Chaque
édition de champions qui se retrouve inscrite annuellement sur le
trophée comporte son lot d'histoire et de petits détails fascinants. Il y
a bien sûr des joueurs vedettes que l'on reconnait inévitablement, mais
moi, ce que je préfère, ce sont évidemment les joueurs no-names ou ceux
que je ne me souvenais pas qu'ils avaient joué avec l'équipe ou même qu'ils
avaient gagné la coupe. Parfois aussi, ce sont les membres du staff qui
me fascinent.
Donc, au cours du texte, je porte mon choix sur un ou deux joueurs qui détonnent du lot par leur présence.
Aujourd'hui on poursuit dans les années 90 avec la deuxième édition championne des Penguins de Pittsburgh, celle de 1992.
Joueurs:Ron Francis, Shawn McEachern, Ken Priestlay, Bryan Trottier (A), Jiri Hrdina, Mario Lemieux (Captain), Joe Mullen, Bob Errey (A), Jock Callander, Jay Caufield, Jamie Leach, Troy Loney, Kevin Stevens, Phil Bourque, Dave Michayluk, Jeff Daniels, Mike Needham*, Jaromir Jagr, Rick Tocchet, Jim Paek, Grant Jennings, Ulf Samuelsson, Jeff Chychrun, Paul Stanton, Kjell Samuelsson, Gordie Roberts, Peter Taglianetti, Larry Murphy, Wendell Young, Ken Wregget, Tom Barrasso
Staff: Morris Belzberg (Owner), Howard Baldwin Sr. (Owner/President), Thomas Ruta (Owner), Donn Patton (Vice President-Chief Financial Officer), J. Paul Martha (Vice President-General Council), Craig Patrick (Vice President/General Manager), Bob Johnson (Coach), William Scotty Bowman (Head Coach/Director of Player Development-Recruitment), Barry Smith (Asst. Coach), Rick Kehoe (Asst. Coach), Pierre McGuire (Asst. Coach), Gilles Meloche (Goaltending Coach/Scout), Rick Paterson (Asst. Coach), Steve Latin (Equipment Manager), Charles "Skip" Thayer (Trainer), John Welday (Strength-Conditioning Coach), Greg Malone (Head Scout), Les Binkley (Scout), Charlie Hodge (Scout), John Gill (Scout), Ralph Cox (Scout)
Quand même beaucoup de changement entre les éditions 1991 et 1992 des Penguins. La majorité des gros canons sont toujours présents (Lemieux, Jagr, Francis, Barrasso, Murphy, Mullen) mais plusieurs furent remplacés, notamment Mark Recchi et Paul Coffey qui firent partie d'un blockbuster à trois équipes entre les Flyers, Penguins et Kings. Ce sont alors Rick Tocchet, Kjell Samuelsson et le gardien Ken Wregget qui prirent leurs places.
Il y avait également quelques départs dans les joueurs de soutien, comme Barry Pederson, Randy Gilhen, Randy Hillier, Frank Pietrangelo et surtout Scott Young. Le futur joueur des Nordiques n'avait pas évolué dans la LNH en 1991-92, évoluant plutôt en Italie et avec l'équipe olympique américaine. Il fut en fait échangé aux Nordiques en mars 1992 mais termina l'année en Italie avant de venir à Québec à l'automne.
Mais pour le remplacer, notons la présence du jeune Shawn McEachern qui célébra en grande sa première
saison recrue dans la LNH avec rien de moins qu'une bague et son nom
gravé. Il avait obtenu 9 points en 19 matchs durant les séries.
Mais, comme choix de joueur élu de style «LVEUP» pour cette édition, je n'ai d'autre choix que d'y aller pour trois joueurs avec la «Muskegon Line» composée de Jock Callander, Dave Michayluk et Mike Needham, soit une des meilleurs histoires feel-good de l'époque et un classique des histoires de ligues mineures.
Jock Callander au centre avec la coupe et entouré de Mike Needham (premier en haut à gauche) et Dave Michayluk (à gauche de Mario Lemieux).
Comme en 1991, les Penguins réussirent à se rendre jusqu'au bout malgré plusieurs blessures dans leur alignement. Si en 1991 c'était principalement les gardiens qui étaient éclopés, en 1992 il s'agissait plutôt des attaquants.
Mario Lemieux par exemple, eut à rater six matchs durant les séries. Rick Tocchet et Bob Errey en manquèrent sept chacun, tandis que Joe Mullen ne put jouer que 9 matchs.
C'est quand même bien quand tu as des Jagr, Francis, Bryan Trottier et Kevin Stevens pour (grandement) compenser, mais au final, tu as souvent besoin de profondeur et de «grinders» en séries, et c'est ici que la «Muskegon Line» est entrée dans la légende.
Callander, Michayluk et Needham évoluaient tous avec le club-école, les Lumberjacks de Muskegon dans la IHL. Callander et Michayluk sont d'ailleurs parmi les meilleurs joueurs de l'histoire de cette ligue et formaient un duo redoutable depuis plusieurs saisons. Cependant, ils n'avaient jamais réussi à percer la LNH malgré quelques flashs au cours des années pour Callander, le meilleur des trois. Mais même ce dernier n'avait pu être rappelé ne serait-ce qu'un seul match durant la saison régulière, et il croyait même que son tour ne reviendrait jamais et était content de demeurer dans la IHL.
Pour sa part, Mike Needham était un choix de 1989 qui n'avait encore disputé aucun match dans la LNH, tandis que le dernier match Michayluk remontait à novembre 1982 avec les Flyers!
Donc, le coach Scotty Bowman rappela les trois joueurs tour à tour, eux qui évoluaient sur la même ligne à Muskegon. Il décida de les garder ensemble la plupart du temps, voulant garder leur chimie. Cependant, Callander joua 12 matchs (4 points), contre 7 pour Michayluk (2 points) et 5 pour Needham (1 point).
Pendant ce temps, les normalement puissants Lumberjacks de Muskegon écopèrent puisque sans leurs 3 gros canons, ils s'inclinèrent en finale de la IHL.
Mais la «Muskegon Line» put voir ses joueurs avoir leurs noms gravés sur le précieux trophée en 1992. Cependant, en réalité, seulement Callander et Michayluk se qualifiaient officiellement pour recevoir ce privilège alors qu'ils avaient disputé au moins un match en finale. Les cinq matchs de Needham eurent tous lieu avant la finale mais il continua à accompagner l'équipe jusqu'à la fin.
L'équipe fit toutefois la demande auprès de la ligue pour avoir le trio au complet sur le trophée.
En plus, pour continuer dans la thématique, les trois ont été gardés ensemble sur la même ligne:
En fait, les Penguins ont aussi fait pression pour inclure un autre joueur qui ne se qualifiait pas, soit Jeff Daniels, lui qui avait seulement joué deux matchs en saison et aucun en séries.
L'édition de 1992 des Penguins avait aussi établi un record à ce moment en incluant 31 joueurs et 21 membres du staff. En conséquence, aucun titre (président, coach, propriétaire etc.) ne fut gravé, seulement le prénom et nom de famille. Seulement Mario Lemieux eut droit à avoir la mention «Capt.».
Du coté du staff, les Penguins de 1992 firent également la demande pour graver le nom de leur ancien coach, Bob «Badger» Johnson, celui qui les avaient mené à la conquête l'année précédente avant de décéder subitement d'un cancer du cerveau en novembre 91.
Gilles Meloche et Rick Kehoe, dont j'ai parlé dans l'édition de 1991, étaient toujours fidèles au poste en 1992, comme beaucoup d'autres. Seulement, comme l'édition 1992 put comprendre plus de noms, plusieurs autres membres du staff qui étaient présents en 1991 sans pouvoir avoir leur nom gravé, purent l'avoir en 1992. C'était le cas des recruteurs Pierre McGuire, Ralph Cox, Charlie Hodge et Les Binkley.
McGuire, vous le connaissez pour son travail à la télé ainsi que son bref passage comme entraineur-chef des Whalers en 1993-94. Charlie Hodge est bien sûr l'ancien gardien du Canadien, des Seals et des Canucks et Les Binkley était le premier gardien numéro un de l'histoire des Penguins, jouant avec l'équipe de 1967 à 1972 avant de migrer dans l'AMH.
Cependant comme choix «LVEUP» j'ai choisi Ralph Cox. Son nom m'était familier sans que je me rappelle de où. Si vous avez vu le film «Miracle», vous vous souvenez peut-être de lui, il s'agit du dernier joueur retranché par Herb Brooks en vue des Olympiques de 1980.
Choix de 7e ronde des Bruins en 1977, Cox ne s'est jamais rendu à la LNH. En fait, il a à peine joué une trentaine de matchs dans les ligues mineures entre 1980 et 1984, passant le reste du temps dans la SM-Liiga. Il prit sa retraite en 1985 et c'est en 1989 qu'il devint recruteur chez les Penguins.
S'il n'a pas pu faire partie de l'équipe «Miracle», il peut toutefois se vanter d'avoir deux bagues de la coupe, dont celle de 1991 obtenue contre son ancien coéquipier Neal Broten des North Stars.
Cox demeura en poste à Pittsburgh jusqu'en 1999 et n'a jamais plus retravaillé dans le hockey depuis, se concentrant plutôt dans l'immobilier.
Avec leur conquête de 1991, les Penguins avaient rempli le dernier espace sur la 5e grande bande de la Coupe Stanley. Comme la LNH ne voulaient plus en rajouter d'autres pour éviter d'agrandir davantage le trophée, un ancien problème d'ailleurs dans les années 30-40, il fut décider de retirer la première bande contenant les champions de 1927-28 à 1939-40 au profit d'une nouvelle. L'ancienne bande est depuis ce temps au Temple de la renommée.
Depuis ce temps, à chaque 13 saisons (chaque bande pouvant contenir 13 équipes championnes), une bande est retirée et remise au Temple. La plus récente bande à subir ce sort fut en 2018 lorsque les Capitals devinrent champions. On retira alors la bande contenant les champions de 1953-54 à 1964-65, faisant en sorte de faire disparaître plusieurs noms illustres comme ceux de Maurice Richard et Gordie Howe... c'est la vie.
C'était donc les histoires de la Coupe de 1992. On se revoit avec une édition familière en 1993...
Né le 23 avril 1961 à Regina, William Darren ''Jock'' Callander n'aura joué qu'une centaine de matchs dans la LNH mais il fut un des meilleurs marqueurs de l'histoire des ligues mineures et il aura quand même eu le temps de laisser sa marque dans la LNH en contribuant au parcours d'une équipe championne.
Callander joua son hockey junior dans sa ville natale avec les Pats de Regina, où il joua 4 ans. Lui et son coéquipier Dave Michayluk terrorisèrent les gardiens de la WHL pendant deux saisons, soit en 1980-81 où Callander obtint 153 points (au 2e rang de la ligue) et ensuite en 1981-82, où il obtint 79 buts et 190 points, bon pour le premier rang des pointeurs. Michayluk eut pour sa part des saisons de 133 et 173 points respectivement.
Cependant, lors de sa première année d'admissibilité au repêchage, Callander ne fut pas repêché, tandis que Michayluk fut choisi en 4e ronde par les Flyers au repêchage de 1981. Ce repêchage était la première année où les équipes pouvaient repêcher des joueurs âgés de moins de 18 ans et Callander en avait alors 19 tandis que Michayluk en avait 18, ce qui explique selon lui qu'il fut boudé par la LNH. Seulement 5 joueurs de ce repêchage avaient plus de 19 ans.
Il fut toutefois signé par les Blues après son stage junior, mais ne jouera jamais avec eux, évoluant plutôt avec leurs différents clubs-école à Salt Lake City et au Montana dans la CHL. Lorsque la CHL ferma les livres en 1984 et que son contrat avec les Blues se termina, Callander signa dans la IHL avec les Lumberjacks de Muskegon pour la saison 1984-85. Il fit rapidement sa niche dans cette ligue en pleine ascension, récoltant 107 points lors de sa première saison.
Pendant ce temps, son grand ami Michayluk faisait son chemin dans l'organisation des Flyers à travers leurs nombreux clubs-écoles, eux qui changeaient presque annuellement leurs affiliations durant cette période. Il ne joua que 14 matchs avec le grand club, qui le libéra en 1985 après son contrat terminé. Ayant passé la saison 1984-85 avec le club-école secondaire des Flyers à Kalamazoo, Michayluk espérait y retourner en 1985-86, mais fut plutôt convaincu par le propriétaire des Lumberjacks de venir rejoindre son ancien coéquipier Callander à Muskegon.
Les deux retrouvèrent leur chimie du junior et devinrent un des meilleurs duos de l'histoire de la IHL et des ligues mineures. Callander obtint 111 points en 85-86 tandis que Michaluk en obtint 104. Les Lumberjacks remportèrent également le premier championnat cette même année.
La saison 1986-87 fut encore meilleure pour Callander qui termina au premier rang des pointeurs de la IHL avec 136 points. Cet excellent rendement attira l'attention du club affilié aux Lumberjacks, les Penguins de Pittsburgh, qui le signèrent pour la saison 1987-88 qu'il passa à moitié à Pittsburgh, y jouant ses 41 premiers matchs et récoltant 11 buts et 27 points. Il fit ainsi la navette Pittsburgh/Muskegon pendant les deux saisons suivantes et remporta au passage un deuxième championnat avec Muskegon en 1989.
Il se blessa toutefois pendant la saison 1990-91 et ne joua que 30 matchs. Il se reprit en 1991-92 et franchit de nouveau le plateau des 100 points à Muskegon avec une récolte de 112 points. Cependant, il semblait avoir régressé dans la hiérarchie de la puissante équipe des Penguins, alors qu'il n'avait plus été rappelé depuis mars 1990 et il était incertain de retourner un jour dans la LNH.
Mais tout changa durant les séries de 1992. Alors que les Lumberjacks étaient de nouveau au sommet et se préparaient de nouveau pour la finale, Callander, Michayluk et leur compagnon de trio Mike Needham furent rappelés en renfort par les Penguins, eux aussi en pleines séries et défendant leur titre de 1991. Les Penguins étaient toutefois décimés par les blessures, notamment à Mario Lemieux et Joe Mullen.
Les 3 meilleurs attaquants des Lumberjacks vinrent donc former ce qui devint la ''Muskegon Line'' à Pittsburgh le temps de quelques matchs. Callander, le premier rappelé, fut celui qui performa le plus avec 1 but et 3 passes en 12 matchs. Michayluk fut rappelé quelques jours plus tard et ne joua donc que 7 matchs, obtenant 1 but et 1 passe. Il s'agissait de ses premiers matchs dans la LNH en presque 10 ans alors que son dernier match avec les Flyers remontait à novembre 1982. Needham ne joua pour sa part que 5 matchs.
Pendant leur absence, les Lumberjacks furent balayés en finale en 4 matchs par les Blades de Kansas City et Callander se sentit un peu triste d'avoir dû laisser ses coéquipiers derrière, mais il réalisait également qu'il s'agissait de l'opportunité d'une vie. Les joueurs de la Muskegon Line virent donc leur nom être gravé sur la Coupe Stanley, car ils jouèrent durant la finale contre Chicago. En fait seulement Callander et Michayluk jouèrent au moins un match en finale, mais Needham obtint malgré tout son nom sur la coupe.
Je crois que l'équipe dut faire pression sur la ligue pour ne pas briser l'esprit de la Muskegon Line, qui était une des histoires ''feel-good'' des médias de Pittsburgh durant ce parcours en séries.
Callander au centre avec la coupe et entouré de Mike Needham (premier à gauche) et Dave Michayluk (premier à droite de Callander). Ah et aussi quelques autres joueurs peu importants comme Larry Murphy, Jaromir Jagr et Mario Lemieux
Maintenant agent libre après cette conquête, Callander signa avec la nouvelle équipe du Lightning de Tampa Bay durant l'été 1992. Il joua quelques matchs avec le Lightning en début de cette saison inaugurale, mais n'obtint que 1 but et 1 passe en 8 matchs et fut renvoyé dans les mineures, cette fois avec les Knights d'Atlanta, toujours dans la IHL. Après cette seule saison dans l'organisation du Lightning, il décida de retourner exclusivement avec les Lumberjacks. Cependant, la finale de 1992 furent les derniers matchs de cette franchise à Muskegon alors que l'équipe déménagea ensuite dans un plus grand aréna, à Cleveland.
La IHL était alors en pleine expansion et occupait de plus en plus de gros marchés comme Las Vegas et Chicago, laissant en plan des plus petites villes du midwest comme Muskegon. Les salaires et les conditions s'améliorèrent dans cette ligue qui pensait même pendant un moment à compétionner directement avec la LNH comme circuit majeur (voir texte du 28 janvier 2016). Il faisait donc beaucoup de sens pour un joueur vedette dans cette ligue de signer exclusivement avec une équipe et non pas un contrat incertain à deux volets avec une équipe de la LNH.
Callander continua donc son chemin dans la IHL en Ohio et retrouva une fois de plus son comparse de toujours, Dave Michayluk. Ce dernier joua avec les Lumberjacks jusqu'à sa retraite en 1997, tandis que Callander y joua jusqu'en 2000. Au passage, les deux continuèrent d'empiler les buts et les points jusqu'à cimenter leur légende éternelle dans les livres d'histoire de la IHL et des circuits mineurs. Michayluk, qui obtint 8 saisons de suite de plus de 100 points dans cette ligue, termina sa carrière au premier rang des marqueurs de l'histoire avec 547 buts. Callander termina au 2e rang pour les pointeurs derrière Len Thornson (voir texte du 29 oct. 2016), mais figure au premier rang si on combine les points en saison et en séries avec une récolte de 1402 points.
Une petite parenthèse ironique se produisit pour eux en 1994 lorsque les joueurs des Lumberjacks furent utilisés pour occuper le rôle des Blackhawks de Chicago dans le film ''Sudden Death'' avec Jean-Claude Van Damme. Callander et Michayluk durent donc en quelque sorte re-créer la finale de 1992, mais cette fois-ci dans le camp ennemi...
Il demeura à Cleveland suite à sa retraite, d'abord comme assistant-entraîneur avec les Lumberjacks en 2000-01 soit la dernière année d'existence de la IHL. Il gradua ensuite dans la AHL avec les Aeros de Houston, mais revint plus tard à Cleveland dans la nouvelle organisation des Monsters de Lake Erie. Il demeure à ce jour dans l'organisation, où il occupe plusieurs chaises comme celle du directeur senior des affaires hockey en plus d'être assistant-entraîneur et analyste à la télé locale. Par contre, il n'occupe cette fonction que durant les matchs locaux et non pas sur la route.
Malgré qu'il n'a jamais joué avec les Monsters, son numéro 15 fut retiré l'équipe pour ses années passées avec les Lumberjacks et son implication dans le hockey mineur dans la région. Son numéro fut également retiré par les Pats de Regina.
En 109 matchs dans la LNH, il obtint 22 buts et 29 passes pour 51 points.
En 1054 matchs dans la IHL, il obtint 477 buts et 769 passes pour 1242 points en saison régulière et 73 buts et 87 passes pour 160 points en séries.