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mardi 10 mars 2026

Jari Kurri et les Devils de Milan (1990-91)


 
 
 
Parmi mes nombreux joueurs cultes, un qui est définitivement dans le top 10, sans être des plus obscurs comme la plupart des joueurs dont j’aime parler, figure l’original «Finnish Flash», Jari Kurri.

Il serait toutefois trop facile de faire un simple texte sur lui. Comme tout bon membre du temple, la quantité de textes déjà disponibles sur lui sont légion, particulièrement tout ce qui touche à la dynastie des Oilers et Wayne Gretzky. Ce qui m’intéresse toutefois aujourd’hui est de parler d’un chapitre assez oublié dans la carrière de la légende finlandaise, soit sa saison 1990-91 passée en Italie avec le club des Devils de Milan.

Malgré une 5e coupe remportée avec les Oilers au printemps 1990, parfois surnommée la coupe de «rédemption» et de la «consécration» des Oilers, et deux ans après l’infâme échange de Gretzky à Los Angeles, Kurri surprend tout le monde à l’été 1990 en décidant de quitter les Oilers et la LNH pour signer un contrat avec un club méconnu d’une ligue nettement plus inférieure pour un joueur de son calibre.



 
Ce n’était toutefois pas tellement une surprise de voir Kurri, ou tout autre joueur européen à l’époque, dire non à la LNH malgré une carrière florissante. C’était d’ailleurs particulièrement présent chez les clubs Canadiens. Des joueurs suédois de renom comme Hakaan Loob et Kent Nilsson avaient, au cours des années précédentes, plié bagage après plus ou moins une décennie dans la LNH, pour soit retourner jouer dans leurs patries respectives, ou bien ailleurs en Europe. Plusieurs disaient vouloir que leurs enfants puissent être éduqués dans leur langue maternelle. Quelques semaines avant l’annonce du départ de Kurri, on assistait à Montréal à une situation similaire avec Mats Naslund qui s’était également expatrié en Europe, en Suisse dans ce cas-ci.

Mais le cas de la vedette des Oilers, où l’hécatombe ne faisait que s’accentuer avec son départ, a davantage fait tourner les têtes.

Malgré qu’il n’était plus jumelé avec la merveille, Kurri venait de récolter un excellent 93 points en 1989-90 et un autre 25 points en séries, connaissant même un de ses meilleurs matchs en carrière durant la finale contre les Bruins lorsqu’il amassa 3 buts et 2 passes lors du deuxième match.

 
 
 

Ce départ n'était pas une simple retraite anticipée ou retour aux sources, mais était en grande partie une manœuvre stratégique. En conflit avec la direction des Oilers qui refusait de l'échanger aux Kings de Los Angeles pour rejoindre Gretzky, Kurri a utilisé l'Europe comme levier de pression. Mais selon lui, cet exil lui permettait quantité de choses; prendre une "pause mentale" après dix saisons intenses dans la LNH, pouvoir participer aux Championnats du monde de 1991, organisés dans sa Finlande natale, et, ultimement, de forcer les Oilers à négocier son transfert pour rejoindre son ancien coéquipier.

Malgré l'euphorie post-championnat, Kurri était rentré en Finlande immédiatement après la victoire. Il avait même mis sa maison d'Edmonton en vente. Le message était clair : son chapitre en Alberta était terminé.

Lui et son agent, Don Baizley, refusèrent même une offre financière supérieure des Oilers pour emprunter une voie totalement inattendue, soit un contrat de deux ans avec les Devils de Milan, avec qui il était associé depuis un certain temps et qui appartenaient à nul autre que Silvio Berlusconi. Ce dernier, avant de devenir le premier ministre controversé dont on se rappelle davantage de nos jours, était alors propriétaire d’un empire médiatique en Europe et possédait de nombreux clubs professionnels, dont le célèbre AC Milan, qu’il sauva de la faillite en 1986.
 
Dans le cercle de la LNH, on ne parvenait pas à faire du sens de la décision de Kurri. Le journaliste Cam Cole compara la situation à Magic Johnson qui partirait jouer au basketball en Yougoslavie. L'entraineur des Oilers John Muckler admit qu'il aurait davantage compris si Kurri aurait opté pour jouer chez lui en Finlande, dans une ligue davantage compétitive à défaut de jouer dans la la meilleure ligue au monde. Pour lui, il était risqué de faire un tel choix, expliquant qu'il aurait même de la difficulté à revenir dans la LNH.
 
De plus, contrairement à d'autre clubs plus prestigieux ou traditionnels d'Europe, par exemple en Suisse ou en Allemagne, le HC Milan Devils n’était pas un club avec une grande tradition, ayant été fondés juste un an avant l'arrivée de Kurri. Ils n’auront d'ailleurs existé que jusqu’en 1996, lorsque le club déménagea à Courmayeur, dans le nord de l’Italie, avant d’être dissout pour de bon en 1999.
 
Vous pouvez appercevoir Kurri dans l'uniforme milanais ici (#25):
 
 

Il y eut beaucoup de spéculations sur le montant de la transaction. Les médias suisses rapportèrent à l’époque une somme de plus d'un million de dollars. Le journal allemand Salzburger Nachrichten parlait plutôt d’un salaire de 350 000 dollars US, assorti d’un logement dans un château luxueux en plus d’une Mercedes. La ligue italienne comptait alors 10 équipes et le calendrier de 36 matchs se jouait les mardis et samedis, avec les dimanches toujours libres, donc un ratio salaire par match nettement avantageux.

L’arrivée de Kurri eut un effet marqué sur le hockey sur glace italien et les experts locaux convenaient que l’équipe de l’entraîneur-chef Jim Webster seraient les favoris du championnat italien.

Avec les Devils, Kurri opta bizarrement de troquer son fétiche #17 pour le #25. Le 17 appartenait au Canadien Mark Morrison, un ancien choix de 3e ronde des Rangers qui ne joua qu’une dizaine de matchs dans la LNH, et qui en était à sa deuxième saison avec les Devils, ayant terminé la saison précédente avec 113 points. Il est cependant étrange que Morrison n’ait pas légué le 17 à la grande vedette Kurri pour l’occasion.
 
Kurri, à gauche, et son coéquipier Mark Morrison qui portait le #17 à sa place...


Et bien que la présence de Kurri aida à remplir les patinoires et à revigorer le prestige de la Serie A, les Devils de Milan échouèrent en 1990-91. Ils terminèrent en troisième place et s'inclinèrent en séries face à leur rival immédiat, le HC Saima Milan. Lors de cette saison, Kurri rata six matchs et contribua 27 buts et 48 passes en 30 matchs. Avec ce 75 points, il ne figurait que 15e sur la liste des pointeurs, derrière des noms comme l’ancien des Flames Kevin Lavallée, l’ancien joueur éphémère des North Stars Dusan Pasek, ainsi que nul autre que Mark Napier. L’ancien du Canadien avait même terminé au premier rang de la ligue avec 118 points. Et selon ce que j’ai lu, Kurri rata également les séries, pour une raison que j’ignore.

Après son année en Italie, l'impasse persistait entre Kurri et les Oilers. Il menaça finalement de retourner chez les Devils pour exercer l’option de sa deuxième année de contrat s'il n'était pas échangé avant le 31 mai. Il avait également clairement établi que les retrouvailles avec Gretzky étaient sa priorité absolue.

Sather, qui ne ne voulait pas perdre une saison supplémentaire de ses services, finit par céder. Ainsi, une heure avant l'échéance fixée par l'ailier droit, Sather échangea ses droits, ainsi que Dave Brown et Corey Foster, à Philadelphie en retour de Craig Fisher, Scott Mellanby et Craig Berube. Les Flyers ont ensuite envoyé le joueur de 31 ans, accompagné de Jeff Chychrun, vers Los Angeles contre Steve Duchesne, Steve Kasper et un choix de quatrième tour au repêchage de 1991.

Un détail moins connu est que Kurri a failli rejoindre les Red Wings de Detroit, qui offraient plus d'argent que les Kings. Kurri était prêt à accepter, mais Detroit n'étant pas intéressé par un échange complexe à trois clubs, Sather a privilégié la transaction avec Philadelphie et Los Angeles.




Le deuxième chapitre de la carrière de Kurri dans la LNH, post-Italie, commença donc avec la fameuse réunion tant attendue avec Gretzky. On peut dire sans équivoque que cette deuxième moitié de carrière fut nettement moins resplendissante que la première. Le tandem Gretzky-Kurri version L.A, malgré quelques étincelles et une chimie toujours efficace, (dont un tour du chapeau lors de son premier match en tant que Kings) ne fut pas aussi mémorable qu’à leurs plus jeunes années à Edmonton. Il était évidemment grandement terminé le temps des saisons de 200 points de Gretzky et de 60+ buts/100+ points de Kurri. À cette première saison à L.A en 1991-92, Kurri ne récolta que 60 points, dont 23 buts, et les Kings se firent éliminer une fois de plus par les Oilers en première ronde. 
 
En fait, les Oilers post-finale de 1990 étaient toujours davantage compétitifs que leurs expatriés à Los Angeles. Malgré l’éxode continuel de plusieurs autres vedettes (Glenn Anderson, Grant Fuhr, Kevin Lowe, Adam Graves, Mark Messier, etc) les Oilers se rendirent tout de même jusqu'en finale de conférence en 1990-91 et 1991-92 tandis que les Kings ne firent jamais long feu. 

Les choses semblèrent toutefois débloquer en 1992-93, malgré une blessure importante à Gretzky qui lui fit manquer la moitié de la saison. Kurri prit davantage de place durant l’année, étant parfois muté au centre, et il termina la saison à 87 points. On énonça que le leadership tranquille de Kurri était une des principales raisons que les Kings parvinrent à redresser le bateau en l’absence de la merveille. Le parcours des Kings de l’ère Gretzky connut ainsi son apogée au printemps 1993 avec une participation en finale de la Coupe Stanley, pliant toutefois l’échine en 5 matchs face à Patrick Roy et le Canadien de Montréal.

Les Kings (pas seulement Gretzky et Kurri) ne furent plus jamais les mêmes par la suite, devant attendre l’arrivée d’une nouvelle génération à la fin des années 2000 avant de finalement passer à un autre niveau. Ils ratèrent les séries en 1993-94 et de nouveau durant la saison écourtée de 1995. Kurri connut sa dernière saison véritablement respectable offensivement en 93-94 avec 77 points dont 31 buts.
 

 
Après ces deux saisons décevantes et hors des séries, le club alors en quasi-faillite (et le propriétaire Bruce McNall en prison) liquida une grande partie de ses effectifs durant la saison 1995-96 et non pas seulement lors du fameux «2e échange» de Gretzky l’envoyant aux Blues de St.Louis (contre pas grand chose). Deux semaines suivant le départ du 99, le 17 plia également bagage, pour Manhattan dans son cas, en compagnie de Marty McSorley. En retour, les Kings obtinrent notamment Ray Ferraro. Cet échange est toutefois très impopulaire dans l’histoire des Rangers, les fans n’ayant pas apprécié Kurri autant qu’ils aimaient Ferraro. Kurri ne fit effectivement que passer à NY, et ce sans grande étincelle. Il n’obtint que 5 points en 14 matchs (dont seulement 1 but) pour clore la saison. Et malgré qu’il se racheta légèrement en séries avec 8 points en 11 matchs, les Rangers le laissèrent aller, son contrat échu.

Kurri joua ensuite deux dernières saisons dans la LNH, une en 1996-97 avec les Mighty Ducks d’Anaheim, où il put côtoyer son protégé Teemu Selanne, et une ultime saison en 1997-98 avec l’Avalanche du Colorado. À ce stade-ci de sa glorieuse carrière, Kurri était davantage devenu un attaquant de soutien défensif. Il n’eut que 13 buts et 35 points avec les Ducks et ensuite seulement 5 buts et 22 points avec l’Avalanche. 
 
C’est avec ces derniers qu’il put toutefois franchir de justesse l’illustre cap des 600 buts, terminant sa carrière dans la LNH avec un total de 601 buts, 797 passes pour 1398 points en 1251 matchs. Il était alors le recordman des points pour les joueurs européens. Il a depuis été détrôné de cette distinction par Selanne (1457) , Alex Ovechkin (1673 - au moment d’écrire ces lignes) et finalement le meneur, et #2 de tous les temps dans la LNH, Jaromir Jagr avec 1921 points.

Pour leur part, malgré que les Devils n'ont pas remporté le championnat d'Italie durant le court séjour de Kurri, et qu’ils ont disparu rapidement de la scène par la suite, ils ont toutefois soulevé le trophée les trois printemps suivants avant que le club ne soit aboli, soit en 1992, 1993 et 1994.
 
Sylvio Berlusconi (à droite) avec son club des Devils de Milan

 
Sources:
https://www.eishockeyblog.ch/als-kurri-nach-mailand-kam/
https://seura.fi/seuran-mies/miksi-jari-kurri-pelasi-kesken-nhl-uransa-kauden-italiassa/
https://www.nhl.com/kings/news/jari-kurri-almost-a-red-wing-before-he-became-a-king-285678450
https://oilersnation.com/news/an-oral-history-of-how-jari-kurri-left-the-edmonton-oilers-to-play-hockey-in-italy 

vendredi 13 février 2026

Masque spécial vendredi 13 - #11

 






Oh la la, ça fait une éternité déjà le dernier vendredi 13 ! J'espère que vous n'avez pas oublié le concept que chaque vendredi 13, inspiré par le masque Jason Voorhees, personnage principal de la série de films Friday the 13th, je vous présente un masque de gardien "épeurant", soit par son design que par sa forme, ou tout autre critère que je juge approprié.

Et tant mieux si cette fois ça tombe en pleine période olympique, car le masque que je présente aujourd'hui vient tout droit de ma Finlande natale de la Finlande !


Ce masque fut utilisé par Jukka Airaksinen, gardien de l'équipe Ilves Tampere, en Finlande bien évidemment. Si vous parlez couramment le finnois, vous aurez compris que "Ilves" signifie "Lynx", d'où cette peinture d'un lynx en mode attaque. Avec le vieillissement du masque, il semble encore plus épeurant, quoique probablement plus faible.

Airaksinen est d'ailleurs natif de la ville de Tampere. Il a évolué pour son équipe locale de 1974 à 1983, avant de terminer sa carrière avec le club de Peliitti pour une saison. Au cours de sa carrière, il a disputé 207 matchs de saison régulière et 17 matchs de séries éliminatoires, ne réalisant qu'un seul blanchissage. Il a conduit les Lynx à la médaille de bronze de la SM-Liiga lors de sa dernière saison à Tampere.





vendredi 24 octobre 2025

La famille Kapanen : une dynastie du hockey finlandais

 


 

 

Hier soir avait lieu un match entre le Canadien et les Oilers, mettant en vedette le fringant Oliver Kapanen du CH face à son cousin Kasperi Kapanen dans le camp adverse. Les Oilers l’ont finalement emporté in extremis 6 à 5, mais Oliver s’est illustré avec deux passes, contrairement à son cousin, blanchi de la feuille de pointage.

Il s’agissait de la première confrontation entre les cousins Kapanen dans la LNH. La famille Kapanen occupe toutefois depuis longtemps une place importante dans l’histoire du hockey finlandais, international, et, depuis les années 1990, dans celle de la LNH.

Voici un survol de cette véritable royauté du hockey finlandais.

 

Hannu Kapanen avec le HIFK (Helsinki)

Le premier des Kapanen à se distinguer fut Hannu Kapanen, né le 13 mars 1951 à Kontiolahti. Petit attaquant de 5 pi 9 po et 167 lb, il débuta en 1968 dans la principale ligue du pays, la SM-sarja, remplacée par la SM-liiga en 1975. Il évolua pour plusieurs clubs (JoKP, Karhu-Kissat et HIFK) avant de se joindre au Jokerit d’Helsinki en 1974.

Sa meilleure saison fut celle de 1975-1976, alors qu’il mena le Jokerit avec 53 points, dont 29 buts, en seulement 36 matchs.

Il représenta également la Finlande aux Jeux olympiques de 1976, récoltant quatre points en six matchs, ainsi qu’à plusieurs championnats du monde.

En 1977, il rejoignit les rangs du HIFK, remportant le championnat national en 1980. Il disputa ensuite cinq saisons en deuxième division avec le JoKP avant de prendre sa retraite en 1985. Par la suite, il devint un entraîneur respecté à travers la SM-liiga, occupant divers postes d’entraîneur-chef ou d’adjoint jusqu’en 2007.

Il fut intronisé au Temple de la renommée du hockey finlandais en 2006.

 

Jari Kapanen avec le Jokerit d'Helsinki

 

Frère cadet de Hannu, Jari Kapanen est pour sa part né le 1er mars 1954 à Joensuu. Évoluant également comme attaquant, Jari connut presque le même parcours que son frère, avec les 3 années de différence entre les deux. Il débuta lui aussi avec le JoKP, en 1971, ensuite TPS et le Karhu-Kissat. Les deux frères furent toutefois réunis en même temps avec le Jokerit, soit en 1974-75. Hannu quitta toutefois pour les rivaux du HIFK en 1977, mais Jari continua avec Jokerit jusqu'en 1980, étant élu capitaine en 1978. Il remporta également le trophée équivalant au Lady Byng dans la LNH, soit celui du joueur le plus gentilhomme en 1975.

En 1980, il quitta à son tour pour le HIFK, au moment où son frère descendait en deuxième division. Jari remporta lui aussi un championnat national avec HIFK, en 1983, avant de prendre sa retraite en 1987.


Sami Kapanen a joué pour les Whalers/Hurricanes de 1995 à 2003

 

Le plus illustre Kapanen (jusqu'à maintenant) est le fils de Hannu, Sami. Né le 14 juin 1973, alors que le paternel jouait avec le HIFK, Sami Kapanen était également attaquant de petit format (5'10") au talent explosif.

Formé au sein du KalPa, il évolua sous la direction de son père en 1992-1993. Dès ses années juniors, il brilla à l’international : or au championnat U17 de 1990 et bronze au U18 en 1991. En SM-liiga, il perça rapidement et fut nommé sur l’équipe d’étoiles en 1993-1994 grâce à 55 points en 48 matchs.

Aux Jeux olympiques de Lillehammer (1994), il aida la Finlande à décrocher la médaille de bronze — seulement la deuxième médaille olympique du pays au hockey —, ajoutant aussi l’argent aux championnats du monde la même année.

Après une autre médaille, d'or cette fois-ci, aux championnats du monde de 1995, Sami fut repêché en 4e ronde, 87e au total, par les Whalers de Hartford au repêchage de 1995. Déjà agé de 22 ans, il fit le saut directement dans l'organisation bientôt défunte pour la saison 1995-96.

Il débuta avec un bref séjour avec le club-école, les Falcons de Springfield. Après une excellente récolte de 31 points en 28 matchs dans la AHL, il fut rappelé à Hartford pour le restant de la saison, obtenant un modeste 5 buts et 4 passes en 35 matchs. Il fit partie des Whalers lors de leur dernière saison en 1996-97 (25 points en 45 matchs) avant de suivre l'équipe en Caroline.  

 


C'est avec les Hurricanes qu'il connut ses meilleures années, récoltant en moyenne 59 points par saison lors des 5 années suivantes, à une époque où la «dead puck era» était en plein essor et où les petits attaquants de son genre avaient beaucoup de difficulté à manœuvrer. Son sommet en carrière fut atteint en 2001-02 avec une fiche de 27 buts et 42 passes pour 69 points. Il participa 2 fois au match des étoiles (2000 et 2002), se distinguant à chaque fois comme étant le plus rapide patineur à chaque instance. Il participa également au parcours cendrillon des Hurricanes jusqu'à la finale de 2002, s'inclinant toutefois en 4 matchs contre Détroit.


Kapanen et les Hurricanes eurent un difficile lendemain de veille la saison suivante. Il avait été contraint à seulement 1 but en 23 matchs lors des séries, et sa guigne continua en 2002-03. En perte de vitesse, les Hurricanes l'échangèrent aux Flyers en février 2003 en compagnie de Ryan Bast. En retour, les  Hurricanes mirent la main sur l'espoir décevant Pavel Brendl ainsi que du défenseur montréalais Bruno St.Jacques.

Ce fut un bon changement d'air pour Kapanen qui obtint 13 points en 28 matchs pour clore la saison. Il devint davantage un attaquant de soutien au sein de ces Flyers bien garnis, avec qui il joua jusqu'en 2008. Il se distingua toutefois davantage en séries, amassant 17 points en deux tournois printaniers. 

On se souvient toutefois davantage de Kapanen lors ce ces années à Philadelphie pour avoir été magistralement sonné par Darcy Tucker des Maple Leafs...

 

Il signa un nouveau contrat avec les Flyers au retour du lock-out. Après une saison de 25 points en 2006-07 et seulement 8 en 2007-08, Kapanen annonça qu'il quitta la LNH pour retourner jouer dans la SM-Liiga avec son ancien club junior, le KalPa, où il fut immédiatement nommé capitaine. Il était également propriétaire de l'équipe depuis la saison 2003-04, un peu comme Mario Lemieux à Pittsburgh, il était alors joueur/proprio/capitaine. Il occupa également brièvement le rôle de DG en 2011. 

Après un courte année sabbatique en 2010-11, il revint au jeu pour trois autres saisons. Il fut rejoint alors par son jeune fils Kasperi qui faisait jusque-là partie du club junior de KalPa. Le duo père-fils joua ensemble jusqu'à la retraite officielle de Sami en 2014.

Sami et Kasperi Kapanen avec KalPa
 

Suite à sa retraite comme joueur, Sami demeura propriétaire de KalPa jusqu'en 2020, occupant parfois le rôle d'entraineur ou d'assistant. Il quitta ensuite pour devenir entraineur du HC Lugano. Il devint plus tard recruteur pour les Flyers mais a récemment quitté pour revenir en Finlande comme entraineur-chef des Pelicans de Lahti.

Sami Kapanen fut élu au temple de la renommée finlandais en 2015.


Kimmo Kapanen


Frère cadet de Sami, fils de Hannu et oncle de Kasperi, Kimmo Kapanen brisa toutefois le moule familial de petits attaquants rapides et habiles pour plutôt choisir d'être gardien.

Mais il suivit le reste de la famille, se développant lui aussi avec le KalPa junior et pro avec son frère et sous les ordres du père. Il était toutefois encore jeune et inexpérimenté et ne joua qu'une poignée de matchs comme gardien auxiliaire avec le club, jouant davantage avec le club U20.

Il suivit Sami avec le HIFK en 1994-95, jouant 8 matchs. Il évolua dans la SM-Liiga pour plusieurs clubs jusqu'en 2001. Il alterna entre plusieurs ligues et pays (Allemagne, Suède, Finlande) jusqu'en 2008, jouant principalement pour le Timra IK en suède pendant 4 saisons. 

Il devint ensuite entraineur des gardiens du KalPa, et plus tard DG de Timra.


Kasperi Kapanen

Comme vous avez pu voir, les Kapanen deviennent rapidement père à leur tour et parviennent à jouer avec la lignée précédente. Kasperi Kapanen, fils de Sami, est né le 23 juillet 1996, alors que Sami commençait à peine dans la LNH avec les Whalers. Il est toutefois né en Finlande durant l'été et a donc la nationalité finlandaise.

Comme son oncle Kimmo, Kasperi brisa lui aussi le moule à sa manière, étant davantage plus grand et costaud à 6'1" et 194 livres. Après avoir fait ses classes avec KalPa, il devint un des espoirs en vue de la première ronde du repêchage de 2014. Il fut choisi au 22e rang par les Penguins de Pittsburgh. Mais après seulement un an dans l'organisation de Pennsylvanie, où il demeura en Finlande et dans la AHL, il fut inclus dans la méga-transaction avec les Maple Leafs amenant Phil Kessel à Pittsburgh.

Il passa 5 saisons avec les Leafs, récoltant un sommet en carrière de 20 buts et 24 passes en 2018-19. Il fut réaquis par les Penguins en 2020 et y joua trois saisons. Il fut toutefois placé au ballotage en février 2023 et réclamé par les Blues. Même scénario par la suite alors qu'il joua avec les Blues jusqu'à une autre démotion au ballotage en novembre 2024, où il fut réclamé par les Oilers et où il semble avoir retrouvé une belle niche comme attaquant de soutien. Il a obtenu 6 points en 12 matchs lors du dernier parcours en séries des Oilers au printemps dernier.


Oliver Kapanen

Fils de Kimmo, oncle de Sami, cousin de Kasperi, petit-fils de Hannu et etc... Oliver Kapanen est le plus récent du clan à fouler les glaces de la LNH avec le Canadien de Montréal qui en fit son choix de 2e ronde (64e au total) en 2021.

Il a sans surprise été formé avec KalPa, au junior et ensuite chez les pros. Il représenta la Finlande à de nombreuses éditions du championnat junior, étant même nommé capitaine de son pays aux U20 de 2023. Après une dernière saison avec Kalpa en 23-24, il traversa l'Atlantique en 24-25, faisant ses débuts avec l'organisation montréalaise. Il commença même l'année avec le grand club, avant d'être finalement prêté au club Timra IK en suède, club où son père Kimmo était toujours DG. Il y connut une très bonne saison (35 points en 36 matchs) mais fut retourné à Montréal pour terminer l'année.

Ses premiers matchs furent toutefois timides, seulement 2 passes en 18 matchs et une autre passe en séries. Il termina ensuite le calendrier avec le Rocket de Laval, amassant 6 points.

Tout ce trimbalage en 2024-25 semble malgré tout avoir porté ses fruits, puisqu'il connait un départ canon en 2025-26 avec 6 points en 9 matchs au moment d'écrire ces lignes.

 

Konsta Kapanen avec le KalPa
 

Deuxième fils de Sami et petit frère de Kasperi, Konsta Kapanen est né le 29 septembre 2003 et est le dernier de la lignée, pour l'instant, à se rendre au niveau professionnel. Non-repêché dans la LNH, il évolue présentement avec le club familial, le KalPa. Il y est depuis toujours en fait, soit depuis ses débuts avec le club KalPa U16 en 2018-19.

Si les autres avant lui ont un peu brisé le moule, Konsta est davantage «old school Kapanen» en tant qu'attaquant de 5'9" et 160 livres. 

S'il ne figure pas sur le radar de la LNH, il a toutefois la distinction d'être le seul de la famille Kapanen à avoir remporté le titre de la SM-Liiga avec KalPa, qui vient de remporter le premier titre de son histoire en 2025. 

Je vous laisse justement avec ce premier titre du KalPa, ce qui devait être un moment mémorable pour toute la famille Kapanen.

Vous pouvez y voir un but de Konsta Kapanen à 0:48 min. 

 

 

jeudi 13 février 2025

La Finlande dans l'AMH









En marge de la Confrontation des 4 Nations et du match qui a lieu ce soir, je crois qu'il est logique de parler de l'AMH...

Car peu importe ce que vous pouvez trouver sur l'AMH, ça finit plus que très régulièrement avec une histoire abracadabrante de broche à foin. Et comme la ligue à été ainsi de ses débuts jusqu'à sa fin, rien n'est surprenant d'apprendre qu'une équipe n'a joué qu'un seul match de saison régulière dans les rangs du circuit maudit.

Vous avez bien lu : un seul match de saison régulière !

C'était lors de la dernière saison de l'AMH, en 1978-79. Suite à la faillite des Racers d'Indianapolis après 25 matchs, il ne restait que 6 équipes pour terminer la saison et leur calendrier (une source de revenus malgré tout) se voyait amputé. Les dirigeants de la ligue décidèrent donc d'aller chercher des équipes "mercenaires" pour conclure la saison. C'est ainsi que l'équipe nationale de la Tchécoslovaquie et une équipe d'étoile de l'URSS furent recrutées, tout comme ce fut le cas la saison précédente d'ailleurs. Les six équipes restantes du circuit maudit jouèrent chacun un match contre chacune de ces deux équipes, afin de compléter un calendrier de 80 parties. 

Par contre, comme les Racers ont disparu après un nombre impair de matchs, les Oilers se retrouvaient qu'avec 79 matchs de prévus. Pour remédier à la situation, l'AMH fit appel à une autre équipe nationale qui n'avait pas le lustre qu'elle a aujourd'hui : la Finlande !

Affiche promotionnelle pour la coupe Canada 1976
La Finlande de la fin des années 1970 ! L'équipe nationale qui regorgeait de joueurs connus tel que Tomi Taimio, Matti Kaario, Reijo Lappanen et Jarmo Mikatolo.

Dans ce lot, seulement deux joueurs avaient fait un séjour en Amérique du Nord. Le vétéran Seppo Repo (ça sonne comme Kappo Kakko non ?) avait joué une saison dans la même AMH, en 1976-77, inscrivant 60 points avec les Roadrunners de Phoenix. Le jeune Matti Hagman avait disputé 90 parties en 2 saisons avec les Bruins de Boston, ayant été repêché par ces derniers en 1975. Il finit cependant la saison 1977-78 dans l'AMH, à Québec, avec les Nordiques.

Bref, à la fin du mois de mars 1979, cette bande de joyeux lurons atterrirent en Alberta pour se frotter aux Oilers, qui avaient d'ailleurs pu profiter des problèmes financier des Racers afin de mettre la main sur Wayne Gretzky plus tôt dans la saison. 

La partie eut lieu le 20 mars 1979. La Finlande débuta le match en force, surprenant les Oilers en période d'adaptation, déjouant Dave Dryden à peine 2 minutes après le début du match. Après 10 minutes de jeu, Edmonton avait trouvé leurs repères, inscrivant 7 buts sans riposte contre le gardien Jorma Valtonen, dont trois à l'intérieur de 36 secondes au début du deuxième engagement.

Le victoire en poche, les Oilers ont alors envoyé leur gardien finlandais, Hannu Kamppuri, dans la mêlée, pour son deuxième et dernier match de la saison. Il accorda trois buts à ses compatriotes pendant la troisième période, permettant une marque finale de 8 à 4 en faveur d'Edmonton.

Les Oilers amassèrent donc 2 autres points au classement (ils allaient finir premiers), alors que la Finlande n'en récolta bien entendu aucun. De toute façon, n'étant que de passage dans l'AMH, leur point n'aurait pas été comptabilisé.

Ce match a également permis aux Oilers de garder un œil sur deux joueurs de l'équipe finlandaise, alors qu'ils firent signer un contrat à Matti Hagman avant la saison 1980 (il joua 2 saisons à Edmonton), peu de temps après avoir repêché un joueur qui devint un membre important de la dynastie albertaine, le membre du Temple de la Renommée du hockey, Jari Kurri.


Sources : hockeyreference.com, hockeydb.com, wikipedia.org, https://youtu.be/NF9r1OxWje8?si=E5BVrtUeZ0yd1bXW

jeudi 14 novembre 2024

Joueur oublié des 90's #95 - Jarmo Myllys



 

Né à Savonlinna en Finlande le 29 mai 1965, Jarmo Myllys n'aura peut-être pas réussi à percer véritablement la LNH mais aura tout de même réussi à se monter un pas pire CV sur la scène européenne et internationale.

Gardien de petite stature (5'8" et 171 lbs), il débuta au sein de son club local, le Savonlinnan Pallokerho (plus souvent abbrévié sous le nom SaPKo) en deuxième division de Finlande en 1980-81. Toujours d'âge junior, il se distingua aux championnat mondial U18 en 1982-83 en aidant la Finlande à remporter l'argent et en étant nommé meilleur gardien du tournoi. Il répéta ensuite aux U20 en remportant de nouveau l'argent en 1983-84.

Il débuta comme adjoint en première division finlandaise, la SM-Liiga, avec le club Ilves Tampere, champions nationaux en 1984-85. 
 
Il passa ensuite avec le Lukko de Rauman en 1986-87 et c'est alors qu'il put finalement devenir gardien numéro un dans son pays, jouant 43 matchs au sein d'un club pas mal plus faible qu'à Tampere. Il s'en sortit assurément assez bien malgré une fiche perdante (16-20-7) car il fut  repêché en 9e ronde (172e au total) par les North Stars du Minnesota.

L'année 87-88 fut ensuite sa grande éclosion. Il aida d'abord le Lukko Rauman à se rendre en finale, dans une cause perdante. Il gagna le titre du MVP de la SM-Liiga ainsi que celui du meilleur gardien. Il fut aussi le gardien partant de l'équipe finlandaise aux Olympiques de 1988, aidant sa patrie à remporter l'argent, alors la plus haute distinction internationale du hockey finlandais jamais atteinte à ce moment.

Le choix tardif des North Stars semblait alors en valoir la peine et Myllys traversa en Amérique du Nord pour la saison 1988-89. Il débuta la saison avec les North Stars, mais après trois matchs sans victoires et 17 buts accordés, il fut retranché dans la IHL avec les Wings de Kalamazoo. Les North Stars avaient en fait de meilleurs prétendants devant le filet avec l'émergence de Jon Casey et celle du compatriote de Myllys, Kari Takko, qui lui avait déjà une quarantaine de matchs de la LNH à son actif. 

Myllys termina donc la saison à Kalamazoo, finissant avec une fiche de 13-8-4. Il fut rappelé le temps de 3 autres matchs au Minnesota, remportant finalement sa première victoire le 31 décembre 1988. Sa fiche de première saison dans la LNH fut donc de 1-4-0.

Le même scénario se poursuivit en 1989-90 alors que Myllys joua presque exclusivement dans la IHL, ne jouant que 4 matchs au Minnesota (0-3-0). Il connut toutefois une excellente saison à Kalamazoo, terminant à 31-9-3 et étant élu sur la 2e équipe d'étoiles. 

Même histoire en 1990-91, cette fois seulement 2 matchs dans la LNH (0-2-0) mais de bonnes stats dans la IHL (24-13-1), ce qui semblait confirmer que les North Stars n'avaient pas plus de plans le concernant.

Donc sans grande surprise, les North Stars le laissèrent sans protection lors du repêchage de dispersion menant à la naissance des Sharks de San Jose, un sujet dont je ne peux m'échapper quoique je décide d'écrire...

Si la compétition devant le filet était difficile au Minnesota, c'était plus ou moins «wide open» au sein de la première équipe d'expansion dans la LNH depuis 1974 (je ne compte pas l'arrivée des 4 équipes de l'AMH en 1979). Myllys avait alors la chance de devenir numéro 1, ou du moins adjoint principal des Sharks, étant alors en compétition avec des Jeff Hackett, Arturs Irbe, Bryan Hayward et Wade Flaherty...

Avec Hayward blessé une grosse partie de la saison, c'est finalement Jeff Hackett qui jouera le plus de matchs (43) lors de cette saison inaugurale des Sharks, tandis que les 4 autres alternèrent au titre d'adjoint et firent souvent le trajet entre San Jose et Kansas City, où était situé le club-école des Sharks dans la IHL. Mais finalement, Myllys devint le principal deuxième violon des Sharks cette saison-là, étant d'office durant 27 matchs. 

Mais, en tant qu'exemple flagrant de cette saison misérable des premiers Sharks, et continuant dans le peu de standards qu'il avait démontré au Minnesota, il ne put faire mieux qu'une fiche de 3-18-1. Il eut également la pire moyenne de buts alloués de la ligue cette saison-là avec 5.02.

Un classique cas de «Rentre? Rentre pas?» ici avec la puck en périphérie du masque et de la mitaine de Myllys... Mais en consultant le sommaire du seul match que Myllys a joué contre St.Louis cette saison-là, il a alloué 4 buts sur 42 tirs donc rien de moins sûr...


Un des matchs qui fit grandement gonfler cette moyenne eut lieu le 17 décembre 1991 sur la route contre les trop puissants Penguins de Pittsburgh. Les Sharks encaissèrent ce soir-là une dégelée de 10-2 et Myllys fut devant le filet pour l'entièreté de ces 10 buts. Les Penguins comptèrent en fait 8 buts seulement en 2e période, ce qui demeure un record de franchise, et pas loin du record de la LNH de 9 établi par les Sabres en 1981. 

Après le 10e but, Myllys explosa de colère en brisant son bâton sur le filet et en se retirant lui-même du match en rentrant au banc. Son capitaine, le vétéran Doug Wilson, alla le voir et lui dit «Jarmo, there’s no reason to get that mad because honestly, you’re not that good.» ou librement traduit ici: «Jarmo, tu n'as aucune raison d'être autant en colère parce qu’honnêtement, tu n'es juste pas assez bon.» . Myllys revint devant le filet en troisième et n'accorda pas de but supplémentaire.

Cette dégelée et totale annihilation de Myllys est disponible sur Youtube et la voici pour vous:

 


Pour rajouter à l'insulte, Doug Wilson était un des meilleurs «jokers» de sa génération. Donc en plus d'être le capitaine, il n'avait pas son pareil pour alléger l'ambiance dans le vestiaire. Le lendemain de cette destruction en règle, un vidéo du match jouait dans le vestiaire montrant la reprise des buts. Wilson prit la mitaine de Myllys et recréa humoristiquement chaque manière dont Myllys pouvait rater la rondelle sur chaque but des Penguins. Le reste du vestiaire était apparemment couché par terre d'hystérie mais on imagine que Myllys ne devait pas se sentir plus grand que ses 5'8"...

Et malgré qu'il s'agissait de sa première vraie saison dans la LNH et qu'il joua à peine dans les mineures (seulement 5 matchs), Myllys opta de retourner en Finlande la saison suivante. Il avait néanmoins été échangé aux Maple Leafs après la saison en retour d'une somme d'argent mais on imagine qu'il ne se voyait pas nécessairement très haut non plus dans l'organigramme des Maple Leafs avec Félix Potvin, Grant Fuhr et Darren Puppa le devançant.

En fait, en regardant le vidéo plus haut, je crois que l'on peut deviner à quel moment exactement le pauvre Jarmo décida de retourner en Finlande après la saison...


Il retourna donc dans sa patrie en 1992-93, cette fois-ci en 2e division avec le KooKoo Kouvola (quel fantastique nom). Il remonta ensuite la pente en 93-94, retournant en première division avec son ancien club, le Lukko de Rauman, et fut élu sur l'équipe d'étoiles. Il retourna également aux Olympiques en 1994 comme partant pour la Finlande, les aidant à remporter le bronze, ainsi qu'aux championnats du monde où ils remportèrent l'argent. 

Il opta ensuite de transférer en Suède dans la Elitserien avec le Luleå HF. Il joua avec eux jusqu'en 2001, remportant le titre de gardien de l'année en 94-95, le MVP en 96-97 et terminant annuellement en tête pour les blanchissages. Il gagna ensuite une autre médaille de bronze aux Olympiques de 1998.

Il marqua également non pas un, mais deux buts durant cette période, une fois en 99-00 et l'autre fois en 2000-01. Le Luleå HF remporta également le championnat suédois en 95-96.


Après 7 saisons passées avec le Luleå HF, il revint en Finlande terminer sa carrière avec le Blues d'Espoo (2001 à 2003) et le SaiPa (2003 à 2005). Il fut également prêté aux HV71 en Suède pour les séries de 2004, durant lesquelles il remporta de nouveau un championnat de la Elitserien. 

Après sa retraite, il demeura au sein du SaiPa (nom complet Saimaan Pallo) comme entraineur des gardiens pour ensuite entrainer en Autriche et dans différentes ligues jusqu'à ce jour.

Le gardien qui était «Not that good» pour la LNH peut tout de même se considérer comme un des meilleurs gardiens finlandais et européens de sa génération. Son numéro 35 fut retiré par le Luleå HF et il fut également élu au Temple de la Renommée du hockey finlandais en 2009. On imagine qu'en tant qu'un des premiers gardiens finlandais dans la LNH, il fait grandement figure de pionnier pour des joueurs comme Pekka Rinne, Tukka Rask ou autres Juuse Saros...

En 39 matchs dans la LNH, la fiche de Jarmo Myllys fut de 4 victoires, 27 défaites et 1 match nul. J'aimerais bien vous donner ses stats en Finlande et Suède mais elles sont incomplètes sur mes sites.


En 2016, les Sharks avec Doug Wilson comme DG se sont mesurés aux Penguins en finale. On peut s'imaginer que le bon vieux Wilson a eu une petite pensée pour Jarmo...

 



Il aurait bien eu besoin d'un tel setup à San Jose...


Sources:
An oral history of the San Jose Sharks as they celebrate their 25th anniversary, The Hockey News, 6 décembre 2015
Sharks Tales: First season was classic exercise in futility, Sports Illustrated, 6 juin 2016








mercredi 28 août 2024

Sondage: Risto Siltanen ou Reijo Ruotsalainen ?



 


Dans la lignée de nos précédents sondages tels que Pavel Trnka ou Petr Tenkrat? Lucien DeBlois ou Mario Marois? ou encore Merlin Malinowski ou Terry Ruskowski?, le temps est venu de trancher encore une fois sur une question d'importance capitale, qui est maintenant:

Quel est votre préféré entre «Risto Siltanen ou Reijo Ruotsalainen?»

Ces deux joueurs finlandais des années 80 ont toujours été quelque peu confondants pour moi et j'imagine pour une flopée d'autres gens qui ne les ont pas nécessairement vu jouer. En plus d'avoir un nom similaire, les deux étaient également des défenseurs du même âge, en plus d'avoir joué pour quelques-unes des mêmes équipes et de porter un beau JOFA à la Jari Kurri. Et comme ce dernier, les deux font également figure de pionniers du hockey finlandais.

Allons-y donc pour leur bio respective et ensuite on passera au sondage.


Risto Siltanen

Risto Siltanen est né un jour d’Halloween, soit le 31 octobre 1958 à Mänttä. Défenseur rapide et agile de seulement 5'9", il était toutefois très trapu et costaud, ce qui lui valut le surnom «Le petit Hulk». Sans faire partie de l'élite, il était toutefois reconnu pour avoir un des meilleurs lancers sur réception de la LNH et un des tirs les plus foudroyants.

Il débuta son développement avec l'équipe junior du Ilves Tampere. C'est lors de la saison 1975-76 qu'il démontra tout son talent alors qu'il termina au premier rang des buteurs de la ligue avec 39 buts en 36 matchs, et ce malgré qu'il était défenseur à temps plein. Il gradua ensuite en SM-Liiga et fut élu comme recrue de l'année en 1976-77 en plus de faire partie de l'équipe d'étoiles.

Les Blues de St.Louis prirent le pari sur lui lors du repêchage de 1978 avec un choix tardif de 11e ronde (173e au total). Il n'était toutefois pas intéressé par les Blues et débuta la saison suivante en Finlande avant de finalement traverser en Amérique vers la fin de la saison, non pas avec les Blues mais plutôt avec les Oilers d'Edmonton dans l'AMH. Il termina la saison 78-79 avec 7 points en 20 matchs et 9 autres en séries où les Oilers s'inclinèrent contre les Jets lors de la dernière finale de l'histoire de la ligue rebelle.

Les Blues détenaient toujours ses droits dans la LNH lors de la fusion des deux ligues mais Siltanen refusa toujours de se rapporter à eux, menaçant plutôt de retourner en Finlande plutôt que d'aller à St.Louis.  Les deux équipes conclurent donc un échange envoyant le défenseur Joe Micheletti aux Blues en retour de Siltanen et Tom Roulston.

Siltanen fit donc partie des premières éditions des Oilers dans la LNH, et il fit également partie des nombreuses réussites initiales des Oilers avec les joueurs finlandais. En fait, il s'agit du premier de cette lignée, étant le seul joueur de ce pays lors de cette saison 79-80. Il servit d'ailleurs d'interprète lors de l'arrivée de Kurri la saison suivante. Après une première saison de 35 points, Siltanen devint le défenseur offensif de prédilection de Glen Sather avec une saison de 53 points dont 17 buts en 1980-81. Il marqua également le but vainqueur lors du 2e match de la série contre les Canadiens au printemps 1981, une série 3 de 5 que les Oilers remportèrent à la surprise générale en 3 matchs. 

Siltanen enchaina ensuite avec sa meilleure saison en carrière avec 63 points en 1981-82. Il fut également le premier défenseur de l'histoire des Oilers à obtenir un tour du chapeau.

Cependant, l'émergence rapide de Paul Coffey incita les Oilers à sacrifier Siltanen dans le but d'obtenir plus de robustesse, ce qu'ils réussirent avec brio en l'envoyant aux Whalers de Hartford en retour de Ken «the Rat» Linseman.  Dans cette échange à trois équipes, Mark Howe prit le chemin de Philadelphie.

Siltanen continua donc sa carrière comme défenseur numéro un des Whalers à partir de 1982-83. Après une première saison où il régressa à 30 points, il revint à ses bonnes habitudes avec 15 buts et 53 points en 83-84 et ensuite 12 buts en 84-85.

En 1985-86, les Whalers étaient sur une lancée. Et une fois de plus, l'émergence d'un autre défenseur offensif poussa Siltanen en dehors du portrait, cette fois-ci au profit de Dave Babych. 

Ils sacrifièrent donc Siltanen en l'envoyant aux Nordiques en retour de l'attaquant John Anderson, juste avant un match entre les deux équipes à Hartford.

Siltanen était un bon fit à Québec et put même se venger des Whalers pour l'avoir échangé lorsqu'il obtint 5 passes à leurs dépends lors d'un match des séries de 1987, aidant ainsi grandement à leur élimination par les bleus. Ces 5 passes en un match demeurent à ce jour le record pour un défenseur en séries. Il est en fait co-détenteur du record, précédemment établi par nul autre que... Paul Coffey en 1985.

Cependant, après cette seule saison complète passée à Québec (10 buts, 29 passes), durant laquelle il eut également un séjour dans les mineures pour reconditionnement physique, Siltanen décida de partir pour la Suisse avec le HC Berne pour la saison 1987-88. Il était triste de quitter Québec mais il évoqua comme raison principale le fait qu'il voulait que son fils puisse aller à l'école en Finlande. Il ne gardait également pas la porte fermée pour un éventuel retour avec les Nordiques dans le futur. Ses droits passèrent toutefois aux Devils et ensuite au Canucks lors des années suivantes, sans qu'il ne revienne dans la LNH.

Après une seule saison à Berne, il revint en Finlande pour de bon, avec son ancien club de Tampere, comme capitaine. Il joua ensuite avec le TuTo Turku de 1992 à 1996 suivi d'une dernière saison en Allemagne suite à quoi il prit sa retraite. 

Il fut élu au temple de la renommée du hockey finlandais en 1998. 

En 560 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 90 buts et 265 passes pour 355 points.

Vous pouvez voir un de ses «plombs» ici en action contre les Rangers et Ruotsalainen d'ailleurs.


Passons justement à son compatriote.


À première vue, il est tentant de déclarer Reijo Ruotsalainen comme étant supérieur à Siltanen mais décortiquons d'abord son parcours et notez bien toutes les nuances qu'on y retrouve. Et je vous rappelle qu'il ne s'agit pas de voter pour le meilleur des deux, mais bien votre préféré entre les deux.

Reijo Ruotsalainen est né le 1er avril 1960 à Oulu en Finlande. Si Siltanen est né à l’Halloween, Ruotsalainen est lui aussi né à une date rigolote, soit celle du Poisson d'avril...

Patineur prodige, Reijo (prononcé Réixo) est grandement considéré comme un des meilleurs patineurs de sa génération. À seulement 15 ans, il parvint à faire l'équipe senior de son club local, le Kärpät Oulu, pour la saison 1975-76. Il s'imposa dans le meilleur niveau finlandais lors des 5 saisons suivantes, étant deux fois élu meilleur défenseur de la SM-Liiga, et aidant le Karpat à remporter le championnat en 1981. Durant ses années d'éligibilité au junior, il était tellement convoité que les Saguenéens de Chicoutimi ont bien failli obtenir ses services en 1977. Il aurait alors fallu que ses parents acceptent et que les Sags versent une caution de 10 000$ à la fédération de hockey finlandaise, ce qui n'arriva éventuellement pas...

Ce sont les Rangers qui prirent le pari de le repêcher, soit en 6e ronde (119e au total) du repêchage de 1980, soit la même cuvée de celui auquel il fut grandement comparé durant sa carrière, Paul Coffey (au 6e rang pour sa part). C'est l'ancien défenseur des Jets Lars-Erik Sjoberg, alors recruteur avec les Rangers, qui était grandement fan et qui convainquit les Rangers de le sélectionner. Comme Coffey, Ruotsalainen était reconnu pour mieux patiner à reculons que la plupart des joueurs de la LNH à la normale.

Ruotsalainen fit le saut avec les Rangers en 1981-82. Jumelé avec le robuste Barry Beck sur la première paire de défenseurs des Rangers, il obtint une splendide saison recrue avec 18 buts et 38 passes pour 56 points. Il obtint également 9 points en 10 matchs durant les séries. Comme Siltanen, Ruotsalainen était aussi reconnu pour son lancer frappé sur réception et son habileté avec la rondelle. Cependant, Ruotsalainen était considéré supérieur grâce à sa vitesse. 

Mais à seulement 5'8" et 170 livres, Ruotsalainen n'était pas le plus robuste et sur ce point, Coffey, et même Siltanen, lui étaient supérieurs.

L'entraîneur des Rangers était alors le légendaire Herb Brooks, qui parvenait à tirer le maximum du talent de Ruotsalainen. Il l'utilisait aussi souvent à l'aile, ce qui fit immanquablement gonfler ses statistiques. Son sommet en carrière fut atteint en 1984-85 lorsqu'il amassa 28 buts et 45 passes pour 73 points, bon pour le premier rang chez les Rangers. Il termina toutefois cette saison avec le pire différentiel de l'équipe à -27.

En fait, les Rangers de 84-85 avaient connu une saison médiocre avec une fiche de 22-48-10, étant parvenus à faire les séries seulement parce que les Devils et les Penguins avaient fait pire qu'eux dans leur division. Ils se firent d'ailleurs éliminer rapidement en trois matchs par les Flyers en première ronde. 

Brooks fut remercié après cette saison et son remplaçant Ted Sator n'avait pas la même affection envers Ruotsalainen, qui régressa alors à 59 points en 85-86. Sator s'est d'ailleurs mis beaucoup de joueurs à dos durant cette saison et il fut rapidement congédié au début de la saison suivante. À ce moment, Ruotsalainen n'était plus là. Incapable de blairer Sator et en froid avec la direction, il signa en Suisse avec le HC Berne, précédant d'un an l'arrivée de Siltanen avec le même club.

C'est alors que Glen Sather flaira le coup et en passa toute une à son collègue Phil Esposito des Rangers. Il obtint les services de Ruotsalainen, Clark Donatelli, Jim Wiemer et Ville Kentala en retour de Mike Golden, Miroslav Horava et Don Jackson. Jackson était un vétéran accompli mais ne joua qu'une vingtaine de matchs à New York et prit sa retraite, tandis qu'Horava ne devint qu'un joueur marginal et Golden ne se rendit jamais à la LNH. 

Le DG des Jets, John Ferguson, déclara alors qu'il y avait «une douzaine de DG de la LNH qui voulaient la tête d'Esposito» pour s'être débarrassé ainsi de ce qu'on considérait toujours comme un des meilleurs défenseurs de la planète, qui était désormais dans le même vestiaire que Paul Coffey...


Cependant,
Ruotsalainen était menotté par le contrat avec le HC Berne. Sather tenta de le racheter mais le club refusa car Ruotsalainen attirait de larges foules. Il dut ainsi attendre la fin de la saison là-bas (qui se termine plus tôt) pour revenir dans la LNH. Il joua alors les 16 derniers matchs de la saison à Edmonton, amassant 5 buts et 8 passes et jouant l'entièreté du parcours des séries des Oilers jusqu'à leur reconquête de la coupe au printemps 1987. Il obtint 7 points durant ces séries menant à sa première coupe Stanley.

Mais malgré ce retour en force dans la LNH, une coupe et le départ imminent de Coffey chez les Oilers (échangé à Pittsburgh à l'automne 1987), Ruotsalainen opta de retourner en Europe, cette fois-ci en Suède avec le HV71. Il avait alors en vue de participer aux Olympiques de 1988, ce qu'un contrat dans la LNH lui rendait impossible. Il aida grandement sa patrie lors de ces jeux, obtenant 4 buts en 8 matchs et aidant son équipe à remporter la médaille d'argent, à ce moment la plus haute marche sur le podium olympique pour les finlandais dans leur histoire.

Durant cette saison passée en Suède et aux Olympiques, les droits de Ruotsalainen furent acquis au ballotage par les Devils. Après une saison de retour en Suisse en 1988-89, il se laissa tenter de nouveau par la LNH. Cependant, on retrouvait trop de défenseurs similaires chez les Devils, eux qui venaient de finalement acquérir les services de Viacheslav Fetisov et Alexei Kasatonov, sur qui ils avaient parié gros. Ruotsalainen était donc de trop et fut souvent laissé de côté, n'amassant que 7 points en 31 matchs au New Jersey.


Court passage avec les Devils

Avec ses compatriotes Jari Kurri et Esa Tikkanen en 1990

Avec le HC Berne en Suisse

Mais, c'est alors qu'un personnage familier retentit de nouveau. Au début du mois de mars 1990, Glen Sather refit l'acquisition de Ruotsalainen en vue des séries. Il ne céda en retour que le défenseur Jeff Sharples, un joueur marginal qui ne revint jamais dans la LNH. 

Le deuxième séjour de Ruotsalainen à Edmonton fut très similaire au premier. Il obtint 8 points en 10 matchs pour clore la saison. Il fut toutefois un gros rouage de l'équipe en séries avec 13 points en 22 matchs, aidant à ramener de nouveau la coupe à Edmonton. Il obtint alors le surnom de «Rental Rexi».

Il s'agissait toutefois du chant du cygne dans la LNH pour Ruotsalainen, qui retourna ensuite en Suisse avec le HC Berne pour les trois saisons suivantes. Il alterna ensuite entre la Suisse et la Finlande jusqu'à sa retraite en 1998 (un an après Siltanen). 

En 446 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 107 buts et 237 passes pour 344 points, en plus de 47 points en 86 matchs en séries.

Il fut élu au temple de la renommée finlandais en 2000.

Étrangement, malgré son départ de la LNH et sa retraite, son nom fut longtemps disponible sur les listes de protection ou non-protection lors des expansions des années 90 et 2000. On le retrouve par exemple ici protégé par les Oilers lors de l'expansion de 1998 et ici disponible lors de l'expansion de 2000... 

Jusqu'à ce jour, il est affectueusement «name-droppé» en blague par les commentateurs et partisans des Oilers lorsque l'équipe aurait besoin de renfort en défense...


Bon il est désormais temps de voter. 

Je sais qu'à première vue c'est Ruotsalainen qui devrait l'emporter mais ce sera à décider selon vos propres critères et votre degré d'affection. Peut-être retrouverons nous une légion des anciens fans de Siltanen durant son temps avec les Nordiques qui feront pencher la balance en sa faveur...

Voici un aide-mémoire pour vous aider dans votre décision.

RISTO SILTANEN

  • Premier défenseur offensif des Oilers dans la LNH.
  • Premier joueur finlandais des Oilers dans la LNH.
  • Surnommé «Le petit Hulk»
  • Recrue de l'année en Finlande en 1977
  • Un des meilleurs lancés sur réception de son époque
  • Sommets de 17 buts en 1980-81 et 63 points en 1981-82
  • A seulement évolué comme défenseur
  • A joué pour les Whalers et les Nordiques
  • A joué pour 3 des 4 équipes de l'AMH qui ont gradué dans la LNH
  • Record de la LNH avec 5 passes en un match des séries (co-détenu avec Paul Coffey)
  • 90 buts et 265 passes pour 355 points en 560 matchs dans la LNH. 18 points en séries.
  • Temple de la renommée finlandais


REIJO RUOTSALAINEN

  • 2 coupes Stanley
  • 1 médaille d'argent olympique
  • 3 championnats de la ligue Suisse
  • 2 titres de meilleur défenseur en Finlande
  • 1 championnat en Finlande
  • Surnommé «Rental Rexi»
  • N'a pas joué pour les Whalers ou les Nordiques
  • A été employé comme défenseur et attaquant
  • 107 buts et 237 passes pour 344 points en 446 matchs dans la LNH. 47 points en séries.
  • Temple de la renommée finlandais
  • #10 retiré par Kärpät

Les deux ont joué avec Paul Coffey mais n'ont jamais joué ensemble, à l'exception des championnats mondiaux junior et la Coupe Canada de 1981. Les deux ont joué avec les Oilers et le HC Berne.

VOTEZ!


Sources:
Reijo Ruotsalainen téléphone à ses parents, Le Quotidien, 28 décembre 1977
Anderson sacrifié pour Siltanen, Le Soleil, 9 mars 1986
Enfin je pourrai jouer à ma manière,
Le Soleil, 9 mars 1986
Fergy en veut à Espo, Le Soleil, 2 novembre 1986

J'ai vraiment appris à aimer les Nordiques, le Soleil, 4 mai 1987
Heureux qui comme Reijo, La Tribune, 25 mai 1990