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dimanche 9 septembre 2012

Mike Rogers


Les Whalers de Hartford était une drôle de bibittes lors de leur entrée dans la NHL. Non seulement ils avaient des Gordie Howe, Dave Keon et des Bobby Hull plus qu'en fin de carrière, mais ils comptaient parmi leur rang certains des marqueurs de 100 points les plus anonymes de l'histoire. Parmi eux, on retrouve Mike Rogers...

Mike Rogers est né en 1954 à Calgary. Tout en étant un joueur assez remarqué dans les rangs junior avec les Centennials de Calgary, où il détruisait tout sur son passage en compagnie de Danny Gare, un autre futur fin tireur de la NHL oublié depuis. Par contre, à 5 pieds et 9 pouces dans une période où dominaient les matamores, Rogers était perçu comme un gars pas assez costaud pour pouvoir évoluer dans la NHL, ce lui fit en sorte qu'il fut repêché en 5e ronde par les Canucks de Vancouver en 1974.

À la même époque, la WHA était dans son âge d'or et devant la promesse des Oilers d'Edmonton d'avoir plus de temps de glace que ce que les Canucks pouvaient lui offrir, Rogers décida de s'aligner avec l'équipe en orange, bleu et blanc. Dès sa première saison dans la WHA avec les Oilers, en 1974-75, Rogers récolta pas moins que 83 points en 78 matchs dont 35 buts. Il fut également récipiendaire lors de cette saison du Paul Deneau Trophy, l'équivalent du trophée Lady Bing dans la WHA. À sa deuxième saison, Rogers fut par contre échangé aux Whalers de la Nouvelle-Angleterre en retour d'un joueur assez en vue dans la WHA de l'époque, Wayne Carleton.

C'est avec les Whalers que Rogers se développa jusqu'à atteindre son zénith lorsqu'il fit son entrée dans la NHL avec les Whalers devenus les Whalers d'Hartford sous les pressions des Bruins pour abandonner les "Nouvelle-Angleterre". Lors de cette saison 1979-80, Rogers récolta 105 points en évoluant avec Pat Boutette et Blaine Stoughton, un autre marqueur de 100 points et de 50 buts de cette époque qu'on a oublié. À sa deuxième saison avec les Whalers dans la NHL, Rogers récolta à nouveau 105 points et participa même au match des étoiles de la NHL. Ce fut un bon début dans la NHL pou un jour dont on ne voulait pas 7 ans auparavant.


Malheureusement pour lui, les Whalers firent de lui une monnaie d'échange afin de renforcer sa défense. Il fut donc, entre les saison 1980-81 et 1981-82, échangé aux Rangers en retour de Kris Kotsopoulos et Doug Sulliman. Lors de sa première saison avec les Blue Shirts, il continua à démontrer des fortes prouesses offensives en récoltant 103 points lors de cette saison 1981-82. Lors des autres saisons, Rogers connut une baisse de régime mais continua à récolter 60 points à chacune de ses saisons  jusqu'à la saison 1985-86 où sa carrière dans la NHL prit fin. Après seulement 9 matchs avec les Rangers, il fut cédé aux Nighthawks de New Haven de la AHL. En décembre 1985 il fut échangé aux Oilers d'Edmonton, là où sa carrière avait commencée, où il n'évolua que quelques matchs avant d'être envoyer aux Oilers de la Nouvelle-Écosse.

La saison suivante, Rogers évolua avec le HC Ambri-Piotta avant de se retirer du hockey de haut niveau pour de bon. Sachez, pour votre information, que l'ancien du Canadien Eric Landry évolue présentement avec le HC Ambri-Piotta et Kevin Constantine, l'ancien coach des Sharks, est l'entraîneur...


jeudi 6 septembre 2012

Mike Walton



(Texte et images de Benoît AKA KeithActon que vous pouvez également lire dorénavant sur un blogue d'histoire du Football canadien : http://bottedenvoi.blogspot.ca/)


Après une carrière junior fructueuse avec les Marlboros de Toronto (incluant une Coupe Memorial en 1964), Mike Walton attira l’attention des Leafs.  Comme l’équipe était toutefois au sommet à ce moment, il fit la navette pendant quelques années entre la LNH et la Ligue Américaine.

Il faut dire que ses favoris proéminents et sa longue chevelure ne l’aidèrent pas à obtenir la confiance du très strict entraîneur Punch Imlach.  Le problème fut finalement réglé lorsqu’un soir, George Armstrong et Tim Horton se cachèrent dans sa chambre pour ensuite jouer aux apprentis barbiers avec lui.


Son insoumission, sa grande confiance en lui et les attentes à son endroit ne furent pas les seules causes de ses relations plutôt complexes avec Imlach.  Son mariage avec la petite-fille du propriétaire Conn Smythe compliqua aussi les choses, même si ce dernier le détestait.  Smythe n’appréciait pas qu’il soit représenté par Alan Eagleson, qui avait aidé à mettre sur pied l’association des joueurs.  Au départ d’Imlach, les choses ne s’arrangèrent d’ailleurs pas.

Il chercha alors l’assistance d’un psychiatre (approuvé par la ligue) qui lui diagnostiqua un problème de dépression, alimenté par son lien particulier entre lui, l’équipe et sa famille.  Il passa donc aux Bruins dans un échange à trois équipes, où les Flyers firent entre autres l’acquisition de Bernard Parent.  En 1972, il y gagna une deuxième Coupe Stanley (après celle de 1967 avec les Leafs).


Au cours de la saison suivante, il fut impliqué dans un accident bizarre, alors que dans un hôtel de St-Louis, il trébucha, tomba sur une plaque de verre et dut recevoir plus de 200 points de suture et plusieurs transfusions.

Son talent offensif et sa personnalité flamboyante en fit une cible parfaite pour l’AMH naissante.  En 1973-74, il signa donc un contrat de trois ans pour 450 000$ avec les Fighting Saints du Minnesota, où il devint le centre d’intérêt principal.  Malgré une certaine inconstance dans son jeu, son impact fut immédiat et il gagna dès sa première année le championnat des compteurs de la ligue, avec une fiche de 57-60-117.  Son nouveau statut, ainsi que sa nouvelle prospérité, ne l’aidèrent évidemment pas à retrouver une certaine modestie, bien au contraire.



Lors d’un match à Edmonton, alors que Walton était sur le point de s’échapper, son coéquipier Gordie Gallant se mérita une pénalité derrière lui.  Walton se mit alors à enguirlander Gallant jusqu’au banc des pénalités.  Après avoir purgé son deux minutes, Gallant alla retrouver Walton pour lui donner des coups.  L’arbitre dit alors à l’entraîneur Harry Neale qu’il devrait donner une inconduite à son équipe, ce à quoi Neale répliqua qu’à ce qu’il sache, rien n’empêchait deux coéquipiers de se battre.

À un autre moment à Winnipeg, au lendemain d’une soirée apparemment bien arrosée, il eut aussi l’idée de faire rire ses coéquipiers. Il sauta donc dans une piscine, qui se situait à côté de la patinoire d’entraînement, avec tout son équipement.  La blague devint moins drôle lorsque l’équipement, une fois complètement détrempé, se mit à l’entraîner vers le fond.  Il dut donc être repêché (au sens propre du terme) par ses coéquipiers.  Et comme l’équipe était arrivée par autobus sur le site avec leur équipement sur le dos, il dut regagner l’autobus mouillé dans le froid hiver de Winnipeg.         

Il avait aussi une immense peur des insectes.  Ceci représentait tout un obstacle dans certains des vieux arénas des premières années de l’AMH.  Le Sam Houston Arena (où jouaient les Aeros de l’endroit) était entre autres réputé pour ses coquerelles format géant.

En février 1976, il décida qu’il en avait assez des Fighting Saints et de leurs problèmes financiers et il quitta l’équipe trois jours avant qu’elle ne disparaisse en pleine saison.  Il se joignit alors aux Canucks, qui avaient fait l’acquisition de ses droits dans la LNH deux ans plus tôt.  Il y connut sa meilleure saison dans la Ligue Nationale en 1977-78 avec une fiche de 29-37-66.  Il fut malgré cela échangé aux Blues contre un simple choix de 4e ronde une fois l’année terminée.

Après 23 matchs, il fut laissé aller par les Blues.  Les Bruins lui firent ensuite signe pour 14 matchs et il termina ce qui fut sa dernière année dans la Ligue Nationale avec Chicago.

Celui qu’on surnommait « Shakey » (parce que sur la glace, sa tête changeait de direction à un rythme accéléré) est aujourd’hui agent immobilier dans la région de Toronto, où il aurait eu plusieurs joueurs des Leafs comme clients.

Sources : Willes, Ed, “The Rebel League, The Short and Unruly Life of the World Hockey Association”, McClelland & Stewart, 2004,

vendredi 31 août 2012

Des O-Pee-Chee Premier 1994

Ceux qui lisent ce blogue depuis des années, vous vous rappelez certainement de mon ami Simon qui m'a fait don de sa collection de cartes de hockey pour la postérité de ce blogue. Et bien comme il est en processus de déménagement, il a retrouvé un cartable avec la série O-Pee-Chee Premier 1994-95. Voici donc quelques-unes des plus intéressantes cartes de cette série :

#68 - Kevin Smyth



Même si un y et un i les séparent, ce joueur et le réalisateur de Clerks semblent fortement aimer porter des jersey de hockey dans la vie de tous les jours. Le Kavin Smyth dont il est question ici, frère de Ryan, aime même porter des jean et un jersey pour aller au gym. Quoique je porterais souvent mon chandail des Whalers si j'en avais un. Je n'avais jamais entendu parler de ce Kevin Smyth. Sachez qu'il n'a joué que 55 matchs avec les Whalers durant 3 saisons. Il n'a jamais joué avec les Hurricanes lors du transfert de l'équipe en Caroline, sa carrière ayant été ralentie par des blessures. Il fut d'ailleurs le premier récipient du trophée John Cullen dans la IHL remis au joueur ayant effectué un retour au jeu après une blessure. En 1996, lors d'un match avec les Solar Bears d'Orlando, il fut victime d'un violent coup qui mit sa carrière en jeu. Il revint pourtant pour les séries mais ne fut jamais le même joueur...



#94 - Benoit Brunet



Oi oi oi, Benoit Brunet!!! J'aime la photo devant parce qu'il fait une pose de mec qui célèbre un but mais certainement pas celle de quelqu'un qui l'a marqué. Je dirais même qu'il a l'air surpris de voir qu'il y a un but... Ah, Benoît, peu importe dans quel club de golf tu es présentement, je te salues!



#109 - Darrin Madelay



Ah, Darrin... J'avais oublié le nom de ce gardien, mais il est assez exemplaire des premières années des Senators. Vous savez, une passoire... Regardez simplement la moyenne de ce dernier à l'endos de la carte. On comprend mieux pourquoi sur le devant de la carte il a l'air perplexe... À jouer dans une équipe aussi mauvaise, vous le seriez aussi...  Une statistique tout aussi intéressante manque par contre à cette carte. Madeley a, pour ces 32 matchs en 1993-94, eu une fiche de 3-18-5. Il n'a joué que 5 autres matchs en 1994-95 pour les Sens et sa carrière dans la NHL se réduisit ainsi à 39 matchs...

À noter que Darrin partage la même date de fête que moi...



#143 - Jamie McLennan



Je n'ai pas grand chose à dire sur Jamie, j'aimais simplement la photo du devant... 



#166 - Andrei Trefilov



Yes, il a blanchit les Nordiques et les Senators...



#178 - Patrick Flatley



C'était une époque où les joueurs des Islanders arboraient encore le sourire...



#185 - Alexei Kovalev



Ma carte préférée de la série et pour cause... Hostie de Kovy à marde...







J'ai récemment parlé d'Irbe sur 25Stanley dans une de mes chroniques Vintage. Pourquoi pas une autre carte d'Irbe avec ses pads géantes qui lui donnait un air de bonhomme Michelin. Apparemment qu'Irbe a joué avec les mêmes pads durant toute sa carrière. Son père étant un cordonnier, il aurait appris à les réparer lui-même. 



#268 - Jay Leach



Pourquoi est-ce que j'ai l'impression qu'il se prend pour Cam Neely??

vendredi 24 août 2012

Athlètes et politiciens...










Les textes concernant Ken Dryden et George Springate montrent qu’une carrière d’athlète n’est pas incompatible avec une carrière en politique.  Ils ne sont toutefois pas les seuls à avoir suivi ce cheminement.  En voici quelques autres.  (Cette liste n’a pas la prétention d’être complète.  Ce ne sont que des exemples.)

Frank Mahovlich



Après son passage dans la LNH de 1957 à 1974, avec Toronto, Détroit et Montréal, où il a cumulé une fiche de 533-570-1056 en 1181 matchs, il s’est dirigé vers les Toros de Toronto de l’AMH.  Deux ans plus tard, il a suivi l’équipe lors de son déménagement à Birmingham, pour devenir les Bulls.  Il y est resté deux ans de plus.

Il a remporté six Coupes Stanley, le Trophée Calder (recrue de l’année) et il a participé aux deux séries contre les Soviétiques (celle de la LNH en 1972 et celle de l’AMH en 1974).  Il a été élu au Temple de la Renommée en 1981.

En 1998, il est nommé sénateur par le premier ministre Jean Chrétien.  Il atteindra 75 ans (l’âge obligatoire de la retraite pour les sénateurs) en 2013.

Don Getty



De 1955 à 1965, il joue comme quart-arrière avec les Eskimos d’Edmonton.  En tant que canadien à cette position, il est troisième dans l’histoire de la ligue pour le nombre de verges gagnées par la passe, derrière Russ Jackson et Gerry Dattilio.  Il a fait partie de l’équipe gagnante de la Coupe Grey en 1955 et 1956 (les deux fois contre les Alouettes).

En 1965, Peter Lougheed, le chef du Parti Progressiste-Conservateur de l’Alberta (et aussi ex-joueur des Eskimos) le convainc d’être candidat.  Il remporte son élection et devient député.

En 1971, son parti prend le pouvoir et il devient ministre des affaires intergouvernementales, et plus tard ministre de l’énergie (portefeuille des plus importants pour l’Alberta).  Il siège à la législature jusqu’en 1979.

En 1985, il revient en politique pour devenir chef du parti et premier ministre de l’Alberta et ce, jusqu’en 1992.  Pendant son règne, il a vu le prix du pétrole baisser et a dû gérer les finances de la province productrice en conséquence.  Il a aussi été un supporter de l’Accord du Lac Meech et de l’Accord de Charlottetown.

Jean Béliveau



En fait, Jean Béliveau n’a pas été impliqué en politique, mais il avait été pressenti pour le faire.  Alors qu’il devait choisir un nouveau Gouverneur-Général pour remplacer Jeanne Sauvé, le premier ministre Brian Mulroney lui avait offert le poste.  Toutefois, son unique fille traversait à ce moment une période difficile, étant en deuil de son mari. Préférant rester auprès d’elle et de ses petits-enfants plutôt que de déménager à Ottawa, il a décliné l’offre.
J.C. Watts


Quart-arrière des Rough Riders d’Ottawa de 1981 à 1986, Julius Caesar (J.C.) Watts les mène à la finale de la Coupe Grey de 1981, disputée au Stade Olympique.  Le match est toutefois remporté par les puissants Eskimos de Warren Moon.

De 1995 à 2003, il siège du côté républicain comme représentant de l’Oklahoma au Congrès américain.  Étant devenu pasteur baptiste, il adopte entre autres des positions pour la peine de mort, la prière à l'école et contre l’avortement.

Otto Jelinek


Après s’être illustré en patinage artistique, où il a entre autres été champion du monde en couple (avec sa sœur Maria comme partenaire) en 1962 et fait plusieurs tournées avec les Ice Capades, il se lance en affaire avec une compagnie qui fabrique des patins. 

En 1972, Jelinek se tourne avec succès vers la politique fédérale sous la bannière des Conservateurs.  Il sera député d’un comté de la région de Toronto jusqu’en 1993.  Après avoir pris le pouvoir en 1984, le premier ministre Brian Mulroney le nomme à différents ministères, dont celui du sport amateur et celui du revenu.

Red Kelly
 


Kelly a la distinction d’être le joueur n’ayant jamais joué pour les Canadiens à avoir gagné le plus de Coupes Stanley (8).  Sa carrière de joueur s’est déroulée de 1947 à 1967, où il s’est aligné avec Détroit et Toronto.  Sa fiche en carrière est de 281-542-823 en 1316 matchs.  Il a par la suite été entraîneur des Kings, des Penguins et des Maple Leafs, de 1967 à 1977.

Tout comme George Springate, il a aussi la particularité d’avoir mené une carrière politique PENDANT sa carrière d’athlète, ce qui a impliqué plusieurs allers et retours entre Toronto et Ottawa.  Il est élu député libéral fédéral dans l’équipe de Lester B. Pearson en 1962 dans un comté de la région de Toronto (York-Ouest).  Une nouvelle élection est tenue en 1963 (défaite du gouvernement minoritaire oblige) et il remporte de nouveau la victoire, contre quelqu’un qui fera parler de lui plus tard dans les cercles du hockey, Alan Eagleson.

En 1964, lorsque Pearson propose d’abandonner le « Red Ensign » pour adopter le drapeau canadien actuel, Kelly doit subir les foudres du propriétaire des Leafs, Conn Smythe, qui est farouchement opposé à l’idée de son chef.

Il n'est pas candidat à l'élection de 1965.

Bob Kilger


Originaire de Cornwall, Bob Kilger a été pendant une dizaine d’années arbitre dans la LNH.  Il a par la suite été entraîneur des Royals de Cornwall, qu’il a mené à la Coupe Memorial en 1981.  Il eut entre autres sous ses ordres Dale Hawerchuk, Doug Gilmour et Marc Crawford.  Il est aussi le père de l’ex-Canadien et ex-Leaf Chad Kilger.

Il a par la suite été élu député libéral fédéral de Stormont-Dundas de 1988, jusqu’à sa défaite en 2004.  Il a pendant un moment été vice-président de la Chambre des Communes (donc une autre forme d’arbitre).  Depuis 2006, il est maire de Cornwall. 

Jim Bunning

Comme lanceur au baseball majeur, il a affiché une fiche globale de 224-184.  Sa carrière s’étend de 1955 à 1971, principalement avec les Tigers et les Phillies, mais il a aussi joué pour les Pirates et les Dodgers.  Il a lancé deux matchs sans point ni coup sûr, incluant un match parfait.  Il a été élu au Temple de la Renommée du Baseball et les Phillies ont retiré son numéro 14.

De retour dans son Kentucky natal, il s’implique d’abord au niveau du conseil municipal, puis du sénat d’état, avant d’être élu du côté républicain comme représentant au Congrès.  Il occupe ce poste de 1987 à 1999, pour ensuite être élu sénateur.

Il est reconnu comme étant un des plus conservateurs du GOP.  Il prend entre autres des positions très fermes contre l’immigration illégale et s’est opposé à l’allocation de budgets supplémentaires à l’assurance chômage.  Il suscite aussi la controverse en déclarant que son adversaire ressemblait à un des fils de Saddam Hussein et qu’il ne lisait pas les journaux, se contentant de se renseigner sur Fox News.  En avril 2006, Time Magazine le classe comme l'un des cinq pires sénateurs.  Faisant face à de l’opposition à l’intérieur de son parti et ayant de la difficulté à amasser des fonds pour sa campagne, il ne se représente pas en 2010.

Jesse « The Body » Ventura


James Janos (de son vrai nom) a servi pendant un moment dans la marine américaine.  Par la suite, il se tourne vers la lutte professionnelle, où il combat de 1975 à 1986 du côté des « méchants ».  En 1980, il est membre de la East-West Connection avec Adrian Adonis et gagne le titre par équipe de l’American Wrestling Association (AWA).  Il dispute aussi des combats de championnat du monde contre Bob Backlund, mais sans succès.  Il se joint plus tard à la WWF (aujourd’hui WWE).  Lorsqu’une blessure met fin à sa carrière, il devient commentateur au style flamboyant et coloré.

En 1998, il est candidat du Reform Party (donc à l’extérieur des deux partis principaux) pour le poste de gouverneur du Minnesota.  Il se présente comme étant justement un politicien pas comme les autres.  À la surprise générale, il remporte l’élection par une faible marge, dans une lutte à trois.

Son élection ne l’empêche toutefois pas de faire quelques apparitions à des événements reliés à la WWE comme SummerSlam et la Xtreme Football League (XFL).

Se décrivant lui-même comme un conservateur fiscal et un libéral social, il est parvenu à générer des surplus à son budget, qu’il a retourné aux contribuables sous forme de chèque.  Il a aussi soutenu les droits des gays, à l’avortement et à l’utilisation de la marijuana à des fins thérapeutiques.  N’ayant néanmoins pas de support au niveau de la législature et du sénat d’état (occupés par les deux grands partis), il a eu de la difficulté à faire passer ses projets de loi.  Il ne s’est pas non plus fait d’amis parmi les journalistes en les traitant à plusieurs reprises de chacals (« media jackals »).  Son utilisation du personnel de sécurité lors d’activités n’ayant pas de liens avec ses fonctions officielles a aussi soulevé la controverse. 

Il n’a pas été candidat à sa réélection en 2003.

Sources : « Jean Béliveau retrouve le Centre Bell » de François Gagnon, 19 avril 2010 (cyberpresse.ca), « Two Kilgers, one dream » de Mike Penner, 9 juillet 1995 (articles.latimes.com), parl.gc.cawikipedia.org.