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Affichage des articles dont le libellé est Patrick Roy. Afficher tous les articles
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mercredi 18 septembre 2024

Histoires de cartes : erreurs récentes de cartes









Jamais je n'ai acheté/déballé autant de paquets de cartes des années récentes. En particulier pour les différents épisodes de "Déballons avec Kirk" que vous pouvez visionner sur notre page Facebook, mais également pour augmenter ma collection et pouvoir vendre/acheter des cartes ayant un peu plus de valeur individuelle.

Je suis encore très loin de dépenser une fortune pour des cartes. Je viens d'envoyer mes premières cartes chez PSA pour les faire grader. Non, je ne me mettrai pas riche avec les cartes que je vais recevoir, c'était vraiment plus pour un trill de l'attente des résultats. De plus, à moins d'avoir un résultat de 10/10, on risque d'être déçu de la valeur de revente. Parenthèse : une carte "Raw" (fraîchement sortie du paquet) vaut en revente grosso modo le même prix qu'une carte gradée avec une note de 9/10. Et vous n'aurez pas à payer les frais de gradation (+- 30$) ni à endurer l'attente de 2-3 mois qui vient avec. Donc, à moins de tirer une carte recrue de Connor Bedard, avec un tirage limité, ça reste un hobby, qui peut être payant qu'avec beaucoup de transactions. Bref …

Ce qui me surprend (et qui me rebute dans la poursuite sérieuse du hobby), c'est le nombre d'erreurs de nonchalance des compagnies de cartes. Je dis "des compagnies", alors que c'est pas mal une seule qui a le monopole. Il y a Panini qui tire son épingle du jeu dans certains sports, mais dans le cas qui nous intéresse ici, Upper Deck est pas mal seul dans la danse. Et des erreurs, ils en produisent autant dans les cartes haut de gamme que des ensemble de base.

Les cartes avec un morceau de chandail sont recherchées par plusieurs collectionneurs, leur permettant de posséder une pièce ayant touchée à leur athlète préféré. Je me dit qu'ils doivent être déçu avec certaines acquisitions …

Parfois, le chandail n'est pas de la même couleur. Je ne mets pas en doute que le chandail utilisé ait appartenu à Patrick Roy lors de son temps avec l'Avalanche du Colorado, mais pourquoi avoir décidé de faire une carte de Roy avec le Canadiens dans ce cas ? Upper Deck déborde pourtant de photos de Casseau avec l'Avalanche



Dans d'autres cas, le morceau est de la bonne équipe, mais ne correspond pas avec la photo. Sur cette carte de Filip Gustavsson, on le voit avec le chandail régulier alors que l'échantillon est de un de leur chandail Reverse Retro ou autre troisième chandail aux couleurs des défunts North Stars. Bon, c'est peut-être moi qui est trop pointilleux ici …



Vous êtes crinqué et vous voulez une carte de Keith Kinkaid dans l'uniforme du Canadiens ? Ce sera en vain, ça n'existe pas. Au mieux, vous pourrez vous rabattre sur ce sticker de lui dans l'uniforme des Blue Jackets, mais avec le logo du CH dans l'entête. Je vous conseille plutôt de vous procurer une de ces cartes de Carey Price AVEC Keith Kinkaid à la place de Pricer !!



On est en 2021 et vous êtes excité par la venue prochaine du prodigue Spencer Knight avec les Panthers de la Floride. Il a d'ailleurs gagné les quatre matchs qu'il a joué avec eux en 2021 après sa sortie de Boston College. Quelle n'est pas votre joie lorsque vous déballez une magnifique Black Diamond Relics de ce dernier … mais avec une photo de Philippe Desrosiers ! L'ancien de l'Océanic et des Lions n'a pas le talent de Knight et ne connaîtra jamais les joies d'une carrière dans la LNH, sans rien lui enlever. Upper Deck confirme pourtant que le morceau de chandail à appartenu au "featured player". Mais lequel calvasse ? Il y en a deux sur la carte !!



Parlant justement de "certifié par Upper Deck" … Les sessions d'autographes sont habituellement assez longues pour les athlètes, car les compagnies en profitent pour leur faire signer plusieurs cartes, items, cadres, photos, etc. Tous les articles sont bien sûr apportés par le même représentant qui s'assure que le joueur autographie au bon endroit, qu'il ait assez d'encre dans son Sharpie, etc. Pour les cartes, les signatures sont souvent effectué sur des stickers qui sont ensuite déposé sur les cartes. Certains employés semblent ensuite être peu à leurs affaires, déposant les collants où bon leur semble … Genre, le sticker de Justin Schultz sur une carte de Jonathan Huberdeau, ou inverser ceux de Jason Robertson et Josh Norris.




C'est à ce demander si toutes ces cartes ont été fabriquées un vendredi après-midi, ou tôt le lundi matin, avant le premier café hebdomadaire.

dimanche 10 mars 2024

Les mangeux de puck ont faim!

Vous connaissez l’expression « mangeux de puck »? C'est ce que j'ai demandé au générateur d'images DALL-E de produire et qui orne maladroitement ce texte. On va y aller "oldschool" en se rabattant sur de vraies cartes de hockey où des joueurs ont été pris en flagrant délit d’alimentation! Étonnamment, on n’aura pas droit à des shakes de protéines qui dégoulinent, mais à du fast-food bien gras! Que le festin visuel commence!

Phil The Thrill a fait les manchettes en 2018 lorsqu’il a rempli la Coupe Stanley de hot dogs sur cette légendaire carte Upper Deck où il passe la journée avec le trophée sur un terrain de golf.

Gagner, ça ne "Coupe" pas l'appétit de Kessel!

En prime, sur l’endos de la carte, on le voit avec un vrai chien dans la Coupe! Avec Phil, l’affaire est ketchup!

Décidément, sa carte ne manque pas de chien!

Olaf Kolzig fit encore mieux avec son nom écrit avec de la moutarde sur la saucisse d’un hot dog dans cette carte Pinnacle de 1995-1996. Selon le Washington Post, il avait toutefois contribué à cette mise en scène. En effet, il avait demandé au photographe s’il avait déjà surpris un joueur en train de manger du popcorn ou un hot dog. Le photographe lui tendit alors un hot dog avec son nom écrit dessus, prit le cliché épique et Kolzig oublia l’événement. Quelque temps plus tard, il remarqua une femme en train de rire en le voyant sortir d’un aréna. Elle lui signala alors l’existence de la carte Pinnacle qui allait le rendre populaire auprès des chasseurs d’autographes.

Heureusement que son prénom n'est pas Dick

Par ailleurs, Kolzig a lui-même souligné un aspect encore plus cocasse par rapport à cette carte : le gardien photographié à l’endos n’est pas lui, mais bien son coéquipier Rick Tabaracci! On peut donc dire que sa carte est all dressed!

Tabaracci veut toute la gloire pour lui-même!

Avant de devenir directeur général des Sharks de San José, Mike Grier a joué pendant 1060 matchs au sein de 5 équipes de la LNH. C’est tout à son honneur d’avoir mis la main à la pâte aussi longtemps dans la ligue! Il en a mangé des croûtes pour y parvenir, comme en témoigne sa pointe de pizza sur cette carte Upper Deck de 1998! Avoir les doigts gras pour jouer avec les Oilers, ça va de pair! C’est bien mieux que d’apparaître avec une serviette au cou! 

On remarque le magnifique sofa qui lui sert de napkin

Vu que je n’ai pas réussi à trouver d’explications sur le web à propos de cette photo pizzaesque, je vous offre un petit bonus pas rapport : Mike Grier en train de défoncer une baie vitrée à Buffalo!


On délaisse un peu le fast-food pour cette carte de Dean McAmmond qui nourrit des chevreuils en étant assis sur un skidoo! On est dans les mêmes années des Oilers que pour Grier, alors il faudrait interroger le photographe qui s’occupait d’Edmonton à l’époque pour comprendre son focus sur la nourriture!

À quand une photo d'un joueur en train de nourrir un rat dans un aréna miteux?

Je n’ai rien trouvé sur le web qui expliquerait cette carte de hockey, alors je vous offre un petit bonus percutant : McAmmond se faisant ramasser par Steve Downie... dans un match pré-saison... Simonac!


En 2015, Andrew Hammond était en feu avec mes Sénateurs d’Ottawa, terminant la saison avec une fiche hallucinante de 20–1–2 et une place en séries. Cela avait poussé des fans de Upper Deck à créer une fausse carte de hockey numérique où on présentait le Hamburglar en train de ramasser un burger sur la patinoire. La Vie Est Une Puck tient à célébrer cette obscure fabrication artisanale pour le bien du hockey!

Le Hamburglar lors de sa seule saison mémorable. Après, il a... fait patate :P

On termine avec Patrick Roy qui aurait tellement mérité d’avoir une carte de hockey présentant une photo de lui avec un casseau de frites. Puisqu’une telle carte n’existe pas officiellement, on va se contenter de cette publicité de Uber Eats sortie en 2021. On peut voir à gauche notre Casseau national alors que la droite nous présente notre Casseux de party national, celui qui a contribué à la longue agonie des Canadiens de Montréal qui persiste à ce jour. Vous pouvez aussi visualiser la pub en version vidéo ici.

On ne semble pas avoir la même définition de "chums"

Ajoutons que Roy est redevenu entraîneur dans la LNH en 2024 alors que Tremblay a pris sa retraite d’analyste à RDS en 2023. Le Bleuet bionique a donc encore plus l’air tarte… Mais bon, je le taquine en masse, mais ça ne lui enlève pas sa grande carrière de hockeyeur et d’animateur pour lesquelles il a mis toute la sauce… Eh oui! Je finis avec ce mauvais jeu de mots digne de la malbouffe honorée sur les cartes de hockey présentées ci-dessus. Bon appétit chers fans de LVEUP! :) 

Petit ajout! Éric Boisclair, un fan de LVEUP qui a l'oeil du tigre affamé, nous a proposé d'ajouter une photo légendaire à notre collection, celle de Phillip Danault qui mangeait de la pizza en conférence de presse lors des séries éliminatoires de 2021! Merci pour l'excellente idée Éric! :)

Go Habs Go to lunch!

Source des photos :
Ebay
Le Web et ses bas-fonds insondables
Dall-E
Éric "oeil du tigre affamé" Boisclair

lundi 29 janvier 2024

Les serviettes de cerbères (3e partie)


Pour cette 3e partie, je vous présente les gardiens de but qui ont eu TROIS fois la visite d'un photographe fainéant pour les immortaliser avec une serviette autour du cou dans les séries de cartes et d'autocollants O-Pee-Chee des années 1980. N'en faites pas une overdose de gratitude! C'est tout naturellement la mission de LVEUP de vous nourrir l'esprit avec des retailles d'histoires sur le hockey!

On débute en grand avec une légende québécoise devant le filet : Patrick Roy qui a d'ailleurs effectué un retour dans la LNH en tant qu'entraîneur des Islanders de New York! Eh oui! À la fin des années 1980, notre Casseau national est apparu dans une carte et deux autocollants O-Pee-Chee habillé d'une splendide serviette! Il manque juste une serviette rouge et on aurait eu droit aux couleurs officielles du tricolore! Quelle occasion ratée pour les photographes! Ils doivent en faire de l'urticaire!
La couleur de sa serviette annonçait les chandails bleu poudre du CH de 2022! Patrick le visionnaire!

Sa serviette blanche annonçait-elle son échange au Colorado? C'est possible si on est naïf!

Patrick en bonne compagnie pour son trophée. Hayward et son bandeau ont aussi aidé un brin, mais c'est bien entendu la serviette royale qui a fait la différence!

On va continuer avec un autre portier montréalais du nom de Michel "Bunny" Larocque! Un gars originaire de l'Outaouais comme moi, mais qui a remporté 4 coupes Stanley de plus que moi!

En plus d'être visiblement déçu de s'en aller à Toronto, Larocque a dû faire ses adieux à Montréal avec un gars d'entretien posant fièrement en arrière-plan. O-Pee-Chee savait vraiment comment souligner de grands événements avec des clichés pris au bon moment!

On se trouve ensuite devant un cas spécial! Dans son album d'autocollants de la LNH de 1981-1982, O-Pee-Chee a mis deux fois la même photo airbrushée de Michel Laroque. Une fois (no 105) en plan éloigné comme joueur des Maple Leafs (insérer huées ici). Une autre fois (no 259) en plan rapproché comme joueur qui a remporté le trophée Vézina en compagnie des portiers du CH Denis Herron et Richard Sévigny (insérer applaudissements ici). À date, Larocque est le gardien qui a subi le plus grand traitement de faveur en termes de réduction des coûts sur les photos de serviettes lol!


Pourquoi se forcer à airbrusher deux photos quand on peut épargner en zoomant la même photo?

On termine cette analyse digne de la NASA avec le très souriant et moustachu John Garrett qui a mangé des pucks tant dans la WHA que dans la LNH! Mais on va rester avec ses cartes de la ligue encore active de nos jours pour voir comment les photographes l'ont surpris en train de pavaner avec une serviette. Et joie totale! On a ici un trio de couleurs pour ses serviettes (blanche, bleue et jaune), possiblement en l'honneur des magasins IKEA. Si c'est le cas, il a mis beaucoup d'efforts pour que LVEUP soit le premier blogue au monde à le constater quelques décennies plus tard! Quel scoop! On en désapprend tous les jours! 

On perçoit mal la serviette blanche, mais on perçoit bien les horribles bancs vides et bruns!

Décidément, les gardiens des Nordiques ont été choyés par O-Pee-Chee en grosses serviettes!

Sa dernière carte le présente à la retraite pour devenir assistant directeur général des Canucks, mais son futur patron Harry Neale fut congédié et l'offre fut donc retirée. Merci à notre super fan Jean-François Plouffe de l'avoir signalé sur la page Facebook de LVEUP que je vous invite à suivre!

Garrett jette la serviette (retraite) pour ensuite se faire jeter la serviette (congédiement)!

Boum bada boum comme disent les gens qui ne savent pas s'exprimer! Vous rendez-vous compte à quel point cette série de billets est en train de changer votre vie pour le mieux? Est-ce que vous avez une envie irrésistible de vous acheter une serviette au Dollorama? C'est voulu! LVEUP a un partenariat commercial secret avec une usine au Paraguay qui produit des serviettes de plage pour les nains de jardins du monde entier. Nous avons grand espoir de devenir multimillionnaires lorsque ces babioles deviendront aussi populaires que les fidget spinners et les pet rocks! Mais d'ici là, attendez-vous à un prochain billet extraordinaire sur les joueurs qui sont apparus quatre fois sur des cartes/autocollants avec ces cravates décontractées à outrance que sont les serviettes de gardiens de but!


Source des photos:

Ebay


Lisez la série de billets sur les Serviettes de cerbères:

1re partie - une apparition

2e partie - deux apparitions

3e partie - trois apparitions

4e partie - quatre apparitions

5e partie - sept apparitions du champion des serviettes

vendredi 15 octobre 2021

Une caméra sur le casque

 






À la fin de ma première saison dans la catégorie Novice, j'ai reçu un magnifique cadeau : le livre "30 ans de photos de hockey", par Denis Brodeur. J'ai feuilleté encore et encore cet ouvrage avec les magnifiques photos de Brodeur, agrémenté par les textes de Daniel Daigneault. C'est vraiment un livre que je vous recommande, si vous être capable de mettre la main dessus. Il y a également d'autres recueils semblables des photos de Denis Brodeur ("Les Gardiens de but au hockey" et "Les Grands du hockey"), mais ils comportent malheureusement quelques erreurs factuelles ou de noms des joueurs sur les photos. Cependant, le livre de 1996 sur les Expos, "Les Expos : du parc Jarry au Stade olympique", est tout aussi bon. Bref ...

J'ai d'ailleurs profité du long week-end de l'Action de Grâce afin de le feuilleter une nouvelle fois les pages de "30 ans de photos de hockey". À la page 94, on retrouve deux photos de Patrick Roy, dont l'une lors de l'échauffement du match des étoiles de 1993, qui avait lieu au défunt Forum de Montréal. Le texte qui accompagne cette photo fait mention que, pour les besoins de la télévision, Roy devint le premier gardien à porter une caméra fixée sur son masque. 

Extrait de la page 94

À l'époque, cette information ne m'avait pas marqué. Mais maintenant, étant de plus en plus geek (je ne crois pas que je réussirai à dépasser RaySheppard à ce niveau cependant), je sais qu'ils avaient tout faux. Deux ans auparavant, un autre gardien avait une caméra attachée à son casque.

Le 27 septembre 1991, la LNH organisa un match présaison dans le stationnement du Caesar Palace de Las Vegas, entre les Kings de Wayne Gretzky Los Angeles et les Rangers de New-York. Le but était de promouvoir ce sport dans le désert du Nevada (quelques années avant l'arrivée de Gary Bettman et sa manie de placer le hockey à des endroits moins communs). Pour les biens de ce "spectacle", Kelly Hrudey, le gardien des Kings, avait une caméra installée sur son combo Jofa. Vous pouvez d'ailleurs voir les prises de vue et vous mettre (un peu) dans la peau d'un gardien de la LNH dans les extraits suivants.

1er but des Rangers :

2e but des Rangers :

Un magnifique "Kick Save" et une vue de la caméra sur le casque :

Le feeling des félicitations d'après-match :

Mais même encore là, Hrudey ne fut pas le premier à porter une caméra pour la télévision. Dave Dryden, le frère de l'autre, tenta l'expérience d'être gardien-caméraman pour un télé-film sur les Sabres de Buffalo, intitulé "Sabres on the Warpath". 



Par contre dans ce cas, la caméra fut fixée à un casque de moto et non à son masque de gardien. Ça explique peut-être pourquoi aucune des séquences prises par Dryden ne fut gardées pour le film ...

vendredi 11 juin 2021

Le record de Patrick



 
 
L'autre jour, j'ai vu passer un de ces records inutiles mais quand même intéressant sur Facebook. On y annonçait qu'avec la série qu'il joue présentement contre l'Avalanche, Marc-André Fleury a remporté au moins une victoire contre une 18e équipe différente en séries. Il surpassait ainsi Dominik Hasek pour s'emparer seul du deuxième rang de l'histoire à ce niveau, le premier étant comme vous l'avez deviné Patrick Roy, avec 20 équipes différentes contre qui il remporta au moins une victoire contre en séries.
 
On s'entend ici, il s'agit d'un record assez mineur et plutôt du genre "secondaire" et conséquent de ses principaux records comme ceux du plus de matchs joués en séries pour un gardien (247) et le plus de victoires (151). Mais 20 équipes c'est quand même assez surprenant considérant qu'une bonne partie de sa carrière était à l'époque des 21 équipes. Et les équipes qui sont venues par la suite ont quand même mis du temps à devenir des adversaires potentiels en séries. Mais aussi, ce record est assez conséquent de la structure de la carrière de Roy, avec la majorité de sa carrière dans l'est (11 saisons complètes) et ensuite dans l'ouest (8 saisons).

Bref, ce record m'a donné envie d'aller retracer quelles étaient toutes ces 20 équipes différentes et par le fait même refaire un peu le parcours de la glorieuse carrière de Roy en séries. Allons-y donc dans l'ordre chronologique de chaque équipe rencontrée.


#1 - Bruins de Boston
37 matchs: 18 victoires, 18 défaites

C'est contre les Bruins que Casseau débuta ses premières séries lors de la première ronde du tournoi de 1986 et c'est ultimement contre les Bruins qu'il joua le plus grand nombre de séries (8) et le plus de matchs (37). À l'exception des séries de 1992-93 et celles ratées de 1995 (seule fois de sa carrière qu'il les rata), Roy et le CH avaient les Bruins sur leur chemin à chaque année. Et toute qu'une bête noire d'ailleurs, puisqu'ils se firent éliminer 5 fois sur 8, ne remportant la série qu'en 86, 87 et 89. On se rappellera également de son épisode d’appendicite durant la série de 1994. 
 
C'est aussi contre Boston que Roy remporta le plus de victoires avec 18, mais également le plus de défaites avec aussi 18. Les Bruins sont d'ailleurs une de seulement 3 parmi ces 20 équipes contre qui il n'a pas une fiche globale gagnante. Le seul match non comptabilisé ici est celui du 20 avril 1988 où il vint en relève à Brian Hayward qui avait débuté la série et qui fut crédité de la défaite.


#2 - Whalers de Hartford
21 matchs: 14 victoires, 7 défaites, 1 blanchissage

Après les Bruins, ce sont ces autres cousins de l'ex-division Adams qui croisèrent le plus souvent le chemin de Roy en séries avec le CH, soit 4 fois (1986, 1988, 1989 et 1992). Et contrairement aux Bruins, c'est Roy et le CH qui étaient la bête noire des Whalers, car ils l'emportèrent à chaque occasion. Deux de ces séries se terminèrent par un 7e match soit en 86 et 92.

Succès souvenir:
 
 
 
 

#3- Rangers de New York
5 matchs: 4 victoires, 1 défaite

Patrick ne rencontra les Rangers qu'une seule fois sur sa route en séries durant toute sa carrière, mais c'est contre eux qu'il établit véritablement sa place comme gardien d'avenir et future légende. C'était bien sûr lors de la finale de conférence de 1986.

Un autre succès souvenir? Fuck yeah un autre succès souvenir.
 
 
 
#4 - Flames de Calgary
11 matchs: 6 victoires, 5 défaites, 1 blanchissage

Deux séries contre les Flames, chaque fois en finale. 1 fois la victoire, 1 fois la défaite, 2 parcours légendaires. Il aurait pu revoir les Flames plus souvent après son départ au Colorado mais durant ces années-là, les Flames étaient poches et ne revinrent dans le portrait seulement qu'en 2004, un an après la retraite de Roy. Les Flames sont la seule équipe contre qui il perdit la finale.

 
#5 - Nordiques de Québec
7 matchs: 4 victoires, 3 défaites

Roy n'a rencontré sa future équipe qu'à deux reprises en séries lors de ses années à Montréal. La fois que tout le monde se rappelle fut bien sûr en 1993, lorsque les Nordiques remportèrent les deux premiers matchs avant que le CH ne se réveille et remporte la série en 6. 

Le seul autre match fut lors des séries de 1987, alors qu'il n'avait pas encore totalement la faveur de Jean Perron. Ce dernier lui préféra Hayward après une défaite de 7-5 lors du premier match de la série, même si il avait blanchi les Bruins en 4 matchs lors de la première ronde (et remporté une Coupe Stanley l'année précédente). Hayward resta en poste le restant de la série, incluant lors du match du 28 avril 1987, victoire de 3-2 des Canadiens où il ne s'est pas passé grand chose... 
 

#6 - Flyers de Philadelphie
7 matchs: 4 victoires, 3 défaites, 2 blanchissages
 
Après la série contre Québec, Roy revint en scène en finale de conférence de 1987 lors du 4e match contre les Flyers, une défaite de 6-3, suite à quoi Hayward reprit le relais pour le restant de cette série où les Flyers l'emportèrent et allèrent ensuite s'incliner en finale contre les Oilers, empêchant le CH de défendre son titre.

Les deux équipes se retrouvèrent de nouveau en finale de conférence en 1989 où le CH, après avoir éliminé les Whalers et les Bruins, vengea son échec de 1987 en 6 matchs et retourna en finale contre les Flames. Cette fois-ci, c'est Roy qui était dorénavant en plein contrôle, contrairement à Ron Hextall qui sortit de ses gonds lors du dernier match en s'en prenant à Chris Chelios pour venger son coéquipier Brian Propp...

Roy garda son calme dans cette situation, mais ce ne fut que partie remise dans son cas (voir plus loin)...

Succès souvenir:





#7 - Sabres de Buffalo
16 matchs: 12 victoires, 3 défaites, 1 blanchissage
 
Trois séries en carrière contre les Sabres et à chaque fois un meilleur résultat; victoire 4-2 en 89-90, victoire 4-1 en 90-91 et finalement un blanchissage en 4 matchs en 92-93, série où trois matchs furent remportés en prolongation. Au moins les Sabres avaient eu le mérite d'éliminer les Bruins en première ronde (eux aussi en 4 matchs), interrompant la série de rencontres annuelles entre Boston et Montréal...

Un autre succès souvenir. Pas de Roy ni du CH mais plutôt du «May Day» parce que ça fait toujours du bien de revoir 1993 et les Bruins souffrir...



#8 - Islanders de New York
5 matchs: 4 victoires, 1 défaite
 
Une seule présence des Islanders dans le parcours en séries de Roy, alors qu'il est arrivé en scène au moment où la dynastie des Islanders s’essoufflait. Dans ce cas-ci, c'était en finale de conférence de l'année de grâce 1993 où les Islanders étaient épuisés de leur victoire in extremis contre les Penguins en demi-finale. Les Canadiens l'emportèrent sans trop de difficulté en 5 matchs.

Succès souvenir? Quand on parle de 1993 difficile de résister...




#9 - Kings de Los Angeles
19 matchs: 12 victoires, 7 défaites, 4 blanchissages

Pour les Kings, et bien on retrouve la première et la seule équipe que Patrick retrouva à la fois à Montréal et au Colorado. Même qu'il les rencontra plus souvent avec l'Avalanche et que ce fut des séries plus serrées que la finale de 1993 avec Montréal. On parle ici des séries de 2001 et 2002 où à chaque fois l'Avalanche dut le remporter au 7e match décisif, soit en 2e ronde en 2001 et en 1ère ronde en 2002.

Ici comme succès souvenir, je pourrais bien vous remontrer la finale de 1993 mais vous l'avez déjà vu 1000 fois. Allons-y donc différemment avec 2001 contre les Kings:




#10 - Canucks de Vancouver
10 matchs: 8 victoires, 2 défaites, 1 blanchissage

Ici désolé, j'ai dû tricher pour la photo car je n'ai rien trouvé pour les années correspondantes. 
 
Patrick retrouva les Canucks en séries à deux reprises, une victoire de 4-2 en première ronde lors de ses premières séries avec l'Avalanche au printemps 1996, et ensuite à nouveau en première ronde lors d'un autre parcours vers l'ultime victoire, cette fois un balayage en 4 matchs en 2001. À ce moment-là, le Linden que l'on voit sur la photo était... à Montréal.


#11 - Blackhawks de Chicago
12 matchs: 8 victoires, 4 défaites, 2 blanchissages

Deux séries d'affilée contre les Blackhawks, soit en 1996 (2e ronde) et 1997 (1re ronde) et chaque fois le même résultat, une victoire en 6 matchs de l'Avalanche. Mais c'est seulement en 1996 qu'on a eu droit à la fameuse répartie légendaire de Roy envers Jeremy Roenick que vous pouvez voir sur cet autre succès souvenir. 

Quelques semaines plus tard, les Blackhawks échangèrent Roenick aux Coyotes et il n'était donc plus là pour le rematch de 1997.



#12- Red Wings de Detroit
30 matchs: 17 victoires, 13 défaites, 4 blanchissages

On retourne aux choses sérieuses ici avec l'arrivée des Red Wings dans le portrait et la création d'une des rivalités les plus intenses des années 90 et de toute l'histoire de la LNH.

Après les Bruins, les Red Wings sont les plus sérieux et récurrents adversaires de Roy en séries, étant sur son passage pour 5 séries et 30 matchs au total. L'Avalanche remporta 3 de ces séries (1996, 1999 et 2000) tandis que les Red Wings l'emportèrent en 1997 et 2002. Si les Bruins sont l'exemple parfait de l'adversaire typique de Roy et du CH en séries, les Red Wings représentent l'équivalent durant cette deuxième moitié de carrière dans l'ouest.

Succès souvenir? You bet your ass!



#13 - Panthers de la Floride
4 matchs: 4 victoires, 0 défaites, 1 blanchissage

La seule équipe que Patrick a blanchi en séries, les Panthers sont également son plus faible adversaire en finale, ne marquant qu'un total de 4 buts contre lui durant ces 4 matchs. Ils sont également les seuls envers lesquels il n'a jamais connu la défaite. Les Panthers n'ont jamais passé la première ronde depuis.

Succès souvenir:

 

#14 - Oilers d'Edmonton
12 matchs: 7 victoires, 5 défaites

Dans la deuxième moitié des années 90, il y avait une petite équipe qui était bonne pour venir jouer dans les pattes des puissances du moment. En 1997, les Oilers retournèrent en séries et croisèrent St-Patrick pour la première fois en 2e ronde, après leur élimination surprise des Stars en première ronde. L'Avalanche l'emporta en 5 matchs mais les Oilers se reprirent en 1998, causant la surprise en éliminant l'Avalanche en 7 matchs, avant de perdre contre les Stars en demi-finale.


#15 - Sharks de San Jose
13 matchs: 8 victoires, 5 défaites, 1 blanchissage


Deux séries contres les Sharks. La première en 98-99 (victoire en 6) et ensuite en 2001-02 (victoire en 7). Cette victoire de 2002 était particulièrement importante avec une victoire par blanchissage de 1-0 lors du 7e match. L'Avalanche perdit ensuite de nouveau en 7 matchs contre les Red Wings en finale de l'Ouest.

Souvenir mais un peu moins succès ici...



#16- Stars de Dallas
14 matchs: 6 victoires, 8 défaites, 2 blanchissages

Seulement la deuxième de trois équipes parmi les 20 envers qui Patrick a une fiche négative. Dans ce cas-ci, on parle de rencontres au sommet où les Stars l'emportèrent en 7 matchs deux années consécutives soit en 1999 et en 2000 en finale de conférence dans les deux cas.


#17- Coyotes de Phoenix
5 matchs: 4 victoires, 1 défaite

Pas trouvé de photo de Patrick contre les Coyotes et pas trouvé grand chose d'intéressant à dire non plus d'ailleurs. Voici donc Peter Forsberg avec un bizarre de JOFA qui se fait manger la joue par un joueur des Coyotes avec leur chandail laid.

Sinon et bien cette seule série contre les Coyotes était en première ronde des séries de 1999-2000. Roy retrouva alors Jeremy Roenick chez les Coyotes, mais cette fois-ci Roenick n'a rien dit de baveux qui lui est revenu dans la face. Roy avait alors une 3e bague pour lui faire une autre joke au cas où...


#18- Blues de St.Louis
5 matchs: 4 victoires, 1 défaite

On passe maintenant dans le dernier droit de la carrière de Roy avec un retour en 2001 pour cette 18e équipe avec les Blues. Après les Canucks en 1re ronde et les Kings en 2e, l'Avalanche disposa efficacement des Blues en 5 matchs pour se rendre à la finale de 2001.

Succès souvenir:

 

#19- Devils du New Jersey
7 matchs: 4 victoires, 3 défaites, 2 blanchissages

Dernière équipe rencontrée en finale pour Patrick Roy (et Raymond Bourque bien sûr), les Devils défendaient leur titre remporté en 2000 contre les Stars (alors eux aussi champions défendants). Une série excitante où il récolta 2 blanchissages mais qui dut encore se rendre à 7 matchs. Toute qu'une finale appropriée d'ailleurs avec cette rencontre au sommet entre deux des meilleurs gardiens de l'histoire et deux idoles des québécois.

Mais il restait encore une dernière équipe à ajouter sur la liste de Patrick.


#20- Wild du Minnesota
7 matchs: 3 victoires, 4 défaites, 1 blanchissage

Après une saison 2001-2002 où l'Avalanche rencontra les Kings, les Sharks et finalement les Red Wings en finale de conférence, on passe à la saison 2002-03 pour la dernière série et derniers matchs en carrière pour Patrick Roy. Une défaite surprise aux mains de cette jeune équipe alors détentrice du 7e rang dans l'ouest. Et comme c'était le cas de beaucoup des séries des années précédentes pour Roy, celle-ci nécessita aussi un 7e match. C'est Andrew Brunette qui marque en prolongation et qui vint sonner le glas de l'Avalanche et de la carrière du meilleur gardien en séries de l'histoire.

Cela mérite un dernier souvenir du moins pour voir les derniers moments de la carrière de joueur de Roy... et la première série remportée par le Wild... C'était aussi la première fois qu'il perdait un match 7 en prolongation.


Dans son livre "Le Guerrier" écrit par son père Michel, on apprend que Patrick avait décidé qu'il était temps de passer à la retraite le lendemain du 6e match de la série.

C'est donc ce qui conclut ce palmarès étonnant. Marc-André Fleury a encore quelques croûtes à manger pour battre ce record, mais ce n'est pas impossible s'il joue encore quelques années. Les seules franchises que Roy n'a jamais rencontré en séries furent donc; Anaheim, Atlanta, Columbus, Montréal, Nashville, Ottawa, Pittsburgh, Tampa Bay, Toronto, Washington et Winnipeg (anciens Jets).

Histoire de bien compléter pour Fleury, il a eu sur sa route jusqu'à maintenant; Ottawa, Rangers de New York, Philadelphie, Detroit, Washington, Caroline, Montréal, Tampa Bay, New York Islanders, Columbus, Los Angeles, San Jose, Winnipeg, St.Louis, Chicago, Vancouver, Minnesota et finalement Colorado pour un compte de 18. Il a également joué un match contre Boston sans l'emporter en 2013 et même chose contre Dallas l'an dernier. Si il avait eu la victoire, il aurait déjà égalisé le record de Roy. Ce ne sera pas pour cette année par contre car il a déjà joué et remporté un match contre toutes les équipes encore en lice.

On lui souhaite bonne chance (mais pas contre le CH!). Si jamais il se rend à une 21e équipe, je serai là pour lui faire le même genre d'hommage qu'à Roy c'est certain.