Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu
Affichage des articles dont le libellé est chandail affreux. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est chandail affreux. Afficher tous les articles

mercredi 25 décembre 2024

Les chandails laids de Noël : une tradition récente au hockey


 


Le temps des fêtes, c’est aussi le temps des horribles chandails de Noël! Cette tradition est récente et sert surtout l’industrie du vêtement, les partys de bureau et les photos partagées sur les médias sociaux. Quoi de mieux qu’un chandail laid pour meubler la conversation de gens malaisés d’avoir à socialiser avec autrui? 

Quoiqu’il en soit, le hockey n’échappe pas à cette mode et je vous présente donc quelques chandails qui rendent presque beau l’ancien uniforme Fish Sticks des Islanders de New York! Prenez un bon verre de lait de pool de hockey (oh le jeu de mots ici!), car on commence avec des chandails génériques non liés à des équipes existantes!

La dernière étoile du match, le numéro 25, Pèèèèère Noëllll! 
À noter que cette horreur est vendue par Walmart en 2024.


Père Noël fait une joyeuse passe suicide à son lutin qui patine entre deux goons! 
Il ressemblera à un gâteau aux fruits après ça! 
Merci encore à Walmart pour cette guenille à manches!


Un jeu de mots pourri sur un horrible chandail? J’en achète deux! 
Mon chien incontinent me remerciera! 
Walmart est sur une lancée qui mérite un boycott!


De son côté, la LNH a l’esprit des fêtes et elle ira vous chatouiller le fond du portefeuille avec ces tricots-tastrophes!


Un chandail à mettre quand on manque d’inspiration et de volonté pour faire dur. 
Le diable est dans les détails? 
Y’a pas de détails icitte! 
C’est juste un chandail laid bin ordinaire.


Pas vraiment beau, mais ils auraient tellement 
pu faire pire en transposant l’ancien uniforme 
en V des Canucks! Quelle opportunité manquée!
Même l'ancien capitaine Stan Smyl est déçu!


Du jaune fané avec plein de carrés rouges et d'immenses logos sur les bras? 
Un chandail à jeter dans le feu pour la joie de tous les pyromanes démodés!
(Pete Peeters de LVEUP le trouve presque beau)
(tous les mauvais goûts sont dans la nature)


Cette atroce bleue jaquette me fait penser à un pattern de jeu de carte pour cette équipe en déroute.


Les partisans des Penguins peuvent être mal habillés tout en mangeant leurs bas
face aux mauvaises performances de leur équipe!


En tant que fan bilingue des Sénateurs, je dis non à ce chandail de lame.


Le Grinch vient voler l’espoir mal placé des partisans des Habs qui croient encore aux séries. 


Et le meilleur chandail laid de Noël que j'ai pu trouver pendant une décennie de recherche acharnée sur le web :

Brent Burns est tellement bien tricoté sur ce chandail qu’il pense se regarder dans un miroir!


Il existe bien entendu des dizaines d'autres chandails laids de Noël touchant au hockey, mais j'arrête mon texte ici pour vous laisser chercher par vous-mêmes! Vous remarquerez rapidement que certains modèles de chandails sont adaptés selon l'équipe concernée. À titre d'exemple, le chandail laid des Sénateurs est aussi disponible pour d'autres équipes de la LNH. Ah le décevant capitalisme! :P

Passez un joyeux Noël en santé et profitez-en pour relire la gigantesque librairie de textes disponibles sur La Vie Est Une Puck!


Sources des images : eBay, Walmart et ChatGPT pour la photo qui orne le texte.

vendredi 19 avril 2024

Vintage Coyotes



 

Vous souvenez-vous des Coyotes de l'Arizona? 

Ça nous rajeunit pas mais déjà 24 heures nous séparent du moment où cette équipe chère à nos cœurs est officiellement devenue une équipe du passé. On ne le savait pas encore jadis, mais la société a vraiment vécu un changement profond depuis la disparition de cette franchise, tellement qu'on peut parler d'un avant Coyotes et d'un après Coyotes.

Alors aujourd'hui, replongeons-nous dans le passé. Comme on se souvient avec bonheur d'anciens joueurs qui ont porté le fleurdelysée ou le vert et bleu hartfordien, souvenons-nous maintenant de ces vaillants joueurs qui ont un jour porté gracieusement le chandail... euh... bourgogne-brun-kaki-beige-mauve de l'équipe arizonienne.


D'abord, il est encore plus difficile de nous en rappeler tellement ça fait des lustres, mais les Coyotes étaient auparavant une autre équipe du nom des Jets de Winnipeg. 

Non, pas nos Jets de Winnipeg actuels qui eux étaient aussi une fois auparavant jadis les anciens Thrashers d'Atlanta. Je parles plutôt des premiers Jets de Winnipeg, ceux qui furent initialement créés en 1972 dans la ligue ancestrale de l'AMH. 

Même que ces deuxièmes Jets ont bien failli ramener les Coyotes à Winnipeg en 2010 avant de voir la ville de Glendale garder les Coyotes et se rabattre ensuite sur Atlanta comme plan B.

Proposition de logo rejetée

 

Mais je ne vais pas vous énumérer l'ensemble de l'histoire de la franchise. Je l'ai fait en détails il y a quelques mois

Comme je l'ai fait aussi avec mon texte «Vintage Thrashers», voici plutôt quelques Coyotes oubliés:

Mike Gartner


Le prolifique Mike Gartner, auteur de 708 buts dans la LNH, a terminé sa carrière en Arizona où il joua deux saisons. Il marqua en fait le premier but de l'équipe, et par le fait même premier tour du chapeau, lors du deuxième match de l'histoire de l'équipe le 7 octobre 1996. Les Coyotes avaient précédemment perdu leur premier match 1-0 contre les autres défunts Whalers de Hartford. Gartner s'était joint aux Coyotes comme joueur autonome, peu après l'annonce du déménagement de Winnipeg.

Il marqua 32 buts en 1996-97, ce qui était alors un record avec une 17e saison de 30 buts en carrière. Ce record fut plus tard battu par Alex Ovechkin.

Parris Duffus
 

Allons dans l'obscur maintenant. 

Un des illustres coéquipiers de Gartner lors de cette première saison des Coyotes, le gardien Parris Duffus joua son seul match en carrière dans la LNH avec les Coyotes le 27 février 1997, allouant 1 but en relève à Nikolai Khabibulin lors d'une défaite de 6-2 contre Vancouver.


Garth Murray

Tant qu'à se remémorer d'anciens Coyotes, autant faire une pierre deux coups et se rappeler également d'un ancien du CH. Garth Murray fut obtenu des Rangers par le Canadien en 2005 en retour du décevant Marcel Hossa. Il devint une sorte de joueur culte à Montréal par son jeu acharné mais le club le plaça au ballotage en 2007. Il s'amena à Phoenix en 2008-09 comme agent libre et y joua 10 matchs sans récolter de points. Ce furent ses derniers matchs dans la LNH.

Fun fact, le frère de Marcel Hossa, Marian, termina lui aussi sa carrière avec les Coyotes. Du moins, son contrat se termina avec les Coyotes...

Autre fun fact, Marcel s'est aussi ramassé en Arizona en fin de saison 2007-08. En 14 matchs avec le club, il n'amassa aucun point. Il est donc à égalité avec son frère à ce niveau chez les Coyotes.


Oleg Tverdovsky


Meilleur défenseur offensif des débuts du club en Arizona, Oleg Tverdovsky obtint 10 buts et 55 points en 1996-97, soit le 4e rang parmi les défenseurs de la LNH. Il participa également au match des étoiles. Son parcours à Phoenix commença à dérailler après cette excellente saison. En dispute contractuelle durant l'été, il fit la grève au début de la saison 1997-98 et joua une dizaine de parties dans la ligue américaine avec les Bulldogs d'Hamilton. Il n'obtint que 19 points en 46 matchs durant cette demie-saison écourtée et seulement 25 points en 82 matchs la saison suivante. 
 
De plus, il eut plusieurs chicanes avec les autres vedettes des Coyotes dont le capitaine Keith Tkachuk et surtout Jeremy Roenick. Les deux joueurs en sont même venus aux coups à trois reprises. Plus tard, Roenick déclara dans sa biographie que Tverdovsky fut son pire coéquipier en carrière, lui reprochant son manque d'ardeur aux entraînements et qu'il gaspillait son énorme talent.

Originalement obtenu des Mighty Ducks dans l'échange de Teemu Selanne en 1996, Tverdovsky fut éventuellement retourné aux Ducks en juin 1999 et y connaitra ses meilleures saisons.


Petr Nedved
 

Un de ces joueurs qu'on a l'impression qu'il a joué pour la moitié des équipes de la ligue, Petr Nedved aboutit en Arizona comme agent libre en 2005-06. Il ne marqua toutefois que 2 buts en 25 matchs avant d'être échangé aux Flyers, sa 7e équipe en carrière.

 

Pause vidéo:

Tony Amonte

Après 9 saisons passées avec les Blackhawks, Tony Amonte signa avec les Coyotes pour la saison 2002-03. Cependant, cela n'a pas semblé être un bon fit pour personne. Les Coyotes n'allaient nulle part et firent une vente de feu en fin de saison, se débarrassant entre autres de Daniel Brière, Claude Lemieux et de Amonte qui n'avait que 13 buts et 36 points en 59 matchs. Il fut alors échangé aux Flyers pour terminer la saison.

Oleg Kvasha

Mieux connu pour avoir fait partie de l'échange malfamé envoyant Roberto Luongo et Olli Jokinen des Islanders aux Panthers, l'ailier Oleg Kvasha joua quelques saisons avec les Islanders, connaissant son meilleur résultat en 2003-04 avec 51 points. Il fut toutefois échangé aux Coyotes en fin de saison 2005-06 en retour de considérations futures. 

Ces considérations futures devinrent un choix de 3e ronde en 2006 pour les Islanders. Ce choix passa ensuite des Islanders aux Bruins en retour deux choix supplémentaires de rondes subséquentes au même repêchage. Mais avec ce choix de troisième ronde, les Bruins sélectionnèrent Brad Marchand. Avec leurs deux choix de 4e et 5e ronde, les Islanders choisirent James DeLory et Shane Sims...

Kvasha termina la saison en force avec les Coyotes avec 11 points en 15 matchs. Mais il quitta plutôt la LNH la saison suivante, jouant les 9 saisons suivantes de sa carrière dans la KHL.


Greg Adams

Un de mes joueurs cultes durant ses années précédentes à Vancouver, Greg Adams joua deux saisons avec les Coyotes à la fin des années 90, amassant chaque fois 19 buts et une quarantaine de points. Il était en fait un des seuls joueurs de la LNH à avoir auparavant joué à l'Université Northern Arizona, le seul autre étant l'éternel Bob Beers. Jouer à Phoenix était donc en quelque sorte un genre de retour à la maison pour Adams. Il joua ensuite une dernière saison avec les Panthers en 2000-01 avant de prendre sa retraite.


Benoit Hogue

Après avoir remporté la coupe Stanley avec les Stars de Dallas en 1999, Benoit Hogue dut toutefois attendre au mois de février 2000 avant de se retrouver un nouveau poste dans la LNH lorsque les Coyotes le signèrent pour terminer la saison. Il obtint 13 points en 27 matchs en Arizona et 3 points en 5 matchs en séries. Les Stars le signèrent ensuite de nouveau en 2000-01, son troisième séjour à Dallas.

Kelly Buchberger


Joueur de longue date des Oilers, Kelly Buchberger et son vieux casque Cooper se sont amenés en Arizona pour la saison 2002-03 après quelques saisons passées avec les Kings et les Thrashers. Il obtint 12 points en 79 matchs. Il joua ensuite une dernière saison avec les Penguins avant de prendre sa retraite.


Jiri Sekac

C'est avec les Coyotes que l'expérience Jiri Sekac se termina dans la LNH. Après une première saison partagée entre Montréal et Anaheim en 2014-15, Sekac débuta de nouveau avec les Ducks en 2015-16 mais passa d'abord aux Blackhawks pour 6 matchs et ensuite finalement aux Coyotes pour 11 matchs où il amassa 2 passes.

 

Une autre pause vidéo pour finir:


C'était donc «Vintage Coyotes». 

Ce n'est pas tous les jours qu'on a une nouvelle équipe défunte mais sachez qu'ici à LVEUP on est à l'affut.


On a hâte de voir la suite des choses en Utah... et possiblement la suite des choses en Arizona dans cinq ans? Hein?




1996-2024

mercredi 5 avril 2023

Hockey, sponsors et dictature: Les courts moments de Muammar Kadhafi dans l'univers du hockey...



 


L'allemand Heinz Weifenbach, surnommé «Big Heinz», avait d'abord fait sa fortune dans le développement immobilier, avant de se lancer dans le hockey professionnel en achetant le club ECD Iserlohn dans la Bundesliga en 1981. Weifenbach revait d'un championnat et tenta au fil des années de garnir son club d'autant de joueurs vedettes (lire importés) que possible, dont plusieurs canadiens. Il avait même réussi à acquérir les services de l'attaquant Jaroslav Pouzar, qui était fraîchement couronné de trois bagues de la coupe Stanley avec les Oilers d'Edmonton.

Cependant, les finances du ECD Iserlohn étaient un vrai foutoir. Les joueurs, surtout les joueurs vedettes, étaient payés, quelquefois avec des tours de passe-passe de la part du comptable de l'équipe. Ceux qui n'étaient pas payés étaient plutôt les agents du fisc allemand, réclamant l'équivalent de plus de 3 millions en impôts non-payés par l'équipe.

Heinz Weifenbach
À l'aube de la saison 1987-88, la situation était tellement dramatique que le fisc allait directement perquisitionner les joueurs du club, enquêtant sur leurs avoirs en réquisitionnant leurs relevés de paie et allant jusqu'à confisquer leurs biens, saisir leurs voitures et même les empêcher de pratiquer en mettant le cadenas sur le vestiaire. Nouvellement signé par l'équipe, l'ancien attaquant vedette des Sabres Danny Gare fut choqué du traitement réservé à ses coéquipiers, quitta l'équipe et confirma sa retraite.

Ne pouvant pas éviter les agents fédéraux très longtemps, Weifenbach dut alors user de créativité pour trouver davantage de sponsors et remettre son équipe à flot. C'est alors que le maire d'une des banlieues d'Iserlohn le mit sur une piste on ne peut plus loufoque, soit d'aller demander de l'aide financière à l'étranger, et pas n'importe où, soit en Libye en la personne de Muammar Kadhafi, leader du pays, ou plus précisément auto-proclamé «Dirigeant de fait de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste», depuis sa prise du pouvoir en 1969 jusqu'à sa mort en 2011.

Vers la fin novembre 1987, Weifenbach prit l'avion pour Tripoli et fut accueilli en grande par le gouvernement Libyen, avec des prestations de danseuses sous des tentes directement sur le tarmac de l'aéroport. Kadhafi, qui ne connaissait rien au hockey, n'ayant que visionné une videocassette lui démontrant le sport, rencontra Weifenbach et quelques journalistes. Il accepta de financer l'équipe pour 900 000$, ce qui permettrait à Weifenbach de terminer la saison.

Il y avait toutefois une condition à ce financement. Pour recevoir son soutien financier, l'équipe se devait de promouvoir le «Livre vert» de Khadhafi sur son chandail. Paru en trois tomes à partir de 1975, le livre vert était en quelque sorte le manifeste de Kadhafi où il expliquait les fondements de sa pensée politique et sa conception du socialisme. Un peu comme le Petit livre rouge de Mao Zedong ou le Mein Kampf d'Adolf Hitler, le livre vert deviendra le symbole du long régime de Kadhafi.

Kadhafi et son «Livre vert».

Kadhafi et Weisenbach tenant le Livre vert lors de leur rencontre en novembre 1987

 

Donc, Weifenbach rentra en Allemagne avec en poche cette entente avec le gouvernement lybien. Il annonça à ses joueurs la grande nouvelle que l'équipe était sauvée, qu'ils avaient une chance de remporter le championnat, et leur présenta leur nouveau chandail. Tout ce que les joueurs avaient à faire était de le porter pour seulement six matchs, suite à quoi Kadhafi leur enverrait l'argent.

Les joueurs, étant d'abord surpris, ont toutefois accepté l'entente, étant traditionnellement de l'école où l'argent mène, voulant avant tout jouer au hockey. Ils étaient de toute manière habitués de porter n'importe quoi de sponsorisé dans ces ligues européennes.

C'est donc le 4 décembre 1987 que les fans du Iserlohn purent voir le nouveau chandail de leur équipe favorite. Devant une salle comble de plus de 6000 spectateurs (dans un aréna d'une capacité de 4800), dont plusieurs déguisés en Kadhafi, le ECD Iserlohn croyait que sa saison était repartie du bon pied. 

Cependant, la fédération du hockey allemand n'était pas du tout enchantée de cet accord et voulait voir disparaître ce livre vert du chandail du ECD Iserlohn. Les médias s'en donnaient également à cœur joie et même le ministre de l'intérieur Friedrich Zimmerman déclara qu'il s'agissait «d'une mauvaise blague en flagrante violation envers la neutralité politique du sport». Et aux yeux de plusieurs, il s'agissait surtout d'une question de mauvais goût, considérant que Kadhafi était celui qui avait ordonné un attentat dans une discothèque de Berlin en 1986, faisant trois morts, dont deux soldats américains, ainsi que plus de 200 blessés.

Voici un excellent vidéo d'époque où vous pouvez voir le chandail en action (et même un but!) ainsi que les personnages discutés jusqu'à maintenant:

L'attaquant canadien Bruce Hardy

Le gardien tchèque Cestmir Fous

Jaroslav Pouzar, champion de la coupe Stanley avec les Oilers en 1984, 1985 et 1987

Lors du match suivant à Francfort, leur autobus fut accueilli par une foule hostile avec des pancartes ridiculisant et menaçant le club, en plus de l'escouade anti-émeute. Il faut dire que la mauvaise attention était davantage décuplée dans cette ville, où des centaines de soldats américains étaient stationnés. Apparemment même que l'aréna aurait reçu des menaces d'attaque à la bombe, ce que l'unité anti-terroriste nia après avoir fouillé de fond en comble l'aréna.

Suite à cet accueil très mitigé, et ce possible danger imminent, les joueurs firent une réunion d'urgence dans le vestiaire. Ils firent part de leurs inquiétudes et leur malaise à Weifenbach qui leur implora que s'ils ne portaient pas le livre vert, l'argent ne viendrait pas et le club serait dissout. Les joueurs passèrent au vote et décidèrent finalement de ne pas le porter et Weifenbach s'inclina en quittant le vestiaire. 

Le ECD Iserlohn joua donc ce match contre Francfort avec ses vieux chandails sans propagande dans ce qui fut effectivement le dernier match de l'équipe, qui n'aura donc porté le chandail de Kadhafi à une seule occasion. Ce dernier retira son offre et le club déclara faillite peu après. L'équipe fut dissoute sans terminer la saison, alors qu'il ne restait que 6 matchs au calendrier. 

La saison suivante, Weifenbach parvint à se sortir suffisamment d'affaire pour ressusciter son club, renommé ECD Sauerland, mais cette fois-ci relégué en 3e division. Il put finalement goûter au champagne d'un championnat en 1990. Il se départit ensuite du club en 1991 et ne put finalement pas fuir ses anciens problèmes très longtemps, étant condamné en 1993 à 27 mois de prison pour évasion fiscale. Il est toutefois resté dans les bonnes grâces des partisans d'Iserlohn, qui le considèrent comme un des leurs et qui le respectent pour avoir tout tenter pour faire survivre le hockey dans la ville. Il fut accueilli en héros lors du 40e anniversaire de l'équipe en 1999, étant longuement réclamé par la foule jusqu'à temps qu'il accepte d'aller parader sur la glace. Il mourut à 75 ans en 2015 après de longues années où il était atteint de démence.


Le club d'Iserlohn, désormais connu sous le nom des Roosters, font partie depuis l'an 2000 de la première division, la DEL. Ils n'ont jamais remporté de championnat.

Après 41 ans au pouvoir en Lybie, la guerre civile éclata et le régime de Kadhafi prit finalement fin. Des milliers d'exemplaires du livre vert furent alors publiquement brûlés à Benghazi. Lors de la prise de Tripoli par les rebelles, Kadhafi s'enfuit en Syrie mais fut peu après capturé et exécuté le 20 octobre 2011.

De nos jours, le Livre vert est interdit de publication en Lybie. Il n'existerait apparemment que deux exemplaires du fameux chandail «livre vert» encore existants. Un d'entre eux est exposé au temple de la renommée du hockey allemand à Augsburg, tandis que l'autre est toujours en possession d'un ancien joueur, le canadien Bruce Hardy.


Sources:
The Worst Sponsorship Deal In The History of Pro Sports?, WBUR.org, 6 juillet 2018
The forgotten story of … Muammar Gaddafi's German ice hockey team, The Guardian, 1er février 2016
The Ice Hockey Follies, With Qaddafi Starring, New York Times, 9 janvier 1988


jeudi 15 décembre 2022

Idées cadeaux #12 - Chandail laid des Leafs



À votre grand désespoir, vous avez pigé votre beau-frère insupportable pour l'échange de cadeaux?  Vous pensez aux fêtes qui viennent et vous vous mettez soudainement à vous demander si votre douce moitié n'a pas été adoptée, étant la seule du clan qui ait une génétique moindrement intéressante?  (Ceci aurait au moins l'avantage d'éloigner cette pensée cauchemardesque que vous avez que plus elle vieillira, plus elle ressemblera à votre belle-mère.)

Pourquoi ne pas vous venger en lui offrant ce chandail laid de l'équipe qui vit la plus longue disette de Coupe Stanley de la ligue?  Oui, oui, cette même équipe qui, malgré sa prétention, n'a pas remporté une série depuis 18 ans.

Plus sérieusement, est-ce vraiment nécessaire de faire autant de cadeaux?  À nos proches, bien sûr, aux enfants surtout, d'accord.  Mais ce qui compte, c'est de passer du temps avec ceux qu'on aime.  Si vous tenez tant à acheter quelque chose, des billets de spectacle ou un repas au restaurant vous permettront d'atteindre ce but.  Acheter un bidule à 40-50$ qui risque de se retrouver dans le fond d'un placard (parce que s'il en avait vraiment besoin, il l'aurait déjà acheté), non.

Ceci est d'autant plus vrai si vous avez connu de meilleurs jours du côté financier.

Mais bon... Disons que mon point de vue est rarement retenu dans mon entourage, bien que ce soit pour des raisons pleines de bonnes intentions.

Joyeux temps des fêtes!

dimanche 5 juin 2022

Les Prix LVEUP 2021-22

 
Re-bienvenue à une autre édition des prix et trophées LVEUP.
 
Si vous êtes nouveau ici, et bien les prix LVEUP sont un peu l'antithèse des prix remis par la LNH. Ici, on en a rien à foutre des marqueurs de buts et des joueurs gentilshommes. Nous, on récompense la médiocrité, la violence et les statistiques peu flatteuses. Pour voir les anciennes éditions des années précédentes, cliquez ici.

Voici maintenant sans plus tarder, les prix LVEUP 2021-22!


Le Dave Schultz Memorial Trophy

Encore une fois cette année, La Vie Est Une Puck est très fière de vous présenter son trophée original: le Dave Schultz Memorial Trophy, remis annuellement au joueur ayant accumulé le plus de minutes de pénalités durant la saison régulière. Si, comme nous, vous vous ennuyez du temps où les meneurs au chapitre des minutes de pénalité avaient droit à une carte de hockey soulignant cet exploit, voici votre revanche. Ce trophée porte le nom de celui qui détient toujours le record de minutes de pénalité en une saison dans l'histoire de la NHL, Dave "The Hammer" Schultz. Ce grand matamore des Broad Street Bullies passa 472 minutes au banc des pénalités lors de la saison 1974-75, deuxième année où les Flyers remportèrent la Coupe Stanley à coups de dents pétées et de côtes arrachées! Ce n'est donc pas un enfant de chœur qui se mérite ce trophée!

Les précédents gagnants :
2020-21 : Tom Wilson (96)
2019-20 : Evanger Kane (122)
2018-19 : Evander Kane (153)
2017-18 : Michael Haley (212)
2016-17 : Mark Borowiecki (154)
2015-16 : Derek Dorsett (177)
2014-15 : Steve Downie (238)
2013-14 : Tom Sestito (213)
2013 : Colton Orr (155)
2011-12 : Derek Dorsett (235)
2010-11 : Zenon Konopka (307)
2009-10 : Zenon Konopka (265)


And the winner is :
 
Mark Borowiecki
151 minutes

 

Il est de retour! Moi-même je ne savais même plus s'il était toujours dans la ligue, je n'ai pas tant suivi toutes les équipes cette année, mais notre champion de 2016-17 revient en scène avec une récolte de 151 minutes, un total presque égal à son précédent titre avec les Sénateurs.




Le Bill Mikkelson Trophy


La Vie Est Une Puck est fière de vous présenter à nouveau le Bill Mikkelson Trophy, remis au joueur ayant accumulé le pire différentiel durant la saison régulière, donc le joueur le plus mal sur-utilisé de la Ligue nationale. 
 
Ce trophée est nommé en l'honneur du célèbre Bill Mikkelson qui, lors de la saison inaugurale des Capitals de Washington en 1974-75, termina la saison avec un impressionnant différentiel de -82. Il faut dire qu'il s'agissait de la pire équipe de l'histoire du hockey moderne. Ce résultat est d'autant plus impressionnant en sachant que Mikkelson joua seulement 59 matchs lors de cette fameuse saison. Sachez également que deux saisons auparavant avec un autre club d'expansion, les Islanders de New York, Mikkelson accumula un autre bon différentiel de -54 en 72 matchs. Il a donc réussi a améliorer son score. 

Mikkelson était donc au bon endroit au bon moment… ou au mauvais endroit au bon moment? Au bon endroit au mauvais moment? Ça me donne mal à la tête tout ça. Passons donc au gagnant…

Les précédents gagnants :
2020-21 : Rasmus Dahlin (-36)
2019-20 : Andreas Athanasiou (-46)
2018-19 : Rasmus Ristolainen (-41)

2017-18 : Nick Leddy (-42)
2016-17 : Tyson Barrie et Matt Duchene (-34)
2015-16 : Mikkel Bodker (-33)
2014-15 : Nail Yakupov (-35)
2013-14 : Alexander Edler (-39)
2013 : Erik Gudbranson et Brian Campbell (-22)
2011-12 : Milan Jurcina (-34)
2010-11 : Chris Philips (-35)
2009-10 : Patrick O'Sullivan (-35)

And the winner is :
 
Keith Yandle
-47

Le nouvel «Iron Man» de la LNH depuis qu'il a battu le record du nombre de matchs consécutifs de Doug Jarvis en janvier dernier, Keith Yandle a aussi obtenu un autre record cette saison en devenant NOTRE recordman du Trophée Mikkelson depuis sa création en 2010. En effet, avec son -47, il a battu le précédent détenteur, Andras Athanasiou et son -46 de 2019-20. Quand même bien loin de Mikkelson et son -82 mais pour notre ère moderne, Yandle est le meilleur des pires.

Plusieurs ont critiqué les Flyers pour l'avoir finalement benché alors que son record s'élevait désormais à 989 matchs et de ne pas lui avoir permis de franchir le cap des 1000 matchs consécutifs. Mais comme nous, l'entraîneur Mike Yeo devait bien se servir de la colonne des +/- de la LNH pour constater pourquoi son équipe était tellement poche. Mais on avoue que ça n'aurait pas changé grand chose de garder Yandle… Qui sait, il aurait même pu se rendre à -50...


Le Gary ''Suitcase'' Smith Trophy
 

Voici bien sûr le Gary "Suitcase" Smith Trophy, remis annuellement au gardien ayant enregistré le plus de défaites en saison régulière. On ne se mérite pas le surnom "Suitcase" pour rien, ça veut dire qu'on s'est promené beaucoup. Et c'est ce que Gary Smith fut, un mauvais gardien de but, à bien des mauvais endroits, à bien des mauvais moments.  Lors de la saison 1970-71, alors qu'il évoluait pour les Golden Seals de la Californie, Smith établit un record toujours inégalé avec rien de moins que 48 défaites en saison régulière…

Il faut dire que jouer pour les Golden Seals de la Californie, l'une des plus risibles équipes de l'histoire de la LNH, au début des années 70, n'aidait pas à faire de vous un grand gardien, mais de là à terminer la saison avec 48 défaites… Il n'était pourtant pas aussi mauvais que la légende le raconte, car en 1971-72, il remporta avec les Black Hawks le trophée Vézina en compagnie de Tony Esposito à une époque où ce trophée était remis au(x) gardien(s) ayant la plus basse moyenne durant la saison régulière. Il fut également nommé MVP des Canucks deux années de suite et finaliste au trophée Hart en 1975...

Comme quoi on retrouve aussi malgré tout de bons gardiens au mauvais endroit au mauvais moment…
 
Les précédents gagnants :
2020-21 : John Gibson (19)
2019-20 : John Gibson (26)
2018-19 : Devan Dubnyk (28)
2017-18 : Cam Talbot (31)
2016-17 : Calvin Pickard (31)
2015-16 : Cam Talbot (27)
2014-15 : Mike Smith (42)
2013-14 : Ryan Miller (30)
2013 : Semyon Varlamov (21)
2011-12 : Jonas Hiller (30)
2010-11 : Nikolai Khabibulin (32)
2009-10 : Jeff Drouin-Deslauriers, Tomas Vokoun et Miikka Kiprusoff (28)


And the winner is :
 

Karel Vejmelka
32 défaites


Who the fuck is that? Comme je disais j'ai été un peu distrait cette saison et je n'ai pas trop suivi certaines équipes ou divisions. Mais normalement je le vois venir quand un goaler est poche. Chaque goaler poche des années précédentes était un gardien quelque peu établi qui avait au moins poppé une fois ou deux dans nos catégories avant de remporter le titre du pire goaler. Même que souvent on y retrouvait quelques très bons gardiens, victimes d'un surplus de travail ou d'une défensive encore plus poche. 

Mais voici le tchèque Karel Vejmelka qui, à sa première saison dans le circuit, sans jamais avoir joué quelques matchs dans les mineures, est devenu par défaut le gardien numéro un des piteux Coyotes où il récolta 32 défaites, notre plus haut total depuis Mike Smith en 2015 (aussi avec les Coyotes). 
 
Il devait bien avoir d'autres options. Regardons qui étaient les autres gardiens des Coyotes cette année. Humm…. Josef Korenar? Ivan Prosvetov? Harri Sateri? Carter Hutton? Scott Wedgewood?

Ouais ben bravo Karel, bonne chance dans votre aréna de 4000 places l'an prochain.


Le Frank Caprice Trophy


La Vie Est Une Puck est très fière de vous présenter à nouveau le fameux Frank Caprice Trophy, remis au gardien ayant gardé plus de 20 matchs avec le pire pourcentage d'arrêt. Ce trophée est nommé en l'honneur du grand Frank Caprice, gardien des Canucks des années 80 qui est en quelque sorte le gardien ayant gardé plus de 100 matchs dans la LNH avec le plus bas pourcentage d'arrêt (.859) depuis qu'on tient en considération cette statistique… Vous savez, quand on était un gardien plus que médiocre dans une période difficile pour les gardiens, ça mérite d'être souligné.


Les précédents gagnants :
2020-21 : Carter Hart (.877)
2019-20 : Jimmy Howard (.882)
2018-19 : Aaron Dell (.886)
2017-18 : Scott Darling (.888)
2016-17 : Michal Neuvirth (.891)
2015-16 : Jonas Hiller (.879)
2014-15 : Viktor Fasth (.888)
2013-14 : Dan Ellis (.879)
2013 : Miikka Kiprusoff (.882)
2011-12 : Dwayne Roloson (.886)

And the winner is : 


Joonas Korpisalo
(.877)


Ce n'est pas facile pour notre cher Joonas dans les dernières années. Appelé à prendre la pôle suite au départ de Sergei Bobrovsky, il s'est plutôt fait tasser par Elvis Merzlikins. Faut croire que la confiance en a pris un coup pour le Finlandais. Il a passé près de remporter la palme l'an passé avec un pourcentage d'arrêt de .894. Mais Joonas a mis tous les efforts sur son objectif cette saison et a réussi à remporter le "Caprice", avec un pourcentage égal au récipiendaire de l'an passé, qui était alors un record pour ce trophée. Notons également sa moyenne de but alloués qui se pointe à 4.15. 



Le Mike Milbury Trophy



Comme le circuit Bettman, nous récompensons un directeur général, mais nous, nous célébrons le cancre des cancres en lui décernant le Mike Milbury Trophy, remis au directeur général ayant fait la ou les pires transactions ou mouvements de personnel de l'année. 
 
Si vous vous demandez pourquoi Mike Milbury? En plus d'innombrables autres crampes au cerveau qui ont fait de lui un des pires DG de l'histoire du hockey contemporain, voici simplement une courte liste de joueurs que Mike a échangé pour 3 seaux de rondelles et 4 paquets de tape à palette durant son règne à la tête des Islanders : Zdeno Chara, Wade Redden, Bryan Berard, Eric Brewer, Darius Kasparaitis, Bryan McCabe, Roberto Luongo, Olli Jokinen, Todd Bertuzzi, Tim Connolly… Il a aussi signé Alexei Yashin pour un contrat éternel et plusieurs autres bad moves du genre.


Les précédents gagnants :
2020-21 : Bob Murray
2019-20 : Stan Bowman
2018-19 : Peter Chiarelli
2017-18 : Pierre Dorion 
2016-17 : Tom Rowe  
2015-16 : Bryan Murray
2014-15 : non remis
2013-14 : Mike Gillis


And the winner is :
 

Kelly McCrimmon


Oui je sais. Vous vous attendiez probablement à voir apparaître Marc Bergevin ici. Mais malgré qu'on ait longuement débattu (au moins une demie-heure) de la possibilité d'enfin lui attribuer le Milbury, on a plutôt estimé que le DG des Golden Knights, Kelly McCrimmon, méritait davantage ce trophée en considérant qu'il est celui qui a véritablement effectué la pire transaction de l'année, celle amenant Jack Eichel à Vegas. Pas que Eichel soit un mauvais joueur, et la transaction pourrait devenir payante éventuellement, mais on a ici un cas classique où le DG a misé all-in pour finalement rentrer bredouille.

Oui Bergevin s'est royalement planté dans sa gestion de l'équipe. Mais il semble davantage avoir souffert lui aussi de cet incroyable affaissement que l'équipe a vécu après cette finale inespérée. Je n'ai pas réussi à le retrouver mais il y avait un «meme» qui résumait parfaitement la situation du CH en début de saison. On y voyait Thanos (Bergevin) des films de Marvel et sa fille Gamora qui lui demande s'il a atteint la finale. Après avoir répondu par l'affirmative, elle lui demande ce que ça lui avait coûté et ici Thanos répond tristement «Everything…» Donc oui, Bergevin mérite une grosse considération pour ce titre mais comme il a perdu sa job après n'avoir pas su réparer son équipe amochée, on croyait que McCrimmon le méritait davantage.

En plus de l'acquisition coûteuse de Eichel qui n'a pas donné l'effet escompté, McCrimmon a surtout perdu des points pour avoir bâclé le dossier Marc-André Fleury, un de ses joueurs les plus populaires qui est devenu le premier gardien a être échangé après une saison gagnante du Vézina depuis Dominik Hasek en 2001.

 
Le Craig Smith Trophy

Remis au joueur de centre ayant joué plus de 50 matchs qui possède le pire pourcentage de mise au jeu remportées, le Craig Smith Trophy a été nommé en l'honneur du joueur qui détenait cet illustre distinction au moment où on y a pensé soit pour l'édition des prix de 2013-14. Il récompense donc le spécialiste des mises en jeu le moins doué de la LNH...

Parmi tous nos trophées, celui-ci paraît assez simple mais est assez ambigu à décerner car on n'a jamais vraiment bien établi les critères à l’exception de ce minimum de 50 matchs. Cependant, ce ne sont pas tous les joueurs listés comme joueurs de centre qui jouent réellement au centre. Par exemple, le centre Frank Vatrano des Panthers détient officiellement le plus bas pourcentage d’efficacité de la ligue avec 20% mais il a seulement prit part à 20 mises en jeu en 56 matchs, donc pas un très grand échantillon et ce n'est donc pas très «fair» de lui décerner ce trophée. On ajoute donc cette année un deuxième barème à ce trophée, soit d'avoir aussi effectué au moins 50 mises en jeu et 50 matchs joués. Comme ça, ce sera plus équitable et un meilleur reflet de la réalité.

Les précédents gagnants :
2020-21 : Yegor Sharangovich
2019-20 : Tobias Rieder
2018-19 : Danton Heinen
2017-18 : Jordan Nolan
2016-17 : Jayson Megna 
2015-16 : Jordan Nolan
2014-15 : Jordan Nolan
2013-14 : Craig Smith 


And the winner is :

Joel Farabee
28.7%

Évoluant techniquement comme ailier gauche, Joel Farabee des Flyers a tout de même prit part à 143 mises en jeu en 63 matchs cette saison, soit plus de deux par match donc il se qualifie amplement pour ce trophée. De ces 143 mises en jeu, il n'en a remporté que 41.

Si vous êtes pointilleux, le pire véritable centre à ce niveau cette saison fut Kirby Dach des Blackhawks avec seulement 179 mises en jeu remportées en 545 tentatives, un pourcentage de 32.8%.



Le Dave Allison Memorial Trophy

Dave Allison est le king de l'éphémère. Il a joué seulement 3 matchs dans la LNH avec les Canadiens en 1983-84 et a sévi comme entraîneur par intérim des Sénateurs d'Ottawa pour un très modique 27 matchs (fiche de 2-22-3) lors de la saison 1995-96 avant d'être licencié et remplacé par Jacques Martin. Il dut même se congédier lui-même prématurément lors de la seule saison d'existence des infâmes Choppers d'Albany dans la IHL en 1990-91... 
 
En son honneur, le Dave Allison Trophy est un trophée qui est maintenant remis à l'entraîneur qui a été le plus rapidement congédié dans la Ligue nationale durant la saison.

Les précédents gagnants :
2020-21 : Claude Julien
2019-20 : Mike Babcock
2018-19 : John Stevens
2017-18 : Alain Vigneault
2016-17 : Gérard Gallant
2015-16 : Todd Richards


And the winners are :


Jeremy Colliton

Après trois saisons à la barre des Blackhawks et une seule participation aux séries, c'est Jeremy Colliton qui fut limogé le premier chez les entraineurs de la LNH. Après un début de saison catastrophique pour les Blackhawks, durant lequel ils firent également les manchettes pour la saga Kyle Beach, Colliton fut finalement sacrifié le 7 novembre après n'avoir remporté qu'une seule victoire en 12 matchs (fiche de 1-9-2).
 

Joel Quenneville


Dans la foulée de cet horrible début de saison rempli de scandales chez les Blackhawks, un autre des dommages collatéraux fut la démission de leur ancien entraîneur, Joel Quenneville, désormais avec les Panthers. Considérant qu'il n'était plus approprié pour lui de continuer d'entraîner des Panthers suite à la révélation de son refus d'agir durant la saga Kyle Beach en 2010, il donna sa démission le 27 octobre dernier, faisant de lui le premier entraîneur à officiellement perdre son poste. 
 
Donc même si ce ne sont pas les mêmes critères et circonstances, on a décidé de faire une exception cette année en attribuant ce trophée à deux ex-entraîneurs. On imagine que la saga Kyle Beach a aussi joué dans la décision de congédier Colliton.



Le Fishsticks Trophy

Pensé en hommage au célèbre chandail "Fishsticks" des Islanders des années 90, ce trophée récompense le pire chiffon qui fut porté lors d'un match régulier durant la dernière saison.  Nous ne comptons pas les chandails portés durant des échauffements ou au match des étoiles. Par conséquent, les candidats pour le Fishsticks Trophy furent tout d'abord choisis à l'interne. À moins d'un cas de force majeure, nous incluons seulement les chandails portés lors de matchs réguliers dans la LNH. Conséquemment, les uniformes du match des étoiles et des échauffements d'avant-match ne sont pas considérés pour le titre. 


Les précédents gagnants :
2020-21 : Le Reverse retro «fantôme» des Stars
2019-20 : Le chandail "Bavette Stadium Series" de l'Avalanche
2018-19 : Le 3e chandail noir délavé du Lightning
2017-18 : Le chandail Stadium Series des Capitals
2016-17 : Le 3e chandail orange des "Mighty" Ducks d'Anaheim 
2015-16 - Le chandail "Bolts" du Lightning

And the winner is :

«Smashville»

Ici c'était assez unanime comme décision. Je ne crois pas avoir vu beaucoup de gens défendre ce chandail horrible que les Predators ont porté lors de la Stadium Series. Il était même pire que celui de leurs adversaires, le Lightning, qui ont une fois de plus commis l'impardonnable avec un autre maudit chandail «Bolts» qu'on déteste particulièrement sur ce blog. 
 
Je n'avais pas encore compris pourquoi le lettrage du «Smashville» est aussi disproportionné mais si ça vous intéresse, c'est apparemment un hommage au lettrage particulier qu'on retrouve sur les posters musicaux de la ville du Country
 
Merci Adidas pour continuer de nous donner ce que personne n'a demandé...




Le Mariusz Czerkawski Trophy


Lors de la saison 2015-16 et l'arrivée d'Alex Semin, nous avons introduit le Mariusz Czerkawski Trophy en l'honneur de cet ex-joueur polonais qui joua une saison plus que médiocre avec Montréal en 2002-03. Plusieurs facteurs entrent en compte afin de mériter ce trophée et il ne s'agit pas nécessairement du pire joueur du Canadien de la saison, mais on pourrait simplifier en qualifiant le gagnant du "plus grand flop" de l'année chez le CH.

Comme critère principal pour le Trophée Czerkawski, nous privilégions les cas d'expériences ratées, soit une signature comme joueur autonome (haut risque ou bas risque) qui a floppé. Il peut aussi s'agir d'un joueur qui a connu des bons moments avec l'équipe dans le passé avant de terminer son association dans la médiocrité. Ça peut aussi être un choix au repêchage qui n'a pas rempli les attentes, un joueur indésirable au sein de l'équipe ou bien celui qu'on avait le plus hâte que son contrat se termine. 
 
Les meilleurs facteurs qui déterminent le gagnant sont souvent lorsque le parcours du joueur avec le club se termine par un rachat de contrat, un renvoi dans les mineures ou un échange-débarras avant la fin de la saison.

2020-21 : Michael Frolik
2019-20 : Keith Kinkaid
2018-19 : Karl Alzner
2017-18 : Mark Streit
2016-17 : Greg Pateryn
2015-16 : Alexander Semin
2014-15 : René Bourque
2013-14 : Louis Leblanc
2012-13 : Tomas Kaberle
2011-12 : Scott Gomez
2010-11 : Benoit Pouliot
2009-10 : Sergei Kostitsyn
2008-09 : Mike Komisarek
2007-08 : Mikhail Grabovski
2006-07 : Sergei Samsonov / Janne Niinimaa
2005-06 : Pierre Dagenais / José Théodore
2003-04 : Marcel Hossa
2002-03 : Mariusz Czerkawski


And the winner is :


Mike Hoffman


On aurait bien pu mettre «La saison 2021-22» du Canadien comme récipiendaire du pire flop de l'année mais comme on doit se restreindre à un seul joueur, c'est Mike Hoffman qui se voit mériter le prestigieux trophée Czerkawski. 

C'était quand même difficile d'arriver à ce consensus. Après tout, Hoffman n'a pas été autant un flop au niveau d'un Czerkawski ou d'un Alex Semin, ou encore du Mike Streit 2.0 de 2017-18. Mais à part son habilité d'en spotter un ou deux en avantage numérique, Hoffman n'a pas accompli grand chose cette année et à moins d'un échange, on en a encore pour deux ans de son contrat à 4,5 millions par année.

On a aussi considéré des noms comme Christian Dvorak, David Savard ou Mathieu Perreault, qui ont tous été eux aussi des expériences non concluantes jusqu'à maintenant et qu'on pourrait bien interchanger avec Hoffman. Mais ce dernier a ce petit quelque chose de plus qui fait de lui le vainqueur.



Le Dennis O'Brien Trophy


Voici pour conclure le Dennis O'Brien Trophy, remis au joueur qui s'est le plus promené et qui a joué pour le plus grand nombre d'équipes lors de la saison régulière. À l'origine du nom pour ce trophée, on retrouve Dennis O'Brien, un solide défenseur cogneur mieux connu pour ses années passées au Minnesota dans les années 70. Cependant, durant la saison 1977-78, il eut l'honneur de devenir le premier joueur de l'histoire à jouer un match pour 4 équipes différentes de la LNH durant la même saison.

Alors qu'il en était à sa 8e saison avec les North Stars, l'équipe le plaça au ballottage et il fut réclamé par les Rockies du Colorado en décembre. Il fut par la suite échangé à nos chers Barons de Cleveland en janvier. Une  vingtaine de matchs plus tard, les Barons le placèrent au ballottage à leur tour et il termina la saison avec sa quatrième équipe, les Bruins. Au moins il eut la chance de terminer avec une bonne équipe contrairement aux trois autres… et il participa aux séries de surcroît.

Ce record fut réédité en 1991-92 par Dave McLlwain et plus récemment par Mark Arcobello en 2014-15 et Jussi Jokinen en 2017-18.

Les précédents gagnants:
2020-21 : Greg Pateryn
2019-20 : Ilya Kovalchuk
2018-19 : Chris Wideman 


And the winner is :


Adam Brooks


On retrouve encore cette année un ex-membre (ou membre actuel) du CH comme récipiendaire du trophée O'Brien après Greg Pateryn, Ilya Kovalchuk et Chris Wideman. Cette année c'est au tour du centre Adam Brooks d'être élu comme celui qui a été le plus trimbalé à travers la LNH.

Parmi tous les joueurs de la ligue cette saison, seulement deux joueurs ont enfilé 3 chandails différents dans la LNH, soit Brooks et Riley Nash (Winnipeg, Tampa Bay et Arizona). Mais ce qui démarque Brooks est le fait qu'il a techniquement appartenu à quatre équipes. Il a commencé la saison dans l'organisation des Maple Leafs mais a été réclamé au ballotage par le CH avant que la saison commence. Après 4 matchs à Montréal, il fut réclamé de nouveau au ballotage, cette fois par les Golden Knights. Il joua donc à Vegas quelques semaines avant de se blesser pour une période de deux mois. À son retour de la liste des blessés, Vegas dut le placer au ballotage et c'est ainsi qu'il redevint la propriété des Maple Leafs. Selon ce que j'ai compris, les Leafs voulaient l'envoyer dans la AHL pour qu'il reprenne la forme mais il se devait techniquement de repasser par le ballotage pour se faire. C'est alors que les Jets l'ont piqué aux Leafs...

Donc 4 équipes pour Brooks mais seulement 3 où il a porté leur uniforme. Cela ne qualifie donc pas Brooks au rang des immortels du O'Brien mais il se démarque probablement à jamais pour son impressionnant total d'être 4 fois réclamé au ballotage. Il m'est difficile de vérifier s'il s'agit d'un record mais je l'espère bien.

 
Sur ce, c'est ce qui conclut une autre année de prix LVEUP! Toute qu'une édition…
 
À l'an prochain!