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jeudi 29 décembre 2022

Trêve de hockey #106 - Pelé à Montréal



Celui que plusieurs considèrent comme le meilleur joueur de football / soccer de l’histoire, le brésilien Pelé, nous a quitté aujourd’hui.

Edson Arantes do Nascimento (son véritable nom) est le seul joueur au monde à avoir remporté trois fois la Coupe du Monde, en 1958, 1962 et 1970 et ce, à un moment où la télévision se mit à amplifier le vedettariat.

En 1975, il avait causé une certaine surprise en signant un contrat de 3 ans pour 4,7 millions $ avec le Cosmos de New York de la NASL (North American Soccer League), une ligue qui n’avait pourtant pas encore atteint un grand niveau de crédibilité à ce moment. Il quittait ainsi son club brésilien, le Santos FC.

C’est 1977, sa dernière année active, qu’il remportera le Soccer Bowl. À ce moment, l’allemand Franz Beckenbauer (ex-capitaine de l’équipe championne de la Coupe du Monde de 1974 et futur entraîneur de l’équipe qui a remporté celle de 1990), l’italien Giorgio Chinaglia et son compatriote Carlos Alberto l’avaient rejoint à grands frais avec le Cosmos. À ce point, l’entraîneur de cette collection de vedettes était Eddie Firmani, qui sera plus tard entraîneur à Montréal du Manic de la NASL, du Supra de la LCS et de l’Impact pendant sa période USL.

Par contre, le Manic a été actif de 1981 à 1983. Pelé ne l’a donc jamais affronté. Auparavant, Montréal a eu une équipe dans la NASL de 1971 à 1973, nommée l’Olympique. Celle-ci appartenait à Sam Berger, le propriétaire des Alouettes à l’époque. Toutefois, elle a été active avant l’arrivée de Pelé dans la ligue.

Pelé à l'Autostade

Si Pelé n’a jamais affronté une équipe de Montréal de la NASL, il a tout de même déjà joué ici un match.

Le 30 juin 1971, l’Olympique avait organisé un match amical à son domicile, l’Autostade, entre le Santos et le club italien de Bologne (aujourd'hui propriété de Saputo). Le but de l’Olympique était évidemment de convertir les néophytes au soccer et d’attirer l’attention vers l’équipe locale naissante.

Un an après son troisième triomphe, Pelé était évidemment la vedette de l’événement et son salaire mirobolant pour l’époque de 400 000$ selon une source, de 500 000$ à 1 million selon une autre, ne passa pas inaperçu. On fit aussi état de ses nombreux investissements et avoirs.

Dans un Autostade d’une capacité d’environ 33 000 places, le Montréal-Matin indique que 29 000 personnes étaient sur place (incluant 8 000 jeunes qui ont reçu des billets de faveur) pour observer Pelé. Ceci est tout de même supérieur aux 25 000 qui se sont déplacé à Toronto la semaine précédente. Étonnamment, la Gazette mentionne une foule payante de 19 812, en plus de milliers de personnes admises gratuitement. D’une manière ou d’une autre, il s’agissait à ce moment de la plus grande foule pour un match de soccer à Montréal.

La vedette de la soirée a d’ailleurs été comparée à Maurice Richard pour la précision de son tir et son opportunisme et à Jean Béliveau pour son maniement de ballon. (Doit-on se surprendre de la comparaison avec le hockey, surtout à ce moment où la culture du soccer au Québec était embryonnaire?)

Si ses coéquipiers du Santos ont joué leur match, sans faire d’effort particulier pour laisser toute la place à Pelé, c’est tout de même lui qui a marqué le seul but de la partie, à la 14e minute, devant une foule qui a apprécié.

Peu aidé par une fiche de 4-15-5, l’Olympique ne parviendra pas à créer l’engouement espéré et terminera sa saison avec une foule moyenne de 2 440 spectateurs par match. Après une moyenne de 2 308 en 1972 et de 3 856 en 1973, le club cessa ses activités.

Sources :

"Le roi Pelé à l’œuvre à l’Autostade ce soir", 30 juin 1971, Montréal-Matin, page 47,

"Un cadeau pour 8,000 jeunes; ils verront Pelé" de Claude Robert, 30 juin 1971, La Presse, page B1,

"Olympics hope Pele will create new fans" de Dan McLean, June 30, 1971, Montreal Gazette, page 13,

"Le roi Pelé n’a pas déçu ses admirateurs" de Paul-Émile Prince, 1er juillet 1971, Montréal-Matin, page 52,

"King Pele packs in 20,000-plus" de Andre Onorato, July 2, 1971, Montreal Gazette, page 16,

wikipedia.org.

vendredi 23 décembre 2022

Le masque méconnu d'Ed Belfour




Ed Belfour a pas mal toujours eu un casque semblable. Outre sa saison recrue où il portait un casque Cooper avec une grille (et le #1), il a toujours eu un aigle de chaque côté de son masque, en référence à son surnom, "Eddie the Eagle". Surnom qui lui a été affublé par son entraîneur Mike Keenan, alors qu'il le compara à Michael Edwards, qui représenta la Grande-Bretagne lors des Jeux olympiques de 1988 à Calgary. Bien que Keenan lui donna ce surnom de façon ironique, Belfour répliqua "I love it Coach", et c'est resté.

À Chicago, Belfour eut quelques variations à son design. Lorsqu'il fut échangé aux Sharks de San Jose, il garda le même design, mais avec le fond turquoise, au lieu de rouge (ou noir). Quoiqu'il porta son équipement de Chicago pendant un certain temps.

Durant l'été 1997, les Stars de Dallas le convainc de s'établir au Texas. La peinture sur son masque n'étant pas encore prête, Belfour joua donc quelques matchs avec un masque tout vert, juste assez longtemps pour avoir une panoplie de cartes.

1997-98 Upper Deck

1997-98 Leaf Hockey

1997-98 Score

Pour la première fois, Belfour avait eu une demande spéciale à son artiste, Todd Miska, soit de lui faire un masque avec le fond d'un teinte plus métallisée. Je ne sais pas si c'est ce qui a retardé l'arrivée dudit masque et qui a forcé Eddie à porter un masque sans ses fameux aigles. 



jeudi 22 décembre 2022

Gordie Gallant


Pourtant pas particulièrement imposant physiquement (5’11’’, 165 lbs), c’est avant tout avec ses poings que Gordon Gallant a fait sa marque. En 1971-72, bien que non-repêché, il disputa 6 matchs avec les Golden Seals de Columbus, équipe de l'IHL bien sûr affiliée à l’équipe de la Ligue nationale du même nom. Lors de ce court séjour, il amassa 38 minutes de pénalité.

L’année suivante, l’athlète de Shédiac, au Nouveau-Brunswick, s’aligna avec les Blazers de Syracuse de la Ligue Eastern. L’équipe domina outrageusement la ligue (63-9-4) et remporta ainsi la Coupe Walker. Gallant y contribua avec 231 minutes de pénalité. (Il amassa aussi tout de même 51 points.) S’il s’agissait du cinquième total de la ligue, deux de ses coéquipiers l’avaient quand même devancé.

À la fin de la saison, la Ligue Eastern (EHL) se scinda en deux pour devenir d’un côté la Ligue Southern (SHL) et de l’autre, la North American Hockey League (NAHL), la ligue qui inspira le film Slap Shot. Gallant n’y sera toutefois pas, puisqu’il fut embauché par les Fighting Saints du Minnesota de l’AMH. Après une première année plutôt moyenne, le directeur-gérant Glen Sonmor avait décidé d’y aller avec la philosophie en vogue à ce moment en ajoutant du muscle, allant même jusqu’à embaucher brièvement Bill Goldthorpe.

La stratégie de Sonmor eut un certain succès. Si Mike Walton remporta le championnat des pointeurs de la ligue, Gallant remporta de son côté la couronne des minutes de pénalité, avec 223. Les Saints s’inclinèrent toutefois en séries contre les éventuels champions, les Aeros de Houston de la famille Howe.

Ces honneurs ne signifiaient toutefois pas que Walton et Gallant s’entendaient bien. Lors d’un match, alors que le crâneur Walton partit en échappée, Gallant écopa d’une pénalité. Furieux de perdre son occasion, Walton alla invectiver son coéquipier au banc des pénalités. Lorsque le belliqueux Gallant en sortit, il alla frapper Walton. Lorsque l’arbitre menaça de donner une pénalité aux Saints, l’entraîneur Harry Neale répondit que rien n’empêchait un joueur de frapper un coéquipier.

Ce n’est pas la seule altercation qu’eut celui qu’on surnommait "Machine Gun" avec un membre de son équipe. En séries, alors que les Saints étaient à Hartford, Neale imposa un couvre-feu. Lorsqu’il appela la chambre de Gallant, son co-chambreur Mike McMahon répondit à l’entraîneur qu’il n’était pas là. Neale demanda alors à McMahon d’avertir Gallant qu’il venait d’hériter d’une amende de 100$. Une heure plus tard, McMahon appela Neale pour le prévenir que le bouillant Gallant n’était pas content. Un instant plus tard, on cognait énergiquement à sa porte. Après avoir ouvert, Neale se retrouva en sous-vêtements dans le corridor, et il en conserva un œil au beurre noir et des blessures à la bouche qui ont requis 10 points de suture.

Suite à ses agissements, ce n’est pas son deuxième titre du plus grand total de minutes de pénalités qui put venir à la rescousse de Gallant. Il fut aussitôt congédié. Gallant affirma alors que la situation couvait depuis un moment, alors Neale aurait accordé des privilèges excessifs à ses joueurs vedettes. L’allusion à Walton était à peine voilée…

C’est finalement à Québec que se retrouva la petite peste moustachue pour l’année 1975-76. Son séjour dans la vieille capitale fut toutefois marqué par le disgracieux incident Marc Tardif / Rick Jodzio. Quelques minutes avant la sauvage agression de Jodzio à l’endroit de Tardif, Gallant s’en était pris à celui-ci. Y a-t-il un lien entre les deux? Probablement pas, puisque selon une version des faits, l’entraîneur des Cowboys de Calgary Joe Crozier aurait donné ordre à Jodzio de sortir Tardif, chose qu’il a ensuite exécutée sans retenue. Le tout a ensuite tourné en une interminable foire. Gallant fut l’un des nombreux joueurs expulsés du match, après avoir quitté le banc des pénalités pour se mêler à la bagarre.

Cette année avec les Nordiques lui a tout de même permis d’éviter un épisode d’instabilité typique de l’AMH. Après 59 matchs, les Fighting Saints rendirent l’âme et les anciens coéquipiers de Gallant durent alors se retrouver un nouvel endroit où jouer. Mais à la fin de cette même saison, les Crusaders de Cleveland se rendirent à l’évidence que les choses ne fonctionnaient pas et qu'en plus, les Barons de la LNH s'en venaient en ville. Pour la saison 1976-77, ils déménagèrent donc… au Minnesota et décidèrent de s’appeler… les Fighting Saints. Comme entraîneur, ils embauchèrent… Glen Sonmor, qui décida de ramener plusieurs anciens joueurs des anciens Fighting Saints, incluant Gallant. Si la recette était à peu près identique, le résultat fut le même. Après 42 matchs, les Saints cessèrent leurs activités. Gallant alla alors terminer son année avec les Bulls de Birmingham à son dernier tour de piste dans l’AMH.


Il retourna alors à Shédiac pour jouer au niveau senior, pour ensuite jouer dans la Ligue centrale, la Ligue américaine, avant de retourner du côté senior, au Nouveau-Brunswick et à Terre-Neuve. Il se joignit aussi à l’armée pendant un moment.

À l’été 1998, le chauffe-eau de sa résidence de Pointe-du-Chêne, au Nouveau-Brunswick, explosa. Il parvint à sauver sa conjointe et son fils, mais il fut brûlé sur 80% de son corps et sombra dans le coma. Bien qu’on lui administra deux fois l’extrême onction, il survécut. Après cinq mois à l’unité des grands brûlés à Moncton et neuf opérations, Gallant, toujours aussi indestructible, reprit ses activités et parvint éventuellement à jouer des matchs des anciens.

Sources:

Willes, Ed, The Rebel League, the short and unruly life of the World Hockey Association, McClelland & Stewart, 2004, p.2-3, 88, 91, 101-102, 166-167,

"Gallant congédié pour avoir battu son entraîneur", 12 avril 1975, Le Soleil, page E2,

"Filion et Gordy Gallant" de Claude Larochelle, 14 avril 1975, Le Soleil, page B1,

"Tardif à l’hôpital et les Nordiques écopent" de Claude Larochelle, 12 avril 1976, Le Soleil, page C1,

eliteprosprects.com.


mercredi 21 décembre 2022

Histoire de cartes: Caméos


 

 

Un autre plaisir à regarder des cartes de hockey c'est d'essayer de spotter des caméos d'autres joueurs connus. C'est comme un bonus, un genre de 2 pour 1. Ou parfois 3 pour 1. C'est surtout amusant lorsque tu as la carte de Joe Noname qui a joué 3 matchs dans la LNH mais qui se trouve entouré d'un ou deux membres du Temple de la renommée. Ça ajoute 3-4 cennes de valeur à la carte, du moins dans nos têtes...

En voici donc une batch. Avertissement: il y a beaucoup de cartes de la série Upper Deck 93-94, parce que c'est une des nombreuses raisons pourquoi cette série est la meilleure de tous les temps.

«Salut Pierre Turgeon!»

«Salut Craig!»

«Salut ULF et Larry Murphy!»

«Salut Vincent!»

«Heille Mark, je t'ai amené ton courrier d'Edmonton», «Merci Esa!»

«Salut Michel Goulet!»

«Salut Alexei Zhamnov!»

«Salut Brett Hull!»

«Re-Salut Brett Hull!»

«Re-Re-Salut Brett Hull (et Ian Laperrière)!»

«Salut Craig Janney!»

«Salut Dale Hawerchuk!»

«Re-Salut Dale et Re-Salut Esa!»

«Salut Steve Thomas, Mike Gartner et... Marty McInnis»

«Salut Kirk! et qui que c'était le joueur des Flames qui s'est fait oblitérer par Jiri ici...»

«Salut keithacton!»

«Re-Salut keithacton!»

«Salut David!»

«Salut Patrick! et Re-Salut Vincent!»

«Salut Bengt-Ake Gustafsson!»

«Salut Bob!»

«Salut Viacheslav Fetisov!»

«Salut Brian Skrudland!»

«Salut Christian Ruuttu!»

«Salut Brian!»

«Salut Martin!»

«Salut Carey!»

«Salut Bernie Nicholls!»

et finalement, la meilleure pour la fin...

«Salut le joueur des Kings!»