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jeudi 29 février 2024

Casey Jones - Justicier hockeyeur

 


 


Je ne suis pas très prolifique ces temps-ci sur le blog, probablement atteint par la paresse de février et les écarts de température fuckés, mais également parce que je suis aux prises avec d'autres pertes de temps. 

Mes soirées typiques ces temps-ci commencent par une subtile envie de débuter un texte pour sortir de mon funk. Mais peu après, j'abandonne cette futile ambition éphémère pour plutôt rebooter ma manette et rejouer pour la 178e fois au jeu «Teenage Mutant Ninja Turtles: Shredder's Revenge»...

Ce jeu est paru en 2022 et j'y ai joué dès sa sortie, mais une récente expansion m'a poussé à y revenir récemment. Si vous me connaissez, vous savez qu'en plus du hockey, les TMNT sont une autre de mes passions nostalgiques envers laquelle je reviens souvent, comme par exemple ce texte sur l'étrange équipe des Turtles d'Hannover en Allemagne. J'ai même récemment fait un montage vidéo combinant les vieux films avec une toune de Wu-Tang Clan. J'ai clanché le 150 000 vues avec ça, sans songer que je n'aurais pas dû prendre le même compte que mes vidéos de hockey... J'ai maintenant une flopée de nouveaux abonnés anglophones amateurs de rap et de ninja turtles qui ne comprennent rien à mes autres vidéos.

Mais comme je disais, je suis dans une disette en ce moment, n'ayant pas «scoré» un texte sur ce blog depuis le 13 février (et même là je m'étais servi de ChatGPT). Il faudrait bien que je m'y remette si je veux qu'on atteigne de nouveau une saison de 100 points textes en 2024... Donc pour me recadrer vers le hockey, pourquoi ne pas utiliser cette passion pour les Turtles en parlant du personnage de Casey Jones?

Arnold «Casey» Jones est un personnage créé par Kevin Eastman et Peter Laird, les deux co-créateurs des célèbres Tortues Ninja en 1984, initialement une série de comics auto-publiée indépendamment par le duo. Casey Jones fit ses débuts quelque peu après le lancement de la série, soit en avril 1985, dans un numéro spécial (one-shot) consacré seulement à Raphaël. 

Casey Jones apparait alors comme un justicier de rue qui utilise de l'équipement sportif en tant qu'armes d’assaut, mais principalement de l'équipement de hockey, dont un masque de gardien à la «Jason Voorhess», ce personnage de la série de films d'horreur «Friday the 13th» qui avait pour sa part été créé en 1980 et dont on imagine un possible hommage ou parodie ici avec Casey Jones.

Le personnage devint un allié des tortues et suivit la bande dans plusieurs des nombreuses adaptations qui suivirent au cours des décennies suivantes et encore de nos jours d'ailleurs. Cependant, il y eut plusieurs versions et adaptations différentes du personnage, ce qui fait en sorte qu'il n'a pas nécessairement une biographie définitive, et le côté «hockeyeur» de son histoire varie d'une version à l'autre.


Dans les premières BD des années 80, on ne sait jamais exactement d'où provient son attrait pour le hockey ou les sports. Ce n'est que plus tard dans d'autres séries ce sera expliqué davantage. Casey est principalement présenté comme une brute sauvage qui se sert de divers bâtons sportifs comme armes tel que des bâtons de hockey (attaquant et gardien), de baseball, de cricket ou de golf. Il porte d'ailleurs un sac de golf au dos pour trimbaler tout cet arsenal. 

Selon Laird et Eastman, Casey se voulait être une parodie des super-héros urbains populaires de l'époque, comme Punisher, Batman ou Daredevil, mais qu'il était davantage comique et original de l'attribuer d’équipement sportif au lieu d'armes conventionnelles.

Après une première confrontation initiale, Casey devient éventuellement un allié des Turtles et forgera également une relation amoureuse avec leur autre alliée, la reporter April O'Neil.


On le verra ensuite quelquefois avec davantage de protection, comme des jambières et des épaulettes en plus d'une mitaine et un biscuit de gardien que l'on voit ici sous son bras gauche. Kudos aussi pour le crowbar et la pole de ski que l'on discerne dans son étui.



Vint ensuite la longue et populaire série de dessins animés en 1987, et qui se terminera en 1996. Cependant, Casey n'y figurera que durant une poignée d'épisodes et ne sera jamais un personnage aussi central que dans ses autres incarnations. On ne ne le voit également jamais sans son masque et il n'a que très peu de personnalité autre que d'être encore plus simple d'esprit que dans la BD. Il n'est utilisé que comme élément humoristique (comme beaucoup d'aspects de ce cartoon) et la plupart des fans, dont moi-même, n'affectionnent pas cette version.

Il se reprendra toutefois de plus belle...


Vint ensuite en 1990 le splendide film «Teenage Mutant Ninja Turtles». Le film emprunta davantage au côté sombre de la bd que la série télé enfantine et demeure à ce jour probablement la meilleure version des TMNT outre les bd.

Dans ce film, Casey est superbement incarné par l'acteur canadien Elias Koteas. C'est à ma connaissance la première version du personnage où l'on explique un peu son passé alors qu'il indique qu'il évoluait auparavant comme hockeyeur professionnel avant de se blesser et de devenir justicier. On ignore toutefois à quel niveau il évoluait ni sa position. Dans le film, on le voit utiliser autant des bâtons d'attaquants que de gardien, en plus des ses autres classiques. Il utilise entre autres des bâtons de baseball «Jose Canseco» qui se brisent facilement lorsqu'il attaque Raphaël qui se moque de lui en lui demandant s'il a payé cher pour ces bâtons. Casey lui réplique ensuite qu'ils étaient en solde. On le voit également utiliser un bâton de cricket et de golf.


Dans la scène plus haut, on entend également Michaelangelo le surnommer «Wayne Gretzky stéroïdé». Si cet extrait badass ne vous incite pas à vouloir revoir ce film, je ne sais pas en quoi vous êtes faits...

Des plaintes provenant de plusieurs parents firent en sorte que les films suivants furent beaucoup moins violents que le premier et Casey fut une des victimes de cette censure, étant totalement absent du deuxième film. Il reviendra toutefois dans le très mauvais troisième film paru en 1993, dans un rôle encore plus secondaire que dans le premier film.

Série de dessins animés de 2003

Dans cette version (diffusée sur Nickelodeon) Casey se peint également le visage en tête de mort en dessous de son masque. Il semble également utiliser de ces chaussures/patins/rollerblades et a ajouté des spikes de métal sur son équipement de hockey.


Le film «TMNT» de 2007


Il apparut ensuite dans les incarnations et réincarnations suivantes de la série au cours des années, dont un film animé en 2007 et d'autres séries télé. Je n'ai toutefois que très peu d'intérêt envers ces versions, ne les ayant regardé qu'en surface. Mais en ce qui concerne Casey Jones, son âge et sa personnalité varient d'une version à l'autre, étant parfois un ado de 16-17 ans, ensuite un jeune adulte de plus ou moins 25 ans. Dans la récente série «Rise of the Teenage Mutant Ninja Turtles», le personnage fut adapté sous forme féminine, cette fois-ci sous le nom de «Cassandra Jones» qui aura dans le futur un fils nommé Casey qui reprendra le rôle.

Cassandra Jones

Une autre (très mauvaise) série de films produite par Michael Bay vit le jour en 2014, mais Casey n'y fit apparition que lors de la suite parue en 2016, «TMNT Out of the Shadows». Cette fois incarné par Stephen Amell, Casey est maintenant un gardien de prison qui rêve de devenir détective. Au moment d'aider une April en détresse, il se dirige vers sa voiture pour en sortir son équipement de hockey, nous laissant entendre que Casey joue dans une genre de ligue de garage.



LAME.

De plus, en 2016, pourquoi quelqu'un jouerait encore au hockey avec un vieux masque du genre? C'est le genre de truc que tu exposes dans ta mancave et non pas pour jouer de vrais matchs. Mais j'avoue qu'un masque moderne ne serait pas aussi intimidant. Par le fait même, est-ce que Casey est attaquant ou gardien? C'est assez rare de voir un gardien de ligue de garage trimbaler également un bâton d'attaquant en plus de tout son matériel. Mais je sais que ce n'est pas le genre de détails que les abrutis qui ont fait ces films considèrent anyway.

Plus tard dans le film, Casey (cruellement sans masque) est aux prises avec les mutants Bebop et Rocksteady et il s'improvise des rollerblades avec des roulettes trouvées dans les poubelles et du duct tape... Et par une extraordinaire coïncidence, il tombe sur des tubes métalliques en L donc aisément convertibles en bâtons de hockey (?), le genre de trucs qu'on retrouve facilement tout le temps sur un chantier de construction, et il en utilise un pour shooter une grenade aux deux méchants. 

C'est vraiment très mauvais ce film. Et la pire interprétation de Casey Jones à ce jour.

Nouvelle série BD qui débuta en 2011.

 
Une excellente nouvelle série de BD publiée par IDW débuta en 2011 où les personnages furent réinventés par un des créateurs originaux. Dans cette version, Casey est d'âge collégial et fait partie de l'équipe de son école. On apprend également que son entraineur s'appelle «Bowman». Il a cependant des résultats académiques médiocres et se doit de les améliorer pour demeurer dans l'équipe. C'est ainsi qu'il rencontre April qui lui offre du tutorat en échange de cours d'auto-défense.

Cependant, ses histoires subséquentes où il est davantage occupé à faire le bien avec ses nouveaux amis font en sorte qu'il semble avoir abandonné le hockey... mais pas ses bâton/armes.




C'était donc la brève histoire de Casey Jones et ses liens avec le hockey. Je ne voulais pas rentrer davantage dans les détails complets de son histoire. À un certain point, lui et April se marient et adoptent un enfant, et son père est le leader d'un gang de rue, etc. etc. Je voulais simplement parler de l'aspect sportif du personnage, à ma connaissance le seul «super-héros» ou justicier avec la thématique du hockey. Mais cet aspect a toujours été plutôt secondaire et esthétique. 
 
À ma connaissance, on n'a jamais su si Casey avait été gardien de but ou non dans aucune version. La seule fois que je l'ai vu comme gardien est ici sur ce jeu de hockey sur table où il occupe le poste de gardien du côté des tortues. L'autre équipe, les méchants ont (adéquatement) Shredder comme portier.


Une équipe terrifiante.

Il manquait une tortue comme 5e patineur et ils ont choisi de mettre un des «Punk Frogs». J'aurais mis Splinter ou April à la place...


Il est aussi intéressant de noter qu'il existe également un véritable Casey Jones qui a joué au hockey. Originaire de Temiscaming au Québec, le défenseur Casey Jones fut un choix de 10e ronde des Bruins en 1987. Il joua 4 saisons avec l'Université Cornell dans la NCAA mais ne continua pas sa carrière au-delà de son stage universitaire. 

Il devint ensuite assistant-entraineur pour Cornell pendant de nombreuses saisons avant de devenir entraineur-chef de l'Université Clarkson en 2011, poste qu'il occupe toujours.


Casey Jones, le coach


jeudi 2 novembre 2023

Les grands voyageurs #11: Alexandre Giroux

 



Si vous avez déjà lu des chapitres de cette série, le joueur que j'ai considéré aujourd'hui n'est pas de cette catégorie de joueurs excessivement nomades qu'on a pu voir comme Trevor Jobe et ses 38 équipes(!), ce qui à ce jour est toujours mon record. 

Il a quand même trimbalé son baluchon à travers (seulement) 19 organisations, incluant celles au junior, mais j'avais surtout envie d'en parler pour plusieurs autres raisons, pas seulement le nombre d'équipes. Allons-y donc en commençant par une (trop longue) anecdote personnelle.

Il y a quelques semaines, j'ai ressorti mon X-Box 360 afin de rejouer à NHL12. Pourquoi prendre une vieille version au lieu du maudit NHL23 que j'ai acheté l'an passé? Ou bien me décider à sortir un autre 80$ pour acheter le 24? Et bien plusieurs raisons. Je sais que c'est pas juste moi, mais je déteste les nouvelles versions de NHL. Malgré plusieurs tentatives d'adaptation, je suis jamais capable de «setuper» ce maudit jeu à des settings de jeu acceptables. 

Malgré toutes mes expérimentations, mes matchs sont soit trop faciles (genre que je gagne 9-1 tout le temps) ou bien trop difficiles et/ou sans offensive (défaites de 2-0 ou victoires 1-0). Souvent quoique je fasse, je défonce le gardien adverse de 40 tirs sans pouvoir marquer tandis que l'adversaire gagne en effectuant seulement 12 tirs. Ensuite je change mes settings et je gagne 10-3.

Bref, y'a jamais moyen de trouver un bon setting d'une game à l'autre et tout ça me fait chier. En plus, ils ont ajouté au fil des années tellement de nouveaux modes de jeu qui ne m'intéressent pas (CHEL w-t-f) et qui ne font que sur-peupler le menu. Je suis donc habitué à mon bon vieux NHL12 et surtout à un système de settings juste assez amusant et ardu pour mes goûts.

J'ai entendu dire que le système de jeu a été complètement refait cette année pour le 24 mais je sais pas si je vais me laisser tenter. De plus, il y a un autre facteur qui me force à revenir dans le passé: J'ai 40 ans.

J'ai 40 ans et un des plaisirs de ces jeux est de se re-créer soi-même en joueur et gagner des trophées. En 2011-12 j'avais 28-29 ans et donc je fitais encore dans le spectrum d'âge des joueurs de la LNH. Maintenant j'ai 40 ans et c'est juste weird. Ça fait pas de sens de me faire un joueur de cet âge qui marque 50 buts. Je pourrais le mettre moins fort, le mettre sur la 3e-4e ligne et en marquer 10-15? Mais il est où le fun là-dedans? 

Vous pourriez argumenter en disant que tant qu'à fantasmer en s'imaginant comme joueur de la LNH, je pourrais me recréer plus jeune, genre 18 ans? Mais je trouves ça encore plus weird... Non, dans ma tête, mon moi-même virtuel est arrivé en scène au début des années 2000 et vers 2011 il était un joueur vedette établi. Pas une recrue et pas non plus un crouton de 40 ans. Bref c'est aussi pour ça que je joue encore à NHL12...

Caméo de Karl Alzner en background. Allo Karl!

Mais Alexandre Giroux il fite où et comment dans cette histoire pas rapport? Et bien dans le club-école de mon club des Oilers de NHL12, on y retrouve un joueur côté 76 overall du nom d'Alexandre Giroux. Il est aussi étiqueté «SNP» pour Sniper, donc c'est clair que j'allais me laisser tenter et l'insérer quelque part dans mon alignement. 

Donc malgré son 76 plus bas que le reste de mon alignement dans les 80+, Giroux a maintenant 15 points en 12 matchs dont 8 buts... Mais qui était-il donc ce Giroux? Je me souvenais vaguement de lui à l'époque où le jeu est sorti et les années depuis n'ont fait qu'aggraver mon souvenir. Je trouvais donc intéressant d'aller l'analyser aujourd'hui, si ce n'est que pour honorer son rendement dans mon alignement...

Réjean Giroux
Alexandre Giroux est né le 16 juin 1981 à Québec. Son père, Réjean Giroux, a joué comme attaquant pour les Remparts de 1969 à 1972, étant souvent jumelé avec Guy Lafleur. Il remporta la coupe Memorial de 1971 avec ce dernier avant de connaitre une saison de 109 points en 71-72 en compagnie de Jacques Richard, suite à quoi il fut repêché par les Blackhawks de Chicago. 
 
Il décida toutefois de rester au bercail en signant avec les nouveaux Nordiques de Québec pour la saison inaugurale de l'AMH en 1972-73. Il serait d'ailleurs le seul joueur à avoir joué le premier match des Remparts en 1969 ainsi que le premier des Nordiques.

Rétrogradé dans la NAHL avec le club-école des Nordiques en 1973-74, Réjean termina au sommet des pointeurs de la ligue avec 122 points. Cela lui valut une nouvelle offre des Blackhawks qu'il accepta cette fois-ci. Il évoluera deux ans dans la CHL avec les Blackhawks de Dallas avant qu'une blessure sérieuse au genou ne mette fin à sa carrière en 1976.

Pour sa part, le fils Alexandre débuta dans la LHJMQ en 1998-99 avec les Olympiques de Hull et fut un choix de 7e ronde (213e au total) des Sénateurs au repêchage de 1999. Il connut ensuite en 99-00 une saison de 52 buts et 99 points en compagnie de Michael Ryder, en plus de s'incliner en finale contre l'Océanic de Rimouski. Il termina son stage junior en 2001-01 avec les Huskies de Rouyn-Noranda.

Il débuta ensuite son long parcours dans la ligue américaine, d'abord en 2001-02 avec le club-école des Sénators de l'époque, les Griffins de Grand Rapids, et les deux saisons suivantes avec les Senators de Binghamton. Il fut toutefois inclus dans un échange en mars 2004 avec les Rangers qui l'obtinrent en compagnie de Karel Rachunek, en retour du défenseur Greg De Vries.

Il continua son chemin dans l'AHL, cette fois-ci avec le Wolf Pack de Hartford, où il connut deux saisons de 32 et 36 buts respectivement. Il put enfin gouter à un premier match dans la LNH à la fin de la saison 2005-06, sans récolter de points. Ce fut son seul match avec les Rangers.


Il signa ensuite comme agent libre avec les Capitals en 2006-07. Il obtiendra cette saison-là une fiche de 42 buts et 28 passes avec les Bears de Hershey, ce qui lui valut un rappel avec les Caps en fin de saison. Il obtint ainsi ses premiers points dans la LNH avec 2 buts et 2 passes en 9 matchs.

Il signa ensuite avec les Thrashers d'Atlanta. Mais après une seule demie-saison avec leur club-école à Chicago, les Capitals refirent son acquisition et il retourna à Hershey.

Vint alors la mémorable saison 2008-09. En compagnie de Keith Aucoin et Chris Bourque (fils de Raymond), les puissants Bears étaient l'endroit parfait pour Giroux qui connut une des meilleures saisons de l'histoire de la AHL en récoltant 60 buts et 37 passes pour 97 points, ce qui le plaçait au sommet de la ligue pour les buts et les points. 

Il s'agissait seulement de la 5e fois de l'histoire de la AHL qu'un joueur atteignait le plateau des 60 buts et aucun ne l'a atteint depuis. Durant la saison, il connut une séquence record en marquant dans un 15e match consécutif, éclipsant alors la marque détenue par le légendaire Brett Hull depuis 1987.

En plus de ses 60 buts, il mena également les Bears en Séries avec 15 buts en 22 matchs alors que les Bears remportèrent la coupe Calder de 2009. Ces 75 buts combinés en 2008-09 en font ainsi le recordman à ce niveau, le précédent détenteur étant Stéphan Lebeau avec 71 en 1988-89. Cette saison-là, Lebeau avait récolté un record toujours valide de 70 buts en saison, mais seulement 1 en séries.

De plus, Giroux accomplit cet exploit en seulement 69 matchs, étant rappelé par les Capitals l'espace de 12 matchs. Malheureusement pour lui, son principal défaut était son coup de patin. Étant légèrement plus lent dans la LNH, il lui manquait cette fameuse fraction de seconde de démarcation et il ne parvint jamais à transposer ses talents offensifs dans la grande ligue. Durant ce séjour de 12 matchs avec les Caps, son plus long à vie dans la LNH, il n'obtint qu'un seul but et une passe.


La saison suivante, 2009-10, fut pratiquement identique. Il obtint 50 buts, mais cette fois-ci davantage de passes avec 53 pour un sommet en carrière de 103 points, au deuxième rang de la AHL derrière son coéquipier Aucoin. Il joua cette fois 9 matchs avec les Caps, obtenant 1 but et 2 passes. 

Les Bears retournèrent ensuite en finale et remportèrent une deuxième coupe Calder consécutive, premier club à accomplir ce fait d'arme depuis les Indians de Springfield en 89-90 et 90-91 (avec un alignement totalement différent d'une saison à l'autre). Un repeat étant très rare et très dur à accomplir dans ce circuit, les Bears sont les derniers à ce jour à l'avoir fait. Lors de ces deux années de gloire, c'est Giroux qui termina premier en séries pour les buts et les points chez les Bears. Ces deux années exceptionnelles à Hershey lui valurent également le trophée Les Cunningham pour le joueur le plus utile en 2008-09.

Malgré une nouvelle offre des Capitals pour demeurer à Hershey, il opta de tenter sa chance dans une autre organisation, en signant avec les Oilers d'Edmonton en 2010-11. Il joua alors principalement avec le club-école, les Barons de Oklahoma City, où il connut une saison de 32 buts et 46 passes pour 78 points, bon pour le deuxième rang de la AHL. Il s'agissait de sa 7e saison consécutive de plus de 30 buts, ce qui égalisait un record. 

Toutefois, le même scénario se produisit dans la LNH où il fut retranché après le camp d'entrainement. C'était le début de cette ère de jeunes loups offensifs à Edmonton et il fut donc déclassé au profit de plus jeunes comme Jordan Eberle, Taylor Hall, Magnus Paajarvi et Linus Omark. Il ne put obtenir que 2 points en 8 matchs à Edmonton durant la saison.


Ce fut ensuite un dernier tour pour Giroux dans la AHL en 2011-12, cette fois dans l'organisation des Blue Jackets. Il obtint alors 54 points avec les Falcons de Springfield et seulement 1 but en 9 matchs à Columbus. Il passa bien près de s'approprier le record de 8 saisons consécutives dans la AHL avec 30 buts, alors qu'il termina avec 28.

Il quitta ensuite pour la KHL avec le Dynamo de Riga en 2012-13. Après une saison en demie-teinte, il fut prêté au Klothen HC de la ligue Suisse. Il sembla s'y plaire puisqu'il passa ensuite les trois saisons suivantes au sein de ce circuit avec Ambri-Piotta. Il remporta également la coupe Spengler avec l'équipe canadienne en 2016.

Il passa ensuite une autre saison de retour dans la KHL avec le Zagreb Medvescak et ensuite en 2017-18 avec les Brûleurs de Loups de Grenoble où il termina premier pointeur de la ligue Magnus. Voulant ensuite prendre sa retraite, il fut toutefois convaincu par un ami de se joindre à l'Assurancia de Thetford Mines dans la LNAH. Il y joua deux saisons, terminant premier du circuit pour les buts marqués en 2018-19. Il revint ensuite pour un dernier 5 matchs en 2021-22.

Sa fiche à vie dans la LNH fut de 6 buts et 6 passes en 48 matchs.
Sa fiche à vie dans la AHL fut de 368 buts et 336 passes pour 704 points en 771 matchs. Ces 368 buts le placent au 7e rang de l'histoire des marqueurs dans ce circuit. Signe que la AHL s'est quelque peu détériorée côté offensive, il est le dernier à avoir franchi le cap des 50 buts, des 60 buts et des 100 points.

Il aura joué pour 19 équipes au total:
- 2 au junior: Hull, Rimouski
- 7 dans la AHL: Grand Rapids, Binghamton, Hartford, Hershey, Chicago, Oklahoma City, Springfield
- 4 dans la LNH: New York, Washington, Edmonton, Columbus
- 5 en Europe: Riga, Kloten, Ambri-Piotta, Zagreb, Grenoble
- 1 dans la LNAH: Thetford Mines.


Sources:
De Guy à Ovi, de père en fils chez les Giroux, Le Soleil, 9 novembre 2018
Réjean Giroux: la carrière dont il ne rêvait même pas chez les Nordiques, Journal de Québec, 25 septembre 2022
Barons' Alexandre Giroux will not give up on NHL dream, The Oklahoman, 30 jan. 2011
Hershey hero Giroux re-signs with Capitals, AHL.com, 5 août 2009

dimanche 22 août 2021

NHL Hockey pour Intellivision



Si mon collègue Ray Sheppard a écrit plusieurs billets au sujet des jeux vidéo de hockey, principalement des années 1990 et de la série NHL, mon âge un peu plus avancé a fait en sorte que j’ai joué avec des jeux d’une autre génération.

Si j’ai déjà écrit un article au sujet d’Ice Hockey d'Activision (destiné au Atari 2600), je profite du fait que j’ai récemment ressorti mon vieil Intellivision (c’est fou ce qu’on trouve dans le grenier du paternel…) pour en écrire un sur NHL Hockey, destiné à cette console.



Intellivision a été créé par Mattel en 1979. NHL Hockey date d’ailleurs de cette même année. La console était d’abord renommée pour ses jeux de sports, bien qu’elle offrait aussi plusieurs autres catégories. Au Québec, ses publicités mettaient d’ailleurs en vedette le comédien et commentateur sportif Yves Létourneau. On nous la vendait ainsi comme étant beaucoup plus près de la réalité (en comparaison avec la compétition et en considérant qu’on parle tout de même ici d’un jeu qui a plus de quarante ans…)





Comparé à Ice Hockey (paru pourtant deux ans plus tard), le jeu d’Intellivision est effectivement beaucoup plus réaliste. Au lieu de deux joueurs, on en retrouve ici trois, en plus d’un gardien de but. Ce dernier était contrôlé par le jeu et n’était pas facile à déjouer, ce qui rendait les pointages de 18 à 11 très peu probables, contrairement au jeu destiné à l’Atari. Le gardien pouvait aussi relancer l’attaque.

La patinoire était également d’un aspect beaucoup plus réaliste, avec des filets derrière lesquels il était possible d’aller, contrairement à l’autre jeu. Et bien qu’il était possible de faire rebondir la rondelle sur les bandes, ces rebonds ne risquaient pas de parcourir de grandes distances lui donnant des airs du jeu Pong, comme c’était le cas d’Ice Hockey.

Les passes et les tirs étaient décochés dans la direction où l’on se dirigeait. Le joueur que nous contrôlions était celui le plus près de la rondelle et était d’une couleur légèrement différente des autres.

Par contre, comme dans l’autre jeu, il était possible de faire aller son bâton. Lorsque le coup était asséné au porteur du disque, celui-ci se retrouvait sur son arrière-train et on lui subtilisait la rondelle. Lorsque l’agression avait plutôt lieu sur un joueur qui n’avait pas la rondelle, on écopait d’une punition de deux minutes. Le banc des punitions ne comptant qu’une place et considérant qu’il n’y avait que trois joueurs sur la glace, on ne pouvait pas recevoir deux pénalités en même temps. Au moins, on n’y retrouvait pas l’aspect d’impunité qu’il y avait dans Ice Hockey, où il n’y avait aucune pénalité.

On se retrouve sur le derrière

Temps de réflexion au banc des punitions

Le jeu comprenait trois périodes de vingt minutes (contre une de trois minutes pour le jeu destiné à Atari) et, grande faiblesse, il nécessitait absolument deux joueurs, à moins d’accepter que l’équipe adverse ait un joueur fantôme. Il fallait donc se trouver un ami ou un frère qui avait de l’intérêt et du temps…


Une version légèrement améliorée (on pouvait entre autres jouer à un joueur) a été commercialisée quelques années plus tard sous le nom de "Slap Shot Super Pro Hockey", mais je ne l’ai jamais essayée.

C’était l’époque et bien que ça semble aujourd’hui un peu simplet, ça nous amusait énormément!



jeudi 30 juillet 2020

Un jeu de hockey NES inédit!




Dernièrement, une fuite chez la multinationale Nintendo surnommée la ''gigaleak'' nous a permis de découvrir plusieurs facettes de nos jeux vintage favoris qui ont été modifiées ou annulées, comme par exemple l'inclusion avortée de Luigi dans Super Mario 64. On retrouve également des jeux qui ont été programmés mais jamais lancés sur le marché, comme par exemple Starfox 2, restant plutôt dans les limbes et dans les légendes urbaines de la communauté des fans de jeux vidéo.

Un de ces jeux jamais vus auparavant et dont je me dois absolument de jouer avant ma mort est un jeu de hockey RPG! Si vous ne connaissez pas les RPG (role playing game) ce sont des jeux du genre Zelda, Warcraft ou Final Fantasy ou vous devez progresser dans le monde et prendre de l'expérience afin d'améliorer vos statistiques de jeu afin de performer davantage dans les niveaux plus difficiles au fur et à mesure que l'histoire progresse.




Vous connaissez peut-être le jeu HIT THE ICE au Super Nintendo, ce jeu de style arcade qui est paru tout d'abord dans les cabinets d'arcade avant d'être exporté sur la SNES en 1993. Je l'ai moi-même dans ma liste de montage pour ma série sur les jeux vidéos de hockey sur Youtube. Mon vidéo est filmé mais je dois finir le montage un jour...

Il y eut cependant une version de HIT THE ICE sur NES qui ne fut jamais vendue et dont la programmation n'a jamais été complétée. On retrouve cependant désormais un prototype quelque part et je vais essayer coûte que coûte de me le procurer. Au moment de la programmation de cette version NES au début des années 90, les programmeurs avaient envie de faire différent de la version en arcade en ajoutant des éléments de jeu RPG. L'équipe se promène donc sur une carte, visite des stades et rencontre des équipes adverses sur son chemin qu'elle doit battre lors de mini-matchs.

Voici donc pour vous un extrait de ce jeu jamais commercialisé mais oh combien intrigant:




Lors d'une victoire on remporte des points d'expérience et de l'argent permettant ensuite d'acheter des ''power-ups'' comme des boissons hydratantes et des hamburgers qui permettent aux joueurs de progresser. Les minis-matchs ne sont que d'une période d'une minute et arrivent au hasard en se promenant sur la carte tandis que les vrais matchs ont lieu lors de l'arrivée à un stade adverse.

On retrouve également des interventions de notre DG qui nous lance des reproches ou des encouragements lors de défaites ou victoires.

Voici quelques screen shots:

Choix et statistiques des joueurs

Au moins il y a des pommes... Je parie qu'elles donnent moins d'énergie que les Burgers

VHL ?

''Special Beef'' ?


Bien sûr des bagarres!

''Video Hockey League'' Nice...

Des ''chicks'' qui viennent célébrer avec vous après chaque victoire

Malheureusement, alors que l'intérêt envers le vieux Nintendo diminua suite à la sortie du Super Nintendo, cette version RPG fut abandonnée et l'éventuelle version sur SNES ne garda pas ses éléments RPG mais nous a quand même donné un jeu intéressant et assez cartoonesque. Cette version NES ressemble étrangement plus à l'obscur jeu IKE IKE Nekketsu Hockey Bu! qui n'avait pas été vendu en dehors du japon et que vous pouvez voir avec mon épisode de Jeux de Vidéo Rétro d'il y a quelques années.

Bref ça a l'air bien amusant et divertissant tout ça. Je vais bien sûr essayer de trouver ce prototype en format ROM et de peut-être un jour continuer à publier d'autres vidéos. N'oubliez pas de visiter ma chaîne Youtube pour découvrir d'autres jeux du genre. J'ai des problèmes avec mon ordinateur et je ne peux faire de nouveaux montages pour l'instant mais vous pouvez y parcourir mes vieux vidéos.

mercredi 18 avril 2018

Jeu de hockey rétro: Mutant League Hockey




Voici enfin à la demande générale le fameux jeu Mutant League Hockey sur Sega Genesis.

Paru en 1994 par la même compagnie qui a publié la série NHL, Mutant League Hockey est en fait un dérivé de Mutant League Football, un jeu très similaire où l'on retrouve quelques-unes des mêmes races de monstres qui s'affrontent cette fois-ci au hockey.

Le jeu est désormais devenu un jeu culte et est d'ailleurs assez onéreux si vous le voulez en version complète dans sa boite...

Bonne écoute!


samedi 24 mars 2018

Hockey rétro sur Atari






Voici mes deux plus récentes expérimentations de jeux rétros de hockey. Cette fois-ci j'avais l'aide d'un nouveau collaborateur avec mon ami Steeve qui est venu faire quelques jeux avec moi.

Pourquoi pas faire une plug pour son band Jon Snow va mourir ici.

On a commencé par deux jeux sur les vieilles consoles Atari.

Le premier, simplement nommé ICE HOCKEY, est un des premiers jeux vidéos de hockey datant de 1981. Avant ça, il y en aurait seulement eu un sur la console Intellivision, un autre sur le Magnavox Odyssey et plusieurs autres variantes de PONG qui avaient des settings de hockey...

Mon collègue keithacton a également parlé du jeu dans le passé





Le deuxième, HAT TRICK, est paru en 1987 sur le successeur du Atari 2600 et du 5400, le Atari 7800. Ce jeu est nettement moins connu que son prédécesseur. Sa pochette est vraiment affreuse et le jeu l'est également.




Ce n'était que deux des jeux que nous avons joué. Je vous garde la suite pour plus tard.

lundi 12 février 2018

Jeu vidéo rétro: IKE! IKE! Nekketsu Hockey Bu




Voici après quelques mois d'absence un nouveau vidéo de mes explorations de jeux vidéo de hockey rétro. J'ai récemment eu plusieurs nouveaux jeux et je me devais de continuer ma mission.

Le jeu d'aujourd'hui est une espèce d'anomalie japonaise qu'on a jamais pu voir ici.

Je vous présente donc le magnifique jeu IKE! IKE! Nekketsu Hockey Bu
 



Cliquez ici pour découvrir d'autres jeux de hockey sur des vieilles consoles.

dimanche 11 juin 2017

Niaisons avec "Créer un joueur" des jeux NHL






Durant ma rétrospective de la série NHL, j'ai récemment profité de l'occasion pour réaliser le rêve de mon collègue Martin ITFOR en changeant le numéro de Miroslav Satan. Il a même pas encore regardé mon vidéo le maudit alors je gâche pas le punch tout de suite, cliquez ici pour découvrir mon chef d'oeuvre, surtout toi Martin.

Tout cet effort afin de faire cette joke m'a inspiré afin de faire encore plus de niaiseries avec ce médium qu'est la fonction "Créer un joueur" ou "changez le numéro d'un joueur" de la série NHL. 

 Allons-y donc...



Celui-ci a un bon plan de retraite.

Steve Iphone change de numéro assez souvent et a souvent besoin d'être mis-à-jour.

Un joueur super-héros

Un joueur un peu "space" qui a surmonté l'adversité mais qui n'a jamais atteint son plein potentiel.

(J'aurais peut-être dû changer sa teinte de peau à celui-ci... ou peut-être pas)

On a beaucoup de joueurs musicaux dans cette liste

Ils ont essayé de réunir U avec IPhone et ITunes sur la même ligne mais ça n'a pas marché.


Celui-ci a connu son 15 minutes de gloire dans les années 90.

Un autre feu de paille des années 90

Un joueur issu du programme hockey de l'entraineur Bryan Adams.


Une petite Labatt 50 en utilisant du WD-40

Ici ma joke a avorté. Je voulais réunir les 5 frères Rocky dans leur ville natale de Philadelphie mais les Flyers ont retiré les numéros 1 (Bernard Parent) et 4 (Barry Ashbee). Il y a un 6e frère Rocky un peu plus jeune mais il refuse de porter un numéro.

Ici j'ai utilisé une vieille version (ironiquement sur Playstation) afin d'utiliser les graphiques de l'époque. Une chance que les joueurs pouvaient avoir des noms et numéros différents dans ce temps-là car ils ont tous le même visage...

En terminant dans la même veine, j'ai aussi pensé à rectifier une injustice flagrante en attribuant le #64 à l'ancien joueur Mike Commodore. Malheureusement ils n'ont pas mis sa splendide barbe rousse dans le jeu...

C'était mes niaiseries de faux joueurs à NHL. Si jamais vous avez des suggestions de joueurs que j'aurais oublié, laissez moi un commentaire et je les ajouterai.