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lundi 5 avril 2010

Jonathan Bernier, gagnant du "Baz" Bastien Award

N'ayant pas pu se tailler une place avec les Kings cette saison, l'ancien gardien des MAINEiacs de Lewiston Jonathan Bernier s'est retrouvé cette saison avec les Monarch de Manchester de l'AHL mais a fait augmenter sa valeur marchande si une autre équipe s'intéresse à lui en se méritant le Baz Bastien Award, trophée remis au meilleur gardien de but de l'année dans l'American Hockey League. Disons qu'avec les succès de Jonathan Quick avec les Kings cette saison, Bernier est une belle carte pour l'équipe...

Le "Baz" Bastien Award fut décerné pour la première fois en 1984. Aldege “Baz” Bastien fut un gardien pour les Hornets de Pittsburgh de la saison 1945-46 jusqu'à la saison 1948-49. Le Hornets de Pittsburgh étaient à l'époque un club-école des Maple Leafs. Après avoir combattu durant la Seconde Guerre mondiale, Bastien se joint ainsi à l'organisation des Leafs mais ne sut jamais être une menace pour Turk Broda, le gardien vedette de l'équipe. Il ne jouera seulement que 5 matchs dans l'uniforme des Maple Leafs de Toronto en 1945-46. Il connut par contre beaucoup de succès devant la cage des Hornets, étant nommé sur la première équipe d'étoile de la ligue en 1947, 1948 et 1949 et terminant avec la plus basse moyenne de buts alloués en 1948 et en 1949.

Baz Bastien ne connaîtra que 4 saisons complètes au niveau du hockey professionnel. Lors du camp d'entraînement des Maple Leafs de 1949, Bastien reçut un lancer à l’œil droit qui nécessita une opération pour extraction du globe oculaire. Comme il allait porter un œil de vitre jusqu'à la fin de ses jours, sa carrière de gardien se termina ainsi, à l'âge 30 ans. Il devint par la suite directeur général des Hornets de 1950 jusqu'à la disparition de l'équipe en 1967 lorsque la ville de Pittsburgh se vit octroyé une franchise de la NHL. (L'équipe connut d'ailleurs un petit hiatus de 5 saisons en raison de l'absence d'aréna dans la ville en raison de la démolition du vénérable Duquesne Gardens en 1956, aréna construit à la fin du siècle précédant). Bastien clôturera d'ailleurs l'histoire de la franchise en 1967 en occupant le poste d'entraîneur de l'équipe et en menant l'équipe au championnat de la Coupe Calder comme chant du cygne de la formation... Il occupera le poste d'assistant au directeur général Sid Abel à Détroit et à Kansas City avant de retourner à Pittsburgh en 1976 pour devenir le directeur général des Penguins. Il occupait ce poste lors de son décès en 1983 à l'âge de 63 ans. On nomma donc le trophée du meilleur gardien de l'AHL en son honneur la même année


Voici la liste des gagnants précédant du "Baz" Bastien Award :

* 2008–09 - Cory Schneider, Manitoba Moose
* 2007–08 - Michael Leighton, Albany River Rats
* 2006–07 - Jason LaBarbera, Manchester Monarchs
* 2005–06 - Dany Sabourin, Wilkes-Barre/Scranton Penguins
* 2004–05 - Ryan Miller, Rochester Americans
* 2003–04 - Jason LaBarbera, Hartford Wolf Pack
* 2002–03 - Marc Lamothe, Grand Rapids Griffins
* 2001–02 - Martin Prusek, Grand Rapids Griffins
* 2000–01 - Dwayne Roloson, Worcester IceCats
* 1999–00 - Martin Brochu, Portland Pirates
* 1998–99 - Martin Biron, Rochester Americans
* 1997–98 - Scott Langkow, Springfield Falcons
* 1996–97 - Jean-Francois Labbé, Hershey Bears
* 1995–96 - Manny Legace, Springfield Falcons
* 1994–95 - Jim Carey, Portland Pirates
* 1993–94 - Frederic Chabot, Hershey Bears
* 1992–93 - Corey Hirsch, Binghamton Rangers
* 1991–92 - Felix Potvin, St. John's Maple Leafs
* 1990–91 - Mark Laforest, Binghamton Rangers
* 1989–90 - Jean-Claude Bergeron, Sherbrooke Canadiens
* 1988–89 - Randy Exelby, Sherbrooke Canadiens
* 1987–88 - Wendell Young, Hershey Bears
* 1986–87 - Mark Laforest, Adirondack Red Wings
* 1985–86 - Sam St-Laurent, Maine Mariners
* 1984–85 - Jon Casey, Baltimore Skipjacks
* 1983–84 - Brian Ford, Fredericton Express

Il y a quand même beaucoup de québécois qui se sont mérité ce trophée...

Une petite photo pour le plaisir #23...

L'inventeur de la vague...


Une analogie sur le hockey junior...

Il nous a fallu beaucoup de mauvaises expériences à aller au théâtre à moi et à ma copine pour savoir quelques secrets bien gardés à cet effet. Un jour, une amie qui a étudiée en théâtre et qui travaille dans ce domaine nous a dit, après qu'on lui ait raconté que nous étions parti à l'entracte d'une pièce des finissants du Conservatoire d'art dramatique, que la chose la plus insupportable au théâtre est bel et bien le théâtre étudiant. La raison en est fort simple, il y a beaucoup de mauvais comédiens et que les rares très bons ont tendance à ressortir trop du lot pour débalancer le jeu général. et du même coup font trop ressortir les défauts des autres.. Nous sommes très bien avertis maintenant et nous nous méfions du théâtre amateur...

À toutes les fois que je reviens du hockey junior j'ai ce sentiment et ma tendre épouse m'a rappelé ce superbe conseil de notre amie (avec qui nous avons d'ailleurs soupé hier à l'occasion de Pâques) et j'ai trouvé que l'analogie était fabuleuse... Combien de fois on voit des jeux qui manque de grâce et de finition, combien de fois on voit des erreurs quand on va voir du hockey junior. Mais ça fait parti de la game, on voit des choses que l'on ne voit que très rarement au hockey avec des joueur plus expérimenté. Arrêter la rondelle avec sa main à ras la glace au lieu d'utiliser son bâton quand on est défenseur semble être un très bon exemple quand ce n'est pas tout simplement laisser passer la rondelle à côté de sa palette de bâton.



C'est surtout d'ailleurs à la position de défenseur qu'on voit ce léger débalancement de talent. Lors du match de mardi dernier entre le Junior et les Olympiques de Gatineau, cette inégalité de talent était flagrante quand on s'attardait moindrement au jeu du jeune Xavier Ouellet, le numéro 16 de l'équipe. Les talents de ce jeune défenseur mettaient quand même de l'ombre sur ses coéquipiers. Il se positionne très bien en défense, possède un lancer foudroyant et un sens du jeu assez fin. Ce n'est donc pas pour rien que ce jeune joueur fut utilisé plus souvent qu'à son tour, c'est parce qu'il démontrait qu'il était plus talentueux et mature que la plupart de ses coéquipiers et adversaires. Pour continuer l'éloge, dites-vous que ce jeune défenseur de 6 pieds et 175 livres n'a que 16 ans...

Il était lors de ce match clairement le type d'acteur plus talentueux que les autres qui ressort du lot et qui amplifie par le même coup les défauts des autres...

Retenez ce nom...

Il me reste maintenant à être satisfait des pièces de théâtre professionnel qui coûte très cher. Mais ça je crois que c'est une autre paire de manche...

dimanche 4 avril 2010

Le "Easter Epic"

Joyeuse Pâques

Connaissez-vous le "Easter Epic"?

Le tout se déroule le 18 avril 1987. Je me souviens où j'étais, j'étais en famille chez mes grands-parents et alors que les adultes jouaient aux cartes, il y avait ce match à CBC. Les Capitals de Washington recevaient les Islanders de New York au Capital Center de Landover pour le septième match du premier tour des séries éliminatoires. Les Capitals de l'époque était une équipe très constante, terminant cette saison au second rang de la Division Patrick. Depuis la célèbre échange avec le Canadien en 1982 qui emmena Rod Langway à Washington, les Capitals avaient prit un envol, passant d'une équipe de fond de cave à une équipe compétitive. Pour leur part, les Islanders de 1987 étaient une équipe en transition. Bien que comptant toujours les Trottier, Potvin, Bossy et Nystrom, pour la plupart en fin de carrière, l'équipe était en pleine reconstruction. Maintenant mené à l'attaque par le jeune Pat LaFontaine, les Islanders étaient en train de se renouveler à toutes les positions. C'est d'ailleurs Kelly Hrudey et non le vénérable Billy Smith qui prit part à ce match...

Il est 19h30, après le Star Sprangle Banner, le tout peut commencer. Peu d'action en première période, seul Mike Gartner trouve le fond du filet pour procurer les devants aux Caps 1-0. La deuxième période connaîtra plus de mouvements. Patrick Flatley déjoua Bob Mason des Capitals pour niveler la marque au début de la période, mais Grant Martin redonne l'avance à l'équipe locale avant la fin de la période. Après deux périodes, les Capitals menaient 2-1 et au chapitre des tirs au but 25 contre 10 pour les Islanders, mais Kelly Hrudey résiste... En troisième période, le légendaire Brian Trottier montre encore une fois qu'il est l'homme des grand moments lorsqu'il effectue un tir du revers entre les jambières de Mason alors qu'il restait 5 minutes à la troisième période... Le cauchemar allait pouvoir débuter...

La première période de supplémentaire ne donne rien. Onze tirs de chaque côté et aucun résultat. Les deux gardiens tiennent bon. Je me rappelle de cette soirée et des "ben voyons, c'est pas encore fini?" Non ce n'était pas fini et ça n'était même pas sur le point de finir. Les Capitals doublèrent d'ardeur en cinquième période avec 17 tirs, mais le futur commentateur de Hockey Night in Canada n'allait pas s'en laisser imposer, repoussant les 17 tirs qu'il reçu en cadeau de Pâques des Capitals, car on était maintenant dimanche. La troisième période de supplémentaire n'allait pas améliorer la qualité de jeu, la partie durait depuis maintenant près de l'équivalent de deux parties complète, les joueurs était fatigués (rendu là on dit "fatiqué"), les jeux était plutôt conservateurs, personne ne voulait faire une erreur qui allait éliminer son équipe (comme le Junior de Montréal cette semaine!). La troisième période de supplémentaire fut longue, pénible et sans intérêt. On jouait depuis maintenant 120 minutes, soit exactement l'équivalent de deux matchs. Ce fut la première fois depuis 1951 qu'un match se rendit en quatrième période de prolongation.

Et ce qui devait arriver arriva, à 8 minutes 47 secondes de la quatrième période supplémentaire, Pat LaFontaine décocha un tir de la ligne bleue qui se retrouva dans le fond du filet en déviant sur la barre transversale. Le match était finalement terminé, la saison des Capitals aussi...

Le match qui avait débuté samedi le 18 avril 1987 à 19h30 se termina le dimanche 19 avril à 1h58, soit 6 heures et 28 minutes plus tard... Bob Mason repoussa 54 des 57 tirs dirigés sur lui durant ces 7 périodes de hockey. Kelly Hrudey pour sa part établit un record avec ses 73 arrêts sur 75 tirs.

Dites-vous que ça ne fut que la dixième plus longue partie de l'histoire...

La série suivante débuta le lundi d'après contre les puissants Flyers qui ne firent que les éliminer en 7.