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dimanche 19 avril 2026

Marc Rodgers


N.D.L.R
Ce texte nous provient de l'excellente page «Le hockey et ses histoires» que vous pouvez suivre sur Facebook ici.



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Né le 16 mars 1972 à Shawville en Outaouais, Marc Rodgers est un ailier droit qui a disputé la majorité de son hockey professionnel dans la défunte Ligue Internationale de Hockey, et aussi quelques matchs dans la LNH.

Il a disputé son hockey Midget AAA avec les Frontaliers de l’Outaouais, avant de migrer à la LHJMQ à seize ans, avec les Bisons de Granby. Il est productif durant quatre ans avec eux, culminant avec une saison de 120 points en 1991-92 alors qu’il quitte pour Verdun (Collège Français) à la fin de la saison, échange qui lui sourira puisqu’il remporte la Coupe du Président à la fin des séries.

Malheureusement, surtout en raison de sa taille de 5 pieds 9 pouces, Rodgers n’est pas repêché par une équipe de la LNH. Il devra donc trouver d’autres moyens pour monter les échelons et espérer faire carrière au plus haut niveau. Pourtant, le Québécois n’avait pas froid aux yeux, lui qui se défendait lorsqu’il le fallait et qui a souvent atteint les cent minutes de pénalité en saison régulière.

Il a débuté sa carrière professionnelle en 1992-93 dans la ECHL avec les Thunderbirds de Wheeling, avant de passer la saison suivante avec les Cherokees de Knoxville. Après un total de 93 points en 91 matchs, dont 35 buts, dans l’ECHL, il monte de niveau à mi-chemin de la saison 1993-94 avec le Thunder de Las Vegas, dans l’IHL.

Sa production sera modeste à Vegas, mais il demeure bon marqueur, effleurant la marque des vingt buts lors des deux saisons subséquentes. À la fin de 1995-96, il est échangé aux Grizzlies de Utah et joue un rôle crucial avec l’équipe dans sa route vers la Coupe Turner. 

Il débute la saison 1996-97 avec Utah, mais les Rafales de Québec décident de faire l’acquisition de ses services après cinq matchs et, pour la première et seule fois de sa carrière professionnelle, Marc Rodgers aura la chance de patiner au Québec.

 

En compagnie d’autres locaux comme Steve Larouche (102 points en 79 matchs) et Jesse Bélanger (62 points en 47 matchs), Rodgers fait la pluie et le beau temps avec le club de la Vieille Capitale, amassant 67 points en 70 matchs, sa meilleure saison en carrière au niveau statistique. Il aide les Rafales à atteindre la deuxième ronde des séries, une défaite en six matchs contre les Vipers de Detroit.

Vers la fin de la saison suivante, Rodgers et Larouche sont échangés aux Wolves de Chicago, eux qui sont incapables de reproduire la magie de 1996-97. Ils remporteront ensemble la coupe Turner avec les Wolves en 1998, le deuxième et dernier championnat de la carrière de Marc Rodgers.

À l’été 1998, l’attaquant de Shawville voit enfin son rêve commencer à se matérialiser : il reçoit l’appel de l’organisation des Red Wings de Détroit qui, impressionnés part son récent parcours de victoires dans l’IHL, lui octroient un contrat à titre d’agent libre!

Ainsi donc, Rodgers se retrouve maintenant dans la deuxième ligue en importance au monde (Red Wings d’Adirondack, dans la LAH), et y dispute la totalité de la saison 1998-99. En quatre-vingt joutes, il amasse 19 buts et 57 points.

La saison suivante, il goûte enfin au hockey de la LNH. Il débute la saison 1999-2000 en disputant 21 parties avec les Red Wings, amassant ses deux premiers points (un but et une passe) dans une victoire de 7 à 2 contre les Canucks à Vancouver, le jour du dix-neuvième anniversaire de votre humble serviteur (like it matters!), le 17 novembre 1999.

Malheureusement, dans les vingt autres parties dans lesquelles il est en uniforme, il n’amasse pas d’autres points. Le 11 décembre 1999, dans une victoire de 5 à 4 des Wings à Boston, Rodgers dispute les dernières 10 minutes et 28 secondes de sa carrière dans la LNH, avant de retourner finir la saison dans l’AHL (34 matchs, 8 buts, 18 points).

Il ne dispute que trente-deux matchs en 2000-01 avec Cincinnati et produit assez peu (12 points en 32 matchs), aux prises avec diverses blessures. Après des séjours infructueux dans la DEL (Allemagne, Schwenningen) et la UHL (États-Unis, Knoxville) en 2001-02, il décide de mettre un terme à sa carrière, au jeune âge de trente ans.

Malheureusement pour lui, à 5 pieds et 9 pouces à une époque qui aimait davantage les matamores, Marc Rodgers n’a jamais été très sexy sur les radars de la LNH. Pourtant, il a remporté deux coupes Turner et il a su déjouer les prévisions des experts en enfilant l’uniforme d’une équipe de la meilleure ligue de hockey au monde à 21 reprises, en compagnie de légendes comme Steve Yzerman, Brendan Shanahan, Nicklas Lidstrom, Sergei Fedorov et Igor Larionov, entres autres.

vendredi 7 février 2025

Trouvaille de marché aux puces: Les grands hockeyeurs québécois de Diana/Durivage


 


Vous excuserez mon absence de textes ces dernières semaines, j'ai été pas mal occupé/paresseux. Mais l'autre jour j'étais de passage au marché aux puces Jean-Talon de Québec et je suis tombé sur ce machin qui a ravivé ma flamme.



C'est quand même rare le genre d'objet qui te donne un élan nostalgique et qui te donne le goût de manger des toasts en même temps.

Donc pour un petit 10 piasses, je me suis pogné cet album de collection de la série des «Grands hockeyeurs québécois» des compagnies Diana, Durivage et Panini (un autre nom qui donne faim), aussi connue sous les noms des «cartes de pain». 

Parue à l'aube de la saison 1992-93, cette série était distribuée à même l'emballage des sacs de pain tranché Diana et Durivage, les deux compagnies faisant effort commun pour cette promotion légendaire. 

(Prochaine étape dans ma carrière de collectionneur, me procurer un sac de pain DIANA/DURIVAGE MINT avec le pain moisi et pétrifié de +30 ans toujours à l'intérieur)

 


Mais là... woh les moteurs.

«Autocollants» ?

C'était des autocollants?


 
Quand j'ai feuilleté l'album, j'avais bien vu que les «cartes» de «format carte» étaient collées dans l'album, ce qui donne un gros effet déformé et inégale au livret. Les «cartes» sont quand même bien épaisses et je me disais que c'était malgré tout le but voulu de l'album et que ça aurait été trop compliqué et dispendieux de faire un véritable album souvenir de cartes.

Mais après inspection attentive et sans vouloir «décrisser» l'album, ce sont bel et bien des autocollants tel qu'indiqué dans la préface, encore extrêmement bien collés après 30 ans.

Mais quessé qui s'passe? C'est pas des «cartes de pain»? C'est des «stickers de pain»? Ai-je vécu dans la matrice jusqu'à maintenant? 

Ma première théorie après cette stupéfiante remise en question était que la compagnie avait peut-être produit des cartes ET des stickers. Mais aucune mention de cartes n'est indiquée dans cet album.

J'ai donc couru, au grand détriment de ma blonde, sortir ma collection de cartables pour en avoir le coeur net. Mais je n'ai retrouvé aucune de ces cartes. 

Vous auriez dû voir la scène.

- Quessé tu fais?? Tu vas pas sortir tous tes cartables encore?
- Ben là. FAUT je sache si en 1992-93, les Diana c'était des autocollants ou des cartes simonac!

Parce que mes cartables sont un vrai foutoir, avec des collections par équipe, par année, par joueurs vedettes, etc, il fallait bien que je fasse le tour. Mais 30 minutes plus tard, je me suis rendu compte que j'avais aucune de ces foutues cartes 1992-93 Durivage/Diana/Panini. 

En fait, j'ai plein de ces cartes mais de la saison 1993-94 où comme variante il s'agissait de la collection «Les années recrues des grands hockeyeurs québécois» où tu retrouves à l'arrière une comparaison de la première saison recrue du joueur et de sa plus récente saison, celle de 1992-93.


 
Ces cartes 1993-94 sont bel et bien des cartes, rigides et tout et aucunement autocollantes. D'ailleurs elles étaient cette fois produites par SCORE et non Panini comme vous pouvez le distinguer subtilement en dessous du lieu de naissance du joueur.

Mais, oh combien j'ai été dupé toute ma vie, comme les deux éditions ont pratiquement le même look, je ne m'étais jamais rendu compte de tout ça. 

Au moins je vais me coucher moins niaiseux ce soir.... humm peut-être en fait que je vais être plus niaiseux.

Les «CARTES» 93-94 sont toutefois vraiment plus belles malgré les grosses ressemblances avec l'année d'avant. Les couleurs sont plus vives et c'est surtout l'arrière qui est plus beau, comparativement au look définitivement plus «autocollant Panini» de 92-93:

Imprimé en Italie, shippé au Québec et inséré dans des milliers de sacs de pain...

 
Donc c'était ma grande aventure «effet Mandela» des cartes/stickers Diana/Durivage/Panini 1992-93.

Mais comme avec un sac de pain, faut partager en famille. Je vais donc terminer avec une tournée de «beurrées» pour vous autres en vous partageant l'entièreté de l'album.

























 


vendredi 3 mai 2024

Le chandail 1974-75 des Nordiques

 



 

De leurs débuts dans l'AMH en 1972-73 jusqu'à leur entrée dans la LNH en 1979-80, les Nordiques de Québec ont changé leur chandail, subtilement ou drastiquement, à pratiquement chaque saison. 

La première version de 1972-73 était rouge et bleu poudre. Le chandail devint bleu royal la saison suivante avec de légères modifications dans les bandes. Le chandail traditionnel avec les fleurs de lys fit finalement son apparition en 1975-76 avec la différence notable étant le pantalon rouge ainsi que le logo blanc sur le chandail à l'étranger. 

J'imagine qu'à travers tout ça on voulait évidemment se différencier de la palette du Canadien en misant davantage sur le bleu que le rouge. Le pantalon rouge disparut d'ailleurs la saison suivante et le chandail demeura identique pour le restant de l'histoire de la franchise dans l'AMH. 

Le logo blanc devint finalement rouge sur le chandail à l'étranger lors de la deuxième saison de l'équipe dans la LNH en 1980-81 et le chandail ne changea pratiquement plus à partir de ce point. Le seul changement notable étant le logo qui fut grossi à partir de la saison 1991-92, en plus de l'ajout d'un léger contour rouge au lettrage. Voir avant et après.


Cependant, vous avez peut-être remarqué que j'ai omis de parler du chandail porté lors de la saison 1974-75. Ce chandail était en fait identique à celui de 1973-74 mais avec une nouveauté importante, soit l'ajout d'une fleur de lys sur chaque épaule.


Chandail 1974-75

J'ai toujours cru que cette fameuse fleur de lys était semblable à toutes les autres fleurs de lys. Mais l'autre jour, je suis tombé sur ces deux photos en gros plan du glorieux Jean-Claude Tremblay:




Ce «Québec» incrusté adroitement dans le design de la fleur de lys était un détail que je n'avais jamais remarqué sur ce chandail, ni même aucun chandail des Nordiques. Peut-être que je n'y avais jamais porté vraiment attention, et étant trop jeune pour les avoir vu jouer à l'époque, ce n'est pas quelque chose que je pourrais vraiment me rappeler. 

Cependant, la documentation sur ces Nordiques de l'AMH étant peu abondante, il n'existe pas beaucoup d'autres photos d'époque où l'on peut bien voir ce logo. Je suis quand même devenu un bon recherchiste de photos de hockey et dans ce cas-ci, mes recherches étaient très frustrantes et surtout inconsistantes.

Comme par exemple sur ces cartes de hockey de Serge Bernier. On est trop éloigné pour bien y voir les fleur de lys donc c'est peu concluant. Euh... en fait je dirais plus «La» fleur de lys puisqu'elle semble totalement absente de l'épaule droite du joueur.




Tandis qu'on peut bien voir sur la prochaine carte qu'elle était bien présente sur les deux épaules normalement...


Mais le gros point d'interrogation de l'histoire réside dans le fait qu'il semble y avoir deux versions du «Québec». Ici on a deux photos de chandails authentiques provenant des sites Classic Auctions et Gameworn qui sont les deux meilleurs artéfacts que j'ai réussi à trouver.


On y voit que le «Québec» et la fleur de lys sont conceptualisés différemment d'un chandail à l'autre, alors que la version à l'étranger a un QUÉBEC plus gras qui remplace la barre horizontale de la fleur de lys. Sur l'autre version à domicile, le Québec est plutôt inscrit dans la barre horizontale, et ce de manière très peu lisible, surtout comparé à l'autre version.


Je n'ai pas réussi à trouver davantage de bonnes photos d'époque ou d'autres chandails authentiques pour m'aider à bien comprendre le fond de l'histoire. La plupart des photos étant trop éloignées ou de mauvaise qualité. Il y a même des sites trompeurs de vente de chandails rétro qui faussent la donne avec de mauvaises versions. 

Mais la constante demeure que plusieurs chandails d'époque ont ces mêmes détails et différences.

Je suis donc logiquement porté à croire que le logo variait simplement du chandail à domicile de celui à l'étranger. Pour avoir travaillé dans le domaine de l'identification vestimentaire et sportive, il est très probable que la belle patch «Québec» bleue provenait d'un autre fournisseur qui n'avait que la version bleue de disponible. Comme le bleu ne serait pas tellement visible sur les épaules rouges du chandail à domicile, ils ont simplement décidé de prendre une fleur de lys vierge et d'y inscire le Québec avec une étampe bleue cheap. Probablement même une simple étampe de bureau volée au comptable de l'équipe...

Mais en me relisant ici, je reconstate que photos de J.C Tremblay viennent vraiment changer la donne puisqu'il porte un chandail à l'étranger ET à domicile et que dans les deux cas, le «Québec» est identique, soit la version cool. Peut-être qu'ils ont juste manqué de patchs durant la saison... C'était quand même en 1974 dans l'AMH...

Lors de la saison suivante, le chandail traditionnel a commencé à prendre forme avec désormais 8 fleur de lys sur l'ensemble du chandail (3 en avant, 3 en arrière et 2 aux épaules) et on a probablement décidé d'abandonner ce détail encombrant, ce qui laisse cette version 1974-75 comme une anomalie temporaire du passé (mais très cool).

Si jamais quelqu'un a plus de détails ou d'informations sur cette histoire, ou encore mieux si vous avez vous-même un chandail qui contredirait ma théorie, laissez-moi savoir dans les commentaires.

Et encore encore mieux, si vous êtes celui qui est allé voler l'étampe au comptable. Vous êtes un héros national et je veux vous interviewer... 

Trouvez-moi cet homme.




mardi 16 janvier 2024

Quiz hardcore - Joueurs et équipes du Québec

 



 
Pour le quiz d'aujourd'hui on achète local. Voici 20 questions sur des joueurs et équipes du Québec, que ce soit dans la LNH, LHJMQ, AHL ou tous pleins d'autres niveaux.

Bonne chance.

mardi 22 novembre 2022

La grande excursion du lancement LVEUP 2022


Benoit Harbec (keithacton), Martin Sasseville (Martin ITFOR), Mathieu Gravel (RaySheppard) et Etienne Hallé (Kirk McLean) réunis les quatre en personne pour la première fois!





Ouffffff.... Quelle épopée. J'ai rarement vécu une fin de semaine aussi paquetée et intense. Et j'ai déjà eu des passes VIP gratuites pour Osheaga et Heavy MTL...

C'était le vendredi 11 novembre dernier qu'avait finalement lieu le lancement de notre livre «Le meilleur de La vie est une puck» lors d'une soirée 5 à 7 qui s'est étirée jusqu'à environ 21h pour la plupart, mais beaucoup plus dans mon cas alors que le lancement n'était qu'une partie de tout ce que j'avais à l'horaire durant cette fin de semaine. Comme j'ai fait beaucoup de route et vécu toutes sortes d'aventures durant ces quelques jours, j'écrivais un peu ce texte dans ma tête en conduisant et en parlant tout seul dans mon char. J'ai donc pensé ressasser tout ça quelques jours plus tard sous la forme d'une excursion LVEUP, ce qui vient d'ailleurs parfaitement compléter le concept de nos excursions 2021-22 de l'an dernier... Mais tout ça était bien plus qu'une simple excursion pour un match, alors ce sera un texte assez différent avec tout plein d'anecdotes et de trucs personnels.

Voici la grande excursion LVEUP 2022, un histoire divisée en 3-4 temps...

Mon périple commençait le vendredi au matin. Comme c'est moi qui était le principal chef d'orchestre de ce projet de livre, j'avais passé la semaine précédente à préparer cette soirée de lancement et les livraisons subséquentes pour ceux qui avaient précommandé. J'avais paqueté mon char la veille et après avoir amené mon garçon à l'école, j'ai immédiatement pris la route pour me taper ces cinq-six heures interminables entre Alma et Montréal.

Je suis arrivé dans la métropole vers 14h, ce qui me laissait amplement le temps d'aller me virer à la Grande Bibliothèque Nationale afin d'y livrer nos deux exemplaires pour remplir les conditions du dépôt légal. On retrouve donc dans la plus grande bibliothèque du Québec une copie de notre livre offerte au grand public et une autre dans les archives nationales. Un bon début on peut dire!

J'avais ensuite à me rendre à mon Airbnb faire mon check-in avant de retourner au «Café-Boutique les Malins», là où avait lieu notre grand lancement. Opéré par la maison d'édition jeunesse "Les Malins", le café est encore tout jeune alors qu'il n'a ouvert que l'an passé. J'ai été grandement surpris de l'endroit une fois arrivé alors que j'ignorais qu'ils ont un sous-sol exclusif pour enfants avec jeux, coussins, glissade et plein de choses, ce qui laisse le champ libre aux parents de rester au rez-de-chaussée pour prendre une bière ou un café. Comme notre clientèle tourne pas mal aux alentours des 35-50, c'était très approprié comme endroit et toutes ces petites familles ont pu bien profiter de leur soirée. J'avais d'ailleurs apporté un écran et ma console rétro pour y mettre des jeux de hockey comme Blades of Steel et Ice Hockey. J'étais d'ailleurs très content de voir plusieurs jeunes s'y essayer contre leurs parents.

Le lancement s'est super bien déroulé, malgré qu'il y avait de grosses averses ce soir-là, ce qui a sans doute refroidi plusieurs visiteurs potentiels. La route était même bloquée à certains endroits et Kirk McLean a eu de la difficulté à retourner à Victoriaville en fin de soirée. Mais on a quand même eu un bon groupe de lecteurs et d'amis qui s'y sont déplacés, surtout des amis de longue date de Martin qui ne s'étaient pas vus depuis longtemps. keithacton avait toute sa famille qui l'accompagnait et Kirk McLean avait aussi quelques membres de sa famille qui s'étaient déplacés. Moi pour ma part, je n'ai presque plus d'amis ou de famille à Montréal et les environs, la plupart étant retournés en région comme moi ou ailleurs dans le monde. J'ai quand même revu ma vieille chum amie Sophie et mon pote Juair que je remercie d'ailleurs de s'être déplacés.
 
On est assez cons parce qu'on a presque pas pris de photos à part celle du haut avec les quatre auteurs. En voici une des seules qu'on a pris, soit de Kirk McLean et sa cousine Anne-Marie qui posent devant ma fameuse œuvre «Passe-temps perdus 1990» que j'avais décidé d'amener quand j'ai vu qu'il restait un peu de place par dessus toutes ces boites dans mon auto.


 
On avait un tab d'ouvert au bar et même si j'en ai pas abusé, je me suis ramassé pas mal pompette vers la fin. J'ai alors tout laissé sur place dans le backstore, et j'allais repasser le lendemain matin chercher tout ça. Le lancement derrière moi, j'étais donc prêt à passer en mode plus relax et à profiter un peu de ma fin de semaine. C'est alors que mon côté loup-garou montréalais est ressorti…

Pour vous mettre en contexte et diverger un peu, je fais partie de cette rare race de «double expatriés». 
 
Je m'explique. Je suis originaire du Lac-St-Jean mais j'ai habité à Montréal de 2004 à 2014 soit un bon dix ans. Lorsque tu viens de la région et que tu t'installes à Montréal, tu es surnommé comme étant un «expatrié du Lac», ce qui a toujours eu une drôle de connotation selon moi. Ça sonne un peu comme «réfugié» ou «exilé» ou autre terme un peu plus dramatique. On pourrait croire que cela réfère à quelqu'un qui n'est pas à sa place ou qui a été déplacé contre son gré.

Lorsque tu reviens en région eh bien on a pas vraiment de terme pour ça. Tu as simplement fait un «retour en région» ou «retour au bercail» ou «retour aux sources», ce que j'ai fait en retournant au Lac-St-Jean avec ma future épouse. Mais moi je me considère davantage comme un «expatrié de Montréal» alors que je vie une dualité depuis des années où je suis tiraillé par mes deux vies, soit celle de maintenant plus pépère en région et celles avec mes fantômes du passé à Montréal. Je connais plein de gens de région qui détestent Montréal et vice-versa, des gens qui sortent tout plein de préjugés inutiles qui ne mènent à rien. Moi je suis fier et heureux d'habiter au Lac-St-Jean et j'ai quand même adoré à mort mes années à Montréal. Et quand je me retrouve dans une de ces deux places, je m'ennuie de l'autre et vice-versa. Cependant, j'ai bien laissé tout ça derrière moi et je ne suis retourné que très peu de fois à Montréal depuis 2014. Quand je revenais, c'était lors de visites éclairs pour le travail ou bien pour porter quelqu'un à l'aéroport ou quelque chose du genre. Même qu'une fois c'était pour des funérailles d'un ami décédé du cancer. Donc rien de bien palpitant...

Mais, lors de cette fin de semaine du lancement, je me retrouvais donc un peu pompette et sans responsabilités, en plein vendredi soir pluvieux sur l'avenue Mont-Royal et je me suis rendu compte que c'était la première fois que j'étais «lâché lousse» à Montréal depuis cette époque lointaine. Je me suis aussi rendu compte que j'avais vraiment faim, n'ayant pas vraiment mangé autre chose que des petits snacks lors du lancement parce que j'étais trop occupé à courir de gauche à droite. J'ai donc pu renouer avec ce plaisir montréalais qu'on appelle «tomber random sur un restaurant de Shawarma et trippe-bouffer ta face à 23h du soir avec une orgie de saveurs dans yeule».

J'en bave encore…

Je ne savais pas que je m'ennuyais autant de ça. Mais je pourrais qualifier ça comme étant un clash culturel, surtout depuis la pandémie et tous ces problèmes de main d’œuvre. Au Lac, c'est devenu impossible de trippe-bouffer le soir… Il n'y a pratiquement plus aucun resto ouvert la nuit alors qu'ils ferment tous les uns après les autres ou opèrent durant des heures réduites. Beaucoup de références sûres de longue date ont même fermé leurs portes dans les dernières années et même McDo ferme désormais à 22h max si c'est pas avant. Et quand tu trouves quelque chose d'ouvert et bien ce n'est pas vraiment de la grande gastronomie diversifiée en dehors d'une poutine ou d'un burger.

Bref c'est un des côtés qui me manque de Montréal et c'était donc le Shawarma le plus satisfaisant de l'histoire.

Ce petit détour culinaire était un exemple de ce que cette fin de semaine libre à Montréal allait me proposer, soit un retour nostalgique dans le temps de mes années de foire à Montréal. Encore une fois je ne reviendrais pas forcément à cette époque mais une fin de semaine c'est pas mal juste assez long pour tout rassembler ensemble ce qui te manque de Montréal.

Je suis ensuite parti me coucher car il mouillait et je devais me lever assez tôt pour commencer les livraisons. Comme vous le savez peut-être, on a décidé de faire une grosse partie des livraisons des précommandes en personne. Les tarifs de Poste Canada étant exorbitants, on a décidé de procéder de la sorte histoire de respecter notre budget. Plusieurs étaient surpris de ce choix mais c'était vraiment plus logique, surtout pour moi qui devait de toute façon passer par Sainte-Anne-des-Plaines voir de la famille le dimanche. J'ai en plus une auto hybride-branchable donc les coûts en essence sont pas mal moindres.

Mon planning était le suivant; Île de Montréal le samedi et ensuite Rive-Nord, Trois-Rivières, Québec et le Saguenay le dimanche. C'était, on pourrait dire, «ambitieux», pour ne pas dire «totalement débile».

Je suis d'abord parti déjeuner le samedi matin au même endroit que la veille, Les Malins, histoire d'essayer enfin la place et de ramasser mon stock. J'allais ensuite rejoindre mon vieux pote Fred qui était bien partant pour un projet du genre, histoire de passer la journée à jaser, boire du café et fumer des clopes en bonne compagnie. Il m'a grandement aidé en tant que co-pilote et on s'est même payé la traite en se permettant un break au Toys "R" Us des Galeries d'Anjou. On a terminé toutes ces livraisons vers 17h, il ne me restait alors que quelques adresses dans l'ouest de l'Île le lendemain matin.

J'avais donc encore ma soirée de libre et je me suis alors tapé un trip nostalgie. Déjà que mon Airbnb était situé dans le même pâté de maison du Mile-End où j'habitais auparavant, je me suis dirigé à pied vers l'aréna McConnell pour aller revoir mes anciens Redbirds de McGill adorés. Si vous nous suivez depuis longtemps, vous savez que les Redbirds *anciennement Redmen* sont une de nos équipes fétiches sur ce blog. C'est même lors d'un match en 2011 que j'ai rencontré Martin et plus tard Benoit, mes collègues du blog, et que je fus invité plus tard à me joindre au groupe. Cependant, ça faisait probablement depuis 2013 ou 2014 que je n'y étais pas allé, les rares fois que j'ai pu revenir à Montréal ne coïncidaient pas vraiment dans mon horaire pour un petit match universitaire. Mais en ce samedi de novembre, un match McGill contre les Paladins de RMC (le Royal Military College de Kingston) était à l'affiche et je n'avais d'autres choix que de finalement retourner à McGill.

Le bon vieux Aréna McConnell

Je prévoyais tout d'abord y aller tout seul mais ce cher keithacton a finalement accepté de venir avec ses deux fils. Il est toutefois arrivé à la deuxième période, ce qui n'était pas trop grave car j'ai pu ainsi prendre tout le temps de me remettre dans l'ambiance. C'était vraiment particulier de remettre les pieds dans cet aréna car c'est durant mes premiers matchs ici que j'ai réellement assimilé un des «principes» de LVEUP, celui d'apprécier le hockey peu importe le niveau. Je m'intéressais pas mal juste à la LNH et l'histoire de la LNH à l'époque et ma découverte de ce niveau cruellement oublié qu'est le réseau universitaire canadien a été une révélation. De plus que ces premiers matchs étaient durant la fameuse saison 2011-12 où les Redmen étaient dominants et en route vers leur premier championnat canadien, en plus de la Queen's cup.

Lors de la première période de ce retour McGillien, j'ai de nouveau été frappé par cette enivrante ambiance. Je crois que c'est parce qu'il s'agit d'un petit aréna intimiste mais le niveau de jeu est tellement rapide et excitant, c'est vraiment dommage que ce n'est pas autant connu, quoique depuis 2011 je crois que plusieurs avancées populaires ont été faites, il y a même une équipe en train de se développer près de chez moi à l'UQAC. Il y avait aussi une très bonne foule à ce match, du moins plus que la moyenne qu'on avait l'habitude de voir autrefois.

J'ai vu plusieurs matchs de toutes sortes de niveaux durant la dernière saison mais il y a pas grand chose qui accote l'Universitaire pour moi. Même notre match de la ECHL n'était pas aussi bon. Le match était à 1-1 après une période et ne s'est terminé finalement que 2-1 en faveur de McGill mais c'était vraiment un bon match. Seule affaire poche, cette étrange décision des organisateurs de délaisser le papier. Plus de billets et plus de programmes… Je suis un gars très écolo mais ça je trouve ça inutile. En plus, pas moyen de payer avec Interac. Tu devais te rendre sur leur site avec ton cell et acheter le billet en ligne avec ta carte de crédit. Tu reçois ensuite un billet PDF par e-mail que les filles scannent à l'entrée. Cependant je voyais dans la file plusieurs personnes plus âgées avec leurs billets électroniques… imprimés. Heille, vive le paper-free...


Quelque part dans l'obscurité en haut de la colline de l'avenue du Parc se trouve l'Aréna McConnell

Les bannières de la glorieuse saison 2011-12, meilleure équipe que j'ai suivie en personne durant ma vie.

Un match rouge contre rouge, Redbirds contre Paladins.

Toutefois je peux comprendre pour les billets, c'est beaucoup de logistique. Mais come on. Ayez au moins une machine Interac! C'est quoi ce bordel? Ah oui c'est McGill: «What the fuck are you thinking?» En plus, le restaurant acceptait Interac… Bref c'était chiant. Je m'ennuyais surtout de ces précieux programmes avec les alignements et les stats. Quelques feuilles 8 1/2 x 11, est-ce que ça pèse vraiment dans la balance? La fille à l'entrée me dit «It's all online now.» Et moi de lui répondre «Well, online sucks».

Depuis mes visites régulières il y a de ça bientôt une dizaine d'années, ils ont refait un peu la déco dans le lobby de l'aréna et j'aimais bien ces quelques photos en dessous du comptoir du restaurant célébrant la longue histoire de McGill, la plus vieille équipe de hockey au monde je vous le rappelle. Il y avait aussi une belle photo grand format de l'équipe championne de 2012.






Après ce bon match nostalgique, j'ai décidé de continuer dans la même veine et de retourner à un autre de mes spots du passé, le bar L'Escogriffe. Bien que je ne connais plus aucun membre du staff ni même aucun des réguliers présents, je m'y suis amusé comme dans le temps, avec en prime un bon show du groupe les Saints Martyres qui lançaient leur album. Tout un show intense qui faisait du bien, en plus c'était totalement improvisé car je pensais même pas me rendre au bar et plutôt rester sage… mission ratée.
 
Durant le show, je me suis mis chummy avec un gars qui venait d'Allemagne. Je discute avec de la vie à Montréal, de musique, je lui parle du livre, etc. Plus tard, il mentionne qu'il vient d'une ville que je ne connais probablement pas; Cologne. Je lui dis «Ben, je connais les Sharks de Cologne de la ligue DEL.» Il part à rire et me dis «Wow, ok oui tu es vraiment un nerd de hockey.»

Après cette autre soirée arrosée à me coucher trop tard (quoique moins tard que dans le passé), je me devais de me lever assez tôt pour continuer mes livraisons. J'avais alors cette face ci-jointe:


«ouf....»


Après cette pause ravitaillement en liquide, il me restait une demi-douzaine de spots à faire dans Westmount, Côte-des-Neiges, Verdun et Lachine avant de monter au Nord par St-Jérôme, Ste-Anne-des-Plaines, Terrebonne, etc... C'est alors que le doute commença à s'installer dans mon esprit… et la fatigue. Mon plan d'être de retour à Alma en fin de soirée allait-il tenir la route? Après une pause dîner chez ma tante à Sainte-Anne-des-Plaines et quelques autres livraisons, il était déjà 16h30, il faisait déjà noir et je n'étais rendu qu'à Joliette…

Après mes livraisons à Trois-Rivières où il commençait à neiger, je devais me rendre à l'évidence qu'il fallait mettre une croix là-dessus. J'ai callé ma boss pour lui dire que je rentrerais pas lundi et j'ai appelé mon chummy André-Pier pour qu'il m'héberge à Québec pour la nuit. André-Pier est également celui qui a révisé en partie le livre. J'avais donc plus de lousse pour terminer ces foutues livraisons en toute sécurité le lundi matin. En plus, cela m'a donné un peu de temps pour dénicher un point de vente du livre à la Librairie Pantoute dans le Vieux-Québec, ce que je n'aurais pas eu le temps de faire durant la fin de semaine.

Après ma dizaine de livraisons à Québec, il ne me restait plus que le Saguenay avant de rentrer à Alma. J'aurais bien pu remettre ça à plus tard durant la semaine ou même l'autre fin de semaine mais je préférais crever l’abcès tout de suite. Tant qu'à être fatigué… J'ai donc terminé cette énorme et intense batch de livraisons en passant par La Baie, Chicoutimi et Jonquière pour finalement arriver chez moi vers 18h.

J'étais tellement crevé à ce moment que ça dépassait l'entendement. Faire autant de route en si peu de jours, je me parlais tout seul dans mon auto et je me surprenais à devenir beaucoup trop émotif en écoutant ma playlist et en chantant des tounes de The Cure à tue-tête… Il était grand temps que je rentre chez moi. Une fois finalement arrivé, ça m'a pris environ trois jours pour me sortir de ce décalage et cette accumulation de fatigue.

Et après cette difficile semaine de travail écourtée, c'était le temps du deuxième lancement, celui d'Alma le vendredi 18 novembre dernier. Cette fois-ci j'avais bien moins de route à faire et comme la soirée correspondait à mon 40e anniversaire, ma charmante épouse s'est pas mal occupée de tout puisque nous avons combiné les deux événements ensemble. Nous avons fait ça à un endroit nommé IQ L'atelier, une chouette salle d'exposition bien située au centre-ville. C'était vraiment l'endroit parfait pour faire le lancement tel que j'avais imaginé. Celui de Montréal était super mais il faut avouer que la configuration n'était pas optimale pour tout ce que j'avais en tête. À celui d'Alma, j'avais un plus grand endroit mieux adapté pour y installer ma console rétro et j'avais surtout à ma disposition un grand écran avec projecteur.
 
Dans mes temps perdus lors des semaines précédentes, j'avais monté un long vidéo avec des clips de hockey vintage volés sur YouTube et ça a vraiment fait fureur. Je n'avais cependant pas pu le projeter à Montréal, n'ayant pas vraiment de place ou d'écran à ma portée. Même mes oncles plus vieux se demandaient où j'avais pu trouver autant de vieux trucs. Un d'eux a vraiment fait le saut en revoyant un vidéo des Golden Seals. Ça ressemblait à un flashback du Vietnam…















Comme vous pouvez voir, j'ai plus de photos de celui à Alma, courtoisie de mon ami Gabriel Dumouchel a.k.a. BobKudelski que je remercie d'ailleurs pour son assistance durant toute la soirée et les mois passés. Il m'a notamment aidé à monter à la main les petits paquets de cartes LVEUP et aussi les enveloppes d'expédition. On a bien rigolé durant ces séances et on a même des projets «en développement» pour le futur de LVEUP. C'est à suivre cependant et j'en dirai pas plus…

Bref ces deux lancements et ces livraisons ont été deux semaines assez intenses. Le fait d'avoir eu 40 ans au travers de tout ça explique probablement pourquoi je suis autant fatigué. Même que ça a été difficile de puiser l'énergie pour écrire et finir ce texte… Je crois aussi que ça provient de la culmination de ce long projet et que l'adrénaline redescend ou quelque chose du genre.

C'était rock'n'roll.

Merci à tous ceux qui se sont déplacés aux lancements, les autres qui ont précommandé et qui ont reçu ou recevront bientôt leurs copies (ça s'en vient). J'ai aussi bien aimé jaser un peu avec les quelques personnes qui étaient présentes lors des livraisons.

Pour la suite, nous allons faire un décompte des copies restantes, livrer à quelques bibliothèques et de possibles points de vente supplémentaires, et ensuite contacter ceux qui ont fait des demandes pour de nouvelles commandes postales. Il nous reste à déterminer le prix final pour ça mais encore là patience, ça s'en vient.

Encore merci à tout le monde pour votre appui et on espère que le livre vous plait.