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mardi 10 décembre 2013

La pire moyenne...



Selon le site de la NHL, Martin Houle serait le gardien de but avec la pire moyenne de tous les temps. Certains sites lui donnent une moyenne de 30.00 buts par match, d'autres une moyenne de 27,27...

Houle n'a vu l'action de la NHL qu'une seule fois, c'était le 13 décembre 2006 contre les Penguins de Pittsburgh. Houle agissait alors à titre de substitut à Antero Niittymaki alors que Robert Esche était blessé. Lors de la deuxième période, Niittymaki quitta la patinoire après une effusion de but, laissant sa place à Houle. Ce dernier ne demeura que 2 minutes et 12 secondes sur la patinoire, laissant passer un tir derrière lui après un total de 3 tirs, ce qui précipita le retour de Niittymaki devant le filet pour le meilleur et pour le pire...

Le match se termina par la marque de 8 à 4 cotnre la bande à Siidney Crosby, alors âgé de 19 ans...

Ayant repris le chemin des Phantoms de Philadelphie par la suite, Houle n'eut jamais l'occasion de retourner sur une glace de la NHL, ce qui fit que cet un peu plus que deux minutes de jeu, c'est déjà deux minutes de plus que vous probablement, ont fait de lui le joueur avec la pire moyenne en registrée par un gardien...

Pour battre ce "record", il faudrait donc laisser passer un but en jouant moins que 2 minutes et 1 secondes...

Avez-vous ça, vous, un record dans la NHL? Ben lui il en a un!

Mais honnêtement, si on veut considérer le gardien avec la pire moyenne de l'histoire, je dis qu'il faudrait prendre un gardien qui aurait au moins 15-20 matchs de joué dans la NHL, ne serait-ce que pour être plus fair. Ça ferait en sorte que l'ancien dirigeant des Islanders et ancien gardien des Nordiques Scott Gordon serait ce gardien détenant ladite pire moyenne de buts alloués en carrière dans la NHL... Ça lui donnerait un gros total de 5,60 en 23 matchs... Ça, c'est ordinaire...


C'Est pour ça que je m'ennuie des gardiens avec des casques, il y en avait qui donnait l'impression d'être plus poches que d'autres...

lundi 9 décembre 2013

Gilles Tremblay








À la fin des années 1950, alors que les Canadiens étaient au sommet de leur art pendant leur période des cinq Coupes consécutives, déjà, une relève abondante poussait. Les Canadiens d’Hull-Ottawa gagnèrent la Coupe Memorial en 1958. Dirigés par un jeune entraîneur prometteur, Scotty Bowman, l’équipe comptait dans son alignement plusieurs éléments de la future « dynastie oubliée » (les Coupes de 1965, 1966, 1968 et 1969) comme Jean-Claude Tremblay, Robert Rousseau et Ralph Backstrom. On y retrouvait également Gilles Tremblay.


Originaire de la région de Québec, Tremblay fit ses débuts avec le grand club en 1960-61. Son talent offensif indéniable lui permit entre autres de compter 32 buts lors de sa première saison complète (en 1961-62), alors qu’il jouait avec Jean Béliveau et Bernard Geoffrion. Mais son rôle ne se limitait pas à cela. Il avait aussi souvent comme tâche de surveiller le meilleur joueur de l’autre équipe, que ce soit Gordie Howe ou Bobby Hull par exemple.

Après avoir aligné des saisons de 25 et 22 buts, il fut victime d’une fracture de la jambe en 1964-65. Ceci lui fit manquer non seulement une bonne partie de la saison, mais aussi les séries et les célébrations de sa première Coupe. Il revint par contre l’année suivante avec 27 buts et une autre Coupe.

Après une baisse de régime en 1966-67, il rebondit avec une saison de 23 buts.

Les choses se sont toutefois gâchées par la suite. En 1968-69, l’équipe décida de faire vacciner ses joueurs contre la grippe de Hong Kong. Tremblay aurait mal réagi au vaccin et il s’est ensuite mis à développer des maladies respiratoires, de l’asthme et des bronchites entre autres. Il lui est donc devenu impossible de poursuivre sa carrière. Il prit sa retraite de joueur en février 1969.

Au total, il a joué 509 matchs. Il montre une fiche de 168-162-330.


Par contre, les Canadiens ne l’ont pas laissé tomber. Sam Pollock lui a versé un an de salaire et l’a aidé à obtenir le poste d’analyste à la Soirée du Hockey. Il devint en fait l’un des premiers « joueurnalistes ». Il dut ainsi faire son apprentissage du monde des communications en accéléré, mais il put par contre bénéficier de l’apport de la meilleure référence possible, René Lecavalier. Ils formeront ensemble un duo incontournable pendant 16 années, jusqu’à la retraite de Lecavalier en 1985. Plusieurs se souviendront de leurs vestons bleu poudre caractéristiques et lorsque Lecavalier interpellait Tremblay. « Hé bien, Gilles… »


Tremblay continua à la Soirée du Hockey, avec Richard Garneau entre autres. Au total, il passa 27 ans à la télévision. En fait, dans la tête de plusieurs, l’analyste a définitivement pris la place de l’ancien joueur, d’autant plus qu’un grand nombre l’ont vu à la télé sans jamais l’avoir vu jouer.

Le Temple de la Renommée souligna sa contribution dans le monde des médias en lui remettant le Prix Foster-Hewitt en 2002.

Il est aujourd’hui à la retraite et habite Repentigny.

Sources : « La grippe de Hong Kong a coûté cher à Gilles Tremblay » de Jean-Paul Sarault, 1er février 2009 (fr.canoe.com), legendsofhockey.net, wikipedia.org.

dimanche 8 décembre 2013

Donald Rich et l'ère spatiale...

Je crois bien que vous l'avez remarqué, mais je lis beaucoup sur la EHL ces temps-ci. Fascinante ligue pour une personne qui, comme mo,i n'a jamais vu de hockey dans les ligues mineures professionnelles américaines et qui aime les ligues un peu boboches d'antan... Ainsi, la EHL est une très bonne talle... 

Voici donc une superbe photo que j'ai vu sur le site theehl.com, site rempli de choses pertinentes dont je vous recommande fortement...


Cette photo représente Donald Rich, homonyme d'un chanteur country et gardien des Rovers de New York dans le "yearbook" de l'équipe de la saison 1959-60, étrangement la même année où Jacques Plante introduisit "le masque" dans la NHL... Il faut savoir que le masque était relativement chose commune dans des ligues inférieures ou encore en pratique au sein des équipes de la NHL, mais pas dans les matchs réguliers de cette ligue. Mais je me demande vraiment si avoir un casque de ski-doo (chose qui n'existait pas à l'époque) ou d'astronaute (chose qui n'existait pas plus) était très utile... Il me semble qu'on devait embuer rapidement la vitre (si une visière complète s'embue rapidement) et c'est à savoir si on pouvait résister à un 6 pouces ou à un bon plomb...

Je doute quand même de l'efficacité de la patente, Donald Rich n'a joué que 5 matchs (ses seuls matchs en carrière professionnelle) lors de cette saison, accordant 26 buts pour une moyenne effroyable de 5,20... Je crois même que si je n'ai jamais vu d'autres gardiens avec ce genre de casques que ça n'ait pas fait école par manque d'efficacité... On comprend peut-être que le monde n'était pas prêt pour les casques de cosmonautes/ski-doo... Hockeydb nous fait d'ailleurs état d'une autre expérience dans une ligue sénior ontarienne près de 10 ans plus tard où il ne fit pas mieux, accordant 29 buts en 4 matchs pour une moyenne de 6,70 buts par match... Décidément, le monde du hockey n'était pas prêt pour l'ère spatiale...

Y'a des "innovateurs" qui seront oubliés à jamais...

BTW, vous avez vu, récemment, les chinois ont lancé une fusée pour envoyer un bidule d'exploration sur la lune? Un machin un peu comme les américains ont apparemment posé sur Mars... Il est parti la semaine dernière et devrait arriver autour de La lune après un voyage de deux semaines pour s'y rendre... Dites-vous, je vais m'arrêter-là, que ça a pris 8 jours en 1969 pour aller sur la lune, s'y poser, y marcher, prendre des photos, dire des choses immortelles comme "The Eagle has landed" et "Won steppe fourre, man..." et revenir sur Terre dans une canne de sardine...


Bordel que la technologie était développée en 1969, année de la dernière statistique de Donald Rich sur Hockeydb d'ailleurs...  C'est désolant de voir que l'homme en a reperdu comme ça... Comme on dit au Saguenay...

Ah oui, cette mission chinoise s'appelle d'ailleurs "Chang'e 3", joli nom!


Ça me rappelle une chanson...


 

samedi 7 décembre 2013

Les Devils de Jersey et le fameux Cherry Hill Arena...

J'ai posté sur Twitter cette semaine durant un des matchs du Canadien contre les Devils ce chandail des Jersey Devils, équipe des années 60 de la EHL, cette fameuse ligue professionnelle mineure qui exista entre les années 30 et 70 qui fut notamment la principale influence du film Slapshot. 


Ce que j'aime de ce chandail, c'est que l'on retrouve les couleurs actuelles des Devils du New Jersey actuels... J'ose penser qu'ils ont repris les couleurs de cette ancienne équipe quand ils ont traficoté le vert pour le noir dans les années 90... Mais ce n'est qu'une de mes suppositions...


Au cas où vous ne le saviez pas, le Jersey Devil est une légende populaire qui subsiste au New Jersey depuis le début de la colonie. Il s'agirait d'une sorte de monstre aux allures d'un dragon avec une tête de chèvre et des ailes de chauve-souris que l'on pourrait apercevoir dans la forêt dense de Pine Barrens dans sud de cet État. On rapporte que même les autochtones de la régions avaient dans leurs mythes des épisodes de rencontres avec cette créature qui remontraient à des temps immémoriaux. Avec le temps, la légende du Devil de Jersey est entré dans la culture au point tel qu'on nomma, en 1964 une équipe de hockey avec ce nom...


C'est donc en 1964 que les Ramblers de Philadelphie s'établirent à Cherry Hill et devinrent les Devils de Jersey. L'équipe évoluait au Cherry Hill Arena, un aréna qui sera plus tard également l'hôte des Knights du New Jersey de la WHA, équipe qui ne joua que 54 matchs lors de la saison 1973-74 après que les Golden Blades de New York furent presque chassés du Madison Square Garden. 

Un légendaire article du Sports Illustrated de 1979 qui dressa le portrait des mauvais coups de cette ligue qui venait de disparaître nous apprit que les équipes visitant le Cherry Hill Arena avaient droit à des conditions exécrables lorsqu'ils s'y présentaient. Premièrement, il n'y avait pas de douches dans le vestiaire de l'équipe visiteur, qui la plupart du temps s'habillaient dans un Holiday Inn à deux miles de l'endroit au lieu d'y tâter ledit vestiaire. Cet aréna avait également la particularité d'avoir une patinoire en pente, ce qui fait en sorte que ces fameux visiteurs qui avaient à s'habiller dans un hôtel devaient, lors de la première et troisième période, monter une pente... 

Vous serez contents d'apprendre que cet aréna qui fut probablement un des pires a avoir accueilli du hockey de haut niveau et du basketball de la NBA (les Warriors de Philadelphie y évoluèrent dans les années 60) fut démoli dans les années 80 et reconverti en centre d'achat...

(André Lacroix, le plus grand marqueur de l'histoire de la WHA, dans l'uniforme des Knights...)

Et en revenant aux Jersey Devils... J'ai trouvé très peu d'histoires sur les Jersey Devils, mais une chose que j'aime bien de l'histoire de cette équipe c'est qu'elle est intimement liée à celle des Flyers de Philadelphie. En fait, lorsque les plans d'obtenir une expansion dans la NHL se dessinèrent, Ed Snider (oui, lui) investit afin d'introduire le hockey dans diverses régions de Philadelphie et la fondation des Devils fut dans le but d'introduire le hockey dans la vallée du Delaware. Préparant ainsi la venue du hockey de la NHL à Philadelphie, Snider construisit un aréna moderne qui allait devenir le Spectrum. Ce n'est que deux ans plus tard que Snider obtint une franchise de la NHL, soit le 8 février 1966.


Et après avoir utilisé plusieurs chandails comme celui montré ci-haut eu un qui ressemblait drôlement au chandail utilisé par les Red Wings dans les années 30, les Devils montrèrent officiellement leur affiliation aux Flyers en adoptant les couleurs et un logo un peu boboche qui se rapprochait de celui des Flyers. Sur la photo suivante avec le logo "flyerisé", on peut apercevoir nul autre que John Brophy, le fameux joueur qui a inspiré le personnage de Reggie Dunlop dans Slapshot.


C'est suite à cette même saison 1972-73 que les Devils de Jersey cessèrent leurs activités en même temps que la EHL qui devint la NAHL...

Seulement qu'une poignée de joueurs des Devils de Jersey évoluèrent dans la NHL, la plupart avec les Flyers, bien certainement... L'ancien Bruins Vic Stasiuk, qui fut également entraîneur des Devils de la NHL, fut peut être le joueur le plus connu de l'histoire des Devils... Un autre joueur assez connu fut Rosaire Paiement qui récolta 125 points avec les Devils lors de la saison 1967-68...


Rosaire Paiement évolua également avec une autre équipe qui était dans le système des Flyers, les As de Québec, équipe qui, en 1968, adopta également un logo flyerisé qu'ils conservèrent jusqu'au déménagement de l'équipe en 1972 à Richmond en Virginie pour devenir les Robins... Logo guère plus  intéressant que celui des Devils... 




Ah, et oui, le Cherry Hill Arena n'avait pas de vitres en plexiglass, mais de la bonne vieille clôture à poule...