Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu
Affichage des articles dont le libellé est sondage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sondage. Afficher tous les articles

jeudi 5 septembre 2024

Le grand gagnant: Reijo Ruotsalainen

 


 

Sans grande surprise, c'est Reijo Ruotsalainen qui l'a emporté lors de notre sondage, aux dépends de son compatriote Risto Siltanen. Par son CV seulement, qui inclut 2 coupes Stanley et de nombreux autres accomplissements, Ruotsalainen était le grand favori et ça a été démontré ici. Je ne m'attendais pas à une course vraiment serrée mais simplement de parler de ces deux joueurs était intéressant en soi. 

Mais Siltanen a quand même remporté 30% des voix, ce qui n'est pas rien.

Donc bravo Reijo et meilleure chance la prochaine fois Risto.



mercredi 28 août 2024

Sondage: Risto Siltanen ou Reijo Ruotsalainen ?



 


Dans la lignée de nos précédents sondages tels que Pavel Trnka ou Petr Tenkrat? Lucien DeBlois ou Mario Marois? ou encore Merlin Malinowski ou Terry Ruskowski?, le temps est venu de trancher encore une fois sur une question d'importance capitale, qui est maintenant:

Quel est votre préféré entre «Risto Siltanen ou Reijo Ruotsalainen?»

Ces deux joueurs finlandais des années 80 ont toujours été quelque peu confondants pour moi et j'imagine pour une flopée d'autres gens qui ne les ont pas nécessairement vu jouer. En plus d'avoir un nom similaire, les deux étaient également des défenseurs du même âge, en plus d'avoir joué pour quelques-unes des mêmes équipes et de porter un beau JOFA à la Jari Kurri. Et comme ce dernier, les deux font également figure de pionniers du hockey finlandais.

Allons-y donc pour leur bio respective et ensuite on passera au sondage.


Risto Siltanen

Risto Siltanen est né un jour d’Halloween, soit le 31 octobre 1958 à Mänttä. Défenseur rapide et agile de seulement 5'9", il était toutefois très trapu et costaud, ce qui lui valut le surnom «Le petit Hulk». Sans faire partie de l'élite, il était toutefois reconnu pour avoir un des meilleurs lancers sur réception de la LNH et un des tirs les plus foudroyants.

Il débuta son développement avec l'équipe junior du Ilves Tampere. C'est lors de la saison 1975-76 qu'il démontra tout son talent alors qu'il termina au premier rang des buteurs de la ligue avec 39 buts en 36 matchs, et ce malgré qu'il était défenseur à temps plein. Il gradua ensuite en SM-Liiga et fut élu comme recrue de l'année en 1976-77 en plus de faire partie de l'équipe d'étoiles.

Les Blues de St.Louis prirent le pari sur lui lors du repêchage de 1978 avec un choix tardif de 11e ronde (173e au total). Il n'était toutefois pas intéressé par les Blues et débuta la saison suivante en Finlande avant de finalement traverser en Amérique vers la fin de la saison, non pas avec les Blues mais plutôt avec les Oilers d'Edmonton dans l'AMH. Il termina la saison 78-79 avec 7 points en 20 matchs et 9 autres en séries où les Oilers s'inclinèrent contre les Jets lors de la dernière finale de l'histoire de la ligue rebelle.

Les Blues détenaient toujours ses droits dans la LNH lors de la fusion des deux ligues mais Siltanen refusa toujours de se rapporter à eux, menaçant plutôt de retourner en Finlande plutôt que d'aller à St.Louis.  Les deux équipes conclurent donc un échange envoyant le défenseur Joe Micheletti aux Blues en retour de Siltanen et Tom Roulston.

Siltanen fit donc partie des premières éditions des Oilers dans la LNH, et il fit également partie des nombreuses réussites initiales des Oilers avec les joueurs finlandais. En fait, il s'agit du premier de cette lignée, étant le seul joueur de ce pays lors de cette saison 79-80. Il servit d'ailleurs d'interprète lors de l'arrivée de Kurri la saison suivante. Après une première saison de 35 points, Siltanen devint le défenseur offensif de prédilection de Glen Sather avec une saison de 53 points dont 17 buts en 1980-81. Il marqua également le but vainqueur lors du 2e match de la série contre les Canadiens au printemps 1981, une série 3 de 5 que les Oilers remportèrent à la surprise générale en 3 matchs. 

Siltanen enchaina ensuite avec sa meilleure saison en carrière avec 63 points en 1981-82. Il fut également le premier défenseur de l'histoire des Oilers à obtenir un tour du chapeau.

Cependant, l'émergence rapide de Paul Coffey incita les Oilers à sacrifier Siltanen dans le but d'obtenir plus de robustesse, ce qu'ils réussirent avec brio en l'envoyant aux Whalers de Hartford en retour de Ken «the Rat» Linseman.  Dans cette échange à trois équipes, Mark Howe prit le chemin de Philadelphie.

Siltanen continua donc sa carrière comme défenseur numéro un des Whalers à partir de 1982-83. Après une première saison où il régressa à 30 points, il revint à ses bonnes habitudes avec 15 buts et 53 points en 83-84 et ensuite 12 buts en 84-85.

En 1985-86, les Whalers étaient sur une lancée. Et une fois de plus, l'émergence d'un autre défenseur offensif poussa Siltanen en dehors du portrait, cette fois-ci au profit de Dave Babych. 

Ils sacrifièrent donc Siltanen en l'envoyant aux Nordiques en retour de l'attaquant John Anderson, juste avant un match entre les deux équipes à Hartford.

Siltanen était un bon fit à Québec et put même se venger des Whalers pour l'avoir échangé lorsqu'il obtint 5 passes à leurs dépends lors d'un match des séries de 1987, aidant ainsi grandement à leur élimination par les bleus. Ces 5 passes en un match demeurent à ce jour le record pour un défenseur en séries. Il est en fait co-détenteur du record, précédemment établi par nul autre que... Paul Coffey en 1985.

Cependant, après cette seule saison complète passée à Québec (10 buts, 29 passes), durant laquelle il eut également un séjour dans les mineures pour reconditionnement physique, Siltanen décida de partir pour la Suisse avec le HC Berne pour la saison 1987-88. Il était triste de quitter Québec mais il évoqua comme raison principale le fait qu'il voulait que son fils puisse aller à l'école en Finlande. Il ne gardait également pas la porte fermée pour un éventuel retour avec les Nordiques dans le futur. Ses droits passèrent toutefois aux Devils et ensuite au Canucks lors des années suivantes, sans qu'il ne revienne dans la LNH.

Après une seule saison à Berne, il revint en Finlande pour de bon, avec son ancien club de Tampere, comme capitaine. Il joua ensuite avec le TuTo Turku de 1992 à 1996 suivi d'une dernière saison en Allemagne suite à quoi il prit sa retraite. 

Il fut élu au temple de la renommée du hockey finlandais en 1998. 

En 560 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 90 buts et 265 passes pour 355 points.

Vous pouvez voir un de ses «plombs» ici en action contre les Rangers et Ruotsalainen d'ailleurs.


Passons justement à son compatriote.


À première vue, il est tentant de déclarer Reijo Ruotsalainen comme étant supérieur à Siltanen mais décortiquons d'abord son parcours et notez bien toutes les nuances qu'on y retrouve. Et je vous rappelle qu'il ne s'agit pas de voter pour le meilleur des deux, mais bien votre préféré entre les deux.

Reijo Ruotsalainen est né le 1er avril 1960 à Oulu en Finlande. Si Siltanen est né à l’Halloween, Ruotsalainen est lui aussi né à une date rigolote, soit celle du Poisson d'avril...

Patineur prodige, Reijo (prononcé Réixo) est grandement considéré comme un des meilleurs patineurs de sa génération. À seulement 15 ans, il parvint à faire l'équipe senior de son club local, le Kärpät Oulu, pour la saison 1975-76. Il s'imposa dans le meilleur niveau finlandais lors des 5 saisons suivantes, étant deux fois élu meilleur défenseur de la SM-Liiga, et aidant le Karpat à remporter le championnat en 1981. Durant ses années d'éligibilité au junior, il était tellement convoité que les Saguenéens de Chicoutimi ont bien failli obtenir ses services en 1977. Il aurait alors fallu que ses parents acceptent et que les Sags versent une caution de 10 000$ à la fédération de hockey finlandaise, ce qui n'arriva éventuellement pas...

Ce sont les Rangers qui prirent le pari de le repêcher, soit en 6e ronde (119e au total) du repêchage de 1980, soit la même cuvée de celui auquel il fut grandement comparé durant sa carrière, Paul Coffey (au 6e rang pour sa part). C'est l'ancien défenseur des Jets Lars-Erik Sjoberg, alors recruteur avec les Rangers, qui était grandement fan et qui convainquit les Rangers de le sélectionner. Comme Coffey, Ruotsalainen était reconnu pour mieux patiner à reculons que la plupart des joueurs de la LNH à la normale.

Ruotsalainen fit le saut avec les Rangers en 1981-82. Jumelé avec le robuste Barry Beck sur la première paire de défenseurs des Rangers, il obtint une splendide saison recrue avec 18 buts et 38 passes pour 56 points. Il obtint également 9 points en 10 matchs durant les séries. Comme Siltanen, Ruotsalainen était aussi reconnu pour son lancer frappé sur réception et son habileté avec la rondelle. Cependant, Ruotsalainen était considéré supérieur grâce à sa vitesse. 

Mais à seulement 5'8" et 170 livres, Ruotsalainen n'était pas le plus robuste et sur ce point, Coffey, et même Siltanen, lui étaient supérieurs.

L'entraîneur des Rangers était alors le légendaire Herb Brooks, qui parvenait à tirer le maximum du talent de Ruotsalainen. Il l'utilisait aussi souvent à l'aile, ce qui fit immanquablement gonfler ses statistiques. Son sommet en carrière fut atteint en 1984-85 lorsqu'il amassa 28 buts et 45 passes pour 73 points, bon pour le premier rang chez les Rangers. Il termina toutefois cette saison avec le pire différentiel de l'équipe à -27.

En fait, les Rangers de 84-85 avaient connu une saison médiocre avec une fiche de 22-48-10, étant parvenus à faire les séries seulement parce que les Devils et les Penguins avaient fait pire qu'eux dans leur division. Ils se firent d'ailleurs éliminer rapidement en trois matchs par les Flyers en première ronde. 

Brooks fut remercié après cette saison et son remplaçant Ted Sator n'avait pas la même affection envers Ruotsalainen, qui régressa alors à 59 points en 85-86. Sator s'est d'ailleurs mis beaucoup de joueurs à dos durant cette saison et il fut rapidement congédié au début de la saison suivante. À ce moment, Ruotsalainen n'était plus là. Incapable de blairer Sator et en froid avec la direction, il signa en Suisse avec le HC Berne, précédant d'un an l'arrivée de Siltanen avec le même club.

C'est alors que Glen Sather flaira le coup et en passa toute une à son collègue Phil Esposito des Rangers. Il obtint les services de Ruotsalainen, Clark Donatelli, Jim Wiemer et Ville Kentala en retour de Mike Golden, Miroslav Horava et Don Jackson. Jackson était un vétéran accompli mais ne joua qu'une vingtaine de matchs à New York et prit sa retraite, tandis qu'Horava ne devint qu'un joueur marginal et Golden ne se rendit jamais à la LNH. 

Le DG des Jets, John Ferguson, déclara alors qu'il y avait «une douzaine de DG de la LNH qui voulaient la tête d'Esposito» pour s'être débarrassé ainsi de ce qu'on considérait toujours comme un des meilleurs défenseurs de la planète, qui était désormais dans le même vestiaire que Paul Coffey...


Cependant,
Ruotsalainen était menotté par le contrat avec le HC Berne. Sather tenta de le racheter mais le club refusa car Ruotsalainen attirait de larges foules. Il dut ainsi attendre la fin de la saison là-bas (qui se termine plus tôt) pour revenir dans la LNH. Il joua alors les 16 derniers matchs de la saison à Edmonton, amassant 5 buts et 8 passes et jouant l'entièreté du parcours des séries des Oilers jusqu'à leur reconquête de la coupe au printemps 1987. Il obtint 7 points durant ces séries menant à sa première coupe Stanley.

Mais malgré ce retour en force dans la LNH, une coupe et le départ imminent de Coffey chez les Oilers (échangé à Pittsburgh à l'automne 1987), Ruotsalainen opta de retourner en Europe, cette fois-ci en Suède avec le HV71. Il avait alors en vue de participer aux Olympiques de 1988, ce qu'un contrat dans la LNH lui rendait impossible. Il aida grandement sa patrie lors de ces jeux, obtenant 4 buts en 8 matchs et aidant son équipe à remporter la médaille d'argent, à ce moment la plus haute marche sur le podium olympique pour les finlandais dans leur histoire.

Durant cette saison passée en Suède et aux Olympiques, les droits de Ruotsalainen furent acquis au ballotage par les Devils. Après une saison de retour en Suisse en 1988-89, il se laissa tenter de nouveau par la LNH. Cependant, on retrouvait trop de défenseurs similaires chez les Devils, eux qui venaient de finalement acquérir les services de Viacheslav Fetisov et Alexei Kasatonov, sur qui ils avaient parié gros. Ruotsalainen était donc de trop et fut souvent laissé de côté, n'amassant que 7 points en 31 matchs au New Jersey.


Court passage avec les Devils

Avec ses compatriotes Jari Kurri et Esa Tikkanen en 1990

Avec le HC Berne en Suisse

Mais, c'est alors qu'un personnage familier retentit de nouveau. Au début du mois de mars 1990, Glen Sather refit l'acquisition de Ruotsalainen en vue des séries. Il ne céda en retour que le défenseur Jeff Sharples, un joueur marginal qui ne revint jamais dans la LNH. 

Le deuxième séjour de Ruotsalainen à Edmonton fut très similaire au premier. Il obtint 8 points en 10 matchs pour clore la saison. Il fut toutefois un gros rouage de l'équipe en séries avec 13 points en 22 matchs, aidant à ramener de nouveau la coupe à Edmonton. Il obtint alors le surnom de «Rental Rexi».

Il s'agissait toutefois du chant du cygne dans la LNH pour Ruotsalainen, qui retourna ensuite en Suisse avec le HC Berne pour les trois saisons suivantes. Il alterna ensuite entre la Suisse et la Finlande jusqu'à sa retraite en 1998 (un an après Siltanen). 

En 446 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 107 buts et 237 passes pour 344 points, en plus de 47 points en 86 matchs en séries.

Il fut élu au temple de la renommée finlandais en 2000.

Étrangement, malgré son départ de la LNH et sa retraite, son nom fut longtemps disponible sur les listes de protection ou non-protection lors des expansions des années 90 et 2000. On le retrouve par exemple ici protégé par les Oilers lors de l'expansion de 1998 et ici disponible lors de l'expansion de 2000... 

Jusqu'à ce jour, il est affectueusement «name-droppé» en blague par les commentateurs et partisans des Oilers lorsque l'équipe aurait besoin de renfort en défense...


Bon il est désormais temps de voter. 

Je sais qu'à première vue c'est Ruotsalainen qui devrait l'emporter mais ce sera à décider selon vos propres critères et votre degré d'affection. Peut-être retrouverons nous une légion des anciens fans de Siltanen durant son temps avec les Nordiques qui feront pencher la balance en sa faveur...

Voici un aide-mémoire pour vous aider dans votre décision.

RISTO SILTANEN

  • Premier défenseur offensif des Oilers dans la LNH.
  • Premier joueur finlandais des Oilers dans la LNH.
  • Surnommé «Le petit Hulk»
  • Recrue de l'année en Finlande en 1977
  • Un des meilleurs lancés sur réception de son époque
  • Sommets de 17 buts en 1980-81 et 63 points en 1981-82
  • A seulement évolué comme défenseur
  • A joué pour les Whalers et les Nordiques
  • A joué pour 3 des 4 équipes de l'AMH qui ont gradué dans la LNH
  • Record de la LNH avec 5 passes en un match des séries (co-détenu avec Paul Coffey)
  • 90 buts et 265 passes pour 355 points en 560 matchs dans la LNH. 18 points en séries.
  • Temple de la renommée finlandais


REIJO RUOTSALAINEN

  • 2 coupes Stanley
  • 1 médaille d'argent olympique
  • 3 championnats de la ligue Suisse
  • 2 titres de meilleur défenseur en Finlande
  • 1 championnat en Finlande
  • Surnommé «Rental Rexi»
  • N'a pas joué pour les Whalers ou les Nordiques
  • A été employé comme défenseur et attaquant
  • 107 buts et 237 passes pour 344 points en 446 matchs dans la LNH. 47 points en séries.
  • Temple de la renommée finlandais
  • #10 retiré par Kärpät

Les deux ont joué avec Paul Coffey mais n'ont jamais joué ensemble, à l'exception des championnats mondiaux junior et la Coupe Canada de 1981. Les deux ont joué avec les Oilers et le HC Berne.

VOTEZ!


Sources:
Reijo Ruotsalainen téléphone à ses parents, Le Quotidien, 28 décembre 1977
Anderson sacrifié pour Siltanen, Le Soleil, 9 mars 1986
Enfin je pourrai jouer à ma manière,
Le Soleil, 9 mars 1986
Fergy en veut à Espo, Le Soleil, 2 novembre 1986

J'ai vraiment appris à aimer les Nordiques, le Soleil, 4 mai 1987
Heureux qui comme Reijo, La Tribune, 25 mai 1990


mercredi 13 décembre 2023

Sondage: bobKudelski vs. RaySheppard en Pro Set



 
Lors du dernier épisode du podcast LVEUP, bobKudelski nous a apporté des paquets Pro Set 90-91 scellés pour qu'on les ouvre ensemble et ensuite se faire un combat pour déterminer lequel des deux avait le meilleur alignement partant avec les joueurs de son paquet respectif.

Mais après avoir fait ce match, nous étions incapable de déterminer le gagnant. On a alors décidé de laisser nos fans déterminer le gagnant. Pour ce combat, on prenait en compte la carrière entière du joueur, pas seulement l'année de la carte. Et nous ne prenions pas en compte la position exacte des joueurs d'avant.

Voici les alignements. Vous pouvez aller voir ou revoir l'épisode ici.

L'alignement de RaySheppard:


Attaquants:
Mario Lemieux
Joe Sakic
Mike Modano

Défenseurs:
Glen Wesley
Uwe Krupp

Gardien:
Glenn Healy

Alors on a une excellente même absurde ligne d'attaque pour RaySheppard avec trois membres du Temple de la renommée. Ça se détériore légèrement ensuite en défense et dans les buts avec tout de même de très bons soldats en Glen Wesley, Uwe Krupp et Glenn Healy. Ces trois derniers ont d'ailleurs tous remporté la Coupe Stanley, même chose pour les 3 attaquants.


L'alignement de bobKudelski:


Attaquants:
Wayne Gretzky
Jeremy Roenick
Joe Mullen

Défenseurs:
Al Iafrate
Brian Leetch

Gardien:
Ron Tugnutt

Également trois membres du temple pour bobKudelski (Gretzky, Mullen et Leetch) et une défense légèrement meilleure que cette de RaySheppard. Ici cependant, on ne compte que 3 de ces joueurs qui ont remporté la coupe (également Gretzky, Mullen et Leetch). On a Tugnutt dans les buts, ce qui est débatable à savoir s'il est supérieur à Glenn Healy, mais on sait tous qu'il était capable de faire face à beaucoup de tirs, ce qui serait très important face à une ligne composée de Mario Lemieux, Joe Sakic et Mike Modano. Quoique Healy a lui aussi dut faire face à pas mal de tirs de la part de Gretzky, Roenick et Mullen...

 

D'ailleurs si les statistiques vous influencent, voici le total des buts marqués en carrière par chacune des équipes:

RaySheppard: 2073
bobKudelski: 2308

Et les stats des gardiens:

Healy (1985-2001): 437 matchs, 166 victoires, 190 défaites, 47 nulles. Moyenne de 3.37 et pourcentage de .887
Tugnutt (1987-2004): 537 matchs, 186 victoires, 239 défaites, 62 nulles. Moyenne de 3.05 et pourcentage de .895

Donc à vous de voter pour le vainqueur ici:


mardi 19 septembre 2023

Pavel Trnka ou Petr Tenkrat?



C'est le moment de passer à un autre sondage on ne peut plus pertinent. Lorsque je jouais à NHL circa édition 2001/2002/2003, j'aimais bien me procurer de ces joueurs aux noms de famille étranges et plein de konsonnes fascinantes. Plusieurs de ces acquisitions de l'époque font d'ailleurs partie des joueurs de notre série «Joueurs oubliés des 90's» comme Oleg Tverdovsky, Tony Hrkac ou Sergei Krivokrasov. D'ailleurs, par un magnifique (ou magnifik) hasard, ces trois derniers ont joué avec les Mighty Ducks d'Anaheim, également l'équipe d'origine des deux joueurs d'aujourd'hui; Pavel Trnka et Petr Tenkrat.

J'ai souvent eu de la difficulté à différencier ces deux joueurs obscurs, et ce même s'ils n'évoluaient pas à la même position. Le temps est donc venu de les analyser en profondeur et ensuite, de votre côté, de voter pour votre préféré. Allons-y donc.

Pavel Trnka est né le 27 juillet 1976 à Plzeň (Pilsen en français) en Tchéquie. Défenseur purement défensif de 6'-2" et 200 livres, il débuta à 19 ans avec le club local, le HC Plzen, en première division tchèque en 1993-94, en plus d'aider l'équipe tchèque des U18 à remporter le bronze aux championnats junior. Malgré de maigres statistiques (1 passe en 12 matchs), il attira assez l'attention pour se faire repêcher par les Mighty Ducks en 5e ronde (106e au total) du repêchage de 1994.


Après une dernière saison dans la ligue tchèque, il traversa l'Atlantique pour la saison 1995-96. Il fit bonne impression au camp des Ducks, mais ces derniers croyaient qu'il serait mieux pour lui de faire son bout de chemin dans les mineures. Il joua donc deux saisons complètes avec les Bandits de Baltimore de la AHL, et ce n'est qu'en 1997-98 qu'il joua finalement un premier match à Anaheim.

Après cette première saison partagée entre Anaheim et le club-école, Trnka fit l'équipe à temps plein en 98-99 et joua 4 saisons complètes avec l'équipe, enregistrant son sommet en carrière en 99-00 avec 2 buts et 15 passes pour 17 points. Il signa ensuite un nouveau contrat avec l'équipe durant l'été 2002. 

Mais durant la saison suivante, les Panthers de la Floride durent procéder à une vente de feu pour se débarrasser de salaires encombrants. C'était le cas du défenseur Sandis Ozolinsh qui se fit échanger aux Ducks le matin du match des étoiles de 2003. En plus d'Ozolinsh, les Ducks mirent la main sur un autre défenseur du nom de Lance Ward. En retour, les Panthers mirent la main sur le plus abordable Trnka, en plus d'un jeune Matt Cullen et un choix de 4e ronde en 2003 (Jay Pemberton).


Trnka termina donc la saison 02-03 avec les Panthers. Il y joua une autre saison  en 2003-04 durant laquelle il amassa 3 buts et 13 passes pour 16 points, soit sa 2e meilleure saison au niveau offensif. Les Panthers le libérèrent toutefois durant l'été 2004 et le lock-out imminent signifia la fin du parcours de Trnka dans la LNH.

Il profita alors de l'occasion pour retourner au bercail avec le HC Pilsen où il fut éventuellement nommé capitaine en 2005-06. Il fut également prêté quelques matchs à différents clubs suédois pour les séries. Il termina ensuite sa carrière en 2012 après 5 saisons passées avec le HC Vitkovice. Depuis sa retraite, il est demeuré au sein du HC Vitkovice comme assistant-entraîneur ou entraîneur-chef des niveaux junior de l'équipe.

En 411 matchs dans la LNH, la fiche de Pavel Trnka fut de 14 buts et 63 passes pour 77 points.
En 366 matchs dans la ligue tchèque, sa fiche fut de 23 buts et 52 passes pour 75 points.


Également né en Tchéquie, pour sa part le 31 mai 1977 dans la ville de Děčín, l'attaquant Petr Tenkrát débuta comme professionnel avec le HC Kladno durant la saison 1994-95, où il eu brièvement Trnka comme coéquipier. Ailier droit de 5'-11" et 182 livres, il joua 5 saisons à Kladno, soit jusqu'en 1999 suite à quoi il fut également repêché par les Mighty Ducks, en 8e ronde avec le 230e choix au total.

Il joua ensuite une saison en Suède avant de faire le saut en Amérique pour la saison 2000-01 qu'il partagea entre Anaheim et le club-école à Cincinnati.

La première saison de Tenkrat dans la LNH fut somme toute sans histoire, alors qu'il obtint un simple 5 buts et 9 passes en 46 matchs. Toutefois, les astres s'alignèrent magnifiquement lors de son premier but dans la LNH, le 15 décembre 2000 dans un match contre les Rangers...

But de Tenkrat, sur des passes de Hrkac et Trnka. Avouez que la vie peut parfois être magique...

Malheureusement pour Tenkrat et les Ducks, le reste de l'histoire de fut pas aussi féérique. Après 9 matchs sans point au début de la saison 2001-02, les Ducks échangèrent Tenkrat aux Predators de Nashville en retour de l'ancien espoir du CH Patric Kjellberg. 

Les choses semblèrent se replacer tranquillement pour Tenkrat à Nashville. Il obtint même un tour du chapeau contre les Blackhawks. Mais il manqua de constance et au final il termina cette saison 2001-02 avec une fiche de seulement 8 buts et 16 passes en 67 matchs. 

On commença ensuite à se passer Tenkrat comme une patate chaude. Refusant un contrat à deux volets des Predators, il fut placé au ballottage en octobre 2002 et réclamé par les Panthers qui l'envoyèrent le même jour aux Blue Jackets en retour de Mathieu Biron. Les Blue Jackets n'avaient également qu'un contrat à deux volets à lui offrir et il préféra plutôt s'exiler en Suède pour la saison 2002-03 avec le club Oulun Kärpät où il retrouva ses repères offensifs en plus de gagner deux championnats en 2004 et 2005.

Entretemps, ses droits dans la LNH étaient désormais propriété des Maple Leafs, qui le réclamèrent au ballottage en octobre 2003. Eux aussi ne lui offraient que cet éternel contrat à deux volets et décidèrent finalement de l'échanger aux Bruins en juin 2006 en retour d'un choix de 7e ronde. Il trouva enfin chez les Bruins une offre à un seul volet et il parvint ainsi à refaire surface dans la LNH pour la saison 2006-07. Il obtint 9 but et 5 passes en 64 matchs durant cette seule saison comme joueur de soutien avec Boston, sa dernière dans la LNH.


Il retourna en Europe en 2007-08 et se promena annuellement entre la Tchéquie, la Suède et la Finlande, effectuant au passage des retours à Kladno de temps en temps, et retrouva parfois Trnka sur son chemin comme adversaire et jamais plus comme coéquipier. Il se retira finalement du jeu en 2017.

En 177 matchs dans la LNH, la fiche de Petr Tenkrat fut de 22 buts et 30 passes pour 52 points.
Sa fiche globale combinée en Suède, Finlande, Russie et Tchéquie fut de 302 buts et 285 passes pour 587 points en 914 matchs.


Il est donc temps pour vous de voter pour votre préféré. Trnka ou Tenkrat?



Sources:
Panthers ship Ozolinsh to Ducks, CBC, 30 janvier 2003
Tenkrat gets revenge on Leafs ... sort of, The Globe and Mail, 28 novembre 2006

lundi 4 septembre 2023

Sondage - And the winner is... les SHARKS!

 


Le mois dernier, nous avons posé l'éternelle question: «Où se situent actuellement les Barons (et les Seals) dans l'organigramme de la LNH?»

Est-ce que l'héritage glorieux des Seals et des Barons se retrouve désormais au Texas avec les Stars de Dallas suite à la fusion de 1978 avec les North Stars et le déménagement de 1993? Ou bien est-ce plutôt un cas de patrimoine spirituel en ce que les Barons, anciennement les Seals de Californie, sont désormais devenus les Sharks de San Jose suite au départ des anciens propriétaires des North Stars responsables de la fusion de 1978 et la dé-fusion de 1991?

Ou bien est-ce que, comme d'habitude, on pense à tout ça pour rien (n'ouvrons pas cette porte) et les Barons/Seals sont simplement une équipe défunte, sans relocalisation, même pas foutue d'avoir engendré quelque descendance quelconque comme l'on fait les Nordiques ou les Whalers?

Bref c'était ben le fun, même un des textes que j'ai eu le plus de fun à écrire cette année...

Mais n'attendons donc pas plus et dévoilons les résultats:


Donc. Le peuple a parlé. 

Que dis-je? La SCIENCE a parlé. Un sondage avec des statistiques, des pourcentages et des lignes graphiques, c'est foutrement scientifique.

C'était assez déchirant comme choix faut l'avouer. Il y avait de bons points pour chaque option et moi-même je ne savais pas pour qui voter (j'ai même voté pour deux options différentes, l'une sur mon ordi et l'autre sur mon cel). 

Mais au final c'est l'option «romantique» qui l'a emporté de peu sur les deux autres, donc il est désormais gravé à jamais que les Barons et les Seals sont maintenant situés à San Jose, effectuant un retour de la franchise à son endroit d'origine, soit la Baie de San Francisco. Les détours par Cleveland et le Minnesota n'étaient que d'éphémères solutions de rechange en attendant que le climat du hockey professionnel soit plus propice à l'implantation d'une franchise en Californie.



C'était donc très intéressant tout ça. Si jamais vous avez d'autres idées pour des quizzzzes farfelus du genre, faites-nous part de vos idées, il y a jamais d'idées ou de sujets totalement inutiles à sur-analyser.



mercredi 9 août 2023

Sondage: L'héritage des Barons/Seals



 


L'autre jour, j'observais mon collègue Martin ITFOR débattre sur le compte Twitter de Puckdoku sur ce qui advenait des éternels Barons de Cleveland / Seals de Californie dans l'histoire de la LNH. Comme vous le savez très probablement, cette équipe défunte occupe une place de choix dans nos cœurs ici à LVEUP. On en a parlé en détails et en détails et en détails, et plus d'une fois. Mais il est clair que ce n'est pas tout le monde qui se souvient ou qui ont de l'attachement pour les Barons/Seals et c'est plus qu'évident lorsque vient le temps de savoir où se situe cette franchise étrange dans l'arbre généalogique de la LNH. 

La complexité d'une telle question demeure liée au fait que contrairement à une équipe relocalisée comme les Nordiques, Whalers ou Scouts de Kansas City, les Barons ont plutôt fusionné avec une autre équipe, les North Stars du Minnesota, ce qui demeure à ce jour un cas unique dans l'histoire du «Big 4» nord-américain (LNH,MLB,NBA, NFL).

Plus tard, ces mêmes North Stars connurent une autre crise existentielle menant au départ de leurs propriétaires, les frères George et Gordon Gund, qui obtinrent de la LNH une nouvelle équipe d'expansion, les Sharks de San Jose, en 1991. Lors de la création de cette nouvelle équipe, la ligue procéda à la dissolution de cet accord de fusion de 1978 en permettant aux frères Gund de partir en Californie avec quelques-uns des espoirs des North Stars en plus de permettre à ces derniers de participer au repêchage d'expansion. Ensuite quelques années plus tard, les North Stars déménagèrent finalement à Dallas.

N.B. J'ai tellement écrit souvent ce dernier paragraphe dans ma vie... Pourtant je me tanne pas...


Faits saillants d'un match de fin de saison North Stars vs. Barons, le 29 mars 1978. Il s'agissait du dernier match entre les deux équipes avant la fusion, et un des derniers matchs des Barons, qui l'emportèrent 7-3.


Donc, comme vous pouvez voir, tout ça est compliqué. Et probablement inutilement compliqué pour le commun des mortels. Mais ici, nous ne sommes pas le commun des mortels et on aime aller au fond des choses et poser les vraies questions. Le temps est donc venu de finalement trancher avec la question suivante: «Où se situent actuellement les Barons (et les Seals) dans l'organigramme de la LNH?». On pourrait aussi simplifier cette question par «Où peut-on mettre des joueurs des Seals/Barons dans notre grille Puckdoku?»

On va donc faire un autre sondage pour en finir une fois pour toute. Voici d'abord vos trois choix de réponses possibles.

Option 1: L'option «standard»
Les Barons sont maintenant les Stars de Dallas

Contrairement à d'autres équipes défuntes qui ont cessé leurs activités sans déménager (comme c'était souvent le cas dans l'AMH), la ligue n'a pas procédé à un repêchage de dispersion où les joueurs des Barons se seraient retrouvés éparpillés à travers la ligue. À la place, les meilleurs effectifs des Barons devinrent des North Stars tandis que les plus faibles équipes de la ligue purent ramasser les quelques miettes et retailles restantes, moyennant une compensation financière, ce dont très peu d'équipes profitèrent de toute manière.

En fusionnant de la sorte, cette équipe amalgamée est devenue bien meilleure qu'à tout autre moment précédent de son histoire, que ce soit au Minnesota, à Cleveland ou à Oakland. Avec l'apport d'anciens Barons (et anciens Seals) comme Al MacAdam, Gilles Meloche et quelques autres bons plombiers, cette nouvelle mouture des North Stars est parvenue à éliminer les champions en titre, les Canadiens, durant les séries de 1980 avant de se rendre en finale contre les Islanders l'année suivante. On peut donc dire que le peu de bonnes choses qui ont été produites à Cleveland/Oakland ont finalement pu servir à quelque chose et laisser une empreinte au Minnesota. C'est un peu comme quand une de tes plantes meure et que tu te sers de la vieille terre pour transplanter d'autres plantes... Analogie.

L'équipe a ensuite continué contre vents et marées durant les difficiles années 80 avant de finalement lever l'ancre après la saison 1992-93, connaissant au passage une autre finale cendrillon en 1991 contre Pittsburgh, tout juste avant la «défusion» avec les Sharks.

Intéressant de lire que les Stars voulaient apparemment garder le nom temporairement avant de faire voter les fans pour un nouveau nom... J'imagine qu'ils ont laissé faire.

Les Stars de Dallas, contrairement à beaucoup d'équipes relocalisées, ont continué d'honorer l'héritage des North Stars, en gardant leur nom (sans le North), couleurs et chandails, et ont surtout conservé les anciens numéros retirés des North Stars comme le #8 de Bill Goldsworthy et le #19 de Bill Masterton. Ils ont même plus tard retiré le #7 de Neal Broten, même si ce dernier avait principalement joué au Minnesota et très peu à Dallas.

Donc, si les Stars respectent autant leur lignée, il devrait naturellement être de même pour leurs racines «Clevelandaises» et «Oaklandiennes». Donc, selon cette logique, l'héritage des Stars devrait inclure d'anciens Barons et Seals comme Carol Vadnais, Rick Hampton et Bobby Baun. Et de ce qu'on a pu voir, les North Stars n'étaient pas vraiment un facteur dans la LNH avant la fusion, ce n'est qu'en absorbant l'essence des Barons qu'ils ont finalement obtenu une véritable identité.

C'est généralement cette option qui semble la plus populaire, d'ailleurs il est possible de faire porter le chandail des Barons et des Seals aux Stars de Dallas dans la série NHL de EA Sports. It's in the game.

Passons donc à la deuxième option encore plus fantasque...

Option 2: L'option «romantique»
Les Barons sont maintenant les Sharks de San Jose

Avant de partir d'Oakland en 1976, George et Gordon Gund faisaient partie des actionnaires minoritaires des Seals. Suite au refus de la ville de San Francisco de bâtir un nouvel aréna pour héberger les Seals, les frères Gund convainquirent le propriétaire Mel Swig de tenter le coup dans leur ville natale de Cleveland. Suite au départ de Swig après une première saison catastrophique à Cleveland, les Gund lui rachetèrent l'équipe et procédèrent un an plus tard à cet accord historique (et bizarre) avec la LNH pour acheter les North Stars et fusionner les deux équipes en demeurant dans le plus fort des deux marchés, au Minnesota. Toutefois, les Gund n'étaient pas très attachés à cet état, en plus de connaître plusieurs épisodes fâcheux avec les autorités et gouvernements locaux. Lorsque l'opportunité de retourner en Californie se présenta, ils sautèrent sur l'occasion.

George Gund

En «défusionnant» les North Stars en 1991 et en procédant aux repêchages spéciaux discutés plus haut, les Gund ont fait naître les Sharks, et ce dans la région où leur projet avait autrefois échoué, la baie de San Francisco. Les Sharks sont ensuite devenus un grand succès à San Jose. De l'autre côté, les North Stars ont rapidement perdu du lustre après le départ des Gund avant d'être soudainement déménagés au Texas.

Donc il fait du sens de prétendre que les Sharks sont la continuation de l'ancienne franchise des Seals/Barons puisque leurs propriétaires n'étaient pas au Minnesota ni avant ni après ces deux accord de fusion/défusion. Si on suit le parcours des Gund, on peut bien tracer la ligne comme étant: SealsBaronsNorth StarsSharks, avec comme bonus le retour dans la baie de San Francisco.

J'ai appelé cette option «romantique» car en s'énervant un peu, on peut dire que les Barons et les Sharks sont nés de la passion et la persévérance des frères Gund. Même que leur présence au Minnesota, même si cela s'est terminé en queue de poisson (ou de requin), semblait nécessaire à la survie de l'équipe. Ils ont apporté une âme aux North Stars en 1978 et ils sont partis avec cette âme en Californie en 1991. L'équipe n'a ensuite pas fait long feu une fois les Gund partis.


Et en continuant dans cet aspect plus «spirituel», les Sharks ont même ramené l'ancien look des Seals lors du programme Reverse Retro la saison dernière. C'est probablement la première et seule fois à ma mémoire où les Seals furent remémorés de la sorte par une équipe et par la ligue. Même le logo et les couleurs des Sharks rappellent en grande partie ceux des anciens Seals, surtout le dernier chandail turquoise de l'équipe avant le départ à Cleveland.

Donc de gros points forts envers cette option, même si elle est plus tirée par les cheveux que les autres... Parfois l'aspect spirituel est plus fort que la logique en place. C'est un peu le même cas à Winnipeg, qui célèbre à fond ses anciens Jets d'antan mais qui n'en a rien à foutre de la lignée logique des Thrashers ou de quoi que ce soit qui se passe en Arizona. Difficile à contredire...

Option 3: L'option «plate»
Les Barons sont une équipe défunte, sans relocalisation.


Ceci est le statu quo dépressif, administratif, sans émotion et inévitablement logique de la LNH, qui n’accommode vraiment pas les geeks comme nous, et qui n'a pas vraiment tendance à vouloir célébrer ses échecs de toute manière. Un peu comme un jumeau siamois qui n'aurait pas survécu, les Barons ont simplement cessé leurs activités lors de cette fusion et leur lignée s'arrêta ainsi. Leurs choix au repêchage de 1978 furent annulés et le calendrier fut modifié pour retirer une équipe. Les joueurs ont bien sûr conservé leurs statistiques passées mais aucun record d'équipe des Barons et Seals ne fait maintenant partie de l'histoire des Stars. PAS MÊME DES SHARKS. TSÉ.

Suivant cette logique, les Barons entrent dans la même catégorie que les Americans de New York, les Quakers de Philadelphie ou les Tigers d'Hamilton, soit une équipe disparue sans aucune continuation dans la lignée. Et les Barons sont officiellement considérés comme étant la dernière équipe du Big 4 à avoir cessé ses activités.

Parenthèse ici alors que ce même genre de situation loufoque s'était autrefois produite avec les anciens Maroons de Montréal. Bien qu'on ne considère pas la chose comme étant une véritable fusion, les effectifs des Maroons furent absorbés par le Canadien lors de la fin de la franchise en 1938. Les Maroons et le CH avaient les mêmes propriétaires et aucun repêchage de dispersion n'eut lieu lors de la fin des Maroons, contrairement à ce qui s'était produit auparavant avec la fin d'autres franchises comme les Quakers ou les Eagles de St.Louis en 1935. Mais comme les Maroons étaient alors sur le respirateur artificiel, il n'aurait resté que très peu de joueurs intéressants à charogner pour les autres équipes.

Donc malgré que je considère cette option comme étant «plate», on peut bien sûr comprendre la logique de ne pas considérer les anciennes statistiques ou records d'une équipe défunte et non pas relocalisée. Pourquoi vouloir se compliquer la vie en tant que ligue professionnelle sérieuse? Si par exemple on se questionne à savoir qui était le meilleur marqueur de la franchise des Stars en 1975-76, on n'a pas à se questionner inutilement si c'était Bill Goldsworthy et ses 24 buts avec les North Stars ou bien Al MacAdam et ses 32 buts comme meneur chez les Seals. 

Heureusement, comme les Seals/Barons étaient poches et leur héritage presque nul, on ne retrouve pas vraiment de tels dilemmes. Il n'y avait pas vraiment de Wayne Gretzky sur place qui aurait pu, disons, scorer 69 buts en 1974 et ainsi détenir un record d'équipe «défunt» disparu des annales et détenu par aucune équipe actuelle...

Bref j'ai tu dit que c'était compliqué? 


Donc. Il est temps de choisir votre camp et de voter en grand nombre entre ces trois options. Êtes vous plus «standard», «romantique» ou «plate»? Comme nous nous auto-proclamons comme étant l'autorité en ce qui concerne les Barons/Seals, ce jugement sera ensuite gravé à jamais dans les annales du destin.

VOTEZ.

mardi 8 août 2023

And the winner is: Jean-Jacques Daigneault


 

 


Ce fut serré du début à la fin, tellement que l'égalité perdurait souvent au point que j'ai dû rallonger la durée de ce sondage et demander plus de votes... Mais au final, voici le grand gagnant de la question: «Qui est le meilleur des deux premiers joueurs à se rendre à 10 équipes dans la LNH?»


C'est donc Jean-Jacques Daigneault qui l'emporte par 22 voix contre 17 pour Michel Petit. Nous accueillons donc J.J. dans notre fameux panthéon incluant entre autres Brian Skrudland, Ron Tugnutt et Lanny McDonald.

Merci à tous ceux qui ont voté et préparez-vous à d'autres sondages bientôt.


mercredi 26 juillet 2023

Sondage: Michel Petit ou Jean-Jacques Daigneault?


 

 
 


Vous êtes probablement aussi pris que nous par la nouvelle sensation du web pour les geeks de hockey; Puckdoku. Dans notre chat commun avec les auteurs du blog, nous partageons quotidiennement nos scores et nos trouvailles en plus de nos stratégies. Une de ces stratégies efficaces est de connaître en détails la carrière de ces grands voyageurs ayant joué pour plusieurs équipes. Je suis d'ailleurs comblé de pouvoir plugger mon avatar Ray Sheppard dès que possible avec ses 6 équipes (Sabres, Rangers, Red Wings, Sharks, Panthers et Hurricanes). Il y a aussi bien sûr comme passe-partout le plus nomade des nomades, le légendaire Mike Sillinger et son record de 12 équipes.

Mais viennent aussi ces autres joueurs nomades qui suivent sur la liste après Sillinger. Si personne n'a encore terminé sa carrière avec un nombre final de 11 équipes, un groupe plus ou moins sélect de 8 joueurs se partagent la 2e place avec 10 équipes. Il s'agit de Jim Dowd, Olli Jokinen, Mathieu Schneider, Dominic Moore, Lee Stempniak, Derick Brassard (qui est d'ailleurs en voie d'égaler Sillinger s'il continue encore dans la même voie) ainsi que deux défenseurs québécois, Michel Petit et Jean-Jacques Daigneault

Ces deux derniers ont longtemps été seuls au premier rang, étant les deux premiers à se rendre à 10 avant d'être dépassés par Sillinger et plus tard égalés par les autres. Petit et Daigneault ont connu un parcours similaire qui mérite d'être détaillé davantage, surtout parce que c'est difficile de toujours se rappeler avec exactitude avec quelles équipes ils ont jouées. Je trouvais donc intéressant de parler de ces deux joueurs tout en continuant dans une tradition de LVEUP, soit un sondage.

Commençons donc par leurs bios respectives. Je mets entre parenthèses le décompte des équipes avec qui ces deux joueurs ont jouées.


Michel Petit est né à Saint-Malo le 12 février 1964. Défenseur offensif de 6'-1" et 205 livres, Il commence son parcours amateur avec les Gouverneurs de Sainte-Foy en 1979 avant de graduer dans la LHJMQ en 1981 au sein des Castors de Sherbrooke avec qui il remporte la coupe du Président de 1982, en plus du trophée Mike Bossy remis au plus bel espoir professionnel, du titre de recrue défensive de l'année et une place sur la première équipe d'étoiles de la LHJMQ. Cette belle première saison junior lui vaut d'être repêché en première ronde (11e au total) par les Canucks de Vancouver (1).

Il joua une dernière saison en 1982-83 avec les Castors, désormais déménagés à St-Jean-sur-Richelieu, et fut rappelé par les Canucks pour deux matchs en fin de saison. Il fit ensuite l'équipe à temps plein et y joua 4 saisons, soit son plus long séjour avec une équipe. C'est en novembre 1987 qu'il fut échangé la première fois lorsqu'il passa aux Rangers de New York (2) en retour de Willie Huber et Larry Melnyk.

Il joua deux de ses saisons les plus productives en carrière avec les Rangers, soit deux saisons identiques de 33 points. Mais il fut ensuite échangé aux Nordiques de Québec (3) en retour de Randy Moller au début de la saison 89-90. Il connut une bonne saison cette année-là avec le fleurdelisée avec une fiche de 12 buts et 36 points, soit sa meilleure saison à ce point de sa carrière.

Il croyait demeurer longtemps à Québec où il signa un nouveau contrat de plusieurs saisons. Cependant les Nordiques visaient le fond à ce moment et échangèrent Petit aux Maple Leafs de Toronto (4) en compagnie de Lucien Deblois et Aaron Broten. En retour les Nordiques mirent la main sur Scott Pearson ainsi que deux futurs choix de repêchage (Éric Lavigne et Tuomas Gronman). Le lendemain de la transaction, Petit déclara aux journalistes que les Nordiques faisaient vraiment tout en leur pouvoir pour terminer derniers et repêcher Eric Lindros. 

«Michael» Petit




Michel a eu beaucoup de cartes «Now with...»

Petit termina donc la saison 90-91 à Toronto, et termina avec un sommet en carrière de 13 buts et 26 passes pour 39 points. Cependant, comme Petit était considéré comme une très bonne monnaie d'échange, il fit éventuellement partie du plus grand blockbuster de l'histoire (et un des plus grands vols) la saison suivante lorsqu'il prit le chemin de Calgary (5) en compagnie de Gary Leeman, Craig Berube, Alexander Godynuyk et Jeff Reese. En retour les Leafs mirent la main sur le convoité Doug Gilmour ainsi que Jamie Macoun, Kent Manderville, Ric Nattress et Rick Wamsley.

Petit sembla alors trouver un peu de stabilité avec les Flames alors qu'il y joua les deux saisons suivantes au complet, malgré une saison 92-93 décimée par les blessures où il ne joua que 35 matchs. 

Il signa ensuite comme agent libre avec les Kings de Los Angeles (6) pour la saison 1994-95. Lors du camp d'entrainement de la saison 95-96, il écopa d'une suspension de 10 matchs pour avoir débattu et abusé verbalement un juge de ligne. Cela sembla irriter la direction alors qu'il fut échangé quelques semaines plus tard aux Lightning de Tampa Bay (7) en retour de Steven Finn.

Après cette seule saison en Floride, il signa avec les Oilers d'Edmonton (8) pour la saison 1996-97. Après seulement 18 matchs et plusieurs blessures en Alberta, les Oilers le placèrent au ballotage et il fut alors réclamé par les Flyers de Philadelphie (9) avec qui il termina la saison et participa brièvement (3 matchs) au parcours de l'équipe jusqu'en finale contre Red Wings. 


C'est à l'aube de la saison 1997-98 que Petit signa avec les Coyotes de Phoenix (10), devenant alors le premier joueur de l'histoire de la LNH à évoluer pour une 10e équipe, le précédant détenteur du record de 9 étant jusque-là Brent Asthton, son ancien coéquipier avec les Flames. 

Clairement sur la fin de sa carrière, Petit fut maintes fois blessé avec les Coyotes et il fut éventuellement rétrogradé dans les mineures pour la première fois depuis la saison 85-86. Il joua ses derniers matchs dans la LNH durant les séries de 1998. Il passa ensuite une saison avec le club-école des Coyotes dans la IHL, le Thunder de Las Vegas. Il joua ensuite brièvement en Allemagne et en Italie jusqu'à sa retraite en 2002.

En 827 matchs, sa fiche fut de 90 buts et 238 passes pour 328 points.



Jean-Jacques Daigneault est né le 12 octobre 1965 à Montréal, soit une semaine exactement après quelques illustres futurs coéquipiers, soit Mario Lemieux et Patrick Roy, tous les deux nés le même jour le 5 octobre 1965. Daigneault et Lemieux devinrent d'ailleurs de grands amis et grandirent ensemble (en compagnie de Marc Bergevin) dans le hockey amateur montréalais, d'abord avec les Hurricanes de Ville-Émard et ensuite au sein des Voisins le Laval. Cependant, Daigneault passera dans le camp des Chevaliers de Longueuil à la saison 1982-83, durant laquelle il récoltera 84 points, dont 26 buts, ce qui lui vaudra le trophée Émile Bouchard comme défenseur de l'année dans la LHJMQ et une place sur la première équipe d'étoiles.

En 1983-84, il fut sélectionné pour jouer avec l'équipe nationale Canadienne et participa aux Olympiques de Sarajevo avant de revenir terminer l'année à Longueuil. Il fut ensuite repêché, comme Petit avant lui, par les Canucks de Vancouver (1) en première ronde du repêchage de 1984, au 10e rang, soit 9 rangs après son ami d'enfance Mario Lemieux.

Lors de sa sélection par les Canucks, plusieurs furent surpris de voir Daigneault apparaître au podium en béquilles, lui qui s'était blessé et avait dû se faire opérer durant les séries avec les Chevaliers.


Il débuta immédiatement avec les Canucks en 1984-85 où on peut probablement s'imaginer qu'il fut épaulé par son compatriote Petit. C'est toutefois Daigneault qui fut échangé le premier lorsqu'il passa aux Flyers de Philadelphie (2) en juin 1986 dans un échange envoyant Rich Sutter à Vancouver. 

À sa première saison à Philadelphie, Daigneault marqua l'imaginaire du folklore des Flyers. Jusqu'alors peu utilisé par l'entraineur Mike Keenan,  il sortit de nulle part pour marquer le but gagnant lors du 6e match de la finale contre les Oilers, but qui permit aux Flyers d'égaliser la série et forcer un 7e match. Les fans des Flyers se rappellent toujours de ce moment comme un des moments les plus bruyants de l'histoire de leur ancien amphithéâtre, le Spectrum.



Cependant, Daigneault avait de la difficulté à cimenter sa place dans la LNH. Il fut encore très peu utilisé par les Flyers en 1987-88 et fut souvent retourné dans les mineures. Son échange aux Canadiens de Montréal (3) en novembre 1988 ne l'aida pas initialement alors qu'il passa l'entièreté de la saison 88-89 dans la AHL à Sherbrooke. Il joua ses premiers matchs avec le CH en 89-90 et ne fit l'équipe à temps plein qu'en 90-91. C'est toutefois dans l'organisation montréalaise que Daigneault joua le plus longtemps soit durant l'espace de sept saisons. Le point culminant de sa carrière fut inévitablement la saison 1992-93 où il remporta bien sûr la Coupe Stanley, parcours où il joua l'entièreté des matchs et obtint 4 points. Il avait aussi obtenu son sommet offensif durant la saison avec 8 buts.

Toutefois, au début de la saison 95-96, le CH avait besoin de renforts dans les buts et utilisèrent Daigneault en l'envoyant aux Blues de St.Louis (4) en retour du gardien Pat Jablonski. Fun Fact, il s'agissait de la première transaction du règne malfamé de Réjean Houle... Cet échange marqua alors le début de la vraie phase nomade de l'ancien numéro 48.

À St.Louis, Daigneault se retrouva de nouveau sous les ordres de Mike Keenan et fut alors une fois de plus utilisé sporadiquement. Il termina donc la saison avec les Penguins de Pittsburgh (5) qui l'obtinrent en retour d'un choix de 6e ronde. Il connut ses meilleures séries en carrière avec les Penguins, possiblement dû à l'apport de son nouveau coéquipier et grand ami retrouvé Mario Lemieux. Il termina le tournoi printanier avec 10 points en 17 matchs.

La réunion Lemieux-Daigneault ne dura toutefois que très peu longtemps alors que les Penguins l'échangèrent aux Mighty Ducks (6) en février 1997 en retour de Garry Valk. À Anaheim, Daigneault écopa lui aussi d'une suspension de 10 matchs pour avoir abusé d'un officiel lorsqu'il cingla accidentellement l'arbitre Don Koharski lors d'un match entre les Ducks et les Canucks. Daigneault fut encore une fois surprenamment efficace en séries, alors qu'il obtint 9 points en 11 matchs lors des séries de 1997. Il avait aussi terminé la saison avec 11 points et 13 matchs avec les Ducks, ce qui portait son total à son sommet personnel de 28 points en 96-97 partagé entre Pittsburgh et Anaheim.


 



Fin de carrière dans les mineures en 2000-01

Il ralentit toutefois la cadence en 1997-98 et en février 1998, il fit ses valises une fois de plus lorsqu'il prit le chemin de Long Island (7) lors d'un échange impliquant six joueurs. Ce séjour avec les Islanders fut très bref, seulement 18 matchs, et il fut ensuite laissé sans protection et réclamé par les nouveaux Predators de Nashville (8) lors du repêchage d'expansion pour la saison 1998-99. À mi-chemin lors de cette première saison de l'équipe du Tennessee, Daigneault passa aux Coyotes de Phoenix (9) en retour de considérations futures. 

Durant l'été 2000, Daigneault signa avec le nouveau Wild du Minnesota (10) mais ne put réussir à se tailler une place avec le club lors du camp d'entrainement. Il prit donc le chemin de leur club-école, les Lumberjacks de Cleveland dans la IHL. C'est en janvier 2001 qu'il fut finalement rappelé pour son premier et dernier match avec le Wild et par conséquent dernier match dans la LNH. Il retourna ensuite dans les mineures pour terminer la saison. Il partit ensuite jouer dans la 2e division suisse en 2001-02 mais n'y joua que 6 matchs avant de clore sa carrière. 

En 899 matchs dans la LNH, Daigneault aura donc récolté 53 buts et 197 passes pour 250 points.



Donc vous voilà donc prêts à vous prononcer sur l'éternelle question qui vous tiraille probablement autant que moi, soit «Qui est le meilleur des deux premiers joueurs à se rendre à 10 équipes dans la LNH?»

Je sais qu'une bonne majorité vont probablement opter pour Daigneault, vu notre nostalgie collective de la coupe de 1993, mais il est à considérer que Petit a obtenu plus de points en moins de match (328 en 927) que Daigneault (250 en 899). Aussi, si ce n'était pas de ce seul petit match en rappel avec le Wild, Daigneault serait demeuré pour l'éternité dans ce club pas mal moins cool des 9 équipes et non pas celui des 10. Ça c'est de la nuance capitale. 

Mais aussi à considérer, Daigneault a été choisi 10e par les Canucks, tandis que Petit avait été sélectionné beaucoup plus loin, soit 11e... Je ne sais pas si ça peut peser dans la balance mais du moins cela pourra peut-être servir d'avertissement à de futurs défenseurs québécois: Si les Canucks vous repêchent aux alentours du 10e ou 11e choix, vous allez probablement jouer pour plusieurs équipes.

Mais qu'importe l'issue de ce sondage, j'espère vous avoir aidé pour une future édition de Puckdoku. Mon prochain objectif dans ma vie est de les plugger tous les deux dans le même Puckdoku... avec Mike Sillinger peut-être...