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samedi 6 janvier 2024

Stock volé à vendre #18 : Mourir en Ranger

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir. 

Chris Drury et votre joueur préféré. Rappelons qu’ils ont signés ensemble leurs lucratifs contrats avec les Rangers en 2008









Originalement publié le 21 août 2011

Vous avez certainement entendu la semaine dernière l’annonce de la fin de la carrière de Chris Drury… Ça fait un autre joueur dans une liste que j’aime tenir de joueurs ayant terminé leur carrière avec les Rangers qui ont connu leurs succès ailleurs.

J’aime toujours traiter les Rangers de New York de maison de soins palliatifs pour grandes carrières sur la fin. La chose n’est pas nouvelle. Par exemple, déjà au début des années 60, le Canadien a eu une tendance forte à échanger ses anciennes vedettes aux Rangers, alors une équipe très faible. C’est ainsi que des grands comme Jacques Plante, Dickie Moore, Boom-Boom Geoffrion et Doug Harvey ont été échangés aux Rangers lorsque le Canadien voulut rajeunir son alignement. Étrangement, ces joueurs, hormis Geoffrion, prendront une première fois leur retraite en tant que Rangers (Dickie Moore ne jouera jamais pour les Rangers, ne pouvant pas concevoir de jouer avec aucun autre club que le Canadien) et sortiront de leur retraite plus tard pour évoluer avec les Blues de St-Louis. Mais ce mouvement débuta une petite tendance (bien qu’inconsciente) qui perdure de nos jours pour les joueurs d’aller terminer leur carrière avec les Rangers.

Doug Harvey avec les Rangers. Ce grand défenseur parmi les plus grands (sinon le plus grand) remporta d’ailleurs le Norris en 1962 en tant que Ranger

Voici quelques autres grands joueurs qui ont terminé leur carrière avec les Rangers après une carrière notoire avec d’autres équipes :

Terry Sawchuk

Ce grand gardien termina sa carrière en 1969-70 en jouant 8 matchs de saison régulière et 3 matchs de séries avec les Blue Shirts… Il mourut d’ailleurs quelques jours après la fin de la saison et c’est le directeur général/entraîneur de l’équipe, Emile Francis, qui fit l’identification du corps du grand gardien à la morgue…

Phil Esposito

Si le grand Espo fut certainement l’attaquant le plus redoutable du début des années 70, lorsqu’il a été échangé aux Rangers, équipe qu’il détestait à mort (après tout, il jouait pour les Bruins), il n’a jamais été le même sous les projecteurs de Broadway.

Marcel Dionne

Après une puissante carrière notamment avec les Kings, Dionne termina sa carrière en évoluant durant trois saisons assez ordinaires avec les Rangers. À sa dernière saison, il eut la chance de jouer aux côtés d’un joueur qui aurait pu faire partie de cette liste s’il n’avait pas joué avec les Nordiques par la suite, Guy Lafleur. Il terminera troisième meilleur marqueur de tous les temps en Ranger…

Pat LaFontaine

Lorsqu’il vint terminer sa carrière qui lui valut une intronisation au Temple de la Renommée, LaFontaine prit le chemin des Rangers en terminant une carrière qui ne nécessita jamais un changement de plaque de voiture, cette ancienne vedette du Junior de Verdun ayant passé toute sa carrière avec les trois équipes de l’État de New York. Comme la plupart des autres joueurs, ce n’est pas son passage sur Broadway qui lui ouvrit les portes du Temple de la Renommée.

Wayne Gretzky

En tant que plus grand joueur de tous les temps, Wayne Gretzky semble le cas exemplaire du joueur qui en fin de carrière est allé terminer sa carrière en Ranger. C’est d’ailleurs avec les Rangers que Gretzky connut sa seule saison avec une moyenne de moins d’un point par match lors de sa saison d’adieu en 1998-99… Personnellement, j’ai encore de nos jours de la misère à voir des photos de ce héros de jeunesse dans l’uniforme des Rangers…

Pavel Bure

Tout comme Pat LaFontaine, Pavel Bure avait déjà une carrière ralentie par les blessures quand il arriva à New York, ce qui n’aida pas à faire en sorte que les projecteurs de Broadway n’ont jamais vu le Pavel Bure qui nous impressionnait avec les Canucks, ou même avec les Panthers. C’est certain que ce n’est pas pour son passage avec les Rangers qu’on le verra entrer au Temple de la Renommée, s’il y fait son entrée un jour, même s’il connut presque une moyenne d’un point par match avec les Blue Shirts…

Mark Messier

Le choix de mettre Mark Messier dans cette liste peut être critiqué, mais si on prend uniquement son deuxième passage avec les Rangers après son désatreux passage avec les Canucks, Mark Messier n’était bien certainement plus le violent (j’aime bien rappeler que Mark était un joueur pas mal violent) leader de l’époque des Oilers ou de son premier passage avec les Rangers. C’est pourquoi on peut quand même l’inclure dans cette liste…

Markus Näslund

Peut-être pas le joueur le plus remarquable de la liste, mais Näslund est arrivé à New York avec un assez gros contrat (8 millions pour deux ans) qu’il peut être considéré comme un joueur de cette liste et malgré le fait qu’il ait terminé sa carrière en jouant quelques matchs avec le club Modo dans la Elitserien suédoise. On ne se rappellera jamais de la carrière de Näslund pour son passage à New York autrement que pour les raisons évoquées ici…

On peut également mentionner ces joueurs n’ayant pas nécessairement terminé avec les Rangers, mais ayant connu un des derniers chapitres de leur brillantes carrières avec les Rangers. Des joueurs comme Guy Lafleur, Glenn Anderson et Brendan Shanahan… Je ne sais pas si on peut également ajouter Jaromir Jagr à cette liste…

On pourrait également s’impatienter à l’idée de voir Marian Gaborik et Brad Richards accrocher leur patins en Rangers…

dimanche 17 décembre 2023

Stock volé à vendre #17 - Tom Glavine, joueur de hockey

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir.





     Originalement publié le 27 juillet 2011

Si vous aimiez le baseball des années 90, dans le temps où les Expos existaient encore et étaient relativement bons, vous connaissez certainement Tom Glavine. Il était un de ces redoutables lanceurs des méchants Braves d’Atlanta, cette équipe qui était plus souvent qu’à son tour plus forte que les Expos. Il faisait parti de cette esquade de lanceurs qui comprenait également Greg Maddux, Steve Avery et John Smoltz qui faisait trembler la Ligue Nationale de baseball.

Maddux, Glavine, Smoltz et Avery ... je les détestais tous équitablement

Savez-vous également que Tom Glavine a dû choisir entre une carrière de hockeyeur et une de lanceur dans les ligues majeures?

Tom Glavine est né en 1966 à Concord au Massachusetts et passa la majeure partie de sa jeunesse à Billerica au Massachusetts. Alors qu’il évoluait avec l’équipe de baseball de son High School, le Billerica Memorial High School, Glavine jouait non seulement au baseball mais également au hockey. Glavine étant né au Massachusetts, il a grandit en tant que fan des Bruins et s’adonnait au hockey. Il excella assez pour être nommé meilleur joueur de la Merimack Valley pour la saison 1983-84.



Il faut savoir qu’au États-Unis, exceller dans plus d’un sport n’est pas chose rare. Souvent, pour recevoir des bourses d’études sportive, les jeunes doivent même pratiquer plus d’un sport. Ça ne veut pas dire qu’au sortir de l’école secondaire le jeune sera repêché dans les deux sports. Ce fut toutefois le cas pour Tom Glavine. À l’âge de 18 ans, en 1984, Tom Glavine fut bien sûr repêché par les Braves d’Atlanta au deuxième rang du repêchage du baseball majeur mais également par les Kings de Los Angeles en 4e ronde, 69e au total.

Il est à noter que repêcher des joueurs américain toujours au High School est encore une chose rare de nos jours, alors imaginez en 1984. La sélection de Glavine est d’autant plus impressionnante qu’elle se fit avant des Brett Hull et Luc Robitaille, pour ne nommer que ceux qui ont été sélectionné après lui et qui ont été élu au Temple de la Renommée…

Glavine choisit pourtant le baseball au hockey. Glavine refusa même une bourse d’étude à l’University of Lowell pour se consacrer au baseball… Aimant les deux sports presque autant, il considéra qu’étant un lanceur gaucher, ses chances de devenir une superstar du baseball était plus probables. Les lanceurs gauchers étant rare comme de la m@rde de pape, la possibilité d’atteindre les sommets au baseball étaient plus élevées. Malheureusement, ce genre d’avantage n’existe pas pour les joueurs gaucher au hockey.

Une pratique relaxe avec Cam Neely

Tom Glavine demeura toutefois toujours un grand fan de hockey. On l’a déjà par exemple aperçu en train de pratiquer avec les Bruins de Boston. Plus récemment, on a souvent pu l’apercevoir aux matchs des Thrashers d’Atlanta, lui qui possédait des billets de saison pour l’équipe. Il a même tenter un plan ultime pour acheter l’équipe afin de la conserver à Atlanta. Ses trois enfants jouent d’ailleurs au hockey et Glavine est leur entraîneur… Le fils de Nik Antropov faisait également parti de l’équipe…


Le sauveur des Thrashers ? Not ...

Et oui, après avoir choisi le baseball, Tom Glavine remporta le trophée Cy Young à deux reprises en 1991 et en 1998, a remporté la série mondiale en 1995, a connu plus de 5 saisons de plus de 20 victoires et plus de 300 victoires en carrière… Il sera fort probablement élu au Temple de la Renommée rapidement quand il sera éligible… (EDIT : Ce fut le cas en 2014)

Le 20 mars 2010, Tom Glavine a revêtu l’uniforme des Gladiators de Gwinett (Alors club école dans la ECHL des défunts Thrashers) afin d’amasser des fonds pour des œuvres caritatives…

dimanche 10 décembre 2023

Stock volé à vendre #16 : Jordin Tootoo

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir.


Originalement publié le 18 novembre 2010

Le Canadien affronte ce soir les Predators de Nashville… Et bien comme cette équipe n’a pas vraiment d’histoire et ne provient pas nécessairement d’une ville avec une tradition de hockey, pourquoi ne pas parler un peu de Jordin Tootoo. J’aime beaucoup Jordin Tootoo, il est un des joueurs les plus solide de la NHL et il a un parcours unique, ça en fait une grosse curiosité quand on parle des Predators de Nashville …

(Bordel qu’il était laid ce chandail…)

Voici donc quelques faits sur Tootoo :

-Il est le seul joueur d’origine inuit à avoir évolué dans la NHL. Il est né à Churchill au Manitoba, mais a passé la majeure partie de sa jeunesse à Kangiqtiniq au Nunavut. Son nom s’écrit ᔪᐊᑕᓐ ᑐᑐ en écriture inuit… Son père lui a enseigné très tôt les particularités de la culture traditionnelle inuit comme le nomadisme, la chasse et la pêche… Inutile de dire qu’il est un exemple pour les jeunes inuits…

-Tootoo a un bon sens de l’humour, il porte notamment le numéro 22 (Two Two)… Je ne sais pas si vous vous rappelez bien, mais il y a deux ans, il s’était « battu » avec Steve Bégin dans une bataille de 22…


-Parlant de son nom… Les fans des Predators sont tout autant drôle en le surnommant le « Tootoo train »…

-Son cousin, Hunter Tootoo, est un membre de l’Assemblée Législative du Nunavut. Un de ses oncles, George Hickes, est président de l’Assemblée législative du Manitoba et représentant du NPD.

-Fait de style 25stanley.com… En peu de temps, Tootoo est devenu une vedette à Nashville, ville avec un jet set qui nous est peut-être étranger. Il a d’ailleurs déjà eu une relation avec la chanteuse country et ex-participante à American Idol Kellie Pickler…


-Jordin avait un frère, Terence, qui s’est enlevé la vie en août 2002. Terence jouait également au hockey et évoluait au moment de son décès pour l’Express de Roanoke dans la ECHL. Comme à tous les étés, les frères Tootoo se retrouvaient ensemble afin de pratiquer durant l’été à Brandon au Manitoba. Après un repas avec son jeune frère (Jordin) et un ami, Terence se fit arrêter par la police en état d’ébriété. Après avoir été relâché par la police toujours en état d’ébriété, Terence Tootoo s’enleva la vie avec une arme à feu. Il avait 22 ans… Tout comme son frère Jordin, Terence Tootoo portait le numéro 22, ce numéro fut retiré depuis par l’Express de Roanoke…


(Un documentaire du nom Team Spirit: The Jordin and Terence Tootoo Story à propos de l’histoire des frères Tootoo existe…)

Mais avant tout, Jordin Tootoo est un joueur de hockey très robuste :



mardi 28 mars 2023

Stock volé à vendre #15 : La Filière Québécoise des Flyers

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir. 

Originalement publié le 25 décembre 2011

Bien avant le Lightning de Tampa Bay ou les Penguins de Pittsburgh, d’autres équipes se sont muni d’un noyau de joueurs québécois comme partie importante de leur alignement et de leur succès. La plus célèbre d’entre-elles fut certainement les Sabres de Buffalo des années 70. Elle a peut-être été la plus exemplaire avec sa légendaire French Connection, menée par l’un des joueurs québécois les plus élégants de tous les temps, Gilbert Perreault. Mais le mérite d’avoir misé sur un style de hockey « canadien-français » afin de bâtir son équipe revient aux adversaires du Canadien de ce soir, les Flyers de Philadelphie… Elle prend ses racines dans l'une des équipes de hockey québécoise les plus célèbres de tous les temps, les As de Québec.

Les As de Québec furent fondés dans les années 20 à titre d’équipe senior, ce qui veut dire que les joueurs qui évoluaient avec l’équipe devaient travailler pour vivre mais évoluaient dans une ligue très bien organisée. La plupart du temps, au Québec, les équipes étaient la propriété d’usines à papier ou d’autres industries et les joueurs travaillaient plus ou moins à temps partiel afin de subvenir à leur besoins. D’ailleurs, les As furent fondés par la Anglo-Canadian Pulp and Paper et le nom ACES était un acronyme pour Anglo-Canadian Employees. On a francisé le nom par la suite mais les deux noms se disent. À l’époque, l’argent parlait anglais, que voulez-vous…

Les As de Québec, champions de la Coupe Allan de 1945

Même à l’époque où Jean Béliveau évoluait avec les As de Québec, c’était de cette manière que fonctionnait les équipes de hockey senior au Québec, d’ailleurs fort populaires. Ce n’est qu’une clause dans le contrat d’un seul joueur qui fit basculer toute la patente et pour ce joueur et pour l’équipe…

Lorsque que le Canadien fit signer un contrat professionnel à Jean Béliveau, ce dernier signa un contrat spécial qui faisait en sorte que le Canadien n’avait les droits de Béliveau que si ce dernier devait se rapporter à une équipe professionnelle. Ce qui voulait dire que tant que Béliveau évoluait avec une équipe senior, il pouvait jouer avec n’importe quelle équipe et le Canadien n’avait rien à dire… À ce que je sache, le seul autre qui avait un contrat de la sorte à l’époque, c’était Jacques Plante. Comme Béliveau se plaisait à Québec, qu’on avait même construit un aréna afin que plus de gens aillent le voir et qu’il gagnait même plus cher que la presque entièreté de la LNH, Béliveau préféra, à l’aube de sa carrière, demeurer à Québec et évoluer avec les As. L’histoire ne dit pas si le Canadien aurait pu remporter quelques autres coupes Stanley avec Béliveau dans leur alignement…

Néanmoins, on ne déconne pas avec le Canadien de Montréal, ceux qui amènent de la boisson au Centre Bell et se font prendre le savent… À cette époque, en 1953, le DG du Canadien, Frank J Selke (comme le trophée), tanné d’attendre après Béliveau, prit une mesure drastique. Selke acheta la Ligue de hockey senior du Québec au complet et la déclara ligue professionnelle. Les As de Québec étant dorénavant membres d’une ligue professionnelle dont tous les clubs étaient affiliés au Canadien, Jean Béliveau devait se joindre au Grand Club…

Le fait que dorénavant les As étaient une équipe professionnelle eut un bon effet pour le rayonnement de cette populaire équipe. En 1959, les As quittèrent la Ligue de hockey du Québec pour se joindre à la vénérable AHL. Je crois qu’il est toujours nécessaire de mentionner qu’à l’époque des six équipes, le calibre de jeu de cette ligue était très élevé car elle était souvent formée de joueurs ayant été boudés par le grand circuit, n’étant plus désirés ou attendant leur chance dans une ligue qui ne comprenait qu’environ 100 joueurs…

Et les Flyers dans tout ça???

Entre 1962 et 1967, les As de Québec furent le club école du Canadien de l’AHL. D’ailleurs, Gump Worsley passa quelques saisons avec l’équipe afin de retrouver sa forme après quelques blessures et Boum-Boum Geoffrion fut l’entraîneur des As après avoir mis un terme à sa carrière, suivant son échange aux Rangers en 1964, avant de retourner au jeu avec ces derniers en 1966.

C’est en 1967, alors que le Canadien retira ses pions de Québec afin de retourner son club-école à Cleveland, que les As devinrent le club-école d’une équipe d’expansion : les Flyers de Philadelphie. Avec son club-école au Québec, les Flyers voulaient se construire avec un noyau de canadiens-français afin de construire l’équipe avec le modèle du Canadien. Bien que le Canadien pouvait toujours sélectionner deux canadiens-français prioritairement, les jeunes Flyers, grâce à leur club-école québécois, purent se monter un fin cercle de joueurs québécois comme André Lacroix (qui sera plus tard le plus grand marqueur de tous les temps de la WHA), de Simon Nolet (photo) qui fit partie de l’équipe des Flyers qui remporta la coupe Stanley en 1974 et de futurs Nordiques comme Jean-Guy Gendron et mon moustachu préféré, Serge Bernier.

À cette époque, les Flyers misaient tellement sur la filière québécoise qu’ils possédaient même une équipe junior également nommée également les As de Québec qui évoluaient dans la ligue junior du Québec. En 1969, les Flyers vendirent l’équipe à des intérêts locaux de Québec et l’équipe devint les Remparts de Québec.

Malheureusement pour le hockey québécois, après quelques saisons à tenter de se développer avec un style « canadien-français » sans trop de succès, la direction des Flyers décida de tenter autre chose. Souvent intimidés par d’autres équipes en raison de la grosseur de leur joueurs, les Flyers décidèrent de ne plus se laisser faire. Avec l’arrivée d’un jeune joueur complet nommé Bobby Clarke, les Flyers surent autour de qui se construire et dans quelle voie, celle de la robustesse…

Dans cet ordre d’idée, la direction décida de déménager son club-école. C’est ainsi que la vénérable équipe des As de Québec, fondée en 1928, déménagea en 1971 à Richmond en Virginie afin de devenir les Robins de Richmond. L’équipe évolua durant 5 saisons dans l’AHL et disparut définitivement en 1976 en plein milieu de la crise qui menaça la plupart des ligues professionnelles mineures en raison de la surabondance d’équipes due à la guerre entre la NHL et la WHA.

Mais à cette époque, la ville de Québec s’était retrouvée une équipe professionnelle pour la faire vibrer…

lundi 13 mars 2023

Stock volé à vendre #14 : Le vrai but le plus important de l'histoire des Nordiques

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir.









Originalement publié le 19 décembre 2010

Affrontement ce soir entre le Canadien et l’Avalanche du Colorado, les anciens Nordiques bien sûr. Pourquoi ne pas parler d’un moment important de l’histoire de cette franchise, le but de Dale Hunter

Peu d’équipes ont eu autant de pression en entrant dans la LNH que les Nordiques de Québec. Aussitôt entrés dans ce circuit, ils ont eu à prouver qu’il étaient du même calibre que le Canadien de Montréal. La survie de l’équipe dans le public québécois en dépendait. Ce sentiment d'urgence de performance était d’autant plus complexe que les 4 équipes de la WHA qui firent leur entrée dans la LNH avaient été presque volontairement affaiblis par la Ligue nationale. Les Jets de Winnipeg, par exemple, avaient perdu beaucoup de joueurs qui furent réclamés par les équipes de la LNH qui possédaient leurs droits, passant d’équipe championne à bonne dernière… Avec les frères Šťastný, Michel Goulet et autres Dale Hunter, les Nordiques avaient pu très rapidement se hisser parmi les bonnes équipes de la grande ligue après quelques saisons. Il y a fort à parier que sans cette urgence de performance, les Nordiques auraient été longtemps dans la catégorie des équipes ternes comme leurs frères d’expansion de Hartford et de Winnipeg…

C’est le 13 avril 1982 que les Nordiques de Québec montrèrent au Canadien de Montréal et à ses fans qu’ils étaient du même calibre. Les Canadiens avaient terminé premier dans la division Adams et les Nordiques quatrièmes et s’affrontaient donc en première ronde des éliminatoires dans une série 3 de 5. Le 13 avril, les deux équipes se disputaient l’ultime match dans un Forum sous tension et ce qui devait arriver un jour arriva ce soir-là. Alors que les deux équipes se livraient un duel serré, une erreur en supplémentaire scella l’issue du match en faveur des Nordiques grâce à un but du seul et unique Dale Hunter…


J’aime particulièrement la déception du gardien Rick Wamsley suite au but…

Non seulement les Nordiques eurent raison du Canadien, mais ils surprirent les Bruins en 7 matchs au second tour des séries avant de s’incliner face aux trop puissants Islanders en 4.

Le Canadien pour sa part n’aima pas cette défaite face aux Nordiques et la réaction fut radicale. La plupart des joueurs outre le capitaine Bob Gainey et Larry Robinson furent échangés durant la saison morte…

Mais à partir de ce moment d’avril 1982, les Nordiques pouvaient s’en prendre au Canadien…

On a heureusement éliminé les séries 3 de 5 quelques saisons plus tard…

jeudi 9 mars 2023

Stock volé à vendre #13 : Le chandail de 1976 des Rangers

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir.











Originalement publié le 26 avril 2010

Les Rangers de New York possèdent un des jersey les plus singuliers de l’histoire de la Ligue nationale. Leur chandail bleu avec le gros « RANGERS » en bandoulière qu’ils portent depuis leur entrée dans la LNH en 1926 est peut-être la chose qui est la plus représentative de l’équipe. Après tout, et je dis ça sous toutes réserves, il s’agit peut-être des enfants pauvres des 6 équipes… Et la preuve que ce légendaire jersey a eu de l’impact, combien d’équipes d’un peu partout ont repris ce design typique qui a fait la fierté des fans des « blueshirts » depuis des décennies. Une des raisons pourquoi le premier propriétaire de l’équipe adopta cette écriture en diagonale sur l’uniforme des Rangers était pour le différencier de celui d’une autre équipe évoluant dans la LNH à l’époque et qui portaient les mêmes couleurs, les Americans de New York. Les Americans avaient pour leur part un gros « AMERICANS » écrit à l’horizontale. On peut donc dire que ça a quand même marché et que les Rangers ont remporté la guerre des jersey il y a belle lurette…

Mais voilà! En 1976, John Ferguson, l’ancien matamore du Canadien de Montréal, devint le directeur général des Rangers de New York, succédant au légendaire Emile Francis. Un des premiers geste du nouveau directeur-général des blueshirts fut de changer l’uniforme de l’équipe, adoptant un uniforme qui aura désormais le logo de l’équipe à l’avant. Ce logo en forme de blason était presque aussi vieux que l’équipe mais n’avait jamais été utilisé sur un uniforme. Ferguson décida donc de l’inclure dans son projet de remplacer le bon vieil uniforme de l’équipe. Toutefois, l’idée de voir le légendaire uniforme des Rangers disparaître ne fit pas l’unanimité. Les fans de l’équipe considérèrent ce geste comme un blasphème…

Après deux saisons difficiles à la barre des Rangers, en 1978, Ferguson quitta les Rangers afin de devenir le directeur-général des Jets de Winnipeg de la WHA. Sans surprise, aussitôt l’ancien bagarreur parti de Broadway, les Rangers adoptèrent à nouveau leur uniforme traditionnel. La seule différence avec l’ancien est qu’au lieu du « RANGERS » sur leur chandail bleu, leur chandail sur la route, le nouvel uniforme avait un « NEW YORK » d’écrit à l’avant. Le mot « RANGERS » revint sur le chandail bleu en 1987. Apparemment, l’équipe adoptera d’ailleurs le « NEW YORK » à la place du « RANGERS » à titre de troisième chandail lors de la saison prochaine, en 2010-2011…

Pour ce qui est de Ferguson et des Jets… Après avoir remporté la Coupe AVCO au printemps 1979, les Jets firent partie des quatre équipes qui allaient entrer dans la Ligue nationale suite à la disparition de la WHA. Afin de souligner l’événement, les Jets décidèrent de se munir d’un nouvel uniforme. Et cet uniforme était en tout point l’uniforme que Ferguson fit porter aux Rangers quelques saisons auparavant à la différence qu’il avait le nouveau logo des Jets à l’avant. Ce nouvel uniforme des Jets ne déplut à personne et fut porté par l’équipe du Manitoba jusqu’au début des années 90…



vendredi 24 février 2023

Stock volé à vendre #12 : Don't mess with Rick Tocchet…

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir.









Originalement publié le 15 décembre 2010 

Qui dit Flyers de Philadelphie dit hockey pour homme… Et quand on parle hockey pour homme des Flyers, pourquoi ne pas mentionner le nom de Rick Tocchet, un des joueurs qui a le mieux porté ce redoutable chandail orange…

Oubliez le fait qu’il est un coach ordinaire ou qu’il s’est fait prendre dans un scandale de gambling ou peu importe, Rick Tocchet, c’était tout un joueur. Bien avant les Getzlaf ou les Mike Richards de ce monde, il y eut des joueurs comme Rick Tocchet qui ont clairement défini ce qu’était un power forward. Autant ce joueur pouvait jouer au hockey (il connut plusieurs saisons de 40 buts), autant il pouvait cogner dur et se battre… 
 
Vous n’avez qu’à regarder ce petit vidéo pour vous remémorer ou découvrir un des joueurs les plus intenses de la fin des années 80 pour l’adversaire du Canadien ce soir, les méchants Flyers de Philadelphie. Tocchet était un joueur tellement complet que les Penguins ont même sacrifié le jeune Mark Recchi afin d’aller chercher Tocchet avant d’entreprendre la défense de leur titre en 1992. La saison suivante, avec la machine à tuer qu’étaient les Penguins de l’époque, il récolta 109 points dont 48 buts et 252 minutes de pénalité…

Quand on parle d’un joueur complet…


Remarquez à environ 2:22 le gros coup de tête qu’il donne à feu Bob Probert et à 4:15 il démolit Chris Simon…

dimanche 12 février 2023

Stock volé à vendre #11 : Les Oilers de Tulsa

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir. 









Originalement publié le 1er décembre 2010 

Les Canadiens affrontent ce midi les jeunes Oilers d’Edmonton. Pourquoi ne pas en profiter pour parler d’une autre équipe qui se nomme les Oilers, les Oilers de Tulsa…

Pour ceux qui ne le savent pas, Tulsa est une ville d’Oklahoma. Vous serez surpris d’apprendre non seulement que cette ville existe, mais qu’elle possède une très riche tradition de hockey…

La première version des Oilers de Tulsa fut fondée en 1926 et a joué dans une ligue nommée American Hockey Association, une ligue formée principalement d’équipes du Midwest américain. L’équipe disparut en même temps que la ligue durant la Seconde Guerre mondiale. Une nouvelle ligue, la US Hockey League fut formée au sortir de la guerre et les Oilers de Tulsa en firent à nouveau partie. La ligue ainsi que cette deuxième mouture des Oilers disparurent après la saison 1950-51…

La troisième incarnation des Oilers de Tulsa est celle que je trouve très intéressante. Elle se joignit à une ligue mineure professionnelle nommée la Central Hockey League en 1964-65. Cette ligue était la propriété de la NHL et servait de ligue de développement pour les futurs talents. Elle était un peu l’équivalent actuel de la ECHL sauf qu’on y envoyait les joueurs directement entre la NHL et cette ligue, sans transiter vers la AHL. Les Oilers de Tulsa étaient à l’origine le club-école des Maple Leafs de Toronto. L’histoire qui m’intéresse ici s’est déroulé lors de la saison 1983-84…


Nous sommes donc lors de la saison 1983-84. L’équipe des Oilers de Tulsa s’avère l’une des franchises les plus respectées de la CHL et elle possède en soi l’une des meilleurs en cette saison, se dirigeant vers un troisième titre du championnat depuis sa fondation. À cette époque, l’équipe était, comme vous le voyez en haut, un des clubs-école des Rangers de New York. Un gros problème est survenu en beau milieu de la saison lorsque les propriétaires durent cesser les activités de l’équipe en plein milieu de la saison.

C’est ici que l’histoire devient épique…

Bien que les dirigeants aient baissé pavillon, les joueurs refusèrent de le faire et ainsi, l’équipe décida tant bien que mal de continuer la saison. Ils partirent donc dans un autobus afin de jouer tous les matchs qui leur restaient dans le calendrier. C’est un des joueurs, Bill Baker, un ancien de la légendaire équipe olympique américaine de 1980, qui proposa l’idée. La ligue et les Rangers décidèrent ainsi de financer le tout et à partir du milieu du mois de février de finir la saison sur la route…

Il n'y avait à cette époque que 5 équipes dans la ligue. Ces autres équipes étaient les Golden Eagles de Salt Lake City, les Flames du Colorado, les Checkers d’Indianapolis et le Magic du Montana. Regardez une carte des États-Unis et imaginez vous avoir à passer son temps dans un autobus entre ces 4 villes ou États avec quelques détours occasionnels vers Tulsa pour pratiquer dans un aréna dans un centre d’achat comme aux Galeries de la Capitale… C’est ce que l’équipe a dû endurer pendant plus de 2 mois.

L’équipe fut soudée par un esprit de corps hors pair du fait d’avoir à voyager pour aller jouer devant un auditoire toujours hostile envers vous, ce qui veut dire qu’on a jamais les moindres fans pour vous encourager, sans pouvoir couramment pratiquer.  Ils pratiquaient souvent en jouant au soccer dans les couloirs comme seul exercice, éloignés de leur famille et sans salaire stable. Mais comme c’est souvent dans les épreuves que naissent les meilleures histoires, ce qui devait arriver arriva. Le 27 avril 1984, plus de deux mois après avoir débuté leur voyage sans fin, les « Homeless Oilers » balayèrent l’équipe d’Indianapolis pour remporter la Coupe Adams remis aux champions de la Central Hockey League…

Ironiquement, c’est dans le bar de l’hôtel que les célébrations eurent lieu. Une parade autour de l’autobus s’en suivit et s’en était officiellement terminé de l’histoire de cette incarnation des Oilers de Tulsa après 20 ans d’existence…

L’entraîneur Tom Webster fut nommé entraîneur de l’année pour cette saison 1983-84. On se rappellera de lui par la suite pour avoir été l’entraîneur des Kings au temps de Wayne Gretzky…

Vous comprendrez peut-être un peu mieux la raison du succès de cette équipe si je vous dis que le jeune John Vanbiesbrouck était le gardien des Oilers de Tulsa lors de cette saison. Il fut nommé le meilleur joueur de la saison grâce à son jeu brillant qui fut important dans ce long voyage victorieux, mais pénible…

Sachez également que l’ancien capitaine des Nordiques et vedette de la WHA Robbie Ftorek faisait partie du nombre des joueurs ayant vécu sur la route lors de cette saison. L’ancien défenseur et playboy du Canadien Rick Chartraw a également joué quelques matchs avec les Oilers de Tulsa avant d’être cédé, étrangement, aux Oilers d’Edmonton au milieu de la saison… Le défenseur Grant Ledyard évolua également avec les Oilers lors de cette saison avant de faire une carrière de plus de 1000 matchs dans la NHL. Il fut d’ailleurs nommé meilleur joueur des séries de la CHL de 1984.

La Central Hockey League suspendit ses activités peu de temps après la fin de la saison et la disparition officielle des Oilers de Tulsa.

Une ligue au nom semblable fut fondée en 1992 et une quatrième incarnation des Oilers de Tulsa fit partie de cette nouvelle ligue… L’équipe existe toujours et elle est la seconde filiale de l’Avalanche du Colorado.

Si vous voulez un fait qui peut lier présentement les Oilers d’Edmonton et les Oilers de Tulsa, sachez que le directeur général de l’équipe de l’Oklahoma se nomme Taylor Hall.

Mais ça, c’est une autre histoire…

jeudi 26 décembre 2019

Collection de programmes #1




L'autre jour j'ai bien aimé vous présenter ma nouvelle passion qui est de trouver un maximum de ces nombreuses vieilles publications papier d'équipes de la LNH. Que ce soit des programmes de matchs, des guides médias ou bien des albums annuels (yearbooks), j'adore me faufiler dans les coulisses de l'internet pour en trouver des nouveaux. Comme j'en ai déjà une bonne banque d'accumulés, je vais commencer une nouvelle série d'articles où je vais en prendre au hasard et tenter de les commenter. Parfois je vais me concentrer sur certaines équipes ou sujets mais pour aujourd'hui je vais y aller random, alors allons-y.




J'adore ce programme des Islanders. Il date de leur saison inaugurale de 1972-73 et on dirait que ça parait dans l'attitude désinvolte de leur premier gardien #1, Gerry Desjardins. J'aime aussi la typographie du ''Islanders'' dans le haut.




Lorsque les Flames étaient en reconstruction après avoir graduellement perdu le restant de leur noyau champion de 1989 (voir texte du 5 septembre 2019) ils mirent l'emphase sur la jeunesse et introduisirent la campagne ''Young Guns''. À ne pas confondre avec les cartes Upper Deck du même nom, cette campagne est synonyme de mauvais souvenirs pour les fans des Flames car en plus d'être en reconstruction, ils devaient contempler ces mauvais chandails et quelques-uns de ces ''Jeunes pistolets'' ne furent que des pétards mouillés ou bien n'ont pas pu rester longtemps à Calgary. Ce fut le cas pour la majorité des joueurs sur ce programme...

Dans l'ordre on retrouve Valeri Bure, Jason Wiemer, Jarome Iginla, Derek Morris, Cory Stillman et le capitaine Todd Simpson à l'avant. À l'exception d'Iginla, aucun de ces joueurs n'était avec l'équipe à partir de 2002. Également il n'y avait pas que des Young Guns à Calgary en 1998-99, on retrouvait entre autres des ''Old Pistols'' comme Phil Housley, Steve Smith et Ken Wregget.

Comme bonus on retrouve également le slogan de la ligue ''Coolest game on earth''. On retrouvait ce slogan partout à l'époque. Personnellement je m'en rappelle surtout parce que l'intro de NHL 98 est gravée dans ma rétine pour l'éternité.




Beau programme rétro datant de 1953. On voit bien la provenance de cette publication avec la publicité de Buick dans le bas...




Un programme datant de 1934 entre les deux équipes montréalaises et locataires du Forum, ce qui nous donne l'étrange affrontement ''Canadiens vs. Montréal''. On se demande pourquoi ils n'ont pas simplement mis ''Canadiens vs. Maroons'' mais il ne faut pas oublier que le nom ''Maroons'' n'était pas le nom officiel de l'équipe mais plutôt le surnom commun donné par les fans et les journalistes. Le vrai nom de l'équipe était officiellement le ''Montreal Professionnal Hockey Club''. À la base, les fondateurs de l'équipe désiraient ressusciter les Wanderers mais lorsqu'ils échouèrent à sécuriser les droits sur ce nom, ils se contentèrent de ce nom plus générique et n'ont jamais officiellement changé pour les Maroons.

Histoire d'assouvir complètement ma curiosité, l̶e̶s̶ ̶M̶a̶r̶o̶o̶n̶s̶ le Montreal Professionnal Hockey club remporta ce match 1-0. Hooley Smith marqua l'unique but du match et Dave Kerr obtint le blanchissage.




Dernier guide média de l'histoire des Flames d'Atlanta avant leur déménagement à Calgary. J'aime bien le masque du gardien de ce que je pense être les Rangers. Il s'agirait probablement de John Davidson car il portait exactement ce masque.




Un programme plus récent soit celui du premier match de l'histoire des Blue Jackets le 7 octobre 2000. J'aime bien le style rétro de ce programme et le petit ''double-zéro'' sur la manche du joueur. 

Les Blackhawks remportèrent ce match 5-3 et c'est Bruce Gardiner qui marqua le premier but de l'histoire des Blue Jackets et de leur aréna. Du côté des Hawks, Tony Amonte récolta 2 buts et 1 passe.



J'adore celui-ci. Wayne était vraiment très gentil avec les jeunes spectateurs et surtout les jeunes joueurs pee-wee qui venaient jouer avec eux durant les pratiques et les échauffements. Celui-ci a vraiment l'air content. 

Ah... on vient de me dire qu'il ne s'agit pas d'un jeune pee-wee mais bien du jeune gardien Andy Moog qui en était alors à sa deuxième saison...




Un de nos joueurs fétiches ici à LVEUP, Mike Liut et les champions de la division Adams de 1986-87, les Whalers de Hartford.




J'ai récupéré celui-ci de mon article passé sur la fameuse fusion North Stars/Barons de 1978. Un sujet dont je pourrais parler pendant des semaines. Pour ce nouveau départ, les North Stars profitèrent de l'occasion pour mettre à jour leur chandail (ils ajoutèrent des bandes jaunes plus larges dans le bas et les manches).

Je vous retranscrit ici la discussion interne du département marketing des North Stars:

- Pour illustrer notre nouvelle direction après cette fusion, il faudrait une belle couverture pour le nouveau programme 1978-79. Demandez au graphiste de concevoir quelque chose qui représente la fusion des deux équipes et notre nouveau chandail par le fait même.
- On a pas de graphiste. Il est resté à Cleveland.
- Ah bon! Donc allez chercher deux vieux chandails dans le container avant que les éboueurs passent. Crissez-nous ça sur une table et prenez ça en photo.




Guide média des Capitals de 1978-79 avec illustration de Guy Charron sur le devant. Je ne sais pas si je trouve ce guide beau ou horrible. Il tombe en fait dans la zone grise entre ''vieille merde'' et ''charme rétro''.




Guide média de la première édition des Devils du New Jersey après le déménagement du Colorado en 1982. Celui-ci tombe absolument dans la catégorie charme rétro mais je remets quelque peu en doute le concept... Je me demande s'ils ont tenté de faire comme les North Stars et les Barons en démontrant la métamorphose d'une ancienne équipe à une nouvelle. Peut-être que c'est ça mais peut-être que non également.

Je crois apercevoir en arrière-plan des éléments du logo des Rockies comme les cercles de couleurs derrière le gardien et le fond bleu peut-être? Les étoiles n'ont cependant aucun rapport. On dirait que le chandail et l'identité du club n'étaient pas encore complètement définis car il reste des éléments vides sur le chandail.




2-3 ans plus tard nous retrouvons les Devils dans ce que je crois être une possible blague envers Wayne Gretzky et ses commentaires sur les Devils, où il déclara qu'il s'agissait d'une organisation ''Mickey Mouse''. Cependant au lieu d'avoir une mascotte de style Mickey Mouse, les Devils avaient Mel Bridgman...