corsi en me vantant les qualités athlétiques de ce dernier.

J'avoue que je ne connaissais pas Jim Corsi, on ne peut pas tout savoir, mais il vaut mieux tard que jamais. Jim Corsi est né à Montréal en 1954 d'un famille italienne. Sachant marier la culture sportive de son pays d'origine et celle de son pays natal, Corsi fut, avant de devenir un très bon gardien de but au niveau collégial, un jeune joueur de soccer professionnel évoluant avec l'Olympique de Montréal, une équipe qui évoluait dans la NASL de 1971 à 1973. D'ailleurs afin de me montrer à quel point Corsi était un grand athlète, il m'a parlé de ce fait.

L'autre fait qu'il m'a énoncé pour me dire à quel point Corsi était un superbe gardien à l'époque, il m'a dit qu'il jouait pour les Nordiques. En effet, en 1976, après ses études à Concordia/Loyola, Corsi a signé à titre d'agent libre avec les Nordiques de l'AMH. À sa première saison, Corsi passa plus de temps avec les Nordiques du Maine de la NAHL, la fameuse ligue où sévissaient les Jets de Johnstown et les Jaros de Beauce (qui disparaîtront durant cette saison). Corsi mènera d'ailleurs cette équipe en finale de la ligue où les Nordiques s'inclinèrent en 4 contre les Blazers de Syracuse.

L'année suivante, Corsi, qui joua 13 matchs à Québec lors de sa première saison professionnelle, fut appelé à jouer un plus grand rôle dans la vieille capitale, partageant la tâche avec Richard Brodeur. Durant cette saison 1977-78, Corsi joua 23 matchs avec les Nordiques. L'année suivante, Corsi se verra assigné de la moitié de la charge de travail avec le Roi Richard. 

Lors de l'entrée des Nordiques dans la NHL, Corsi ne fut pas retenu pour entrer en tant que gardien du fleurdelisé dans la Grande Ligue, ce qui fit en sorte qu'il signa à titre d'agent libre avec une autre nouvelle équipe de la NHL, les Oilers d'Edmonton. Corsi fut donc le premier gardien des Oilers lors de leur entrée dans la NHL. 


Malheureusement pour Corsi, son entrée dans la NHL fut plus ou moins un succès. En ne jouant que 26 matchs avec la bande à Gretzky, Corsi ne remporta que 8 matchs, ce qui lui valut non seulement une démotion vers les ligues mineures mais un échange aux North Stars du Minnesota pour des considérations futures. Corsi fut aussitôt relégué aux Stars d'Oklahoma City de la CHL. 

Suite à ses insuccès dans la NHL, Corsi fit un move plutôt inhabituel. Il prit alors le chemin de l'Italie afin d'évoluer dans la ligue élite du pays. D'ailleurs, ayant sa citoyenneté italienne, Corsi devint également un choix de première afin de représenter le pays de ses ancêtres sur la scène internationale. Il fit d'ailleurs parti de cette équipe qui surprit le Canada lors du Championnat du monde de 1982 en surprenant cette puissante équipe avec Wayne Gretzky dans son prime par la marque de 3-3 et vainquit les États-Unis par la marque de 7 à 5. Corsi évolua jusqu'en 1992 en Italie, faisant la pluie et le beau temps dans ce pays méconnu pour le hockey...


À son retour d'Italie, Corsi évolua au sein de différentes équipes, notamment avec son alma mater des Stingers de Concordia, leurs rivaux locaux, les Redmen de McGill, les St. Michael's Majors de Toronto de l'OHL, les Gee-Gee's d'UOttawa et l'équipe féminine canadienne...

Depuis 2001, Corsi est l'entraîneur des gardiens des Sabres de Buffalo...

Corsi est connu depuis non seulement reconnu pour être le coach de Ryan Miller, il est connu comme ayant développé une statistique spéciale au hockey que l'on nomme le Corsi Number. Cette statistique qu'il a développée en s'inspirant de statistiques tenues au soccer est le fait de calculer le différentiel du nombre de tirs au but au lieu des buts à 5 contre 5. Selon lui, on peut mieux calculer l'efficacité d'une équipe, ce qui selon moi est intéressante en la croisant avec celle régulière des buts.

Vous savez, c'est le genre de stats qui font capoter les geeks de stats...



En 1997, Corsi fut intronisé au Temple de la renommée des athlète de Concordia. Son numéro 1 fut retiré en 2002...

Voilà, on ne voit pas seulement du bon hockey en allant voir du hockey universitaire, on peut y apprendre des choses...

Ah, et les Gee-Gee's ont vaincu les Stingers par la marque de 5 à 3. Ne vous fiez pas au score, ce fut un match à sens unique... D'ailleurs, l'ancien des Sags Dominic Jalbert a obtenu deux points...

vendredi 19 octobre 2012

Les Invaders de Denver


Vous savez peut-être que j'adore la ville de Denver, j'y ai même passé quelques temps au printemps. J'aime aussi beaucoup les logos étranges alors le logo des Invaders de Denver est pour moi un bonbon...

Les Invaders de Denver ont évolués dans la WHL, ligue équivalente quoiqu'un peu inférieure, à la Ligue Américaine dans l'Ouest. Ils firent leur apparition dans ce circuit en 1963 alors que les Maple Comets de Spokane, équipe qui existait depuis 1958 déménagea à Denver. Aussitôt arrivé dans la Mile High City, l'équipe parapha un association avec les Maple Leafs de Toronto afin de devenir le club-école de cette équipe dans la ligue de l'Ouest. 

Avec le vétéran gardien Al Millar, qui a d'ailleurs évolué avec les Saguenéens de Chicoutimi et les As de Québec dans les années 50, l'équipe entreprit sa courte histoire en affrontant les Maple Leafs, alors en pleine dynastie, en match pré-saison, match que les Leafs emportèrent 2 à 1. À noter également que Millar a joué quelques matchs dans les années 50 avec les Bruins de Boston. À noter que ce gardien connaîtra de meilleurs saisons dans les années 60 et il attribuera ces succès au fait qu'il se mit à porter un masque, ce qui le mit en confiance.


Bien qu'ayant connu un départ un peu boiteux, les Invaders s'imposent rapidement comme l'équipe à battre lors de cette saison. En décembre, l'équipe remporta par exemple 15 matchs sur 16, ce qui les propulsa au sommet de cette ligue à 6 équipes. (Les autres équipes étant les Seals de San Francisco, les Buckaroos de Portland, les Totems de Seattle, les Canucks de Vancouver et les Blades de Los Angeles)

Constants et menés par un mur devant le filet, les Invaders treminèrent la saison en première position du classement général, remportant le Governor's Trophy, alors que Millar remporta le trophée remit au joueur ayant eu le plus de nomination pour les trois étoiles, équivalent du meilleur joueur de la ligue, devançant le légendaire Guyle Fielder.

Malheureusement, les Invaders n'eurent pas une présence aussi impeccable durant les séries éliminatoires, perdant face aux Blades de Los Angeles dans une série marquée par la violence qui faisait la renommée de ce circuit. D'ailleurs, Don Cherry a toujours considéré que le hockey le plus tough qu'il ait joué fut durant son année passée chez les Comets de Spokane l'année précédente. 

L'année suivante, les Mapl Leafs prirent la décision de déménager l'équipe à Victoria, l'équipe prirent alors le nom de Maple Leafs. 

Les Invaders jouaient leur matchs à l'aréna de Denver University. L'entraîneur de l'équipe fut Rudy Pilous, l'entraîneur qui mena les Black Hawks à la Coupe Stanley en 1961. 

Le hockey de la WHL revint dans la ville des chevaux en 1968 et prirent alors le nom Spurs. Ce sont  ces même Spurs qui évolueront une demi-saison dans la WHA en 1975 après avoir passé une saison dans la CHL suite à la dissolution de la WHL en 1974...

Le logo des Spurs reste un des logos les plus cool de l'histoire... Ils ont une tendance ça faire des superbes logo à Denver...



Et tant qu'à parler d'Invaders :


Le scandale des paris





Le plus grand scandale de pari du monde du sport en Amérique du Nord est bien sûr celui des Black Sox, lorsque les White Sox de Chicago de 1919 ont intentionnellement perdu la Série Mondiale.  Le film « Eight Men Out » traite de ce sujet.

Le hockey n’a toutefois pas été immunisé contre les problèmes de paris. Babe Pratt, défenseur étoile des Maple Leafs (voir texte du 14 octobre 2012), avait été pris à parier en janvier 1946 et a été suspendu à vie. Toutefois, après s’être confessé, avoir juré qu’il n’avait jamais parié contre son équipe et de ne jamais recommencer, le président de la Ligue Red Dutton s’est montré magnanime et a réintégré Pratt après neuf matchs.

L’année suivante, il y eut un nouvel épisode semblable, mais un peu plus corsé que le précédent.

Don Gallinger était un jeune joueur qui se joignit aux Bruins en 1942 à l’âge de 17 ans, pour prendre la place de ceux partis se battre sous les drapeaux. Lui-même dut plus tard interrompre sa carrière pour servir dans l’aviation, avant de revenir avec les Bruins.

Il fut ensuite impliqué dans une première controverse lorsqu’il fit un enfant à une jeune demoiselle de la haute. Ses parents n’étant pas trop entichés à l’idée de la voir épouser un joueur de hockey, ils l’envoyèrent accoucher en Californie et l’enfant fut donné en adoption.

Selon sa version des faits, Gallinger pariait déjà depuis un certain temps sur des matchs, mais jamais contre son équipe. En 1947, les Bruins firent l’acquisition de Billy Taylor des Red Wings. Ayant entendu que Gallinger pariait, Taylor lui proposa une façon d’augmenter son salaire annuel de 7500$. Il le mit en contact avec un parieur et réputé criminel de Détroit pour effectuer des paris contre leur équipe. La stratégie initiale n’était pas de faire perdre le match aux Bruins, mais bien d’utiliser leur information privilégiée (des blessures ou l’atmosphère dans la chambre par exemple) pour leurs paris.

Au début de 1948, les Bruins eurent des doutes et décidèrent d’échanger Taylor aux Rangers.

En février, alors que sa ligne téléphonique était épiée, Gallinger dit à son « partenaire » que Milt Schmidt était blessé et que pour sa part, il n’entendait pas jouer un bon match et de parier 500$ contre les Bruins pour lui. Le « partenaire » appela ensuite Taylor à New York pour lui refiler le tuyau et lui conseiller d’également parier 500$ contre les Bruins. Boston gagna néanmoins le match, mais la police de Détroit informa tout de même le président de la Ligue Clarence Campbell de la chose.

Plus tard dans le mois, alors qu’il visitait sa famille dans le sud de l’Ontario, il fut convoqué au sujet de cette affaire. Voulant éviter une humiliation à son père, Gallinger décida de tout nier. Art Ross, le directeur gérant des Bruins, questionna chacun des joueurs et lorsqu’arriva le tour de Gallinger, il lui dit qu’il savait qu’il était impliqué. Gallinger continua de nier. Ross approcha alors le père de Gallinger et lui suggéra que son fils consulte un psychiatre. Gallinger fils refusa, mais affirma plus tard qu’il n’avait pas compris que Ross cherchait en fait un moyen de le couvrir.

En mars, de l’information commença à couler dans certains médias au sujet de joueurs des Bruins qui auraient parié sur des matchs. Clarence Campbell suspendit alors pour la vie Billy Taylor. De son côté, Gallinger fut suspendu indéfiniment jusqu’en septembre, alors que Campbell confirma que Gallinger était également banni à vie. Il continua de clamer son innocence, mais en octobre 1949, dans une séance privée avec Campbell, il passa aux aveux. Campbell n’afficha toutefois pas la même clémence que Dutton devant Pratt et Gallinger demeura exclu.

Il s’établit alors à Kitchener, se maria, fonda une famille et géra des hôtels.

La question du bannissement revint quelques fois dans l’actualité, mais ce n’est finalement qu’en 1970 que la suspension de Gallinger et de Taylor fut levée, la plus longue de l’histoire de la LNH. Taylor devint dépisteur pour les Penguins, mais Gallinger ne retourna pas dans le milieu du hockey. 

Taylor mourut en 1990, Gallinger en 2000.

Sources : legendsofhockey.netwikipedia.org