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mercredi 14 juin 2017

Gagner la Coupe deux ans (ou plus) de suite









Les Penguins viennent de défendre leur titre de champion avec succès.  Dans leur cas, il s’agissait de la deuxième fois qu’ils y parvenaient, puisqu’ils ont remporté la Coupe en 1991 et en 1992 également.
 
Pourtant peu d’équipes y sont parvenues, et ce n’est pas seulement dû à l’ère moderne, avec les agents libres et le cap salarial.
 
En se limitant aux années de la LNH (à partir de 1917-18, puisque jusqu’en 1914, la Coupe pouvait faire l’objet de défis et être remise plus d’une fois par année), on obtient les résultats suivants :
 
Évidemment, les Canadiens l’ont réalisé à plusieurs reprises, incluant les fameuses cinq consécutives dans les années 1950 (en plus de passer près de le refaire à la fin des années 1960).
 
1930-1931
1956-1957-1958-1959-1960
1965-1966
1968-1969
1976-1977-1978-1979
 
 
Ils ne sont toutefois pas les premiers à avoir réalisé cet exploit.  Ce sont les Senators d’Ottawa (première version) qui y sont arrivés d’abord.
 
1920-1921
 
Les Red Wings l’ont fait trois fois, lors de trois époques complètement différentes.
 
1936-1937
1954-1955
1997-1998
 
Les Maple Leafs sont les seuls, outre les Canadiens, à avoir dépassé le seuil de deux Coupes de suite plus d’une fois.
 
1947-1948-1949
1962-1963-1964
 
Les Flyers ont été la première équipe d’expansion à remporter la Coupe, et la première à défendre son titre avec succès.  Depuis…
 
1974-1975
 
Autre que les Canadiens, les Islanders sont la seule équipe à en avoir remporté quatre de suite.  De plus, ils sont venus près d’égaler leur record de cinq, puisqu’en 1984, ils ont tout de même atteint la finale.
 
1980-1981-1982-1983
 
 
N’eut été du but de Steve Smith dans son propre filet en 1986, les Oilers auraient pu en aligner cinq aussi.
 
1984-1985
1987-1988

 
 
Parmi les absents de cette liste, on note entre autres les Blackhawks et les Bruins.

dimanche 11 juin 2017

Niaisons avec "Créer un joueur" des jeux NHL






Durant ma rétrospective de la série NHL, j'ai récemment profité de l'occasion pour réaliser le rêve de mon collègue Martin ITFOR en changeant le numéro de Miroslav Satan. Il a même pas encore regardé mon vidéo le maudit alors je gâche pas le punch tout de suite, cliquez ici pour découvrir mon chef d'oeuvre, surtout toi Martin.

Tout cet effort afin de faire cette joke m'a inspiré afin de faire encore plus de niaiseries avec ce médium qu'est la fonction "Créer un joueur" ou "changez le numéro d'un joueur" de la série NHL. 

 Allons-y donc...



Celui-ci a un bon plan de retraite.

Steve Iphone change de numéro assez souvent et a souvent besoin d'être mis-à-jour.

Un joueur super-héros

Un joueur un peu "space" qui a surmonté l'adversité mais qui n'a jamais atteint son plein potentiel.

(J'aurais peut-être dû changer sa teinte de peau à celui-ci... ou peut-être pas)

On a beaucoup de joueurs musicaux dans cette liste

Ils ont essayé de réunir U avec IPhone et ITunes sur la même ligne mais ça n'a pas marché.


Celui-ci a connu son 15 minutes de gloire dans les années 90.

Un autre feu de paille des années 90

Un joueur issu du programme hockey de l'entraineur Bryan Adams.


Une petite Labatt 50 en utilisant du WD-40

Ici ma joke a avorté. Je voulais réunir les 5 frères Rocky dans leur ville natale de Philadelphie mais les Flyers ont retiré les numéros 1 (Bernard Parent) et 4 (Barry Ashbee). Il y a un 6e frère Rocky un peu plus jeune mais il refuse de porter un numéro.

Ici j'ai utilisé une vieille version (ironiquement sur Playstation) afin d'utiliser les graphiques de l'époque. Une chance que les joueurs pouvaient avoir des noms et numéros différents dans ce temps-là car ils ont tous le même visage...

En terminant dans la même veine, j'ai aussi pensé à rectifier une injustice flagrante en attribuant le #64 à l'ancien joueur Mike Commodore. Malheureusement ils n'ont pas mis sa splendide barbe rousse dans le jeu...

C'était mes niaiseries de faux joueurs à NHL. Si jamais vous avez des suggestions de joueurs que j'aurais oublié, laissez moi un commentaire et je les ajouterai.



mercredi 7 juin 2017

Joueur oublié des 90's #9 - Mike Ridley





Lors de sa jeunesse à Winnipeg, Michael Owen Guy Ridley subit plusieurs blessures sérieuses qui ralentirent son développement et qui cachèrent son potentiel pour le repêchage amateur. Lorsqu'il évoluait au niveau Midget, il se fit plaquer par le défenseur James Patrick (futur coéquipier avec les Rangers), ce qui résulta en une jambe cassée pour Ridley. Il soufra également plus tard d'une clavicule cassée, ce qui fit qu'il passa la plupart de ses années formatives dans des plâtres et loin des patinoires.

Il ne fut donc jamais repêché par une équipe junior et s'aligna plutôt dans le Junior A avec les Saints de St. Boniface où il connut une saison exceptionnelle de 91 buts et 191 points en 1982-83.

Il avait alors 19 ans et était toujours boudé par les équipes de la LNH. Il décida donc de prendre le chemin du hockey universitaire canadien avec l'Université du Manitoba pour la saison 1983-84. Il fut nommé le joueur universitaire de l'année lors de sa première saison et nommé sur la première équipe d'étoile lors de sa deuxième. Mais toujours aucun appel de la LNH jusqu'en 1985 lorsque l'assistant entraineur des Rangers de New York, Reg Higgs, un gradué des rangs universitaires qui avait vu Ridley en action convainquit ses patrons de l'inviter au camp des Rangers.

Il connut un camp exceptionnel et au final obtint le poste de deuxième centre des Rangers. Il connut ensuite une excellente première saison avec 22 buts et 65 points, bon pour le premier rang des marqueurs des Rangers et une nomination sur la première équipe d'étoiles des recrues pour la saison 1985-86.

Lors de sa deuxième saison, il fut toutefois sacrifié par les Rangers pour obtenir Bob Carpenter, le premier américain à avoir compté 50 buts dans une saison, chose qu'il réussit en 1984-85 mais qu'il ne parviendra jamais à dupliquer par la suite. Carpenter était cependant plus intéressant au niveau marketing pour les Rangers, toujours fans des joueurs américains. Ils envoyèrent Ridley ainsi que Bob Crawford et Kelly Miller à Washingtonen retour de Carpenter et d'un choix de 2e ronde en 1987 (Jason Prosofsky). Ridley et Miller deviendront une partie intégrante des Capitals pour plusieurs saisons tandis que Carpenter ne joua que 28 matchs à New York. Le directeur général des Rangers, Phil Esposito surnommé "Trader Phil" lors de son règne à New York, se retourna de bord et expédia Carpenter aux Kings deux mois plus tard en retour d'un Marcel Dionne en fin de carrière. Carpenter ne retrouva jamais sa touche de marqueur mais devint cependant plus tard un excellent joueur défensif (Voir texte du 27 janvier 2014).


Pour sa part, Ridley continua son bon travail acharné à Washington, où au cours des années suivantes, ses talents de passeur complétèrent bien ceux de marqueurs de coéquipiers comme Mike Gartner (ensuite Dino Ciccarelli qui fut échangé contre Gartner), Geoff Courtnall, Dale Hunter, Peter Bondra et Dmitri Kristisch. Il pouvait également marquer sa part de buts. Il marqua en tout 218 buts et 547 points en 8 saisons à Washington et demeure à ce jour un joueur culte chez les Caps. Sa meilleure saison fut celle de 1988-89 où il marqua 41 buts et 89 points, des sommets en carrière. Il participa également au match des étoiles pour la première et seule fois de sa carrière. Lors de cette même saison, les Caps comptaient également deux autres marqueurs de 40 buts en Courtnall et Ciccarelli. Les trois firent partie de cette excellente promotion en 1990...





Les années passèrent et les Capitals formaient toujours une équipe intéressante mais qui demeurait en milieu de peloton, ne dépassant jamais la deuxième ronde. Lors du repêchage amateur de 1994, les Capitals et les Maple Leafs s'échangèrent leurs choix de 1re ronde et Ridley fit partie du forfait. Il prit donc la route de Toronto en compagnie du 1er choix des Caps (16e échelon) qui reçurent en retour le 1er choix des Maple Leafs (10e échelon) et l'attaquant Rob Pearson. Les Maple Leafs sélectionnèrent alors le gardien Eric Fichaud tandis que les Caps choisirent le défenseur Nolan Baumgartner.

Jusqu'à ce point dans sa carrière, Ridley avait réussi à éviter les blessures sérieuses depuis ses années difficiles lors de l'adolescence. Il commença cependant à développer des problèmes chroniques au dos. Il joua l'entièreté de la saison écourtée de 1995 avec les Leafs mais la plupart du temps en douleur. Il ne marqua que 10 buts en 48 matchs (mais tout de même 27 passes) et n'était pas dans les bonnes grâces de l'entraineur Pat Burns qui le trouvait trop frileux à son goût. Les Maple Leafs l'échangèrent donc aux Canucks contre Sergio Momesso durant l'été suivant sa seule saison à Toronto.


Ridley et Pavel Bure


Les Canucks espéraient que ses talents de passeurs puissent compléter la première ligne potentiellement explosive des Canucks avec Pavel Bure et le nouveau venu Alexander Mogilny mais les problèmes de dos de Ridley persistèrent et au final il ne joua que 37 matchs en 1995-96 tandis que Bure ne put en jouer que 15, lui aussi souffrant de blessures sérieuses au genou. Il se rattrapa la saison suivante et débuta la saison en force mais il ralentit en deuxième moitié de saison. Il termina tout de même avec un respectable 20 buts et 52 points en 75 matchs mais s’essouffla complètement en série avec aucun point en cinq matchs tandis que les Canucks perdirent en 1re ronde suite à quoi ils optèrent de ne pas offrir de contrat à Ridley.

Après un été de récupération et de traitements pour son dos, il retourna à Winnipeg et tenta un retour au jeu dans la IHL avec le Moose du Manitoba. Il accumula 4 points en 4 matchs mais les maux de dos persistèrent et il décida d'accrocher finalement ses patins après ce début de saison 1997-98.

Au final, sa fiche dans la LNH fut de 292 buts, 466 passes et 758 points en 866 matchs ainsi que 28 buts et 78 points en 104 matchs de séries.

Il demeure un de mes joueurs favoris des années 90 et j'ai d'ailleurs quelques cartes de lui que j'affectionne particulièrement.



Il est un des meilleurs joueurs non-repêchés de l'histoire de la LNH et un des meilleurs joueurs issus des rangs universitaires canadiens. Les Bisons de l'Université du Manitoba remettent annuellement le prix Mike Ridley au meilleur joueur de l'équipe. Il est également un donateur annuel dans le programme hockey des Bisons.

Le trophée du meilleur marqueur de la MJHL (Manitoba Junior Hockey League) est aussi nommé en son honneur. 

Il fut aussi nommé parmi les 40 meilleurs joueurs de l'histoire des Capitals en 2015 lors du 40e anniversaire de l'équipe. 


Sources:
Greatest Hockey Legends
Legends of hockey
Université du Manitoba


lundi 5 juin 2017

Don et Nick Metz



Peu importe l’époque, atteindre la Ligue nationale est exceptionnel. Il y a tellement beaucoup d’appelés pour si peu d’élus. C’était encore plus vrai à l’époque des six équipes, où le nombre de postes disponibles ne pouvait pas être plus faible.

Cela étant dit, les carrières ne sont pas toutes étincelantes. Don Metz a connu une carrière à prime abord assez quelconque, comme il y en a eu des milliers d’autres. Il a joué 172 matchs avec les Maple Leafs, répartis sur 9 saisons entre 1939 et 1949, sans vraiment être un joueur régulier. Au fil de ces années, il y a eu de nombreux allers-retours entre les Leafs et la Ligue américaine ou l’armée. Par contre, il s’est retrouvé au bon moment, au bon endroit. Difficile à imaginer pour plusieurs d’entre nous aujourd’hui, mais les Maple Leafs ont déjà été une équipe dominante.

Lorsque Don Metz s’est pointé à Toronto pour les séries de 1939, suite à une performance remarquable lors du tournoi de la Coupe Allan, il y rejoignit son frère Nick, qui y était depuis 1934-35. Les Leafs ont atteint la finale, mais ils ont dû s’incliner devant les Bruins.

Lors des séries de 1942, les deux frères, pourtant pas des vedettes de l’équipe, connurent de belles performances et les Leafs remportèrent la Coupe Stanley dans une finale qui passa à l’histoire. Après avoir tiré de l’arrière 0-3, Toronto a réussi une remontée mémorable pour finalement l’emporter en sept matchs devant Détroit. Il s’agissait à ce moment de la première fois qu’une équipe parvenait à effectuer une telle remontée. Il fallut d’ailleurs attendre à 1975 avant de revoir une équipe rééditer l’exploit.

Les deux frères allèrent ensuite dans l’armée avant de revenir pour la saison 1944-45 pour Nick, pour les séries de la même année pour Don. Encore une fois, les Leafs rencontrèrent les Wings en finale. Toutefois, cette fois-là, ce sont les Leafs qui commencèrent en lion. Non seulement ils remportèrent les trois premiers matchs, mais à chaque fois, ils blanchirent Détroit. Par contre, ils vinrent près de se faire jouer le même coup qu’ils avaient fait aux Wings en 1942. Heureusement pour les Leafs, ils parvinrent à les défaire sur la glace de l’Olympia de Détroit lors du septième et décisif match.

Après une saison décevante en 1945-46, les Leafs se remirent à la tâche et remportèrent la Coupe en 1947 et en 1948, après laquelle Nick prit sa retraite. Après avoir compté 131 buts et obtenu 119 passes en 518 matchs, le saskatchewais d’origine alla se consacrer à temps plein à sa ferme.

Don poursuivit toutefois sa carrière une saison de plus, qu’il partagea à nouveau entre les Hornets de Pittsburgh de la Ligue américaine et les Leafs. Toronto en profita alors pour remporter une troisième Coupe consécutive, la cinquième pour Don. Il est ainsi l’un des trois Leafs à avoir gagné trois Coupes, avec Teeder Kennedy et Turk Broda.

À eux deux, les frères Metz ont donc remporté neuf Coupes, ce qui les placent tout de même derrière les frères Maurice et Henri Richard (19) et Frank et Peter Mahovlich (10) et à égalité avec André et Marcel Pronovost, bien que les Metz soient beaucoup moins connus.

Nick est décédé en 1990, à l’âge de 76 ans, alors que Don nous a quittés en 2007, alors qu’il avait 91 ans.

Sources : “Toronto, Detroit Take Openers In Hockey Playoffs”, AP, The Evening Independent, 25 mars 1948, p.27, “Don Metz passes away”, 19 novembre 2007, The Hockey News (thehockeynews.com), hhof.com, wikipedia.org.