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dimanche 27 avril 2025

Joueur oublié des 90's #101 - Chris Joseph


 

 

Chris Joseph est né le 10 septembre 1969 à Burnaby en Colombie-Britanique. Costaud, rapide et agile, le défenseur des Thunderbirds de Seattle attira grandement l'attention des recruteurs de la LNH, tellement que les Penguins de Pittsburgh en firent leur choix de première ronde avec la 5e sélection au total en 1987.

Cependant, il ne fut initialement membre des Penguins que pour un très court moment. Il parvint à faire l'équipe dès l'automne 1987 mais au même moment, les Oilers étaient en dispute contractuelle avec leur star en défense Paul Coffey. Ce dernier fit donc la grève en début de saison avant d'être échangé aux Penguins le 24 novembre 1987 lors d'une méga-transaction. En retour de Coffey, Dave Hunter et Wayne Van Dorp, les Oilers obtinrent Dave Hannan, Moe Mantha, Craig Simpson ainsi que le jeune prospect Chris Joseph, qui, on l'espérait, parviendrait peut-être à remplacer Coffey, des attentes on ne peut moins réalistes. Au moins, les Oilers avaient pu soutirer Craig Simpson dans l’équation, un joueur qui rendra de grands services à l'organisation.

Donc Joseph n'avait joué que 17 matchs avec les Penguins avant l'échange, amassant 4 passes. Après 7 autres matchs à Edmonton, il fut décidé de le retourner dans la WHL avec les Thunderbirds. En 1988-89, il partagea la saison entre Edmonton et leur club-école au Cap Breton, jouant 44 matchs dans la LNH. La saison suivante, ce fut le même scénario, mais cette fois-ci seulement 4 matchs avec le grand club et le restant de la saison au Cap Breton, ce qui le disqualifia d'avoir son nom gravé sur la coupe de 1990.


Sa meilleure saison à Edmonton fut celle de 1990-91 où il obtint 22 points en 49 matchs. Cependant, le même manège recommença l'année suivante qu'il passa en majorité dans les mineures. Ensuite, lors de la saison 92-93, il ne joua que 33 matchs, passant le restant de la saison sur la liste des blessés.

Après seulement 10 matchs lors de la saison 93-94, il était désormais rendu 9e défenseur dans l'organigramme des Oilers et il demanda alors d'être échangé. Non seulement il n'avait pas répondu aux attentes justifiant son rang élevé au repêchage, mais on lui reprochait également son manque d'implication physique. Glen Sather exauça son souhait, l'envoyant au Lightning en retour de Bob Beers. 

C'est à Tampa Bay qu'on vit finalement éclore un peu le talent offensif de Joseph alors qu'il termina la saison avec 11 buts et 20 passes en 76 matchs. Ce n'était cependant pas assez pour convaincre le Lightning de le garder alors qu'il fut laissé sans protection au repêchage intraligue en janvier 1995 à la reprise des activités suite à la grève.

C'est alors que les Penguins le réclamèrent. Il joua deux saisons complètes à Pittsburgh avant d'être de nouveau laissé sans protection au repêchage intraligue en 1996. Il devint ainsi la propriété des Canucks de Vancouver où il joua l'entièreté de la saison 96-97.


 


Il signa ensuite comme agent libre avec les Flyers, mais il joua que très peu avec eux, étant blessé, laissé de côté ou relégué dans les mineures. En deux saisons passées dans l'organisation, il ne joua que 17 matchs à Philadelphie. 

Le va-et-vient reprit donc par la suite. Il signa tout d'abord un contrat avec les Sénateurs, mais il fut de nouveau laissé sans protection au repêchage intraligue. C'est alors que les Canucks le réclamèrent de nouveau. Après 38 matchs lors de ce deuxième séjour à Vancouver, il fut placé au ballotage, encore, et ce sont les Coyotes de Phoenix qui le réclamèrent cette fois-ci.

Le même manège continua de plus belle lors de la saison 2000-01 alors que les Coyotes le placèrent eux aussi au ballotage. Il fut réclamé par les Thrashers avec qui il joua ses 19 derniers matchs dans la LNH. 

Il termina ensuite sa carrière en Europe, joua un an en Finlande, 3 ans en Allemagne et une dernière saison en Italie en 2005-06 où il remporta le championnat.

Après sa retraite, il retourna s'établir à Edmonton où il est devenu pompier et a sa propre école de hockey pour les jeunes.

En 510 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 39 buts et 112 passes pour 151 points.

Alors qu'il était âgé de 20 ans, son fils Jaxon Joseph fit malheureusement partie des victimes de l'accident d'autobus des Broncos de Humboldt en avril 2018 où 16 personnes perdirent la vie.



mercredi 1 mai 2024

L'as, le Lord et le Godzilla


 

Ce texte a d'abord été publié comme texte inédit dans notre livre «Le meilleur de La vie est une puck» en 2022. Ce livre est désormais épuisé mais demeure toujours disponible en format digital (eBook).  

 

Même si chaque carrière sportive est unique, celles d’Olaf ­Kölzig et ­Byron ­Dafoe ont emprunté plusieurs routes parallèles, et parfois la même voie. Et les deux frappèrent le même obstacle sur leur chemin, un « as » qui vint temporairement brouiller les cartes.

Le premier, ­Olaf ­Kölzig, est à né ­Johannesburg en ­Afrique du ­Sud de parents allemands. Adolescent, il deménage en ­Colombie-Britannique où il sera rebaptisé « ­Godzilla » ou « ­Zilla », dû à la ressemblance entre son nom et celui du monstre bien connu, le tout accentué par sa stature imposante. Le second, ­Byron ­Dafoe, vient au monde en ­Angleterre, mais quelques mois après sa naissance, sa famille émigre ­elle aussi dans la province du ­Pacifique. Ses origines ­anglo-saxonnes lui valurent le surnom de « ­Lord ­Byron ».

Au niveau junior, les deux intègrent la ­Western ­Hockey ­League (WHL), ­Kolzig en 1987 avec les ­Bruins de ­New ­Westminster et ­Dafoe l’année suivante avec les ­Winter ­Hawks de ­Portland. Leurs performances remarquables attirèrent l’attention des ­Capitals de ­Washington, qui firent le choix peu commun de repêcher un gardien en première ­ET en deuxième ronde au même repêchage, dans ce ­cas-ci celui de 1989.

Kolzig disputa ses deux premiers matchs dans la grande ligue la même année, encaissant la défaite à chaque fois. En ­1990-91, il fit officiellement le saut chez les professionnels, à ­mi-temps chez les ­Skipjacks de ­Baltimore (Ligue américaine) et les ­Admirals d’Hampton ­Roads (ECHL). Dafoe, toujours un an derrière le ­Sud-Africain, passa des ­Winter ­Hawks aux ­Raiders de ­Prince ­Albert. L’année suivante, nos deux gardiens devinrent deux fois coéquipiers, d’abord au sein des ­Skipjacks et ensuite avec les ­Admirals.


Cependant, le grand club souhaitait faire voir davantage d’action à ses espoirs. Les ­Capitals prêtèrent ­Kolzig aux ­Americans de ­Rochester où il enfila l’uniforme 49 fois. Dafoe resta quant à lui à ­Baltimore, chaussant les patins pour 48 rencontres. Chacun fut également rappelé pour un match avec les ­Caps. En 1993, les ­Skipjacks déménagèrent à ­Portland au ­Maine et le tandem ­Dafoe-Kolzig aida les nouvellement baptisés ­Pirates de ­Portland à remporter la coupe ­Calder. Ils se partagèrent également le trophée ­Harry ­Hap ­Holmes, remis au(x) gardien(s) ayant la plus faible moyenne de buts alloués.

Kolzig participa ensuite à sept matchs avec les ­Capitals en ­1993-94, ne réussissant toutefois pas à obtenir une première victoire, contrairement à ­Dafoe qui, en cinq matchs à ­Washington, obtint son premier gain dans la ­LNH.

À l’aube de la saison écourtée de 1995, les ­Capitals se séparent de leur gardien numéro un des cinq saisons précédentes, le vétéran ­Don ­Beaupre, qui prendra la route d’Ottawa. On croyait alors que le poste de partant irait à ­Kolzig ou ­Dafoe, ou ­peut-être à l’adjoint de ­Beaupre, ­Rick ­Tabaracci. Le parcours de tout ce beau monde bascula lors du ­lock-out de 1994 avec l’arrivée d’un certain ­Jim ­Carey.

Choix de deuxième ronde lors de l’encan de 1992, ­Jim ­Carey ne doit pas être confondu à l’acteur canadien ­Jim ­Carrey avec deux R. Ce dernier étant célèbre grâce au film « ­Ace ­Ventura: ­Pet ­Detective », ­Carey hérita du surnom « ­Ace », ce qui expliquait les quatre as sur le menton de son masque à l’époque. Tout frais sorti de l’Université du ­Wisconsin, ­Carey tassa tout le monde de l’échiquier et devint le portier numéro un des ­Pirates durant le gel des activités dans la ­LNH en 1994. Pendant ce temps, ­Dafoe fut prêté aux ­Roadrunners de ­Phoenix de la ­International ­Hockey ­League (IHL) et Kolzig dut pour sa part mettre le cap sur l’Allemagne pour garder la forme.


Lors de la reprise des activités, les ­Capitals connaissent un misérable début de saison avec une fiche de seulement trois victoires en 18 matchs où se succédèrent sans succès ­Kolzig, ­Dafoe et ­Tabaracci. On donna donc sa chance à ­Carey au début du mois de mars, lui qui était fumant dans la ­Ligue américaine avec 30 victoires, dont six par jeu blanc. « ­Ace » poursuivit sa lancée dans la ­LNH avec 18 victoires en 29 parties, propulsant les ­Capitals en séries.

Après avoir échangé ­Tabarracci à ­Calgary, les ­Capitals rappelèrent ­Dafoe pour seconder ­Carey, en compagnie de ­Kolzig. Malheureusement pour le trio et les ­Capitals, ils se butèrent aux puissants ­Penguins qui les éliminèrent dès la première ronde. 

Le passage de ­Carey dans la ­AHL était toutefois si fulgurant qu’il gagna le trophée ­Red Garrett, remis à la recrue de l’année, ainsi que le trophée ­Baz Bastien, remis au meilleur gardien malgré une présence écourtée à ­Portland. De plus, il figura parmi les finalistes pour les trophées équivalents dans la ­LNH, soit le ­Calder et le ­Vézina. Voyant l’émergence incroyable de ­Carey, l’équipe se départit de ­Dafoe en août 1995, en l’expédiant aux ­Kings de ­Los ­Angeles en compagnie de ­Dmitri ­Khristich. Kolzig resta quant à lui à ­Washington pour assister la nouvelle coqueluche des ­Capitals.

Carey se remit au travail la saison suivante, survolant ses collègues de la ­LNH. Il vit beaucoup d’action, défendant le filet des ­Capitals pendant 71 matchs, recueillant 35 victoires. Kolzig ne participa qu’à 18 matchs et en ajouta cinq de plus à ­Portland, question de ne pas s’ankyloser. Quant à ­Dafoe, il partagea le filet des ­Kings avec ­Kelly Hrudey, ne récoltant que 14 victoires en 47 matchs. En séries éliminatoires, le chemin des ­Caps croisa de nouveau celui des ­Penguins en première ronde. Malgré cette deuxième élimination hâtive d’affilée, ­Carey remporta le trophée ­Vézina. Au moment d’écrire ces lignes, il est toujours le seul gardien à avoir été nominé pour le trophée ­Vézina lors de ses deux premières saisons. Forts de ces succès, les ­Capitals lui accordèrent un contrat de quatre saisons.

Mais malgré deux saisons extraordinaires, l’attaque des ­Penguins lors des séries avait fissuré l’armure du grand « ­Ace ». La légende raconte que les ­Penguins auraient remarqué une faiblesse de ­Carey pour les mouvements latéraux, qu’ils ont facilement parvenus à exploiter cette faille durant ces séries et que le ­bouche-à-oreille s’est vite répandu à travers la ligue. Cela fit en sorte que ­Carey eut, pour la première fois de sa carrière, une fiche déficitaire en ­1996-97, signant 17 victoires contre 18 défaites. Les Capitals ­avaient-ils misé sur le mauvais cheval? ­Ils prirent alors la décision de s’en départir en l’incluant dans un « blockbuster » à la date limite des transactions. 

Carey passa donc aux ­Bruins de ­Boston en compagnie de ­Jason Allison et d’Anson ­Carter, en retour d’Adam ­Oates, ­Rick ­Tocchet et du gardien ­Bill ­Ranford. Cet échange ébranla sérieusement ce qui restait de confiance à ­Carey, qui ne gagna que cinq des 19 matchs qu’il joua pour ­Boston.

En ­Californie, ­Dafoe tentait toujours de faire sa place, cette fois aux côtés de ­Stéphane ­Fiset. Mais n’ayant gagné que 13 des 40 matchs auxquels il participa, ­Lord ­Byron perdit son poste au profit du jeune ­Jamie ­Storr. Dafoe atterrit donc lui aussi à ­Boston à l’été 1997, retrouvant celui qui lui avait fait de l’ombre à ­Washington : ­Jim ­Carey. Mais cette fois, les rôles furent renversés. Dafoe éclipsa totalement ­Carey qui peinait à engranger les victoires. Avec 30 succès en 65 rencontres, il devint rapidement un favori de la foule et le nouveau numéro un des ­Bruins. Carey assura donc la navette entre le grand club et le ­club-école à ­Providence et n’obtint que trois victoires dans la ­LNH. Mais même dans la ­AHL, ­Carey ne put redorer son blason, alors qu’au même moment, son homonyme accumulait les succès au ­box-office.

Dernier des trois encore à ­Washington, ­Kolzig apprit grandement auprès de ­Bill Ranford, dont le nom était inscrit à deux reprises sur la ­coupe ­Stanley avec les ­Oilers d’Edmonton. « ­Godzilla » sortit complètement de sa coquille en ­1997-98, devenant le portier de confiance des ­Caps avec 33 victoires en 64 matchs et participant au Match des étoiles. Il conduisit ensuite son équipe en finale de la ­coupe Stanley. Cependant, les imbattables ­Red ­Wings de ­Detroit balayèrent ­Washington en quatre matchs.

Kolzig ne put répéter ses exploits en ­1998-99, et les ­Capitals ratèrent les séries. Dafoe, sur les chapeaux de roues avec les ­Bruins, récolta 32 victoires, dont 10 par blanchissage.

Pendant ce temps, les ­Blues de ­Saint-Louis firent l’acquisition de ­Carey, lui qui croupissait dans la ­AHL, n’ayant pas réussi à percer l’alignement des ­Bruins. Il ne participa qu’à quatre matchs au ­Missouri, n’enregistrant qu’une seule victoire. Il fut rétrogradé dans la ­IHL et, après deux matchs, il subit une commotion cérébrale.

N’étant plus capable de gérer la pression et ayant perdu le plaisir de jouer, il décida d’accrocher ses jambières. Plus jamais il ne remit l’équipement ou ne prit part à des activités de la ­LNH.



L’arrivée du nouveau millénaire ne fut pas de tout repos pour ­Dafoe. Une mésentente contractuelle avec les ­Bruins lui fit rater le début de la saison et une opération au genou le priva du dernier quart de l’année. La saison suivante ne fut pas meilleure côté blessures, alors que ses genoux l’envoyèrent à l’infirmerie pour 24 matchs.

De retour en pleine santé en ­2001-02, il retrouva sa touche magique avec 35 victoires, avant de voir les ­Canadiens de ­Montréal éliminer ­Boston en six matchs. Les dirigeants des ­Bruins, ayant perdu confiance en lui, ne renouvelèrent pas son contrat. Dafoe se retrouva du travail avec les ­Thrashers d’Atlanta, mais de retour dans un rôle de réserviste derrière ­Pasi ­Nurminen.

Après 35 matchs en deux saisons en ­Georgie, ­Dafoe décida de prendre une année sabbatique, la saison ­2004-05 de la ­LNH étant d’ailleurs annulée par un autre ­lock-out. Il tenta sa chance en ­Russie à l’automne 2005, mais le cœur n’y était plus et il confirma sa retraite après deux matchs.

Kolzig disputa 63 matchs par saison en moyenne à ­Washington, mais ne put jamais passer la première ronde des éliminatoires après sa présence en finale en 1998. Il s’établit tout de même parmi l’élite des gardiens de la ­LNH, mettant la main sur le trophée ­Vézina en 1999‑2000 et le ­King ­Clancy en ­2005-06.

C’est à la fin de la saison ­2007-08 qu’il perdit finalement la position de numéro un des ­Capitals au profit de ­Cristobal ­Huet. Agent libre durant l’été, il signa un contrat d’un an avec le ­Lightning comme gardien substitut. Après seulement huit matchs et une fiche de ­2-4-1, il se blessa en janvier, ce qui le mit au rancart pour le reste de la saison.

Un échange bizarre et controversé impliqua alors ­Kolzig. Le ­Lightning connaissait une période d’instabilité financière et l’envoya aux ­Maple ­Leafs en compagnie du défenseur ­Jamie ­Heward, du prospect ­Andy ­Rogers ainsi qu’un choix de 4e ronde. En retour de tout ça, le ­Lightning ne reçut qu’un seul joueur, le défenseur marginal ­Richard ­Petiot. Cet échange maquillait mal ce qui importait aux deux équipes, soit un « salary dump » pour ­Tampa ­Bay contre un simple choix pour ­Toronto. Kolzig prit sa retraite avant le début de la saison suivante et n’aura jamais mis les pieds à ­Toronto.

Il est encore à l’emploi des ­Capitals, dans un rôle de développement, et put ainsi soulever la ­coupe Stanley en 2018, vingt ans après sa présence en finale.

Kolzig et ­Dafoe ont tissé des liens d’amitié très serrés avec les années, par exemple en étant chacun le témoin de l’autre lors de leur mariage respectif au courant de l’été 1998. Kolzig est d’ailleurs le parrain du fils de ­Dafoe et ­vice-versa. Ils mirent aussi sur pied la fondation « ­Athletes ­Against ­Autism », les deux étant pères d’un enfant atteint du syndrome du spectre de l’autisme.

Après avoir obtenu son diplôme en affaires à l’Université de ­Tampa, ­Jim ­Carey développa ensuite une compagnie de facturation médicale en ­Floride où il siège toujours comme président.

La morale de l’histoire, c’est que repêcher trop de gardiens, ça fait du trafic devant le but.

dimanche 17 décembre 2023

Stock volé à vendre #17 - Tom Glavine, joueur de hockey

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir.





     Originalement publié le 27 juillet 2011

Si vous aimiez le baseball des années 90, dans le temps où les Expos existaient encore et étaient relativement bons, vous connaissez certainement Tom Glavine. Il était un de ces redoutables lanceurs des méchants Braves d’Atlanta, cette équipe qui était plus souvent qu’à son tour plus forte que les Expos. Il faisait parti de cette esquade de lanceurs qui comprenait également Greg Maddux, Steve Avery et John Smoltz qui faisait trembler la Ligue Nationale de baseball.

Maddux, Glavine, Smoltz et Avery ... je les détestais tous équitablement

Savez-vous également que Tom Glavine a dû choisir entre une carrière de hockeyeur et une de lanceur dans les ligues majeures?

Tom Glavine est né en 1966 à Concord au Massachusetts et passa la majeure partie de sa jeunesse à Billerica au Massachusetts. Alors qu’il évoluait avec l’équipe de baseball de son High School, le Billerica Memorial High School, Glavine jouait non seulement au baseball mais également au hockey. Glavine étant né au Massachusetts, il a grandit en tant que fan des Bruins et s’adonnait au hockey. Il excella assez pour être nommé meilleur joueur de la Merimack Valley pour la saison 1983-84.



Il faut savoir qu’au États-Unis, exceller dans plus d’un sport n’est pas chose rare. Souvent, pour recevoir des bourses d’études sportive, les jeunes doivent même pratiquer plus d’un sport. Ça ne veut pas dire qu’au sortir de l’école secondaire le jeune sera repêché dans les deux sports. Ce fut toutefois le cas pour Tom Glavine. À l’âge de 18 ans, en 1984, Tom Glavine fut bien sûr repêché par les Braves d’Atlanta au deuxième rang du repêchage du baseball majeur mais également par les Kings de Los Angeles en 4e ronde, 69e au total.

Il est à noter que repêcher des joueurs américain toujours au High School est encore une chose rare de nos jours, alors imaginez en 1984. La sélection de Glavine est d’autant plus impressionnante qu’elle se fit avant des Brett Hull et Luc Robitaille, pour ne nommer que ceux qui ont été sélectionné après lui et qui ont été élu au Temple de la Renommée…

Glavine choisit pourtant le baseball au hockey. Glavine refusa même une bourse d’étude à l’University of Lowell pour se consacrer au baseball… Aimant les deux sports presque autant, il considéra qu’étant un lanceur gaucher, ses chances de devenir une superstar du baseball était plus probables. Les lanceurs gauchers étant rare comme de la m@rde de pape, la possibilité d’atteindre les sommets au baseball étaient plus élevées. Malheureusement, ce genre d’avantage n’existe pas pour les joueurs gaucher au hockey.

Une pratique relaxe avec Cam Neely

Tom Glavine demeura toutefois toujours un grand fan de hockey. On l’a déjà par exemple aperçu en train de pratiquer avec les Bruins de Boston. Plus récemment, on a souvent pu l’apercevoir aux matchs des Thrashers d’Atlanta, lui qui possédait des billets de saison pour l’équipe. Il a même tenter un plan ultime pour acheter l’équipe afin de la conserver à Atlanta. Ses trois enfants jouent d’ailleurs au hockey et Glavine est leur entraîneur… Le fils de Nik Antropov faisait également parti de l’équipe…


Le sauveur des Thrashers ? Not ...

Et oui, après avoir choisi le baseball, Tom Glavine remporta le trophée Cy Young à deux reprises en 1991 et en 1998, a remporté la série mondiale en 1995, a connu plus de 5 saisons de plus de 20 victoires et plus de 300 victoires en carrière… Il sera fort probablement élu au Temple de la Renommée rapidement quand il sera éligible… (EDIT : Ce fut le cas en 2014)

Le 20 mars 2010, Tom Glavine a revêtu l’uniforme des Gladiators de Gwinett (Alors club école dans la ECHL des défunts Thrashers) afin d’amasser des fonds pour des œuvres caritatives…

mercredi 31 août 2022

D'un autre angle #8 - Daniel Alfredsson vs. les Jets

 



 

J'ai eu un souvenir l'autre jour de cette carte Upper Deck 2012-13 de Daniel Alfredsson. Je l'avais choisi il y a plusieurs mois comme «Carte du jour»™ sur Facebook et Instagram et s'en était suivi pas mal de commentaires. Il y avait entre autres un gars qui ne comprenait pas le concept et qui me reprochait cette habitude de mettre des cartes sans valeur. Il m'a ensuite fait un cours de marketing 101 comme quoi on attirerait et intéresserait pas mal plus de monde en mettant des cartes rares à la place. Après lui avoir expliqué notre «démarche» comme quoi on aime toutes les sortes de cartes, même souvent davantage les commons et les cartes laides, il a énoncé qu'il ne comprenait toujours pas et que ça n'intéressait personne. 

C'est quand même rare de voir ce genre de commentaires et justement pour le contredire davantage, il y avait un autre commentaire, pas mal meilleur, d'un autre usager qui aimait la carte et se demandait si Alfredsson avait bel et bien réussi à marquer sur cette séquence ou si l'ex gardien légendaire des Thrashers Ondrej Pavelec avait réussi à faire l'arrêt.  

Plusieurs mois plus tard ça m'est revenu et j'ai pensé que tout ça se mérite de voir la chose «D'un autre angle»™. Pareil pour le gars tannant qui voit juste les cartes comme du cash et non pas selon ce que ça devrait être, un hobby. Mais j'avoue quand même que je suis peut-être un cas spécial et non pas le collectionneur traditionnel. Moi je m'achète des cartes au Dollaramma et j'en transforme en sous-verres ou en autre gogosse compliquée qui prend toute la place dans mon garage...

Bref comme j'aime apparemment parler de trucs inutiles, je m'étais porté volontaire pour aller au fond des choses et bel et bien vérifier si Alfredsson avait marqué contre les Thrashers Jets.


 

D'abord, ce qui est facile et intéressant avec des événements récents comme celui-ci, c'est que la documentation est pas mal plus facile d'accès que, disons, la photo de Maurice Richard et Sugar Jim Henry de 1952. Comme la série Upper Deck 2012-13 contient probablement en majorité des photos de la saison précédente, il est assez facile d'aller retrouver de quel match il s'agissait. Comme la saison 2011-12 était la première des Jets après le déménagement d'Atlanta, les Jets et les Sénateurs se sont affrontés 4 fois durant la saison, puisqu'ils gardèrent la place des Thrashers dans l'association de l'Est jusqu'à leur déplacement dans celle de l'Ouest pour la saison 2013-14.

Ensuite, il faut aller voir la fiche d'Alfredsson durant ces 4 matchs contre les Jets. En fait on ratisse davantage à 2 matchs, puisque selon la photo sur la carte, le match avait lieu à Winnipeg en se fiant au chandail foncé pour les Jets et le blanc pour les Sénateurs. Lors du premier match, le 29 novembre 2011, il a amassé une passe et aucun but. Lors du deuxième, le 26 mars 2012, il a marqué deux buts. 

Comme c'est encore assez récent et qu'on vit dans une magnifique ère de technologie, tout ça est encore disponible en deux trois clics sur Youtube. On peut donc voir si un de ces buts concorde avec la photo. 

Je vous recommande de regarder ces extraits au complet, cela vous permettra d’apprécier davantage le moment en question dans le contexte de ce très bon match. Ça vous rappellera peut-être des souvenirs désormais vintage comme dans le temps que les Sénateurs étaient bons et que les Jets étaient encore pas mal juste les Thrashers de Winnipeg avec un Evander Kane pas de barbe et moins de problèmes personnels. 



Comme ce match avait lieu en fin de saison, il était quand même assez important pour les Sénateurs qui ont terminé cette saison 2011-12 au 8e rang dans l'ouest avec une fiche de 41-31-10 pour 92 points. Les Jets pour leur part ont terminé onzièmes avec une fiche de 37-35-10 pour 84 points. 

Daniel Alfresson a terminé cette saison, son avant-dernière à Ottawa, avec une fiche de 27 buts et 32 passes pour 59 points.

Histoire de compléter avec d'autres angles supplémentaires, voici une variante de la photo prise quelques centièmes de seconde plus tard... Si le gars d'Upper Deck avait plutôt choisi celle-ci, je n'aurais pas pu pondre un tel texte d'anthologie...



vendredi 25 février 2022

Ray Ferraro

 


 

Faut croire que je me spécialise pas mal dans les années 90 tellement j'y reviens souvent. J'ai lancé la série des «Joueurs oubliés des 90's» mais quelquefois j'ai envie de parler de ces joueurs moins oubliés mais qui sont pas non plus des joueurs du temple ou des supervedettes. J'ai fait par exemple Brian Propp, Pat Verbeek et Bernie Nicholls et je crois que Ray Ferraro fitte bien aussi dans cette catégorie... Ou bien peut-être que pour une raison que j'ignore, j'aime le nom Ray... 

On connaît plus Ray Ferraro de nos jours pour son poste dans les médias mais on se doit quand même de revenir davantage sur sa carrière de joueur, une carrière longue et bien remplie.

Raymond Vincent Ferraro est né le 23 août 1964 à Trail en Colombie-Britannique (ville des Smoke Eaters). Après avoir débuté dans les niveaux junior inférieurs à Trail, il joignit les rangs des Knights de Penticton au Junior A dans la BCHL. Il mena la ligue en 1981-82 avec 135 points, ce qui incita les Whalers de Hartford à le sélectionner en 5e ronde (88e au total) du repêchage de 1982. Il est d'ailleurs un des rares joueurs à avoir été sélectionné directement de la BCHL. Il refusa ensuite une bourse de l'Université Northern Michigan pour plutôt graduer dans la WHL avec les Winter Hawks de Portland. 

Les Winter Hawks étaient une équipe assez boostée pour la première saison de Ferraro en 1982-83, alors qu'ils menaient la ligue pour les buts marqués et comptaient sur 6 pointeurs de plus de 100 points dans leur alignement, dont la future légende des Bruins Cam Neely avec 120 points. Ferraro aurait probablement pu se joindre au groupe alors qu'il termina à 90 points mais en seulement 50 matchs alors qu'il en rata 22. En plus de Neely et Ferraro, les Winter Hawks pouvaient aussi compter sur plusieurs futurs joueurs de la LNH comme Ken Yaremchuk, Alfie Turcotte, Richard Kromm, Brian Curran et surtout le terrible John Kordic à la défense. Les Winter Hawks, qui avaient participé à la Coupe Memorial en 1982, y retournèrent en 1983, cette fois-ci comme équipe hôtesse. 

Et comme si les Winter Hawks n'étaient pas assez boostés, ils purent bénéficier des règlements de l'époque permettant d'emprunter un gardien supplémentaire pour ce tournoi. C'est ainsi qu'ils purent emprunter nul autre que Mike Vernon des Wranglers de Calgary... Il s'agissait de toute une acquisition, alors que Vernon avait remporté le trophée du meilleur gardien et du joueur le plus utile de la WHL en 1981-82 et avait également été invité à se joindre au Winter Hawks lors de la précédente Coupe Memorial... Il avait même déjà fait ses débuts professionnels plus tôt dans la saison avec les Flames avant de revenir avec les Wranglers. Bref c'était une saison idéale pour débuter dans la WHL alors que Ferraro et les Winter Hawks remportèrent la Coupe Memorial et Vernon fut nommé nommé meilleur gardien du tournoi.

Winter Hawks de Portland - 1983
Cliquez pour une plus grande résolution et amusez-vous à tenter trouver Vernon, Neely et Ferraro...


 

Cependant, durant l'été, Ferraro fit partie d'un échange à 6 joueurs entre les Winter Hawks et les Wheat Kings de Brandon. Il refusa initialement de se rendre à Brandon au Manitoba, préférant demeurer plus à l'ouest. Il fut toutefois convaincu de s'y rapporter et au sein d'une équipe moins achalandée, il connut une saison légendaire en 1983-84 avec une récolte record de 108 buts et 84 passes pour 192 points

Ces 108 buts demeurent à ce jour le record pour le plus de buts en une saison dans la WHL. Il est également le seul de la WHL à avoir franchi le plateau des 100 buts. Et dans toute l'histoire du junior majeur canadien, les seuls autres à avoir accompli l'exploit sont tous dans la LHJMQ; Guy Lafleur (2 fois, 130 et 103), Mario Lemieux (record de 133), Pat Lafontaine (104) et Gary MacGregor (100). Aucun joueur de la OHL n'y est parvenu. Les 192 points de Ferraro ne sont pas un record mais il demeure tout de même au 4e rang de l'histoire, alors que c'est Rob Brown qui est le détenteur du record avec 212 points en 1986-87.

Avec les Wheat Kings de Brandon

 

Donc, Ray Ferraro connut une carrière junior exemplaire, voire légendaire, et était fin prêt à faire ses débuts professionnels en 1984-85, une saison qu'il débuta avec le club-école des Whalers à Binghamton avant d'être rappelé à la mi-saison avec le grand club. Il connut une bonne première saison par séquence à Hartford, récoltant 11 buts et 28 points en 44 matchs. Il connaîtra ensuite sa première saison de 30 buts en 1985-86 avec une fiche de 30 buts et 47 passes pour 77 points. 

Joueur de centre de petit gabarit mais qui jouait avec le diable à ses trousses, il devint un favori de la foule à Hartford, marquant plus de 20 buts durant ses 5 saisons complètes passées là-bas, dont un sommet en carrière de 41 buts en 1988-89. Mais après une saison en dessous de ses standards en 89-90 et une disette au début de la saison suivante, il fut échangé aux Islanders de New York en retour du défenseur Doug Crossman. 

Cet échange fut un des nombreux mauvais deals des Whalers de l'époque qui semblaient vouloir saboter leur équipe le plus possible. Pas que Doug Crossman fut mauvais mais ils l'échangèrent à peine 3 mois plus tard aux Red Wings en retour de Doug Houda...

Ferraro continua d'être un des favoris de la foule à Long Island, malgré un début lent avec sa nouvelle équipe (seulement 42 points en 90-91). Il sortit de sa torpeur et connut une de ses meilleures saisons en 91-92 avec 40 buts et 40 passes pour 80 points, une saison où il fit également partie du match des étoiles. Il manqua toutefois 3 mois d'action en 92-93 suite à une collision avec Ed Belfour. Il dut même retourner dans les mineures pour se remettre en forme le temps d'un match. 

Il rattrapa toutefois cette saison gaspillée durant les séries où il mena les surprenants Islanders avec 13 buts et 20 points en 18 matchs durant ce parcours jusqu'en finale de conférence. Il fait d'ailleurs partie à jamais du folklore des Islanders pour ses exploits durant ces séries dont deux buts en prolongation durant la série de première ronde contre les Capitals en plus d'une passe savante sur le fameux but de David Volek qui élimina les puissants Penguins.




 

Les saisons suivantes furent décevantes pour les Islanders et Ferraro semblait désormais plus campé sur les 2e et 3e trios, mais amassait tout de même son 20 buts par saison. Frustré d'évoluer pour des petites équipes perdantes et incapable de s'entendre avec les Islanders qui voulaient le signer à rabais, il signa comme agent libre chez l'ennemi avec les Rangers pour la saison 1995-96, enrageant davantage les fans des Islanders envers la direction de l'équipe. Ce sentiment ne fera d'ailleurs que s'accentuer lors de cette première saison sans Ferraro mais avec le nouveau chandail Fishsticks...

Les Rangers avaient une nouvelle attitude plus agressive en 1995-96 avec cette acquisition de Ferraro, en plus de la venue de ses anciens coéquipiers à Hartford, Pat Verbeek et Ulf Samuelsson. Ferraro remplit adéquatement son rôle de deuxième centre d'énergie cette saison-là, récoltant 25 buts en 65 matchs avec les Rangers. Cependant l'équipe était plutôt moyenne et désirait faire des changements à la date limite des transactions en vue des séries. 

Voulant sans doute répéter la recette de 1994, ils firent de nouveau l'acquisition d'une ancienne vedette des Oilers, obtenant Jari Kurri des Kings ainsi que Shane Churla et Marty McSorley. En retour, les Rangers sacrifièrent beaucoup de profondeur et de relève en se départissant de Ferraro en plus de Ian Laperrière, Nathan LaFayette ainsi que du défenseur prometteur Mattias Norstrom, futur capitaine des Kings. Cet échange est souvent mentionné parmi les pires de l'histoire des Rangers, alors que Norstrom et Laperrière furent des morceaux importants des Kings pendant plusieurs saisons et que la perte de Ferraro fut grandement remarquée chez les Rangers. Pour sa part, Jari Kurri ne fit que passer avec les Rangers, n'obtenant qu'un but en 14 matchs avant de se racheter légèrement en séries avec 8 points en 11 matchs. Il signa avec les Mighty Ducks la saison suivante.


 

Au sein d'une équipe des Kings en plein début de reconstruction, Ferraro continua son bon travail, obtenant une autre saison de 25 buts en 1996-97. Les deux saisons suivantes furent toutefois difficiles alors qu'il rata 40 matchs en 97-98 et 18 matchs en 98-99 à cause de sérieux problèmes aux genoux qui lui firent même songer à la retraite. Sa dernière saison à Los Angeles fut moyenne avec seulement 31 points en 65 matchs, suite à quoi son contrat se termina et il redevint agent libre. 

Il sentit toutefois que ses problèmes de genoux étaient réglés et oublia la retraite, acceptant un contrat de deux ans avec les nouveaux Thrashers d'Atlanta pour leur saison inaugurale en 1999-2000.

Amené à Atlanta avec un rôle de leader et de mentor, Ferraro rebondit également offensivement en 99-00 avec 19 buts et 44 points. Il connut ensuite une saison surprenante de 29 buts et 76 points en 2000-01 lorsqu'il fut jumelé avec Donald Audette et Andrew Brunette sur le premier trio. Il fut ensuite nommé comme capitaine de la jeune équipe en 2001-02, succédant à Steve Staios. C'est aussi avec les Thrashers qu'il atteignit le plateau des 400 buts en carrière.

 

Mais les Thrashers étant encore en mode d'apprentissage à la dure comme récente équipe d'expansion, ils exaucèrent les voeux de leur capitaine qui désirait une dernière chance de remporter la coupe Stanley en l'échangeant à la date limite des transactions. Ils l'envoyèrent donc avec les Blues de St.Louis en retour d'un choix de 4e ronde. Il termina donc la saison avec les Blues qui se firent toutefois éliminer en 2e ronde, suite à quoi Ferraro prit sa retraite.

Par la suite, il devint un commentateur télé réputé, d'abord pour ESPN, ensuite TSN, CTV, Sporstnet et présentement de retour avec ESPN en plus de ABC. Il fait également partie des commentateurs de la série NHL de EA Sports.

Il eut deux fils avec sa première épouse, dont un du nom de Landon qui fut repêché par les Red Wings. Les deux firent les manchettes lorsque le paternel interviewa le fils lors de son premier match avec sa nouvelle équipe, les Bruins, durant la saison 2015-16. Landon évolue présentement dans la ligue d'Allemagne.


Après son divorce de sa première épouse, Ferraro se remaria avec l'ex-joueuse membre du temple de la renommée Cammi Granato. Ray avait précédemment joué avec son futur beau-frère, Tony Granato, durant son séjour avec les Kings. Il a eu deux autres fils avec Cammi.

En 1258 dans la LNH, Ray Ferraro a obtenu 408 buts et 490 passes pour 898 points. Il fut élu au sein du temple de la renommée du hockey de la Colombie-Brittanique.


Ferraro et ses deux fils

Ray Ferraro et Cammie Granato

 

Match contre le beau-frère... avec le même numéro...


Sources:
BCHL Draft History, BCHL.ca
Ray Ferraro: 1983 Memorial Cup Season, Dub Network, 7 mars 2021
Ray Ferraro still treasures WHL-record 108-goal season, Regina Leader-Post, 29 décembre 2020
Ferraro Signs With the Rangers, NY Times, 20 juillet 1995
1995-96 Rangers: Sad End to Stanley Cup Hopes, The Hockey Writers, 23 août 2021
Thrashers sign Ray Ferraro
, CBS News, 2 août 1999
Hockey Draft Central


mercredi 26 mai 2021

Les derniers buts




Dans la lignée de mes séries précédentes sur les premiers buts de chaque franchise, des derniers joueurs actifs de chaque équipe défunte ou des derniers joueurs originaux, voici une continuation logique avec cette fois-ci le dernier but marqué pour chaque équipe défunte de la LNH. Je me lance comme ça sans trop de recherches et on verra au travers si ces buts ont une histoire intéressante à raconter. Qui l'a marqué? Quel était le score final? Etc...

Normalement je fais dans l'ordre alphabétique mais cette fois-ci on va y aller dans l'ordre chronologique en décroissant de maintenant jusqu'à l'époque de la grande expansion de 1967. Je ne pense pas que vous allez m'en vouloir de ne pas m'être rendu jusqu'aux Americans de NY et les Tigers d'Hamilton...

Thrashers d'Atlanta - 10 avril 2011

Dernière équipe défunte à ce jour, les Thrashers se sont éteints lors du dernier match du calendrier de la saison 2010-11. Déjà 10 ans. Never forget...

La deuxième équipe de l'histoire de cette ville de la Géorgie s'inclina contre les Penguins lors de ce dernier match par la marque de 5-2 devant leurs pauvres partisans. Quelques semaines plus tard, leur départ vers Winnipeg fut annoncé.

C'est l'ailier Tim Stapleton qui marqua ce dernier but. Stapleton joua une autre saison avec les Jets avant de mettre le cap sur l'europe. Comme c'est encore assez récent, les faits saillants de ce match sont encore sur la chaîne Youtube de la LNH.

Reculez également à 5:50 pour apercevoir un Alex Kovalev qui faisait un retour à Pittsburgh comme joueur de location pour les séries...


Whalers de Hartford - 13 avril 1997

C'est un joueur emblématique de l'équipe, Kevin Dineen, qui marqua le dernier but de votre équipe défunte bleu et verte favorite assisté de deux autres joueurs emblématiques en Geoff Sanderson et Andrew Cassels. Les trois font d'ailleurs partie du Top 10 des meilleurs pointeurs de l'histoire de l'équipe à Hartford, Dineen étant au deuxième rang derrière Ron Francis, même chose pour les matchs joués.

Encore là je suis chanceux car ce match est disponible en entier sur Youtube.


Dineen marqua ce but au début de la 3e période et il s'avéra être le but gagnant dans cette victoire de 2-1 aux mains du Lightning. Au début de ce reportage on peut voir que ce dernier match était un peu prématuré pour les fans de l'équipe car ils ne manquèrent les séries que par très peu. On voit entre autres le parcours des Sénateurs qui leur volèrent le dernier rang pour les séries peu avant ce match, eux qui firent les séries pour la première fois de leur histoire.

Jets de Winnipeg - 28 avril 1996


Un an avant les Whalers, c'était les Jets de Winnipeg qui jouèrent leur dernier match avant de déménager. Mais contrairement aux Whalers, les Jets réussirent à s'emparer du dernier rang et de faire les séries pour une dernière fois et donc ce dernier but eut lieu durant les séries. 

Ils durent toutefois se frotter aux puissants Red Wings mais les Jets réussirent tout de même à leur offrir une bonne opposition alors qu'ils remportèrent 2 matchs durant cette dernière série. Mike Vernon et les Red Wings ne donnèrent toutefois presque rien lors de ce 6e match et seul le défenseur Norm Maciver réussit à enfiler un but, le dernier but pour un Jet de Winnipeg avant le retour de l'équipe et le premier but de Nik Antropov en octobre 2011.



Nordiques de Québec - 16 mai 1995


Concernant les derniers moments des Nordiques, la plupart ne se rappellent que du talent d'acteur d'Alex Kovalev qui coûta la victoire aux Nordiques lors du 4e match de leur série de première ronde contre les Rangers. Il est clair que ce fut un tournant car ce match permit aux Rangers de prendre l'avance 3-1 dans la série. Les Nordiques gagnèrent le 5e match mais ne purent rattraper leur retard lors du 6e qui se révéla plus tard être le dernier de leur histoire et la première de ces 3 ex-équipes de l'AMH à déménager lors de cet exode post-lockout du milieu des années 90.

C'est tout de même approprié de voir deux joueurs emblématiques de ces dernières années de Nordiques et ensuite des meilleures années de l'Avalanche s'inscrire au pointage pour ce dernier but. Et aussi Wendel Clark...



North Stars du Minnesota - 15 avril 1993

 
Les premiers exilés de ces années 90 mouvementées furent les North Stars qui mirent le cap sur Dallas en 1993. Leur dernier match fut joué sur la route à Detroit alors qu'ils ratèrent également les séries de peu cette année-là. Ce but de l'un de mes joueurs cultes, Ulf Dahlen, fut le dernier marqué par le Minnesota jusqu'à celui de Marian Gaborik le 6 octobre 2000 lors du premier match du Wild.

Plus on recule dans le temps, plus il m'est difficile de trouver des extraits vidéos potables. Celui-là est vraiment gênant par sa qualité mais je suis pas peu fier de l'avoir trouvé quand même.


Rockies du Colorado - 3 avril 1982

Il y eut une certaine accalmie au niveau des déménagements d'équipes avant les North Stars alors qu'aucune équipe n'avait déménagé en plus de 10 ans. Certaine accalmie dis-je car les Blues ont malgré tout passé près de déménager à Saskatoon... Mais sinon c'était tranquille durant cette période des 21 équipes et les derniers à avoir déménagé avant les North Stars furent les Rockies du Colorado qui devinrent les Devils du New Jersey pour la saison 1982-83. Mais avant ça, les Rockies se devaient d'en finir avec un dernier match contre les Flames le 3 avril 1982 qui se solda par une victoire de 3-1. Une rare victoire cette année-là d'ailleurs, eux qui terminèrent au dernier rang de la ligue avec une fiche de 18-49-13 pour seulement 49 points.

C'est au glorieux moustachu, ex-Nordique et ex-Bruin John Wensink à qui revint l'honneur éternel de marquer le dernier but en tant que Rockies.

J'écris ces textes au fur et à mesure sans faire trop de recherches et dans le cas du dernier but des Rockies, je ne m'attendais vraiment pas à trouver un extrait vidéo. Et bien j'avais raison, j'ai rien trouvé... Voici quand même une entrevue de Lanny MacDonald avec les Rockies, histoire de mettre quelque chose quand même...



Flames d'Atlanta - 12 avril 1980

Avant de devenir les Flames de Calgary, l'équipe était en Géorgie et disputa (surprennement) son dernier match durant les séries de 1980 alors qu'ils perdirent une fois de plus en première ronde, eux qui ne se sont jamais rendu plus loin, même chose pour les Thrashers d'ailleurs. Dans ce cas-ci, ce sont les Rangers de NY qui remportèrent la série 3-1. 

Étonnement dans ce cas-ci, j'ai trouvé ce match en entier. Qualité de merde mais quand même. C'est l'as marqueur Guy Chouinard qui spotta ce dernier filet pour Atlanta jusqu'à l'arrivée des Thrashers en 1999. Chouinard suivit l'équipe en Alberta et c'est également lui qui marqua leur premier but à Calgary.



Barons de Cleveland - 9 avril 1978

Concernant la meilleure équipe de tous les temps, les Barons de Cleveland, c'est l'intemporel Dennis Maruk (qui d'autre?) qui marqua le dernier but Clevelandais dans l'histoire de la LNH. C'était aussi lui qui avait marqué le premier deux ans plus tôt. Ce but eut lieu lors de leur dernier match de la saison, une défaite de 3-2 contre les Penguins.

Pensez-vous que j'ai réussi à trouver une vidéo de ce but? Et bien pas vraiment car les extraits vidéos existants des Barons sont plus rares que de la marde de pape comme on dit chez les gens qui disent ça. Un de ces seuls extraits existants est la dernière demie-heure d'un autre match des Barons en octobre 1977 et comme par hasard c'était également contre les Penguins, qui gagnèrent magicalement par la même marque de 3-2. De plus, le seul but marqué par les Barons qu'on peut y voir est l'oeuvre de nul autre que... Dennis Maruk. C'était pas mal leur seule option en attaque que voulez-vous?

Je triche donc ici avec un peu de révision historique avec une autre version du dernier but des Barons... Rien ne nous dit que le vrai but ne fut pas marqué de la même manière. Et c'était aussi à domicile devant ces légions innombrables de fans des Barons... J'adore aussi ce vidéo pour l'enthousiasme contagieux de l'annonceur...




Golden Seals de Californie - 4 avril 1976


J'espérais tellement que ce soit encore Maruk qui ait marqué le dernier filet des Seals lors de ce dernier match. Il a bien marqué durant ce match, même deux fois dont son 30e de la saison durant la première période. Malheureusement pour l'histoire c'est plutôt Jim Moxey qui le marqua et ce dans un filet désert, le premier but dans cette liste à avoir été marqué de la sorte. 

C'est surtout malheureux car je ne connais aucunement Jim Moxey. Je connais bien Rick Hampton, celui qui obtint la première passe, mais Jim Moxey je le connais fuck all. C'était un attaquant qui fut le choix de 5e ronde de l'équipe en 1973. Il a seulement joué 127 matchs dans la LNH et cette saison 1975-76 était sa meilleure en carrière avec 26 points en 44 matchs. Il a joué quelques matchs avec les Barons par la suite et un autre avec les Kings avant de terminer sa carrière en 1978 dans les mineures.

Bien sûr, plus je ratisse creux dans le temps et moins je suis capable de trouver des extraits vidéos. Mais j'ai quand même trouvé cet extrait radio de ce dernier match. C'est seulement 4 minutes mais on y entend un des buts de Maruk et ce dernier dans un filet désert ainsi que les derniers moments après le sifflet final.



Scouts de Kansas City -  4 avril 1976

Et pour terminer, on demeure en cette soirée funeste du 4 avril 1976, même soir que le dernier match des Golden Seals. 1976 était la seule fois dans l'histoire de la LNH que deux équipes déménagèrent ou terminèrent leurs activités en même temps. 

On revient pour l'occasion avec la franchise Devils/Rockies discutée plus haut avec le dernier match des éphémères Scouts de Kansas City. Ce dernier match fut toutefois seulement leur dernier en saison régulière alors que l'équipe prit ensuite le chemin du Japon avec les Capitals de Washington pour une série de matchs hors-concours, la Coca-Cola Bottler's Cup! (voir texte du 8 septembre 2019).

C'est le vénérable Craig Patrick, plus connu pour ses nombreuses années de service comme DG des Penguins et des Rangers, qui marqua ce dernier but. Durant sa carrière de joueur, Patrick était un habitué des équipes poches, lui qui provenait auparavant des Golden Seals où il joua de 1971 à 1975.

Est-ce qu'on va réussir à trouver un extrait vidéo? Honnêtement je pensais vraiment pas me rendre aussi loin à trouver du matériel (et quasi-matériel). Surtout après mon échec des Rockies... Mais dans ce cas-ci je dois malheureusement m'avouer définitivement vaincu... Les extraits des Scouts sont encore plus rares que les Barons, Seals ou Rockies. J'ai quand même trouvé un but de Wilf Paiement, le premier but à domicile de l'histoire de l'équipe en 1974...



C'est ce qui complète cette liste jusqu'à l'arrivée des équipes de la grande expansion. Anyway je penserais pas être capable de trouver des extraits des Pirates de Pittsburgh de 1930...