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jeudi 14 février 2013

Promo - Les cartes Post



Au cours de la saison 1981-82, on pouvait trouver dans les boîtes de céréales Post un petit jeu de cartes (3cm x 5cm) à l’effigie des joueurs des différentes équipes de la LNH.  Chaque jeu (représentant une équipe spécifique) comptant seize cartes : trois bleues, trois rouges, trois oranges, trois jaunes et trois vertes.  Chacune de celles-ci était numérotée 1, 2 ou 3.  La seizième carte, c’est le joker (le gardien).

Les cartes venaient avec des instructions pour jouer à certains jeux, mais l’attrait tenait surtout aux photos des joueurs. 

À l’époque, j’en mangeais régulièrement, mais lorsque mes enfants m’ont récemment fait acheter des Alpha Bits, je me suis rapidement rendu compte que je ne l’ai plus l’âge pour manger ça…  Plutôt décevant…

mercredi 13 février 2013

Jarmo Kekäläinen










On a vu au fil des ans l’arrivée progressive de joueurs européens à partir des années 1970.  (voir texte du 19 août 2011)  L’expérience au niveau des entraîneurs-chefs est venue beaucoup plus tard et est beaucoup plus limitée.  Dans la LNH, le finlandais Alpo Suhonen a pris en charge les Blackhawks de Chicago en 2000-01, après un passage comme adjoint à Winnipeg.  La même année, le tchèque Ivan Hlinka s’est amené à Pittsburgh, lui qui avait mené son pays à la médaille d’or aux Jeux de Nagano.  Toutefois, dans les deux cas, l’expérience n’a pas duré.

Jarmo Kekäläinen vient donc de franchir un autre seuil, en devenant le premier DG européen, avec les Blue Jackets.  Il est néanmoins loin d’être un inconnu dans les cercles de la ligue et sa nomination n’est pas si étonnante.

C’est en 1987 que Kekäläinen débuta son parcours nord-américain, en se joignant à l’équipe de l’Université Clarkson, dans l’état de New York.  Par la suite, il ne fut pas repêché, mais attira suffisamment l’attention pour se voir offrir un contrat par les Bruins en 1989.

Pendant deux ans, il fit la navette entre les Bruins et les Mariners du Maine, dans la Ligue Américaine, avant de passer deux autres saisons dans sa Finlande natale.

En 1993-94, ce fut au tour des Sénateurs (dans leur deuxième saison dans la LNH) de lui faire signe.  Encore une fois, il partagea son temps, entre Ottawa et Charlottetown cette fois.  Il passa ensuite une dernière saison en Suède.  Au total, il joua 55 matchs dans la LNH.
Il devint en 1995 directeur-gérant du IFK Helsinki, en plus de faire du dépistage pour les Sénateurs.  En 1999, il revint en Amérique du Nord pour devenir directeur du personnel.  Pendant cette période, Ottawa s’est constituée une filière européenne importante au fil des années (Hossa, Havlat, Arvedson, Dackell, Salo, Volchenkov, etc.).

En 2002, il devint directeur-gérant adjoint à St-Louis, où il travailla entre autres avec John Davidson, l’actuel président des Blue Jackets.  C’est au cours de ces années que les Blues repêchèrent les Backes, Oshie, Perron, Berglund et Pietrangelo.

En 2010, il retourna à Helsinki pour gérer le prestigieux club de Jokerit, là où ont déjà joué Jari Kurri, Teemu Selanne et même… Tim Thomas (l’année du lock out, en 2004-05).

Kekäläinen a donc fait ses classes.  Davidson le connaît bien et il sait à qui il a affaire.  Reste à voir maintenant s’il parviendra à faire ce que personne n’a encore réussi, soit de faire des affreux Blue Jackets un club respectable.  On lui souhaite bonne chance et surtout du temps, car le revirement ne se produira pas du jour au lendemain.  Il part de loin…

Sources : blues.nhl.com, wikipedia.org.

lundi 11 février 2013

Al Smith









Produit des Marlboros de Toronto au niveau junior, Al Smith se retrouva dans l’organisation des Maple Leafs, mais il ne parvint pas à se tailler une place dans l’alignement régulier. De 1965-66 à 1968-69, il ne joua qu’un total de 10 matchs avec le grand club.
En juin 1969, il fut réclamé par les Penguins au repêchage intra-ligue, où il eut finalement sa chance.  Son jeu ne sembla pas impressionner l’équipe outre mesure puisque après deux saisons, où il joua pourtant un total de 92 matchs, il fut de nouveau laissé sans protection et repêché par les Red Wings.
Après une seule saison à Détroit, il signa pour la saison inaugurale de l’AMH (1972-73) avec les Whalers de la Nouvelle-Angleterre, l’éventuelle équipe championne de la première Coupe Avco.  Il y resta trois saisons, où il participa au match des étoiles à chaque occasion.

Il tenta alors un retour dans la Ligue Nationale avec les Sabres de Buffalo, qui étaient maintenant dirigés par Punch Imlach, son ancien entraîneur à Toronto.  Cette décision ne lui sourit pas vraiment, puisqu’il vit ainsi son temps de glace baisser drastiquement.  Lui qui était habitué de jouer plus de 50 matchs par année avec les Whalers n'en joua que 21 en deux saisons.  Au moment où le gardien régulier, Gerry Desjardins, se blessa, il aurait finalement pu obtenir la chance de jouer plus souvent, mais l’équipe préféra plutôt rappeler la jeune recrue Don Edwards.  (Voir texte du 28 septembre 2010)  Excédé, Smith décida qu’il en avait assez et quitta l’équipe. 

L’année suivante, il retourna avec les Whalers, avec qui il resta jusqu’à jouer leur première année dans la LNH en 1979-80.  Il gagna au passage le Trophée Ben Hatskin (meilleur gardien de l’AMH) en 1977-78.  Il joua une dernière saison en 1980-81, avec les Rockies du Colorado.
Mais au-delà de ses performances sur la patinoire, Smith atteignait le niveau de "hippietude" le plus élevé qui pouvait probablement être toléré dans le monde du hockey de l’époque.  Il lisait.  Il écrivait.  Il regardait des films étrangers.  Il avait sa propre vision du monde.

Une fois à la retraite, Smith se dirigea vers Vancouver où il fit différents métiers (vendeur d’autos, cueilleur de fruits, représentant des ventes pour l’agence Reuters), avant de retourner à Toronto.  C’est alors qu’il décida de se consacrer à sa passion, l’écriture.  Pour joindre les deux bouts, il conduisit un taxi, où il lui arrivait d’avoir comme clients d’anciens coéquipiers.

De l’aveu même de son fils, son talent d’écrivain était très limité et ses pièces, romans (ayant souvent une thématique de sport) de peu d’intérêt.

Lorsqu’il reçut sa compensation pour la mauvaise gestion du fonds de pension des joueurs en 1998 (34 000$ dans son cas), il utilisa cette somme pour monter une de ses pièces à Toronto (« Confessions to Anne Sexton », à propos d’un ex-gardien de but se rendant à New York pour voir une exposition d’art impressionniste).  Le soir de la première, il y avait 17 personnes dans la salle, ce qui fut la plus grosse foule de toutes les représentations.  La pièce tint l’affiche pendant trois semaines, avec certaines représentations où l’audience se limitait à une ou deux personnes.   

En 2002, alors qu’il travaillait toujours sur un roman, il mourut d’un cancer du pancréas à l’âge de 56 ans.

Sources : Willes, Ed,“The Rebel League, The Short and Unruly Life of the World Hockey Association”, McClelland & Stewart, 2004,  wikipedia.org.

vendredi 8 février 2013

Joe Jerwa



Comme on dit, les perdants n'ont pas d'histoire... Dans l'histoire du hockey, des équipes comme les Barons de Cleveland et les Scouts de Kansas City ne sont que des curiosités historiques qui fascinent les geeks comme moi. J'ai un gros intérêt pour les Americans de New York/Brooklyn, ne serait-ce que parce qu'ils ont eu une histoire très peu remarquable et des origines plus que douteuses... J'aime toujours  en apprendre sur des joueurs ayant connu la majeure partie de leur carrière avec les Americans comme Earl Robertson et Tommy "Cowboy" Anderson ainsi que sur des grands joueurs comme Eddie Shore, Lionel Conacher ou encore Busher Jackson qui passèrent une petite partie, souvent moins glorieuse, de leur carrière avec cette piteuse équipe... 

Le plus récent joueur que j'ai découvert qui fut un ancien des Americans fut un dénommé Joe Jerwa. En fait, ce n'est pas le fait qu'il ait porté le superbe chandail tape à l'oeil des Amerks qui m'a attiré, mais le fait qu'il est né en Pologne...

En effet, Józef Karol Jerwa est né au début du siècle en Pologne (alors une région de l'Empire Russe) dans la ville de Cracovie la voïvodie (VOÏVOD!) de Petite-Pologne. La date de sa naissance n'est pas exacte, certaines sources suggèrent 1907 et d'autres 1909. Jerwa est donc né en Pologne, mais sa famille émigra au alors que Joe fut en très bas âge, s'établissant en Alberta. C'est en devenant Canadien que son nom polonais

Jerwa débuta sa carrière dans la ligue sénior de l'Alberta avec les Miners de Canmore avant de prendre le chemin de Vancouver en 1928 pour y évoluer avec les Lions d'une Pacific Coast Hockey League alors une ligue inférieure. Jerwa développa son son style très agressive à la ligne bleu alors avec une équipe qui dominait cette ligue de l'ouest, remportant alors 3 championnats de suite en 1929 et 1931. Jerwa, qui évoluait aux côtés de son frère Frank, fut alors remarqué par quelques équipes de la NHL par son côté très robuste et devint un joueur des Rangers en 1930 lorsque ces derniers en firent l'acquisition en compagnie d'un certain Red Beattie pour 25000$.

Jerwa passa une saison dans l'organisation des Rangers en se promenant entre New York et les Indians de Springfield de la Can-Am League (ancêtre de l'actuelle AHL) et fut échangé par la suite aux Bruins de Boston en retour d'un dénommé Norm Gainor. Dans l'organisation des Bruins, Jerwa passa la majeur partie des 4 saisons avec les Cubs de Boston, leur club-école. À la même époque, d'ailleurs, son frère Frank évoluait également dans l'organisation des Bruins. Après 4 saisons pour la plupart dans les mineures, Jerwa fut impliqué dans une transaction qui impliqua également le grand Nels Stewart, dirigeant ces deux derniers vers les Americans de New York en retour d'une somme d'argent. Jerwa passa une saison avec les Americans en 1935-36 où il devint un joueur régulier dans la NHL pour la première fois de la carrière, mais à la fin de cette saison, les droits de ce dernier furent retournés aux Bruins, les Americans ne pouvant remplir les conditions de la transaction effectuée l'année précédente. 

(Jerwa est le dernier sur cette photo, les autres sont Lionel Hitchman, Eddie Shore, l'entraîneur Art Ross et George Owen)

Après une demie-saison avec les Bruins, Jerwa et Stewart retournèrent aux Americans. Jerwa et le grand buteur firent une forte impression avec les Americans, aidant l'équipe à faire les séries éliminatoires à presque chaque saison, aidant même l'équipe à passer le premier tour en 1936 et en 1938. C'est d'ailleurs le plus loin que les Americans ont pu se rendre durant leur histoire, le deuxième tour des séries... (Ça reste meilleure que les Thrashers d'Atlanta...)

Après 4 saisons à être l'un des piliers de la défense des Americans, ces derniers l'envoyèrent avec des Barons de Cleveland alors une jeune équipe en pleine ascension. Il aidera notamment l'équipe à remporter le championnat de la AHL en 1941. Jerwa termina sa carrière en 1942 après 3 saisons avec l'équipe qui deviendra la plus victorieuse de l'âge d'or de la AHL...

Jerwa est décédé en 1983 à l'âge de 76 ans...