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samedi 12 avril 2025

Histoires de coupes: 1996

 




Chaque édition de champions qui se retrouve inscrite annuellement sur le trophée comporte son lot d'histoire et de petits détails fascinants. Il y a bien sûr des joueurs vedettes que l'on reconnait inévitablement, mais moi, ce que je préfère, ce sont évidemment les joueurs no-names ou ceux que je ne me souvenais pas qu'ils avaient joué avec l'équipe ou même qu'ils avaient gagné la coupe. Parfois aussi, ce sont les membres du staff qui me fascinent. 

Donc, au cours du texte, je porte mon choix sur un ou deux joueurs qui détonnent du lot par leur présence.

Chapitres précédents: 1990, 1991, 1992, 1993, 1994, 1995


Joueurs: Troy Murray, Joe Sakic (Captain), Mike Ricci (A), Peter Forsberg, Stéphane Yelle, Dave Hannan, Chris Simon, Valeri Kamensky, Warren Rychel, Adam Deadmarsh, René Corbet, Claude Lemieux, Mike Keane, Scott Young, Sylvain Lefebvre (A), Uwe Krupp, Alexei Gusarov, Craig Wolanin (A), Curtis Leschyshyn (A), Sandis Ozolinsh, Jon Klemm, Adam Foote, Patrick Roy, Stéphane Fiset

Staff: Charlie Lyons (Chairman/Chief Executive Officer/Owner/President/Governor), Pierre Lacroix (Vice President/General Manager), Marc Crawford (Head Coach), Joel Quenneville (Asst. Coach), Jacques Cloutier (Goaltending Coach), Francois Giguere (Asst. General Manager), Michel Goulet (Director of Player Personnel), Dave Draper (Chief Scout), Jean Martineau (Director of Public Relations), Pat Karns (Athletic Trainer), Matthew Sokolowski (Asst. Trainer), Rob McLean (Equipment Manager), Mike Kramer (Asst. Equipment Manager), Brock Gibbins (Asst. Equipment Manager), Skip Allen (Strength-Conditioning Coach), Paul Fixter (Video Coordinator), Leo Vyssokov (Massage Therapist)

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Chez les joueurs, on avait droit à deux premières avec la présence du premier joueur originaire de la Lettonie à avoir son nom sur la coupe en la personne de Sandis Ozolinsh. Également dans le même genre de première, on retrouvait Uwe Krupp en tant que premier Allemand.

On retrouvait bien sûr bon nombre d'anciens Nordiques, dont plusieurs qu'on avait à peine vu à Québec avant le déménagement comme René Corbet ou Jon Klemm qui n'avaient joué qu'une poignée de matchs à Québec. Même Peter Forsberg n'y avait joué qu'une seule saison.

Il y avait aussi une bonne batch d'anciens Canadiens dans le tas, comme Claude Lemieux, Sylvain Lefebvre, Mike Keane et probablement un autre que j'oublie.

Mais ici je porte mon choix comme joueur «LVEUP» sur nul autre que Troy Murray. En fait c'est ce joueur qui m'a quelque peu inspiré à faire cette série, alors que sa présence dans cette équipe avait toujours échappé à mon radar.


Joueur de longue date des Blackhawks, Murray avait été repêché par Chicago en 1980 lors d'un repêchage qui changea le visage de la franchise pour plusieurs saisons, alors qu'il s'agissait du même repêchage leur procurant Denis Savard et Steve Larmer. 

Il joua avec les Hawks de 1982 à 1991, connaissant même une splendide saison de 99 points en 1985-86, saison qui lui valut également le trophée Selke. Mais il oscillait le reste du temps autour des 50-60 points.  Il passa aux Jets en 1991 et fut immédiatement nommé capitaine. Il fut retourné aux Blackhawks durant la saison 1992-93 mais fut échangé de nouveau la saison suivante, cette fois aux Sénateurs d'Ottawa. Le même pattern se répéta alors qu'il fut de nouveau échangé en milieu de saison l'année suivante, cette fois aux Penguins.

Agent libre durant l'été 1995, il signa alors avec l'Avalanche et il joua 63 matchs avec eux en saison, amassant 21 points. Il joua ensuite 8 matchs en séries, mais aucun en finale contre les Panthers.

Après cette conquête, il fut libéré et signa dans la IHL avec les Wolves de Chicago où il joua une dernière saison avant de prendre sa retraite. Il retourna ensuite dans l'organisation des Blackhawks, comme commentateur télé.

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Du côté du staff, il faisait du bien de voir d'anciens Nordiques ayant trimé dur durant les années 80 comme Michel Goulet. 

Mais il y avait aussi un autre qui avait du vivre le difficile début des années 90, le cerbère Jacques Cloutier. Il s'était amené avec les Nordiques durant la saison 1990-91 et y avait joué une soixantaine de matchs jusqu'à sa retraite en 1994. 

Il avait ensuite joint les rangs des Aces de Cornwall comme entraîneur des gardiens et gradua avec l'Avalanche à temps pour cette saison 1995-96 et cette conquête. Il fut en poste avec l'Avalanche jusqu'en 2009, ce qui en faisait le plus long terme jamais occupé par un membre du staff dans l'histoire de l'organisation. Il occupa ensuite les mêmes fonctions avec les Flames de 2012 à 2016.


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Et parmi les autres faits inusités par rapport à cette coupe de 1996, il y avait originalement une erreur lors de la gravure du nom d'Adam Deadmarsh qui était alors gravé sous le nom «Deadmarch». Une correction fut plus tard apportée et son nom est désormais bien inscrit. 

À noter également que la coupe de 1996 fut le premier championnat de l'histoire pour un club de sport professionnel de Denver ou du Colorado.

En plus de répéter l'exploit en 2001 et 2022, ils furent ensuite rejoints par:

  • les Denver de Broncos (NFL): 1997, 1998, 2015)
  • Le Mammoth du Colorado (Crosse): 2006, 2022
  • Les Rapids du Colorado (MLS): 2010
  • Les Nuggets de Denver (NBA): 2023


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C'était donc les histoires de la coupe de 1996. On se revoit avec les Red Wings de 1997.

 

 

samedi 30 novembre 2024

Joueur oublié des 90's #96 - Dave Reid

 



Né à Toronto de 15 mai 1964, David William Reid a grandi en banlieue à Etobicoke. Après une première saison junior avec les Petes de Peterborough en 1981-82, cet attaquant de 6'-1" fut repêché en 3e ronde (60e au total) par les Bruins de Boston au repêchage de 1982. 

Il joua deux autres saisons à Peterborough, à l'exception de 8 matchs avec les Bruins durant la saison 1983-84 où il marqua son premier but en carrière. Il passa ensuite les 4 saisons suivantes à faire la navette entre les Bruins et leurs divers clubs-école, malgré de statistiques honnêtes comme sa saison 84-85 où il ammassa 27 points en 35 matchs à Boston. Cependant, au fil des saisons, les Bruins l'employèrent de moins en moins et après la saison 87-88 où il ne joua que 3 matchs avec le grand club, il fut libéré.

Il signa alors comme agent libre avec son club d'enfance, les Maple Leafs, pour la saison 1988-89. Avec un club plus faible à Toronto qu'à Boston, Reid put finalement devenir joueur de la LNH à temps plein, et il obtint 30 points en 77 matchs. C'est surtout en tant que spécialiste défensif et tueur de pénalités que Reid sut faire sa niche. En 1990-91, il connut sa meilleure saison en carrière jusque-là avec 15 buts et 13 passes. 8 de ces 15 buts furent marqués en désavantage numérique, ce qui égalisa un record d'équipe avec Dave Keon (en 1970-71), record qui demeure en place jusqu'à ce jour. 

Cependant, malgré cette bonne saison et ce record, les Leafs le libérèrent au début de la saison 91-92. Sans contrat pendant quelques semaines, ce sont finalement les Bruins qui lui firent signe. Il revint donc en décembre 1991 après une dizaine de matchs dans les mineures avec le club-école. 

Il joua les 5 saisons suivantes à Boston, principalement dans son rôle fétiche de spécialiste défensif mais étant parfois amené à jouer sur la première ligne avec Cam Neely ou Adam Oates. Il obtint 2 saisons de plus de 20 buts, une en 92-93 et l'autre en 95-96 avec 23 buts et 21 passes pour un sommet en carrière de 44 points.

De nouveau agent libre à l'été 1996, il signa alors avec les Stars de Dallas. Il connut d'abord une bonne saison de 18 buts en 96-97 avant de redevenir exclusivement comme spécialiste défensif. Il continua toutefois de contribuer offensivement au bon moment, comme par exemple durant les séries de 1999 où il obtint 10 points en 23 matchs, aidant grandement à la conquête de la coupe par les Stars.

 



Après cette première coupe, il retourna de nouveau sur le marché des joueurs autonomes et il signa alors un dernier contrat avec l'Avalanche où il joua deux saisons et se retira du jeu après une deuxième coupe remportée en 2001. 

En 961 matchs dans la LNH, il obtint en tout 164 buts et 204 passes pour 369 points, en plus de 35 points en 118 matchs en séries.



mercredi 24 juillet 2024

Retrouver ses chums - 2e partie

 

 

Dans la première partie, j'ai parlé exclusivement des réunions des années 90 d'anciens coéquipiers de la dynastie des Oilers. C'était pas mal le meilleur exemple de retrouvailles dans le genre. Mais il y eut beaucoup d'autres réunions du genre ailleurs dans la LNH. En voici quelques-unes.

 

Stars de Dallas - 1999

Si la recette «Oilers» était un incontournable, il ne faut pas non plus sous-estimer la recette «ex-CH». Ayant d'abord boosté son équipe de plusieurs éléments intéressants au cours des années (Joe Nieuwendyk, Ed Belfour, Brett Hull etc...), le directeur général des Stars Bob Gainey trouvait que son équipe avait aussi besoin de vétérans défensifs qui connaissaient surtout bien la game du hockey des séries. Il décida alors d'y aller avec une gang qu'il connaissait bien.

Il avait déjà fait l'acquisition de son ancien coéquipier Craig Ludwig en 1991 lorsque l'équipe était encore au Minnesota. Mais c'est après quelques années à Dallas qu'il commença la véritable réunion, principalement en 1995 lorsqu'il obtint son apprenti Guy Carbonneau des Blues de St.Louis. Ensuite, à la date limite des transaction de mars 1998, il envoya Todd Harvey et Bob Errey aux Rangers en retour de Mike Keane et Brian Skrudland

Ces 4 ex-membres du tricolore avaient tous joué avec Gainey auparavant. Même Mike Keane qui avait débuté sa carrière en 1988-89 lors de la dernière saison en carrière de Gainey, saison qui s'était terminé par une défaite en finale contre les Flames. Les trois autres avaient remporté la coupe de 1986 avec lui tandis que Keane et Carbonneau avaient ensuite remporté une autre coupe en 1993. Keane avait de plus remporté une autre coupe avec l'Avalanche en 1996, finale gagnée contre les Panthers qui eux avaient comme capitaine Brian Skrudland.

Toute cette expérience fut très importante pour les Stars de 1999 car excepté ces ex-CH, seuls Joe Nieuwendyk et Sergei Zubov avaient auparavant remporté la coupe.

Les Stars passèrent bien proche de répéter en 1999-2000, s'inclinant en finale contre les Devils. Skrudland et Ludwig n'étaient alors plus là mais Gainey amena en renfort un autre ex-CH (et ex-capitaine du CH) en la personne de Kirk Muller qui restera en poste à Dallas jusqu'en 2003.

Gainey, Carbonneau et Muller se réuniront de nouveau à la direction du CH quelques années plus tard mais pas avec des résultats aussi concluants...


Geoff Sanderson - Andrew Cassels


Il n'y a pas seulement chez les équipes championnes que l'on retrouve des réunions du genre. Chez les équipes poches aussi ça arrive.

En 2000-01, la nouvelle équipe d'expansion des Blue Jackets de Columbus sélectionna trois anciens Whalers de longue date lors du repêchage d'expansion; Kevin Dineen (Ottawa), Robert Kron (Caroline) et Geoff Sanderson (Buffalo).

Kron fut libéré après la saison 2001-02 tandis que Dineen prit sa retraite après seulement 4 matchs au début de la saison 2002-03. Cependant, les Blue Jackets aimaient bien l'apport de Sanderson (30 buts lors de leur saison inaugurale) et pensèrent donc que de ramener un autre ex-Whaler serait probablement bénéfique pour lui. C'est alors qu'ils signèrent Andrew Cassels comme agent libre durant l'été 2002.

Sanderson et Cassels ont joué ensemble à Hartford de 1991 à 1997 soit durant les six dernières saisons de la franchise bleue et verte avant son déménagement en Caroline. Malgré l'instabilité de l'équipe sur ses derniers miles, leurs fans pouvaient au moins compter sur ce duo pour la mettre dedans. Cassels a ensuite été échangé aux Flames et plus tard aux Canucks pendant que Sanderson se ramassa avec les Sabres.



La réunion fut un succès pour Columbus alors que Sanderson termina la saison 2002-03 avec une fiche de 34 buts et 33 passes pour 67 points tandis que Cassels termina à 68 points dont 20 buts, ce qui était son deuxième meilleur total en carrière.

Mais ce fut bien éphémère alors que Sanderson fut échangé aux Canucks durant la saison suivante tandis que Cassels ne put jouer que 58 matchs. Cassels termina ensuite sa carrière à Washington en 2006 et Sanderson à Edmonton en 2008.


Joe Nieuwendyk et Gary Roberts
 

Joe Nieuwendyk et Gary Roberts ont été coéquipiers à presque tous les niveaux, et ce dès leur jeunesse alors qu'ils se connaissent depuis leur enfance passée à Whitby en Ontario. Leur carrière prit d'abord une direction différente alors que Roberts prit le chemin de la OHL tandis que Nieuwendyk choisit plutôt les rangs universitaires américains avec l'Université Cornell. 

Mais les deux furent repêchés par les Flames, Roberts en premier en 1984 (12e au total) et Nieuwendyk en 1985 (27e au total). Ils jouèrent longtemps ensemble avec les Flames, remportant au passage la coupe en 1989. Ensuite leur chemin se sépara de nouveau alors que Nieuwendyk prit le chemin de Dallas en 1995 tandis que Roberts eut de gros problèmes avec son cou, ce qui lui fit rater presque deux saisons d'activités, dont la saison 1996-97 au complet.

Roberts se réinventa ensuite avec les Hurricanes et les Maple Leafs, avec qui il signa en 2000-01. Pour sa part, après une troisième coupe avec une troisième équipe (Devils en 2003), Nieuwendyk signa également à Toronto pour la saison 2003-04.

Après cette seule saison à Toronto et ensuite le lock-out, ils renégocièrent ensemble leur contrat car ils désiraient poursuivre et terminer leur carrière ensemble. Incapables de s'entendre avec les Maple Leafs, ils obtinrent tous les deux le même contrat (2 ans/4,5 millions) en Floride.

Les deux joueurs avaient encore beaucoup à offrir offensivement. Malgré quelques blessures respectives, ils se hissèrent parmi les meilleurs pointeurs des Panthers en 2005-06. Nieuwendyk termina deuxième derrière Olli Jokinen avec 26 buts et 56 points en 65 matchs. Pour sa part, Roberts obtint 40 points en 58 matchs. Cependant lors de leur deuxième année en Floride, des maux de dos persistants firent manquer la moitié des 30 premiers matchs de la saison à Nieuwendyk et il fut forcé par ses médecins à prendre sa retraite en décembre 2006 à l'âge de 40 ans. Les Panthers, sortis de la course pour les séries en février, envoyèrent Roberts aux Penguins de Pittsburgh. Il y joua une autre saison (seulement 38 matchs en raison de blessures) et une dernière à Tampa Bay en 2008-09.
 
 

Et des fois, il y a des réunions qui ne fonctionnent tout simplement pas...

Après quelques saisons où le duo était séparé, Paul Kariya et Teemu Selanne signèrent ensemble à rabais avec la puissante équipe de l'Avalanche du Colorado en 2003-04 dans l'espoir de gagner la Coupe Stanley. Selanne accepta environ 2 millions de moins que ce que les Sharks lui offraient pour rester à San Jose tandis que Kariya signa véritablement à rabais, soit un contrat d'un an à seulement 1,2 million. Chez l'Avalanche, Patrick Roy venait de prendre sa retraite mais l'Avalanche comptait toujours sur un solide noyau de superstars avec Peter Forsberg, Joe Sakic, Rob Blake, Milan Hejduk et autres. 

Malheureusement, ces deux vedettes connurent une des pires saisons de leur carrière respective et l'Avalanche s'inclina en deuxième ronde contre les Sharks. Selanne, un habitué des saisons d'au moins un point par match, termina celle-ci avec seulement 32 points. Kariya pour sa part n'était plus vraiment le même joueur depuis sa blessure subie lors de la finale de 2003 contre Scott Stevens et les Devils. Il connut d'autres ennuis de santé qui le limitèrent à 51 matchs en saison régulière et seulement 1 en série. Il obtint 36 poins avec Colorado. 

L'expérience Colorado fut donc un échec mais il revinrent tous les deux à leur forme d'antan après le lock-out de 2005. Kariya signa avec les Predators et il obtint 85 points en 2005-06 tandis que Selanne retourna à Anaheim où il retrouva sa touche avec 40 buts et 90 points.


Il me reste d'autres exemples de réunions du genre mais ce sera pour une autre fois. À plus.

lundi 27 juin 2022

Joueur oublié des 90's #65 - Paxton Schulte

 




Lors de mon dernier texte sur l'ex-Nordique éphémère Bob Bassen, un fidèle lecteur du nom de Martin Lauzier m'a en quelque sorte challengé en évoquant que Bassen n'était pas si oublié que ça pour son passage à Québec et même qu'il serait disqualifié par ses chums pour «manque d'effort» lors d'une séance de name-dropping de joueurs obscurs des Nordiques s'il utilisait Bassen... J'aimerais bien assister à une de ces séances de name-dropping d'ailleurs.

Il est vrai que le terme «oublié» des joueurs de cette série est assez variable et débattable. Parfois j'ai seulement envie de parler de tel ou tel joueur, qu'il soit no-name, sous-estimé ou juste pas assez remémoré. Parfois même quelques-uns de ces joueurs furent qualifiés de joueurs semi-vedettes, comme Craig Janney, Cliff Ronning ou Valeri Bure. Donc je ne vais pas nécessairement toujours chercher des vrais de vrais joueurs obscurs qui n'ont joué qu'une poignée de matchs dans la LNH. Mais comme je disais, si Bassen ce n'était pas assez obscur pour vous, j'ai accepté de renchérir en descendant plus creux dans les vestiges des Nordiques pour en sortir un vraiment obscur, si ce n'est que le gars pourra ensuite se vanter avec ses chums de non seulement le name-dropper mais qu'il a même forcé un dude à en écrire un post sur son blog...

Je me lance donc avec un vrai de vrai Nordique obscur. Normalement j'hésite à prendre des joueurs du genre car c'est rare que j'aie assez de matériel pour vraiment en faire une bio complète et digne de ce nom. Quand cela se produit, je dois souvent me résoudre à faire du remplissage. Mais dans le cas du joueur d'aujourd'hui je ne pense pas avoir à le faire.

 

 

Paxton James Schulte est né le 16 juillet 1972 à Onoway en Alberta.

Onoway est un village de 966 habitants, selon le dernier recensement, et est situé à environ une heure d'Edmonton. Je n'y suis jamais allé mais pour un village de campagne en banlieue d'Edmonton, ça a vraiment l'air charmant

Après une saison dans la AJHL, Paxton Schulte (prononcé choule-té) s’enrôle avec l'université du Dakota du Nord en 1990-91. Il n'y restera toutefois qu'un an avant de revenir dans la ligue de l'ouest avec les Chiefs de Spokane de la WHL. Il termine au premier rang des pointeurs des Chiefs en 1991-92 (où il joua d'ailleurs avec Valeri Bure) avec 42 buts et 42 passes pour 84 points. Ailier gauche costaud de 6'2", il amasse également 222 minutes de pénalité. Cette première saison dans le junior majeur lui vaut d'être sélectionné en 6e ronde (124e au total) du repêchage de 1992 par les Nordiques de Québec. À savoir si les Nordiques auraient pu mieux faire comme sélection, les Islanders ont repêché Derek Armstrong au 128e rang et les Flames ont repêché Joël Bouchard au 129e rang. À vous d'en débattre longuement.

Après une dernière saison junior en 92-93, Schulte débuta son parcours professionnel dans l'organisation québécoise en s'alignant avec leur club-école, les Aces de Cornwall dans la AHL. Il y connaît des débuts corrects sans plus (15 buts, 30 points en 56 matchs) mais ce fut assez pour recevoir un cadeau de Noël de la part des Nordiques lorsqu'il fut rappelé pour un match le 28 décembre 1993. Il ne récolta aucun point lors de cette tranquille défaite de 4-1 des Bleus contre le Lightning de Tampa Bay, mais obtiendra cependant 2 minutes de pénalité pour avoir accroché. Vous pouvez voir le sommaire détaillé de ce match ici.

Schulte retournera ensuite à Cornwall et ne jouera donc que ce seul match avec les Nordiques, faisant ainsi partie d'un groupe sélect et éternel de seulement 5 joueurs à n'avoir joué qu'un seul match avec le fleurdelisé.

Est-ce que ça vous intéresse de connaître les 4 autres? Pas que j'aie besoin de faire du remplissage, vraiment pas, mais j'imagine que ça vous démange vraiment de savoir de qui il s'agit et je ne voudrais pas déplaire aux lecteurs, alors je peux bien y dédier une couple de lignes de plus. Ces joueurs sont bien sûr: Jim Dobson (1983-84), Wayne Groulx (1984-85), Mike Hurlbut (aussi en 93-94 mais malheureusement pas le même match) et finalement le Terrebonnois Yves Héroux en 1986-87. J'espère bien qu'on appelle bien les gens de Terrebonne sous ce nom, je voudrais pas en fâcher d'autres... 

EDIT: Non. C'est Terrebonnien qu'il faut dire...

À défaut d'avoir pu trouver un vidéo de cette seule game de Schulte avec les Nordiques, je l'ai quand même retracé dans la AHL avec les Aces. Comme Schulte était en grande partie reconnu pour ses poings, ce vidéo est bien sûr une bagarre...



Schulte jouera les deux saisons suivantes à Cornwall, demeurant avec l'organisation même après le déménagement des Nordiques au Colorado. L'Avalanche avait en fait gardé l'affiliation avec Cornwall mais cela ne dura que durant cette première saison de l'organisation à Denver en 1995-96, suite à quoi les Aces furent dissouts. Schulte s'était toutefois distingué durant cette saison, récoltant 56 points en 69 matchs avec les Aces et participant au match des étoiles de la AHL.

Mais au moment de la dissolution des Aces, Schulte n'était plus membre de l'Avalanche, étant précédemment échangé aux Flames de Calgary en mars 1996 en retour de Vesa Viitakoski. J'ai d'ailleurs depuis ma tendre jeunesse une carte Parkhurst de ce Viitakoski que j'ai toujours trouvé vraiment no-name. Mais je suis content finalement de le retrouver quelque part dans cette grande histoire du hockey. On le reverra peut-être un jour...


Schulte termina donc la saison 95-96 avec les Flames de Saint John et il y débuta ensuite la saison 1996-97. Il se mérita finalement un autre essai dans la LNH en janvier 1997 lors d'un match des Flames à Ottawa. Il n'obtint pas de points cette fois non plus mais termina quand même la soirée à +1, en plus de deux autres minutes de pénalité, dans ce qui fut son dernier match en carrière dans la grande ligue.

Après une autre saison partagée entre Saint John et le Thunder de Las Vegas dans la IHL, Schulte fit le saut de l'autre côté de l'Atlantique en 1998-99 avec les Bees de Bracknell dans la ligue du Royaume-Uni. Il aidera les Bees à remporter le championnat de saison en 1999-00, suite à quoi il suivit son entraineur Dave Whistle avec la nouvelle franchise des Giants de Belfast pour leur saison inaugurale en 2000-01. 

Schulte deviendra un joueur culte à Belfast par sa robustesse et ses talents offensifs. L'équipe deviendra un hit en Irlande du Nord, remportant le championnat de saison en 2001-02 et le championnat en séries en 2002-03. Il joua une dernière saison à Belfast en 2003-04 où il terminera au premier rang des minutes de pénalité avec 352 minutes, en plus de 51 points en 54 matchs.

Après une saison d'inactivité en 2004-05, Schulte jouera une dernière saison professionnelle dans la Central Hockey League en 2005-06, une saison partagée entre les Gorillas d'Amarillo et les Oilers de Tulsa.

Il retourna ensuite à Onoway à la ferme familiale. Il y vit toujours avec sa femme et leurs trois enfants. Son numéro 27 fut retiré par les Giants de Belfast en 2007.

En 2 matchs dans la LNH, Paxton Schulte eut une fiche de 0 buts, 0 passes pour 0 points et 4 minutes de pénalité. En 249 matchs dans la ligue britannique (BISL et ensuite EIHL) il aura récolté 92 buts et 105 passes pour 197 points, en plus de 1017 minutes de pénalité.


Donc voilà. J'espère que votre besoin en terme de joueurs obscurs des Nordiques est ainsi comblé. Pour ma part, je vais me mettre à la recherche du prochain. Mais je vais laisser les Nordiques tranquilles un moment...


lundi 13 juin 2022

Gardiens éphémères - Lightning VS Avalanche

Nous sommes de nouveau rendus à ce moment de l'année : Finale de la coupe Stanley. Et qui dit finale dit que je traque pour vous les gardiens éphémères des deux organisations présentes. Je recherche donc celui qui a participé au moins de matchs, ou de minutes, dans l'histoire de ces équipes. Après une saison "relativement normale", et avec l'effondrement de quelques prétendants lors des séries éliminatoires, nous aurons donc droit à une finale opposant le Lightning de Tampa Bay à l'Avalanche du Colorado.

Pour voir les éditions précédentes, allez feuilleter cette section.


Pour une troisième année consécutive, le Lightning se retrouve en position de mettre la main sur le Saint Graal. Et comme ça ne me tente pas de réécrire mot pour mot l'histoire de Riku Helenius, je vais plutôt vous présenter le 2e gardien à avoir jouer le moins longtemps pour le Lightning. Hugo Alnefelt (prononcé NFL) est dans l'organisation floridienne depuis qu'il a été sélectionné en troisième ronde du repêchage de 2019. Principalement à cause de la pandémie, il a disputé deux saisons après le repêchage avec le HV71 Jonkoping en Suède, avant de faire le saut cette saison en Amérique du Nord. Il a disputé 23 matchs avec le Crunch de Syracuse dans l'AHL et 2 avec les Solar Bears d'Orlando dans la ECHL. Il fut rappelé fin décembre par le Lightning et vit de l'action le 30 décembre à Miami, contre les Panthers de l'endroit. Après que Maxime Lagacé eut accordé 6 buts en deux périodes, l'entraîneur Jon Cooper l'envoya pour terminer le match. Il accorda 3 buts en 10 lancers lors de cette troisième période, et fut retourné dans la Ligue Américaine ensuite. Il aura probablement la chance de se faire valoir davantage au cours des prochaines saisons.

L'Avalanche est de retour en finale de la coupe Stanley et, jusqu'à maintenant, ils sont toujours repartis de cette ronde avec le précieux trophée entre les mains. Ils n'ont peut-être pas Patrick Roy dans les filets, mais Darcy Kuemper et Pavel Francouz sont toujours mieux que Tyler Weiman. Repêché en 5e ronde du repêchage de 2002, Weiman débuta son parcours professionnel en 2004 avec les Eagles du Colorado, alors dans la Central Hockey League. Il monta les échelons jusqu'à être le gardien partant des Monsters de Lake Erie dans l'AHL. Alors que José Théodore se remettait d'une arthroscopie au genou depuis le mois d'août 2007, Weiman fut assigné comme gardien substitut à Peter Budaj pour le début de la saison. C'est dès le deuxième match que l'entraîneur Joël Quenneville l'envoya dans la mêlée, alors que Budaj venait d'accorder un quatrième but aux Predators à Nashville. Weiman disputa les 15 dernières minutes 46 secondes, arrêtant chacun des 10 lancers envoyés dans sa direction. Il passa ensuite les 11 matchs suivants sur le banc, avant de retourner avec les Monsters. Malheureusement pour lui, il ne put jamais retourner dans la LNH, se faisant dépasser continuellement dans la hiérarchie des gardiens. Il quitta le hockey nord-américain en 2011, allant finir sa carrière sur le vieux continent, disputant 4 saisons en Allemagne et une en Italie.

Cette finale a été prédite par plusieurs amateurs, dès le début de la saison. Personnellement, elle me fait penser au premier duel entre les Islanders de New York de Mike Bossy et les Oilers d'Edmonton de Wayne Gretzky, finale où les jeunes Oilers ont appris ce que ça prenait pour soulever le grand saladier. Est-ce que la fougue de la troupe de Nathan MacKinnon saura venir à bout de l'expérience du Lightning? Bonne chance aux deux équipes et que le meilleur l'emporte !

dimanche 19 décembre 2021

Joueur oublié des 90's #57 - Janne Laukkanen

  
 
 
Né le 19 mars 1970 à Lahti en Finlande, le défenseur Janne Laukkanen fit d'abord ses classes avec le club de son patelin, les Pélicans (Reipas) de Lathi. Il débuta d'abord dans leur équipe U20 pour ensuite joindre le grand club en 2e division en 1989. Il aida à faire passer le club en première division en 1990-91. La première saison de Laukkanen au meilleur niveau en Finlande fut un succès, s'illustrant parmi les meilleurs défenseurs de son équipe avec une fiche de 8 buts et 13 passes pour 21 points en 44 matchs. Sentant son potentiel, les Nordiques de Québec en firent leur choix de 8e ronde au repêchage de 1991 (même année qu'Eric Lindros) avec le 156e choix au total.

Laukkanen poursuivit donc son parcours en Finlande. Cependant, les Pélicans eurent des difficultés financières et perdirent ainsi plusieurs joueurs la saison suivante, dont Laukkanen qui fit le saut avec le club Hämeenlinnan Pallokerho (HPK). Il aida son nouveau club à remporter la médaille d'argent de la SM-Liiga en 1992 et également la médaille d'argent pour l'équipe finlandaise aux championnats du monde. Il fit aussi partie de l'équipe finlandaise aux Olympiques de 1992. HPK fit ensuite de Laukkanen son nouveau capitaine pour la saison 1992-93.

 

En 1993-94, Laukkanen continua son bon travail avec HPK mais termina cependant la saison avec le club Budejoviceen en 1re division tchèque. Il représenta également de nouveau la Finlande au niveau international, remportant de nouveau la médaille d'argent aux championnats du monde, ainsi que la médaille de bronze aux Olympiques de 1994. 

Il était alors prêt pour la LNH et s'entendit avec les Nordiques pour la saison 1994-95. Il n'était toutefois pas garanti qu'il fasse le grand club immédiatement, alors que les Nordiques commençaient à finalement avoir de l'allure en défense avec la montée d'Adam Foote et la présence de Curtis Leschyshyn, Sylvain Lefebvre et Uwe Krupp entre autres. De plus, un lock-out se pointait à l'horizon ce qui fit en sorte que Laukannen fit ses débuts en Amérique du nord avec les Aces de Cornwall, alors sous les ordres de Bob Hartley. 

Laukkanen débuta avec le grand club lors de la reprise des activités en janvier mais fut renvoyé à Cornwall après 5 matchs. Il fut un des meilleurs défenseurs offensifs des Aces avec une fiche de 34 points en 55 matchs lors de cette saison. Il revint à Québec en fin de saison pour remplacer des joueurs blessés et participa ainsi aux derniers matchs de l'histoire des Nordiques avant leur déménagement au Colorado. Il marqua son premier but en carrière lors du 2e match de la série contre les Rangers.


 

Il débuta avec l'Avalanche la saison suivante mais fut rapidement renvoyé à Cornwall, l'Avalanche y ayant gardé leur club-école malgré le déménagement. Son statut avec l'Avalanche sembla davantage être réduit, particulièrement après l'acquisition de Sandis Ozolinsh des Sharks en retour d'Owen Nolan. Laukkanen ne joua donc que 3 matchs avec l'Avalanche. Il fut éventuellement échangé aux Sénateurs d'Ottawa en janvier 1996 en retour d'un prospect du nom de Brad Larsen qui ne jouera qu'une poignée de matchs avec l'Avalanche et les Thrashers.

Laukkanen termina donc la saison 95-96 avec Ottawa. Malgré qu'il rata la chance de peut-être participer au parcours de l'Avalanche vers la coupe Stanley de 1996, Laukkanen trouva un poste à temps plein à Ottawa, aidant à l'émergence de l'équipe vers la respectabilité lors des saisons suivantes après des années difficiles après leur débuts comme équipe d'expansion en 1992. Il obtint deux saisons consécutives de 21 points en 96-97 et 97-98 et il aida notamment l'équipe à faire les séries pour la première fois de leur histoire en 1997. Il fut ensuite particulièrement utile lors des séries de 1998, alors qu'il obtint 2 buts et 2 passes en 11 matchs, dont le but décisif contre les Devils, favoris dans la série, lors du 6e match.



Il fit également partie à nouveau de l'équipe finlandaise aux Olympiques de Nagano de 1998, remportant sa deuxième médaille de bronze aux Olympiques.

Il fut cependant ralenti par quelques blessures sérieuses lui firent manquer une vingtaine de matchs en 97-98 et une trentaine de matchs en 98-99. Et lors de la saison 1999-2000, les Sénateurs, désormais une équipe en pleine montée de puissance, désiraient se donner une police d'assurance dans les buts pour seconder leur nouveau gardien numéro un, Patrick Lalime. Lors de la date limite des transactions, ils obtinrent le vétéran Tom Barrasso des Penguins en retour de Ron Tugnutt et de Laukkanen.

Il mit donc le cap sur Pittsburgh et aida sa nouvelle équipe à faire les séries de justesse. Les Penguins surprirent alors les Capitals en première ronde avant de s'incliner en demi-finale contre les Flyers. Laukkanen fut encore très utile à la pointe avec une fiche de 6 points en 11 matchs. 


 


Les Penguins reprirent de plus belle en 2000-01, cette fois aidés par le retour au jeu de Mario Lemieux, ce qui les mena cette fois en finale de conférence. Les années suivantes allèrent toutefois dans la direction opposée pour les Penguins qui étaient alors toujours en tourmente financière. Après ce parcours surprise de 2001, ils durent se départir de plusieurs vedettes à lourds contrats lors des saisons suivantes. Le premier à partir fut Jaromir Jagr en juillet 2001, lui qui prit le chemin de Washington. Robert Lang suivit également Jagr un an plus tard en signant avec les Capitals. La vente de feu se poursuivit ensuite en 2002-03. 

Au même moment, les Rangers, qui étaient désespérément en quête de retourner en séries, effectuèrent avec les Penguins un méga-échange à 8 joueurs en février 2003. C'est ainsi que Alex Kovalev retourna avec les Rangers, en compagnie de Dan LaCouture, Michael Wilson ainsi que notre ami Laukkanen. En retour, les Penguins mirent la main sur Rico Fata, Richard Lintner, Mikael Samuelsson, Joël Bouchard ainsi qu'une somme d'argent. Pittsburgh s'était ainsi départi de plusieurs millions en salaire, Laukkanen étant leur défenseur le mieux payé à 1.6 millions.

Comme vous savez sûrement, le retour de Kovalev à New York fut un fiasco, ce qui mena à son acquisition par les Canadiens un an plus tard. L’acquisition de Laukkanen était en fait un «salary dump» et une absorption de contrat par les Rangers alors qu'il était de plus en plus victime de blessures depuis la saison 2000-01, peinant à jouer plus d'une demi-saison. En fait, depuis sa première saison à temps plein dans la LNH en 1996-97, sa moyenne de matchs joués par année n'était que de 59, n'en disputant d'ailleurs que 47 en 2001-02. 

À 6'1", Laukkanen était certes grand mais manquait de masse musculaire pour bien complimenter son style physique, lui qui aimait bien frapper l'adversaire en plus de contribuer offensivement, ce qui mena à plusieurs de ces blessures. Lors de son acquisition par les Rangers en février, il n'avait pas joué depuis le 7 décembre. Lorsqu'il fut prêt à revenir au jeu, les Rangers l'assignèrent à leur club-école à Hartford où il joua 5 matchs pour se remettre en forme. Mais les Rangers n'avaient pas vraiment de plans pour Laukkanen et ils le placèrent au ballottage. Il fut réclamé par le Lightning où il put revenir au jeu, jouant les 2 derniers matchs de la saison, récoltant un but. Il participa également à 2 matchs du Lightning en séries, en remplacement de joueurs blessés.

Tampa Bay le signa donc à un contrat d'un an pour la saison 2003-04, après qu'il ait passé l'été en convalescence suite à une chirurgie à la hanche. Mais après un faible camp d'entraînement et 7 matchs où il fut rayé de la formation, le Lightning lui offrit soit d'aller dans les mineures ou bien de racheter son contrat. Laukkanen opta pour la deuxième option. Il tenta un retour la saison suivante mais sans trouver preneur avec une équipe, il décida d'accrocher ses patins. Comme avec l'Avalanche en 1996, il rata ainsi la chance de soulever la Coupe, alors que le Lightning remporta le précieux trophée au printemps 2004.

Sa fiche dans la LNH fut de 22 buts et 99 passes pour 121 points en 407 matchs, en plus de 7 buts et 9 passes pour 16 points en 59 matchs des séries.

Quelques années après sa retraite, il revint avec ses premiers clubs professionnels en Finlande, premièrement le HPK où il fut coordonnateur des joueurs de 2011 à 2015. Il revint ensuite à la maison avec les Pélicans de Lahti, lorsqu'il fut nommé comme directeur général, poste qu'il occupe toujours.

Il fut élu au sein du temple de la renommée du hockey finlandais en 2007.



Sources:
Pens deal Barrasso for Tugnutt, Laukkanen, ESPN, 14 mars 2000
Another rough season for Laukkanen, Trib Live, 8 avril 2002
Cash-strapped Pens deal Kovalev to Rangers, ESPN, 10 février 2003
Lightning claim Laukkanen, add Bergevin, UPI, 11 mars 2003
Lightning locks up Laukkanen, Tampa Bay Times, 9 août 2003
Laukkanen picks buyout over minor-league stint, Tampa Bay Times, 1er novembre 2003


lundi 6 septembre 2021

Histoires d'agents libres qui tournent en rond


Marc Bergevin a finalement annoncé qu’il n’égalerait pas l’offre des Hurricanes faite à Jesperi Kotkaniemi.  Bien que le directeur-gérant de la Caroline Don Waddell le nie, certains y voient une forme de vengeance envers Bergevin qui, en juillet 2019, avait fait une offre hostile à Sebastian Aho, que les Canes avaient finalement égalée. C’est sûrement un hasard, mais l’offre à KK inclut un boni à la signature de 20$, le numéro d’Aho…

Ce n’est toutefois pas la seule situation où une histoire d’agent libre semble avoir eu un effet boomerang.  En voici quelques-unes.

Marcel Dionne à Los Angeles

Repêché deuxième derrière Guy Lafleur en 1971, Marcel Dionne s’est retrouvé à Détroit au sein d’une équipe en pleine traversée du désert. Ses résultats individuels furent au rendez-vous, mais il ne participa jamais aux séries dans l’uniforme rouge et blanc. Les performances décevantes de l’équipe lui causèrent alors des frustrations. Dionne laissa donc son contrat venir à échéance et devint ainsi agent libre, chose rare à l’époque. Lorsqu’en juin 1975, les Kings lui ont offert 1,5 million $ pour cinq ans, l’occasion était trop belle. Comme compensation de la perte de Dionne (et de Bart Crashley), les Red Wings acceptèrent de recevoir Dan Maloney, Terry Harper et un choix de deuxième ronde (qui se retrouva éventuellement au Minnesota).  Dionne aurait aussi pu signer avec une équipe de l'AMH, mais dans ce cas, Détroit n'aurait rien reçu.


Rogatien Vachon à Détroit

Trois ans plus tard, il y eut un autre (rare) cas d’un joueur autonome de premier plan qui a changé de camp. Comme par hasard, les deux mêmes équipes étaient impliquées, mais en changeant de rôle. Ce sont alors les Red Wings qui ont subtilisé Rogatien Vachon aux Kings en lui offrant 1,9 million $ pour cinq ans.

Ne pouvant s’entendre au sujet de la compensation, on se rendit devant d’un arbitre. Celui-ci accorda le jeune espoir Dale McCourt aux Kings qui lui, s’y opposa. S’en suivit une saga judiciaire qui en conclusion, donna raison à McCourt. Los Angeles reçut plutôt André St-Laurent et les choix de première ronde des Wings de 1980 (Larry Murphy, tout de même futur membre du Temple de la renommée) et 1981 (Doug Smith).

En plus d’être coûteux, le séjour de Vachon à Détroit fut plutôt décevant. Il ne participa jamais aux séries et après deux ans, il fut échangé aux Bruins en retour de Gilles Gilbert.


Scott Stevens à St-Louis

Le début des années 1980 a été pénible pour les Blues. Ils s’en sont sorti, mais ils furent reconnus pendant un moment comme étant une équipe à petit budget. Toutefois, suite au flair de leur directeur-gérant, Ronald "le Prof" Caron, St-Louis mit la main sur Brett Hull et Adam Oates et devint compétitif.

Audacieux, Caron voulut passer au niveau supérieur en utilisant un outil peu courant, la signature d’un agent libre. Sa cible fut le robuste et talentueux défenseur Scott Stevens, et il lui offrit en juillet 1990 5,145 millions $ pour quatre ans. La démarche coûta finalement cinq choix de première ronde aux Blues.


Brendan Shanahan à St-Louis

Non seulement l’acquisition de Stevens s’est avéré coûteuse, mais elle fut de courte durée. L’année suivante, Caron récidiva en signant Brendan Shanahan des Devils. Ne pouvant plus offrir encore cinq choix de première ronde, les Blues durent s’entendre avec New Jersey au sujet d’une compensation. Devant un arbitre, les Devils exigèrent… Scott Stevens, qui leur fut accordé.

Selanne et Kariya au Colorado

De 1996 à 2001, Teemu Selanne et Paul Kariya ont joué ensemble à Anaheim.

À l’été 2003, Kariya était toujours avec les Mighty Ducks (pourtant finalistes en titre), mais Selanne était maintenant à San Jose. Tous deux autonomes, mais sans bague de la Coupe Stanley, ils décidèrent alors de se réunir au sein d’un sérieux aspirant au titre, l’Avalanche du Colorado, championne de 2001. Et pour ce faire, ils le firent à rabais. Selanne déclina une option de 6,5 millions avec les Sharks pour signer pour un an au Colorado pour 5,8 millions $. Quant à Kariya, après avoir exigé 10 millions d’Anaheim, il signa avec l’Avalanche pour 1,2 million $.

L’expérience fut un désastre. Kariya ne joua que 51 matchs et connut une mauvaise saison (36 points). Du côté de Selanne, sans même avoir l’excuse d’avoir joué moins de parties, il eut une de ses pires années en carrière (32 points).

L’Avalanche s’inclina finalement en deuxième ronde devant l’équipe à qui Selanne avait tourné le dos, San Jose. Cette défaite envoya ainsi les deux compères en congé forcé, puisque la saison 2004-05 fut éventuellement annulée en raison du lock out.

À la reprise des activités, Selanne retourna à l’endroit où il avait rencontré Kariya, à Anaheim. C’est là qu’il remporta finalement la Coupe, en 2006-07.

Par contre, Kariya ne retourna pas avec l’équipe qui l’avait repêché. Il choisit plutôt les Predators et ne fit pas partie du triomphe de 2007.


Sources :

"Expected happens, Dionne joins Kings", AP, June 24, 1975, Windsor Star, page 24,

"No Suit This Time" de Jack Dulmage, June 24, 1975, Windsor Star, page 24,

"Wings sign Rogie to multi-year pact", AP, August 9, 1978, Montreal Gazette, page 42,

"What has Red Wings but won’t fly?", SI Staff, December,4, 1978, Sports Illustrated (vault.si.com),

hockeydraftcentral.com, wikipedia.org.

vendredi 11 juin 2021

Le record de Patrick



 
 
L'autre jour, j'ai vu passer un de ces records inutiles mais quand même intéressant sur Facebook. On y annonçait qu'avec la série qu'il joue présentement contre l'Avalanche, Marc-André Fleury a remporté au moins une victoire contre une 18e équipe différente en séries. Il surpassait ainsi Dominik Hasek pour s'emparer seul du deuxième rang de l'histoire à ce niveau, le premier étant comme vous l'avez deviné Patrick Roy, avec 20 équipes différentes contre qui il remporta au moins une victoire contre en séries.
 
On s'entend ici, il s'agit d'un record assez mineur et plutôt du genre "secondaire" et conséquent de ses principaux records comme ceux du plus de matchs joués en séries pour un gardien (247) et le plus de victoires (151). Mais 20 équipes c'est quand même assez surprenant considérant qu'une bonne partie de sa carrière était à l'époque des 21 équipes. Et les équipes qui sont venues par la suite ont quand même mis du temps à devenir des adversaires potentiels en séries. Mais aussi, ce record est assez conséquent de la structure de la carrière de Roy, avec la majorité de sa carrière dans l'est (11 saisons complètes) et ensuite dans l'ouest (8 saisons).

Bref, ce record m'a donné envie d'aller retracer quelles étaient toutes ces 20 équipes différentes et par le fait même refaire un peu le parcours de la glorieuse carrière de Roy en séries. Allons-y donc dans l'ordre chronologique de chaque équipe rencontrée.


#1 - Bruins de Boston
37 matchs: 18 victoires, 18 défaites

C'est contre les Bruins que Casseau débuta ses premières séries lors de la première ronde du tournoi de 1986 et c'est ultimement contre les Bruins qu'il joua le plus grand nombre de séries (8) et le plus de matchs (37). À l'exception des séries de 1992-93 et celles ratées de 1995 (seule fois de sa carrière qu'il les rata), Roy et le CH avaient les Bruins sur leur chemin à chaque année. Et toute qu'une bête noire d'ailleurs, puisqu'ils se firent éliminer 5 fois sur 8, ne remportant la série qu'en 86, 87 et 89. On se rappellera également de son épisode d’appendicite durant la série de 1994. 
 
C'est aussi contre Boston que Roy remporta le plus de victoires avec 18, mais également le plus de défaites avec aussi 18. Les Bruins sont d'ailleurs une de seulement 3 parmi ces 20 équipes contre qui il n'a pas une fiche globale gagnante. Le seul match non comptabilisé ici est celui du 20 avril 1988 où il vint en relève à Brian Hayward qui avait débuté la série et qui fut crédité de la défaite.


#2 - Whalers de Hartford
21 matchs: 14 victoires, 7 défaites, 1 blanchissage

Après les Bruins, ce sont ces autres cousins de l'ex-division Adams qui croisèrent le plus souvent le chemin de Roy en séries avec le CH, soit 4 fois (1986, 1988, 1989 et 1992). Et contrairement aux Bruins, c'est Roy et le CH qui étaient la bête noire des Whalers, car ils l'emportèrent à chaque occasion. Deux de ces séries se terminèrent par un 7e match soit en 86 et 92.

Succès souvenir:
 
 
 
 

#3- Rangers de New York
5 matchs: 4 victoires, 1 défaite

Patrick ne rencontra les Rangers qu'une seule fois sur sa route en séries durant toute sa carrière, mais c'est contre eux qu'il établit véritablement sa place comme gardien d'avenir et future légende. C'était bien sûr lors de la finale de conférence de 1986.

Un autre succès souvenir? Fuck yeah un autre succès souvenir.
 
 
 
#4 - Flames de Calgary
11 matchs: 6 victoires, 5 défaites, 1 blanchissage

Deux séries contre les Flames, chaque fois en finale. 1 fois la victoire, 1 fois la défaite, 2 parcours légendaires. Il aurait pu revoir les Flames plus souvent après son départ au Colorado mais durant ces années-là, les Flames étaient poches et ne revinrent dans le portrait seulement qu'en 2004, un an après la retraite de Roy. Les Flames sont la seule équipe contre qui il perdit la finale.

 
#5 - Nordiques de Québec
7 matchs: 4 victoires, 3 défaites

Roy n'a rencontré sa future équipe qu'à deux reprises en séries lors de ses années à Montréal. La fois que tout le monde se rappelle fut bien sûr en 1993, lorsque les Nordiques remportèrent les deux premiers matchs avant que le CH ne se réveille et remporte la série en 6. 

Le seul autre match fut lors des séries de 1987, alors qu'il n'avait pas encore totalement la faveur de Jean Perron. Ce dernier lui préféra Hayward après une défaite de 7-5 lors du premier match de la série, même si il avait blanchi les Bruins en 4 matchs lors de la première ronde (et remporté une Coupe Stanley l'année précédente). Hayward resta en poste le restant de la série, incluant lors du match du 28 avril 1987, victoire de 3-2 des Canadiens où il ne s'est pas passé grand chose... 
 

#6 - Flyers de Philadelphie
7 matchs: 4 victoires, 3 défaites, 2 blanchissages
 
Après la série contre Québec, Roy revint en scène en finale de conférence de 1987 lors du 4e match contre les Flyers, une défaite de 6-3, suite à quoi Hayward reprit le relais pour le restant de cette série où les Flyers l'emportèrent et allèrent ensuite s'incliner en finale contre les Oilers, empêchant le CH de défendre son titre.

Les deux équipes se retrouvèrent de nouveau en finale de conférence en 1989 où le CH, après avoir éliminé les Whalers et les Bruins, vengea son échec de 1987 en 6 matchs et retourna en finale contre les Flames. Cette fois-ci, c'est Roy qui était dorénavant en plein contrôle, contrairement à Ron Hextall qui sortit de ses gonds lors du dernier match en s'en prenant à Chris Chelios pour venger son coéquipier Brian Propp...

Roy garda son calme dans cette situation, mais ce ne fut que partie remise dans son cas (voir plus loin)...

Succès souvenir:





#7 - Sabres de Buffalo
16 matchs: 12 victoires, 3 défaites, 1 blanchissage
 
Trois séries en carrière contre les Sabres et à chaque fois un meilleur résultat; victoire 4-2 en 89-90, victoire 4-1 en 90-91 et finalement un blanchissage en 4 matchs en 92-93, série où trois matchs furent remportés en prolongation. Au moins les Sabres avaient eu le mérite d'éliminer les Bruins en première ronde (eux aussi en 4 matchs), interrompant la série de rencontres annuelles entre Boston et Montréal...

Un autre succès souvenir. Pas de Roy ni du CH mais plutôt du «May Day» parce que ça fait toujours du bien de revoir 1993 et les Bruins souffrir...



#8 - Islanders de New York
5 matchs: 4 victoires, 1 défaite
 
Une seule présence des Islanders dans le parcours en séries de Roy, alors qu'il est arrivé en scène au moment où la dynastie des Islanders s’essoufflait. Dans ce cas-ci, c'était en finale de conférence de l'année de grâce 1993 où les Islanders étaient épuisés de leur victoire in extremis contre les Penguins en demi-finale. Les Canadiens l'emportèrent sans trop de difficulté en 5 matchs.

Succès souvenir? Quand on parle de 1993 difficile de résister...




#9 - Kings de Los Angeles
19 matchs: 12 victoires, 7 défaites, 4 blanchissages

Pour les Kings, et bien on retrouve la première et la seule équipe que Patrick retrouva à la fois à Montréal et au Colorado. Même qu'il les rencontra plus souvent avec l'Avalanche et que ce fut des séries plus serrées que la finale de 1993 avec Montréal. On parle ici des séries de 2001 et 2002 où à chaque fois l'Avalanche dut le remporter au 7e match décisif, soit en 2e ronde en 2001 et en 1ère ronde en 2002.

Ici comme succès souvenir, je pourrais bien vous remontrer la finale de 1993 mais vous l'avez déjà vu 1000 fois. Allons-y donc différemment avec 2001 contre les Kings:




#10 - Canucks de Vancouver
10 matchs: 8 victoires, 2 défaites, 1 blanchissage

Ici désolé, j'ai dû tricher pour la photo car je n'ai rien trouvé pour les années correspondantes. 
 
Patrick retrouva les Canucks en séries à deux reprises, une victoire de 4-2 en première ronde lors de ses premières séries avec l'Avalanche au printemps 1996, et ensuite à nouveau en première ronde lors d'un autre parcours vers l'ultime victoire, cette fois un balayage en 4 matchs en 2001. À ce moment-là, le Linden que l'on voit sur la photo était... à Montréal.


#11 - Blackhawks de Chicago
12 matchs: 8 victoires, 4 défaites, 2 blanchissages

Deux séries d'affilée contre les Blackhawks, soit en 1996 (2e ronde) et 1997 (1re ronde) et chaque fois le même résultat, une victoire en 6 matchs de l'Avalanche. Mais c'est seulement en 1996 qu'on a eu droit à la fameuse répartie légendaire de Roy envers Jeremy Roenick que vous pouvez voir sur cet autre succès souvenir. 

Quelques semaines plus tard, les Blackhawks échangèrent Roenick aux Coyotes et il n'était donc plus là pour le rematch de 1997.



#12- Red Wings de Detroit
30 matchs: 17 victoires, 13 défaites, 4 blanchissages

On retourne aux choses sérieuses ici avec l'arrivée des Red Wings dans le portrait et la création d'une des rivalités les plus intenses des années 90 et de toute l'histoire de la LNH.

Après les Bruins, les Red Wings sont les plus sérieux et récurrents adversaires de Roy en séries, étant sur son passage pour 5 séries et 30 matchs au total. L'Avalanche remporta 3 de ces séries (1996, 1999 et 2000) tandis que les Red Wings l'emportèrent en 1997 et 2002. Si les Bruins sont l'exemple parfait de l'adversaire typique de Roy et du CH en séries, les Red Wings représentent l'équivalent durant cette deuxième moitié de carrière dans l'ouest.

Succès souvenir? You bet your ass!



#13 - Panthers de la Floride
4 matchs: 4 victoires, 0 défaites, 1 blanchissage

La seule équipe que Patrick a blanchi en séries, les Panthers sont également son plus faible adversaire en finale, ne marquant qu'un total de 4 buts contre lui durant ces 4 matchs. Ils sont également les seuls envers lesquels il n'a jamais connu la défaite. Les Panthers n'ont jamais passé la première ronde depuis.

Succès souvenir:

 

#14 - Oilers d'Edmonton
12 matchs: 7 victoires, 5 défaites

Dans la deuxième moitié des années 90, il y avait une petite équipe qui était bonne pour venir jouer dans les pattes des puissances du moment. En 1997, les Oilers retournèrent en séries et croisèrent St-Patrick pour la première fois en 2e ronde, après leur élimination surprise des Stars en première ronde. L'Avalanche l'emporta en 5 matchs mais les Oilers se reprirent en 1998, causant la surprise en éliminant l'Avalanche en 7 matchs, avant de perdre contre les Stars en demi-finale.


#15 - Sharks de San Jose
13 matchs: 8 victoires, 5 défaites, 1 blanchissage


Deux séries contres les Sharks. La première en 98-99 (victoire en 6) et ensuite en 2001-02 (victoire en 7). Cette victoire de 2002 était particulièrement importante avec une victoire par blanchissage de 1-0 lors du 7e match. L'Avalanche perdit ensuite de nouveau en 7 matchs contre les Red Wings en finale de l'Ouest.

Souvenir mais un peu moins succès ici...



#16- Stars de Dallas
14 matchs: 6 victoires, 8 défaites, 2 blanchissages

Seulement la deuxième de trois équipes parmi les 20 envers qui Patrick a une fiche négative. Dans ce cas-ci, on parle de rencontres au sommet où les Stars l'emportèrent en 7 matchs deux années consécutives soit en 1999 et en 2000 en finale de conférence dans les deux cas.


#17- Coyotes de Phoenix
5 matchs: 4 victoires, 1 défaite

Pas trouvé de photo de Patrick contre les Coyotes et pas trouvé grand chose d'intéressant à dire non plus d'ailleurs. Voici donc Peter Forsberg avec un bizarre de JOFA qui se fait manger la joue par un joueur des Coyotes avec leur chandail laid.

Sinon et bien cette seule série contre les Coyotes était en première ronde des séries de 1999-2000. Roy retrouva alors Jeremy Roenick chez les Coyotes, mais cette fois-ci Roenick n'a rien dit de baveux qui lui est revenu dans la face. Roy avait alors une 3e bague pour lui faire une autre joke au cas où...


#18- Blues de St.Louis
5 matchs: 4 victoires, 1 défaite

On passe maintenant dans le dernier droit de la carrière de Roy avec un retour en 2001 pour cette 18e équipe avec les Blues. Après les Canucks en 1re ronde et les Kings en 2e, l'Avalanche disposa efficacement des Blues en 5 matchs pour se rendre à la finale de 2001.

Succès souvenir:

 

#19- Devils du New Jersey
7 matchs: 4 victoires, 3 défaites, 2 blanchissages

Dernière équipe rencontrée en finale pour Patrick Roy (et Raymond Bourque bien sûr), les Devils défendaient leur titre remporté en 2000 contre les Stars (alors eux aussi champions défendants). Une série excitante où il récolta 2 blanchissages mais qui dut encore se rendre à 7 matchs. Toute qu'une finale appropriée d'ailleurs avec cette rencontre au sommet entre deux des meilleurs gardiens de l'histoire et deux idoles des québécois.

Mais il restait encore une dernière équipe à ajouter sur la liste de Patrick.


#20- Wild du Minnesota
7 matchs: 3 victoires, 4 défaites, 1 blanchissage

Après une saison 2001-2002 où l'Avalanche rencontra les Kings, les Sharks et finalement les Red Wings en finale de conférence, on passe à la saison 2002-03 pour la dernière série et derniers matchs en carrière pour Patrick Roy. Une défaite surprise aux mains de cette jeune équipe alors détentrice du 7e rang dans l'ouest. Et comme c'était le cas de beaucoup des séries des années précédentes pour Roy, celle-ci nécessita aussi un 7e match. C'est Andrew Brunette qui marque en prolongation et qui vint sonner le glas de l'Avalanche et de la carrière du meilleur gardien en séries de l'histoire.

Cela mérite un dernier souvenir du moins pour voir les derniers moments de la carrière de joueur de Roy... et la première série remportée par le Wild... C'était aussi la première fois qu'il perdait un match 7 en prolongation.


Dans son livre "Le Guerrier" écrit par son père Michel, on apprend que Patrick avait décidé qu'il était temps de passer à la retraite le lendemain du 6e match de la série.

C'est donc ce qui conclut ce palmarès étonnant. Marc-André Fleury a encore quelques croûtes à manger pour battre ce record, mais ce n'est pas impossible s'il joue encore quelques années. Les seules franchises que Roy n'a jamais rencontré en séries furent donc; Anaheim, Atlanta, Columbus, Montréal, Nashville, Ottawa, Pittsburgh, Tampa Bay, Toronto, Washington et Winnipeg (anciens Jets).

Histoire de bien compléter pour Fleury, il a eu sur sa route jusqu'à maintenant; Ottawa, Rangers de New York, Philadelphie, Detroit, Washington, Caroline, Montréal, Tampa Bay, New York Islanders, Columbus, Los Angeles, San Jose, Winnipeg, St.Louis, Chicago, Vancouver, Minnesota et finalement Colorado pour un compte de 18. Il a également joué un match contre Boston sans l'emporter en 2013 et même chose contre Dallas l'an dernier. Si il avait eu la victoire, il aurait déjà égalisé le record de Roy. Ce ne sera pas pour cette année par contre car il a déjà joué et remporté un match contre toutes les équipes encore en lice.

On lui souhaite bonne chance (mais pas contre le CH!). Si jamais il se rend à une 21e équipe, je serai là pour lui faire le même genre d'hommage qu'à Roy c'est certain.