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mardi 11 août 2026

Petite photo pour le plaisir #108 - Barons Bus


 

Si vous nous lisez depuis un moment, vous savez que nous avons une fascination pour l’éphémère équipe de l’Ohio, les Barons de Cleveland. Les horribles Golden Seals de la Californie avaient déménagé sur le bord du lac Érie en 1976. Bien qu’ils arboraient l'un des plus beaux (sinon le plus beau) chandails de l’histoire de la LNH, les résultats sur la patinoire ne furent pas mieux que sur la côte ouest. L’aventure dura deux ans, alors qu’en 1978, ils fusionnèrent avec un autre canard boiteux, les North Stars du Minnesota, dans une transaction compliquée et inhabituelle. 

Ces Barons avaient été précédés par d’autres Barons, qui eux ont joué dans la Ligue américaine de 1937 à 1973. Ils furent d’ailleurs l’une franchise emblématique de cette ligue, remportant neuf Coupes Calder. Pendant la période des six équipes dans la Ligue nationale, on spécula qu’ils auraient pu être supérieurs à certaines équipes de la LNH. 

Pendant cette même période, il fut même question qu’ils accèdent à la grande ligue, chose ne se matérialisa finalement jamais. 

 

Récemment, j’ai vu dans les rues de Montréal un autobus qui a attiré mon attention. D’abord, l’entreprise s’appelle Barons Bus. De plus, le véhicule était immatriculé en Ohio. Quant au logo, bien qu’il ne soit pas une copie conforme, le geek en moi n’a pas pu s’empêcher de faire un rapprochement avec le logo des anciens Barons. 

L'équipe de hockey vs la compagnie d'autobus

 

Après vérification sur leur site, on peut voir que l’entreprise est effectivement basée à Cleveland. On peut aussi lire qu’elle a été fondée en 2012, mais nulle part fait-on un rapprochement avec la défunte équipe de hockey, bien que wikipedia le mentionne. Mais la ressemblance est indéniable.

En plus, les couleurs sont les mêmes que celles de l'ancienne équipe de la Ligue nationale. 

Sources : baronsbus.com, wikipedia.org.

 

dimanche 22 septembre 2024

Bob Girard





Travailleur infatigable, Robert Girard n’a pas eu le parcours le plus typique qui soit. Jamais repêché, c’est alors qu’il jouait au niveau senior avec les As d’Amqui qu’il signa un contrat comme agent libre. Les faibles Golden Seals de la Californie, tentant désespérément de retrouver un peu de profondeur, lui firent signer un contrat comme agent libre en septembre 1973.

Il fut d’abord assigné aux Checkers de Charlotte de la SHL (Southern Hockey League), avant de graduer avec les Golden Eagles de Salt Lake de la WHL (Western Hockey League).

Comme 1973-74 fut la dernière année d’existence de la WHL, les Golden Eagles et Girard se joignirent l’année suivante à la CHL (Central Hockey League). L’année fut également soulignée par l’arrivée de Jack Evans derrière le banc. Ce fut aussi l’un des rares points positifs de l’histoire des Seals, alors que leur club-école finit premier au classement et remporta la Coupe Adams. Girard, un ailier versatile qui était jusqu’à récemment un défenseur, contribua aux succès de l’équipe avec 13 buts et 32 passes.

Les minables Seals, qui venaient de changer six fois d’entraîneur en quatre ans, ne pouvaient pas passer à côté de ce rare coup d’éclat, et firent alors graduer Evans derrière leur banc pour la saison 1975-76. Celui-ci en profita pour faire graduer Girard avec lui. D’ailleurs, il devait vraiment apprécier son jeu, puisque dès son année recrue, il joua l’année au complet. Le manque de talent de l’équipe fit aussi en sorte qu’il hérita de missions périlleuses habituellement pas confiées aux nouveaux venus, comme celle de surveiller Guy Lafleur lors des affrontements contre Montréal.

Offensivement, Girard s’en tira aussi relativement bien, malgré quelques disettes. Si une autre recrue, Dennis Maruk, compta 30 buts, Girard parvint tout de même à en accumuler 16, en plus de 26 passes. Ce ne fut toutefois pas suffisant pour rendre les Seals respectables, qui ratèrent encore les séries et qui terminèrent 14e sur 18, avec une fiche de 27-42-11. Avec une moyenne de 6944 spectateurs, ils terminèrent également derniers au niveau des foules et finirent par déménager à Cleveland, pour devenir les Barons.

À Cleveland, les résultats ne furent guère mieux, ni sur la patinoire, ni dans les estrades.

Girard marqua 11 buts et obtint 10 passes en 1976-77, avant d’être échangé au cours de la saison 1977-78. Il n’améliora toutefois pas ainsi son sort, puisqu’il se retrouva avec une équipe encore pire, les Capitals de Washington. En retour, les Caps donnèrent tout de même un joueur qui avait connu des saisons intéressantes offensivement, Walt McKechnie.

À Washington, il fit la rencontre de Robert Sirois, qui devint un ami et même un partenaire d’affaires, avec qui il détint pendant un moment un restaurant italien à Pierrefonds.

À un moment où ils étaient en vacances à Miami avec quelques coéquipiers, Sirois vit Girard entrer dans un bar. Il voulut le suivre, mais on l’empêcha. Lorsqu’il insista, il put finalement être admis. À l’intérieur, il constata que la clientèle était purement masculine. Lorsqu’il repéra finalement Girard, il le vit alors qu’il dansait langoureusement avec un autre homme. Éberlué, Sirois se fit alors demander par un autre client s’il était au courant qu’il s’agissait d’un bar gay. Sirois répondit qu’il n’en savait absolument rien et sortit.

Dans une LNH des années 1970, alors que le jeu était très agressif et l’ambiance plutôt macho et homophobe, ce point était très embarrassant. Sirois, avec ce qu’il a qualifié lui-même de sa mentalité de l’époque, dit alors lors d’une conversation ultérieure à Girard que le tout devait demeurer secret et qu’il devrait se faire soigner. Le secret demeura.

Girard joua aussi la saison 1978-79 avec les Capitals, mais au repêchage de 1979, il fut déçu de ne pas avoir été choisi par les Nordiques. Il retourna donc avec les Capitals, avec qui il joua un dernier match dans la LNH. Il passa le reste de la saison avec les Bears de Hershey dans la Ligue américaine, avec qui il remporta la Coupe Calder.

Il tenta brièvement l’expérience suisse, avant de revenir dans la région montréalaise et de jouer dans des ligues récréatives.

S’il est décédé en 2017, à l’âge de 69 ans, ce n’est qu’après que la question de son orientation sexuelle refit surface. Marie-Claude Savard, dans le cadre de la série documentaire ″Intouchables″, diffusée en 2020, se demanda pourquoi il n’y avait jamais eu un seul joueur de la Ligue nationale qui ait dévoilé son homosexualité. C’est ainsi que l’équipe retraça Sirois et le frère de Girard, Denis. Ce dernier confirma le tout et s'est dit persuadé que s’il avait été toujours vivant, dans le contexte actuel, Robert aurait sûrement accepté de finalement faire sa ″sortie du placard″.

Malgré les journées de la fierté, est-ce que les choses ont vraiment changé?  Bien qu'il soit pratiquement statistiquement impossible qu'il n'y ait aucun homosexuel dans la LNH, il demeure qu'aucun ne se soit affiché comme tel, ni maintenant, ni jamais.

Sources:

″Gritty Girard finds success as winger″, de Brent Checketts, Deseret News, November 7, 1974, page F1,

″Girard espère″ de Bernard Brisset des Nos, Montréal-Matin, 7 décembre 1976, page 69,

″Les matineux″, Montréal-Matin, 29 décembre 1976, page 47,

″Les matineux″, Montréal-Matin, 30 août 1978, page 59,

″Burton reviendra jouer au Colisée″ de Maurice Dumas, Le Soleil, 14 juin 1979, page C1,

″Intouchables, L’homosexualité au hockey, entre tabou et clichés″ (Les intouchables : argent, sexe, drogue et… hockey! | ICI.Radio-Canada.ca)

wikipedia.org.

dimanche 28 avril 2024

John Baby

 


L'autre jour, j'ai mis comme carte du jour cette vieille carte maganée de John Baby, sachant très bien qu'elle ferait réagir par le nom comique du joueur, doublé du splendide chandail vintage des Nordiques, plus précisément la version avec logo blanc portée de 1975-76 dans l'AMH jusqu'à la première saison de l'équipe dans la LNH en 1979-80. L'équipe reviendra au logo rouge traditionnel sur ses deux chandails à partir de la saison 1980-81.

Cependant, un usager facebook m'a indiqué que John Baby n'a jamais joué avec les Nordiques...

Après vérification j'ai bien vu qu'il avait raison. Je croyais alors qu'il s'agissait simplement d'un cas typique de carte «airbrushée» d'un joueur qui venait de passer à une nouvelle équipe et qui devenait ainsi victime des gars d'O-Pee-Chee en se faisant charcuter sur un de ces montages photo de l'ère préhistorique, pour ensuite être ré-échangé ou libéré.

Mais s'il s'agissait bien d'un cas de airbrush, il aurait fallu rendre les armes et accorder au gars tout l'honneur qui lui revient car ce serait une job impeccable et sans reproches. Je commence à avoir un œil pas mal aiguisé pour détecter du airbrush, (quoique c'est pas très difficile) et ici je ne crois pas me tromper pour dire que c'est une photo authentique.


Donc, il s'agit d'un cas intéressant pour y consacrer un peu de temps. Et en plus de son nom sympathique et de cette anomalie «nordiquienne», John Baby a aussi la particularité très alléchante d'être un des très rares joueurs repêchés par les Barons de Cleveland, rien de moins...

John George Baby Jr. est né le 18 mai 1957 à Sudbury. Son père, John Baby Sr, était un ancien défenseur qui joua quelques années dans les mineures avec entre autres les Flyers de St.Louis dans la AHL et les Skyhawks de San Diego. Il termina sa carrière au niveau sénior à Sudbury où il s'établit après sa retraite et où John Baby Jr. naquit.

Évoluant également comme défenseur, Baby Jr. fit ses classes avec les Trappers de North Bay, les Rangers de Kitchener et finalement son club local, les Wolves de Sudbury, qu'il rejoignit lors des saisons 1975-76 et 1976-77. Lors de son année de repêchage, il mena la OHL pour les défenseurs avec 32 buts et 61 passes pour 93 points avec les Wolves, où il évoluait avec Ron Duguay et Dave Hunter.

Lors du repêchage de 1977, il entendit son nom sortir en 4e ronde avec le 59e rang au total, détenu par les célèbres Barons de Cleveland, équipe culte ici à LVEUP au cas où vous êtes nouveaux ici. 

Comme les Barons n'ont existé que durant les saisons 1976-77 et 1977-78, l'encan amateur de 1977 est le seul où la franchise participa sous le sobriquet des Barons. Lors de celui de 1976, l'équipe était encore techniquement sous le nom des Seals de Californie, et durant celui de 1978, les choix des Barons furent annulés suite à la fameuse fusion avec les North Stars du Minnesota

Il n'y a donc qu'une seule classe du repêchage pour les Barons, celle de 1977 que je vous inclus ici dans son intégralité:


Quand même content de voir qu'il y a un ancien des Sags dans l'héritage des Barons... et aussi un gars qui s'appelle Dan Chicoine...

Suivant ce repêchage d'anthologie, John Baby, plus communément surnommé «Butch», débuta immédiatement au sein des faibles Barons de Cleveland au début de la saison 1977-78. Mais après 9 matchs où il amassa 2 passes, il se blessa et fut rétrogradé dans la Central Hockey League avec les Roadrunners de Phoenix, club-école des Barons qu'ils partageaient avec les Rockies du Colorado. 

Les Roadrunners évoluaient auparavant dans l'ancienne Western Hockey League de 1967 à 1974 et ensuite dans l'AMH de 1974 à 1977. Cette saison 1977-78 était donc la première du club dans la CHL après ce retrait de l'AMH, mais les choses n'étaient pas plus roses dans cette ligue inférieure pour le club. Après seulement 27 matchs, les Roadrunners version CHL plièrent bagage et migrèrent plutôt dans une ligue encore plus creuse, la Pacific Hockey League, en plein milieu de la saison, laissant ainsi derrière les prospects des Barons et Rockies, équipes qui, on l'imagine, n'avaient pas vraiment les moyens d'aider davantage leurs clubs-écoles. 

Les Barons n'avaient plus aucune autre association et terminèrent donc leur piteuse existence en 1977-78 avec leurs prospects dispersés à travers différents clubs des ligues mineures. Dans le cas de John Baby, il aboutit dans la ligue américaine avec les Broome Dusters de Binghamton. 

Il parvint toutefois à revenir avec les Barons au mois de mars, terminant la saison avec un total de 2 buts et 7 passes en 24 matchs et étant ainsi d'office pour les derniers matchs de l'illustre équipe noire et rouge.


Une fois la saison 77-78 terminée et ainsi l'existence des Barons de Cleveland (R.I.P), John Baby suivit l'organisation au Minnesota. Mais comme on l'imagine, combiner deux franchises, même si elles étaient médiocres, devait entraîner un surplus de joueurs et c'est ce qui arriva chez les défenseurs des North Stars. Baby reprit donc le chemin des mineures en 1978-79 avec les Stars d'Oklahoma City dans la CHL. Il y connut une bonne saison avec 8 buts et 22 passes pour 40 points en 76 matchs et fut rappelé par les North Stars en fin de saison. Mais il ne joua seulement que deux matchs avec les North Stars, amassant 1 passe.

Après la saison, on assista également à la fin de l'AMH et donc de l'arrivée de 4 nouvelles franchises dans la LNH, dont les Nordiques de Québec. Ces derniers purent participer à un repêchage d'expansion leur permettant de renflouer leurs pertes de personnel après que les autres équipes aient pu réclamer les anciens joueurs de l'AMH dont elles détenaient les droits. Parmi le peu de joueurs de qualité réclamés par les Nordiques, on retrouvait Alain Côté, John Smrke, le gardien Ron Low, et bien sûr John Baby en provenance des North Stars.

C'est donc ainsi que John Baby se retrouva à Québec. Mais comme je disais en intro, il ne joua jamais un match régulier avec les bleus, étant retranché après le camp d'entraînement et envoyé dans la AHL avec les Firebirds de Syracuse. La photo de cette carte proviendrait en fait d'un match pré-saison. 

Après cette seule saison 79-80 passée dans l'organisation des Nordiques, son contrat ne fut pas renouvelé. 

Il joua ensuite la saison 1980-81 avec les Whalers de Binghamton, par coïncidence la même ville où il avait joué lorsqu'il devint orphelin de club-école avec les Barons en 1977-78.

Il sembla prendre sa retraite après ça mais revint en 1983-84 dans la IHL avec les Wings de Kalamazoo où il joua une quarantaine de matchs avant d'officialiser sa retraite pour de bon.

En 26 matchs dans la LNH, la fiche de John Baby fut de 2 buts et 8 passes pour 10 points.



mardi 23 avril 2024

Chuck Arnason


 


Le joueur d'aujourd'hui a été «name-droppé» à plusieurs reprises sur ce blog au fil des années, principalement dû au fait qu'il avait le don de se ramasser dans des équipes poches... 

Il fallait donc bien qu'un jour on se penche davantage sur son cas. De plus, il fut rejoint dans son parcours par plusieurs autres personnages cultes des années 70, plus particulièrement d'autres joueurs malchanceux d'être tombé dans cette époque de vaches maigres dans la LNH et le hockey professionnel en général, cette époque «Slapshot» où il y avait trop de joueurs dans trop d'équipes dans trop de ligues et pas assez de moyens...

Ernest Charles Arnason est né le 15 juillet 1951 dans la petite ville de Dauphin au Manitoba, (également la même ville de naissance de Barry Trotz). Après avoir terminé en 1971 en tête de la WHL (alors nommée WCHL) avec une production de 163 points et un record d'époque de 79 buts avec les Bombers de Flin Flon, Arnason fut sélectionné en première ronde par le Canadien de Montréal avec le 7e choix au total. 

Si je me rappelais bien qu'il ait débuté sa carrière avec le CH, j'ignorais par contre que sa sélection provenait d'un autre coup à la Sam Pollock qui maitrisait l'art d'échanger son bois mort et pièces de rechange en retour de choix de repêchage, parfois plusieurs années plus tard. D'ailleurs, lors de ce même célèbre repêchage de 1971, le CH détenait le 1er choix au total, ayant parvenu à flouer les Golden Seals de la Californie et ainsi obtenir Guy Lafleur.

Dans le cas d'Arnason, sa position au 7e rang fut obtenue quatre ans plus tôt, soit à l'été 1967, lorsque Pollock envoya trois attaquants aux nouveaux North Stars du Minnesota, soit André Boudrias, Bob Charlebois et Bernard Côté. Du lot, seul Boudrias parviendra à éclore, quelques années plus tard avec les Canucks.

Arnason débuta immédiatement comme professionnel en 1971-72, partageant la saison entre Montréal et les Voyageurs de la Nouvelle-Écosse dans la ligue américaine. Il fut même temporairement co-chambreur de Guy Lafleur à Montréal. Il ne joua toutefois que 17 matchs avec le grand club, récoltant 3 buts et aucune passe. Il passa plutôt la majorité de la saison avec les Voyageurs, avec qui il marqua 30 buts et gagna la coupe Calder au printemps 1972. Il obtint 13 points en 15 matchs durant ces séries.

* Fun fact, les Voyageurs étaient la première équipe canadienne de l'histoire à remporter la coupe Calder. Ils la remporteront à deux autres reprises (1976 et 1977). Les quelques autres équipes canadiennes à avoir aussi remporté ce trophée furent les Hawks du Nouveau Brunswick (1982), les Canadiens de Sherbrooke (1985), les Oilers de Cap Breton (1993), les Flames de Saint John (2001), les Bulldogs d'Hamilton (2007) et les Marlies de Toronto (2018). *

Arnason joua ensuite 19 matchs à Montréal en 1972-73 (1 but et 1 passe) mais aucun en séries alors que le CH remporta la coupe Stanley. Il joua de nouveau la majorité de l'année avec les Voyageurs, retournant de nouveau en finale mais cette fois-ci dans une cause perdante contre les Swords de Cincinnati. 

Une fois la saison terminée, voyant qu'Arnason ne produisait pas tellement à Montréal et avec de toute manière une bonne quantité de canons offensifs dans son alignement, Pollock décida de sacrifier Arnason en l'envoyant aux Flames d'Atlanta. En retour, le CH obtint un choix de première ronde l'année suivante. Pollock aura finalement réussi à rentabiliser ce choix puisqu'il sélectionnera le défenseur Rick Chartraw avec ce 10e choix au total en 1974. Chartraw rendra de fiers services au CH à la fin de la décennie, faisant partie des 4 éditions championnes de la Coupe Stanley de 1976 à 1979.

Arnason possédait un des plus puissants tirs de la ligue à l'époque. Mais il s'agissait apparemment de son seul véritable outil pour se démarquer dans la LNH et il était étiqueté comme étant unidimensionnel et peu fiable en défensive, ce qui n'aidait pas en plus de sa petite stature (5'10" et 180 livres). Il n'était donc pas indispensable.

Il débuta la saison 1973-74 avec sa deuxième équipe à Atlanta mais après seulement 33 matchs, il fut échangé de nouveau, cette fois aux Penguins en compagnie de Bob Paradise. En retour les Flames obtinrent Al McDonough. 

C'est avec les Penguins qu'Arnason jouera le plus longtemps, soit de janvier 1974 à janvier 1976. Durant ces deux années, il connaîtra sa meilleure production à la saison 1974-75, récoltant 26 buts et 32 passes pour 58 points et participant aux séries pour la première et seule fois de sa carrière.

Voulant retourner en séries l'année suivante, les Penguins échangèrent Arnason aux Scouts de Kansas City en compagnie du dur à cuire notable Steve Durbano. En retour, les Penguins reçurent Ed Gilbert et le capitaine des Scouts, Simon Nolet. 

Les deux équipes inversèrent également leur choix de première ronde en 1976, ce qui n'eut pas vraiment d'incidence sur les deux équipes. En tout, Arnason récolta 34 points en 75-76 avec les deux équipes, et termina la saison à -39. Les Scouts terminèrent à l'avant-dernier rang de la ligue.

Après avoir terminé 1976 avec les Scouts, il suivit la franchise défunte au Colorado sous le nom des Rockies. Il joua 61 matchs en 76-77 avec eux, récoltant 13 buts et 10 passes. Encore une fois, l'équipe termina avant-dernière.

Lors de la saison 1977-78, il ne récolta que 12 points en 29 matchs et fut rétrogradé dans les mineures le temps de 6 matchs avec les Roadrunners de Phoenix dans la CHL. Les Roadrunners étaient également affiliés aux Barons de Cleveland et j'imagine que c'est ainsi que les Barons eurent l'idée de faire l'acquisition d'Arnason en janvier 1978. 

En compagnie de Rick Jodzio, Arnason devint alors un Baron de Cleveland en retour de Ralph Klassen et Fred Ahern. C'est avec les Barons qu'il sembla connaitre ses meilleurs moments, récoltant 21 buts et 13 passes pour 34 points en seulement 40 matchs.

Jouer dans une équipe qui déménage abruptement ça voulait souvent dire avoir deux cartes lors de la même année, dont l'une avec le chandail «bleaché».
 

Cependant, les Barons en étaient à leurs derniers milles et fusionnèrent avec les North Stars du Minnesota après la saison 1977-78. Arnason fit initialement partie des joueurs protégés par les North Stars en vue de cette nouvelle version de l'équipe en 78-79, mais il ne joua cependant qu'un seul match en début de saison où il se blessa sérieusement. Et malgré ses 25 buts marqués l'année précédente, les North Stars semblèrent avoir peu d'espoir en lui et l'envoyèrent plutôt récupérer de sa blessure dans la CHL avec les South Stars de l'Oklahoma. 

En fin de saison, les Capitals de Washington, un autre club de fond de cave de l'époque, firent son acquisition en retour de considérations futures. Il y joua les 13 derniers matchs de sa carrière dans la LNH, n'amassant que 2 passes, suite à quoi ses droits furent retournés aux North Stars qui auront en fait simplement loué Arnason aux Capitals l'espace de quelques semaines.

Jouer dans ces équipes vous donnait également de grandes
chances d'avoir une carte «Now with»


Ou une photo de style «Mugshot»
 

Ses droits furent vendus aux Canucks de Vancouver à l'été 1979. Il n'y joua cependant jamais, passant l'entièreté de la saison 79-80 de retour dans la ligue centrale où il connut une saison ordinaire. 

Sans nouveaux débouchés en Amérique du nord, il opta d'aller jouer en Allemagne avec le Kölner EC. Il y joua 16 matchs avant de se blesser à nouveau, cette fois-ci une blessure sérieuse au genou qui mit fin à sa carrière.

 

En 401 matchs en carrière, sa fiche fut de 109 buts et 90 passes pour 199 points. 

Il a la distinction d'être le seul joueur de l'histoire à avoir joué pour 5 équipes défuntes (Atlanta, Kansas City, Colorado, Cleveland, Minnesota).

Après sa retraite, il devint propriétaire d'un terrain de golf à Winnipeg. Son fils, Tyler Arnason, est né en Oklahoma en 1979 lorsque son père était dans le club-école des North Stars. Il fut un choix de 7e ronde des Blackhawks en 1998. Il joua plusieurs saisons à Chicago durant leurs années de misère (perpétuant alors la tradition familiale), étant un de leurs rares marqueurs de buts. Il joua 487 matchs dans la LNH avec Chicago, Ottawa et Colorado.



mardi 13 février 2024

Questions de hockey à ChatGPT

 



 

J'ai toujours soif d'assouvir mes connaissances sur le hockey et comme on vit à une époque fantastique pour l'information, j'ai pensé me servir de ChatGPT afin d'élucider les plus grands mystères de l'histoire du hockey.

Voici des captures d'écran de notre conversation oh combien fascinante...

P.S. J'ai aussi demandé à un programme de création d'image de me générer la photo...

 


 


 
 












lundi 4 septembre 2023

Sondage - And the winner is... les SHARKS!

 


Le mois dernier, nous avons posé l'éternelle question: «Où se situent actuellement les Barons (et les Seals) dans l'organigramme de la LNH?»

Est-ce que l'héritage glorieux des Seals et des Barons se retrouve désormais au Texas avec les Stars de Dallas suite à la fusion de 1978 avec les North Stars et le déménagement de 1993? Ou bien est-ce plutôt un cas de patrimoine spirituel en ce que les Barons, anciennement les Seals de Californie, sont désormais devenus les Sharks de San Jose suite au départ des anciens propriétaires des North Stars responsables de la fusion de 1978 et la dé-fusion de 1991?

Ou bien est-ce que, comme d'habitude, on pense à tout ça pour rien (n'ouvrons pas cette porte) et les Barons/Seals sont simplement une équipe défunte, sans relocalisation, même pas foutue d'avoir engendré quelque descendance quelconque comme l'on fait les Nordiques ou les Whalers?

Bref c'était ben le fun, même un des textes que j'ai eu le plus de fun à écrire cette année...

Mais n'attendons donc pas plus et dévoilons les résultats:


Donc. Le peuple a parlé. 

Que dis-je? La SCIENCE a parlé. Un sondage avec des statistiques, des pourcentages et des lignes graphiques, c'est foutrement scientifique.

C'était assez déchirant comme choix faut l'avouer. Il y avait de bons points pour chaque option et moi-même je ne savais pas pour qui voter (j'ai même voté pour deux options différentes, l'une sur mon ordi et l'autre sur mon cel). 

Mais au final c'est l'option «romantique» qui l'a emporté de peu sur les deux autres, donc il est désormais gravé à jamais que les Barons et les Seals sont maintenant situés à San Jose, effectuant un retour de la franchise à son endroit d'origine, soit la Baie de San Francisco. Les détours par Cleveland et le Minnesota n'étaient que d'éphémères solutions de rechange en attendant que le climat du hockey professionnel soit plus propice à l'implantation d'une franchise en Californie.



C'était donc très intéressant tout ça. Si jamais vous avez d'autres idées pour des quizzzzes farfelus du genre, faites-nous part de vos idées, il y a jamais d'idées ou de sujets totalement inutiles à sur-analyser.



mercredi 9 août 2023

Sondage: L'héritage des Barons/Seals



 


L'autre jour, j'observais mon collègue Martin ITFOR débattre sur le compte Twitter de Puckdoku sur ce qui advenait des éternels Barons de Cleveland / Seals de Californie dans l'histoire de la LNH. Comme vous le savez très probablement, cette équipe défunte occupe une place de choix dans nos cœurs ici à LVEUP. On en a parlé en détails et en détails et en détails, et plus d'une fois. Mais il est clair que ce n'est pas tout le monde qui se souvient ou qui ont de l'attachement pour les Barons/Seals et c'est plus qu'évident lorsque vient le temps de savoir où se situe cette franchise étrange dans l'arbre généalogique de la LNH. 

La complexité d'une telle question demeure liée au fait que contrairement à une équipe relocalisée comme les Nordiques, Whalers ou Scouts de Kansas City, les Barons ont plutôt fusionné avec une autre équipe, les North Stars du Minnesota, ce qui demeure à ce jour un cas unique dans l'histoire du «Big 4» nord-américain (LNH,MLB,NBA, NFL).

Plus tard, ces mêmes North Stars connurent une autre crise existentielle menant au départ de leurs propriétaires, les frères George et Gordon Gund, qui obtinrent de la LNH une nouvelle équipe d'expansion, les Sharks de San Jose, en 1991. Lors de la création de cette nouvelle équipe, la ligue procéda à la dissolution de cet accord de fusion de 1978 en permettant aux frères Gund de partir en Californie avec quelques-uns des espoirs des North Stars en plus de permettre à ces derniers de participer au repêchage d'expansion. Ensuite quelques années plus tard, les North Stars déménagèrent finalement à Dallas.

N.B. J'ai tellement écrit souvent ce dernier paragraphe dans ma vie... Pourtant je me tanne pas...


Faits saillants d'un match de fin de saison North Stars vs. Barons, le 29 mars 1978. Il s'agissait du dernier match entre les deux équipes avant la fusion, et un des derniers matchs des Barons, qui l'emportèrent 7-3.


Donc, comme vous pouvez voir, tout ça est compliqué. Et probablement inutilement compliqué pour le commun des mortels. Mais ici, nous ne sommes pas le commun des mortels et on aime aller au fond des choses et poser les vraies questions. Le temps est donc venu de finalement trancher avec la question suivante: «Où se situent actuellement les Barons (et les Seals) dans l'organigramme de la LNH?». On pourrait aussi simplifier cette question par «Où peut-on mettre des joueurs des Seals/Barons dans notre grille Puckdoku?»

On va donc faire un autre sondage pour en finir une fois pour toute. Voici d'abord vos trois choix de réponses possibles.

Option 1: L'option «standard»
Les Barons sont maintenant les Stars de Dallas

Contrairement à d'autres équipes défuntes qui ont cessé leurs activités sans déménager (comme c'était souvent le cas dans l'AMH), la ligue n'a pas procédé à un repêchage de dispersion où les joueurs des Barons se seraient retrouvés éparpillés à travers la ligue. À la place, les meilleurs effectifs des Barons devinrent des North Stars tandis que les plus faibles équipes de la ligue purent ramasser les quelques miettes et retailles restantes, moyennant une compensation financière, ce dont très peu d'équipes profitèrent de toute manière.

En fusionnant de la sorte, cette équipe amalgamée est devenue bien meilleure qu'à tout autre moment précédent de son histoire, que ce soit au Minnesota, à Cleveland ou à Oakland. Avec l'apport d'anciens Barons (et anciens Seals) comme Al MacAdam, Gilles Meloche et quelques autres bons plombiers, cette nouvelle mouture des North Stars est parvenue à éliminer les champions en titre, les Canadiens, durant les séries de 1980 avant de se rendre en finale contre les Islanders l'année suivante. On peut donc dire que le peu de bonnes choses qui ont été produites à Cleveland/Oakland ont finalement pu servir à quelque chose et laisser une empreinte au Minnesota. C'est un peu comme quand une de tes plantes meure et que tu te sers de la vieille terre pour transplanter d'autres plantes... Analogie.

L'équipe a ensuite continué contre vents et marées durant les difficiles années 80 avant de finalement lever l'ancre après la saison 1992-93, connaissant au passage une autre finale cendrillon en 1991 contre Pittsburgh, tout juste avant la «défusion» avec les Sharks.

Intéressant de lire que les Stars voulaient apparemment garder le nom temporairement avant de faire voter les fans pour un nouveau nom... J'imagine qu'ils ont laissé faire.

Les Stars de Dallas, contrairement à beaucoup d'équipes relocalisées, ont continué d'honorer l'héritage des North Stars, en gardant leur nom (sans le North), couleurs et chandails, et ont surtout conservé les anciens numéros retirés des North Stars comme le #8 de Bill Goldsworthy et le #19 de Bill Masterton. Ils ont même plus tard retiré le #7 de Neal Broten, même si ce dernier avait principalement joué au Minnesota et très peu à Dallas.

Donc, si les Stars respectent autant leur lignée, il devrait naturellement être de même pour leurs racines «Clevelandaises» et «Oaklandiennes». Donc, selon cette logique, l'héritage des Stars devrait inclure d'anciens Barons et Seals comme Carol Vadnais, Rick Hampton et Bobby Baun. Et de ce qu'on a pu voir, les North Stars n'étaient pas vraiment un facteur dans la LNH avant la fusion, ce n'est qu'en absorbant l'essence des Barons qu'ils ont finalement obtenu une véritable identité.

C'est généralement cette option qui semble la plus populaire, d'ailleurs il est possible de faire porter le chandail des Barons et des Seals aux Stars de Dallas dans la série NHL de EA Sports. It's in the game.

Passons donc à la deuxième option encore plus fantasque...

Option 2: L'option «romantique»
Les Barons sont maintenant les Sharks de San Jose

Avant de partir d'Oakland en 1976, George et Gordon Gund faisaient partie des actionnaires minoritaires des Seals. Suite au refus de la ville de San Francisco de bâtir un nouvel aréna pour héberger les Seals, les frères Gund convainquirent le propriétaire Mel Swig de tenter le coup dans leur ville natale de Cleveland. Suite au départ de Swig après une première saison catastrophique à Cleveland, les Gund lui rachetèrent l'équipe et procédèrent un an plus tard à cet accord historique (et bizarre) avec la LNH pour acheter les North Stars et fusionner les deux équipes en demeurant dans le plus fort des deux marchés, au Minnesota. Toutefois, les Gund n'étaient pas très attachés à cet état, en plus de connaître plusieurs épisodes fâcheux avec les autorités et gouvernements locaux. Lorsque l'opportunité de retourner en Californie se présenta, ils sautèrent sur l'occasion.

George Gund

En «défusionnant» les North Stars en 1991 et en procédant aux repêchages spéciaux discutés plus haut, les Gund ont fait naître les Sharks, et ce dans la région où leur projet avait autrefois échoué, la baie de San Francisco. Les Sharks sont ensuite devenus un grand succès à San Jose. De l'autre côté, les North Stars ont rapidement perdu du lustre après le départ des Gund avant d'être soudainement déménagés au Texas.

Donc il fait du sens de prétendre que les Sharks sont la continuation de l'ancienne franchise des Seals/Barons puisque leurs propriétaires n'étaient pas au Minnesota ni avant ni après ces deux accord de fusion/défusion. Si on suit le parcours des Gund, on peut bien tracer la ligne comme étant: SealsBaronsNorth StarsSharks, avec comme bonus le retour dans la baie de San Francisco.

J'ai appelé cette option «romantique» car en s'énervant un peu, on peut dire que les Barons et les Sharks sont nés de la passion et la persévérance des frères Gund. Même que leur présence au Minnesota, même si cela s'est terminé en queue de poisson (ou de requin), semblait nécessaire à la survie de l'équipe. Ils ont apporté une âme aux North Stars en 1978 et ils sont partis avec cette âme en Californie en 1991. L'équipe n'a ensuite pas fait long feu une fois les Gund partis.


Et en continuant dans cet aspect plus «spirituel», les Sharks ont même ramené l'ancien look des Seals lors du programme Reverse Retro la saison dernière. C'est probablement la première et seule fois à ma mémoire où les Seals furent remémorés de la sorte par une équipe et par la ligue. Même le logo et les couleurs des Sharks rappellent en grande partie ceux des anciens Seals, surtout le dernier chandail turquoise de l'équipe avant le départ à Cleveland.

Donc de gros points forts envers cette option, même si elle est plus tirée par les cheveux que les autres... Parfois l'aspect spirituel est plus fort que la logique en place. C'est un peu le même cas à Winnipeg, qui célèbre à fond ses anciens Jets d'antan mais qui n'en a rien à foutre de la lignée logique des Thrashers ou de quoi que ce soit qui se passe en Arizona. Difficile à contredire...

Option 3: L'option «plate»
Les Barons sont une équipe défunte, sans relocalisation.


Ceci est le statu quo dépressif, administratif, sans émotion et inévitablement logique de la LNH, qui n’accommode vraiment pas les geeks comme nous, et qui n'a pas vraiment tendance à vouloir célébrer ses échecs de toute manière. Un peu comme un jumeau siamois qui n'aurait pas survécu, les Barons ont simplement cessé leurs activités lors de cette fusion et leur lignée s'arrêta ainsi. Leurs choix au repêchage de 1978 furent annulés et le calendrier fut modifié pour retirer une équipe. Les joueurs ont bien sûr conservé leurs statistiques passées mais aucun record d'équipe des Barons et Seals ne fait maintenant partie de l'histoire des Stars. PAS MÊME DES SHARKS. TSÉ.

Suivant cette logique, les Barons entrent dans la même catégorie que les Americans de New York, les Quakers de Philadelphie ou les Tigers d'Hamilton, soit une équipe disparue sans aucune continuation dans la lignée. Et les Barons sont officiellement considérés comme étant la dernière équipe du Big 4 à avoir cessé ses activités.

Parenthèse ici alors que ce même genre de situation loufoque s'était autrefois produite avec les anciens Maroons de Montréal. Bien qu'on ne considère pas la chose comme étant une véritable fusion, les effectifs des Maroons furent absorbés par le Canadien lors de la fin de la franchise en 1938. Les Maroons et le CH avaient les mêmes propriétaires et aucun repêchage de dispersion n'eut lieu lors de la fin des Maroons, contrairement à ce qui s'était produit auparavant avec la fin d'autres franchises comme les Quakers ou les Eagles de St.Louis en 1935. Mais comme les Maroons étaient alors sur le respirateur artificiel, il n'aurait resté que très peu de joueurs intéressants à charogner pour les autres équipes.

Donc malgré que je considère cette option comme étant «plate», on peut bien sûr comprendre la logique de ne pas considérer les anciennes statistiques ou records d'une équipe défunte et non pas relocalisée. Pourquoi vouloir se compliquer la vie en tant que ligue professionnelle sérieuse? Si par exemple on se questionne à savoir qui était le meilleur marqueur de la franchise des Stars en 1975-76, on n'a pas à se questionner inutilement si c'était Bill Goldsworthy et ses 24 buts avec les North Stars ou bien Al MacAdam et ses 32 buts comme meneur chez les Seals. 

Heureusement, comme les Seals/Barons étaient poches et leur héritage presque nul, on ne retrouve pas vraiment de tels dilemmes. Il n'y avait pas vraiment de Wayne Gretzky sur place qui aurait pu, disons, scorer 69 buts en 1974 et ainsi détenir un record d'équipe «défunt» disparu des annales et détenu par aucune équipe actuelle...

Bref j'ai tu dit que c'était compliqué? 


Donc. Il est temps de choisir votre camp et de voter en grand nombre entre ces trois options. Êtes vous plus «standard», «romantique» ou «plate»? Comme nous nous auto-proclamons comme étant l'autorité en ce qui concerne les Barons/Seals, ce jugement sera ensuite gravé à jamais dans les annales du destin.

VOTEZ.