samedi 8 octobre 2022
Jack Marshall
jeudi 24 mars 2022
Bernie Morris
mercredi 19 mai 2021
Un chandail étrange du CH
Avec mes collègues de LVEUP on s'échange souvent des liens d'articles sur Marketplace, souvent des absurdités comme des cartes Pro Set de Wayne Gretzky à 500$ ou d'autres articles plus rares et intéressants, comme par exemple cette carte postale trouvée par mon collègue Kirk McLean...
On y voit le chandail du CH évoluant avec les décennies. Rien de très extraordinaire à part le fait qu'il en manque quelques-uns (dont plusieurs très méconnus) mais le chandail "barberpole" en bas à gauche nous causait problème par l'étrange logo qu'on y retrouve. C'est aussi autographié par un certain #39 dont j'ignore l'identité.
En fait, les trois logos de cette période 1909-1914 semble être imparfaits. La feuille d'érable du premier en haut à gauche semble inexacte alors que l'originale aurait été moins bien définie tandis que le "C" blanc du premier chandail de 1909-10 semble être d'un style de caractère différent de l'original.
Mais rien d'aussi inexact que la forme étrange du logo du barberpole, ce "CAC" (pour Club Athlétique Canadien) dans cette espèce de forme euh... octogonale concave convexe...imparfaite? On dirait en fait une étoile mal dessinée. Je suis moi-même assez féru de l'histoire du chandail du CH et je dois avouer ne jamais avoir vu cette version du logo nulle part auparavant, alors qu'en réalité, il s'agissait plutôt d'une feuille d'érable qui ornait le "CAC".
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| Des vieux amis... |
Comme vous pouvez voir, mis à part la théorie un peu farfelue qu'il aurait existé deux versions différentes de ce chandail en 1912-13, il y a vraiment erreur sur la carte postale. On peut cependant leur pardonner aisément car il existe très peu de photographies réelles de cette seule saison où le barberpole fut porté et cette carte postale semble avoir été produite vers l'an 2000, avant toutes ces célébrations du centenaire et donc bien avant toutes ces nouvelles informations accessibles au grand public avec l'internet qui s'est développé depuis.
Si je dis que c'est autour de l'an 2000, c'est par déduction avec ces autres photographies mises en vente par le même vendeur:
Ce numéro 39 serait alors soit Frédéric Chabot (en 98-99) Reid Simpson ou... Johan Witehall. C'était de belles années...
Je pensais alors qu'il ne s'agissait que d'une simple erreur du concepteur qui n'avait pas accès à une version exacte du logo de 1912-13 et qui a probablement travaillé avec une vague description. Je pensais donc mettre ça de côté et je n'avais pas vraiment l'intention d'en parler davantage.
Cependant sur un de mes groupes hockey rétro sur Facebook, un utilisateur du nom de Mathieu Sossoyan a récemment posté cette photo qu'il m'a donné la permission d'utiliser. Il s'agit d'une photo d'une de ses visites au musée McCord en 1997:
Hummm... Après avoir vu cette photo, j'ai comme remis en question mes suppositions. Serait-ce possible que le logo était réellement celui-ci? Mais en regardant davantage, je trouvais que ces chandails avaient l'air en trop bonne condition et qu'ils se devaient être des répliques. De vrais chandails de l'époque existent au temple de la renommée et sont pas mal plus usés.
Mathieu m'a ensuite envoyé cet extrait du pamphlet de cette exposition de l'époque, ce qui confirme que ce sont bel et bien des répliques qu'on retrouvait dans cette exposition. Remarquez les mêmes petites différences pour les autres chandails qu'on retrouvait sur la carte postale.
Il m'a ensuite mis sur une autre piste, soit que la compagnie CCM ait aussi fabriqué des répliques semblables exclusives pour les restaurants la Cage aux Sports dans les années 90. Il possède d'ailleurs un de ces chandails qu'il s'est procuré sur eBay et me l'a ensuite gracieusement montré en me donnant la permission de vous le partager:
Donc très étrange tout ça. Est-ce qu'on a assisté à une correction historique depuis les années 90 et ce logo a été retiré depuis? Ou bien existait-t'il vraiment une deuxième version en 1912-13? La seule vraie photo que j'ai réussi à trouver de l'époque est celle que vous voyez plus haut, aucune autre ne semble exister, du moins sur les internets.
Si quelqu'un d’entre vous à une réponse ou une autre piste tenez-moi au courant!
lundi 30 décembre 2019
La saison 1919-20 des Bulldogs de Québec - Match #2

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| Toronto World - 29 décembre 1919 |
Donc dans cet article du Toronto World, on évoque l'absence de Rusty
Crawford du côté des Bulldogs. Crawford était une vedette du club du
temps de l'ancienne NHA qui joua les deux saisons précédentes avec le
club de Toronto en attendant le retour des Bulldogs. Toujours selon
l'article, il ne se rapporta pas aux Bulldogs pour ce match (il n'avait également pas joué le premier) et ces
derniers durent faire appel à un autre vétéran en la personne de Jack
Marks, un autre ancien Bulldog champion des deux coupes de l'équipe en
1912 et 1913. Marks n'était pas une grande vedette offensive cependant
et ce seul match en 1919-20 fut son dernier en carrière. Crawford mit finalement le cap sur Saskatoon et ne rejoua plus jamais dans la LNH.![]() |
| La Patrie, 29 décembre 1919 |
samedi 28 décembre 2019
La saison 1919-20 des Bulldogs de Québec - Match #1

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| La Patrie, 26 décembre 1919 |
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| George Carey |
lundi 7 mars 2016
Tommy Dunderdale
Dunderdale passa ensuite une unique saison avec les Bulldogs de Québec avant de mettre le cap vers la côte ouest et de se joindre à la nouvelle PCHA (Pacific Coast Hockey Association). La ligue formée par les frères Patrick (voir texte du 8 octobre 2012) attira plusieurs joueurs de premier plan, comme Newsy Lalonde (voir texte du 26 mars 2012) et l’année suivante, Cyclone Taylor.
Il demeura trois saisons avec Portland, avant de retourner à Victoria lorsque les Rosebuds cessèrent leurs activités. Il y fut pour cinq autres années, avec qui il remporta une nouvelle fois le championnat des pointeurs de la ligue en 1919-20.lundi 9 novembre 2015
Le 228e bataillon de Toronto
Les deux joueurs commencèrent par affirmer qu’ils n’avaient été recrutés que pour jouer au hockey. Par contre, porter l’uniforme sans faire partie de l’armée contrevient à la loi.samedi 18 septembre 2010
Les Maroons et le Canadien... Partie 1 - Avant les Maroons
L'erreur vient souvent du fait qu'il y avait bel et bien une équipe d'anglophones à l'époque de la formation du Canadien, les Wanderers. Je pourrais même dire plus, il y avait une autre équipe de canadiens-français qui était fort populaire à cet époque, le National de Montréal. Il y eut un peu avant une autre équipe avec des joueurs canadiens-français qui se nommait les Montagnards. C'est d'ailleurs les premiers partisans de cette équipe qui ont popularisé le fameux "Halte-là" qui avait pour refrain "Les Montagnards sont là". Vous voyez donc que l'idée héroïque et romantique répandue de la formation d'une équipe de canadiens-français presqu'armée de bâton de hockey à la défense du fait français est un mythe. Il y eut des équipes très populaires canadiennes-françaises avant le Canadien de Montréal...
Néanmoins, avec toutes les difficultés du monde, l'équipe du Canadien de Montréal a survécut aux première très difficiles saisons de la NHA, tout comme les Wanderers, formant ainsi une sorte de rivalité ethnique entre les deux équipe dans une ligue qui comportait que quelques autres équipes comme les Bulldogs de Québec, les Arenas de Toronto, les Senators d'Ottawa et quelques autres équipes obscures de la région de Toronto comme les Tecumseh, les Ontarios et les Shamrocks. Les Wanderers avaient été, en compagnie des Silver Sevens/Senators d'Ottawa l'une des équipes d'avant-plan du hockey de la première décennie du 20e siècle. L'équipe, à l'époque où la Coupe Stanley se décidait suite à un challenge, avait conservé le précieux bol d'argent à sept reprises entre 1906 et 1910. À leur entrée dans la NHA, l'équipe était un peu moins forte qu'avant, mais tout autant compétitive...
mercredi 25 août 2010
Le 228e Bataillon de Toronto
Keats n'était pas le seul joueur de hockey à non seulement faire partie de l'Armée canadienne, mais du même bataillon, le 228e bataillon. À la vue du nombre de très bons joueurs de hockey, les dirigeants formèrent une équipe à partir de ces jeunes soldats et demandèrent d'intégrer la NHA, prenant la place d'une franchise dormante, les Shamrocks de Toronto. C'est alors que le 228e Bataillon de Toronto devint la sixième équipe du circuit... L'équipe allait porter le kaki et jouer sur la même patinoire que les Blue Shirts...
Dès le premier match du 228e bataillon contre les Blue Shirts, le propriétaire de l'équipe, Eddis Livingstone, explosa à la vue de son joueur étoile et d'un autre joueur nommé Archie Briden. Selon lui, le fait d'avoir constitué une équipe avec des joueurs qui étaient sous contrat avec son équipe pour compétitionner contre cette dernière était rien de moins qu'une fraude... Ils pouvaient bien sûr aller se battre sous les drapeaux, mais ils n'avaient pas le droit de jouer contre leur équipe... Keats et Briden furent donc retournés aux Blue Shirts afin de jouer avec l'équipe tout en demeurant des soldats du 228e bataillon...
Ce n'est pas seulement sur la tribune que les Blue Shirts de Toronto allaient être frustrés par le 228e bataillon, sur la glace également. Nous étions à cet époque en pleine guerre et une équipe de hockey formée de joueurs ayant joint les drapeaux représentait une très bonne vitrine de patriotisme, t ce, au détriment de la popularité de l'équipe des Blue Shirts de Toronto. S'ensuivit donc une féroce rivalité entre ces deux équipe à une époque où un bâton de hockey pouvait servir d'instrument de guerre...
Le premier match entre les deux équipe s'est soldé par une victoire de 4 à 0 du 228e dans un match que l'on raconte comme ayant été très violent. Quelques semaines plus tard, les Blue Shirts s'inclinèrent également par la marque de 8 à 6 face aux jeunes joueurs en kaki. Lors du troisième match entre les deux rivaux de la Ville Reine, étrangement, Keats et Briden ne purent pas à priori revêtir leur uniforme des Blue Shirts. Apparemment, ils avaient désobéis aux ordres et ils se sont fait mettre en garde à vue... Devant une autre colère du propriétaire des Blue Shirts, les deux joueurs furent libérés et purent jouer le match qui se solda par une victoire par la marque de 4 à 3.
Ce match fut le dernier match de l'équipe car le bataillon fut envoyé en Europe pour aller se battre en Allemagne. On décida que si ces jeunes allaient se faire massacrer, cesserait en Europe et non sur une patinoire au Canada. Ce fut donc la fin de la seule équipe militaire de hockey professionnel au Canada. En 12 matchs, l'équipe termina avec une fiche de 6 victoires et 6 défaites et pour votre information, cette équipe affronta deux fois le Canadien de Montréal qui remportèrent le premier match le 10 janvier 1917 par la marque de 6 à 1 et le deuxième qui se déroula le 27 janvier par la maque de 9 à 4. Le Canadien est donc invaincu contre le 228e Bataillon...
Suite au départ des joueurs pour l'Europe et la suspension de la franchise, les dirigeants de la NHA tentèrent de poursuivre les Forces armées canadiennes afin d'obtenir des compensations financières pour l'annulation des matchs mais en vain...
Après la guerre, Duke Keats reprit sa carrière avec un certain succès. Il joua très longtemps dans la NHL pour les Cougars de Detroit (futurs Red Wings), les Black Hawks et les Bruins de Boston.
Il fut intronisé au Temple de la Renommée en 1958, devenant ainsi un des deux joueurs à avoir porté le kaki du 228e Bataillon de Toronto lors de cette saison 1916-17 au Temple de la Renommée...
L'autre étant George McNamara, un défenseur des Blue Shirts ayant également quitté l'équipe pour l'armée... Il ne fut par contre pas impliqué dans les revendications entre les Blue Shirts et le 228e bataillon, jouant 11 des 12 matchs de l'histoire de l'équipe... C'est avec le 228e bataillon que ce joueur termina d'ailleurs sa carrière, ne remettant pas ses patins au retour de la Guerre...
jeudi 12 février 2009
Les Renfrew Creamery Kings, les Millionaires...
Les Canadiens disputaient hier leur 3000e match à l'étranger. À l'occasion, ils se sont inclinés misérablement 7 à 2 contre les Oilers d'Edmonton. Quoi de mieux que de célébrer avec une défaite crève-cœur une longue série qui débuta par une autre défaite crève-cœur. En effet, 2999 matchs à l'étranger avant le piteux match d'hier, les Canadiens se firent démolir par les Renfrew Creamery Kings 9 à 4 à l'occasion de leur premier match sur la route, le 10 janvier 1910. Les Creamery Kings de Renfrew sont une équipe très intéressante dans l'histoire du hockey. Peut-être que leur passage dans le monde du hockey professionnel fut court, mais il fut unique...
L'histoire de l'équipe de Renfrew est intimement liée à la formation de la National Hockey Association, l'ancêtre de la NHL actuelle. Le tout tourne autour d'un millionnaire ayant fait sa fortune dans le domaine minier nommé Ambrose O'Brien. Ce dernier acheta une équipe semi-professionnelle provenant de sa ville natale de Renfrew dans le nord-est de l'Ontario nommé les Creamery Kings dans une ligue nommée la Federal Hockey League. Après avoir remporté le championnat de la ligue, O'Brien demanda l'inclusion de son équipe à la Canadian Hockey League, nouvelle ligue où les Senators d'Ottawa et la première équipe professionnelle de canadiens-français, Le National de Montréal, devaient évoluer.
Suite au refus d'incorporer l'équipe de Renfrew dans la CHL, O'Brien décida de former sa propre ligue, la National Hockey Association. Le 2 décembre 1909, la ligue rebelle fut formée avec 3 équipes propriétés d'O'Brien, les Renfrew Creamery Kings et deux équipes formées pour des villes minières où il avait des intérêts, les Haleybury Comets et les Silver Kings de Cobalt. Se joignirent également les Wanderers de Montréal, équipe de la Eastern Canadian Hockey Association. Deux jours plus tard, O'Brien fonda une autre équipe pour rivaliser avec Le National de l'autre ligue, une équipe qui sera formée seulement de canadiens-français, Le Canadiens de Montréal. Les Senators d'Ottawa et les Shamrocks de Montréal de la CHL se joindront à la ligue quelques jours après les débuts de la ligue suite au peu de succès de l'autre ligue.
C'est donc avec 5 équipes que la ligue d'O'Brien débuta ses activités le 5 janvier 1910 alors que Le Canadien l'emportèrent contre l'équipe de Cobalt. Mais ce qui nous intéresse ici est l'histoire de l'équipe de Renfrew. Comme elle était l'équipe qui allait représenter sa ville natale, O'Brien décida de mettre le paquet dans la formation de son équipe qu'il voulait mener au championnat de la Coupe Stanley. Il engagea alors les joueurs les plus importants de son époque. Il engagea la vedette Frederick Whitcroft pour 2000$ par année, soit un peu mieux que le 700$ qu'il gagnait avec son équipe, les Thistles de Kenora, qu'il aida à mener à la coupe Stanley en 1907. O'brien réunit également les frères Frank et Lester Patrick pour un salaire de 2000$ par année. Newsy Lalonde, future vedette du Canadiens de Montréal, s'amena également dans la petite ville ontarienne attiré par l'odeur de l'argent. Mais le plus gros coup d'O'Brien fut d'attirer le plus grand joueur de l'époque, Fred "Cyclone" Taylor (4e à partir de la droite), dans ses rangs pour un salaire incroyable de 5250$ par année.
Le trophée fut utilisé de cette manière jusqu'à la formation de la NHL qui conserva le trophée afin de couronner le champion de la ligue jusqu'à ce que la Coupe Stanley devienne l'unique trophée de la NHL en 1923. Le trophée allait servir à couronner les champions de la section canadienne de la NHL de 1927-28 à 1937-38 pour devenir ensuite une sorte de trophée de consolation pour les perdants de la finale de la Coupe Stanley jusqu'en 1949-50. Les champions de la NHA pouvaient également challenger les champions de la Coupe Stanley qui étaient les Senators d'Ottawa lors de la première saison de la NHA. Rappelons qu'à l'époque, les champions de la Coupe Stanley étaient mis au défi et jusqu'en 1912 les défis pouvaient survenir à tout moment. Les Senators défendirent d'ailleurs la coupe deux fois lors de la première saison de la NHA. Les Wanderers de Montréal furent les champions de la NHA à la saison 1910 et ils purent grâce à ce championnat mettre en défi les Senators d'Ottawa. Les Wanderers reussirent d'ailleurs à vaincre les Senators pour mettre la main sur la précieuse coupe pour la dernière fois de leur histoire.
Donc la stratégie d'O'Brien d'attirer les plus gros noms du hockey de l'époque dans la petite ville de l'Ontario n'a pas connu le succès escompté. À la seconde saison de la NHA, par soucis d'équité, les autres équipes exigèrent un plafond salarial à la ligue. Comme quoi il ne s'agit pas d'un débat récent dans le hockey. Le plafond fut fixé à 5000$, ce qui eut pour effet de pénaliser l'équipe de Renfrew. Plusieurs joueurs virent leurs salaires coupés en deux en raison de ce plafond salarial. Les droits de Newsy Lalonde furent vendus aux Canadiens de Montréal. La transaction allait également officialiser le transfert de propriété du Canadiens à un certain George Kennedy. Il s'agirait de la première vente de joueur de l'histoire du hockey. En effet, O'Brien, se départit de la plupart de ses autres équipes de la ligue, l'équipe de Cobalt déménagea à Québec pour devenir les Bulldogs et l'équipe d'Haileybury et les Shamrocks de Montréal ne revinrent pas dans la ligue. C'est donc à 5 équipes que la NHA débuta sa seconde saison qui comportait un certain lot de changements, comme le fait de jouer 3 périodes de 20 minutes au lieu de deux de 30 minutes.
La saison 1910-1911 des Renfrew Creamery Kings ne fut pas aussi explosive que la saison précédente, terminant également au 3e rang du classement, mais cette fois avec une fiche de 8-8-0. L'équipe allait terminer avec le plus gros total de buts alloués de la ligue, avec 101 buts accordés en 16 matchs. Le gardien Bert Lindsay, le père du légendaire "Terrible" Ted Lindsay, termina bon dernier de la ligue avec une moyenne de 6,3 buts par match. Les Senators remportèrent le championnat et reprirent alors possession de la Coupe Stanley. Don Smith et le futur joueur des Canadiens Odie Cleghorn menèrent l'équipe au niveau des buts avec respectivement 26 et 20 buts. Il faut dire qu'à l'époque la position de gardien de but n'était pas tellement ce qu'elle est maintenant, les buts pleuvaient de partout.
Le dernier match à vie des Creamery Kings de Renfrew fut disputé à Renfrew le 7 mars 1911 alors que les Creamery Kings défirent les Wanderers de Montréal par la marque de 7 à 6.
Ambrose O'Brien ferma les livres des Creamery Kings de Renfrew après avoir réalisé le peu de potentiel de maintenir une équipe de niveau professionnel de ce calibre dans une si petite ville. C'est ainsi qu'après deux saisons, l'équipe la plus puissante sur papier de son époque fut dissoute.
La plupart des joueurs prirent des chemins différents suite à cette disparition.
Les frères Lester et Frank Patrick partirent vers la Côte Ouest où ils fondèrent leur propre ligue, la Pacific Coast Hockey League. C'est à cette ligue que l'on doit l'apparition de la ligne bleue, des tirs de pénalités et des punitions pour avoir donné de la bande. Ils allaient attirer énormément de joueurs de l'est dans leur ligue grâce à la même technique qu'O'Brien, l'argent. Les Patrick et leur équipe nommée les Milionnaires de Vancouver remportèrent la Coupe Stanley en 1915. Leur ligue allait rivaliser pour la finale de la Coupe Stanley avec la NHA et avec la NHL jusqu'à ce que la NHL s'appropria le trophée pour son unique usage en 1923. Lester Patrick revint dans l'est au milieu des années 1920 pour aider à mettre sur pied les Rangers de New York. On lui reconnaît d'ailleurs pour avoir mis l'équipement de gardien lors de la finale de la Coupe Stanley en 1928 à l'âge de 44 ans afin de remplacer le gardien Lorne Chabot pour aider son équipe à remporter la première coupe de l'histoire des Rangers. Il demeura avec l'équipe jusque dans les années 1940. Les Patrick sont en quelque sorte une des familles royales du hockey. Lynn, le fils de Lester, et son petit-fils Craig ont également connu de brillantes carrières dans la NHL et en tant qu'administrateurs et sont de nos jours membres du Temple de la Renommée... Craig était d'ailleurs assistant coach des États-Unis lors de la médaille d'or aux Olympiques de 1980, le Miracle on ice...
Fred "Cyclone" Taylor fut réclamé par les Wanderers de Montréal mais refusa de se rapporter à cette équipe. Il préféra se joindre aux Senators d'Ottawa, l'équipe avec lequel il évoluait avant son passage à Renfrew. Les Senators avaient d'ailleurs assuré sa présence à Ottawa à l'époque en lui garantissant un poste dans la fonction publique. Il ne joua qu'un seul match avec les Senators à la saison 1911-12 qui ne fut pas reconnu par la ligue en raison du fait que Taylor était la propriété des Wanderers. Le match fut repris plus tard sans Taylor sur la glace. Taylor allait donc se retirer du jeu, lui qui ne voulait pas jouer à Montréal. Ses anciens coéquipiers Frank et Lester Patrick l'invitèrent par la suite à se joindre à leur nouvelle ligue dans l'Ouest en lui garantissant son transfert dans la fonction publique. Taylor se joint donc au Millionnaires de Vancouver avec qui il allait briller jusqu'au début des années 20, aidant d'ailleurs l'équipe à remporter la Coupe Stanley en 1915. Taylor devint par la suite une icône du hockey de l'Ouest, il assistait régulièrement aux matchs des Canucks qui nommèrent suite à son décès en 1979 un trophée à son nom remis au meilleur joueur de l'équipe.
Des membres de l'organisation des Creamery Kings de Renfrew, Newsy Lalonde, Frank Patrick, Lester Patrick, Cyclone Taylor, Didier Pitre, Newsy Lalonde, l'entraineur Alf Smith et le propriétaire Ambrose O'Brien sont maintenant membres du Temple de la Renommée...
Une plaque commémorative dans la ville de Renfrew fait de nos jours mention du passage de cette équipe unique...






































