Né à Toronto de 15 mai 1964, David William Reid a grandi en banlieue à Etobicoke. Après une première saison junior avec les Petes de Peterborough en 1981-82, cet attaquant de 6'-1" fut repêché en 3e ronde (60e au total) par les Bruins de Boston au repêchage de 1982.
Il joua deux autres saisons à Peterborough, à l'exception de 8 matchs avec les Bruins durant la saison 1983-84 où il marqua son premier but en carrière. Il passa ensuite les 4 saisons suivantes à faire la navette entre les Bruins et leurs divers clubs-école, malgré de statistiques honnêtes comme sa saison 84-85 où il ammassa 27 points en 35 matchs à Boston. Cependant, au fil des saisons, les Bruins l'employèrent de moins en moins et après la saison 87-88 où il ne joua que 3 matchs avec le grand club, il fut libéré.
Il signa alors comme agent libre avec son club d'enfance, les Maple Leafs, pour la saison 1988-89. Avec un club plus faible à Toronto qu'à Boston, Reid put finalement devenir joueur de la LNH à temps plein, et il obtint 30 points en 77 matchs. C'est surtout en tant que spécialiste défensif et tueur de pénalités que Reid sut faire sa niche. En 1990-91, il connut sa meilleure saison en carrière jusque-là avec 15 buts et 13 passes. 8 de ces 15 buts furent marqués en désavantage numérique, ce qui égalisa un record d'équipe avec Dave Keon (en 1970-71), record qui demeure en place jusqu'à ce jour.
Cependant, malgré cette bonne saison et ce record, les Leafs le libérèrent au début de la saison 91-92. Sans contrat pendant quelques semaines, ce sont finalement les Bruins qui lui firent signe. Il revint donc en décembre 1991 après une dizaine de matchs dans les mineures avec le club-école.
Il joua les 5 saisons suivantes à Boston, principalement dans son rôle fétiche de spécialiste défensif mais étant parfois amené à jouer sur la première ligne avec Cam Neely ou Adam Oates. Il obtint 2 saisons de plus de 20 buts, une en 92-93 et l'autre en 95-96 avec 23 buts et 21 passes pour un sommet en carrière de 44 points.
De nouveau agent libre à l'été 1996, il signa alors avec les Stars de Dallas. Il connut d'abord une bonne saison de 18 buts en 96-97 avant de redevenir exclusivement comme spécialiste défensif. Il continua toutefois de contribuer offensivement au bon moment, comme par exemple durant les séries de 1999 où il obtint 10 points en 23 matchs, aidant grandement à la conquête de la coupe par les Stars.
Après cette première coupe, il retourna de nouveau sur le marché des joueurs autonomes et il signa alors un dernier contrat avec l'Avalanche où il joua deux saisons et se retira du jeu après une deuxième coupe remportée en 2001.
En 961 matchs dans la LNH, il obtint en tout 164 buts et 204 passes pour 369 points, en plus de 35 points en 118 matchs en séries.
Dans l'histoire longue et compliquée des chandails et logos de hockey, il y a eu des changements qui sont plutôt passés inaperçus à l'époque. Ou qui ont simplement été oubliés au fil des années.
En voici quelques-uns au hasard.
Selon moi, le meilleur exemple de changement subtil qui intéresse seulement les geeks de logos, est le cas des North Stars des années 90.
Après la vente de l'équipe suite à la finale de 1991 perdue contre les Penguins, les North Stars changèrent de logo et de chandail pour une version plus moderne qui ne mettrait désormais en vedette que le mot «Stars», ce qui selon plusieurs avait pour but de rendre l'équipe plus attrayante aux yeux d'acheteurs potentiels qui voudraient la déménager.
C'est ce qui arriva alors que les Stars déménagèrent au Texas pour la saison 1993-94. Le chandail ne subit alors que quelques modifications mineures. En fait les seuls ajouts furent le logo du Texas à l'épaule et le «Dallas» ajouté sur les pantalons. Après cette seule saison 93-94 avec cette version, on ajouta le «Dallas» au logo et la teinte de vert devint plus foncée.
On pourrait croire que ces petits changements ne valent même pas la peine d'être considérés comme un «nouveau» chandail pour l'équipe, mais la teinte de vert vient vraiment changer la donne, surtout sur la bande aux épaules qui est presque totalement confondue avec le noir comparativement aux années précédentes. Ce n'est pas pour rien que les Stars sont revenus à un vert plus vif avec leur chandail actuel, alors que ce vert «kaki» était tout simplement trop foncé.
Avec ces changements subtils/pas trop subtils, cette période de «foncisation» dans la LNH a mené à des excès de chandails trop sombres, ce qui a culminé avec une finale de 1999 mettant en vedette des chandails excessivement foncés chez les Stars et les Sabres, ce qui en faisait quelque chose de très plate à regarder, en plus des matchs qui se terminaient 2 à 0...
À peu près au même moment à Montréal, il y eut aussi un petit changement subtil sur le chandail blanc du CH. En 1997-98, l'équipe a modifié son lettrage pour ajouter un léger «outline» blanc entre le chiffre bleu et son contour rouge, ce qui accentue davantage l'identité «tricolore» de l'équipe. Ce traitement est toujours en vigueur de nos jours.
Également subtil, le gros numéros au dos ont aussi été légèrement grossis. Vous pouvez le voir ici avec un avant 1997 et un après 1997.
Dans le même style, les Nordiques avaient aussi trafiqué en 1991-92 leur contour de lettrage avec l'ajout d'un subtil contour rouge, en plus de grossir le logo. Il s'agit essentiellement du même chandail mais ces petits changements en font un chandail vraiment plus intéressant et moderne. Le rouge, qui était jusque là seulement présent sur le logo, vient accentuer le reste du chandail de brillante façon.
Je crois même ne pas trop exagérer en disant que ces modifications ont subconsciemment aidé l'équipe à sortir de ses années de misère.
C'était pas l'échange de Lindros, c'était le chandail...
Remarquez également la grosseur du contour blanc sur le logo de la 2e photo. Fantastique.
Ici vous avez deux versions de John Ogrodnick. La première date de 1982 tandis que la deuxième version date de 1985. Remarquez que le logo a été inversé d'une version à l'autre. Ce qui était blanc est désormais rouge et vice-versa. Encore une fois c'est très subtil mais avouez qu'une fois qu'on le sait, c'est difficile de contredire le choix des designers. Le même procédé fut également appliqué sur le chandail blanc.
Remarquez également le style de lettrage plus arrondi sur la première photo. Ce style étrange pour un chandail de hockey, surtout pour les Red Wings, n'a été utilisé que durant cette saison 1982-83.
À leurs débuts, les Panthers portent leur chandail rouge classique à l'étranger. En 1998, ils sortent un 3e chandail alternatif aux couleurs inversées où le bleu marin est la couleur principale et où la panthère brise désormais un bâton. Ce 3e chandail fut en place jusqu'en 2003 lorsqu'il devint le chandail principal suite au changement à travers la LNH sur les couleurs de chandails à domicile et à l'étranger. Le rouge devint alors le 3e chandail occasionnel et les logos avec et sans bâton firent également «le switch» pour l'occasion.
Le logo avec bâton fut ensuite retiré à partir de la saison 2007-08. Un peu trop «Sharks» je crois.
Les Kings de l'ère Gretzky expérimentent avec l'argent et le chrome au début des années 90. À un tel point qu'en 1991-92, leur lettrage devint pratiquement illisible sur le chandail blanc.
Remarquez la minime différence entre la version de 90-91 et celle de 91-92. Entre le lettrage argent et le contour noir du «Gretzky», il y a un subtile (et inutile) espace blanc qui vient toute fucker la patente. Celle de 90-91 demeurait lisible par l'absence de ce «gap» blanc, malgré que c'était quand même difficile à lire, surtout, j'imagine, depuis les estrades.
Voyez ici durant un match comment c'était difficile à discerner:
Ils ont finalement renoncé à cet abus de chrome en 1992-93, avec le nom du joueur totalement noir ainsi que le numéro au dos qui passa au noir avec un contour gris, soit une inversion de la version précédente. Juste à temps pour le parcours en finale en 1993.
Et pour finir, avouez que Mario a l'air pas mal plus menaçant sur la photo de droite. Exit le casque jaune et le collet jaune, les numéros descendent des épaules aux manches et on a un chandail pas mal plus emblématique.
Avez-vous d'autres exemples qui vous viennent en tête? Laissez-le moi savoir dans les commentaires ou sur Facebook.
Je me suis dit qu'il serait intéressant de vous partager quelques stats du dernier quiz «hardcore» sur les Stars de Dallas, histoire de voir quel genre de question vous fait le plus rager... ou bien pour voir si collectivement vous êtes pas si pires que ça après tout.
Allons-y avec vos notes.
Ici une grosse majorité des 81 répondants a bien réussi cette question. Le troublé Mike Ribeiro, on l'oublie peut-être, a passé 7 saisons complètes à Dallas, avec 4 de plus de 70 points dont un sommet en carrière de 83 points en 2007-08.
Ici je crois qu'une bonne batch ont oublié qui était Dave Reid, un pas pire grinder qui marquait par séquence dont cette bonne run de 2 buts 8 passes durant les séries de 1999. Pendant ce temps, le vénérable Pat Verbeek n'obtenait que 7 points mais avait raté quelques matchs, étant blessé. Il en marqua toutefois un gros en finale.
Pause vintage Verbeek:
On oublie aussi souvent que Dave Gagner était tout un marqueur. 40 buts durant cette saison 1990-91 et 12 autres en séries. Brian Bellows le suivait de près à 10 buts. Et kudos au seul courageux qui a voté pour Mike Modano. Ce dernier était encore en développement en 90-91 mais avait marqué quand même 8 buts en séries.
Et non, ce n'était pas non plus Brian Propp...
C'est en 2020 que les Stars sont allé pour la plus récente fois en finale. On pourrait surnommer cette finale «Corey Perry de retour en finale Tome 1 de 8». Mais je me rappelle à peine de ces séries, surtout du bon rendement du défenseur Miro Heiskanen (6 buts, 20 passes). Faut dire que c'était durant l'été de nos covids.
Ici je savais que ce serait difficile alors que les difficiles années 70 des North Stars sont vraiment pas sur le radar de la majorité des gens normaux. Je vous ai tellement eu ici car la majorité des gens ont voté pour Jean-Paul Parisé alors que ce dernier n'était même pas au Minnesota lors de cette saison en question. Il y avait joué de 1967 à 1974 et ensuite en 1978-79 lors de sa dernière saison avant sa retraite.
Mais des fois ça se retourne contre moi comme dans le cas de Ben Bishop ici. Faut dire que dans ma tête, Ben Bishop est le genre de gardien qui a jamais vraiment eu une équipe définitive donc ça aurait pu être crédible qu'il avait eu 100 victoires à Dallas... Mais même pas.
Les questions que j'aime particulièrement sont celles impliquant d'inventer des retours de transactions. Ici ça c'est pas trop mal passé pour vous quoique chaque choix possible a eu sa part de votes.
Ici les gens ont pas mal tous répondu avec Bill Goldsworthy, soit le seul nom assez mémorable de ces premières années médiocres des North Stars.
Et ça c'est pas arrangé avec la question suivante, où je vous ai encore eu avec J-P Parisé.
Et pour finir j'étais pas mal fier de celle-ci car je savais que Lee Stempniak et ses 10 équipes en carrière passerait probablement inaperçu dans cette liste de choix.