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dimanche 5 février 2023

Cachez ce gant que je ne saurais voir








Sans vraiment savoir pourquoi, j'ai toujours aimé cette carte de Michael Pivonka. Elle est parmi les premières cartes que j'ai eu lorsque j'ai commencé à collectionner les cartes. On remarque toutefois un léger caméo, celle de la mitaine d'un gardien inconnu.

Bon, on devine rapidement que ce gardien en est un des Whalers de Hartford, alors la seule équipe à avoir la combinaison de couleurs blanc / bleu / vert sur leurs uniformes. Et comme la série Pro Set est celle de 1991-92, les photos ont été prise lors de la saison précédente. En 1990-91, les Whalers firent appel à quatre gardiens.

Tout d'abord, Ross McKay ne joua qu'un seul match avec les Whalers lors de cette saison, et même dans toute sa carrière. Membre de l'organisation depuis 1988, il croupissait dans l'AHL. Il fut rappelé en mars 1991, ne foulant la patinoire que pendant environ 35 minutes, accordant trois buts aux Sabres de Buffalo. Il prit sa retraite à la fin de la saison et est maintenant chiropraticien. Si on se fie à sa carte de la saison précédente, il portait de l'équipement Cooper. Et étant dans les mineures, à cette époque, je doute qu'il avait accès à énormément d'équipement neuf ... Bref, je le tasse du revers de la main, ce n'est sûrement pas lui sur la carte de Pivonka.
Ce n'est qu'en 1991-92 que Kay Whitmore réussit à se tailler une place "semi" permanente dans la LNH. Il fit la navette à quelques reprises entre les Indians de Springfield et les Whalers d'Hartford. Whitmore a porté plusieurs blockers différents pendant son  passage à Hartford (et leurs filiales), mais il resta fidèle à la marque "Vaughn" pour sa mitaine. Ce n'est donc pas le gant sur la carte, lui qui est de la compagnie "Brian's"

Arrivé dans l'organisation au début de la saison 1989-90, Daryl Reaugh passa la saison complète dans l'AHL avec les Whalers de Binghamton avant de graduer au mois de novembre 1990, changeant de place avec Whitmore qui avait un début de saison décevant. Ils firent le chemin inverse au mois de février et Reaugh ne vit plus jamais la LNH. Il prit sa retraite après la saison 1993-94, passée dans la ECHL. Un autre adepte d'une mitaine "Vaughn", il n'est pas non plus le gardien recherché.








Eh bien, voilà notre "coupable". Je m'en doutais dès le départ que c'était pour être le gant de Peter Sidorkiewicz (ou Peter Alphabet pour ceux qui ont de la difficulté à prononcé ce nom polonais). En 1990-91, Sidorkiewicz laissa de côté l'équipement "Cooper", jetant plutôt son dévolu sur la gamme "Brown's" tout blanc, à l'exception de la mitaine qui devint une "Brian's", aux couleurs des Whalers. De plus, il joua 52 des 80 matchs des "Baleiniers". Hartford le perdit au repêchage d'expansion de 1992, au profit des Senators d'Ottawa.


samedi 4 février 2023

Escapade à Pittsburgh


Ça faisait un moment que je n’avais pas fait une petite escapade. Pendant la pandémie, lorsque les activités ont repris, les restrictions nous ont restreints au niveau local, avec nos excursions, qui furent tout de même très agréables.

Cette fois, c’est vers Pittsburgh que je me suis dirigé avec mes fils. À presque 1000 kilomètres de la région montréalaise, l’intérêt de s’y rendre dépend de votre appréciation des marathons en automobile. Pour y aller, j’ai emprunté le même chemin que pour se rendre à Buffalo, soit la 401, puis le pont des Mille Îles. À Buffalo, on passe tout droit, jusqu’à Érié, puis vers le sud vers Pittsburgh. La route est relativement simple. C’est seulement assez long.

La ville n’est pas particulièrement grande. Il s’agit de la 27e plus populeuse agglomération des États-Unis. De plus, Pittsburgh étant situé à la jonction de trois rivières (et traversé par une multitude de ponts), le centre-ville est assez compact. Mais comme on y retrouve quelques très grandes compagnies, il est construit en hauteur. Le centre-ville n’étant pas très étendu, mais sécuritaire et propre, il se marche facilement, même si un système de train léger est aussi disponible.

Le funiculaire Duquesne qui descend.  À droite, le centre-ville.  À gauche, l'Acrisure Stadium (le stade des Steelers).

À la base, Pittsburgh était une ville industrielle, vivant principalement de l’industrie de l’acier. Les années 1970 ont ensuite été plutôt pénibles, mais à la différence de d’autres villes de cette région (comme Cleveland et Buffalo par exemple), Pittsburgh est parvenu à traverser son déclin industriel et à se convertir vers des industries comme la technologie et la finance.

Si la ville du ketchup Heinz n’est pas nécessairement connue comme étant une destination touristique, on y trouve tout de même des attraits intéressants. Le baron de l’acier Andrew Carnegie, l’homme le plus riche des États-Unis pendant quelques années au début du 20e siècle, a consacré une importante partie de son immense fortune à la philanthropie et la fondation qui porte son nom s’est montrée généreuse avec sa ville. On y retrouve un musée d’art, un autre consacré uniquement au peintre Andy Warhol (natif de Pittsburgh), un centre des sciences et un autre d’histoire naturelle, tous financés par l’Institut Carnegie, sans oublier l’Université Carnegie Mellon.

On y retrouve aussi deux funiculaires datant de la fin du 19e siècle du côté de Mount Washington qui, en plus de faire un voyage dans le temps, permettent d’avoir une vue imprenable du centre-ville.

Pour ce qui est de l’aréna, le PPG Paints Arena, il est situé au centre-ville. Construit en 2011, il contient 18 387 sièges, soit une capacité moyenne pour la LNH. Fait intéressant, il est le premier à avoir été certifié LEED. À l’entrée, on y retrouve une statue de Mario Lemieux intitulée « Le Magnifique ».

À l'intérieur, l'espace est dégagé et on voit très bien.

Le PPG Paints Arena ou si vous préférez, The Paint Can

"Le Magnifique" (le nom de l'oeuvre est en français)


Le Souper Bowl (oui, il y a de la soupe au menu, mais pas seulement)


Back to the Foodture.  On salue les restaurants de la 5e avenue près de l'aréna pour leur sens de l'humour.

L’équipe est très populaire. Autant à l’intérieur que sur la rue, on croise de nombreuses personnes qui portent les couleurs des Penguins. Lors du match contre les Sharks que nous avons vu, l’aréna était plein. La foule était énergique et impliquée.

Ce match m’a finalement permis de voir Sidney Crosby, qui ne m’a pas déçu, avec un but et une passe. Il a même profité du match pour devancer Stan Mikita au 15e rang des meilleurs pointeurs de l’histoire, avec 1468 points. Evgeny Malkin a renchéri avec deux buts et une passe. Nous avons même eu droit à un but de Ryan Poehling et une passe de Jeff Petry! Pittsburgh était clairement supérieur à San Jose. Par contre, sans leur gardien numéro un, Tristan Jarry, les Penguins ont confié leur filet à Casey DeSmith. Souvent hors de position, il s’est montré généreux. Logan Couture a été le premier à en bénéficier avec deux buts et trois passes et les Sharks l’ont emporté 6-4.

On voit des Guentzel, des Lemieux, des Malkin, mais ce n'est rien comparé à l'immense quantité de Crosby de toutes les versions

Je n'ai toutefois pas vu la version pastel ailleurs qu'à la boutique

Il y avait toutefois un Kessel, porté par un type au même genre de physique que lui.

Dans cette reprise de la finale de 2016, il y avait tout de même quelques partisans des Sharks.


Roethlisberger?  Il y a confusion, je crois...

Un frigo de dépanneur.  Pénurie de main-d'oeuvre je suppose?  Avec en passant un Kovalev qui zieute.  


Pas sûr de comprendre le concept du hamburger, du hot dog et du sac d'arachides rembourrés.  À 14$ chacun, c'est plus cher que les vrais...

Comme à tous les autres endroits, on retrouve des bannières pour les Coupes Stanley et les numéros retirés (Lemieux et Brière).  Les Penguins ont toutefois ajouté les trophées individuels (mais à l'exception du Smythe, sans les nommer).

Une Zamboni transformée en char allégorique?




jeudi 2 février 2023

Tant qu'à être en mode gardien d'urgence ...


Une fois de plus, une équipe de la LNH a dû faire appel à un gardien d'urgence, ou comme ils disent en anglais, un EBUG (Emergency Back-Up Goalie). Ça devait vraiment être spécial pour Matt Berlin, ou pour tout autre "kid dans l'âme" qui se fait appeler pour être dans le show.

Lors de la saison 1979-80, les Maple Leafs de Toronto ont presque dû faire appel à un EBUG, version de l'époque. La saison avait bien débutée, avec Mike Palmateer comme gardien titulaire et Paul Harrison dans le rôle de gardien réserviste. Mais, le 26 décembre 1979, Palmateer se blesse à une cheville et doit s'absenter pour au moins un mois. Afin de combler sa perte, les Leafs rappellent leur choix du dernier repêchage, Vincent Tremblay, des Hawks de Moncton.

Le temps des Fêtes amène à rencontrer plein de personnes lors des célébrations et, comme on le sait de plus en plus depuis mars 2020, la propagation des microbes n'est pas toujours une bonne chose. Ce fut le cas pour Paul Harrison qui finit par attraper la grippe début janvier et fut sur le carreau, comme on dit, au jour le jour. Ce faisant, les Maple Leafs se retrouvaient à court d'un gardien pour le match prévu le 9 janvier 1980 face au Canadien.

C'est là qu'arriva Johnny Bower, ancienne gloire des Leafs ayant prit sa retraite 10 ans plus tôt. Comme il s'entraînait encore parfois avec l'équipe, il remit les jambières et participa à la pratique des Leafs le 8 janvier et était prêt à servir d'auxiliaire à Tremblay. Et parole de l'entraîneur Floyd Smith, si Bower était pour être sur le banc, on le verrait sur la glace, ne serait-ce que pour une minute, malgré ses 55 ans. Les Leafs avaient déjà de l'expérience avec des "vieux" cette saison-là, ayant sorti le défenseur Carl Brewer de sa retraite de 5 ans.

Bower a l'air de pomper l'huile derrière un jeune Vincent Tremblay

Mais Paul Harrison est venu casser le party, se sentant "juste assez en forme" pour pouvoir mettre l'équipement ... et remplacer Vincent Tremblay après plus de 7 minutes de jeu, ce dernier ayant accordé 3 buts sur les sept premiers tirs de Montréal. Harrison accorda deux autres buts, dans une défaite de 5-3. Je me demande comment Bower s'en serait sorti ? 

D'ailleurs, pas mal tout le reste de la saison des Maple Leafs fut le bordel côté gardien de but. 

- Palmateer revint le 24 janvier et se reblessa immédiatement à la cheville. (Il ne revint que le 1er mars)
- Pour combler sa perte, les Leafs firent l'acquisition de Curt Ridley le 10 février.
- Dès le lendemain, Vincent Tremblay se blessa à la cheville droite, devant s'absenter un mois pour soigner les ligaments. 
- Les Leafs réussirent alors à s'entendre avec la Tchécoslovaquie pour libérer les droits de Jiří Crha dans leur giron après la défection de ce dernier à l'été 1979. Il rejoint l'équipe à temps pour le match du 13 février.
- Le 16 février, soit 6 jours après son arrivée, Ridley se blessa à la main suite à un lancer, laissant la position à Crha, Harrison et Palmateer à son retour. Ridley ne revint que pour 20 minutes cette saison-là, à la fin mars.

mercredi 1 février 2023

And the winner is: no one...


J'ai laissé le sondage plus longtemps que prévu dans l'espoir qu'un des deux candidats se démarque mais finalement l'égalité finit toujours par revenir, ce qui fait en sorte qu'il n'y a pas de gagnant à la question:

«Quel est votre joueur préféré entre Lucien DeBlois et Mario Marois?»


Voici les résultats:
Lucien DeBois: 26 votes 50%
Mario Marois: 26 votes 50%



D'un côté c'est assez frustrant mais ça confirme un peu ce que je disais dans le texte original à propos de ces deux joueurs et du fait que je les ai souvent confondus. Ils sont tellement similaires et même qu'ils ont le même nombre de fans: 26 chaque.

L'autre jour, DeBlois était en avance d'un vote et je me disais qu'il serait temps de fermer le sondage. Je me suis dit alors que j'allais le faire le lendemain matin. Lorsque je suis retourné pour le faire, Marois venait de récolter un vote... Donc c'est un match nul.

À moins que vous soyez vraiment insultés par ce résultat et que vous aimeriez faire une 2e ronde?