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jeudi 19 mai 2022

Robert Holland










Né le 10 septembre 1957 à Montréal, Robert "Robbie" Holland fit ses débuts avec les Lions de Longueuil dans le Junior A pour la saison 1974-75. L'année suivante, il rejoint le Junior de Montréal dans la LHJMQ, où il partagea le filet avec Marco Baron,  cumulant des fiches des 34 victoires contre 37 défaites et 5 parties nulles. Lors du repêchage de 1977, les Canadiens de Montréal en firent leur choix de 4e ronde et l'assignèrent aux Voyageurs de la Nouvelle-Écosse, dans la LAH, où il se partagea le trophée Hap Holmes (meilleure moyenne de buts contre) avec Maurice Barrette. Même si les dirigeants du Canadien savaient depuis le mois de septembre 1978 que Ken Dryden pensait prendre sa retraite à la fin de la saison 1978-79, ils n'étaient pas vraiment garnis en jeunes espoirs talentueux devant le filet. Il y avait bien Richard Sévigny qui allait graduer la saison suivante pour seconder Michel Larocque. Cependant, Holland ne connut que deux saisons moyennes avec la Nouvelle-Écosse. Le CH transigea donc ce dernier avec Pat Hughes en août 1979 aux Penguins de Pittsburgh, en retour du gardien vétéran de huit saisons Denis Herron et d'un choix de 2e ronde en 1982.


Avec les faibles Penguins, Holland eu droit à ses premiers coups de patins dans la LNH. Il disputa 34 matchs en 1979-80, aux côtés de Greg Millen, remportant 10 victoires et blanchissant l'adversaire à une occasion. La saison 1980-81 vit Millen prendre le filet le plus clair du temps, reléguant donc Holland à un rôle de spectateur. Il disputa 10 matchs avec Pittsburgh, n'en remportant qu'un seul. Il fut également d'office pour quelques matchs avec les Whalers de Binghamton, mais disputa plus de matchs avec les Checkers d'Indianapolis dans la Central Hockey League. Il ne retourna plus jamais dans la LNH.

Pendant l'entre saison, les Penguins échangèrent les droits de Holland aux champions de la coupe Stanley, les Islanders de New York mais celui-ci demeura avec les Checkers d'Indianapolis. Il faut dire que le filet des Islanders était bien rempli avec Billy Smith et Rolland Melanson. À Indianapolis, Holland agissait comme auxiliaire au choix de 2e ronde des Islanders en 1980, Kelly Hrudey. Ce duo se partagea le trophée Terry Sawchuk  (meilleure moyenne de buts contre) lors des saisons 81-82 et 82-83, en plus du championnat des séries éliminatoires lors de ces mêmes saisons. Lorsque Hrudey se dirigea vers Long Island pour la saison 1984-85, Holland prit la majorité de la charge de travail devant le filet des Checkers, qui évoluaient désormais dans la IHL. La performance de l'équipe fut toutefois décevante, mais Holland récolta malgré tout sa part de victoires, alors qu'il remporta 23 des 31 matchs des Checkers lors de cette saison. L'année suivante, Holland vit moins d'action alors que les Checkers misèrent plus sur Mike Zanier devant les filets. Holland récolta tout de même 18 victoires et disputa également 8 matchs avec les Indians de Springfield dans la AHL, empochant la victoire à 6 reprises.

Il fut de retour dans la IHL pour la saison 1986-87, mais avec les Admirals de Milwaukee, avec qui il disputa sont plus haut total de matchs en une saison, soit 66. Il gagna à 34 occasions et encaissa la défaite dans 31 rencontres. Il prit sa retraite à la fin de cette saison.

vendredi 13 mai 2022

Masque spécial vendredi 13 #5

Cela fait encore 8 mois depuis le dernier vendredi 13 en août dernier. Si vous avez oublié le concept de cette série, je vous partage un masque "qui fait peur", question de vous rappeler la vedette des films d'horreur, Jason Voorhees.

Voici le lien si vous voulez consulter les autres éditions de cette série.  

Aujourd'hui, on se transporte sur l'ancien continent, en Allemagne, pour le masque de Rainer Makatsh.

Rainer Makatsh n'a joué qu'une seule saison avec les Kölner Haie (en "français", les Sharks de Cologne ;) ) les aidant à remporter le titre de la 1ere Division de la Ligue d'Allemagne avec ce masque, avec ces yeux prenant la place de ceux du requin. La version colorisé de cette photo est bien entendu plus magnifique.



Passant toute sa carrière en Allemagne, Makatsch participa au Championnat du monde de hockey de 1970 et aux Jeux olympiques de 1972, en tant que gardien partant pour l'équipe allemande. Mais je ne sais pas si son "masque" à cette époque faisait moins peur que le requin, étant donné la pauvre protection que ça pouvait offrir ...


Me semble qu'une bonne garnotte sur le museau devait faire éclater le plastique ...

mardi 10 mai 2022

L'autre Michel Larocque




Le nom de Michel Larocque n'est pas inconnu des amateurs de hockey. Éternel substitut à Ken Dryden, c'est à ses côtés que "Bunny" a pu mettre la main sur trois de ces quatre trophées Vézina (le dernier étant partagé avec Denis Herron et Richard Sévigny). Mais peu d'amateurs connaissent "l'autre" Michel Larocque.

Petite BD trouvé dans mes recherches Marketplace ...

Fils d'un militaire canadien stationné en Allemagne de l'Ouest pendant la guerre froide, Michel Larocque est né dans la ville de Lahr en octobre 1976. Il débuta le hockey à l'âge de 11 ans. Sa famille déménagea quelques années plus tard à Dieppe au Nouveau-Brunswick, où il pu poursuivre son développement. Rendu au niveau M18, il décida plutôt de s'aligner avec l'équipe de son école secondaire, disputant quelques tournois aux États-Unis, dans la région de Boston, où il put regarder et apprécier le style de jeu universitaire américain. Il se rendit ensuite en Saskatchewan pour s'aligner avec les  Mustangs de Melfort dans la Saskatchewan Junior Hockey League (SJHL), une ligue junior A, où il fut nommé gardien de l'année à sa première saison. Il s'entendit ensuite avec Boston University pour rejoindre leurs rangs après sa deuxième saison avec les Mustangs.


J'ai toujours trouvé toujours bizarre que les gardiens peuvent être assistant ou capitaine dans le circuit universitaire américain

Il rejoint donc Boston University pour la saison 1995-96, où il fit belle figure pendant sa "Freshman Year", remportant 10 de ses 14 matchs. Il se mérita du même coup une place sur l'équipe d'étoiles des recrues. Ces performances lui valut d'être repêché en 6e ronde par les Sharks de San Jose au repêchage de 1996. Il ne perdit que 8 matchs sur 38 dans les deux saisons suivantes, mais ça se gâcha lors de sa dernière saison universitaire, récoltant une fiche de 14 victoires, contre 18 défaites et 3 matchs nuls en 35 parties. Peut-être qu'être le capitaine des Terrier lors de cette saison était trop de pression pour lui …

Avant même son saut chez les professionnels, les Blackhawks de Chicago firent son acquisition des Sharks en août 1999, en retour de leur choix de 5e tour au repêchage de 2000. Il débuta donc son parcours parmi les différentes équipes affiliés aux Blackhawks et étant prêté à d'autres organisations. La saison 1999-2000 le vit donc disputer 4 matchs avec les Generals de Greensboro (ECHL), une partie avec les Lumberjacks de Cleveland (IHL), 4 avec les Flames de St-John's et 13 rencontres avec les Penguins de Wilkes-Barre/Scranton (AHL). Il cumula une fiche cumulative de 8 victoires contre 10 défaites et 3 matchs nuls lors de cette première saison professionnelle.

Pour la saison 2000-2001, Larocque fut assigné aux Admirals de Norfolk dans la Ligue Américaine, où il joua un total de 35 matchs de saison régulière, récoltant 13 victoires. Il fut rappelé par les Blackhawks au début du mois de décembre 2000, afin de seconder Jocelyn Thibault et Rob Tallas. Il fit sa première présence sur une patinoire de la LNH le 25 janvier à Philadelphie. Il vint en relève à Thibault, qui venait d'accorder quatre buts aux Flyers. En près de 33 minutes de jeu, Larocque accorda 1 but sur 8 lancers, dans une défaite de 5-1. Le lendemain, il obtint le départ face aux éventuels champions de la coupe Stanley, l'Avalanche du Colorado. Il ne pu stopper cette machine, perdant son premier départ au compte de 5 à 2. Cinq jours plus tard, il fut de retour devant le filet, affrontant cette fois les Oilers d'Edmonton. Encore une fois, il ne put récolter la victoire, les Blackhawks s'inclinant 3 à 2. 

Il fut ensuite de retour à Norfolk où il termina la saison et disputa 5 matchs éliminatoires. N'étant plus sous contrat avec Chicago, il fut invité au camp d'entraînement la saison suivante de son ancienne équipe, les Sharks de San Jose. N'étant pas en mesure de se tailler un poste avec l'équipe, il prit sa retraite.

Il est maintenant le propriétaire d'une école de gardiens de but, ML28 Hockey. Il a d'ailleurs été nommé entraîneur des gardiens pour la saison prochaine avec la nouvelle équipe de la EHLP, les Hunstmen de la Pennsylvanie.

mardi 3 mai 2022

Joueur oublié des 90's #63 - Calle Johansson

 

 

Carl Christian Johansson, surnommé «Calle», est né à Gothenburg en Suède le jour de la St-Valentin 1967. Ce costaud défenseur de 5'11" et 203 livres gradua dans les différentes divisions du système suédois à partir de 1981 jusqu'à se rendre en première division avec le club de son patelin natal, le Frölunda HC, en 1983-84. Il s'y illustra la saison suivante avec 14 buts et 14 passes en 41 matchs, ce qui lui valut d'être repêché en première ronde, 14e au total, du repêchage de 1985 par les Sabres de Buffalo. Il venait également d'aider la Suède à remporter l'or aux championnats junior des moins de 18 ans.

Il passa ensuite à un autre club, le IF Björklöven, où il joua deux saisons avant de faire le saut en Amérique du nord avec les Sabres. Il couronna toutefois le tout avec un championnat de la Elitserien en 1987 et le titre du joueur junior de l'année en Suède.

 

Il débuta à Buffalo en 1987-88 et se distingua de belle manière avec une récolte de 42 points, ce qui lui valut une nomination sur l'équipe d'étoiles des recrues. La guigne de la deuxième année s'abattit toutefois sur lui lors de sa deuxième saison et au même moment, les Sabres se retrouvèrent avec leurs deux gardiens blessés (Darren Puppa et Tom Barrasso). Ils utilisèrent donc Johansson comme monnaie d'échange pour acquérir Clint Malarchuk des Capitals de Washington. Grant Ledyard et un choix de 6e ronde en 1991 prirent également le chemin de Buffalo, tandis que les Capitals reçurent également un choix de 2e ronde en 1989 en plus de Johansson. Avec leurs choix respectifs, les Sabres et les Capitals repêchèrent Brian Holzinger et le gardien Byron Dafoe respectivement. Surpris de cet échange, Johansson a longtemps cru que c'était son compatriote Bengt-Åke Gustafsson qui aurait fait pression auprès des Capitals pour faire son acquisition.

Johansson débuta donc son long parcours à Washington où il devient la valeur sûre de la brigade défensive pour les 14 saisons suivantes. Son rôle était souvent d'être jumelé avec le défenseur vedette du moment chez les Caps, que ce soit Scott Stevens, Rod Langway, Al Iafrate, Kevin Hatcher ou plus tard Sergei Gonchar. Il récoltait ainsi annuellement son 30-40 points, atteignant des sommets de 52 et 56 points en 90-91 et 91-92.

 

 
En 1992-93, les Capitals, comme le reste de la ligue, explosèrent offensivement. Les Caps établirent un record de la LNH pour le total des buts marqués par les défenseurs avec 94 filets, alors que Hatcher en récolta 34, Iafrate 25 et  Sylvain Côté 21. Pour sa part, Johansson en récolta 7, en plus de 38 passes.
 
Éternellement considérée comme une équipe de milieu de peloton, les astres s'alignèrent enfin pour les Capitals en 1998, alors qu'ils se faufilèrent jusqu'en finale contre les Red Wings. Cette saison-là, Johansson venait de marquer un sommet en carrière de 15 buts. Il obtint ensuite 10 points durant les séries mais lui et les Caps virent leur beau parcours prendre fin lors d'un balayage en règle par les Red Wings qui remportèrent une deuxième coupe d'affilée.




L'équipe rata les séries l'année suivante et s'effrita davantage lors des années subséquentes. Johansson continua d'être fidèle au poste malgré tout, à l'exception de la saison 2001-02 où il se blessa tôt au début de la campagne et ne put revenir qu'en octobre 2002. Il joua ensuite une dernière saison avec l'équipe en 2002-03, jouant cette fois l'entièreté du calendrier. Lors de sa retraite, il détenait le record de la franchise pour les points chez les défenseurs avec 474 points, ayant battu le précédent record de Scott Stevens quelques saisons auparavant. Ce record ne fut battu qu'en février 2020 par John Carlson. Johansson demeure toutefois le défenseur ayant joué le plus de match avec l'équipe avec 983 matchs. Il n'est devancé que par Alex Ovechkin et Nicklas Backstrom, les deux seuls joueurs de l'équipe à avoir franchi le cap des 1000 matchs.

Ayant toujours une année à son contrat avec les Caps mais n'étant pas intéressé à demeurer dans une équipe en reconstruction, l'équipe lui offrit de devenir recruteur. Les Maple Leafs étaient toutefois intéressés à ses services pour la saison 2003-04 mais sans réponse de leur part, il accepta le poste de recruteur avec les Caps. Ce n'est qu'en mars 2004 que les Leafs se décidèrent enfin de lui offrir un contrat pour le restant de la campagne et les séries. Il termina donc officiellement sa carrière après 8 matchs supplémentaires à Toronto ainsi que 4 autres en séries.
 
Après un retour en Suède, la famille Johansson revint dans la capitale américaine en 2012 lorsque le nouvel entraineur des Capitals, son ancien coéquipier Adam Oates, le recruta pour devenir son assistant. Cette expérience ne fut pas fructueuse pour les Caps qui ratèrent de peu les séries en 2013-14, la seule fois depuis 2008, et Adam Oates fut congédié en même temps que le DG George McPhee. Pour sa part, Johansson décida de retourner en Suède. Il est depuis conseiller chez son ancien club, le IF Björklöven.

 

 
 
En 1110 matchs en carrière dans la LNH avec les Sabres et les Capitals, Calle Johansson a récolté 119 buts et 416 passes pour 535 points.





Sources:
hockeydraftcentral.com
novacapsfans.com
nhl.com
eliteprospects.com