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mercredi 27 mai 2026

Rhett Warrener




N.D.L.R
Ce texte nous provient de l'excellente page «Le hockey et ses histoires» que vous pouvez suivre sur Facebook ici.

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Repêché par les Panthers de la Floride au vingt-septième échelon (deuxième ronde) en 1994, Rhett Warrener est un défenseur natif de la Saskatchewan qui a évolué dans la LNH de 1995 à 2008, avec trois équipes différentes.

Lorsqu’il entend son nom à la séance de 1994, le défenseur de 6 pieds 1 pouce vient de disputer trois saisons avec les Blades de Saskatoon, dans la Ligue junior de l’Ouest (WHL). À une époque moins offensive où l’accrochage et les gros défenseurs avaient la cote, Rhett Warrener cadrait parfaitement avec son style physique et robuste, même si les points ne venaient pas au tableau, il était bien vu par de multiples recruteurs de la LNH.

Après sa saison de 20 ans avec Saskatoon (39 points, la plus productive de sa vie!), Warrener débute sa carrière professionnelle lors de la saison 1995-96, ne disputant que neuf parties dans la Ligue Américaine et vingt-huit dans la LNH. Physique et courageux, le jeune arrière amasse trois points avec les Panthers, et 46 minutes de pénalité.

Dans le temps des Fêtes, les Panthers le prêtent à Équipe Canada Junior, et Warrener remporte la médaille d’or du championnat disputé aux États-Unis, en 1996.

Il dispute également les 21 premiers matchs éliminatoires de sa carrière, lors du parcours cendrillon qui voit les Panthers s’incliner en finale de la Coupe Stanley face à l’Avalanche du Colorado, en quatre matchs. Warrener amasse un autre trois passes durant les séries…

Dès la saison suivante, le patineur natif de Shaunavon joue à temps plein dans la LNH, ce qui sera le cas jusqu’à la fin de sa carrière. Sa saison 1996-97 se passe très bien, alors qu’il amasse quatre buts, treize points et une fiche de +20, gage irréfutable de sa stabilité à l’arrière.

Malheureusement, les Panthers ne peuvent recréer la magie du printemps précédent, baissant pavillon en cinq matchs contre les Rangers et Wayne Gretzky, qui disputait alors les dernières séries de sa carrière.

La saison 1997-98 est à oublier pour Warrener et les Panthers. Le défenseur n’inscrit que quatre passes en 79 parties et l’équipe rate les séries. La saison suivante ne va guère mieux en Floride, si bien qu’après 48 parties avec les Panthers, notre joueur du jour est échangé aux Sabres en compagnie d’un choix de cinquième tour en 1999 (qui allait devenir…Ryan Miller!) en retour d’un seul joueur : Mike Wilson.

La transaction fait du bien à l’ancien numéro 7 des Panthers, qui se joint à une équipe dont la défensive est très hermétique et son gardien, un certain Dominik Hasek, qui est à l’apogée de sa carrière. Durant les treize matchs de fin de saison avec Buffalo, Rhett Warrener marque son premier but en plus de deux ans, et il récidive en séries avec le premier (et seul!) but de sa carrière lors de la danse du printemps!

Les Sabres atteignent la finale de la Coupe Stanley en 1999, une deuxième pour le Saskatchewanais dans sa carrière, mais l’équipe de l’état de New York baisse pavillon en six matchs contre les Stars et le fameux ‘’No Goal’’ de Brett Hull, qui donna la victoire ultime à son équipe.

Apprécié par les fans et sa nouvelle organisation, le numéro 4 des Sabres dispute quatre saisons de plus à Buffalo, y établissant plusieurs sommets personnels. En 2000-01, il amasse seize passes et dix-neuf points, deux sommets dans la LNH. Il en atteint deux autres la saison suivante, alors qu’il marque cinq buts et amasse cent treize minutes de pénalité.



Après une saison décevante en-deçà des attentes, les Sabres laissent partir Warrener sur le marché des agents libres, si bien que ce dernier signe un contrat avec les Flames, à l’été 2003.

Et qu’arrive-t-il lorsque le grand défenseur dispute une première saison avec une équipe? Eh oui! Il se rend en finale! La saison 2003-04 ne fera pas exception, alors qu’il aide Calgary à atteindre la finale de la Coupe Stanley, une troisième pour lui en carrière et une première pour l’équipe depuis sa victoire de 1989.

Mais aussi, qu’arrive-t-il lorsque Warrener se rend en finale? Malheureusement, comme lors des deux premières occasions, son équipe s’incline, cette fois en sept matchs, contre le Lightning de Tampa Bay. Encore une fois, après de longues séries et une dure bataille, l’arrière canadien ne peut se retrouver du côté des gagnants.

Après ses meilleures saisons en carrière et trois finales, celui qui est aujourd’hui âgé de 50 ans a joué trois saisons de plus mais, en raison d’un style dur qui lui laisse sa part de blessures et d’inconfort, il annonce sa retraite à l’issue de la saison 2007-08.

Être un choix de deuxième tour dans la LNH est un bel accomplissement, mais ne garantit en rien un succès au niveau professionnel. À une époque où le hockey était très défensif et avec des défenseurs qui s’en sortaient souvent avec des gestes douteux, Rhett Warrener était le parfait prototype du défenseur physique, robuste, agressif et dérangeant pour les adversaires devant son filet.

Seulement, au retour du lock-out de 2004-05, le hockey avait changé. Les arbitres étaient plus sévères et le jeu, le plus rapide et offensif que nous avions vu en près de quinze ans. Warrener ne rajeunissait pas, et le style de jeu n’a pas favorisé sa longévité dans le circuit Bettman.

Néanmoins, il a été très, très efficace durant une carrière qui s’est étendue sur douze saisons. Il a disputé 714 matchs de saison régulière, amassant 24 buts et 82 passes (106 points), en plus de 899 minutes de pénalité et d’un différentiel de +73! Tout aussi peu offensif mais efficace en séries, il a disputé 101 parties, marquant un but, dix passes et une fiche de +20.

Même si le différentiel est parfois à prendre avec un grain de sel, il reste que le +93 combiné de Warrener prouve qu’il ne mettait pas vraiment son équipe dans le pétrin lorsqu’il patrouillait sa ligne bleue.

Peut-être n’a-t-il jamais été nominé pour un Norris ou marqué l’imaginaire des fans avec des jeux inoubliables, il reste qu’avec une médaille d’or au championnat junior, plus de huit cents matchs dans la LNH (saison + séries), plus de cent points et trois finales de la Coupe Stanley, Rhett Warrener a connu une merveilleuse carrière qui aurait fait l’envie d’une multitude de hockeyeurs à travers le monde!

vendredi 28 novembre 2025

Mike Foligno


Le père de Mike Foligno est arrivé d’Italie lorsqu’il était enfant pour s’établir avec sa famille à Sudbury. Lorsqu’il est devenu père à son tour, il a initié le jeune Mike au hockey. Toutefois, alors que le fils avait 10 ans, le père est décédé subitement. 

Ce malheureux événement a alors rendu sa famille vulnérable. Sa sœur a donc dû abandonner ses études pour aller travailler et venir en aide à sa mère. À 13 ans, Mike dut aussi se trouver un petit emploi pour contribuer, mais il continua de jouer au hockey. Il en conserva ainsi des valeurs familiales fortes. 

En 1975, il se joignit à l’équipe junior de son coin, les Wolves de Sudbury. À chaque année, son total de buts et son total étaient supérieurs à ceux de l’année précédente. À sa quatrième année, sa fiche était de 65-85-150, ce qui lui permit d’attirer l’attention des dépisteurs. Il fut donc choisi au troisième rang du repêchage de 1979 par les Red Wings, une formation chroniquement mauvaise à cette époque. Il fut devancé par Rob Ramage et Perry Turnbull. Tout juste après avoir entendu son nom, les Capitals choisirent à leur tour Mike Gartner. 

 

Comme les besoins étaient immenses à Détroit, Foligno fit l’équipe immédiatement. Les résultats furent au rendez-vous, puisque ses 36 buts furent le plus haut total de l’équipe, en plus d’être à ce moment un record de sa formation pour une recrue. Ce ne fut toutefois pas suffisant pour sortir les Wings de leur médiocrité, qui terminèrent leur saison avec 63 points. Il termina tout de même deuxième au scrutin pour le Trophée Calder. Par contre, il y avait à ce moment dans la ligue une autre recrue qui s’appelait Raymond Bourque… 

1980-81 fut encore pire avec 56 points et au cours de la saison suivante, la direction voulut asséner un électrochoc. Détroit bâcla alors une énorme transaction en envoyant deux de leurs meilleurs attaquants, Foligno et Dale McCourt, en plus de Brent Peterson à Buffalo. En retour, les Wings firent l’acquisition d’un ancien marqueur de 50 buts, Danny Gare, en plus de Jim Schoenfeld, Robert Sauvé et Derek Smith. 

C’est à ce moment que plusieurs d’entre nous firent plus ample connaissance avec Foligno. En effet, à cette époque, il y avait beaucoup de matchs intra-division, en plus des deux premiers tours des séries. C’est ainsi que les équipes de la division Adams, comme Buffalo, affrontaient souvent les Canadiens et les Nordiques. 

Ailier robuste au talent offensif intéressant, Foligno attirait aussi l’attention de façons bien à lui. D’abord, il était l’un des rares à toujours porter un casque Northland de type dôme, impossible à rater. De plus, lorsqu’il marquait, il avait habitude célébrer de manière enthousiaste en faisant son caractéristique saut de crapaud, le ″Foligno Leap″. 

 

Pendant cette période, les Sabres étaient principalement une équipe de milieu de peloton. S’ils ont causé la surprise en balayant les Canadiens en séries en 1982-83, ce fut l’inverse l’année suivante. Malgré une très bonne saison de 103 points, ils furent balayés par les Nordiques. Lors des années suivantes, s’ils faisaient les séries, ils avaient habituellement ou Boston ou Montréal dans les pattes et ne sortaient pas de leur division. 

D’un point de vue personnel, Foligno maintenait une production de 50-60 points par saison, avec une exception en 1985-86, où il marqua 41 buts et obtint 80 points. Quant à son total de minutes de pénalités, il était habituellement d’au moins 150. 

  

En décembre 1990, après un début de saison ordinaire, il fut échangé aux Leafs après 9 ans à Buffalo. Pour l’acquérir, le prix fut plutôt modeste : Lou Franceschetti et Brian Curran. 

Les blessures ont ensuite ralenti Foligno, mais il put tout de même participer à l’étonnant parcours en séries de 1992-93, alors que les Leafs sont venus à un match de la finale. Ce sont finalement les Kings qui eurent le privilège de baisser pavillon devant les Canadiens. 

Quelques mois plus tard, en novembre 1993, il fut échangé aux nouveaux Panthers de la Floride contre une somme d’argent. Cette transaction lui permit de franchir le seuil des 1000 matchs, lui qui avait atteint celui des 2000 minutes de pénalité à la fin de son passage chez les Leafs. 

Il ne fut toutefois pas resigné par les Panthers à la fin de l’année, ce qui mit fin à sa carrière de joueur. 

Il devint ensuite entraîneur-adjoint avec les Maple Leafs de St.John’s de la Ligue américaine, avant de retourner à Toronto. Il alla ensuite dans l’organisation de l’Avalanche, d’abord comme adjoint dans la LNH avant de devenir entraîneur-chef avec leur filiale, les Bears de Hershey. 

Il retourna ensuite dans sa ville natale, pour prendre les rênes des Wolves de Sudbury de la Ligue de l’Ontario. 

Après 7 ans, il retourna dans la LNH, avec Anaheim puis au New Jersey, encore comme adjoint. 

Voulant par après donner une autre tangente à son engagement dans le monde du hockey, il s’impliqua au sein de l’équipe nationale de parahockey, en devenant entraîneur-adjoint en 2018. 

L’implication de la famille Foligno ne se limite pas à Mike. Son épouse, décédée, en 2009, était la nièce de l’ex-gardien Ed Giacomin. Elle était aussi la mère de Nick et Marcus, qui jouent tous les deux depuis plusieurs années dans la LNH. 

Au début de leur carrière, les deux frères ont rendu hommage à leur père en célébrant des buts avec des sauts de crapaud. 

Sources : 

″Une jeunesse difficile a formé le caractère de Mike Foligno″ de Philippe Cantin, 30 novembre 1985, Le Soleil, page S3, 

″Senators rookie brings back father’s ′Foligno Leap′ in 4-3 win over Canadiens″, Associated Press, October 18, 2007, ESPN (espn.com), 

″L’épouse de Mike Foligno meurt d’un cancer″, La Presse canadienne, 29 juillet 2009, La Presse (lapresse.ca), 

″Des joueurs de la LNH trouvent du bonheur en para hockey″, Comité paralympique canadien, 4 juin 2023 (paralympique.ca), 

nhldraftcentral.com.

samedi 2 novembre 2024

Changements subtils de logos et chandails



 

Dans l'histoire longue et compliquée des chandails et logos de hockey, il y a eu des changements qui sont plutôt passés inaperçus à l'époque. Ou qui ont simplement été oubliés au fil des années. 

En voici quelques-uns au hasard.


Selon moi, le meilleur exemple de changement subtil qui intéresse seulement les geeks de logos, est le cas des North Stars des années 90.

Après la vente de l'équipe suite à la finale de 1991 perdue contre les Penguins, les North Stars changèrent de logo et de chandail pour une version plus moderne qui ne mettrait désormais en vedette que le mot «Stars», ce qui selon plusieurs avait pour but de rendre l'équipe plus attrayante aux yeux d'acheteurs potentiels qui voudraient la déménager.

C'est ce qui arriva alors que les Stars déménagèrent au Texas pour la saison 1993-94. Le chandail ne subit alors que quelques modifications mineures. En fait les seuls ajouts furent le logo du Texas à l'épaule et le «Dallas» ajouté sur les pantalons. Après cette seule saison 93-94 avec cette version, on ajouta le «Dallas» au logo et la teinte de vert devint plus foncée. 

On pourrait croire que ces petits changements ne valent même pas la peine d'être considérés comme un «nouveau» chandail pour l'équipe, mais la teinte de vert vient vraiment changer la donne, surtout sur la bande aux épaules qui est presque totalement confondue avec le noir comparativement aux années précédentes. Ce n'est pas pour rien que les Stars sont revenus à un vert plus vif avec leur chandail actuel, alors que ce vert «kaki» était tout simplement trop foncé.

Avec ces changements subtils/pas trop subtils, cette période de «foncisation» dans la LNH a mené à des excès de chandails trop sombres, ce qui a culminé avec une finale de 1999 mettant en vedette des chandails excessivement foncés chez les Stars et les Sabres, ce qui en faisait quelque chose de très plate à regarder, en plus des matchs qui se terminaient 2 à 0...



À peu près au même moment à Montréal, il y eut aussi un petit changement subtil sur le chandail blanc du CH. En 1997-98, l'équipe a modifié son lettrage pour ajouter un léger «outline» blanc entre le chiffre bleu et son contour rouge, ce qui accentue davantage l'identité «tricolore» de l'équipe. Ce traitement est toujours en vigueur de nos jours.

Également subtil, le gros numéros au dos ont aussi été légèrement grossis. Vous pouvez le voir ici avec un avant 1997 et un après 1997.



Dans le même style, les Nordiques avaient aussi trafiqué en 1991-92 leur contour de lettrage avec l'ajout d'un subtil contour rouge, en plus de grossir le logo. Il s'agit essentiellement du même chandail mais ces petits changements en font un chandail vraiment plus intéressant et moderne. Le rouge, qui était jusque là seulement présent sur le logo, vient accentuer le reste du chandail de brillante façon. 

Je crois même ne pas trop exagérer en disant que ces modifications ont subconsciemment aidé l'équipe à sortir de ses années de misère.

C'était pas l'échange de Lindros, c'était le chandail...

Remarquez également la grosseur du contour blanc sur le logo de la 2e photo. Fantastique.



Ici vous avez deux versions de John Ogrodnick. La première date de 1982 tandis que la deuxième version date de 1985. Remarquez que le logo a été inversé d'une version à l'autre. Ce qui était blanc est désormais rouge et vice-versa. Encore une fois c'est très subtil mais avouez qu'une fois qu'on le sait, c'est difficile de contredire le choix des designers. Le même procédé fut également appliqué sur le chandail blanc.

Remarquez également le style de lettrage plus arrondi sur la première photo. Ce style étrange pour un chandail de hockey, surtout pour les Red Wings, n'a été utilisé que durant cette saison 1982-83.




À leurs débuts, les Panthers portent leur chandail rouge classique à l'étranger. En 1998, ils sortent un 3e chandail alternatif aux couleurs inversées où le bleu marin est la couleur principale et où la panthère brise désormais un bâton. Ce 3e chandail fut en place jusqu'en 2003 lorsqu'il devint le chandail principal suite au changement à travers la LNH sur les couleurs de chandails à domicile et à l'étranger. Le rouge devint alors le 3e chandail occasionnel et les logos avec et sans bâton firent également «le switch» pour l'occasion.

Le logo avec bâton fut ensuite retiré à partir de la saison 2007-08. Un peu trop «Sharks» je crois.



Les Kings de l'ère Gretzky expérimentent avec l'argent et le chrome au début des années 90. À un tel point qu'en 1991-92, leur lettrage devint pratiquement illisible sur le chandail blanc. 
 
Remarquez la minime différence entre la version de 90-91 et celle de 91-92. Entre le lettrage argent et le contour noir du «Gretzky», il y a un subtile (et inutile) espace blanc qui vient toute fucker la patente. Celle de 90-91 demeurait lisible par l'absence de ce «gap» blanc, malgré que c'était quand même difficile à lire, surtout, j'imagine, depuis les estrades. 
 
Voyez ici durant un match comment c'était difficile à discerner:





Ils ont finalement renoncé à cet abus de chrome en 1992-93, avec le nom du joueur totalement noir ainsi que le numéro au dos qui passa au noir avec un contour gris, soit une inversion de la version précédente. Juste à temps pour le parcours en finale en 1993.

 

Et pour finir, avouez que Mario a l'air pas mal plus menaçant sur la photo de droite. Exit le casque jaune et le collet jaune, les numéros descendent des épaules aux manches et on a un chandail pas mal plus emblématique. 

Avez-vous d'autres exemples qui vous viennent en tête? Laissez-le moi savoir dans les commentaires ou sur Facebook.

mercredi 24 juillet 2024

Retrouver ses chums - 2e partie

 

 

Dans la première partie, j'ai parlé exclusivement des réunions des années 90 d'anciens coéquipiers de la dynastie des Oilers. C'était pas mal le meilleur exemple de retrouvailles dans le genre. Mais il y eut beaucoup d'autres réunions du genre ailleurs dans la LNH. En voici quelques-unes.

 

Stars de Dallas - 1999

Si la recette «Oilers» était un incontournable, il ne faut pas non plus sous-estimer la recette «ex-CH». Ayant d'abord boosté son équipe de plusieurs éléments intéressants au cours des années (Joe Nieuwendyk, Ed Belfour, Brett Hull etc...), le directeur général des Stars Bob Gainey trouvait que son équipe avait aussi besoin de vétérans défensifs qui connaissaient surtout bien la game du hockey des séries. Il décida alors d'y aller avec une gang qu'il connaissait bien.

Il avait déjà fait l'acquisition de son ancien coéquipier Craig Ludwig en 1991 lorsque l'équipe était encore au Minnesota. Mais c'est après quelques années à Dallas qu'il commença la véritable réunion, principalement en 1995 lorsqu'il obtint son apprenti Guy Carbonneau des Blues de St.Louis. Ensuite, à la date limite des transaction de mars 1998, il envoya Todd Harvey et Bob Errey aux Rangers en retour de Mike Keane et Brian Skrudland

Ces 4 ex-membres du tricolore avaient tous joué avec Gainey auparavant. Même Mike Keane qui avait débuté sa carrière en 1988-89 lors de la dernière saison en carrière de Gainey, saison qui s'était terminé par une défaite en finale contre les Flames. Les trois autres avaient remporté la coupe de 1986 avec lui tandis que Keane et Carbonneau avaient ensuite remporté une autre coupe en 1993. Keane avait de plus remporté une autre coupe avec l'Avalanche en 1996, finale gagnée contre les Panthers qui eux avaient comme capitaine Brian Skrudland.

Toute cette expérience fut très importante pour les Stars de 1999 car excepté ces ex-CH, seuls Joe Nieuwendyk et Sergei Zubov avaient auparavant remporté la coupe.

Les Stars passèrent bien proche de répéter en 1999-2000, s'inclinant en finale contre les Devils. Skrudland et Ludwig n'étaient alors plus là mais Gainey amena en renfort un autre ex-CH (et ex-capitaine du CH) en la personne de Kirk Muller qui restera en poste à Dallas jusqu'en 2003.

Gainey, Carbonneau et Muller se réuniront de nouveau à la direction du CH quelques années plus tard mais pas avec des résultats aussi concluants...


Geoff Sanderson - Andrew Cassels


Il n'y a pas seulement chez les équipes championnes que l'on retrouve des réunions du genre. Chez les équipes poches aussi ça arrive.

En 2000-01, la nouvelle équipe d'expansion des Blue Jackets de Columbus sélectionna trois anciens Whalers de longue date lors du repêchage d'expansion; Kevin Dineen (Ottawa), Robert Kron (Caroline) et Geoff Sanderson (Buffalo).

Kron fut libéré après la saison 2001-02 tandis que Dineen prit sa retraite après seulement 4 matchs au début de la saison 2002-03. Cependant, les Blue Jackets aimaient bien l'apport de Sanderson (30 buts lors de leur saison inaugurale) et pensèrent donc que de ramener un autre ex-Whaler serait probablement bénéfique pour lui. C'est alors qu'ils signèrent Andrew Cassels comme agent libre durant l'été 2002.

Sanderson et Cassels ont joué ensemble à Hartford de 1991 à 1997 soit durant les six dernières saisons de la franchise bleue et verte avant son déménagement en Caroline. Malgré l'instabilité de l'équipe sur ses derniers miles, leurs fans pouvaient au moins compter sur ce duo pour la mettre dedans. Cassels a ensuite été échangé aux Flames et plus tard aux Canucks pendant que Sanderson se ramassa avec les Sabres.



La réunion fut un succès pour Columbus alors que Sanderson termina la saison 2002-03 avec une fiche de 34 buts et 33 passes pour 67 points tandis que Cassels termina à 68 points dont 20 buts, ce qui était son deuxième meilleur total en carrière.

Mais ce fut bien éphémère alors que Sanderson fut échangé aux Canucks durant la saison suivante tandis que Cassels ne put jouer que 58 matchs. Cassels termina ensuite sa carrière à Washington en 2006 et Sanderson à Edmonton en 2008.


Joe Nieuwendyk et Gary Roberts
 

Joe Nieuwendyk et Gary Roberts ont été coéquipiers à presque tous les niveaux, et ce dès leur jeunesse alors qu'ils se connaissent depuis leur enfance passée à Whitby en Ontario. Leur carrière prit d'abord une direction différente alors que Roberts prit le chemin de la OHL tandis que Nieuwendyk choisit plutôt les rangs universitaires américains avec l'Université Cornell. 

Mais les deux furent repêchés par les Flames, Roberts en premier en 1984 (12e au total) et Nieuwendyk en 1985 (27e au total). Ils jouèrent longtemps ensemble avec les Flames, remportant au passage la coupe en 1989. Ensuite leur chemin se sépara de nouveau alors que Nieuwendyk prit le chemin de Dallas en 1995 tandis que Roberts eut de gros problèmes avec son cou, ce qui lui fit rater presque deux saisons d'activités, dont la saison 1996-97 au complet.

Roberts se réinventa ensuite avec les Hurricanes et les Maple Leafs, avec qui il signa en 2000-01. Pour sa part, après une troisième coupe avec une troisième équipe (Devils en 2003), Nieuwendyk signa également à Toronto pour la saison 2003-04.

Après cette seule saison à Toronto et ensuite le lock-out, ils renégocièrent ensemble leur contrat car ils désiraient poursuivre et terminer leur carrière ensemble. Incapables de s'entendre avec les Maple Leafs, ils obtinrent tous les deux le même contrat (2 ans/4,5 millions) en Floride.

Les deux joueurs avaient encore beaucoup à offrir offensivement. Malgré quelques blessures respectives, ils se hissèrent parmi les meilleurs pointeurs des Panthers en 2005-06. Nieuwendyk termina deuxième derrière Olli Jokinen avec 26 buts et 56 points en 65 matchs. Pour sa part, Roberts obtint 40 points en 58 matchs. Cependant lors de leur deuxième année en Floride, des maux de dos persistants firent manquer la moitié des 30 premiers matchs de la saison à Nieuwendyk et il fut forcé par ses médecins à prendre sa retraite en décembre 2006 à l'âge de 40 ans. Les Panthers, sortis de la course pour les séries en février, envoyèrent Roberts aux Penguins de Pittsburgh. Il y joua une autre saison (seulement 38 matchs en raison de blessures) et une dernière à Tampa Bay en 2008-09.
 
 

Et des fois, il y a des réunions qui ne fonctionnent tout simplement pas...

Après quelques saisons où le duo était séparé, Paul Kariya et Teemu Selanne signèrent ensemble à rabais avec la puissante équipe de l'Avalanche du Colorado en 2003-04 dans l'espoir de gagner la Coupe Stanley. Selanne accepta environ 2 millions de moins que ce que les Sharks lui offraient pour rester à San Jose tandis que Kariya signa véritablement à rabais, soit un contrat d'un an à seulement 1,2 million. Chez l'Avalanche, Patrick Roy venait de prendre sa retraite mais l'Avalanche comptait toujours sur un solide noyau de superstars avec Peter Forsberg, Joe Sakic, Rob Blake, Milan Hejduk et autres. 

Malheureusement, ces deux vedettes connurent une des pires saisons de leur carrière respective et l'Avalanche s'inclina en deuxième ronde contre les Sharks. Selanne, un habitué des saisons d'au moins un point par match, termina celle-ci avec seulement 32 points. Kariya pour sa part n'était plus vraiment le même joueur depuis sa blessure subie lors de la finale de 2003 contre Scott Stevens et les Devils. Il connut d'autres ennuis de santé qui le limitèrent à 51 matchs en saison régulière et seulement 1 en série. Il obtint 36 poins avec Colorado. 

L'expérience Colorado fut donc un échec mais il revinrent tous les deux à leur forme d'antan après le lock-out de 2005. Kariya signa avec les Predators et il obtint 85 points en 2005-06 tandis que Selanne retourna à Anaheim où il retrouva sa touche avec 40 buts et 90 points.


Il me reste d'autres exemples de réunions du genre mais ce sera pour une autre fois. À plus.

vendredi 7 juin 2024

Gardiens éphémères - Panthers VS Oilers



Nous sommes de nouveau rendus à ce moment de l'année : Finale de la coupe Stanley. Et qui dit finale dit que je traque pour vous les gardiens éphémères des deux organisations présentes. Je recherche donc celui qui a participé au moins de matchs, ou de minutes, dans l'histoire de ces équipes. Les Oilers d'Edmonton essaieront de rapatrier la coupe au Canada (ce serait une première depuis 1993) alors que les Panthers de la Floride sont de retour en finale pour une deuxième saison consécutive.

Pour voir les éditions précédentes, allez feuilleter cette section.  

Pour les Panthers, rien n'a changé depuis l'an passé, alors que Brian Foster est encore le gardien le moins présent dans l'histoire de l'équipe, avec 4 minutes et 52 secondes. Le second sur cette liste est nul autre que Antti Niemi. Ce dernier avait débuté sa carrière dans la LNH en 2008 avec les Blackhawks de Chicago, avec qui il a remporté la coupe Stanley en 2010. Il passa ensuite cinq saisons avec les Sharks de San Jose puis deux avec les Stars de Dallas. Ayant signé un contrat à titre d'agent libre le 1er juillet 2017-18 avec Pittsburgh, Niemi fut catastrophique devant la cage des Penguins, perdant ses trois départs avec une ronflante moyenne de buts alloués de 7.49 (!) et un pourcentage d'efficacité sous la barre des .800 (.797). Il fut alors soumis au ballotage à la fin du mois d'octobre et réclamé par les Panthers. Il ne fit guère mieux, ne participant qu'à 59 minutes réparties sur deux matchs, affichant une moyenne de 5.11 buts alloué, et se retrouvant une fois de plus au ballotage trois semaines après son arrivée en Floride. Les Canadiens de Montréal prirent ensuite le risque de faire son acquisition, et il retrouva ses repères, faisant tout de même bonne figure dans le rôle de second à Carey Price, récoltant une fiche de 7 victoires, contre 9 défaites (dont 4 en prolongation/fusillade), une moyenne de 2.46 et un pourcentage de .929. Il resta une deuxième saison à Montréal avant de retourner dans son pays natal, disputant la dernière saison de sa carrière avec le Jokerit d'Helsinki dans la KHL.



Chez les Oilers, c'est le 28 janvier 2023 qu'ils firent appel à un gardien pour le moins de temps possible. Lors d'un match à domicile contre les Blackhawks de Chicago, ils durent faire appel à Matthew Berlin, gardien de l'Université de l'Alberta, pour combler la perte de Stuart Skinner qui était malade. En tant que gardien d'urgence (EBUG en anglais), Berlin remplaça Jack Campbell pour les dernières 2 minutes 26 secondes du match, une victoire de 7-3 des Oilers. Il ne fit face qu'à un seul lancer. Ayant disputé trois saisons dans la WHL, avec les Chiefs de Spokane, les Thunderbirds de Seattle et le Ice de Kooteney, Berlin fit partie des Golden Bears de l'Université de l'Alberta depuis 4 saisons, répartissant 27 victoires contre 8 défaites .

Je vous souhaite à tous une excellente finale. Et si vous écoutez la radio de BPM Sports, attendez-vous à entendre Big Georges Laracque se faire aller le sifflet en faveur des Oilers !

samedi 7 octobre 2023

Joueur oublié des 90's #83 - Igor Kravchuk




Lorsqu'il fut repêché par les Blackhawks de Chicago en 1991 au 71e rang, Igor Aleksandrovich Kravchuk avait 25 ans et était déjà un défenseur accompli au sein de la première ligue russe et sur la scène internationale. Il est d'ailleurs malgré lui un personnage faisant partie à jamais du folklore du hockey canadien alors qu'il était le seul défenseur tentant d'empêcher la fameuse montée à 3 contre 1 de Mario Lemieux, Wayne Gretzky et Larry Murphy lors du célèbre but gagnant du #66 lors de la Coupe Canada de 1987.

Né le 13 septembre 1966 à Ufa, Kravchuk débuta sa formation avec le club local, le Ufa Salavat Yulayev, en 1982 à l'âge de seulement 16 ans. Il fut plus tard acquis par le puissant club du CSKA Moscou en 1987, en vue des Olympiques de Calgary, où il remporta la médaille d'or avec le puissant club soviétique.



Il retarda son entrée dans la LNH afin de participer de nouveau aux Olympiques en 1992, tournoi qui se solda de nouveau par une médaille d'or pour l'équipe soviétique, cette fois connue sous le nom d'«Équipe unifiée» en raison des bouleversements politiques de l'époque. 

Avec une fiche de 3 buts et 2 passes en 8 matchs, Kravchuk fut également élu au sein l'équipe d'étoiles du tournoi. 

Une fois les jeux terminés, il mit le cap sur Chicago pour faire ses débuts dans la grande ligue en cette fin de saison 1991-92. Il marqua lors de son premier match avec les Blackhawks et termina cette saison avec 1 buts et 8 passes en 18 matchs, en plus de 8 points en 18 matchs en séries où les Blackhawks se rendirent en finale contre les Penguins. Les Blackhawks semblaient alors avoir dégoté un pas pire défenseur.



Cependant, durant la saison suivante se présenta aux Blackhawks la chance d'obtenir l'attaquant Joe Murphy des Oilers d'Edmonton, auteur d'une saison de 82 points la saison précédente. En grève depuis le début de la campagne, Murphy passa finalement aux Blackhawks en février 1993 en retour de Kravchuk et de l'attaquant Dean McAmmond. Kravchuk termina cette saison 92-93 avec une fiche de 27 points en 55 matchs partagés entre Edmonton et Chicago, en plus d'être blessé plusieurs semaines.

Kravchuk fit très bien à Edmonton, connaissant son sommet en carrière en 93-94 avec 12 buts et 38 passes pour 50 points au sein du faible club des Oilers où il devint brièvement leur meilleur défenseur. 

Il joua une autre demi-saison complète avec les Oilers en 1995 avant d'être échangé de nouveau, cette fois aux Blues en janvier 1996 lors d'un échange multi-défenseurs. En plus de Kravchuk, les Blues obtinrent le défenseur Ken Sutton. En retour, ils cédèrent Jeff Norton et Donald Dufresne.

Après deux saisons de 34 et 35 points respectivement, Kravchuk fut de nouveau utilisé comme monnaie d'échange, cette fois lors d'un échange avec les Senators d'Ottawa, alors qu'il fut échangé un contre un en retour de Steve Duchesne durant l'été 1997.

À Ottawa, Kravchuk eut de la difficulté à remplir les patins du plus populaire et plus offensif Steve Duchesne. Mais au final, l'échange porta fruit alors que Kravchuk était plus fiable défensivement et les Senators eurent une meilleure fiche que l'année précédente. 

Pour couronner le tout, la petite équipe qui termina au 8e rang parvint à causer la surprise en première ronde en éliminant les Devils. Kravchuk marqua le but d'assurance lors du dernier match de cette série, officialisant la première série remportée dans l'histoire du club.



Durant cette même saison 1997-98, Kravchuk put participer de nouveau au tournoi olympique, ses troisièmes jeux en carrière. Il est d'ailleurs le seul de l'histoire à avoir représenté son pays sous trois incarnations différentes. Il le fit sous le drapeau de l'Union Soviétique en 1988, de l'«Équipe Unifiée» en 1992 et finalement sous celui de la Russie en 1998. Ce fut cette fois une médaille d'argent pour Kravchuk et les Russes.

Kravchuk joua deux autres saisons complètes à Ottawa mais ses statistiques baissèrent d'année en année. Afin de couper dans leur masse salariale, les Sénateurs le placèrent au ballotage en novembre 2000. Il fut alors réclamé par sa troisième équipe canadienne, les Flames de Calgary.

Kravchuk joua une saison supplémentaire à Calgary, avant d'être libéré durant l'été 2002. Il ne refit pas surface avant le mois de mars 2003, lorsqu'il fut engagé comme agent libre par les Panthers pour la fin de la saison. Ce furent alors ses 7 derniers matchs en carrière avant de prendre sa retraite.

En 699 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 64 buts et 210 passes pour 274 points.

Depuis sa retraite, il a été entraîneur ou adjoint à plusieurs niveaux, dont le niveau junior russe ainsi que quelques équipes en KHL. Il devint en 2018-19 entraîneur-chef des Lions de Lac-St-Louis au niveau Bantam AAA québécois, là où évoluait son fils Roman Kravchuk. Son autre fils Chris avait également évolué au Québec dans le passé, dont brièvement avec le Drakkar de Baie-Comeau. 

Igor est présentement entraîneur-adjoint de son ancien club, le CSKA Moscou.





mardi 19 septembre 2023

Pavel Trnka ou Petr Tenkrat?



C'est le moment de passer à un autre sondage on ne peut plus pertinent. Lorsque je jouais à NHL circa édition 2001/2002/2003, j'aimais bien me procurer de ces joueurs aux noms de famille étranges et plein de konsonnes fascinantes. Plusieurs de ces acquisitions de l'époque font d'ailleurs partie des joueurs de notre série «Joueurs oubliés des 90's» comme Oleg Tverdovsky, Tony Hrkac ou Sergei Krivokrasov. D'ailleurs, par un magnifique (ou magnifik) hasard, ces trois derniers ont joué avec les Mighty Ducks d'Anaheim, également l'équipe d'origine des deux joueurs d'aujourd'hui; Pavel Trnka et Petr Tenkrat.

J'ai souvent eu de la difficulté à différencier ces deux joueurs obscurs, et ce même s'ils n'évoluaient pas à la même position. Le temps est donc venu de les analyser en profondeur et ensuite, de votre côté, de voter pour votre préféré. Allons-y donc.

Pavel Trnka est né le 27 juillet 1976 à Plzeň (Pilsen en français) en Tchéquie. Défenseur purement défensif de 6'-2" et 200 livres, il débuta à 19 ans avec le club local, le HC Plzen, en première division tchèque en 1993-94, en plus d'aider l'équipe tchèque des U18 à remporter le bronze aux championnats junior. Malgré de maigres statistiques (1 passe en 12 matchs), il attira assez l'attention pour se faire repêcher par les Mighty Ducks en 5e ronde (106e au total) du repêchage de 1994.


Après une dernière saison dans la ligue tchèque, il traversa l'Atlantique pour la saison 1995-96. Il fit bonne impression au camp des Ducks, mais ces derniers croyaient qu'il serait mieux pour lui de faire son bout de chemin dans les mineures. Il joua donc deux saisons complètes avec les Bandits de Baltimore de la AHL, et ce n'est qu'en 1997-98 qu'il joua finalement un premier match à Anaheim.

Après cette première saison partagée entre Anaheim et le club-école, Trnka fit l'équipe à temps plein en 98-99 et joua 4 saisons complètes avec l'équipe, enregistrant son sommet en carrière en 99-00 avec 2 buts et 15 passes pour 17 points. Il signa ensuite un nouveau contrat avec l'équipe durant l'été 2002. 

Mais durant la saison suivante, les Panthers de la Floride durent procéder à une vente de feu pour se débarrasser de salaires encombrants. C'était le cas du défenseur Sandis Ozolinsh qui se fit échanger aux Ducks le matin du match des étoiles de 2003. En plus d'Ozolinsh, les Ducks mirent la main sur un autre défenseur du nom de Lance Ward. En retour, les Panthers mirent la main sur le plus abordable Trnka, en plus d'un jeune Matt Cullen et un choix de 4e ronde en 2003 (Jay Pemberton).


Trnka termina donc la saison 02-03 avec les Panthers. Il y joua une autre saison  en 2003-04 durant laquelle il amassa 3 buts et 13 passes pour 16 points, soit sa 2e meilleure saison au niveau offensif. Les Panthers le libérèrent toutefois durant l'été 2004 et le lock-out imminent signifia la fin du parcours de Trnka dans la LNH.

Il profita alors de l'occasion pour retourner au bercail avec le HC Pilsen où il fut éventuellement nommé capitaine en 2005-06. Il fut également prêté quelques matchs à différents clubs suédois pour les séries. Il termina ensuite sa carrière en 2012 après 5 saisons passées avec le HC Vitkovice. Depuis sa retraite, il est demeuré au sein du HC Vitkovice comme assistant-entraîneur ou entraîneur-chef des niveaux junior de l'équipe.

En 411 matchs dans la LNH, la fiche de Pavel Trnka fut de 14 buts et 63 passes pour 77 points.
En 366 matchs dans la ligue tchèque, sa fiche fut de 23 buts et 52 passes pour 75 points.


Également né en Tchéquie, pour sa part le 31 mai 1977 dans la ville de Děčín, l'attaquant Petr Tenkrát débuta comme professionnel avec le HC Kladno durant la saison 1994-95, où il eu brièvement Trnka comme coéquipier. Ailier droit de 5'-11" et 182 livres, il joua 5 saisons à Kladno, soit jusqu'en 1999 suite à quoi il fut également repêché par les Mighty Ducks, en 8e ronde avec le 230e choix au total.

Il joua ensuite une saison en Suède avant de faire le saut en Amérique pour la saison 2000-01 qu'il partagea entre Anaheim et le club-école à Cincinnati.

La première saison de Tenkrat dans la LNH fut somme toute sans histoire, alors qu'il obtint un simple 5 buts et 9 passes en 46 matchs. Toutefois, les astres s'alignèrent magnifiquement lors de son premier but dans la LNH, le 15 décembre 2000 dans un match contre les Rangers...

But de Tenkrat, sur des passes de Hrkac et Trnka. Avouez que la vie peut parfois être magique...

Malheureusement pour Tenkrat et les Ducks, le reste de l'histoire de fut pas aussi féérique. Après 9 matchs sans point au début de la saison 2001-02, les Ducks échangèrent Tenkrat aux Predators de Nashville en retour de l'ancien espoir du CH Patric Kjellberg. 

Les choses semblèrent se replacer tranquillement pour Tenkrat à Nashville. Il obtint même un tour du chapeau contre les Blackhawks. Mais il manqua de constance et au final il termina cette saison 2001-02 avec une fiche de seulement 8 buts et 16 passes en 67 matchs. 

On commença ensuite à se passer Tenkrat comme une patate chaude. Refusant un contrat à deux volets des Predators, il fut placé au ballottage en octobre 2002 et réclamé par les Panthers qui l'envoyèrent le même jour aux Blue Jackets en retour de Mathieu Biron. Les Blue Jackets n'avaient également qu'un contrat à deux volets à lui offrir et il préféra plutôt s'exiler en Suède pour la saison 2002-03 avec le club Oulun Kärpät où il retrouva ses repères offensifs en plus de gagner deux championnats en 2004 et 2005.

Entretemps, ses droits dans la LNH étaient désormais propriété des Maple Leafs, qui le réclamèrent au ballottage en octobre 2003. Eux aussi ne lui offraient que cet éternel contrat à deux volets et décidèrent finalement de l'échanger aux Bruins en juin 2006 en retour d'un choix de 7e ronde. Il trouva enfin chez les Bruins une offre à un seul volet et il parvint ainsi à refaire surface dans la LNH pour la saison 2006-07. Il obtint 9 but et 5 passes en 64 matchs durant cette seule saison comme joueur de soutien avec Boston, sa dernière dans la LNH.


Il retourna en Europe en 2007-08 et se promena annuellement entre la Tchéquie, la Suède et la Finlande, effectuant au passage des retours à Kladno de temps en temps, et retrouva parfois Trnka sur son chemin comme adversaire et jamais plus comme coéquipier. Il se retira finalement du jeu en 2017.

En 177 matchs dans la LNH, la fiche de Petr Tenkrat fut de 22 buts et 30 passes pour 52 points.
Sa fiche globale combinée en Suède, Finlande, Russie et Tchéquie fut de 302 buts et 285 passes pour 587 points en 914 matchs.


Il est donc temps pour vous de voter pour votre préféré. Trnka ou Tenkrat?



Sources:
Panthers ship Ozolinsh to Ducks, CBC, 30 janvier 2003
Tenkrat gets revenge on Leafs ... sort of, The Globe and Mail, 28 novembre 2006

jeudi 8 juin 2023

Gardiens éphémères - Panthers VS Golden Knights










Nous sommes de nouveau rendus à ce moment de l'année (avec un peu de retard) : Finale de la coupe Stanley. Et qui dit finale dit que je traque pour vous les gardiens éphémères des deux organisations présentes. Je recherche donc celui qui a participé au moins de matchs, ou de minutes, dans l'histoire de ces équipes. Après un parcours éliminatoire qui a foutu le bordel à plusieurs pools d'hockey, et enfin une non-présence du Lightning en finale, nous avons ultimement une finale opposant les Panthers de la Floride au Golden Knights de Las Vegas.

Pour voir les éditions précédentes, allez feuilleter cette section.  

Depuis leur première présence en finale en 1996, les Panthers ont eu une solide traversée du désert, ratant les séries 18 fois et ne passant la première ronde qu'à une seule reprise ... l'an passé. Et dans tous les gardiens ayant oeuvré devant les filets des Panthers, c'est Brian Foster qui y fut le moins longtemps. Repêché en 5e ronde par les Panthers en 2005, Foster disputa une saison dans la USHL avant de rejoindre l'Université du New Hampshire pour les 4 années suivantes. Il gradua chez les professionnels dans les clubs affiliés aux Panthers en 2010-11, partageant son temps entre les Mudbugs de Bossier-Shreveport (Central Hockey League) et les Cyclones de Cincinnati (ECHL). La saison suivante, en plus des Cyclones, il disputa quelques rencontres avec le Rampage de San Antonio (AHL), en plus d'être rappelé en renfort avec les Panthers, suite à une blessure à José Théodore. Le 4 février 2012, il vint en relève à Scott Clemmensen en fin de deuxième période, lui qui venait d'accorder 5 buts en 25 tirs au Lightning. Foster disputa les 4 minutes 52 secondes restantes au cadran de la période, effectuant l'arrêt sur le seul tir de Tampa Bay. Malgré tout, Clemmensen revint pour la troisième période, laissant Foster au bout du banc. Ce dernier retourna des les mineures, ne goûtant plus jamais au luxe de la LNH. Il prit sa retraite après la saison 2015-16, disputé dans l'organisation des Penguins de Pittsburgh.

C'est déjà la deuxième présence en finale de la coupe pour les Golden Knights en six saisons d'existence. Ça représente quand même bien la stabilité au sein de l'équipe, malgré trois entraîneurs et que ça soit déjà la troisième fois qu'ils font appel à 5 gardiens au cours d'une saison. Mais aucun de ces gardiens n'a passé moins de temps sur la glace en tant que Knights que celui qui détenait déjà la palme en 2018, et j'ai nommé Dylan Ferguson. Rappelons-nous rapidement les circonstances de son arrivé. Suite à des blessures à Fleury, Subban et Dansk, il fut rappelé pour seconder Maxime Lagacé. Après 7 départs de Lagacé, il accorda 7 buts aux Oilers d'Edmonton le 4 novembre 2017 et Ferguson fut envoyé dans la mêlée pour les 9 dernières minutes du match. Il fit face à deux tirs, accordant le 8e but des Oilers. Il retourna ensuite avec les Blazers de Kamloops suite au retour au jeu de Subban. Mais en trois ans dans l'organisation de Vegas après son stage junior, il se promena entre la ECHL et la AHL sans ré-atteindre la grande ligne. Toujours actif mais sans contrat en 2022-23, il finit par s'aligner avec les Marlies de Toronto de la AHL avant d'être signé par les Sénateurs d'Ottawa en mars 2023. En plus de 8 matchs à Belleville en AHL, il fut rappelé le temps de deux départs à Ottawa, récoltant une victoire (sa première (et seule) dans la LNH) et une défaite.

C'est déjà 2-0 en faveur des Golden Knights en cette série finale. Le 3e match à lieu ce soir. Est-ce que les Panthers et Sergueï Bobrovski pourront signer la première victoire de l'organisation en finale de la coupe Stanley ?

jeudi 1 juin 2023

Joueur oublié des 90's #78 - Ville Peltonen

 
 

 
 
Ville Peltonen n'a connu qu'une courte carrière en plusieurs séquences dans la LNH mais il est à jamais reconnu comme un des meilleurs joueurs de l'histoire de la Finlande, ayant grandement aidé à l'avancement de son pays à l'échelle internationale.
 
Né le 24 mai 1973 à dans la ville de Vantaa, Ville Sakari Peltonen fit ses classes dans le système du club HIFK d'Helsinki, et ce dès l'âge de 10 ans. Au moment de son stage junior, cet ailier gauche de 5' 10" fit rapidement le saut au plus haut niveau, la SM-Liiga pour 6 matchs en 1991-92 et ensuite à temps plein en 1992-93, saison où il obtint le titre de recrue de l'année. Il fut ensuite repêché par les Sharks de San Jose en 3e ronde du repêchage de 1993, 58e au total. 
 
Jere Lehtinen - Saku Koivu et Ville Peltonen

 
 
Il décida toutefois de jouer deux autres saisons avec le HIFK. Il participa durant ce temps aux Olympiques de 1994 et il en reviendra avec une médaille de bronze. Lors du Championnat du monde de 1995, il fut réuni de nouveau avec Koivu et Lehtinen, avec qui il avait déjà joué lors du championnat junior de 1993. Cet électrisant trio de petits joueurs fut surnommé la ligne «Huey-Dewey-Louie» en référence aux trois petits neveux de Donald Duck. Donc on peut dire que Koivu avait l'habitude d'être comparé à des personnages de BD lors de son arrivée à Montréal et la formation de la «Ligne des Schtroumpfs» avec Valeri Bure et Oleg Petrov...


La «Huey-Dewey-Louie» line


Quoiqu'il en soit, la ligne Peltonen-Koivu-Lehtinen domina le championnat du monde de 1995 et permit à la Finlande de remporter sa première médaille d'or à ce tournoi, qui jusque-là était majoritairement dominé par la Russie, le Canada, la Tchécoslovaquie et au début des années 90 par la Suède. C'est d'ailleurs contre ces grands rivaux naturels suédois que Peltonen connut un de ses plus grands matchs, obtenant un tour du chapeau naturel lors du match de la finale.

 



Ensuite, comme ses compagnons Koivu et Lehtinen, Peltonen fit ses débuts dans la LNH en 1995-96. Il partagea la saison entre San Jose (13 points en 31 matchs) et le club-école de Kansas City dans la IHL. Il passa de la IHL à la AHL en 96-97 et malgré une bonne récolte de 52 points en 40 matchs, les Sharks ne firent pas beaucoup appel à ses services alors qu'il ne joua que 28 matchs à San Jose. Il fut en fait une autre victime de l'administration du moment chez les Sharks, qui commençaient à prendre les européens de travers. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé à d'autres européens de cette série chez les Sharks comme Jan Caloun et Alexei Yegorov

Insatisfait de son utilisation à San Jose, Peltonen mit le cap sur la Suède en 97-98 avec Frölunda où il termina en tête des pointeurs de la Elitserien avec 51 points en 45 matchs. Il fut de nouveau un acteur sur la scène internationale lors des Olympiques de 1998, remportant une deuxième médaille de bronze, après avoir gagné contre le Canada.

 


Durant l'été 1998, il fut acquis par les nouveaux Predators de Nashville en retour d'un choix de 5e ronde. Il revint alors dans la LNH en 98-99 et semblait alors bien parti avec la nouvelle équipe, récoltant 10 points en 14 matchs avant qu'une blessure vienne mettre rapidement un terme à sa saison. Vint ensuite une décevante saison en 99-00 avec seulement 6 buts et 28 points en 79 matchs. Après un autre début de saison décevant en 2000-01, les Predators l'envoyèrent dans la ligue américaine où il obtint de bonnes statistiques sans jamais revenir à Nashville. 

Il quitta de nouveau la LNH et passa les deux saisons suivantes de retour en Finlande avec le Jokerit d'Helsinki où il fut nommé capitaine et remporta le championnat en 2002. Il passa ensuite 3 saisons en Suisse avec le HC Lugano, étant de nouveau nommé capitaine et remportant plusieurs accolades dont le champion pointeur en 2003-04 et un championnat en 2006. 2006 fut également un retour pour lui aux Olympiques. La Finlande remporta la médaille d'argent et Peltonen termina parmi les meilleurs pointeurs du tournoi (9 points en 8 matchs), ce qui le remit sur le radar de la LNH. Les Panthers de la Floride lui firent alors signe pour la saison 2006-07 et il retourna de nouveau dans la LNH.
 
C'est avec les Panthers qu'il connut ses meilleures saisons dans la LNH, dont son sommet en carrière de 17 buts et 20 passes en 2006-07. Ce parcours en Floride dura 3 saisons, suite à quoi il mi le cap sur la KHL avec le Dynamo de Minsk où il fut nommé une fois de plus comme capitaine. Il participa à ses derniers Jeux Olympiques en 2010 où il fut élu comme porte-drapeau pour la Finlande et où il gagna une troisième et dernière médaille de bronze olympique. Il a également  gagné la coupe Spengler durant cette même année 2010 alors que le Dynamo de Minsk y participa.




Cette aventure en Russie fut toutefois de courte durée alors qu'il rentra au bercail en 2010-11 avec le HIFK où, encore comme capitaine, il joua 4 dernières saisons avant de clore sa carrière en 2014. 
 
S'il n'a pas vraiment connu de grands moments dans la LNH, Peltonen est un héros pour la Finlande, étant le joueur le plus décoré du pays au niveau des médailles. En plus de ses 4 médailles olympiques (1 argent, 3 bronzes), il en a également remporté 8 aux championnats du monde (1 or, 4 argent et 3 bronze). Il était d'ailleurs un habitué des championnats du monde, y ayant participé à 13 occasions, dont ses 5 dernières participations comme capitaine, bien sûr.

Sa fiche dans la LNH fut de 52 buts et 96 passes pour 148 points en 382 matchs.
Sa fiche dans la SM-Liiga fut de 161 buts et 205 passes pour 366 points en 420 matchs.
Sa fiche dans les différentes compétitions internationales pour la Finlande, tous niveaux et tournois confondus, fut de 116 buts et 129 passes pour 245 points en 327 matchs.

Après sa retraite, il devint immédiatement entraîneur au niveau junior avec le HIFK. Il occupa ensuite un poste d'adjoint avec le Berne SC et ensuite comme entraîneur chef du Lausanne HC. Il revint ensuite comme entraîneur chef avec le HIFK, poste qu'il occupe depuis 2021.

Il fut introduit au temple de la renommée finlandais en 2015 et ensuite au temple de la IIHF en 2016. Son numéro 16, ainsi que le 11 de Saku Koivu et le 26 de Jere Lehtinen furent tous retirés par l'équipe internationale finlandaise, rejoignant ainsi seulement 2 autres joueurs, soit Jari Kurri et Raimo Helminen, et plus tard Teemu Selanne.