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dimanche 1 novembre 2009

Mon masque préféré...


Je vais profiter de cette journée où l'on célèbre le 50e anniversaire jour pour jour du célèbre match où Jacques Plante porta un masque pour la première fois pour révéler quel est mon masque préféré présentement dans la NHL. Et je vais déclarer le nouveau masque de Martin Biron gagnant avec son masque aux motifs du masque que portait le redoutable gardien Billy Smith des Islanders. Vous savez, quand les gens avaient peur des Islanders...

Traitez-moi de vieux jeu, mais je trouve que le nouveau masque de Martin Biron est un pur chef-d'œuvre... En rendant hommage à l'ancien masque de Billy Smith des années 70, Biron donne ironiquement un ton début des années 90 à son masque. Ça me rappelle cette période où l'on décorait son masque que pour "matcher" avec les couleurs de son équipe... Pas de Joker, pas de Ned Flanders, pas de Garth Brooks, pas de lutteurs, pas de bibitte ou autres patentes qui n'ont aucun rapport avec l'équipe... Pas de dessins airbrushés trop complexes qu'on ne voit pas, juste les couleurs de son équipe... C'est pourquoi le masque de Martin Biron est mon préféré... Étrangement, il me semble que seul un autre Martin, Brodeur celui-là, possède également un masque avec un minimum de détail. Il ne me vient pas à l'idée un autre masque de la sorte présentement dans la NHL...


Rappelez-vous à quel point le masque de Patrick Roy faisait peur lorsqu'il jouait pour le Canadiens. Ce n'était pas parce qu'il mettait son groupe de musique préféré ou une autre connerie du genre que Pâtrick possédait le masque le plus redoutable de la NHL, c'était parce que ce masque était porté par le meilleur gardien de but de la NHL. Rappelez-vous cette carte Proset avec le masque de Roy, wow... Pour faire une certaine analogie, c'est le contenu qui est important, pas le contenant... Même chose pour Brodeur je crois... Je crois que Carey Price devrait apprendre cela et arrêter de se faire faire des masques tous plus laids les uns des autres et de se concentrer sur son jeu... Si j'ai bien compris, non seulement il a un nouveau masque horrible avec un genre de Ghostrider dessus, il en a un autre spécialement fait pour les match avec les gilets "throwback" et en plus comme on a vu à Hockey Night in Canada hier, il est en train de s'en faire designer un spécialement pour le jour du souvenir... (Passage éditorial) Si seulement il jouait à un niveau où on est tellement bien divertit qu'on peut se permettre de bien se câlisser de ses masques...

J'ai hâte de dire à mes petits-enfants que dans mon temps il y avait des gardiens avec des masques blancs. Pire, dans mon temps il y avait encore des gardiens avec des masques sans grille, juste avec des trous pour les yeux...

samedi 31 octobre 2009

Andy Bathgate, l'homme qui lança sur Jacques Plante








On connaît tous cette histoire qui date d'il y a maintenant 50 ans en fin de semaine... Lors d'un match à New York entre les Canadiens et les Rangers, le redoutable Andy Bathgate, un des plus redoutable "sniper" de la NHL atteignit le gardien du Canadiens Jacques Plante au visage et le hockey changea du même coups lorsque le cerbère revint sur la glace avec un masque. Le geste était fait à jamais, les gardiens pouvaient maintenant porter un masque pour se protéger des redoutables tirs des jeunes vedettes comme Bobby Hull et ce même Andy Bathgate.
Bien d'autres gardiens ont porté le masque avant, on peut remonter jusqu'aux années 1920 afin de retracer des gardiens amateurs ayant porté le masque, mais presque aucun gardien n'avait porté le masque durant un match de la NHL. Seul Clint Benedict des Maroons de Montréal a porté un masque de cuir durant quelques matchs en 1930 suite à une blessure avant d'abandonner l'idée parce qu'il voyait mal à cause de la pièce qui protêgeait son nez. La plupart des joueurs durant les années 50 incluant Jacques Plante portaient le masque durant les pratiques mais ne le portaient pas durant les matchs. Johnny Bower par exemple portait une sorte de masque avec une vitre de plexiglass pour se protêger. Les entraîneurs ne voyaient par contre pas d'un bon œil en raison qu'il diminuait la vision des gardien le fait de porter le masque losrque ça compte vraiment.

Mais lors de ce match du premier novembre 1959 lorsque Bathgate décocha un de ses tirs foudroyant sur Plante et que ce dernier revint, il avait la candeur pour être un pionnier. Je doute fort qu'un gardien d'une équipe médiocre de l'époque comme les Bruins ou les Rangers aurait par le fait de revenir avec un masque sur la glace, légitimé son port. C'était le meilleur gardien de la NHL de son époque qui revint avec un masque. Un gagnant du Vézina lors des 4 saisons précédentes et ayant mené le Canadiens à 4 championnats de la Coupe Stanley. Personne ne dominait les buts comme Plante à cette époque. N'importe quel autre gardien aurait été relégué aux oubliettes, mais le Canadiens a fait confiance à Plante et le fait qu'il ait remporté ce match du premier novembre 1959 ouvrit une nouvelle époque. Je crois églament que lorsque le plus que légendaire Terry Sawchuck adopta le masque avec son redoutable masque de squelette, en 1962-63, le mouvement était irréversible. Ça prendra quand même 15 ans afin de convertir tous les gardiens au masque. Le dernier à ne pas avoir porté le masque dans la NHL fut Andy Brown qui évolua avec les Penguins lors de la saison 1973-74. à Cet époque, même les plus reluctants à se couvrir le visage d'un masque comme Gump Worlsey et Ed Giacommin s'étaient convertis au masque. Le masque fait maintenant parti de l'équipement standard et on se rappelle des gardiens sans masques comme une partie du passé comme la position de maraudeur (rover) qui disparut dans les années 1920 et peut-être les équipes pouvant remporter quatre Coupes Stanley de suite...

Mais une chose selon moi n'a pas reçu la justice qu'il se doit dans l'histoire de Jacques Plante, Andy Bathgate. Andy Bathgate passe pour le salaud de l'histoire, celui qui décocha le tir qui déforma le visage du grand gardien de Shawinigan. Je crois qu'au Québec on a toujours vu ce joueur comme un méchant mais Andy Bathgate était un des meilleurs joueur de son temps... Il eut malheureusement la malchance d'évoluer avec la pire équipe de la NHL durant ses meilleures saisons, les Rangers de New York étant de loin durant la période des six équipes la pire de la ligue. La saison précédant les incidents du premier novembre 1959, Bathgate avait d'ailleurs été le récipiendaire du trophée Hart malgré le fait que son équipe n'ait pas fait les séries lors de cette saison.

Andy Bathgate est né à Winnipeg en 1932. Il oua son junior avec les Biltmores de Guelph avec qui il remporta la Coupe Memorial en 1952. À la saison suivante, en 1952-53, Bathgate se tailla temporairement une place avec les Rangers tout en alternant ses présences avec les Canucks de Vancouver de la WHL. Il fit la même chose à la saison suivante avant de se trouver un poste permanent avec les Barons de Cleveland de l'AHL qu'il aida à remporter la Coupe Calder de 1954. Il retourna avec les Rangers à la saison 1954-55 pour ne plus quitter l'équipe avant une bonne dizaine de saisons. Bathgate jouait un style très agressif qui caractérisait les meilleurs joueurs de cette époque où les meilleurs joueurs était également les plus robustes. Bien qu'il pouvait jouer solidement, Bathgate n'aimait pas la violence, il était plutôt un joueur pouvant très bien se défendre mais qui préférait marquer des buts malgré le fait qu'il jouait pour les enfants pauvres de la NHL des six équipes. Il était considéré comme étant un des meilleurs patineurs de son époque et un des meilleurs manieur de rondelle de son époque...

Parce que les Rangers étaient vraiment le tier-monde de la NHL à l'époque parce qu'à 6 équipes, il y en avait des mauvaises pareil... Durant la période de 25 saisons que dura l'ère de six équipes, de la saison 1942-43 jusqu'à la saison 1966-67, les Rangers se sont qualifiés aux séries éliminatoires qu'à 7 reprise, atteignant la finale de la Coupe Stanley qu'une seule fois, en 1950 contre les redoutables Red Wings. J'ai déjà raconté ailleurs cette farce que Gump Worlsey faisait alors gardien des Rangers en répondant les Rangers lorsqu'on lui posa la question à savoir quelle était l'équipe qu'il craignait le plus... Andy Bathgate évoluait dans ces pitoyables Rangers où il mena durant 8 saisons consécutive au chapitre des points. Ses talents furent notamments remarqués en 1958-59 alors qu'il remporta en plein milieu de la dynastie des Canadiens des années 50 le trophée Hart remis au meilleur joueur de son équipe. De 1961 jusqu'à son départ en 1964, il fut d'ailleurs nommé le capitaine de l'équipe. Autre fait à noter, on lui crédite le fait d'avoir été le premier joueur à jouer avec une palette recourbée, ce qui pouvait expliquer son redoutable lancer. Bathgate termina même au premier range des marqueurs de la NHL à égalité avec Bobby Hull avec 84 points mais ne fut pas crédité du championnat des marquer, Hull ayant récolté plus de buts avec 50 buts.

Il est donc indéniable que Bathgate fut le joueur le plus important pour l'équipe new-yorkaise à cet époque. Une seule chose manquait toutefois à son actif, évoluer avec une bonne équipe... En 1964, son désir fut réalisé lorsqu'il fut échangé aux Maple Leafs de Toronto en compagnie de Don McKenney en retour de Dick Duff, Bob Nevin, Rod Seiling, Arnie Brown et de Bill Collins. À l'épque, les Leafs avaient remporté la Coupe Stanley à deux reprises et éprouvaient quelque difficultés à pouvoir faire un triplé en ce qu'il manquait une sorte de bougie d'allumage pour que l'équipe demeure une équipe champion. Punch Implach (coach des Leafs) affirma à l'époque que l'acquisition de Bathgate était l'ingrédient secret pour mener l'équipe à une troisième coupe. Le joueur arriva avec le goût de vaincre et ses talents offensifs qui allaient être un élément important de la conquête de la Coupe Stanley des Leafs. Enfin Andy Bathgate pouvait non seulement être un bon joueur mais un bon joueur au sein d'une bonne équipe. Bathgate marqua même le but gagnant de la Coupe Stanley... Ce but en échappée contre Terrey Sawchuck est d'ailleurs d'une beauté...

Le passage de Bathgate à Toronto fut toutefois très bref, après une saison complète à Toronto en 1964-65, il fut échangé en compagnie de Billy Harris et Gary Jarrett aux Red Wings de Detroit en retour de Marcel Pronovost, Eddie Joyal, Larry Jeffrey, Lowell MacDonald et Aut Erickson. Bathgate passa deux saisons décevantes avec les Red Wings passant même quelques temps dans l'AHL avec les Hornets de Pittsburgh en 1966-67 avant d'être réclamé au repêchage d'expansion de 1967. Il mena la jeune équipe au chapitre des points lors de leur saison inaugurale avec 59 points en plus d'exercer du leadership. Il fut toutefois échangé la saison suivante aux Canadiens de Montréal qui voulaient l'utiliser comme joueur-entraîneur avec les Voyageurs d'Halifax dans l'AHL. Bathgate refusa et se rapporta aux Canucks de la WHL avec qui il remporta le championnat de la ligue lors des deux saisons avec l'équipe en plus de remporter le championnat des marqueurs de la ligue en 1970 en plus d'être nommée meilleur joueur de la ligue lors de cette saison.

Ce qui est remarquable dans cet épisode de la carrière de Bathgate, c'est qu'il n'avait aucun complexe à ce point dans sa carrière par rapport au fait qu'il n'était plus au sommet de sa forme et qu'il voulait toujours jouer au hockey et donner du très bon hockey à des niveaux inférieurs, chose que peu de joueurs sont capables de faire. Il revint jouer une dernière saison avec les Penguins en 1970-71 avant de prendre le chemin de la Suisse. Il revint durant quelques matchs avec les Blazers de Vancouver dans la WHA avant de prendre définitivement sa retraite du hockey professionnel...

En 1069 matchs dans la NHL, il récoltat 973 points dont 349 buts en 17 saisons...

Andy Bathgates fut intronisé au Temple de la renommée en 1978, ironiquement la même année que Marcel Pronovost contre qui il fut échangé en 1965 et... Jacques Plante...

Son chandail numéro 9 fut retiré la saison dernière par les Rangers de New York...

Son petit-fils portant également le nom Andy Bathgate fut repêché par les Penguins de Pittsburgh en 2009 au 151 rang...




jeudi 29 octobre 2009

Thunderbirds in China

 






Thunderbirds in China est un film de l'ONF réalisé par un dénommé Les Rose en 1974. Ce documentaire suit l'équipe de hockey des Thunderbirds de UBC (University of British Columbia) durant un voyage dans la Chine de Mao lors de cette même année afin d'enseigner aux chinois l'art de jouer au hockey. Non seulement les jeunes joueurs donne une leçon de hockey, en 7 match le cumulatif des points est de 56 à 5, mais ils ont droit à un dépaysement en règle. Rappelez-vous que la Chine en 1974 est un pays communiste très autoritaire et fermé sur le monde. Le film me rappelle un peu les documentaires de nos jours a propos de la Corée du Nord comme le fameux Vice guide to North Korea (à voir absolument!). Par exemple, une pratique`de l'équipe devant 18000 personnes qui ont l'air de se demander qu'est-ce qu'ils peuvent bien foutre-là, les joueurs finissent par se le demander également. Ma scène préférée est celle où un des joueurs justement durant cette pratique se fait mal à un genou et il se fait traiter par des médecins chinois... Le visage qu'il fait et ce qu'il dit lorsqu'on le traite à coup d'aiguilles d'acuponcture vaut le film à lui seul. L'équipement des gardiens chinois est assez incroyable aussi, ils portent un casque Jofa avec une sorte de masque traditionnel chinois au visage. Incroyable...

Mais le film m'a retourné à une question que je me pose depuis longtemps à savoir pourquoi aucun pays asiatique ne s'est jamais hissés parmi les puissances internationales au hockey. Je sais que les japonais jouent au hockey sur glace depuis les années 20 mais ils n'ont jamais vraiment représenté une menace comme les russes, les tchèques et les suédois le sont devenus. Le Japon est présentement 22e au classement de la IIHF et la Chine est 28e. Le Japon n'a jamais fait mieux qu'une 8e place sur 9 lors des olympiques de 1960... Il faut croire qu'ils ont préféré le baseball... Et je trouve quand même décevant qu'historiquement le système autoritaire chinois à l'époque de ce film ne s'est jamais mis au hockey comme le système soviétique l'a fait dans les années 40. J'imagine quedes chinois hyper-drillés pour gagner pour leur système affronter le Canada aurait pu être aussi intense que la rivalité Canada-Russie... Mais non, jamais les pays asiatiques ne sont devenus des puissances du hockey.

Je crois, et on l'explique dans le film Thunderbirds in China, que c'est le jeu robuste et la violence du hockey qui entre en conflit avec les valeurs des cultures asiatiques... Pour parler un peu vulgairement, le hockey ne respecte pas le bushido... Un bon crosscheck dans le dos ce n'est pas très zen si on peut dire... C'est probablement pourquoi le hockey ne jouit pas d'une certaine popularité en Asie...

On peut voir clairement cette différence de valeurs dans Thunderbirds in China :



mercredi 28 octobre 2009

"Bad" Joe Hall








Je vais faire comme tout le monde et parler de grippe...

Ce n'est pas la première fois que le hockey connaît une période de menace de grippe. Je ne parle pas ici du SRAS, de la grippe aviaire ou toute autre frousse qu'on nous a fait depuis quelques années. Non, je parle belle et bien de la grippe espagnole, cette méchante pandémie qui ravagea l'Occident à la fin des années 1910. Cette épidémie coûta cher aux Canadiens de Montréal en ce que non seulement elle les priva de leur seconde Coupe Stanley, mais elle leur coûta également l'un des joueur les plus salauds de cette époque, "Bad" Joe Hall.

Joe Hall est né en 1882 à Staffordshire en Angleterre. Sa famille quitta pour le Canada et emménagea à Brandon, au Manitoba, lorsqu'il était enfant. C'est en 1902 qu'il débuta sa carrière de hockeyeur au sein de ligues organisées en se joignant aux Brandon Regals de la Manitoba Senior League. Il joua au sein de différentes équipes de Brandon et de Winnipeg pendant plusieurs saisons, prenant part notamment à l'équipe du Winnipeg Rowing Club, qui défia sans succès les Silver Seven d'Ottawa, les futurs Senators.  En 1907, il se fit prêter par son équipe de Brandon aux Thistles de Kenora (ville à l'extrême-ouest de l'Ontario) à l'occasion d'une série challenge pour la Coupe Stanley face aux Wanderers de Montréal, que l'équipe ontarienne remporta. Hall n'eut malheureusement pas l'occasion de jouer pour l'équipe mais est considéré de nos jours comme ayant fait fait partie de cette équipe championne. Une autre future légende du hockey, Art Ross, aura le même traitement. Fait intéressant, la ville de Kenora, ville de 4000 habitants à l'époque, est de nos jours considérée comme la plus petite ville à avoir remporté la Coupe Stanley. À cet époque, Joe Hall, connu pour avoir été un des joueurs les plus salaud de son époque (mis à part Sprague Cleghorn), évoluait à l'attaque plutôt qu'à la défense, sa position lors de ses années de gloire.

Joe Hall débarqua à Montréal en cette même année 1907 afin d'évoluer avec les Shamrocks de Montréal, pour qui il évolua principalement jusqu'en 1910. Il joua également quelques matchs avec Wanderers de Montréal, les Pros d'Edmonton et les Maple Leafs de Winnipeg. Joe Hall est toutefois connu pour avoir été un redoutable défenseur avec les Bulldogs de Québec et c'est à l'apparition de l'équipe dans la NHA à la seconde saison de la ligue en 1910-11 qu'il se joint à l'équipe. Il les aida notamment à remporter la Coupe Stanley à deux reprises en 1912 et 1913. C'est en tant que joueur des Bulldogs que Joe Hall développa une rivalité assez brutale avec la vedette des Canadiens de Montréal Newsy Lalonde. Cette rivalité apparemment ferait passer celle entre Dale Hunter et Chris Nilan que l'on a connue pour de la petite bière...

Par contre, grâce à un retour des choses, Joe Hall dût enterrer la hache de guerre avec son rival de Montréal en 1917, alors qu'il se joignit aux Canadiens de Montréal. Lorsque la NHA fut dissoute en 1917 pour faire place à la LNH, l'équipe de Québec ne put fournir les fonds nécessaires afin de joindre cette ligue et les joueurs furent dispersés un peu partout dans la ligue en attendant que l'équipe puisse se joindre à la nouvelle LNH. C'est ce qui amena Joe Hall et l'as marqueur Joe Malone à Montréal.  Lorsqu'il se joignit aux Canadiens, Joe Hall devint l'un des premiers joueurs anglophones à se joindre à l'équipe francophone...

À sa seconde saison avec les Canadiens en 1918-19, Hall et Lalonde, maintenant devenus amis, aidèrent les Canadiens à remporter le championnat de la LNH, ce qui leur valut d'avoir un ticket pour affronter les Metropolitans de Seattle, champions de la Pacific Coast Hockey Association, pour la finale de la Coupe Stanley. La série allait se dérouler à Seattle, en raison du fait que les déplacement intercontinentaux à l'époque étaient un peu plus long que de nos jours... Après cinq matchs, les deux équipes étaient à égalités 2-2, le 4e matchs ayant été terminé par la marque de 0-0. Le match étant sous les règles de la PCHA, il se termina après 20 minutes de supplémentaire, but ou non. Lors de ces rencontres entre la LNH et la PCHA, on alternait de match en match les règles des ligues respectives, ce qui a dans le cas de cette série a porté à confusion et a peut-être coûté la Coupe Stanley à une des deux équipes...

Le sixième match était donc prévu pour le premier avril. Il n'aura toutefois jamais lieu en raison de la grippe espagnole. L'épidémie frappa la plupart des joueurs des Canadiens dont Joe Hall, Billy Coutu, Louis Berlinquette, Newsy Lalonde et Jack McDonald, qui furent hospitalisés en raison de cette maladie. À 5 heures du début du match, devant le nombre important de joueurs frappés par celle-ci, le match fut annulé. Georges Kennedy, alors propriétaire des Canadiens qui fut également frappé par la maladie, déclara forfait et nomma les Mets de Seattle champions de la Coupe Stanley. Toutefois, Pete Muldoon, propriétaire de l'équipe de Seattle, refusa le championnat de par la raison dramatique du forfait. D'une manière in extremis afin de décider d'un champion, Kennedy demanda à Frank Patrick, propriétaire de la PCHA, d'utiliser des joueurs de l'équipe de Victoria pour les Canadiens afin de compléter la série. Patrick refusa et la Coupe Stanley ne fut pas attribuée en ce printemps de 1919. Ce fut la seule fois avant l'annulation du championnat en 2005 que la Coupe ne fut pas attribuée.



Joe Hall, déjà affligé de la grippe espagnole, fut frappé d'une pneumonie qui l'emporta quelques jours plus tard. Il mourut dans un hôpital de Seattle à l'âge de 36 ans le 5 avril 1919. Ses funérailles eurent lieu à Vancouver quelques jours plus tard en présence de la plupart de ses coéquipiers. Il fut inhumé à Brandon au Manitoba.

"Bad" Joe Hall, 3 fois champion de la Coupe Stanley et l'un des joueurs les plus craints de son époque, fut intronisé au Temple de la Renommée du hockey en 1961, plus de 40 ans après son décès tragique lors de la finale de la Coupe Stanley de 1919...