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mardi 23 avril 2024

Chuck Arnason


 


Le joueur d'aujourd'hui a été «name-droppé» à plusieurs reprises sur ce blog au fil des années, principalement dû au fait qu'il avait le don de se ramasser dans des équipes poches... 

Il fallait donc bien qu'un jour on se penche davantage sur son cas. De plus, il fut rejoint dans son parcours par plusieurs autres personnages cultes des années 70, plus particulièrement d'autres joueurs malchanceux d'être tombé dans cette époque de vaches maigres dans la LNH et le hockey professionnel en général, cette époque «Slapshot» où il y avait trop de joueurs dans trop d'équipes dans trop de ligues et pas assez de moyens...

Ernest Charles Arnason est né le 15 juillet 1951 dans la petite ville de Dauphin au Manitoba, (également la même ville de naissance de Barry Trotz). Après avoir terminé en 1971 en tête de la WHL (alors nommée WCHL) avec une production de 163 points et un record d'époque de 79 buts avec les Bombers de Flin Flon, Arnason fut sélectionné en première ronde par le Canadien de Montréal avec le 7e choix au total. 

Si je me rappelais bien qu'il ait débuté sa carrière avec le CH, j'ignorais par contre que sa sélection provenait d'un autre coup à la Sam Pollock qui maitrisait l'art d'échanger son bois mort et pièces de rechange en retour de choix de repêchage, parfois plusieurs années plus tard. D'ailleurs, lors de ce même célèbre repêchage de 1971, le CH détenait le 1er choix au total, ayant parvenu à flouer les Golden Seals de la Californie et ainsi obtenir Guy Lafleur.

Dans le cas d'Arnason, sa position au 7e rang fut obtenue quatre ans plus tôt, soit à l'été 1967, lorsque Pollock envoya trois attaquants aux nouveaux North Stars du Minnesota, soit André Boudrias, Bob Charlebois et Bernard Côté. Du lot, seul Boudrias parviendra à éclore, quelques années plus tard avec les Canucks.

Arnason débuta immédiatement comme professionnel en 1971-72, partageant la saison entre Montréal et les Voyageurs de la Nouvelle-Écosse dans la ligue américaine. Il fut même temporairement co-chambreur de Guy Lafleur à Montréal. Il ne joua toutefois que 17 matchs avec le grand club, récoltant 3 buts et aucune passe. Il passa plutôt la majorité de la saison avec les Voyageurs, avec qui il marqua 30 buts et gagna la coupe Calder au printemps 1972. Il obtint 13 points en 15 matchs durant ces séries.

* Fun fact, les Voyageurs étaient la première équipe canadienne de l'histoire à remporter la coupe Calder. Ils la remporteront à deux autres reprises (1976 et 1977). Les quelques autres équipes canadiennes à avoir aussi remporté ce trophée furent les Hawks du Nouveau Brunswick (1982), les Canadiens de Sherbrooke (1985), les Oilers de Cap Breton (1993), les Flames de Saint John (2001), les Bulldogs d'Hamilton (2007) et les Marlies de Toronto (2018). *

Arnason joua ensuite 19 matchs à Montréal en 1972-73 (1 but et 1 passe) mais aucun en séries alors que le CH remporta la coupe Stanley. Il joua de nouveau la majorité de l'année avec les Voyageurs, retournant de nouveau en finale mais cette fois-ci dans une cause perdante contre les Swords de Cincinnati. 

Une fois la saison terminée, voyant qu'Arnason ne produisait pas tellement à Montréal et avec de toute manière une bonne quantité de canons offensifs dans son alignement, Pollock décida de sacrifier Arnason en l'envoyant aux Flames d'Atlanta. En retour, le CH obtint un choix de première ronde l'année suivante. Pollock aura finalement réussi à rentabiliser ce choix puisqu'il sélectionnera le défenseur Rick Chartraw avec ce 10e choix au total en 1974. Chartraw rendra de fiers services au CH à la fin de la décennie, faisant partie des 4 éditions championnes de la Coupe Stanley de 1976 à 1979.

Arnason possédait un des plus puissants tirs de la ligue à l'époque. Mais il s'agissait apparemment de son seul véritable outil pour se démarquer dans la LNH et il était étiqueté comme étant unidimensionnel et peu fiable en défensive, ce qui n'aidait pas en plus de sa petite stature (5'10" et 180 livres). Il n'était donc pas indispensable.

Il débuta la saison 1973-74 avec sa deuxième équipe à Atlanta mais après seulement 33 matchs, il fut échangé de nouveau, cette fois aux Penguins en compagnie de Bob Paradise. En retour les Flames obtinrent Al McDonough. 

C'est avec les Penguins qu'Arnason jouera le plus longtemps, soit de janvier 1974 à janvier 1976. Durant ces deux années, il connaîtra sa meilleure production à la saison 1974-75, récoltant 26 buts et 32 passes pour 58 points et participant aux séries pour la première et seule fois de sa carrière.

Voulant retourner en séries l'année suivante, les Penguins échangèrent Arnason aux Scouts de Kansas City en compagnie du dur à cuire notable Steve Durbano. En retour, les Penguins reçurent Ed Gilbert et le capitaine des Scouts, Simon Nolet. 

Les deux équipes inversèrent également leur choix de première ronde en 1976, ce qui n'eut pas vraiment d'incidence sur les deux équipes. En tout, Arnason récolta 34 points en 75-76 avec les deux équipes, et termina la saison à -39. Les Scouts terminèrent à l'avant-dernier rang de la ligue.

Après avoir terminé 1976 avec les Scouts, il suivit la franchise défunte au Colorado sous le nom des Rockies. Il joua 61 matchs en 76-77 avec eux, récoltant 13 buts et 10 passes. Encore une fois, l'équipe termina avant-dernière.

Lors de la saison 1977-78, il ne récolta que 12 points en 29 matchs et fut rétrogradé dans les mineures le temps de 6 matchs avec les Roadrunners de Phoenix dans la CHL. Les Roadrunners étaient également affiliés aux Barons de Cleveland et j'imagine que c'est ainsi que les Barons eurent l'idée de faire l'acquisition d'Arnason en janvier 1978. 

En compagnie de Rick Jodzio, Arnason devint alors un Baron de Cleveland en retour de Ralph Klassen et Fred Ahern. C'est avec les Barons qu'il sembla connaitre ses meilleurs moments, récoltant 21 buts et 13 passes pour 34 points en seulement 40 matchs.

Jouer dans une équipe qui déménage abruptement ça voulait souvent dire avoir deux cartes lors de la même année, dont l'une avec le chandail «bleaché».
 

Cependant, les Barons en étaient à leurs derniers milles et fusionnèrent avec les North Stars du Minnesota après la saison 1977-78. Arnason fit initialement partie des joueurs protégés par les North Stars en vue de cette nouvelle version de l'équipe en 78-79, mais il ne joua cependant qu'un seul match en début de saison où il se blessa sérieusement. Et malgré ses 25 buts marqués l'année précédente, les North Stars semblèrent avoir peu d'espoir en lui et l'envoyèrent plutôt récupérer de sa blessure dans la CHL avec les South Stars de l'Oklahoma. 

En fin de saison, les Capitals de Washington, un autre club de fond de cave de l'époque, firent son acquisition en retour de considérations futures. Il y joua les 13 derniers matchs de sa carrière dans la LNH, n'amassant que 2 passes, suite à quoi ses droits furent retournés aux North Stars qui auront en fait simplement loué Arnason aux Capitals l'espace de quelques semaines.

Jouer dans ces équipes vous donnait également de grandes
chances d'avoir une carte «Now with»


Ou une photo de style «Mugshot»
 

Ses droits furent vendus aux Canucks de Vancouver à l'été 1979. Il n'y joua cependant jamais, passant l'entièreté de la saison 79-80 de retour dans la ligue centrale où il connut une saison ordinaire. 

Sans nouveaux débouchés en Amérique du nord, il opta d'aller jouer en Allemagne avec le Kölner EC. Il y joua 16 matchs avant de se blesser à nouveau, cette fois-ci une blessure sérieuse au genou qui mit fin à sa carrière.

 

En 401 matchs en carrière, sa fiche fut de 109 buts et 90 passes pour 199 points. 

Il a la distinction d'être le seul joueur de l'histoire à avoir joué pour 5 équipes défuntes (Atlanta, Kansas City, Colorado, Cleveland, Minnesota).

Après sa retraite, il devint propriétaire d'un terrain de golf à Winnipeg. Son fils, Tyler Arnason, est né en Oklahoma en 1979 lorsque son père était dans le club-école des North Stars. Il fut un choix de 7e ronde des Blackhawks en 1998. Il joua plusieurs saisons à Chicago durant leurs années de misère (perpétuant alors la tradition familiale), étant un de leurs rares marqueurs de buts. Il joua 487 matchs dans la LNH avec Chicago, Ottawa et Colorado.



mercredi 9 août 2023

Sondage: L'héritage des Barons/Seals



 


L'autre jour, j'observais mon collègue Martin ITFOR débattre sur le compte Twitter de Puckdoku sur ce qui advenait des éternels Barons de Cleveland / Seals de Californie dans l'histoire de la LNH. Comme vous le savez très probablement, cette équipe défunte occupe une place de choix dans nos cœurs ici à LVEUP. On en a parlé en détails et en détails et en détails, et plus d'une fois. Mais il est clair que ce n'est pas tout le monde qui se souvient ou qui ont de l'attachement pour les Barons/Seals et c'est plus qu'évident lorsque vient le temps de savoir où se situe cette franchise étrange dans l'arbre généalogique de la LNH. 

La complexité d'une telle question demeure liée au fait que contrairement à une équipe relocalisée comme les Nordiques, Whalers ou Scouts de Kansas City, les Barons ont plutôt fusionné avec une autre équipe, les North Stars du Minnesota, ce qui demeure à ce jour un cas unique dans l'histoire du «Big 4» nord-américain (LNH,MLB,NBA, NFL).

Plus tard, ces mêmes North Stars connurent une autre crise existentielle menant au départ de leurs propriétaires, les frères George et Gordon Gund, qui obtinrent de la LNH une nouvelle équipe d'expansion, les Sharks de San Jose, en 1991. Lors de la création de cette nouvelle équipe, la ligue procéda à la dissolution de cet accord de fusion de 1978 en permettant aux frères Gund de partir en Californie avec quelques-uns des espoirs des North Stars en plus de permettre à ces derniers de participer au repêchage d'expansion. Ensuite quelques années plus tard, les North Stars déménagèrent finalement à Dallas.

N.B. J'ai tellement écrit souvent ce dernier paragraphe dans ma vie... Pourtant je me tanne pas...


Faits saillants d'un match de fin de saison North Stars vs. Barons, le 29 mars 1978. Il s'agissait du dernier match entre les deux équipes avant la fusion, et un des derniers matchs des Barons, qui l'emportèrent 7-3.


Donc, comme vous pouvez voir, tout ça est compliqué. Et probablement inutilement compliqué pour le commun des mortels. Mais ici, nous ne sommes pas le commun des mortels et on aime aller au fond des choses et poser les vraies questions. Le temps est donc venu de finalement trancher avec la question suivante: «Où se situent actuellement les Barons (et les Seals) dans l'organigramme de la LNH?». On pourrait aussi simplifier cette question par «Où peut-on mettre des joueurs des Seals/Barons dans notre grille Puckdoku?»

On va donc faire un autre sondage pour en finir une fois pour toute. Voici d'abord vos trois choix de réponses possibles.

Option 1: L'option «standard»
Les Barons sont maintenant les Stars de Dallas

Contrairement à d'autres équipes défuntes qui ont cessé leurs activités sans déménager (comme c'était souvent le cas dans l'AMH), la ligue n'a pas procédé à un repêchage de dispersion où les joueurs des Barons se seraient retrouvés éparpillés à travers la ligue. À la place, les meilleurs effectifs des Barons devinrent des North Stars tandis que les plus faibles équipes de la ligue purent ramasser les quelques miettes et retailles restantes, moyennant une compensation financière, ce dont très peu d'équipes profitèrent de toute manière.

En fusionnant de la sorte, cette équipe amalgamée est devenue bien meilleure qu'à tout autre moment précédent de son histoire, que ce soit au Minnesota, à Cleveland ou à Oakland. Avec l'apport d'anciens Barons (et anciens Seals) comme Al MacAdam, Gilles Meloche et quelques autres bons plombiers, cette nouvelle mouture des North Stars est parvenue à éliminer les champions en titre, les Canadiens, durant les séries de 1980 avant de se rendre en finale contre les Islanders l'année suivante. On peut donc dire que le peu de bonnes choses qui ont été produites à Cleveland/Oakland ont finalement pu servir à quelque chose et laisser une empreinte au Minnesota. C'est un peu comme quand une de tes plantes meure et que tu te sers de la vieille terre pour transplanter d'autres plantes... Analogie.

L'équipe a ensuite continué contre vents et marées durant les difficiles années 80 avant de finalement lever l'ancre après la saison 1992-93, connaissant au passage une autre finale cendrillon en 1991 contre Pittsburgh, tout juste avant la «défusion» avec les Sharks.

Intéressant de lire que les Stars voulaient apparemment garder le nom temporairement avant de faire voter les fans pour un nouveau nom... J'imagine qu'ils ont laissé faire.

Les Stars de Dallas, contrairement à beaucoup d'équipes relocalisées, ont continué d'honorer l'héritage des North Stars, en gardant leur nom (sans le North), couleurs et chandails, et ont surtout conservé les anciens numéros retirés des North Stars comme le #8 de Bill Goldsworthy et le #19 de Bill Masterton. Ils ont même plus tard retiré le #7 de Neal Broten, même si ce dernier avait principalement joué au Minnesota et très peu à Dallas.

Donc, si les Stars respectent autant leur lignée, il devrait naturellement être de même pour leurs racines «Clevelandaises» et «Oaklandiennes». Donc, selon cette logique, l'héritage des Stars devrait inclure d'anciens Barons et Seals comme Carol Vadnais, Rick Hampton et Bobby Baun. Et de ce qu'on a pu voir, les North Stars n'étaient pas vraiment un facteur dans la LNH avant la fusion, ce n'est qu'en absorbant l'essence des Barons qu'ils ont finalement obtenu une véritable identité.

C'est généralement cette option qui semble la plus populaire, d'ailleurs il est possible de faire porter le chandail des Barons et des Seals aux Stars de Dallas dans la série NHL de EA Sports. It's in the game.

Passons donc à la deuxième option encore plus fantasque...

Option 2: L'option «romantique»
Les Barons sont maintenant les Sharks de San Jose

Avant de partir d'Oakland en 1976, George et Gordon Gund faisaient partie des actionnaires minoritaires des Seals. Suite au refus de la ville de San Francisco de bâtir un nouvel aréna pour héberger les Seals, les frères Gund convainquirent le propriétaire Mel Swig de tenter le coup dans leur ville natale de Cleveland. Suite au départ de Swig après une première saison catastrophique à Cleveland, les Gund lui rachetèrent l'équipe et procédèrent un an plus tard à cet accord historique (et bizarre) avec la LNH pour acheter les North Stars et fusionner les deux équipes en demeurant dans le plus fort des deux marchés, au Minnesota. Toutefois, les Gund n'étaient pas très attachés à cet état, en plus de connaître plusieurs épisodes fâcheux avec les autorités et gouvernements locaux. Lorsque l'opportunité de retourner en Californie se présenta, ils sautèrent sur l'occasion.

George Gund

En «défusionnant» les North Stars en 1991 et en procédant aux repêchages spéciaux discutés plus haut, les Gund ont fait naître les Sharks, et ce dans la région où leur projet avait autrefois échoué, la baie de San Francisco. Les Sharks sont ensuite devenus un grand succès à San Jose. De l'autre côté, les North Stars ont rapidement perdu du lustre après le départ des Gund avant d'être soudainement déménagés au Texas.

Donc il fait du sens de prétendre que les Sharks sont la continuation de l'ancienne franchise des Seals/Barons puisque leurs propriétaires n'étaient pas au Minnesota ni avant ni après ces deux accord de fusion/défusion. Si on suit le parcours des Gund, on peut bien tracer la ligne comme étant: SealsBaronsNorth StarsSharks, avec comme bonus le retour dans la baie de San Francisco.

J'ai appelé cette option «romantique» car en s'énervant un peu, on peut dire que les Barons et les Sharks sont nés de la passion et la persévérance des frères Gund. Même que leur présence au Minnesota, même si cela s'est terminé en queue de poisson (ou de requin), semblait nécessaire à la survie de l'équipe. Ils ont apporté une âme aux North Stars en 1978 et ils sont partis avec cette âme en Californie en 1991. L'équipe n'a ensuite pas fait long feu une fois les Gund partis.


Et en continuant dans cet aspect plus «spirituel», les Sharks ont même ramené l'ancien look des Seals lors du programme Reverse Retro la saison dernière. C'est probablement la première et seule fois à ma mémoire où les Seals furent remémorés de la sorte par une équipe et par la ligue. Même le logo et les couleurs des Sharks rappellent en grande partie ceux des anciens Seals, surtout le dernier chandail turquoise de l'équipe avant le départ à Cleveland.

Donc de gros points forts envers cette option, même si elle est plus tirée par les cheveux que les autres... Parfois l'aspect spirituel est plus fort que la logique en place. C'est un peu le même cas à Winnipeg, qui célèbre à fond ses anciens Jets d'antan mais qui n'en a rien à foutre de la lignée logique des Thrashers ou de quoi que ce soit qui se passe en Arizona. Difficile à contredire...

Option 3: L'option «plate»
Les Barons sont une équipe défunte, sans relocalisation.


Ceci est le statu quo dépressif, administratif, sans émotion et inévitablement logique de la LNH, qui n’accommode vraiment pas les geeks comme nous, et qui n'a pas vraiment tendance à vouloir célébrer ses échecs de toute manière. Un peu comme un jumeau siamois qui n'aurait pas survécu, les Barons ont simplement cessé leurs activités lors de cette fusion et leur lignée s'arrêta ainsi. Leurs choix au repêchage de 1978 furent annulés et le calendrier fut modifié pour retirer une équipe. Les joueurs ont bien sûr conservé leurs statistiques passées mais aucun record d'équipe des Barons et Seals ne fait maintenant partie de l'histoire des Stars. PAS MÊME DES SHARKS. TSÉ.

Suivant cette logique, les Barons entrent dans la même catégorie que les Americans de New York, les Quakers de Philadelphie ou les Tigers d'Hamilton, soit une équipe disparue sans aucune continuation dans la lignée. Et les Barons sont officiellement considérés comme étant la dernière équipe du Big 4 à avoir cessé ses activités.

Parenthèse ici alors que ce même genre de situation loufoque s'était autrefois produite avec les anciens Maroons de Montréal. Bien qu'on ne considère pas la chose comme étant une véritable fusion, les effectifs des Maroons furent absorbés par le Canadien lors de la fin de la franchise en 1938. Les Maroons et le CH avaient les mêmes propriétaires et aucun repêchage de dispersion n'eut lieu lors de la fin des Maroons, contrairement à ce qui s'était produit auparavant avec la fin d'autres franchises comme les Quakers ou les Eagles de St.Louis en 1935. Mais comme les Maroons étaient alors sur le respirateur artificiel, il n'aurait resté que très peu de joueurs intéressants à charogner pour les autres équipes.

Donc malgré que je considère cette option comme étant «plate», on peut bien sûr comprendre la logique de ne pas considérer les anciennes statistiques ou records d'une équipe défunte et non pas relocalisée. Pourquoi vouloir se compliquer la vie en tant que ligue professionnelle sérieuse? Si par exemple on se questionne à savoir qui était le meilleur marqueur de la franchise des Stars en 1975-76, on n'a pas à se questionner inutilement si c'était Bill Goldsworthy et ses 24 buts avec les North Stars ou bien Al MacAdam et ses 32 buts comme meneur chez les Seals. 

Heureusement, comme les Seals/Barons étaient poches et leur héritage presque nul, on ne retrouve pas vraiment de tels dilemmes. Il n'y avait pas vraiment de Wayne Gretzky sur place qui aurait pu, disons, scorer 69 buts en 1974 et ainsi détenir un record d'équipe «défunt» disparu des annales et détenu par aucune équipe actuelle...

Bref j'ai tu dit que c'était compliqué? 


Donc. Il est temps de choisir votre camp et de voter en grand nombre entre ces trois options. Êtes vous plus «standard», «romantique» ou «plate»? Comme nous nous auto-proclamons comme étant l'autorité en ce qui concerne les Barons/Seals, ce jugement sera ensuite gravé à jamais dans les annales du destin.

VOTEZ.

vendredi 16 avril 2021

Les premiers buts (2e partie)

 

Voici la deuxième partie de cette série que j'écris véritablemt à mesure que je découvre l'information. Le concept est de découvrir quel fut le marqueur du premier but en saison régulière de l'histoire chaque franchise de la LNH. Parfois ce sont des joueurs auxquels on s'attendait mais plus souvent ce sont des surprises et des joueurs obscurs, ce que j'aime particulièrement. On continue dans l'ordre alphabétique traditionnel, en déviant au besoin lorsque des franchises ont déménagé.

Continuons donc avec les Blackhawks. Si vous avez manqué la première partie, cliquez ici.


Black Hawks de Chicago

Ah les années 20! C'est comme si c'était hier. En fait oui c'était hier et même aujourd'hui car nous sommes dans les années 20 du 21e siècle. Mais moi je parlais plutôt des années 1920. Non ce n'était pas hier que le premier but des Blackhawks fut compté mais plutôt le 17 novembre 1926, premier match de la saison de la nouvelle franchise des Blackhawks de Chicago qui recevaient les St.Patricks de Toronto, plus tard renommés sous le sobriquet des Maple Leafs. C'est donc l'éternel George Hay qui marqua le premier but des Blackhawks, et ce assez égoïstement sans assistances. Les Blackhawks remportèrent ce premier match 4-1 et terminèrent cette première saison avec une fiche de 19-22-3, assez pour faire les séries à l'époque.
 
Hay était un des meilleurs marqueurs de la ligue de la côte ouest dans les années 20. Il s'amena dans la LNH avec les Chicago mais n'y joua qu'une saison avant d'être échangé à Detroit où il joua le reste de sa carrière. Il est considéré comme un des meilleurs manieurs de bâton de son époque. Membre du temple de la renommée depuis 1958.
 
Avalanche du Colorado

L'Avalanche débuta ses activités le 6 octobre 1995 en recevant les Red Wings de Detroit. C'est Valeri Kamensky qui marqua le premier but de l'histoire de l'équipe à exactement mi-chemin de leur première période d'existence. On a ainsi droit à un premier but à thématique KKK avec des mentions d'assistance à Uwe Krupp et Andrei Kovalenko. Le premier du genre jusqu'à l'ère Koivu-Kovalev-Komisarek... ou peut-être que c'est arrivé aussi à Detroit avec Kozlov, Konstantinov et... Klarionov.

Pour revenir à ce premier but de l'Avalanche, c'était dans ces étranges premières semaines de cette équipe nouvellement débarquée de Québec et qui portait des casques noirs lors de ses premiers matchs à domicile avant de changer peu après pour des casques blancs.



Nordiques de Québec

Pour les ancêtres de l'Avalanche, et bien c'est Réal Cloutier qui marqua le premier ainsi que tous les buts du premier match LNH de l'équipe sous le nom des Nordiques, le 10 octobre 1979 contre les Flames d'Atlanta.

Je ne peux vraiment faire plus que de vous mettre ce vidéo pour vous remettre dans l'ambiance de l'époque.





Blue Jackets de Columbus

Pour cette équipe de l'Ohio, et bien c'est l'ancien des Sénateurs Bruce Gardiner qui ouvrit le bal en ce 7 octobre 2000 à domicile contre les Blackhawks. Columbus démarra d'ailleurs ce match en lion avec une avance de 3 buts en première période mais perdit finalement le match 5-3... Columbus terminera cette première saison avec un bilan potable pour une équipe de première année avec une fiche de 28-39-9-6.

Gardiner est un joueur obscur, typique d'une équipe d'expansion mais son historique personnel est intéressant. Voir ce texte du 7 décembre 2015 pour en savoir plus.



Stars de Dallas

Pas mal le meilleur joueur qui pouvait marquer ce premier but de la franchise à Dallas après leur déménagement du Minnesota, à part peut-être Mike Modano. Ce fut d'ailleurs un bon choix pour la franchise de retirer le numéro 7 de Broten, même s'il n'a pas beaucoup joué à Dallas.

Ce premier but en territoire du Texas dans l'histoire de la LNH eut lieu le 5 octobre 1993 contre Detroit qui furent battus 6-4 contre ces nouveaux Stars. Un but assez fou d'ailleurs assisté par Mike McPhee... et probablement 2-3 autres joueurs non-officiellement...




North Stars du Minnesota


Avant d'être à Dallas, les Stars étaient plus au nord et débutèrent leurs activités en même temps que 5 autres équipes d'expansion pour la saison 1967-68. C'est un autre joueur emblématique de la franchise, le regretté Bill Masterton, qui marqua le premier but de l'équipe le 11 octobre 1967 lors d'un match nul de 2-2 contre St.Louis. Masterton ne marquera que 3 autres buts durant sa courte carrière avant de décéder tragiquement des suites d'une mise en échec où sa tête heurta la glace. Il est bien sûr celui envers qui sera dédié le trophée à son nom, récompensant la persévérance et l'esprit sportif.



Sur une note plus joyeuse, nos lecteurs de longue date sont surement impatients de connaitre le prochain ''premier buteur'', car dans l'arbre généalogique et l'ADN des Stars de Dallas, il n'y a pas seulement les anciens North Stars mais aussi les mythiques Barons de Cleveland, équipe qui fusionna avec les North Stars en 1978. Je crois que j'en ai déjà parlé, peut-être même 2 ou 3 fois dans le passé.

Alors lequel de mes joueurs cultes ce sera? Dennis Maruk? Rick Hampton? Al MacAdam?


Barons de Cleveland


... insérez sons de criquets ici.

Fred Ahern? Je le connais même pas. Et je connais quand même un bon nombre de ces joueurs obscurs qui ont joué pour les Barons. Son but fut sur des aides de Jim Moxey... WTF. Un autre que je ne connais pas. Je suis un peu déçu ici. Ahern était un produit de l'équipe de l'époque des Golden Seals qui joua une centaine de matchs dans la LNH avec Oakland, Cleveland et Colorado, trois des pires «pit stops» que tu pouvais faire dans la LNH à l'époque. Un peu la même histoire pour Moxey, qui joua une soixantaine de matchs avec les Barons en 2 ans et ensuite quelques matchs avec les Kings.

Ouais ben c'est pas le Pérou pour les Barons. C'est même assez typiquement Cleveland... Et inutile de vous dire que je n'ai pas trouvé de vidéo de ce fameux but. Ce but fut le premier de deux dans ce premier match à Cleveland, un match nul de 2-2 contre les Kings le 6 octobre 1976.

Je peux quand même me rabattre sur le 2e but qui lui est plus intéressant:


Bon, là tu parles!

Comme je disais il n'y a malheureusement pas beaucoup d'archives vidéos des Barons. Je vous mets quand même hors-sujet ce vidéo d'une demie-heure d'un match de 1977 contre les Penguins. Ça vaut la peine pour voir l'ambiance déchainée du Richfield Coliseum et d'écouter l’enthousiasme contagieux de l'annonceur.


Bon et bien on va terminer cette partie de la meilleure façon possible avec l'autre branche cassée de l'arbre généalogique des Stars, les Golden Seals, premièrement connus sous le nom des Seals d'Oakland. Et je vais me garder une gêne et je parlerai même pas des Sharks tout de suite.

Seals d'Oakland


Bon, un autre que je ne connais pas. Ce Kent Douglas a cependant joué plus de 400 matchs dans la LNH mais comme c'était principalement avec les Maple Leafs c'est normal que j'aie un petit blanc. Il a même remporté le trophée Calder en 1963, joué trois fois au match des étoiles dans les années 60 et remporté la coupe de 1963 avec les Leafs en plus de 3 coupes Calder dans la ligue américaine. Il était même le premier défenseur à recevoir le trophée Calder. Je m'avoue vaincu ici alors que c'est vraiment pas un tout nu. Et que dire de ce premier but pour les Seals. Ça c'est mieux que toutes ces coupes et ce trophée Calder. Les Leafs n'avaient cependant plus de place pour lui en 1967. Il n'a même pas joué durant les séries et durant la dernière conquête des Leafs et il fut laissé disponible pour le repêchage d'expansion.

Note à moi-même, me renseigner sur ce fameux ''Swarbrick'', récipiendaire de la 2e mention d'assistance de l'histoire des Seals.

Ce premier but et premier match des Seals annonçait des choses prometteuses car ils gagnèrent ce match du 11 octobre 1967 par la marque de 5-1 contre les Flyers. Mais ils terminèrent cette première saison avec seulement 15 victoires et hors des séries comme souvent durant le reste de leur histoire.

Douglas ne joua qu'une quarantaine de matchs à Oakland avant d'être échangé à Detroit. Il ne joua que très peu dans la LNH par la suite, terminant sa carrière en 1976 avec les Clippers de Baltimore.

C'est donc ce qui conclut cette 2e partie. Dans la 3e on verra les Red Wings, les Oilers, les Kings, le Wild et plein d'autres.

C'est à suivre.

dimanche 5 juillet 2020

Joueur oublié des 90's #34 - Jock Callander




Né le 23 avril 1961 à Regina, William Darren ''Jock'' Callander n'aura joué qu'une centaine de matchs dans la LNH mais il fut un des meilleurs marqueurs de l'histoire des ligues mineures et il aura quand même eu le temps de laisser sa marque dans la LNH en contribuant au parcours d'une équipe championne.




Callander joua son hockey junior dans sa ville natale avec les Pats de Regina, où il joua 4 ans. Lui et son coéquipier Dave Michayluk terrorisèrent les gardiens de la WHL pendant deux saisons, soit en 1980-81 où Callander obtint 153 points (au 2e rang de la ligue) et ensuite en 1981-82, où il obtint 79 buts et 190 points, bon pour le premier rang des pointeurs. Michayluk eut pour sa part des saisons de 133 et 173 points respectivement. 

Cependant, lors de sa première année d'admissibilité au repêchage, Callander ne fut pas repêché, tandis que Michayluk fut choisi en 4e ronde par les Flyers au repêchage de 1981. Ce repêchage était la première année où les équipes pouvaient repêcher des joueurs âgés de moins de 18 ans et Callander en avait alors 19 tandis que Michayluk en avait 18, ce qui explique selon lui qu'il fut boudé par la LNH. Seulement 5 joueurs de ce repêchage avaient plus de 19 ans.

Il fut toutefois signé par les Blues après son stage junior, mais ne jouera jamais avec eux, évoluant plutôt avec leurs différents clubs-école à Salt Lake City et au Montana dans la CHL. Lorsque la CHL ferma les livres en 1984 et que son contrat avec les Blues se termina, Callander signa dans la IHL avec les Lumberjacks de Muskegon pour la saison 1984-85. Il fit rapidement sa niche dans cette ligue en pleine ascension, récoltant 107 points lors de sa première saison.





Pendant ce temps, son grand ami Michayluk faisait son chemin dans l'organisation des Flyers à travers leurs nombreux clubs-écoles, eux qui changeaient presque annuellement leurs affiliations durant cette période. Il ne joua que 14 matchs avec le grand club, qui le libéra en 1985 après son contrat terminé.  Ayant passé la saison 1984-85 avec le club-école secondaire des Flyers à Kalamazoo, Michayluk espérait y retourner en 1985-86, mais fut plutôt convaincu par le propriétaire des Lumberjacks de venir rejoindre son ancien coéquipier Callander à Muskegon.

Les deux retrouvèrent leur chimie du junior et devinrent un des meilleurs duos de l'histoire de la IHL et des ligues mineures. Callander obtint 111 points en 85-86 tandis que Michaluk en obtint 104. Les Lumberjacks remportèrent également le premier championnat cette même année.

La saison 1986-87 fut encore meilleure pour Callander qui termina au premier rang des pointeurs de la IHL avec 136 points. Cet excellent rendement attira l'attention du club affilié aux Lumberjacks, les Penguins de Pittsburgh, qui le signèrent pour la saison 1987-88 qu'il passa à moitié à Pittsburgh, y jouant ses 41 premiers matchs et récoltant 11 buts et 27 points. Il fit ainsi la navette Pittsburgh/Muskegon pendant les deux saisons suivantes et remporta au passage un deuxième championnat avec Muskegon en 1989.




Il se blessa toutefois pendant la saison 1990-91 et ne joua que 30 matchs. Il se reprit en 1991-92 et franchit de nouveau le plateau des 100 points à Muskegon avec une récolte de 112 points. Cependant, il semblait avoir régressé dans la hiérarchie de la puissante équipe des Penguins, alors qu'il n'avait plus été rappelé depuis mars 1990 et il était incertain de retourner un jour dans la LNH.

Mais tout changa durant les séries de 1992. Alors que les Lumberjacks étaient de nouveau au sommet et se préparaient de nouveau pour la finale, Callander, Michayluk et leur compagnon de trio Mike Needham furent rappelés en renfort par les Penguins, eux aussi en pleines séries et défendant leur titre de 1991. Les Penguins étaient toutefois décimés par les blessures, notamment à Mario Lemieux et Joe Mullen. 

Les 3 meilleurs attaquants des Lumberjacks vinrent donc former ce qui devint la ''Muskegon Line'' à Pittsburgh le temps de quelques matchs. Callander, le premier rappelé, fut celui qui performa le plus avec 1 but et 3 passes en 12 matchs. Michayluk fut rappelé quelques jours plus tard et ne joua donc que 7 matchs, obtenant 1 but et 1 passe. Il s'agissait de ses premiers matchs dans la LNH en presque 10 ans alors que son dernier match avec les Flyers remontait à novembre 1982. Needham ne joua pour sa part que 5 matchs.




Pendant leur absence, les Lumberjacks furent balayés en finale en 4 matchs par les Blades de Kansas City et Callander se sentit un peu triste d'avoir dû laisser ses coéquipiers derrière, mais il réalisait également qu'il s'agissait de l'opportunité d'une vie. Les joueurs de la Muskegon Line virent donc leur nom être gravé sur la Coupe Stanley, car ils jouèrent durant la finale contre Chicago. En fait seulement Callander et Michayluk jouèrent au moins un match en finale, mais Needham obtint malgré tout son nom sur la coupe.

Je crois que l'équipe dut faire pression sur la ligue pour ne pas briser l'esprit de la Muskegon Line, qui était une des histoires ''feel-good'' des médias de Pittsburgh durant ce parcours en séries.


Callander au centre avec la coupe et entouré de Mike Needham (premier à gauche)
et Dave Michayluk (premier à droite de Callander).
Ah et aussi quelques autres joueurs peu importants comme Larry Murphy, Jaromir Jagr et Mario Lemieux


Maintenant agent libre après cette conquête, Callander signa avec la nouvelle équipe du Lightning de Tampa Bay durant l'été 1992. Il joua quelques matchs avec le Lightning en début de cette saison inaugurale, mais n'obtint que 1 but et 1 passe en 8 matchs et fut renvoyé dans les mineures, cette fois avec les Knights d'Atlanta, toujours dans la IHL. Après cette seule saison dans l'organisation du Lightning, il décida de retourner exclusivement avec les Lumberjacks. Cependant, la finale de 1992 furent les derniers matchs de cette franchise à Muskegon alors que l'équipe déménagea ensuite dans un plus grand aréna, à Cleveland.

La IHL était alors en pleine expansion et occupait de plus en plus de gros marchés comme Las Vegas et Chicago, laissant en plan des plus petites villes du midwest comme Muskegon. Les salaires et les conditions s'améliorèrent dans cette ligue qui pensait même pendant un moment à compétionner directement avec la LNH comme circuit majeur (voir texte du 28 janvier 2016). Il faisait donc beaucoup de sens pour un joueur vedette dans cette ligue de signer exclusivement avec une équipe et non pas un contrat incertain à deux volets avec une équipe de la LNH.

Callander continua donc son chemin dans la IHL en Ohio et retrouva une fois de plus son comparse de toujours, Dave Michayluk. Ce dernier joua avec les Lumberjacks jusqu'à sa retraite en 1997, tandis que Callander y joua jusqu'en 2000. Au passage, les deux continuèrent d'empiler les buts et les points jusqu'à cimenter leur légende éternelle dans les livres d'histoire de la IHL et des circuits mineurs. Michayluk, qui obtint 8 saisons de suite de plus de 100 points dans cette ligue, termina sa carrière au premier rang des marqueurs de l'histoire avec 547 buts. Callander termina au 2e rang pour les pointeurs derrière Len Thornson (voir texte du 29 oct. 2016), mais figure au premier rang si on combine les points en saison et en séries avec une récolte de 1402 points.

Une petite parenthèse ironique se produisit pour eux en 1994 lorsque les joueurs des Lumberjacks furent utilisés pour occuper le rôle des Blackhawks de Chicago dans le film ''Sudden Death'' avec Jean-Claude Van Damme. Callander et Michayluk durent donc en quelque sorte re-créer la finale de 1992, mais cette fois-ci dans le camp ennemi...

Il demeura à Cleveland suite à sa retraite, d'abord comme assistant-entraîneur avec les Lumberjacks en 2000-01 soit la dernière année d'existence de la IHL. Il gradua ensuite dans la AHL avec les Aeros de Houston, mais revint plus tard à Cleveland dans la nouvelle organisation des Monsters de Lake Erie. Il demeure à ce jour dans l'organisation, où il occupe plusieurs chaises comme celle du directeur senior des affaires hockey en plus d'être assistant-entraîneur et analyste à la télé locale. Par contre, il n'occupe cette fonction que durant les matchs locaux et non pas sur la route.

Malgré qu'il n'a jamais joué avec les Monsters, son numéro 15 fut retiré l'équipe pour ses années passées avec les Lumberjacks et son implication dans le hockey mineur dans la région. Son numéro fut également retiré par les Pats de Regina.

En 109 matchs dans la LNH, il obtint 22 buts et 29 passes pour 51 points.
En 1054 matchs dans la IHL, il obtint 477 buts et 769 passes pour 1242 points en saison régulière et 73 buts et 87 passes pour 160 points en séries.


Sources:
wikipedia
Hockey DB
Eliteprospects
Has it really been 25 years since the Muskegon line helped win the Stanley Cup?, The Times, 23 avril 2017
League passes into history, The Globe and Mail, 13 juin 2001
Cleveland Lumberjacks: The Land’s Last IHL Team, The Sin Bin, 7 janvier 2020

jeudi 30 avril 2020

Des cossins des Barons de Cleveland






Je classe les trucs que je trouve sur internet dans plusieurs dossiers dans mon ordinateur. Un de ces dossier s'appelle ''Cossins Barons'' et je le garde depuis plusieurs mois même plusieurs années en pensant un jour les utiliser ici sur ce blog. C'est aujourd'hui que ça se passe alors que je vous dumpe tout ça d'un seul coup.

Certificat d'assistance du premier match à domicile de l'histoire des Barons.

Dans la même veine, je crois qu'il s'agit d'un autocollant


Un macaron de détenteur de billet de saison des Barons
P.S. ils étaient 16...


Un poster remis lors d'un match contre les Bruins

Un aiguisoir à crayon en forme de puck

Une poubelle...

Une bavette

Une annonce pour les matchs à la radio

Une bague remise aux joueurs

Des ''sweat bands''

Un autocollant de pare-choc

Une casquette

Une tirelire


Billet de la deuxième et dernière saison des Barons


Finalement, un rabais pour une bière à l'aréna des Barons - un must pour tout spectateur des Barons qui se respectait

lundi 14 octobre 2019

Des photos rares des Barons de Cleveland




Dans les dernières semaines j'ai quelque peu redécouvert Pinterest, un site auquel je n'avais aucun réel intérêt si ce n'est que de consulter les nombreuses pages d'idées de décoration ou de party d'Halloween de mon épouse. Cependant, j'ai récemment commencé à y chercher des photos de hockey et j'ai été grandement surpris du nombre de photos impressionnantes que j'y ai trouvé. Je me suis rendu compte après quelques temps que je ne pouvais plus m'arrêter et j'ai téléchargé un très grand nombre d'images que je garde en archive pour mes articles. En voici une petite partie sur un sujet auquel moi et mes collègues revenons tout le temps, les Barons de Cleveland.



Le défenseur Jeff Allan n'a joué que 4 matchs en carrière dans la LNH mais au moins il avait la chance de porter ce splendide chandail durant ces quatre matchs.


Comme vous le savez, j'ai une obsession morbide et particulière avec cette équipe. Le fait que ce soit durant les difficiles années 70 dans la LNH, dans la ville moribonde de Cleveland et avec une équipe aussi mal gérée héritière des piteux Seals de Californie fait des Barons un sujet irrésistible dont je pourrais parler pendant des jours. En cherchant ces photos, j'essayais d'en trouver des nouvelles que je n'avais jamais vu, surtout de l'aréna des Barons, le Richfield Coliseum. J'aime essayer de trouver des photos de matchs locaux où l'on peut voir leurs nombreux sièges vides, un peu comme j'ai fait il y a quelques semaines pour les Scouts de Kansas City (voir texte du 2 sept. 2019). 


Le légendaire Gilles Meloche contre les Blues en 1977-78.

Bob Murdoch en 1976-77 contre les North Stars
Murdoch était un des 3 marqueurs de plus de 20 buts chez les Barons cette saison-là

Photo légèrement floue contre les Bruins

Les Barons jouaient leur matchs au Richfield Coliseum, situé dans le milieu de nulle part entre Cleveland et la ville D'Akron (voir texte du 9 sept. 2011).

Match du 25 février 1978, la pire défaite de la courte histoire des Barons par la marque de 13-3 contre Buffalo.

Des visages longs avant un autre match à Cleveland en 1977-78. Le joueur à l'avant-plan est l'ex-capitaine Jim Neilson qui perdit le ''C'' cette saison-là au profit d'Al MacAdam. Celui derrière lui qui a l'air stone/saoûl est le défenseur Jean Potvin, frère de Denis, qui s'est fait échangé des Islanders aux Barons en janvier 1978 en compagnie de Jean-Paul Parisé. Les Islanders recurent l'attaquant Wayne Merrick et le défenseur Darcy Regier en retour. Potvin fut toutefois rapatrié par les Islanders en 1980.


Même lors d'un match acceuillant les puissants Canadiens de Montréal, les Fans ne furent pas nombreux au Richfield Coliseum.

Cette triste bouille est celle de Rick Jodzio, plutôt reconnu pour son assault sauvage envers Marc Tardif des Nordiques en 1976 (voir texte du 27 nov. 2011). Jodzio joua en 1977-78 sa seule saison dans la LNH, une saison qu'il partagea entre les Rockies du Colorado et les Barons.


Un autre match à guichets ouverts contre les Red Wings.


Des rideaux beiges... On ne peut pas faire plus 1977

Conférence de presse avec le directeur de l'Association des joueurs Alan Eagleson ainsi que plusieurs joueurs des Barons. Eagleson annonçait alors le plan de survie pour permettre aux Barons de terminer la saison 1976-77 (voir texte du 20 février 2016.)

Mais tout n'était pas glauque chez les Barons. Leur chandail était selon moi un des plus beaux de l'époque.

Et on retrouvait également à Cleveland une des meilleurs collections de moustache de la LNH.
Dans l'ordre 1re rangée; Rick Hampton, Gilles Meloche
2eme rangée: Dennis Maruk, Bob Murdoch, Al MacAdam

Meloche avait également à un certain moment un des plus beaux masques de l'histoire.



Gary Edwards en avait un pas mal non plus.

Terminons ici avec une des plus belles photos de hockey que j'ai jamais vu. On y voit Meloche discutant au centre de la glace avec son ancien coéquipier Gary ''Cobra'' Simmons. Simmons avait joué avec Meloche à Oakland et ensuite lors de la première saison des Barons en 1976-77. Il fut échangé aux Kings en janvier 1977 contre ce même Gary Edwards vu précedemment. On ne peut qu'imaginer leur discussion. Pour ma part j'imagine Simmons raconter à Meloche son bonheur d'être de retour en Californie et de ne plus être avec une équipe dans le trou.