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dimanche 31 mai 2009

Ray Leblanc

Ray Leblanc fut un bon routier dans la ligue Internationale. Sa carrière professionnelle s'est étirée sur près de 15 saisons, principalement en se promenant dans la IHL. Mais on se rappellera de lui seulement que pour 9 matchs, tous disputés lors de la saison 1991-92.

Ray Leblanc est né en 1964 à Fitchburg au Massachussets probablement d'une famille d'origine canadienne-française. C'est avec les Rangers de Kitchener qu'il joua son junior lors de la saison 1983-84. Et bien qu'il fut le meneur de l'OHL pour le nombre de victoires en une saison et qu'il mena l'équipe au tournoi de la Coupe Memorial en 1984, Leblanc de fut jamais repêché par une équipe de la NHL. Leblanc passa quelques saisons dans la Atlantic Coast Hockey League (ligue qui deviendra la ECHL que l'ont connaît de nos jours) avant de se joindre au Spirit de Flint de la IHL en 1986-87. Mis à part son aventure de la saison 1991-92, il ne quittera presque jamais cette ligue. Dès son arrivée dans la IHL, Leblanc impressionna, remportant le trophée Ken McKenzie remis à la recrue américaine de l'année. Son rendement dans la IHL attira l'attention des équipes de la NHL et il signa à titre d'agent libre avec les Black Hawks de Chicago en 1989.

Mais comme je l'ai mentionné plus haut, c'est à la saison 1991-92 que le monde connut d'une manière brève le brio de Ray Leblanc. C'est lors de cette saison que Leblanc se joignit à l'équipe nationale américaine avec comme but ultime de défendre la cage de l'équipe américaine lors des jeux d'Albertville. Je ne sais pas si il est nécessaire de le rappeler, mais avant les Olympiques de Nagano en 1998, les joueurs professionnels ne pouvaient participer au tournoi Olympique, ce qui faisait en sorte que les équipes olympiques étaient constituées de joueurs évoluant durant toute la saison avec leur équipe nationale, de joueurs n'ayant plus de contrats dans la NHL ou de joueurs évoluant au niveau universitaire. Mais Leblanc impressionna lors de la ronde préliminaire du tournois, aidant l'équipe américaine à terminer cette ronde avec aucune défaite. Les américains commencèrent à penser àn nouveau "Miracle On Ice" grâce au talent de leur nouveau héro, Ray Leblanc, qui n'accorda que 7 buts en 5 matchs. L'équipe américaine s'écroula toutefois face à L'équipe unifiée de l'Ex-URSS en demi-finale avant de s'incliner face à la Tchécoslovaquie lors du match pour la médaille de bronze...


Rentrant bredouille d'Albertville, Leblanc put tirer profit de sa récente popularité en se rapportant avec les Black Hawks. Les Olympiques ouvrirent donc les portes de la NHL à Leblanc, mais toutefois ça ne sera qu'un très bref passage. Il ne défendra le filet dans la NHL qu'à une seule occasion, ça sera le 10 mars 1992 contre les jeunes Sharks de San Jose. Et bien que cette unique sortie se termina par la marque de 5 à 1 pour les Hawks, Leblanc fut relégué aussitôt aux mineures. Apparemment ce n'est pas pour capitaliser sur les succès olympiques de Leblanc que les Hawks lui donnèrent une chance, mais pour garder Dominik Hasek et Ed Belfour dans leur alignement suite au repêchage d'expansion de 1992. En effet, les équipes devaient soumettre une liste de joueurs non-protégés dont un gardien qui avait évolué avec l'équipe lors de la saison 1991-92 et apparemment les Hawks l'aurait fait garder le filet lors d'un match afin de garder leurs gardiens vedettes... Leblanc terminera donc la saison 1991-92 à Indianapolis dans la IHL.



Leblanc reviendra à Chicago mais pour les Wolves de la IHL avec lesquels il évoluera durant 4 saisons de 1994-95 à 1997-98. Il terminera sa carrière avec les Lizard Kings de Jacksonville de la ECHL en 2000, donc dans la ligue où il débuta son long chemin dans le hockey professionnel 16 ans plus tôt...

On se souviendra donc de lui pour 8 matchs Olympiques et 1 match dans la NHL...

mercredi 27 mai 2009

Peter Zezel (1965-2009)

Peter Zezel (Petar Žeželj ou Петар Жежељ) est décédé hier d'une étrange maladie au sang nommée anémie hémolytique. J'ai toujours aimé Peter Zezel parce qu'il avait deux "Z" dans son nom de famille. Je pense qu'il était un très populaire Maple Leafs, mais probablement tout autant populaire avec toutes les équipes avec lequel il a évolué. Ce célèbre voyageur serbe de descendance a joué 15 ans dans la NHL avec les Flyers, les Capitals, les Leafs, les Blues, les Stars, les Devils et les Canucks, amassant 608 points en 873 matchs. Je ne connais pas beaucoup de choses de Peter Zezel à part son nom, on ne peut pas tout savoir, mais je crois qu'il était le genre de joueur qu'on aimait avoir dans son équipe. Le genre de joueur qui peut faire beaucoup de choses sur la glace...

Ça me fait de la peine de voir que ce joueur dont j'aimais beaucoup les cartes de hockey meurt aussi jeune...

Repose en paix, Peter Zezel...


mardi 26 mai 2009

Kjell Dahlin


À défaut d'avoir eu d'autres joueurs flamboyants provenant de ce coin de pays, Kjell Dahlin est à ce jour le deuxième plus grand suédois à avoir porté les couleurs du CH après mon héros d'enfance, Mats Naslund. Et il marcha dans les pas de ce dernier. Tout comme Naslund, Dahlin est né à Timrå dans le nord de la Suède, ils portèrent tous les deux le même style de casque JOFA et tous les deux ont connu des débuts retentissants dans l'uniforme du Canadiens. L'un par contre aura un carrière nord-américaine plus brève que l'autre, mais ils auront été des joueurs marquant de l'édition 1985-86 du Canadiens.

Kjell Dahlin est né en 1963 à Timrå en Suède. Il arriva à Montréal à la saison 1985-86, après à son service militaire. C'est lors de cette saison que Dahlin connaîtra la meilleure campagne de sa carrière. Il mena les recrues de la ligue nationale avec 32 buts et 39 passes pour un total impressionnant de 71 points. À ma connaissance, aucun joueur du Canadiens n'a connu une saison recrue aussi prolifique depuis. Parlant de saison prolifique qui n'a pas été surpassée depuis, son compatriote, le célèbre numéro 26, a connu lors de cette saison une récolte de 43 buts et 67 passes pour un total de 110 points. À noter qu'aucun joueur du Canadiens n'a récolté plus de 100 points depuis... Donc la saison 1985-86 était assez impressionnante pour les joueurs suédois du Canadiens. Malheureusement, bien qu'il fut le leader des points chez les recrues, Dahlin ne remporta pas le trophée Calder à la fin de la saison. Le défenseur Gary Suter sera le récipiendaire...

Alors que tout le monde croyait que le Canadiens avait déniché en Scandinavie une nouvelle vedette avec un coup de patin impressionnant et un lancer du poignet redoutable, le sort en décida autrement. Lors de sa seconde saison, Dahlin, éprouvé par des blessures au genoux, au dos et aux côtes, il ne disputa que 41 matchs, ne récoltant que 20 points. La saison suivante ne fut guère plus impressionnante, ne récoltant que 25 points en 48 matchs. Dahlin prit par la suite la décision de retourner jouer en Suède à la saison 1988-89 plutôt que de jouer une saison de plus en Amérique. Le côté physique du style nord-américain aura eu raison de lui. Il jouera 6 autre saisons pour le Farjestads BK de Karlstad, le club de la Ligue d'élite de Suède pour lequel il évoluait avant son arrivée à Montréal.

Apparemment, il était ébéniste pour IKEA dans sa prime jeunesse.

Il était également à la défense anti-aérienne durant son service militaire...

Dans un autre ordre d'idée, le Farjestads BK de Karlstad, l'ancienne équipe de Kjell Dahlin, est le champion de 2009 du championnat de Suède... Mikael Johansson, que les Canadiens auraient signé cette semaine, faisait parti de l'équipe...


samedi 23 mai 2009

La première bagarre professionnelle de Danick Paquette

Je ne suis pas trop du genre à fustiger les Canadiens de Montréal quand ils choisissent un joueur européen ou américain à la place d'un québécois parce que je donne souvent le bénéfice du doute. Mais j'espère que Danny Kristo va être bon, parce j'aurais bien aimé que le Canadiens repêche Dannick Paquette l'an dernier. C'est un bon joueur de 6 pieds et 210 livres qui peut autant marquer des buts qu'il peut être agressif. Cette saison par exemple avec les MAINEiacs de Lewiston, Paquette a récolté 25 buts et 25 passes en 61 matchs en plus de récolter un bon 230 minutes de pénalités. Il est en tant que tel tout ce que nous voulons depuis un bout à Montréal et en plus il est natif d'ici. Donc nous aurions pu avoir une sorte de Milan Lucic made in Montréal... Mais bon, Danny Kristo avait un "K" dans son nom...

Après avoir terminé la saison avec les MAINEiacs, Danick Paquette s'est joint aux Wolves de Chicago de la ligue américaine, club-école des Thrashers d'Atlanta, équipe qui eut l'intelligence de le repêcher. Et Paquette n'a pas pris beaucoup de temps avant de s'imposer sur la glace. Le 10 avril dernier, Paquette s'en est pris à Ian McKenzie des Admirals de Milwaukee. Après avoir donné de la bande à un joueur des Admirals, Paquette a eu à répondre de son geste face au gros ailier de Milwaukee. Surprenamment, le jeune attaquant montréalais de 19 ans a donné un correction dont son opposant se rappellera, lui qui dut s'en aller rapidement à l'infirmerie...




J'en voudrais 12 de même dans les Canadiens...