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lundi 16 novembre 2015

Des entreprises connues propriétaires d'équipe









Bien que le phénomène soit moins répandu qu’il y a quelques années, la LNAH est connue pour avoir des équipes qui portent le nom de leur commanditaire ou de leur propriétaire.  Il y a cette année le Cool FM de St-Georges-de-Beauce, le Blizzard Cloutier Nord Sud de Trois-Rivières et l’Assurancia de Thetford-Mines.  Dans le passé, il y a eu entre autres les Poutrelles Delta de Ste-Marie, le Lois Jeans de Pont-Rouge, le Caron et Guay de Trois-Rivières, l’Isothermic de Thetford-Mines et le Garaga de St-Georges.

Au plus haut niveau, les équipes ne prennent pas le nom de leurs propriétaires, mais ça n’empêche pas que des entreprises connues sont ou ont déjà été propriétaires d’équipe.

En voici quelques-uns.

Molson
Celle-là est la plus évidente.  Des membres de la famille furent propriétaires des Canadiens de 1957 à 1971.  La Brasserie en a été propriétaire de 1978 à 2001.  Les frères Geoff, Andrew et Justin font maintenant partie d’un consortium qui détient l’équipe depuis 2009.

Notons également que Carling-O’Keefe (qui a par la suite été absorbé par Molson) a détenu les Nordiques de 1976 à 1988.

Rogers et Bell
Les deux géants des télécommunications ont fait temporairement la paix en 2010 pour tous les deux devenir actionnaires de Maple Leaf Sports & Entertainment, qui détient entre autres les Maple Leafs.  Bell est également actionnaire minoritaire des Canadiens.

Rexall
Darryl Katz, propriétaire de Rexall, une importante chaîne de pharmacies dans l’ouest et en Ontario, détient les Oilers depuis 2008.  Depuis, les résultats sur la glace laissent plutôt à désirer.

Little Caesars
C’est en 1982 que Mike Illitch, le fondateur et propriétaire de la chaîne de pizzeria Little Caesars, s’est porté acquéreur des Red Wings de Détroit, alors en pleine déroute.  Il les détient toujours et en a fait une franchise modèle.

Ralston-Purina
Alors que l’équipe était à la dérive, l’entreprise fabriquant de la nourriture pour chien, Ralston-Purina, fit l’acquisition des Blues de St-Louis.  C’est plus par esprit civique que par intérêt financier qu’elle devint propriétaire de l’équipe basée dans la même ville que son siège social.

Le tout s’est toutefois bien mal terminé en 1983.  (voir texte du 23 juin 2011)

McDonald’s
Le pdg de McDonald’s Ray Kroc prit sa retraite en 1974.  Il dirigea alors son attention vers les Padres de San Diego, qu’il acheta.  En 1976, les Mariners de l’AMH, aussi basés à San Diego sont également devenus sa propriété.  Mais devant leur peu de succès, il tenta de les vendre après un an, mais sans y parvenir.  Les Mariners cessèrent alors leurs activités.


Walt Disney
Walt Disney n’a peut-être pas donné son nom à son équipe, mais c'est le cas qui s’en approche le plus.  Après s’être vu décerner une équipe d’expansion en 1993, la société lui donna le nom de « Mighty Ducks », tout comme un film produit par elle l’année précédente.  C’est aussi le cas que nous avons vu qui est venu le plus près de mettre de la pub sur les chandails, comme en Europe ou comme au soccer, puisque dans le deuxième film, l’équipe utilise le même logo que celui de l’équipe de la LNH.

Disney conserva l’équipe jusqu’en 2005.  L’année suivante, les nouveaux propriétaires laissèrent tomber le « Mighty ».


Wal-Mart
De 1999 à 2005, Nancy Walton et son mari Bill Laurie ont été propriétaires des Blues de St-Louis.  Madame Walton est la fille de Bud Walton et la nièce de Sam Walton, les deux fondateurs de l’empire Wal-Mart.

Mais le lien entre la LNH et le géant des magasins à escompte ne s’arrête pas là.  Leur beau-frère Stan Kroenke s’est porté acquéreur de l’Avalanche du Colorado et des Nuggets de Denver en 2000.  Par contre, lorsqu’il est devenu l'actionnaire unique des Rams de St-Louis, la NFL a exigé que Kroenke se départisse de ses intérêts dans ces clubs.  Elle ne permet pas à ses propriétaires de détenir des équipes dans d’autres marchés de la NFL.  Après avoir appartenu à son fils Josh, l’Avalanche appartient depuis octobre 2015 à sa femme, Ann Walton Kroenke.

Heureusement, elle ne demande pas à Patrick Roy de porter un tablier bleu pour venir travailler…

Adelphia Communications
Entreprise de câble de l’ouest de l’état de New York, Adelphia se porta acquéreur des Sabres de Buffalo en 1997.  Par contre, en 2002, ses principaux dirigeants furent accusés de fraude et de malversations.  Le tout mènera à leur emprisonnement, à la faillite de l’entreprise et à la tutelle des Sabres.

Est-ce que Québécor / Vidéotron sera la prochaine à se joindre à cette liste?

dimanche 15 novembre 2015

Quand ton nom fite avec ton chandail







Voici une petite compilation de joueurs de la LNH dont les noms de famille correspondent parfaitement avec le nom de leurs équipes.

C'est juste malheureux que Miroslav Satan n'ait jamais joué pour les Devils...


Garth Snow - Nordiques de Québec

Sean Brown - Bruins de Boston

Mike Eagles - Capitals de Washington

Dwight King - Kings de Los Angeles

Pete Bellefeuille - Maple Leafs de Toronto

Mike York - Rangers de New York
(il a aussi joué pour les Islanders)


Pour conclure, en voici deux autres où j'ai un peu poussé ma luck...


D.J. King - Blues de St.Louis

Pelle Lindbergh - Flyers de Philadelphie

Pour D.J. King, je trouvais que son nom ressemble à celui de B.B. King, légende américaine du Blues et D.J. a une connotation avec la musique donc...

Pour Lindbergh et les "Flyers" et bien son nom de famille est le même que Charles Lindbergh, l'aviateur qui en 1927 fut premier à effectuer un vol transatlantique sans escale. Il l'a fait à bord d'un avion nommé "The Spirit of St.Louis". Si seulement le regretté Pelle Lindbergh avait aussi joué pour les Blues...

Je vais me faire plaisir...


Ah pis tant qu'à faire...



samedi 14 novembre 2015

Art Jones










Si vous lisez ce blogue depuis longtemps, vous savez bien que nous avons une passion maladive pour des joueurs ayant été dans l'ombre au seins d'équipes plus qu'obscures. C'est pourquoi ma photo d'en-tête est le "célèbre" (dans ma tête) Guyle Fielder, plus grand marqueur de l'histoire des ligues professionnelles mineures... De cette manière, pourquoi ne pas parler de l'éternel deuxième, Art Jones...

(Quel logo débile...)


Art Jones est né en 1935 à Bangor à Saskatchewan. C'est en 1957 que Jones fit ses débuts professionnels dans la vieille WHL, le pendant de l'Ouest de la AHL, avec les Royals de New Westminster. Après deux saisons avec les Royals et une autre avec les Cougars de Victoria, Jones se joint aux nouveaux Buckaroos de Portland avec qui le nom sera associé à jamais. Dès la première saison des Buckaroos, Jones les aida à remporter la coupe Lester Patrick, nom du tropée remis au champion de la WHL, en plus de remporter le championnat des marqueurs de la WHL.




Art Jones a joué en tout toutes les 15 saisons de l'existence des Buckaroos entre la saison 1960-61 et 1973-74, année où la WHL fut dissoute. En tout, Art Jones accumula 1705 points en 18 saisons dans la WHL, étant le deuxième plus grand marqueur de ce défunt circuit après Guyle Fielder. Il détient à jamais le record de buts en carrière dans ce circuit avec 578 buts ainsi que le record de points en une saison avec 127 lors de la saison 1969-70. D'ailleurs, durant ces années, entre 1967-68 et 1971-72, il remporta le championnat des marqueurs de la WHL durant 5 saisons consécutives. Il aida les Buckaroos à remporter au total 3 championnats de la WHL et fut nommé deux fois meilleur joueur de la ligue...

Il fut nommé deux fois meilleur joueur de la WHL, en 1968 et 1971.

Il se retira au terme de la saison 1973-74 où il se joint par la suite sporadiquement aux Buckaroos dorénavant dans une ligue inférieure de l'Ouest et aux Totems de Seattle qui évoluaient dorénavant dans la Central Hockey League avant de se retirer pour de bon en 1976.

Entre les saisons, afin d'arrondir ses fins de mois, il travaillait pour Pepsi.

Il fut intronisé au Temple de la Renommée du sport de l'Oregon en 1984




lundi 9 novembre 2015

Le 228e bataillon de Toronto



En 1914-15, les Shamrocks de Toronto de la NHA (National Hockey Association) appartenaient au controversé propriétaire Eddie Livingstone. Celui-ci avait habitude de se quereller avec tout un chacun et n’était pas particulièrement apprécié de ses pairs.

Avant la saison 1915-16, Livingstone acheta la deuxième équipe de Toronto, les Blueshirts. Comme la ligue ne voulait pas qu’un individu détienne deux équipes, Livingstone accepta de vendre les Shamrocks. Toutefois, Frank et Lester Patrick engagèrent plusieurs des joueurs des Blueshirts pour la Pacific Coast Hockey Association. (voir texte du 8 octobre 2012) Ils agirent ainsi en représailles de ce qu’ils jugeaient être un non-respect d’une entente qu’ils avaient avec la NHA.

En manque de joueurs, Livingstone rassembla ceux qu’il lui restait chez les Blueshirts. La franchise des Shamrocks devint inactive et la ligue y vit une opportunité pour la saisir.



En 1916-17, devant la difficulté de recruter suffisamment de joueurs qui n’étaient pas mobilisés dans l’armée alors que la guerre faisait rage en Europe, la ligue offrit la franchise des Shamrocks au 228e bataillon.

Les Northern Fusiliers avaient parmi leurs effectifs des joueurs qui avaient joué au niveau professionnel et prirent ainsi part aux activités de la ligue. Vêtue de khaki, l’équipe fut très populaire et attira les foules. Elle eut également un certain succès sur la glace.

En février 1917, la réalité rattrapa le hockey. Le bataillon fut appelé à traverser l’Atlantique. Il se retira donc de la NHA après 12 matchs. Pour éviter de se retrouver avec un nombre impair d’équipes (ce qui était pourtant le cas l’année précédente), on profita de l’occasion pour se débarrasser de l’autre équipe de Livingstone.

Le calendrier dut être réorganisé pour la deuxième moitié de saison, qui se déroula sans aucune équipe à Toronto.

La NHA exigea d’être dédommagée par le bataillon, suite à son retrait. La ligue voulait encaisser le dépôt de 3000$ qu’il lui avait laissé. Elle dut finalement y renoncer.

Les choses prirent une tournure encore plus particulière lorsque l'attaquant vedette du bataillon, l’ex-Bulldog de Québec Eddie Oatman, et le défenseur Gordon Meeking obtinrent leur libération de l’armée avant que le bataillon ne s’embarque pour l’Europe.

Les deux joueurs commencèrent par affirmer qu’ils n’avaient été recrutés que pour jouer au hockey. Par contre, porter l’uniforme sans faire partie de l’armée contrevient à la loi.

Oatman affirma alors qu’il s’était enrôlé comme soldat pour faire comme de nombreux de ses compatriotes, soit aller se battre sous les drapeaux. Il affirma également qu’il avait signé un contrat avec le bataillon et que sa libération lui causait une perte financière.

Meeking alla finalement sur les champs de bataille. Oatman retourna dans la PCHA.

Du point de vue hockey, les champions de la première moitié, les Canadiens, affrontèrent les champions de la deuxième, les Senators. Montréal remporta la Coupe O’Brien (voir texte du 23 septembre 2013), avant de s’incliner devant les Metropolitans de Seattle de la PCHA pour la Coupe Stanley.

L’année suivante, la NHA fut dissoute pour se débarrasser de Livingstone. On forma alors la LNH sans lui.

Sources: “Probable resignation of 228th and move to exclude Torontos causes tense situation N.H.A.”, Ottawa Citizen, 10 février 1917, p.8, “N.H.A. demands bonds from 228th team”, Ottawa Citizen, 13 février 1917, p.8, “Robinson declares 228th put it over”, Ottawa Citizen, 20 février 1917, p.6, “Gordon Meeking also let out by Batallion”, Ottawa Citizen, 20 février 1917, p.6, “Oatman’s revelation may cause another upheaval in National Hockey Assn.” Ottawa Citizen, 20 février 1917, “228th Battalion discharges Eddie Oatman”, The Porcupine Advance, 28 février 1917, p.2, wikipedia.org.