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mercredi 18 septembre 2024

Histoires de cartes : erreurs récentes de cartes









Jamais je n'ai acheté/déballé autant de paquets de cartes des années récentes. En particulier pour les différents épisodes de "Déballons avec Kirk" que vous pouvez visionner sur notre page Facebook, mais également pour augmenter ma collection et pouvoir vendre/acheter des cartes ayant un peu plus de valeur individuelle.

Je suis encore très loin de dépenser une fortune pour des cartes. Je viens d'envoyer mes premières cartes chez PSA pour les faire grader. Non, je ne me mettrai pas riche avec les cartes que je vais recevoir, c'était vraiment plus pour un trill de l'attente des résultats. De plus, à moins d'avoir un résultat de 10/10, on risque d'être déçu de la valeur de revente. Parenthèse : une carte "Raw" (fraîchement sortie du paquet) vaut en revente grosso modo le même prix qu'une carte gradée avec une note de 9/10. Et vous n'aurez pas à payer les frais de gradation (+- 30$) ni à endurer l'attente de 2-3 mois qui vient avec. Donc, à moins de tirer une carte recrue de Connor Bedard, avec un tirage limité, ça reste un hobby, qui peut être payant qu'avec beaucoup de transactions. Bref …

Ce qui me surprend (et qui me rebute dans la poursuite sérieuse du hobby), c'est le nombre d'erreurs de nonchalance des compagnies de cartes. Je dis "des compagnies", alors que c'est pas mal une seule qui a le monopole. Il y a Panini qui tire son épingle du jeu dans certains sports, mais dans le cas qui nous intéresse ici, Upper Deck est pas mal seul dans la danse. Et des erreurs, ils en produisent autant dans les cartes haut de gamme que des ensemble de base.

Les cartes avec un morceau de chandail sont recherchées par plusieurs collectionneurs, leur permettant de posséder une pièce ayant touchée à leur athlète préféré. Je me dit qu'ils doivent être déçu avec certaines acquisitions …

Parfois, le chandail n'est pas de la même couleur. Je ne mets pas en doute que le chandail utilisé ait appartenu à Patrick Roy lors de son temps avec l'Avalanche du Colorado, mais pourquoi avoir décidé de faire une carte de Roy avec le Canadiens dans ce cas ? Upper Deck déborde pourtant de photos de Casseau avec l'Avalanche



Dans d'autres cas, le morceau est de la bonne équipe, mais ne correspond pas avec la photo. Sur cette carte de Filip Gustavsson, on le voit avec le chandail régulier alors que l'échantillon est de un de leur chandail Reverse Retro ou autre troisième chandail aux couleurs des défunts North Stars. Bon, c'est peut-être moi qui est trop pointilleux ici …



Vous êtes crinqué et vous voulez une carte de Keith Kinkaid dans l'uniforme du Canadiens ? Ce sera en vain, ça n'existe pas. Au mieux, vous pourrez vous rabattre sur ce sticker de lui dans l'uniforme des Blue Jackets, mais avec le logo du CH dans l'entête. Je vous conseille plutôt de vous procurer une de ces cartes de Carey Price AVEC Keith Kinkaid à la place de Pricer !!



On est en 2021 et vous êtes excité par la venue prochaine du prodigue Spencer Knight avec les Panthers de la Floride. Il a d'ailleurs gagné les quatre matchs qu'il a joué avec eux en 2021 après sa sortie de Boston College. Quelle n'est pas votre joie lorsque vous déballez une magnifique Black Diamond Relics de ce dernier … mais avec une photo de Philippe Desrosiers ! L'ancien de l'Océanic et des Lions n'a pas le talent de Knight et ne connaîtra jamais les joies d'une carrière dans la LNH, sans rien lui enlever. Upper Deck confirme pourtant que le morceau de chandail à appartenu au "featured player". Mais lequel calvasse ? Il y en a deux sur la carte !!



Parlant justement de "certifié par Upper Deck" … Les sessions d'autographes sont habituellement assez longues pour les athlètes, car les compagnies en profitent pour leur faire signer plusieurs cartes, items, cadres, photos, etc. Tous les articles sont bien sûr apportés par le même représentant qui s'assure que le joueur autographie au bon endroit, qu'il ait assez d'encre dans son Sharpie, etc. Pour les cartes, les signatures sont souvent effectué sur des stickers qui sont ensuite déposé sur les cartes. Certains employés semblent ensuite être peu à leurs affaires, déposant les collants où bon leur semble … Genre, le sticker de Justin Schultz sur une carte de Jonathan Huberdeau, ou inverser ceux de Jason Robertson et Josh Norris.




C'est à ce demander si toutes ces cartes ont été fabriquées un vendredi après-midi, ou tôt le lundi matin, avant le premier café hebdomadaire.

lundi 8 juillet 2024

La carte "Young Guns" de Chris Osgood








Si vous êtes un collectionneur de cartes ardu, vous attendez avec impatience chaque sortie des séries Young Guns d'Upper Deck. Depuis leur arrivée lors de la saison 1990-91 (lors de la deuxième année d'existence d'Upper Deck), ils rassemblent l'ensemble des nouvelles recrues dans la LNH. Toutefois, l'engouement ne fut pas immédiat auprès des collectionneurs, disparaissant d'ailleurs à quelques occasions dans les années 90. À mon humble avis, c'est en 2003-2004 que la série a pris de l'ampleur, avec celle de Marc-André Fleury. Vous en trouverez encore plusieurs sur eBay, mais sortez l'argent, elle vaut plus de 700$. Il y avait aussi Patrice Bergeron, Eric Staal, Brent Burns et autres Travis Moen dans cette série … Le lock-out de l'année suivante aurait pu plomber la série pour de bon, mais l'arrivée de Crosby, Ovechkin et Malkin dès le retour des activités a fait le plaisir des adeptes, représentant le summum des cartes recrues des vedettes de la LNH.

Bref, pour célébrer leur 25 ans, Upper Deck décida de faire un spécial pour la journée nationale de la carte du hockey. 

- Quoi, il y a une journée nationale de la carte de hockey ? 

Eh bien oui. C'est le 13 avril de chaque année. Allez dans les Entrepôts du Hockey que vous connaissez à cette date, vous aurez des cartes gratuites. Bon, revenons à notre sujet … 

Donc, Upper Deck lança une série "tribute" de Young Guns, en reprenant leur design de 1990. (Ce qu'ils avaient déjà fait d'ailleurs en 2010-11 pour leur 20 ans, mais avec les recrues de l'époque) Certains joueurs vedettes eurent finalement l'occasion d'avoir leur carte recrue qu'ils n'avaient pas pu avoir à leur époque. Des joueurs comme Curtis Joseph, Daniel Alfredsson, Guy Carbonneau, Martin Brodeur et Tim Osgood.

- Tim Osgood ? Tu veux dire Chris Osgood !

Ah ça, parlez-en à la gang d'Upper Deck. Car voici la carte en question.


Voilà, Tim Osgood. Le corps de Tim Cheveldae avec le chandail #30 de Chris Osgood. À bien y penser, il aurait pu s'appeler Chris Cheveldae …

Bon, un peu de sérieux. Upper Deck se sont planté, ils ont mis une photo de Cheveldae sur la carte de Chris Osgood. Ils se sont sûrement fié qu'au numéro sur le chandail, alors que "Chevy" portait le #32 à Detroit (et le #31 à ses tout débuts). Mais comment il a pu se retrouver avec un chandail avec le mauvais numéro ?? Eh bien, en 1990, les équipes utilisaient encore des chandails des saisons précédentes pour les matchs présaison, et semblaient bien se ficher de savoir si le joueur allait porter le numéro qu'il aurait dû porter. Lors d'un match de septembre 1990, les Red Wings étaient au Centre Bell Forum pour affronter le Canadien. Denis Brodeur pris donc la photo qui fut utilisée sur la carte.


Heureusement, le père de Martin en prit d'autres, dont une où on peut remarquer que le nom de Cheveldae a été attaché de façon "broche à foin" sur un chandail avec le numéro 30.

 
S'étant rendu compte de leur erreur, Upper Deck envoya une carte corrigée à tout ceux qui ont pigé la carte de notre cher Tim Osgood … ou Chris Cheveldae, prenez le nom qui vous plaît.


Laquelle est votre préférée ?

mardi 29 juin 2021

D'un autre angle #6 - Kelly Hrudey 1993

 

 

Ça fait longtemps que j'ai pas fait un nouveau chapitre de cette série. Normalement, le concept est de prendre et analyser une photo célèbre de l'histoire du hockey comme le fameux but de Bobby Orr en 1970 ou le "no goal" de Brett Hull en 1999. Des moments célèbres où le cliché du photographe a été maintes fois vu, revu et ré-imaginé au fil des années et que j'essaie de voir sous un autre angle photographique ou autre. Mais aujourd'hui, le cliché en question n'est pas une de ces fameuses photographies que tout le monde connaît, mais le titre "d'un autre angle" s'y porte vraiment trop parfaitement.

Voici donc une carte que j'ai en ma possession, une carte de ma série préférée, Upper Deck 1993-94, et mettant en vedette le gardien des Kings Kelly Hrudey. C'est d'autant plus approprié et une superbe coïncidence que j'aie la chance d'en parler alors qu'on est présentement en FINALE! Je sais pas comment était votre St-Jean, mais disons pour ma part que j'ai eu de la difficulté à m'endormir...


Une des choses que j'adore de cette série est que beaucoup des joueurs des Canadiens ou des Kings ont été pris en photo durant cette finale et donc on y revoit plusieurs beaux moments. J'en ai déjà parlé mais j'adore particulièrement la photo arrière de la carte de Eric Desjardins où il boit une bière, exténué après la victoire et les célébrations.

Anyway, pour cette carte-ci ce n'est pas un moment qui fut célèbre autant que le clin d'oeil de Patrick ou autre moment d'anthologie. On y voit simplement Paul DiPietro qui entre en collision avec Hrudey et ce dernier qui tente le l'éviter. On aperçoit également un autre joueur des Kings que je pouvais gager sans problème qu'il s'agissait de Jari Kurri juste par le casque JOFA et du peu de son faciès que l'on peut voir.

Bref, ce n'est qu'une carte parmi tant d'autres, une très belle carte d'une super finale mais rien de trop extraordinaire non plus. Comme je disais, j'ai cette carte depuis des années donc elle m'est très familière mais jusqu'à il y a quelques jours, je n'avais jamais remarqué le détail suivant.

Regardez bien au premier niveau des gradins juste en haut de la mitaine de Hrudey:


Qu'est-ce qu'on y voit? Un photographe.

Voici une autre carte de Hrudey de la même série mais dans la sous-collection des Inserts SP.


À ce qu'on peut voir, les gars d'Upper Deck avait un accès privilégié. Pas pour rien aussi qu'on voit la commandite de la compagnie sur la bande juste en arrière de Hrudey. Par la position des joueurs, on peut voir que cette deuxième photo semble avoir été prise à la même fraction de seconde que la première. Peut-être quelques centièmes de plus à en voir les éclaboussures de glace que l'on ne discerne pas sur la première.

Impossible cependant de voir s'il s'agit bien de Jari Kurri qui pousse DiPietro sur Hrudey. Impossible dis-je? Ici on ne voit pas de photographe en arrière-plan, ça aurait été trop beau. On voit un cameraman par exemple. Donc histoire de rendre justice à cette série et trouver le plus d'angles possibles, allons-y donc pour la vidéo.

Le bienfait de ces cartes c'est qu'on voit bel et bien qu'il s'agissait de la finale avec la "patch" de la finale bien en vue sur les chandails. Comme les équipes portaient leur chandail blanc à domicile à l'époque, nous savons que cette photo fut prise à Los Angeles. La série s'est terminé en cinq matchs et donc seulement deux de ces matchs ont été joués à Los Angeles et ces matchs sont facilement trouvables sur Youtube. J'ai donc écouté ces deux matchs en accéléré pour finalement retracer ce moment pas si mémorable de la série. Mais avec cette carte, c'est désormais plus mémorable.



Donc oui, il s'agit bien de Kurri, récemment converti en joueur de centre cette saison-là. À 3:28:33 du vidéo on voit l'angle de caméra qui pourrait bien être celui du cameraman de la 2e carte. J'espérais vraiment pouvoir revoir le même photographe, histoire de boucler tout ça, mais malheureusement ce n'est pas le cas et je n'ai pas trouvé d'autres angles...

Même pas 2 minutes plus tard, on voit le but de John LeClair qui vint sceller l'issue du match et donner l'avance 3-1 au CH et le dernier de cette séquence incroyable de 10 matchs de suite remportés en prolongation. Ça, vous connaissez déjà. Mais peut-être que ce but n'aurait pas été possible sans la charge de Kurri et DiPietro qui a possiblement déstabilisé Hrudey... 

Moi c'est le genre d'affaires pas très utiles dont j'aime déblatérer...

dimanche 21 février 2021

Joueur oublié des 90's #48 - Jason Herter


 

Il est normal que le joueur d'aujourd'hui ne vous soit pas aussi connu que d'autres joueurs semi-oubliés de cette série comme Valeri Bure, Cliff Ronning ou Craig Janney. Contrairement à ces joueurs qui ont quand même connu de bonnes et longues carrières dans la LNH, Jason Herter fait plutôt partie de la catégorie des ''One-game wonders'', ces joueurs qui n'ont joué qu'un seul match dans la LNH. En fait, si vous vous rappelez de lui, c'est peut-être que vous avez comme moi cette étrange carte de la première édition Upper Deck en 1990-91. Carte que j'ai judicieusement choisi comme carte du jour d'ailleurs...

 
 
 
Jason Herter est né le 2 octobre 1970 à Hafford en Saskatchewan et est d'origine métis française. Défenseur offensif de gros gabarit, il était très haut placé en vue du repêchage de 1989 après sa première saison à l'Université du Dakota du Nord. Il fut même à un certain moment considéré comme le possible premier choix. Il fut plus tard relégué au deuxième rang, mais ce n'est finalement qu'au 8e rang qu'il fut choisi par les Canucks. Ces derniers recherchaient désespérément un véritable défenseur numéro un, eux qui n'ont jamais vraiment eu de défenseurs vedette autres que Doug Lidster, Jyrki Lumme ou Mattias Ohlund... De bons joueurs mais pas vraiment des prétendants au trophée Norris.
 
Il considéra ensuite de transférer avec les Blades de Saskatoon dans la WHL, mais opta finalement de rester avec les Fighting Sioux dans la NCAA en 1989-90, saison où il fut élu sur la deuxième équipe d'étoiles en plus de remporter l'or avec l'équipe canadienne des moins de 20 ans au championnat junior. 
 
Il joua ensuite une dernière saison universitaire en 90-91 avant de finalement signer un contrat avec les Canucks. Il joua quelques matchs pré-saison avec l'équipe avant d'être envoyé dans les mineures avec les Admirals de Milwaukee dans la IHL. Une blessure à l'aine ralentit toutefois sa progression et lui fit manquer une vingtaine de matchs.

Il passa ensuite une autre saison dans les mineures, cette fois avec les Canucks d'Hamilton dans la ligue américaine sans vraiment s'imposer avec une fiche de 7 buts et 16 passes pour 23 points. Il n'était donc pas le défenseur offensif que les Canucks cherchaient depuis tant d'années et il fut libéré après la saison 1992-93. Il fut ensuite signé par les Stars de Dallas mais ne put également percer leur alignement, passant les deux saisons suivantes dans la IHL.

Il fut ensuite obtenu des Stars par les Islanders en échange d'une somme d'argent. Il débuta la saison 95-96 avec le club-école des Islanders, les Grizzlies de L'Utah où il fit assez bien pour finalement se mériter un rappel au début décembre avec le club, alors en pleine déroute lors de cette première saison du chandail ''Fisherman''. Il fit donc finalement ses débuts dans la LNH avec les Islanders le 6 décembre 1995, soit plus de 6 ans après sa sélection au repêchage. Il était alors dans l'histoire de la ligue le plus haut choix au repêchage à ne pas encore avoir joué un match dans la LNH.

Ceci n'est techniquement pas vrai, alors que plusieurs joueurs repêchés dans le top 5 lors des premières années du repêchage n'ont jamais joué dans la LNH, mais c'était à une toute autre époque où le repêchage n'était pas encore aussi sophistiqué et important dans le processus de recrutement des équipes (voir texte du 22 juin 2015). Mais depuis 1970, Herter était effectivement le plus haut choix (8e) d'un repêchage à n'avoir pas encore goûté à un match de la LNH.


Son seul match... son seul chandail dans la LNH...


Il fit d'ailleurs bien lors de ce premier match à Long Island, puisqu'il obtint une passe et une fiche de +1. Son histoire de persévérance fut une des seules bonnes histoires des Islanders durant cette saison trouble et les journalistes aimaient ce qu'ils avaient vu de sa part, alors que l'équipe avait peu de relève et peinait à attirer des joueurs autonomes. Ce ne fut cependant pas assez suffisant pour percer l'alignement des pauvres Islanders et il retourna avec les Grizzlies, où il remporta la Coupe Turner de 1996. Mais même s'il n'avait pas joué ce seul match à Long Island, son ''record'' aurait tout de même été battu puisqu'en 1992, les Flyers repêchèrent au 7e échelon l'attaquant Ryan Sittler, fils du légendaire joueur des Leafs Darryl Sittler, qui ne se rendit jamais à la LNH et qui détient désormais ce titre peu enviable.

Herter joua ensuite deux autres saisons dans la IHL partagées avec les Blades de Kansas City et les Solar Bears d'Orlando suite à quoi il mit le cap sur l’Allemagne où il joua de 1998 à 2002 et où il remporta le championnat en 1999-2000 avec les Barons de Munich. 

Il revint ensuite en Amérique du Nord et débuta un long parcours comme entraîneur à divers niveaux junior aux États-Unis. Il occupa ensuite longtemps le poste d'entraîneur-adjoint à l'Université de Minnesota-Duluth.

Il raconta plus tard qu'il n'avait jamais assez travaillé pour atteindre la LNH et qu'il avait trop pris son talent pour acquis sans faire les efforts nécessaires pour passer au niveau suivant.


Sa fiche dans la LNH fut de 0 but, 1 passes pour 1 point en 1 match.
Sa fiche dans la IHL fut de 63 buts, 145 passes pour 208 points en 394 matchs.
Sa fiche dans la NCAA fut de 30 buts, 89 passes pour 119 points en 118 matchs. 


Sources:
Wasted Talent: Jason Herter's Not Alone, The Province, 12 mai 2008
We want Fish Sticks, the bizarre and infamous rebranding of the New York Islanders
, Nicholas Hirshon, University of Nebraska Press, 2018

mercredi 21 octobre 2020

Upper Deck ''Be A Player'' 1995-96


 

En continuant avec ma thématique non-officielle du mois d'octobre, soit le chandail ''Fishsticks'' des Islanders (voir ici, ici et ici) je suis bien sûr tombé sur quelques cartes de hockey lors de mes recherches sur cet uniforme malfamé. Une des séries de cartes qui arrivèrent sur la scène en même temps que ce chandail fut la série ''Be A Player'' de Upper Deck. 

Il y a d'abord celle-ci de Brad Dalgarno qui piqua tout d'abord ma curiosité:

 


Tout d'abord rien de spécial mais je me demandais qu'elles étaient ces couleurs étranges du chandail. On dirait plus les couleurs des Panthers mais encore là ce n'était pas exactement ça qu'on retrouvait sur leur chandail de l'époque. Et Dalgarno n'a jamais joué pour eux alors ce ne serait vraiment pas un chandail des Panthers même si ce n'était pas un vrai. Je me suis dit alors qu'il devait s'agir d'un chandail d'une autre ligue soit des mineures ou ailleurs. Dalgarno était un flop anyway donc c'est quand même probable. J'aurais bien pu aller vérifier de quelle équipe il s'agit mais ce serait une perte de temps. Encore plus que le temps que je perds déjà avec ces niaiseries. Je suis donc passé à autre chose.

Jusqu'à ce que je tombe sur cette autre carte de la même série...



Ok... What the fuck is that? Ce ne sont aucunement les couleurs des Islanders, même celles du nouveau design horrible. Le pattern des lignes est toutefois le même et on reconnait l'horrible lettrage des numéros sur les manches. On dirait davantage l'ancien chandail des Rockies du Colorado, les couleurs du moins. Et ça ne peut vraiment pas être un chandail des mineures car Mathieu Schneider n'a jamais joué dans les mineures durant ces années-là. Peut-être une erreur d'impression ou de conversion des couleurs ou quelque chose du genre... Mais est-ce moi ou on ne voit pas le logo non plus? Peut-être un pli dans le chandail par la position du joueur...



Ben oui toé. Ils ont pas mis le logo non plus. Ce serait donc du ''airbrush'' à l'ancienne? Comme cette série est celle de 1995-96 il est possible que les nouveaux uniformes et le logo des Islanders n'étaient pas encore terminés et que ''l'artiste'' dut inventer les nouvelles couleurs des Islanders pour que la série sorte à temps... Mais non je radote plus que d'autre chose. S'ils n'avaient pas encore le logo et les couleurs, pourquoi le style des lignes du chandail et le lettrage sont quand même identiques?



? Je ne comprends pas celle-là. Les couleurs ont pourtant l'air plus fidèles à la réalité mais où diable sont les bandes aux épaules? On les voit pourtant sur le joueur en arrière plan... SOMETHING IS WRONG HERE!



Et ça c'est quoi ça? C'est quoi cette série boboche? On parle pourtant de Upper Deck, la crème de la crème. Quoique durant ces années-là ils tiraient un peu de la patte (comme les autres compagnies) mais quand même. Même les gars d'OPC se forçaient pour au moins peinturer le bon look du chandail. Pourquoi avoir changé le design pour ce chandail blanc? Ils avaient pourtant gardé les bandes normales du chandail sur les autres cartes vues plus haut. Peut-être qu'ils étaient plus qu'un à retravailler ces photos et qu'ils se parlaient pas entre eux...

Mais comme ces photos furent prises sans équivoque après le dévoilement du chandail et le début de la saison, peut-être que Upper Deck était au courant que les Islanders désiraient se départir du Fishsticks le plus tôt possible après que tout le monde ait ridiculisé ce chandail. Ils ont donc décidé de changer les couleurs et le design? Mais pourquoi? Pourquoi autant d'effort? Et pourquoi on voit pas le logo? 

En voici d'autres:

 

Ici les bandes aux épaules sont rouge/jaune/ et re-rouge
Le bas du chandail conserve le turquoise réel.

Mais ici les bandes sont rouge/jaune/gris...
Et comme vous voyez, les cartes recrues étaient légèrement différentes.


Pauvre Wendel...

Si vous avez prêté attention, vous avez surement remarqué que le choix des photos priorisait des angles où l'on ne verrait pas le logo. Est-ce qu'ils trouvaient le Fisherman si horrible que ça? Pourquoi alors ne pas prendre de plus vieilles photos de l'ancien chandail? Ou bien ''airbrusher'' l'ancien chandail sur les nouveaux joueurs?

Et bien non. Ce n'est pas seulement le Fisherman qui fut censuré. Comme vous vous en doutez peut-être par mon sarcasme peu subtil, toutes les cartes de cette série n'ont pas les logos des équipes sur les chandails des joueurs.



Ici on dirait que Koivu a un alien qui veut lui sortir du ventre.
Il l'a jamais eu facile le Saku...



Au moins ces chandails ont les bonnes couleurs... Et puis à l'époque ce n'était pas un cas isolé de ne pouvoir utiliser les logos des équipes de la LNH sur des produits dérivés. Mais c'était plus le cas pour les jeux vidéos. Pour les cartes de hockey c'était assez rare. On voyait ça plus pour des compagnies vraiment bas de gamme ou pour des marques de céréales bon marché. Mais encore là on parle de motherfucking Upper Deck ici et non pas les cartes de pain Diana Durivage... et même les superbes cartes Diana avait les logos...

Donc la plupart des cartes de la série étaient des cartes où la position du joueur faisait en sorte qu'on n'avait pas à voir le logo.

Comme des cartes en action:

Toujours le fun de plugger Valeri...

Le ''masquage'' du logo ne fonctionne pas vraiment
si le joueur en arrière-plan est visible les gars...

 

Ou bien des cartes en ''Close-up'':

J'adore celle-là...
''MAN maudit qu'on est poche les Whalers...''



Toujours le fun de plugger mon avatar...

 

Ou bien sinon des photos avec des équipes de la NHLPA prises lors des tournois du lock-out de 1994:


Ou des fois le gars avait pas d'autres photos et s'est dit ''Fuck it'':

 

Certaines cartes avaient des autographes et ainsi un certificat d'authenticité à l'arrière. Les autres avaient le derrière standard. Mais dans aucun cas on ne voit le logo ou quelconque autorisation de la LNH.

 




Mais il faut se rappeler qu'on parle ici d'une sous-série. Cette collection ''Be a Player'' n'étant pas la série régulière de Upper Deck. 

Voici cette série. J'en ai déjà parlé dans mon billet sur les cartes les plus bizarres de ma collection.


Zigmund Palffy, récipiendaire du mullet de l'année en 1996

Cadrage de marde

Je pense que c'est la 15e fois que je plugge cette superbe carte...

 

Donc comme vous voyez, cette série Standard 95-96 au cadrage bizarre avait la licence de la ligue et donc les logos des équipes. On voit même les nouveaux chandails des Islanders dans leurs bonnes couleurs... On retrouvait en plus UNE AUTRE satanée série parallèle en 1995-96 avec la série ''Collector's Choice'' que vous voyez ici avec la carte de Casseau. Une de ses dernières cartes avec le CH d'ailleurs.

Alors pourquoi cette série ''Be a Player'' n'avait que la license de la NHLPA ? Il me semble que ça devrait venir en forfait. Peut-être une complication à cause des autographes?

Ou peut-être simplement pour pouvoir lâcher leur fou et nous donner quelques-unes des pires cartes de hockey de l'histoire? Sérieusement on parle plus des cartes laides des séries des années précédentes qu'on collectionnait davantage comme les ''Sidelines'' où on voyait Doug Gilmour en cowboy ou Dean Kennedy faire du cheval mais les cartes suivantes avec des joueurs ''en civil'' devraient probablement venir rivaliser avec ces dernières...

Beau chandail Bob...

C'est quoi cet arrière-plan?

Les modèles du calendrier des pompiers c'est le local à côté Roman...

Un joueur de hockey ou un acteur de Série B?

Il devait faire frette dans l'aréna... Mike Richter a trois épaisseurs

Remember Chad Kilger?

Ce que nous désirions tous depuis des décennies: Steve Smith en chest qui joue au volley

Une carte qui a du chien. Même deux.

Vous pouvez aller lire cet article du Baltimore Sun sur les
talents de drummer de Joé Juneau en 1995



Je suis sans mots.


En plus de ça, le choix du design graphique est aussi douteux pour les noms des joueurs. On dirait que le nom de la ville est le surnom du joueur... Luke ''Edmonton'' Richardson.

Mais malgré tout ça, je n'avais toujours pas de réponse à ma question initiale sur ce qu'ils ont pu bien faire au chandail Fishsticks des Islanders... Tout ce que j'ai réussi à obtenir c'est plus de confusion. Surtout après être tombé sur les joueurs de l'Avalanche...



Les ''Kings'' du Colorado?


Oufff... Au moins les Islanders n'étaient pas seuls à s'être fait défigurer leur chandail. Comme les Islanders, l'Avalanche amenait en 1995-96 un nouveau chandail sur la scène quoique dans leur cas ce n'était pas dans les même conditions vu que c'était un déménagement.

Pourquoi jaune? Aucune idée. Je me suis rappelé ensuite que plusieurs autres équipes débutèrent de nouveaux chandails en 1995-96 alors que c'était le début de l'ère fofolle des chandails horribles dans la LNH, et que surement d'autres équipes avaient subi le même sort que l'Avalanche et les Islanders. Et bien non, les nouveaux chandails des Bruins, Capitals et des Flames par exemple sont tous demeurés intacts... mais sans logos bien sûr :


HEILLE on voit UN PEU le logo des Bruins ici!
On voit aussi la patch à l'épaule sur le joueur du Lightning.


C'est donc ce qui complète ce compte-rendu sur une série oubliée mais oh combien boboche. C'est toutefois un autre chapitre fascinant sur cette période un peu funeste dans l'histoire de la LNH. En plus d'être dans les débuts de la trappe. des chandails laids et des cartes de hockey laides, on pouvait même pas avoir un maudit logo sur les chandails...