Je vous ai déjà mentionné dans un billet précédent que Wayne Gretzky avait un intérêt dans un vignoble, ainsi qu’une distillerie. En fait, il serait plus exact de dire que Gretzky est un partenaire de marque de l’établissement, qui appartient à Andrew Peller Ltd, entreprise acquise récemment par le géant financier canadien Fairfax.
À la SAQ, la sélection portant la griffe de la Merveille se résume à un nombre limité de vins et à sa boisson à la crème (régulière ou à l’érable).
Chez nos voisins ontariens, on retrouve à la LCBO plus de variétés de vin, en plus d’un mousseux, d’un vin de glace, d’une vodka et d’une variété de whiskys.
Par contre, pour avoir accès à la gamme complète, on peut se rendre à Niagara-on-the-Lake, où se trouve le domaine.
J’ai acheté quelques produits. Ceux que j’ai goûtés jusqu’à présent sont intéressants. (Non, ce n’est pas un publi-reportage. J’y suis allé par curiosité. J’ai tout payé moi-même.)
J’en ai aussi profité pour prendre quelques photos. Comme on peut voir, la "marque" Gretzky est bien mise de l'avant.
Le côté boutique
Le côté des cuves
Dans l'entrée, un hommage à son père, Walter
La ferme de ses grands-parents
Différentes photos de famille
Plusieurs photos de sa carrière
La période Oilers
On y retrouve des articles signature, comme ces verres à vin plutôt particuliers...
... ou ces verres à shooter
Il y avait plusieurs québécois dans les environs. On félicite d'ailleurs le vignoble pour son effort de traduire leur affiche (ils ont choisi le mauvais "case" en le traduisant par "cas" au lieu de "caisse", mais on leur pardonne) et le petit drapeau québécois.
Sources :
″Niagara-based wine company Andrew Peller Ltd. sold to Fairfax Financial Holdings for $579M″ de Kevin Werner, June 24, 2026, Niagara This Week (niagarathisweek.com),
Alex Ovechkin, le joueur russe, vient de marquer son 1000e but en carrière dans la Ligue nationale de hockey, en compilant les statistiques de la saison régulière et des séries éliminatoires. Par contre, on ne mentionne pas les matchs hors-concours, car je n'ai pas réussi à trouver les données.
Il est le deuxième à atteindre ce plateau après Wayne Gretzky.
Je voulais aujourd’hui de parler de tous les joueurs de hockey ayant marqué plus de 1000 buts au niveau professionnel. On inclut toutes les ligues professionnelles, en saison régulière et en séries. Je ne compte pas les compétitions internationales comme les Jeux olympiques. Mes références sont toutes tirées du site HockeyDB.com.
Alex Ovechkin
Oui, il a 1000 buts dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Mais en début de carrière, il a évolué dans deux saisons dans la Superligue russe avec le Dynamo de Moscou et de nouveau dans ce qui était devenu la KHL en 2012-2013 en raison d'un lock-out de la LNH. Au total, en date d'hier, il cumule 1057 buts en 1923 matchs (une moyenne de 0,55 but par match sur 25 saisons pro).
Ovechkin avec le Dynamo de Moscou
Wayne Gretzky
Celui qui a détenu le record du plus grand nombre de buts dans la LNH en saison régulière du 23 mars 1994 au 26 avril 2025 (soit plus de 31 ans). Au total, en saison et en séries dans la LNH uniquement, Gretzky compte 894 + 122 = 1016 buts.
Mais avant de joindre la Ligue nationale, il a joué un an dans l'Association mondiale de hockey (AMH). Il y a marqué 46 buts, plus 10 en séries. Au total, Wayne Gretzky a donc marqué 1072 buts au hockey professionnel. Il a réussi cet exploit en 22 ans et 1788 parties, soit une moyenne de 0,60 but par match.
Wayne Gretzky et Gordie Howe au match des étoiles de l'AMH en 1979
Gordie Howe
Le quatrième meilleur compteur de l'histoire de la LNH. Il affiche 801 buts en saison régulière dans la Ligue nationale, plus 68 en séries. Il a aussi joué six ans dans l'Association mondiale pour une récolte totale de 202 buts.
Le grand total pour Gordie Howe est de 1071 buts, soit un seul de moins que Wayne Gretzky. Howe a accompli cela en 2421 parties, soit 0,44 but par match durant 32 saisons complètes. C'est comme si le premier choix au repêchage de cette année, Matthew Schaefer, jouait jusqu'en 2058 ! Bobby Hull
Grosse vedette de la LNH dans les années 60 et au début des années 70. Après 15 ans dans la LNH, il a signé un contrat majeur en 1972 avec la nouvelle ligue : l'Association mondiale de hockey. Hull avait alors 33 ans. Il y joue jusqu'à ce que la ligue fusionne avec la Ligue nationale. Il dispute une dernière saison dans la LNH en 1979-1980, à l'âge de 41 ans.
Au total, séries incluses, il a marqué 672 buts dans la LNH et 346 buts dans l'AMH. Cela donne un grand total de 1018 buts en 1653 matchs. Sa moyenne est de 0,62 but par rencontre durant 23 saisons, ce qui est un meilleur ratio que celui de Wayne Gretzky.
#9, #9 et #99
Jaromir Jagr
Il a commencé sa carrière professionnelle en 1988 à l'âge de 16 ans et n'a pas arrêté depuis. Par contre, en entrevue sur son compte Instagram le 22 février 2026 (le mois dernier), il annonçait que sa carrière était probablement terminée. C'était une semaine après son 54e anniversaire.
Il a déclaré : « Il faudrait un miracle. Dieu devrait m’aider, entrer en moi et me rajeunir de 15 ans ! Je ne fais rien d’autre que manger et regarder la télé. »
Il a également annoncé qu'il se tenait en forme, mais pas assez pour reprendre la compétition, mentionnant avoir pris 4 à 5 kilos. Il joue depuis 2017 en Extraliga pour le HC Kladno, équipe qu'il a achetée (même s'il a vendu 80 % de ses parts du club en janvier 2025). En six matchs cette saison, il affiche zéro but et une passe. Son dernier match remonte au 21 décembre 2025.
Jaromir Jagr n'a marqué qu'un seul but (celui-ci), son dernier dans la LNH, avec les Flames de Calgary au début de la saison 2017-18 avant de se retirer après 22 matchs.
Malgré tout, Jagr a évolué dans plusieurs ligues professionnelles : la 1. Liga, l'Extraliga, la Série A, la Superliga, la KHL et la LNH. Au total, il a joué 573 matchs pro en dehors de la LNH pour un total de 203 buts (séries incluses). Dans la Ligue nationale, il a disputé 1941 parties et compté 844 buts.
Son grand total est ainsi de 1047 buts en 2514 matchs, soit une moyenne de 0,41 but par match, alors qu'il en est à sa 38e saison.
Bien qu'il ne revienne peut-être pas au jeu, les médias locaux doutent encore de sa retraite alors que les séries éliminatoires approchent.
Résumé
Plus grand nombre de buts au hockey professionnel : Wayne Gretzky (1072). Meilleur ratio de buts par match : Bobby Hull (0,62). Plus grand nombre de parties jouées : Jaromir Jagr (2514). Plus grand nombre de saisons professionnelles : Jaromir Jagr (38).
J'espère qu'avec tous ces chiffres sur des filets, je ne vous ai pas mêler parce que «ce n'était pas mon but.»
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NOTES de LVEUP :
Il faut ajouter à ce groupe, même s’il s’agit d’une carrière passée dans les niveaux inférieurs du Royaume-Uni, le nom de Tony Hand.
Ses totaux de buts, dans les différentes ligues britanniques et d’Écosse vont ainsi, séries incluses :
- BHL (British Hockey League – 1982-1996) : 1069 buts en 566 parties - BISL (British Ice Hockey Superleague - 1996-2001): 73 buts en 243 parties - GBR II (British National League Division 2 – 2001-2004): 77 buts en 137 parties - EIHL (Elite Ice Hockey League – 2004-2009): 82 buts en 247 parties - EPIHL (English Premier Ice Hockey League 2009-2015): 102 buts en 294 parties
Tout cela nous donne un total ahurissant de 1403 buts en 1487 parties, soit une moyenne de 0,94 buts par match.
Et ce n’est même pas le véritable total, étant donné qu’il a en plus participé à un grand nombre de tournoi post-séries en Angleterre et ailleurs en Europe. Il y a par exemple la «Autumn Cup» qui fut disputé pendant une grande partie des années 80 et 90 et où il amassa 181 buts en 149 matchs joués. Il y a aussi la «Crossover Cup», la «EIHL Cup», la «Scottish Cup» et j’en passe.
Parmi mes nombreux joueurs cultes, un qui est définitivement dans le top 10, sans être des plus obscurs comme la plupart des joueurs dont j’aime parler, figure l’original «Finnish Flash», Jari Kurri.
Il serait toutefois trop facile de faire un simple texte sur lui. Comme tout bon membre du temple, la quantité de textes déjà disponibles sur lui sont légion, particulièrement tout ce qui touche à la dynastie des Oilers et Wayne Gretzky. Ce qui m’intéresse toutefois aujourd’hui est de parler d’un chapitre assez oublié dans la carrière de la légende finlandaise, soit sa saison 1990-91 passée en Italie avec le club des Devils de Milan.
Malgré une 5e coupe remportée avec les Oilers au printemps 1990, parfois surnommée la coupe de «rédemption» et de la «consécration» des Oilers, et deux ans après l’infâme échange de Gretzky à Los Angeles, Kurri surprend tout le monde à l’été 1990 en décidant de quitter les Oilers et la LNH pour signer un contrat avec un club méconnu d’une ligue nettement plus inférieure pour un joueur de son calibre.
Ce n’était toutefois pas tellement une surprise de voir Kurri, ou tout autre joueur européen à l’époque, dire non à la LNH malgré une carrière florissante. C’était d’ailleurs particulièrement présent chez les clubs Canadiens. Des joueurs suédois de renom comme Hakaan Loob et Kent Nilsson avaient, au cours des années précédentes, plié bagage après plus ou moins une décennie dans la LNH, pour soit retourner jouer dans leurs patries respectives, ou bien ailleurs en Europe. Plusieurs disaient vouloir que leurs enfants puissent être éduqués dans leur langue maternelle. Quelques semaines avant l’annonce du départ de Kurri, on assistait à Montréal à une situation similaire avec Mats Naslund qui s’était également expatrié en Europe, en Suisse dans ce cas-ci.
Malgré qu’il n’était plus jumelé avec la merveille, Kurri venait de récolter un excellent 93 points en 1989-90 et un autre 25 points en séries, connaissant même un de ses meilleurs matchs en carrière durant la finale contre les Bruins lorsqu’il amassa 3 buts et 2 passes lors du deuxième match.
Ce départ n'était pas une simple retraite anticipée ou retour aux sources, mais était en grande partie une manœuvre stratégique. En conflit avec la direction des Oilers qui refusait de l'échanger aux Kings de Los Angeles pour rejoindre Gretzky, Kurri a utilisé l'Europe comme levier de pression. Mais selon lui, cet exil lui permettait quantité de choses; prendre une "pause mentale" après dix saisons intenses dans la LNH, pouvoir participer aux Championnats du monde de 1991, organisés dans sa Finlande natale, et, ultimement, de forcer les Oilers à négocier son transfert pour rejoindre son ancien coéquipier.
Malgré l'euphorie post-championnat, Kurri était rentré en Finlande immédiatement après la victoire. Il avait même mis sa maison d'Edmonton en vente. Le message était clair : son chapitre en Alberta était terminé.
Lui et son agent, Don Baizley, refusèrent même une offre financière supérieure des Oilers pour emprunter une voie totalement inattendue, soit un contrat de deux ans avec les Devils de Milan, avec qui il était associé depuis un certain temps et qui appartenaient à nul autre que Silvio Berlusconi. Ce dernier, avant de devenir le premier ministre controversé dont on se rappelle davantage de nos jours, était alors propriétaire d’un empire médiatique en Europe et possédait de nombreux clubs professionnels, dont le célèbre AC Milan, qu’il sauva de la faillite en 1986.
Dans le cercle de la LNH, on ne parvenait pas à faire du sens de la décision de Kurri. Le journaliste Cam Cole compara la situation à Magic Johnson qui partirait jouer au basketball en Yougoslavie. L'entraineur des Oilers John Muckler admit qu'il aurait davantage compris si Kurri aurait opté pour jouer chez lui en Finlande, dans une ligue davantage compétitive à défaut de jouer dans la la meilleure ligue au monde. Pour lui, il était risqué de faire un tel choix, expliquant qu'il aurait même de la difficulté à revenir dans la LNH.
De plus, contrairement à d'autre clubs plus prestigieux ou traditionnels d'Europe, par exemple en Suisse ou en Allemagne, le HC Milan Devils n’était pas un club avec une grande tradition, ayant été fondés juste un an avant l'arrivée de Kurri. Ils n’auront d'ailleurs existé que jusqu’en 1996, lorsque le club déménagea à Courmayeur, dans le nord de l’Italie, avant d’être dissout pour de bon en 1999.
Vous pouvez appercevoir Kurri dans l'uniforme milanais ici (#25):
Il y eut beaucoup de spéculations sur le montant de la transaction. Les médias suisses rapportèrent à l’époque une somme de plus d'un million de dollars. Le journal allemand Salzburger Nachrichten parlait plutôt d’un salaire de 350 000 dollars US, assorti d’un logement dans un château luxueux en plus d’une Mercedes. La ligue italienne comptait alors 10 équipes et le calendrier de 36 matchs se jouait les mardis et samedis, avec les dimanches toujours libres, donc un ratio salaire par match nettement avantageux.
L’arrivée de Kurri eut un effet marqué sur le hockey sur glace italien et les experts locaux convenaient que l’équipe de l’entraîneur-chef Jim Webster seraient les favoris du championnat italien.
Avec les Devils, Kurri opta bizarrement de troquer son fétiche #17 pour le #25. Le 17 appartenait au Canadien Mark Morrison, un ancien choix de 3e ronde des Rangers qui ne joua qu’une dizaine de matchs dans la LNH, et qui en était à sa deuxième saison avec les Devils, ayant terminé la saison précédente avec 113 points. Il est cependant étrange que Morrison n’ait pas légué le 17 à la grande vedette Kurri pour l’occasion.
Kurri, à gauche, et son coéquipier Mark Morrison qui portait le #17 à sa place...
Et bien que la présence de Kurri aida à remplir les patinoires et à revigorer le prestige de la Serie A, les Devils de Milan échouèrent en 1990-91. Ils terminèrent en troisième place et s'inclinèrent en séries face à leur rival immédiat, le HC Saima Milan. Lors de cette saison, Kurri rata six matchs et contribua 27 buts et 48 passes en 30 matchs. Avec ce 75 points, il ne figurait que 15e sur la liste des pointeurs, derrière des noms comme l’ancien des Flames Kevin Lavallée, l’ancien joueur éphémère des North Stars Dusan Pasek, ainsi que nul autre que Mark Napier. L’ancien du Canadien avait même terminé au premier rang de la ligue avec 118 points. Et selon ce que j’ai lu, Kurri rata également les séries, pour une raison que j’ignore.
Après son année en Italie, l'impasse persistait entre Kurri et les Oilers. Il menaça finalement de retourner chez les Devils pour exercer l’option de sa deuxième année de contrat s'il n'était pas échangé avant le 31 mai. Il avait également clairement établi que les retrouvailles avec Gretzky étaient sa priorité absolue.
Sather, qui ne ne voulait pas perdre une saison supplémentaire de ses services, finit par céder. Ainsi, une heure avant l'échéance fixée par l'ailier droit, Sather échangea ses droits, ainsi que Dave Brown et Corey Foster, à Philadelphie en retour de Craig Fisher, Scott Mellanby et Craig Berube. Les Flyers ont ensuite envoyé le joueur de 31 ans, accompagné de Jeff Chychrun, vers Los Angeles contre Steve Duchesne, Steve Kasper et un choix de quatrième tour au repêchage de 1991.
Un détail moins connu est que Kurri a failli rejoindre les Red Wings de Detroit, qui offraient plus d'argent que les Kings. Kurri était prêt à accepter, mais Detroit n'étant pas intéressé par un échange complexe à trois clubs, Sather a privilégié la transaction avec Philadelphie et Los Angeles.
Le deuxième chapitre de la carrière de Kurri dans la LNH, post-Italie, commença donc avec la fameuse réunion tant attendue avec Gretzky. On peut dire sans équivoque que cette deuxième moitié de carrière fut nettement moins resplendissante que la première. Le tandem Gretzky-Kurri version L.A, malgré quelques étincelles et une chimie toujours efficace, (dont un tour du chapeau lors de son premier match en tant que Kings) ne fut pas aussi mémorable qu’à leurs plus jeunes années à Edmonton. Il était évidemment grandement terminé le temps des saisons de 200 points de Gretzky et de 60+ buts/100+ points de Kurri. À cette première saison à L.A en 1991-92, Kurri ne récolta que 60 points, dont 23 buts, et les Kings se firent éliminer une fois de plus par les Oilers en première ronde.
En fait, les Oilers post-finale de 1990 étaient toujours davantage compétitifs que leurs expatriés à Los Angeles. Malgré l’éxode continuel de plusieurs autres vedettes (Glenn Anderson, Grant Fuhr, Kevin Lowe, Adam Graves, Mark Messier, etc) les Oilers se rendirent tout de même jusqu'en finale de conférence en 1990-91 et 1991-92 tandis que les Kings ne firent jamais long feu.
Les choses semblèrent toutefois débloquer en 1992-93, malgré une blessure importante à Gretzky qui lui fit manquer la moitié de la saison. Kurri prit davantage de place durant l’année, étant parfois muté au centre, et il termina la saison à 87 points. On énonça que le leadership tranquille de Kurri était une des principales raisons que les Kings parvinrent à redresser le bateau en l’absence de la merveille. Le parcours des Kings de l’ère Gretzky connut ainsi son apogée au printemps 1993 avec une participation en finale de la Coupe Stanley, pliant toutefois l’échine en 5 matchs face à Patrick Roy et le Canadien de Montréal.
Les Kings (pas seulement Gretzky et Kurri) ne furent plus jamais les mêmes par la suite, devant attendre l’arrivée d’une nouvelle génération à la fin des années 2000 avant de finalement passer à un autre niveau. Ils ratèrent les séries en 1993-94 et de nouveau durant la saison écourtée de 1995. Kurri connut sa dernière saison véritablement respectable offensivement en 93-94 avec 77 points dont 31 buts.
Après ces deux saisons décevantes et hors des séries, le club alors en quasi-faillite (et le propriétaire Bruce McNall en prison) liquida une grande partie de ses effectifs durant la saison 1995-96 et non pas seulement lors du fameux «2e échange» de Gretzky l’envoyant aux Blues de St.Louis (contre pas grand chose). Deux semaines suivant le départ du 99, le 17 plia également bagage, pour Manhattan dans son cas, en compagnie de Marty McSorley. En retour, les Kings obtinrent notamment Ray Ferraro. Cet échange est toutefois très impopulaire dans l’histoire des Rangers, les fans n’ayant pas apprécié Kurri autant qu’ils aimaient Ferraro. Kurri ne fit effectivement que passer à NY, et ce sans grande étincelle. Il n’obtint que 5 points en 14 matchs (dont seulement 1 but) pour clore la saison. Et malgré qu’il se racheta légèrement en séries avec 8 points en 11 matchs, les Rangers le laissèrent aller, son contrat échu.
Kurri joua ensuite deux dernières saisons dans la LNH, une en 1996-97 avec les Mighty Ducks d’Anaheim, où il put côtoyer son protégé Teemu Selanne, et une ultime saison en 1997-98 avec l’Avalanche du Colorado. À ce stade-ci de sa glorieuse carrière, Kurri était davantage devenu un attaquant de soutien défensif. Il n’eut que 13 buts et 35 points avec les Ducks et ensuite seulement 5 buts et 22 points avec l’Avalanche.
C’est avec ces derniers qu’il put toutefois franchir de justesse l’illustre cap des 600 buts, terminant sa carrière dans la LNH avec un total de 601 buts, 797 passes pour 1398 points en 1251 matchs. Il était alors le recordman des points pour les joueurs européens. Il a depuis été détrôné de cette distinction par Selanne (1457) , Alex Ovechkin (1673 - au moment d’écrire ces lignes) et finalement le meneur, et #2 de tous les temps dans la LNH, Jaromir Jagr avec 1921 points.
Pour leur part, malgré que les Devils n'ont pas remporté le championnat d'Italie durant le court séjour de Kurri, et qu’ils ont disparu rapidement de la scène par la suite, ils ont toutefois soulevé le trophée les trois printemps suivants avant que le club ne soit aboli, soit en 1992, 1993 et 1994.
Sylvio Berlusconi (à droite) avec son club des Devils de Milan
Entre deux scandales qui font les manchettes chaque jour (merci Donald Trump), je prends le temps de fouiner tranquillement sur Ebay pour dénicher des cossins qui touchent au hockey. Récemment, je me suis dit "hey il doit bien y avoir des réveil-matins avec des équipes ou des joueurs de hockey dessus fabriqués principalement en Chine et vendus à quiconque a des bidous de trop dans sa tirelire". Bin kin! Il y en a certainement sur Ebay et on en trouve pour tous les égouts! :)
Il est l'heure de prendre pour les Red Wings!
On déploie nos ailes avec cet affreux réveil-matin des Red Wings. Il indique l'heure avec des aiguilles qui brillent dans le noir. Quand il est entre 12 et 3 heures, on semble entrer dans un vortex spatiotemporel où la couleur rouge est omniprésente. Selon le beau-frère de ChatGPT, les fans des Red Wings sont donc obligés de porter des vêtements rouges dans cette période de la journée. Le reste du temps, ils doivent porter du blanc. En fait, c'est comme si les Red Wings avaient créé une machine qui contrôle leurs fans! On a affaire à un... cheval Détroit (oh le jeu de mots avec "cheval de Troie" ici!)! Ou alors je délire. Comment ça, c'est la 2e option? Vous faites partie du complot... vous aussi? :P
Ce cadran fonctionne avec une seule batterie AA. Celle-ci doit dater de 2011 pour offrir des heures optimales (et surtout laisser reposer les aiguilles, épuisées de traverser les époques des Dead Wings). En ce mois de septembre 2025, vous pouvez vous procurer cette oeuvre d'heure pour la modique somme de 6,91$ US... et 30$ US de frais de livraison! Une aubaine si on gère notre argent comme la CAQ!
Sa forme est parfaite pour le pogner le matin quand il sonne et le garrocher sur le mur tout en sacrant. Par ailleurs, on dirait qu'ils ont utilisé le même moule de plastique que pour le Buzz Boar, ce fameux véhicule jouet des Cobras qui creuse sa route dans la terre (oui j'étais un grand fan des GIJoes quand j'étais jeune et je l'assume avec fierté!).
J'ai la berlue ou je vois le réveil-matin des Red Wings?!?
Dans les années 1990, on pouvait se procurer des réveil-matins officiels de la LNH qui présentaient un but et son gardien à côté. L'idée était de dormir vraiment stressé en sachant que le gardien constamment pris hors position allait devoir faire un geste désespéré pour arrêter la rondelle. Le cadran est high tech avec un affichage numérique qui présente une surcharge d'informations pour le pauvre ti-pit qui veut juste être fan des Nordiques de l'Avalanche du Colorado. On lui donne l'heure, la date et même un calendrier. Sur le top du net, on voit une lumière rouge qui doit s'allumer quand on met l'alarme. Je dis ça, car je n'ai pas pu trouver de vidéo de ce réveil-matin en action sur les Internets.
Contrairement au réveil-matin très ordinaire des Red Wings présenté précédemment, celui-ci a de quoi de cool en arrière. On voit le derrière du filet en plus du numéro et du nom de famille du gardien de but de l'équipe! Ici c'est Patrick Roy qui a l'honneur d'avoir de l'écriture botchée sur son chandail! Il est quand même chanceux, car je ne sais pas comment le nom de John Vanbiesbrouck aurait fitté sur le chandail des Panthers!
Vous voulez mieux que ça? Voici un magnifique masque de gardien de but des Blackhawks de Chicago qui cache un réveil-matin!
Les options d'affichage sont moins développées que celui de l'Avalanche, mais demeurent très efficaces pour les besoins d'un réveil matinal. Ça donne l'heure, ça sonne, ça paraît bien! Go Chicago! :)
Par contre, ça doit pas être évident d'appuyer sur le snooze quand l'alarme sonne. Soit tu ouvres la grille pour appuyer sur le bouton, soit tu garroches le casque après t'être tordu les doigts dans la grille. Ou alors il y a un mécanisme que je n'ai pas remarqué sur ce bidule qui coûte environ 70$ CA sur eBay, livraison comprise. Il est encore plus abordable quand on décide de ne pas l'acheter.
Wayne Gretzky a mis son nom et sa face sur tous les cossins imaginables lors de son passage avec les glorieux Oilers d'Edmonton des années 1980. On le voit ici sur un "fantastique" réveil-matin qui vient avec une pile incluse (le deal du siècle)! C'est une grosse boîte de plastique bleue avec un petit écran qui affiche l'heure et une grande photo de Gretzky avec un chandail aux couleurs des Oilers, mais sans leur logo. Ça sent les droits licence qui n'avaient pas été payés par la compagnie Remex de Brampton en Ontario (la ville d'origine de Gretzky en plus! un collègue de LVEUP m'a signalé que c'était plutôt Brantford; désolé pour le 100 km de différence entre les villes!).
Cette "merveille" de réveil-matin offre une garantie d'un an qui est passée date depuis longtemps. Pour les collectionneurs divertis, on peut se le procurer pour la modique somme de 80$ CA en ce mois de septembre 2025. Le truc pour augmenter sa valeur sur Ebay, c'est de le faire autographier par ses frères Brent Gretzky ou Keith Gretzky. Dans le pire des cas, on peut même demander à Glen Gretzky, son frère méconnu qui a eu une carrière obscure comme acteur et écrivain. Pourvu qu'on reste dans la famille, il y a 99% de chance que ça fonctionne pas!
On termine avec des réveil-matins totalement inattendus. Je parle de la "méga-vedette" Timo Meier qui a eu droit à un modèle rétro lors de son passage avec les Sharks de San Jose en 2018! On a même donné un nom à son réveil-matin : le Timo Time!
Comme si ce n'était pas assez, Timo Meier a ensuite été échangé aux Devils du New Jersey, ce qui lui a permis d'obtenir un bobblehead qui donne l'heure en 2024! Non mais il profite tu assez de chaque seconde de sa vie lui!
Je pense avoir compris pourquoi Timo Meier a droit à des réveil-matins avec son nom dessus. Il écrit carrément "Timo Time" pour signer des cartes de hockey comme en témoigne cette carte de hockey officielle de UpperDeck de 2018-2019! C'est un surnom très efficace d'un point de vue marketing et c'est cool de voir qu'il participe à sa propre valorisation comme joueur de hockey!
Remarquez que son "Timo Time" est ici écrit sur une carte "Sign of the Times"! Timo Meier bat donc à plates coutures le marketing de Wayne Gretzky pour les réveil-matins de la LNH!
On prend une pause pour l'applaudir et on se revoit à une date ultérieure pour un prochain texte sur d'autres cossins du hockey qui traînent sur eBay! :)
Je fouine souvent sur eBay pour voir les cossins à vendre qui touchent au hockey. En plus des innombrables cartes de hockey Pro-Set qui seront vendues jusqu’à l’extinction de l’espèce humaine, je trouve des objets farfelus sur lesquels des professionnels du marketing ont ajouté notre sport favori comme ingrédient pour ainsi assurer la bonne santé sociopathe du capitalisme!
Vos toasts n’agrémentent pas suffisamment votre vie quotidienne parsemée de travail, de taxes et d’impôts? Ornez-les du logo de votre équipe préférée de la LNH pour que votre beurre de pinottes No Name goûte encore plusse bon! Martin ITFOR avait d'ailleurs glissé un mot au sujet de ces grille-pains en 2010! Mais rendu en 2025 (!), ils sont désormais considérés comme étant vintage, des objets de collection pour quiconque ne ressent pas de la honte à posséder pareils bidules dans son garde-robe, entre deux cartes de hockey autographiées par Jacob de la Rose!
Voici un modèle de grille-pain plus récent dont la forme est une rondelle de hockey! Les toasts ont toujours ce goût exquis de pain brûlé aux endroits où le logo s'imprime! Menoum! Je vous comprends de vouloir vous procurer cette merveille croûte que croûte!
Vous êtes frustré qu’Ovechkin ait battu le record de buts de Wayne Gretzky? Mettez votre rage à profit en imprimant le visage pro-Trump de votre idole passée date sur un pain usiné de l’épicerie! Ça apprendra à Ovi d’être pro-Poutine en plus d’être millionnaire aux États-Unis!
Sachez que le Toews-Ter et celui de Gretzky faisaient partie d’un trio de grille-pains pour une campagne de bienfaisance en 2017. Connor McDavid a eu droit à son grille-pain avec un nom vraiment poche: « The Toaster of Tomorrow » (la photo ci-dessus présente la version française de la boîte). Admettons que ça donne le goût de manger des céréales All-Bran…
D’autres joueurs ou équipes de hockey pourraient aussi avoir leur heure de gloire avec un grille-pain passé à travers le tordeur du merchandising. Je pense notamment au « Gilles-Pain » pour glorifier le gardien de but fétiche de LVEUP Gilles Meloche. Impossible de résister à une toast enduite de margarine légère avec son légendaire sourire moustachu! Ça irait d'ailleurs bien avec un morceau de pizza de chez Ronnaly's!
Je finis mon billet en portant un toast à mes atroces jeux de mots qui feront grincer des dents tous les RaySheppard de ce monde! Chin chin mon Ray! :)
J'adore parler des Oilers d'antan, surtout ce qui s'est passé en coulisses après les nombreuses coupes et la dynastie des années 80. Avec un groupe aussi explosif de joueurs vedettes, il est très intéressant d'analyser leurs allées et venues durant la deuxième moitié de leur carrière qui s'adonnait justement à se passer durant les fastes années 90, où les salaires allaient en montant et où les grosses transactions devenaient monnaie courante.
Mais ce que j'ai pensé analyser aujourd'hui sont plutôt les nombreuses expériences de réunions de ces ex-Oilers durant les années 90 où l'on tenta maintes fois de recréer la recette Oilers ou peut-être simplement de plaire ou satisfaire les Wayne Gretzky et Mark Messier qui désiraient probablement revoir leurs vieux potes.
En commençant tout d'abord chez les Kings, quelques années après «l'échange», Gretzky a pu être réuni à plusieurs reprises avec ses anciens chums des Oilers. Tout d'abord à l'automne 1991 lorsqu'il fut finalement, et certains diront inévitablement, réuni avec son numéro 2 de prédilection, Jari Kurri. Ce dernier venait de passer la saison 1990-91 en Italie suite à une dispute contractuelle à Edmonton. Tout le monde s'attendait à ce que son retour dans le LNH se fasse avec les Kings et c'est ce qui se produisit lors d'un échange à trois équipes impliquant les Flyers, les Kings et les Oilers.
Et ensuite, pourquoi ne pas ajouter un autre ex-Oiler à la défense pour
les Kings? Au même moment de l'arrivée de Kurri, on vit le défenseur Charlie Huddy rejoindre les Kings en 91-92, suite à un échange avec les North Stars, eux qui avaient obtenu Huddy des Oilers lors du repêchage d'expansion compliqué de 1991. Il fut inclus dans une transaction envoyant le surestimé Todd Elik au Minnesota.
Plus tard lors de cette même saison 1991-92, on amena également Paul Coffey avec les Kings lors d'un autre échange à trois équipes impliquant de nouveau les Flyers, ce même échange qui envoya Mark Recchi à Philadelphie et Rick Tocchet à Pittsburgh.
Gretzky entouré de Luc Robitaille, Jari Kurri et Paul Coffey au match des étoiles de 1993.
Gretzky entouré de Marty McSorley et Charlie Huddy
Grant Fuhr
Le séjour de Coffey à L.A. fut toutefois assez court, alors qu'il fut échangé aux Red Wings durant la saison 1992-93.
Gretzky et Kurri furent toutefois réunis quelques temps après avec leur ancien portier de longue date, le gardien Grant Fuhr, durant la saison 1994-95 après une transaction avec les Sabres. Le séjour de Fuhr à L.A. fut toutefois une expérience ratée alors qu'il ne put faire mieux qu'une pénible fiche de 1-7-3 en 14 matchs au sein d'une équipe des Kings en déroute. Il quitta pour St.Louis après la saison.
Mais pendant tout ce temps il y avait également d'autres ex-Oilers qui se cherchaient un nouveau nid quelque part. Et nulle part ailleurs que chez les Rangers de New York l'on vit apparaître le plus grand contingent de ces ex-dynastiens.
Le premier fut le jeune Adam Graves qui se vit offrir plus d'argent à New York qu'à Edmonton comme agent libre en 1991-92. La perte de ce joueur fut la goutte qui fit déborder le vase pour le capitaine Mark Messier. Estimant que les Oilers ne désiraient plus mettre les efforts financiers nécessaires pour continuer à compétitionner, il exigea un échange. Après quelques semaines de grève, il prit finalement lui aussi le chemin de Broadway en retour de Bernie Nicholls, Steven Rice et Louis DeBrusk.
En plus de Messier, les Rangers obtinrent également des «considérations futures» des Oilers. Ces considérations futures se transformèrent finalement en un autre échange qui envoya le défenseur Jeff Beukeboom aux Rangers en retour de David Shaw. Membre de trois coupes des Oilers, Beukeboom jouera avec les Rangers jusqu'en 1999.
Donc Messier, Graves et Beukeboom débutèrent l'aventure ensemble à New York et transformèrent la franchise. Mais après une saison 1991-92 qui se solda par un trophée du Président pour les Rangers, la saison 92-93 fut un flop et ils ratèrent les séries. Cela mena le DG Neil Smith à retourner au boulot et continuer le pillage en règle de ce qui restait de Oilers d'antan.
Glenn Anderson
Il avait auparavant débuté ce travail durant la saison 92-93, obtenant d'abord le défenseur Kevin Lowe en décembre 1992. Lowe avait été nommé capitaine suite au départ de Messier mais se retrouva lui aussi en dispute contractuelle, ce qui le mena à trois mois de grève de sa part au début de la saison. Il fut finalement échangé aux Rangers en retour de Roman Oksiuta et un choix de 3e ronde. Lowe était le dernier Oiler encore avec l'équipe depuis les débuts de l'équipe dans la LNH en 1979, et il était également le dernier du club des 7 joueurs à avoir été membre des 5 coupes des Oilers, les autres étant Messier, Kurri, Fuhr, Huddy, Glenn Anderson et Randy Gregg.
Ensuite, vers la fin de cette saison 1992-93, un autre Oiler prit le chemin de NY en la personne de Esa Tikkanen, en retour du futur capitaine des Oilers Doug Weight. Tikkanen avait précédemment lui aussi été en dispute avec Glen Sather en regard à son contrat, étant retourné à reculons à Edmonton.
Ces ajouts, ainsi que d'autres transactions avec d'autres équipes (Steve Larmer entre autres), menèrent les Rangers à un autre trophée du président. Et comme renforts finaux provenant de ces anciens Oilers, Smith se permit d’acquérir à la date limite des transactions un autre capitaine des Oilers, le récalcitrant du casque Craig MacTavish, attribué du «C» depuis le départ de Lowe. Le même jour, il acquit la dernière pièce du puzzle, l'attaquant Glenn Anderson, qui était membre des Maple Leafs depuis la saison 1991-92. En retour, les Leafs mirent la main sur le prolifique Mike Gartner dans ce que j'appelle affectueusement le meilleur échange «moustache contre moustache» de l'histoire.
Parmi les Rangers de 1994, on retrouvait les ex-Oilers Adam Graves, Mark Messier et Kevin Lowe
Donc c'est avec 7 ex-huileux (Messier, Graves, Anderson, MacTavish, Beukeboom, Lowe, Tikkanen) que les Rangers de 1994 mirent la main sur cette coupe qu'ils recherchaient depuis 1940. Cette coupe est souvent considérée comme étant la 6e coupe non-officielle de la dynastie des Oilers.
Mais revenons à Gretzky et les Kings. Suite à la défaite en finale de 1993, l'équipe débuta immédiatement une pente descendante. En fait on peut dire que la franchise déboula la pente. Le propriétaire des Kings Bruce McNall fut reconnu coupable de fraude en décembre 93 et fut forcé de vendre l'équipe à de nouveaux propriétaires qui eurent de la difficulté à renflouer l'équipe. Les excès financiers de McNall avaient grandement nui aux finances des Kings qui eurent même de la difficulté à payer leurs joueurs. Donc de nombreuses vedettes des Kings durent être échangés, comme Luc Robitaille et Alexei Zhitnik.
Frustré de la situation, Gretzky demanda à être échangé, ce qui se produisit en février 1996 lorsqu'il prit le chemin de St.Louis. Les Kings reçurent bien peu en retour de Gretzky, le meilleur élément fut l'attaquant Craig Johnson dont j'ai parlé l'autre jour...
Peu après le départ de Gretzky, c'est Jari Kurri qui quitta le bateau, étant échangé aux Rangers, retrouvant de nouveau une floppée d'ex-Oilers, mais quand même moins qu'en 1994 alors que Anderson, MacTavish et Tikkanen avaient tous quitté depuis ce temps. Mais parmi les autres joueurs qui suivirent Kurri à New York, il y avait l'ex-King et ex-Oiler Marty McSorley à prendre en considération.
Jari Kurri
On put toutefois voir durant quelques semaines une réunion Messier-Kurri à New York, ce qui, combiné avec la présence de Pat Verbeek et Luc Robitaille, en faisait une édition assez particulière et éphémère des Rangers...
En fait, beaucoup de ces ex-Oilers, et maintenant ex-Rangers, étaient désormais à St.Louis. Après la conquête des Rangers de 1994, Mike Keenan quitta NY pour St.Louis à gros prix, où il devint coach et DG. Il se dit alors que si la recette d'ex-Oilers était bonne, il serait encore plus gagnant de mixer deux recettes, soit des ex-Oilers et ex-Rangers... et Brett Hull.
C'est donc durant cette étrange saison 95-96 que les Blues obtinrent dans l'ordre les joueurs suivants: - Grant Fuhr, comme agent libre après sa désastreuse saison 94-95 avec les Kings - Brian Noonan, comme agent libre après deux ans avec les Rangers - Stéphane Matteau, héros de 1994 obtenu des Rangers en décembre 1995 contre Ian Laperrière - Wayne Gretzky, des Kings en février 1996 - Craig MacTavish, des Flyers en mars 1996 en retour de Dale Hawerchuk - Charlie Huddy, des Sabres en mars 1996 en retour de Denis Hamel - Glenn Anderson, obtenu au ballotage des Oilers (où il avait fait un court retour) en mars 1996
Keenan avait aussi précédemment fait l’acquisition de Doug Lidster, Greg Gilbert et Esa Tikkanen des Rangers durant la saison 1994-95 mais cela ne fut que temporaire alors que les trois quittèrent les Blues avant l'arrivée de Gretzky.
L'expérience ex-Oilers et/ou Rangers à St.Louis ne fonctionna pas comme prévu, notamment par une chimie Hull/Gretzky qui n'était pas aussi explosive que l'on imaginait. Et après l'élimination des Blues par les Red Wings au printemps 1996, et plusieurs critiques de Keenan envers Gretzky, beaucoup de ces joueurs ne furent pas de retour en 1996-97, principalement Gretzky, qui quitta pour... évidemment les Rangers.
Maintenant en 1996-97, on vit enfin la réunion Gretzky-Messier à New York. Cependant, on manqua l'occasion de voir le «big three» réuni car Kurri signa comme agent libre avec les Mighty Ducks, retrouvant pour sa part lui aussi un ami de son propre côté, le spectaculaire Teemu Selanne. Les Rangers de 1996-97 ne ressemblaient plus beaucoup à ceux de 1994, ni aux anciens Oilers qui commençaient à prendre leurs retraites respectives. Kevin Lowe était retourné terminer sa carrière avec les Oilers. Beukeboom et Graves étaient toujours là mais Gretzky n'avait même pas joué avec Graves à Edmonton et très peu avec Beukeboom. Mais il put tout de même revoir un autre vieux chum lorsque Tikkanen fut réacquis par les Rangers en fin de saison, contribuant d'ailleurs à 9 buts en 15 matchs en séries.
Toutefois, cette ultime réunion ne fut que temporaire et le portrait était bien différent en 1997-98 avec notamment une autre réunion, celle de Mike Keenan et Mark Messier à Vancouver (avec des résultats désastreux). Avec les Rangers en 97-98, il n'y avait plus que Beukeboom comme ancien allié des Oilers pour Gretzky, alors que Tikkanen était lui aussi parti, pour Washington dans son cas.
Gretzky et les Rangers ratèrent les séries lors des deux années suivantes. Il fut toutefois réuni de nouveau avec Tikkanen en 98-99 lors d'un troisième tour de piste à NY pour ce dernier qui quitta également la LNH après cette saison.
Par la suite, il ne restait plus que l'éternel Messier comme joueur actif au tournant du millénaire et l'ère de ces réunions d'ex-Oilers/Rangers/Blues était désormais chose du passée. La seule réunion qu'on put voir était celle de Messier lui-même qui retourna à New York en 2000-01 après le fiasco Vancouver. Il retrouva alors quelques vieux copains de 1994 comme Graves, Brian Leetch et Alex Kovalev (lui aussi en retour d'exil).
Kovalev fut d'ailleurs le dernier joueur encore actif de la coupe de 1994 lorsqu'il prit sa retraite.
C'était donc les nombreuses réunions des Ex-Oilers et Rangers. Mais il y eut de nombreuses autres réunions de chums à travers les âges mais j'ai gardé ça pour une deuxième partie. À la revoyure donc.