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samedi 17 mars 2018

Escapade à Rochester









Sur le chemin du retour de mon match à Buffalo, j’en ai profité pour aller voir un match de crosse, un sport robuste, rapide et rempli d’agilité que j’aime beaucoup.  La crosse professionnelle est absente de Montréal depuis 2002, après la seule saison de la courte existence de l’Express.  (Par contre, McGill a une équipe de crosse extérieure.)  À Rochester, le sport est beaucoup plus populaire, puisque les Knighthawks, équipe de la National Lacrosse League (NLL) tout comme le Rock de Toronto et comme l’était l’Express, existent depuis 1995.
 
Comme Buffalo, Rochester est une ville industrielle qui a déjà connu de meilleurs jours.  Parmi les plus importants employeurs, on retrouve entre autres Eastman Kodak et Xerox, deux entreprises qui sont loin de leurs anciens sommets.  Quant au taux de criminalité, il y est assez élevé.
 
En plus des Knighthawks, la ville est aussi le domicile des Americans, une des plus vieilles équipes de la Ligue américaine, avec qui ils partagent le Blue Cross Arena.  Inauguré en 1955 et situé au centre-ville, il a subi d’importantes rénovations en 1996 et peut accueillir 11 215 spectateurs.  Détail intéressant, il est construit tout juste sur la rive de la rivière Genesee, qui traverse la ville.  On retrouve relativement près de l’aréna de grands stationnements à étages.

Les billets sont abordables, coûtant entre 12$ et 33$.

Le Blue Cross Arena, sur la rive de la rivière Genesee
À l’intérieur, les allées de l’ancienne partie sont assez étroites, de façon plutôt typique des arénas de cette époque.  Par contre, lors des rénovations, on y a ajouté un grand atrium qui permet aux gens de se rassembler.  On peut évidemment se procurer de la Genesee, la bière locale de la ville de Brian Gionta.

Les allées sous les gradins

L'atrium à l'entrée


En plus des bannières des Knighthawks, on retrouve celle des éphémères Griffins, qui ont remporté le titre d'une version précédente de la NLL en 1974
En plus des bannières des Knighthawks, qui ont connu du succès au fil des ans, on retrouve également les nombreuses bannières des Amerks, eux qui ont remporté 6 Coupes Calder.  On retrouve aussi la bannière de Red Amstrong, pour qui les Amerks ont retiré le numéro 6.  Quant au 9, il a été retiré pour Dick Gamble et Jody Gage.  L’entraîneur Joe Crozier, qui a longtemps joué avec les As de Québec, a également été honoré.
 
Les bannières des Americans de Rochester
Pour le match, Rochester a accueilli les champions en titre, le Swarm de la Georgie, devant 7214 spectateurs enthousiastes.  Le Swarm est mené par les frères Lyle, Miles et Jerome Thompson, des Iroquois de la nation Onondaga, qu’on retrouve près de Syracuse.  Les frères ont donné tout ce qu’ils avaient, marquant entre eux 6 buts et obtenant 4 passes.  Ce fut toutefois insuffisant, puisque les Knighthawks l’ont finalement emporté 11-10 en prolongation dans un match excitant.

Le numéro 2 du Swarm, Miles Thompson 
Entre deux quarts, nous avons eu droit à une course un peu absurde de hot-dogs au costume moche 



mardi 26 décembre 2017

Léo Bourgault



Léo Bourgault (qu’on appelait parfois à tort Bourgeault) était originaire de Sturgeon Falls, dans le nord de l’Ontario. Petit défenseur, c’est toutefois dans l’ouest, avec les Sheiks de Saskatoon de la Western Canada Hockey League, qu’il fit ses débuts professionnels en 1924.

Après deux ans dans leur uniforme, la ligue s’écroula. Bourgault revint alors dans l’est, lorsque son contrat fut vendu aux St.Patricks (futurs Maple Leafs) de Toronto. Son passage dans la Ville Reine fut par contre de courte durée. Après 22 matchs, il fut échangé à l’une des trois nouvelles équipes d’expansion, les Rangers, contre une somme d’argent.

Menés par Frank Boucher, les Rangers ne mirent pas de temps à s’illustrer. Dès leur deuxième année, en 1927-28, ils devinrent la première équipe américaine de la LNH à remporter la Coupe Stanley. (Les Metropolitans de Seattle l’avaient gagnée en 1917, mais ils jouaient dans la PCHA, et non dans la LNH ou dans son prédécesseur, la NHA.) Au cours de ce parcours, Bourgault s’est montré particulièrement courageux et résilient. Un nez cassé, une épaule endommagée et une grave lacération au pied ne l’ont pas empêché de prendre part à tous les matchs des séries, jusqu’à ce que les Blueshirts aient le dessus sur les Maroons.

Bourgault demeura à New York jusqu’en décembre 1930, où il eut l’occasion de côtoyer entre autres Babe Ruth et le boxeur Jack Dempsey, deux grandes vedettes de l’époque.

C’est ensuite vers Ottawa qu’il se dirigea, lorsqu’il fut été échangé aux Senators, encore contre un montant d’argent. Il y termina la saison, mais comme l’équipe suspendit ses activités pour la saison 1931-32, Bourgault retourna dans la région de New York pour s’aligner avec les Tigers du Bronx de la Ligue Can-Am (l’ancêtre de la Ligue américaine).

Les Sens reprirent leurs activités en 1932-33 et Bourgault retourna donc dans la capitale fédérale, mais seulement jusqu’en février, alors qu’il fut échangé aux Canadiens. Il retrouva alors l’entraîneur "Newsy" Lalonde et le gardien George Hainsworth, deux anciens coéquipiers avec les Sheiks de Saskatoon.

Bourgault joua l’année 1933-34 en entier, mais pour la saison suivante, il fut relégué aux Castors de Québec de la Ligue Can-Am. Par contre, lorsqu’il fut rappelé pour quelques matchs, Bourgault passa à l’histoire d’une façon inusitée. À une époque où ailleurs dans la ligue, personne n’avait un numéro plus élevé que 19, et alors que Bourgault avait porté plus tôt dans sa carrière le 5, le 11 et le 15, il devint l’un des rares joueurs de l’histoire à porter le numéro 99. En fait, il est devenu le troisième. Les deux premiers, Joe Lamb et Desse Roche, ont également joué pour les Canadiens cette même saison.

En une seule saison et au sein de la même équipe, on retrouve donc la moitié de tous les joueurs de la LNH qui ont porté le 99. Autre que Lamb, Roche et Bourgault, il y a eu Rick Dudley avec les Jets en 1980-81 et Wilfrid Paiement avec les Maple Leafs de 1980 à 1982. Ah oui! Il y aussi un type du nom de Wayne Gretzky qui a porté le 99 et qui a incité la LNH à retirer le numéro 99 pour la ligue entière. Le nombre de joueurs à avoir porté ce numéro est donc limité à six pour toujours.

Fait intéressant, avec les Canadiens de 1934-35, d’autres joueurs portèrent également le 33, le 48, le 64, le 75 et le 88, chose tout à fait inusitée à l’époque. Pourquoi donc des numéros aussi inhabituels furent utilisés au cours de cette seule saison? Parce que l’équipe avait des chandails qu’elle refilait d’un joueur de passage à un autre, d’où pourquoi il y a eu trois 48, quatre 75 et trois 99. Mais d’où venaient ces chandails? Selon une théorie, ils venaient de l'équipe de crosse qui appartenait aux Canadiens et qui portait le même nom. L’équipe venait de rendre l’âme et on voulait économiser au maximum. On réutilisa donc les chandails. Les temps étaient durs pendant la Grande dépression…

Pour revenir à Bourgault, il a joué deux autres matchs en 1935-36 avec les Indians de Springfield de la Ligue Can-Am avant de prendre sa retraite et de s’établir dans la région de Québec. Il est décédé en 1978, à l'âge de 75 ans.

Son fils, Léo Jr, a joué avec le Rouge et Or de l’Université Laval, avec qui il a remporté un championnat canadien, et en France. Par contre, on se souvient surtout de lui comme étant le fondateur du Complexe des 4 glaces de Brossard.


Sources : « Le premier numéro 99 » d’André Rousseau, 5 novembre 2013, Les Coulisses du sport (lescoulissesdusport.ca), « Playing Under the Influence – Of Pain » de Glen R. Goodhand, 29 mai 2017 (sihrhockey.org), « Who wore the first number 99 in hockey? » de Robert L., 24 novembre 2009, Habs Eyes On The Prize (habseyesontheprize.com), « Numéros des arbitres et des joueurs de la N.H.L. », 11 novembre 1934, Le Petit Journal, p.27.

lundi 17 novembre 2014

Tommy Gorman








Tommy Gorman a été impliqué dans trois sports parmi les plus populaires au début du XXe siècle : le hockey, la crosse et les courses de chevaux.

Comme joueur, c’est d’abord à la crosse qu’il s’est illustré.  Aux Jeux de Londres, en 1908, il a fait partie de l’équipe canadienne qui a remporté la médaille d’or.  Il faut dire qu’il n’y avait que deux pays participants, le Canada et l’hôte, la Grande-Bretagne.  Sans surprise, le sport fut ensuite retiré du programme des Jeux.

De retour au pays, il joua au niveau professionnel, qui était à ce moment très populaire. (voir texte du 26 mars 2012) 

Bien qu’il n’ait jamais sérieusement joué au hockey, il fut embauché comme recruteur par les Senators d’Ottawa en 1916, tout en travaillant au quotidien Ottawa Citizen.  Les propriétaires des Sens (qui faisaient partie de sa famille) semblèrent satisfaits de son travail, puisqu’ils le nommèrent secrétaire-trésorier, puis gérant, avant de devenir actionnaire.

En 1917, il fut l’un des fondateurs de la LNH, lorsque les propriétaires de la NHA voulurent isoler Eddie Livingstone, le propriétaire de Toronto.

Sous sa gouverne, les Senators remportèrent la Coupe Stanley en 1920, 1921 et 1923.  Il quitta l’organisation de sa ville natale en 1925 pour faire partie de l’aventure des Americans de New York. 

L’équipe eut plus ou moins de succès et en 1929, il quitta le monde du hockey pour se consacrer aux courses de chevaux.  Il géra alors une piste au Mexique jusqu’en 1932.

Il revint ensuite dans le monde du hockey pour devenir entraîneur, puis directeur-gérant des Black Hawks de Chicago, une équipe qui éprouvait des difficultés à ce moment.  Il fit l’acquisition de Lionel Conacher (voir texte du 9 mai 2009) et malgré la plus faible attaque de la ligue, les Hawks remportèrent leur première Coupe dès l’année suivante.

Il eut par contre une dispute avec le propriétaire et se retrouva ainsi avec les Maroons de Montréal.  Le succès fut immédiatement au rendez-vous et les Maroons remportèrent la Coupe en 1937-38.  Gorman est ainsi devenu le seul entraîneur à gagner la Coupe deux années consécutives avec deux équipes différentes.

Mais économiquement, les temps étaient durs.  Il y avait une équipe de trop à Montréal.  En 1938, les Maroons rendirent l’âme, pour laisser la place aux Canadiens, qui éprouvaient pourtant des difficultés sur la glace.
En 1940, on eut recours à ses services pour remplacer Jules Dugal comme directeur-gérant des Canadiens.  C’est sous son règne que Maurice Richard fut embauché.  Toutefois, après des débuts difficiles et des blessures, Gorman perdit confiance en lui.  Ceux qui ont vu le film de Charles Binamé et Ken Scott se souviendront peut-être d’une scène où un représentant des Canadiens tente désespérément de refiler Richard à n’importe quel de ses homologues de la Ligue Nationale.  Il s’agit de Gorman.

Les choses se sont par contre replacées et les Canadiens ont tout de même remporté la Coupe en 1944 et en 1946 (ses sixième et septième).  Gorman a ainsi accompli un autre fait d’armes qu’il ne partage avec personne d’autre.  Il a été directeur-gérant de quatre équipes championnes de la Coupe Stanley : les Senators, les Black Hawks, les Maroons et les Canadiens.  Suite à la Coupe de 1946, il a passé les rênes à Frank Selke. (voir texte du 16 septembre 2013)

Mais pour Gorman, gérer un club de hockey ne semblait pas être une occupation à temps plein.  Un peu comme lorsqu’il travaillait pour le Citizen lors de son passage avec les Senators, il avait d’autres occupations.

Il a géré la piste de course de Connaught, en Outaouais, de 1937 jusqu’à sa mort en 1961.  (Ses fils l’ont ensuite opéré pendant des dizaines d’années.)  Il a aussi été promoteur à Montréal et à Ottawa de spectacles et de lutte.  Suite à son départ des Canadiens en 1946, il a acheté les Senators d’Ottawa (version de la Ligue senior du Québec, voir texte du 18 juillet 2011, puisque ceux de la LNH ont cessé leurs activités en 1934.)  Son équipe a d’ailleurs gagné la Coupe Allan en 1949. 

En 1951, il s’est aussi tourné vers le baseball, en se portant acquéreur de la filiale AAA des Giants de New York, les Giants de Jersey City.  Il les déménagea à Ottawa, mais l’expérience ne dura qu’un an.  L’année suivante, l’équipe devint la filiale des Athletics de Philadephie, mais sans l’implication de Gorman.

Dernier fondateur vivant de la LNH, il a été élu au Temple de la renommée du hockey deux ans après son décès, en 1963, dans la catégorie des bâtisseurs.

En 1977, il a été admis au Temple de la renommée canadien des courses de chevaux.

Sources : horseracinghalloffame.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

jeudi 30 octobre 2014

Les Canadiens et les Leafs, version crosse









Le 14 décembre prochain, la crosse professionnelle intérieure fera un retour à Montréal, alors que le Rock de Toronto jouera un match contre les Knighthawks de Rochester.

En 2002, il y a eu l’Express de Montréal, qui jouait, tout comme Toronto et Rochester, dans la National Lacrosse League (NLL).

Auparavant, en 1974 et en 1975, il y a eu les Québécois (et les Caribous de Québec) qui jouaient dans une première version de la NLL.  (voir texte du 11 février 2012)

Mais avant ça, il y a eu une autre version.  En 1931, une première ligue intéreure professionnelle fut formée.  (Il y en avait eu d’autres, très populaires, mais en version extérieure, voir texte du 26 mars 2012.)

Derrière ce projet, il y avait les équipes de la LNH, qui désiraient occuper leurs arénas pendant l’été.  On y retrouvait les Canadiens et les Maroons à Montréal, les Maple Leafs à Toronto, auxquels on ajouta les Colts de Cornwall.

Comme on peut le voir dans le film qui suit, les équipes portaient les mêmes chandails que les équipes de hockey.
https://www.youtube.com/watch?v=KUcMtXmf11M

On peut aussi voir que le jeu était plutôt violent…

Nate Penny, des Maroons
Dans ces années 1930 où, suite à la Grande dépression, même les équipes de hockey avaient de la difficulté à survivre (les Senators d’Ottawa disparurent en 1934, les Maroons en 1938).  Dans ce contexte, l’International Professional Lacrosse League ne dura que deux ans.

Sources : wampsbibleoflacrosse.com, wikipedia.org.

lundi 26 mars 2012

La popularité de la crosse et du hockey au début du XXe siècle




Les textes du 9 mai 2009 et du 11 février 2012 font état de la popularité, à des degrés divers de la crosse et du fait que certains athlètes pratiquaient les deux sports (en donnant les exemples de Lionel Conacher et plus tard de Rick Dudley et Doug Favell).

En fait, au début du XXe siècle, la chose était assez courante. Des joueurs de hockey de renom, qui ont marqué leur époque, ont aussi pratiqué la crosse au plus haut niveau.

La compagnie Imperial Tobacco, qui incluait des cartes dans ses paquets de cigarettes, en émettait autant pour le hockey que pour la crosse, comme celles-ci, qui datent des années 1910.

Jack Laviolette





Premier capitaine, entraîneur et directeur gérant de l’histoire des Canadiens, Jean-Baptiste « Jack » Laviolette fut membre de l'équipe gagnante de la première Coupe Stanley de la franchise en 1916. Il y restera jusqu’à la première saison de la LNH, en 1917-18.

Il est membre du Temple de la Renommée du hockey depuis 1962. C’est toutefois en tant que joueur de crosse qu’il est introduit au Panthéon des sports canadiens en 1960.

D’ailleurs, en 1904, il joua pour le National de Montréal, qui possédait un club dans chaque sport et fit partie des deux en même temps.

Joe Malone




Le billet du 29 janvier 2012 raconte l’histoire de la star des Bulldogs de Québec, Joe Malone, qui lui aussi, a été un joueur de crosse dans la vieille capitale.

Jos Cattarinich




Non seulement Joseph Cattarinich a joué pour les Canadiens lors de leur saison inaugurale comme gardien, mais il a aussi été co-propriétaire de l’équipe avec Léo Dandurand et Louis Létourneau. (Voir texte du 2 novembre 2011) Mais avant tout cela, il a aussi été un joueur de crosse professionnelle avec le National de Montréal.

Clint Benedict





Celui qui a joué avec les Senators d’Ottawa et les Maroons de Montréal, gagné quatre Coupes Stanley et été le premier gardien à porter un masque (pendant quelques matchs, pratiquement 30 ans avant Jacques Plante, voir texte du 26 août 2010) a aussi joué pour les Capitals d’Ottawa.

Edouard « Newsy » Lalonde.




Lalonde a aussi été un pionnier des Canadiens. Celui qu’on surnommait « Newsy » depuis l’époque où il avait travaillé dans un journal a joué de 1909 à 1922, avant de prendre la direction de l’ouest. Il a été capitaine, entraîneur et fait aujourd’hui partie du Temple de la Renommée du hockey. Toutefois, un fait oublié aujourd’hui est qu’à l’époque, ce sont surtout ses prouesses à la crosse qui ont attiré l’attention.

Ses services ont été fortement sollicités par plusieurs clubs. L’athlète originaire de Cornwall joua pour le National de Montréal, mais aussi pour Vancouver. À titre de comparaison, en 1912, il signa un contrat de 5 500$. Au même moment, sa saison avec les Canadiens lui valut 1 300$, considéré pourtant comme un très bon salaire pour un joueur de hockey à l'époque. La crosse lui rapportait donc quatre fois plus que le hockey. Même en 1920, son salaire de hockeyeur se limitait toujours à 2 000$.

Il a d’ailleurs été choisi comme meilleur joueur de crosse au Canada pour la première moitié du XXe siècle.

Sources : "Lalonde Family History : Hockey Superstar" de Eric Lalonde, 20 juillet 2004 (web.uvic.ca/~lalonde/history/newsy.html), oldschoollaxfreak.com, sportshall.ca/fr, wikipedia.org

samedi 11 février 2012

Une autre version de la rivalité Québec-Montréal



(Texte et images de Benoît AKA KeithActon. En passant, je dois lever mon chapeau à RDS pour nous montrer des matchs de crosse, c'est franchement un bon move. Quel beau sport! Mais personnellement il me semble que ça serait plus cool sur un terrain extérieur l'été, imaginez aller voir ça au Stade Saputo... Je dis ça de même...)


En 1974, une ligue professionnelle a été mise sur pied pour ramener la version aréna de la crosse ("box lacrosse"). Ce sport (qui existe aussi en version terrain ou "field lacrosse") avait d’ailleurs déjà été assez populaire ici au début du siècle (voir texte du 9 mai 2009 sur Lionel « Big Train » Conacher).

La ligue comprenait six équipes : les Arrows du Maryland, les Québécois de Montréal, les Wings de Philadelphie, les Griffins de Rochester, les Stingers de Syracuse et les Tomahawks de Toronto.

À Montréal, c’est John Ferguson, l’ancien homme fort des Canadiens, qui agit comme président et directeur-gérant de l’équipe et les matchs se jouent au Forum. On peut d’ailleurs voir un extrait d’un match des Québécois dans la zone « Archives » de radio-canada.ca.

Rick Dudley, alors avec les Sabres (et par la suite directeur gérant des Sénateurs, du Lightning et des Thrashers) s’alignait de son côté avec Rochester. Il a toutefois dû débuter son « emploi d’été » un peu plus tard, ayant dû attendre l’élimination des Sabres des séries. De son côté, Doug Favell, des Maple Leafs, s’aligne avec Philadelphie.

Les Québécois terminent leur première saison en quatrième position, avec une fiche de 19-21-0. Les foules sont tout de même correctes à Montréal (autour de 7000 personnes par match), mais ce n’est pas le cas partout. À la fin de la saison, Toronto déménage à Boston et l’équipe championne de la Coupe des Nations, Rochester, déménage à Long Island.

Par ailleurs, à l’initiative de Marius Fortier (co-fondateur des Nordiques), Syracuse déménage à Québec et devient les Caribous, créant ainsi des confrontations Québec-Montréal. (À noter ici qu’à cette époque, les Nordiques sont toujours dans l’AMH et n’affrontent donc pas les Canadiens.) Le premier match au Colisée attire d’ailleurs 14 000 spectateurs, alors que sa capacité à l’époque n’était que de 10 000.

À la fin de la saison, Long Island est l’équipe la plus forte de la ligue et les cinq autres sont presque égales. Montréal termine deuxième, avec une fiche de 24-24-0 pour 48 points. Québec termine quatrième avec une fiche de 22-24-2, 46 points et fait les séries de justesse.

Les Caribous doivent donc affronter la puissante équipe de Long Island. Sauf qu’ils parviennent à les surprendre et gagnent la série 4-2. Pendant ce temps, Montréal bat Boston 4-3. La table est donc mise pour une grande finale Québec-Montréal. C’est finalement Québec qui l’emporte 4-2 et gagne la Coupe. Au total, les six matchs ont attiré 58 000 spectateurs.

La ligue est toutefois loin d’être en santé. Trois équipes sont en faillite. Du côté de Montréal, l’équipe se retrouve sans domicile, puisqu’il est prévu qu’à l’été 1976, le Forum servira au tournoi de boxe des Olympiques. La ligue annonce donc qu’elle cesse ses activités.

Il faudra attendre jusqu’en 1987 pour voir le retour de la crosse, avec ce qui deviendra la National Lacrosse League (NLL) actuelle, la ligue où joue présentement le Rock de Toronto, avec beaucoup de succès d’ailleurs. Cette même ligue a aussi effectuée une tentative à Ottawa (le Rebel, de 2001 à 2003) et à Montréal (l’Express, en 2002), mais le tout s’est soldé par des échecs. L’entraîneur de l’Express, Terry Sanderson, avait d’ailleurs joué pour les Caribous.

Toutefois, il s’agit d’un sport rapide, rude et intéressant. Si vous passez par Toronto en début d’année (les matchs se jouent de janvier à avril), ça peut être une expérience à essayer. RDS2 diffuse également quelques matchs.

Sources : « Conquête de la Coupe des Nations à la crosse par les Caribous de Québec, 29 septembre 1975 » (bilan.usherbrooke.ca), wampsbibleoflacrosse.com, wikipedia.org

mardi 8 juin 2010

Trêve de hockey #19 - Fraude à l'Association canadienne de crosse?

BREAKING NEWS!!!

Une personne qui est mon amie sur Facebook a sorti ce superbe titre venant tout droit du journal Les Affaires : Fraude à l'Association canadienne de crosse.

Le petit nerd économique à l'origine de ce titre doit se trouver drôle... Et bien rions avec lui!!!

Vive la crosse et les fraudes!