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lundi 18 décembre 2023

dimanche 17 décembre 2023

Stock volé à vendre #17 - Tom Glavine, joueur de hockey

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir.





     Originalement publié le 27 juillet 2011

Si vous aimiez le baseball des années 90, dans le temps où les Expos existaient encore et étaient relativement bons, vous connaissez certainement Tom Glavine. Il était un de ces redoutables lanceurs des méchants Braves d’Atlanta, cette équipe qui était plus souvent qu’à son tour plus forte que les Expos. Il faisait parti de cette esquade de lanceurs qui comprenait également Greg Maddux, Steve Avery et John Smoltz qui faisait trembler la Ligue Nationale de baseball.

Maddux, Glavine, Smoltz et Avery ... je les détestais tous équitablement

Savez-vous également que Tom Glavine a dû choisir entre une carrière de hockeyeur et une de lanceur dans les ligues majeures?

Tom Glavine est né en 1966 à Concord au Massachusetts et passa la majeure partie de sa jeunesse à Billerica au Massachusetts. Alors qu’il évoluait avec l’équipe de baseball de son High School, le Billerica Memorial High School, Glavine jouait non seulement au baseball mais également au hockey. Glavine étant né au Massachusetts, il a grandit en tant que fan des Bruins et s’adonnait au hockey. Il excella assez pour être nommé meilleur joueur de la Merimack Valley pour la saison 1983-84.



Il faut savoir qu’au États-Unis, exceller dans plus d’un sport n’est pas chose rare. Souvent, pour recevoir des bourses d’études sportive, les jeunes doivent même pratiquer plus d’un sport. Ça ne veut pas dire qu’au sortir de l’école secondaire le jeune sera repêché dans les deux sports. Ce fut toutefois le cas pour Tom Glavine. À l’âge de 18 ans, en 1984, Tom Glavine fut bien sûr repêché par les Braves d’Atlanta au deuxième rang du repêchage du baseball majeur mais également par les Kings de Los Angeles en 4e ronde, 69e au total.

Il est à noter que repêcher des joueurs américain toujours au High School est encore une chose rare de nos jours, alors imaginez en 1984. La sélection de Glavine est d’autant plus impressionnante qu’elle se fit avant des Brett Hull et Luc Robitaille, pour ne nommer que ceux qui ont été sélectionné après lui et qui ont été élu au Temple de la Renommée…

Glavine choisit pourtant le baseball au hockey. Glavine refusa même une bourse d’étude à l’University of Lowell pour se consacrer au baseball… Aimant les deux sports presque autant, il considéra qu’étant un lanceur gaucher, ses chances de devenir une superstar du baseball était plus probables. Les lanceurs gauchers étant rare comme de la m@rde de pape, la possibilité d’atteindre les sommets au baseball étaient plus élevées. Malheureusement, ce genre d’avantage n’existe pas pour les joueurs gaucher au hockey.

Une pratique relaxe avec Cam Neely

Tom Glavine demeura toutefois toujours un grand fan de hockey. On l’a déjà par exemple aperçu en train de pratiquer avec les Bruins de Boston. Plus récemment, on a souvent pu l’apercevoir aux matchs des Thrashers d’Atlanta, lui qui possédait des billets de saison pour l’équipe. Il a même tenter un plan ultime pour acheter l’équipe afin de la conserver à Atlanta. Ses trois enfants jouent d’ailleurs au hockey et Glavine est leur entraîneur… Le fils de Nik Antropov faisait également parti de l’équipe…


Le sauveur des Thrashers ? Not ...

Et oui, après avoir choisi le baseball, Tom Glavine remporta le trophée Cy Young à deux reprises en 1991 et en 1998, a remporté la série mondiale en 1995, a connu plus de 5 saisons de plus de 20 victoires et plus de 300 victoires en carrière… Il sera fort probablement élu au Temple de la Renommée rapidement quand il sera éligible… (EDIT : Ce fut le cas en 2014)

Le 20 mars 2010, Tom Glavine a revêtu l’uniforme des Gladiators de Gwinett (Alors club école dans la ECHL des défunts Thrashers) afin d’amasser des fonds pour des œuvres caritatives…

samedi 16 décembre 2023

Les arénas des Maple Leafs - Maple Leaf Gardens



En 1930, malgré la crise économique, Conn Smythe finit par se trouver à l’étroit dans l’Arena Gardens. Il se porta alors acquéreur d’un terrain au coin de Church et Carlton qui appartenait à la compagnie Eaton pour y construire un nouvel immeuble pour ses Leafs. Pour financer son projet, Smythe vendit des actions de l’entreprise.

L’immeuble fut construit en un peu plus de cinq mois au coût de 1,5 million $ (30,1 millions $ en dollars d’aujourd’hui). Il fut inauguré en novembre 1931 lors d’un match entre Toronto et Chicago. Le changement de domicile sourit aux Leafs, puisqu’ils y remportèrent la coupe à leur première saison. Ils en accumulèrent dix autres dans l’endroit et n’en ont pas remporté d’autres ailleurs par la suite.

Photo de la façade sur Carlton, telle qu'elle est de nos jours

En 1934, le Gardens fut le site du premier match des étoiles, lorsque Ace Bailey fut gravement blessé par Eddie Shore, ce qui mit fin à sa carrière. On décida donc d’organiser un match bénéfice pour lui entre les Maple Leafs et les étoiles des autres équipes (incluant Shore).

Si l’histoire glorieuse des Leafs s’est déroulée au Gardens, celle-ci a viré au cauchemar lorsque Harold Ballard prit le contrôle seul de l’équipe en 1971, quatre ans après la dernière coupe. Celui qui vivait dans le Gardens était pingre, mesquin, en plus d’avoir un talent pour se disputer avec ses joueurs vedettes. Plusieurs ont quitté pour l'AMH, comme Bernard Parent, Paul Henderson, Dave Keon et Norm Ullman. D’autres furent échangés, dans des transactions souvent à sens unique, comme Mike Palmateer, Lanny McDonald et Darryl Sittler. Certains se souviendront peut-être de l’échange de Russ Courtnall contre John Kordic. Malgré tout, les partisans demeurèrent fidèles et continuèrent de remplir l’endroit, quitte à se mettre un sac d’épicerie sur la tête lorsque la situation devenait trop honteuse…

Si l’aréna comptait initialement 12 473 sièges (capacité de 14 550 en incluant les places debout), la capacité y fut augmentée au fil des ans. Ballard fit tout ce qu’il put pour rentabiliser au maximum l’endroit. Le portrait de la reine disparut pour être remplacée par des places, puis on installa les sièges les plus étroits possibles pour pouvoir en mettre plus. (Pour y être allé, c’était assez inconfortable.) Pour faire de la place pour des loges, Ballard fit disparaître la plateforme d’où Foster Hewitt a décrit les matchs pendant 48 ans, pour ensuite l’envoyer à l’incinérateur. La capacité monta éventuellement jusqu’à 16 312 sièges. Celle-ci redescendit un peu après le décès du propriétaire maudit en 1990.

Le règne Ballard fut également marqué par une affaire sordide. En 1997, un homme révéla qu’il fut victime d’abus sexuels à répétition dans les années 1970. Son témoignage en incita d’autres à sortir de l’ombre. En bout de ligne, des dizaines d’enfants, principalement des garçons, furent victimes d’abus de la part d’employés du Gardens, placiers, gardiens de sécurité, pendant cette période. Il y eut des peines de prison et des règlements hors cour. La première victime identifiée s’est tristement enlevée la vie.

Les Leafs, avec leur histoire en deux teintes, n’ont évidemment pas été les seuls occupants du Gardens, qu’ils ont quitté en 1999 pour le Air Canada Centre (aujourd'hui Scotiabank Arena).

Au hockey, le deuxième match de la série du siècle (la seule victoire en leur sol de l’équipe canadienne, après la déconfiture initiale à Montréal) y fut joué en 1972. Les Toros de Toronto de l’AMH y disputèrent leurs matchs de 1974 à 1976. Les Majors de St.Michael's de la ligue junior de l’Ontario y jouèrent aussi, de 1997 à 2000.

Le basketball y fit des présences à différentes époques. Lors de la saison 1946-47, les Huskies, l’éphémère équipe de Toronto dans ce qui deviendra la NBA, y avait élu domicile. Dans les années 1970, les Braves de Buffalo y ont disputé quelques matchs, avant de mettre plus tard le cap vers Los Angeles pour devenir les Clippers. Au cours de leurs premières années, bien que leur domicile principal était le Skydome (aujourd’hui Rogers Centre), les Raptors y ont disputé quelques matchs.

Il y eut aussi de la boxe. C’est d’ailleurs suite à la programmation d’un combat de Muhammed Ali au Gardens en 1966 que Conn Smythe décida de démissionner du conseil d’administration. Smythe, un ancien militaire qui a participé aux deux guerres mondiales, ne pouvait tolérer qu’Ali, qui avait refusé d’aller se battre au Viet Nam, se produise au Gardens.

Il y eut aussi de la lutte et de la crosse, incluant le Rock de Toronto, qui y resta une saison de plus après le départ des Leafs.

Du côté de la musique, le 2 avril 1957, Elvis Presley y donna deux de ses cinq concerts à vie en sol canadien. (Il y en eut deux à Ottawa et un autre à Vancouver.)

ABBA, Bob Marley, The Who, Bob Dylan et Nirvana y ont aussi été. Le clip The Reflex de Duran Duran y a été tourné. C’est Oasis qui a offert le dernier concert de l’endroit, en avril 2000.

Étant un lieu iconique à Toronto et étant situé sur un terrain d’une énorme valeur financière, il fallait donc trouver au Gardens une nouvelle vocation. Pour les propriétaires des Leafs, il était hors de question de le vendre à quelqu’un qui voulait leur faire compétition en opérant une patinoire. Il y eut des projets de conversion en complexe d’amusement, semblables à celui du Forum, mais c’est finalement Loblaws qui s’en porta acquéreur en 2004 pour 12 millions $.

On y trouve donc maintenant une épicerie, en plus d’une succursale de la LCBO (Régie des alcools de l’Ontario). L’extérieur de l’immeuble, qui a été déclaré lieu historique national en 2007, a été préservé et l’affichage y est discret.
Sur Church, coin Carlton.  L'affichage est discret et ne dénature pas l'immeuble.

À l’intérieur, l’histoire de l’endroit est célébrée de belle façon, autant au niveau sportif que musical. Le décor est intéressant et vaut le détour.

Décor plutôt intéressant pour faire son épicerie

Le centre de la patinoire

Sculpture originale, faite avec les anciens sièges


On honore la coupe de 1967.  Ce n'est pas écrit, mais oui, c'est la dernière.

On n'y a pas eu que du sport au Gardens.  Il y a aussi eu, entre autres, Elvis.

D’ailleurs, la vocation sportive n’est pas complètement disparue, puisqu’au deuxième étage, on retrouve une patinoire avec 3850 sièges, le Mattamy Athletic Centre. Celle-ci sert de domicile aux Rams de l’Université Toronto Métropolitaine (autrefois Ryerson).

Sources : banqueducanada.ca, wikipedia.org.

vendredi 15 décembre 2023

Les arénas des Maple Leafs - Arena Gardens


À l’été 2019, j’avais fait la tournée des sites de tous les arénasles Canadiens ont joué. J’ai donc décidé de profiter de mon passage à Toronto pour faire la même chose avec les Leafs. Ceux-ci sont au nombre de trois, incluant le Scotiabank Arena, dont j’ai parlé dans mon billet d’hier.

Remontons donc dans le temps pour maintenant s’attarder à leur premier domicile.


Construit au coût de 500 000$ (13 000 000$ en dollars d’aujourd’hui), l’Arena Gardens ouvrit ses portes en 1912 pour y accueillir la nouvelle équipe de la NHA (National Hockey Association), les Blueshirts. D’autres équipes éphémères de la NHA se joignirent aussi à eux pour partager l’endroit : Tecumsehs, Ontarios, Shamrocks et le 228e Bataillon.

Le propriétaire des Blueshirts, Eddie Livingstone, avait le don de mettre les autres propriétaires en rogne contre lui, particulièrement Sam Lichtenhein, le propriétaire des Wanderers de Montréal. Excédés, on suspendit donc sa franchise, avec l’obligation de la vendre une fois la saison terminée. Livingstone eut toutefois gain de cause en cour. Les autres réagirent en suspendant alors les activités de la NHA, pour la remplacer par une autre ligue, où Livingstone n’y serait pas. C’est ainsi que naquit la LNH en 1917, où une nouvelle équipe de Toronto, les Arenas, prit part aux activités, aussi à partir de l’Arena Gardens.  Dès leur première année, ils remportèrent la coupe.  Toutefois, l'équipe n'était nouvelle que sur papier, car elle était principalement composée des anciens joueurs des Blueshirts.  Ils en ajouteront une autre en 1922.  Notons que celle remporté par les Blueshirts en 1914, aussi à l'Arena Gardens, n'est pas considérée comme faisant partie de l'histoire des Leafs.

Ces mêmes Arenas deviendront ensuite les St.Patricks en 1919, puis les Maple Leafs en 1927. Ils y joueront jusqu’en 1931.

L’endroit, qui fut éventuellement renommé le Mutual Street Arena, est situé, comme vous pouvez vous en douter sur la rue Mutual, un peu à l’est de Yonge, au sud de Dundas. On pouvait y accueillir 7500 personnes.

Il fut le premier à compter sur une glace artificielle dans l’est du pays. C’est aussi de là que fut radiodiffusé le premier match de hockey de l’histoire en février 1923.

Suite au départ des Leafs, on y disputa du tennis, des courses de vélo, de la lutte et de la boxe. Frank Sinatra et Glenn Miller y firent aussi un concert.

En 1962, on y investit 3 millions $ pour y établir des terrains de curling et un endroit pour faire du patin à roulette.

L’endroit où ceux qui sont devenus les Leafs ont gagné leurs deux premières coupes fut démoli en 1989. On y retrouve aujourd’hui des immeubles résidentiels. Par contre, une partie a été conservé pour en faire un parc. Celui-ci se nomme d’ailleurs l’Arena Gardens. Héritage Toronto y a installé une plaque où on souligne l’aspect historique du site.

On y retrouve maintenant des immeubles résidentiels


Le nom du parc souligne son ancien occupant


Si la plaque a connu de meilleurs jours, au moins, elle est là.