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vendredi 17 mars 2023

Kyle McDonough





 


Né le 20 février 1966 à Manchester au New Hampshire, Kyle McDonough joignit les rangs des Catamounts de l'Université du Vermont en 1985-85. Il y joua durant quatre saisons et fut nommé sur l'équipe d'étoiles de sa division en 1988-89. Non repêché par une équipe de la LNH, il mit le cap sur l'Europe, d'abord au Danemark et ensuite en Norvège. 

Il tenta ensuite le coup dans la ECHL en 1991-92 avec les Icecaps de Raleigh mais cela ne dura que deux matchs, suite à quoi il retourna en Europe dans la ligue du Royaume-Uni. Par la suite, il retourna jouer en Norvège et, à l'exception d'une saison passée en Suède, il y joua exclusivement pour le restant de sa carrière, soit jusqu'en 2002, le tout culminant par un championnat lors de cette dernière saison.

Mais avant sa carrière professionnelle et universitaire, McDonough a grandi dans son patelin de  Manchester au New Hampshire et avait comme ami notable le futur célèbre comédien Adam Sandler qu'il a rencontré lors de son premier jour d'école. Les deux sont d'ailleurs toujours amis à ce jour. 




Le père de Sandler amenait souvent son fils et ses amis jouer au golf. McDonough avait un impressionnant drive et parvenait toujours à envoyer la balle beaucoup plus loin que les autres et il attribuait cet exploit à son lancer frappé au hockey. De là naquit l'inspiration pour Sandler du personnage de Happy Gilmore, héros titulaire du film paru en 1996 ou Sandler joue un hockeyeur au tempérament violent qui se distingue chez les pros avec son drive hallucinant et son fameux chandail des Bruins. 

Dans la vraie vie, McDonough n'était pas aussi impulsif que Gilmore et seulement l'aspect de son lancer frappé fut utilisé pour le personnage, le reste étant totalement différent.


 

McDonough a plus tard participé au tournage du film «Grown Ups 2» mais sa scène ne fut pas utilisée dans le résultat final.

S'il n'a pas réussi à percer au golf, ni dans les rangs professionnels nord-américains, McDonough demeure à ce jour au 8e rang de l'histoire de la ligue de Norvège avec 271 buts, 326 passes pour 597 points en 313 matchs. Il est d'ailleurs le plus grand pointeur de cette ligue à être originaire d'un autre pays.

 

Son frère, Hubie McDonough, a toutefois réussi à se rendre à la LNH. Non-repêché, il a quand même joué 195 matchs dans la LNH avec les Kings, les Islanders et les Sharks, avec notamment une saison de 18 buts en 1989-90 à Long Island.

Pour compléter sur le sujet de Happy Gilmore, apparemment que Joe Sakic fait partie des figurants de la fameuse scène où Happy participe et se fait couper d'un camp d'entrainement. Mais malgré plusieurs visionnements durant ma vie, je n'ai jamais réussi à l'identifier.


 

Sources:
Ex-Racer the inspiration for Happy Gilmore, britishicehockey.co.uk, 13 mai 2016

jeudi 8 février 2018

Découvrez quelques olympiens




Pour ces Olympiques de 2018, on sait tous que le tournoi de hockey ne sera pas à la hauteur des éditions précédentes en ce qui concerne le talent brut. Il est certain que contrairement aux autres disciplines, on n'aura pas droit aux meilleurs athlètes de la planète mais moi, j'ai décidé de me résigner et j'anticipe avec une grande hâte ce tournoi des mal-aimés et des has-been. Je trouve même qu'on était trop gâtés lors des tournois précédents, alors que le Canada dominait presque tous ses adversaires et la victoire semblait acquise d'avance dans trop de suspense (j'exclus 2006 de cette argumentation).

Alors pour 2018, on retrouve cette fois des has-been, des jeunes joueurs junior et collégiaux, des expatriés en Europe, des joueurs des mineures et quelques futurs choix au repêchage en juin prochain. Si seulement la KHL s'était aussi rétractée ça aurait été parfait. La plupart des projecteurs seront donc tournés vers les Russes ou des joueurs comme Rasmus Dahlin, mais moi je vais plutôt décortiquer les sites de statistiques lorsque je vais revoir d'anciens noms familiers pour voir où ils sont rendus dans leur carrière ou bien quel joueur de la Slovénie est le plus proche parent de Anze Kopitar.

Voici cinq joueurs que j'ai hâte de voir (ou de revoir) en action. Vous avez probablement tous analysé l'équipe canadienne, alors je ne vais pas en inclure ici.


Alex Plante (D)
Corée du Sud

J'avais remarqué que l'équipe coréenne comprenait quelques joueurs à la double citoyenneté canadienne et sud-coréenne, mais voici un joueur qui selon son parcours aurait probablement pu faire l'équipe canadienne. Alex Plante est un ancien projet avorté des Oilers d'Edmonton qui l'ont repêché au 15e rang du repêchage de 2007. Je le connais surtout parce que je jouais souvent avec les Oilers en mode Franchise à NHL 11 et NHL 12 et Plante faisait partie de ma relève dans les mineures. Mais à l'instar du joueur dans le jeu, il n'a jamais su s'imposer dans la LNH, seulement 10 matchs avec les Oilers en trois saisons ou il obtint deux maigres mentions d'assistance.

Quand son contrat avec les Oilers fut échu, il signa en Autriche durant l'été 2013. Il joua une autre saison en Norvège et décida en 2015 de s'enligner dans la Asia League Ice Hockey (ALIH). Il est à noter qu'il est le plus grand et le plus lourd joueur actif de cette ligue à 6' 5'' et 229 livres. Son club, Anyang Halla est le plus vieux club de hockey de l'histoire de la Corée du Sud (formé en 1994) et il compte d'ailleurs sur trois autres canadiens d'origine (et maintenant à double citoyenneté) qui seront aussi aux Olympiques dont le gardien partant Matt Dalton.


Michael Swift (C)
Corée du Sud

Plante était le seul joueur de l'équipe coréenne qui m'était familier mais en fouillant davantage, je me suis intéressé au parcours d'un autre canadien naturalisé en Corée du Sud, Michael Swift.

Cet ancien capitaine des Ice Dogs de Niagara n'est nul autre que le meilleur joueur de l'histoire de la ligue asiatique avec 503 points en 286 matchs. Seulement deux joueurs (tous deux originaires du Japon) le devancent de quelques points seulement dans l'histoire des pointeurs de la ligue, mais ils ont cependant joué 200 matchs de plus que le Gretzky de la ALIH. Après son stage junior avec Niagara et quelques saisons dans le système des Devils et des Sharks, ce petit attaquant (5' 9'') s'est joint au club coréen Gangwon High1 ou il joue depuis la saison 2011-12.

Lui et les quelques autres expatriés canadiens devraient former la première ligne d'attaque des Coréens qui seront dirigés par deux ex-joueurs de la LNH originaires de Séoul, Jim Paek (champion de la coupe Stanley avec les Penguins dans les années 90) et Richard Park. J'estime qu'après le Canada, l'équipe sud-coréenne sera celle que je suivrai le plus.

En passant, aucun membre de l'équipe hôtesse ne provient de la Corée du Nord.


Ladislav Nagy (AD)
Slovaquie

Ladislav Nagy est un exemple typique d'un joueur semi-vedette qu'on oublie graduellement au fil des années. Un joueur qui jadis semblait prometteur avec les Coyotes de Phoenix, il a souvent été ralenti par les blessures et il est subtilement disparu du radar nord-américain depuis. Il fut originalement un produit issu des Blues de St. Louis mais il fit partie de l'échange impliquant Keith Tkachuk en 2001 et il s'amena donc en Arizona. Il fut un joueur productif avec près d'un point par match durant quelques saisons, mais les Coyotes l'envoyèrent aux Stars de Dallas en 2007, une expérience qui fut sans succès pour les Stars. Il signa ensuite avec les Kings mais ne joua que 38 matchs avec eux en 2007-08, passant le reste du temps sur la liste des blessés.

Il joua ensuite dans la KHL et dans la ligue de Suède. Il est depuis deux ans le capitaine du club HC Kosice de la ligue slovaque ou il continue à 39 ans d’amasser les points. Il sera le plus vieux membre de l'escouade slovaque.


Björn Krupp (D)
Allemagne

On retrouve quelques ex-joueurs de la LNH avec l'équipe allemande comme Marcel Goc, Christian Errhoff et l'entraîneur Marco Sturm. Mais moi, celui qui a capté mon attention a lui aussi une double citoyenneté car son père est l'illustre joueur allemand et ex-Nordique Uwe Krupp. Né à Buffalo lorsque Uwe était membre des Sabres, Björn Krupp quitta l’Amérique en 1996 lorsque ses parents se séparèrent et il quitta pour l'Allemagne avec sa mère. Il revint vivre avec son père lorsque ce dernier évoluait avec les Red Wings de Détroit vers la fin de sa carrière et c'est à se moment que Krupp fils commença à jouer au hockey.

Il joua plus tard pour l'équipe américaine des moins de 16 ans et des moins de 17 ans et alla ensuite faire son stage junior avec les Bulls de Belleville dans la OHL. Moins doué offensivement que son père, Björn a toutefois un physique imposant. Il joue dans la ligue allemande depuis 2011.


Patrick Thoresen (AG)
Norvège

Si l'équipe de la Corée du Sud m'intrigue particulièrement avec ses nombreux faux-coréens, l'équipe de la Norvège me captive tout autant mais il en a toujours été ainsi, car je me suis toujours demandé pourquoi la Norvège n'était pas au même niveau que plusieurs de ses voisins scandinaves en terme de hockey. Seulement 8 joueurs nés en Norvège ont joué un match dans la LNH. Le seul encore actif et le meilleur Norvégien de tous les temps est l'attaquant des Rangers, Mats Zuccarello. Il y aurait aussi l'ex du CH Andreas Martinsen qui est techniquement sous contrat avec les Blackhawks mais jusqu'à maintenant, il a passé toute la saison dans la ligue américaine.

Bref, la Norvège n'a jamais été une puissance. Aux Olympiques, leur meilleur résultat fut une 8e place en 1972 aux Jeux de Sapporo au Japon. La plupart des membres de l'équipe norvégienne à Pyeongchang évolue dans la ligue suédoise ou dans d'autres ligues européennes. On en retrouve quelques-uns dans la ligue norvégienne de moins bon calibre. Le seul olympien qui a déjà joué dans la LNH et leur seul membre actif en KHL est Patrick Thoresen.

Le plus vieux membre de l'équipe a 34 ans.  Thoresen est un habitué de la scène internationale. Son père Petter, qui est l’entraîneur de l'équipe, est également un des meilleurs joueurs de l'histoire du pays, ayant fait partie de l'équipe olympique de 1980 à 1994. Pour sa part, Patrick opta de faire son hockey junior dans la LHJMQ avec le Drakkar de Baie-Comeau (l'équipe parfaite pour un Norvégien) et les Wildcats de Moncton. Il retourna ensuite en Europe dans la ligue suédoise mais signa comme agent libre avec les Oilers d'Edmonton en 2006 et à la surprise générale, il obtint un poste dans le grand club pour la saison 2006-07. Il ne fit pas long feu dans la LNH, seulement 24 points en 106 matchs avec les Oilers et les Flyers suite à quoi il revint en Europe, d'abord dans la ligue suisse et ensuite dans la KHL.

Je gage un petit deux qu'il sera nommé capitaine des Norvégiens et je prédis que la Norvège va terminer au plus haut rang de son histoire aux Olympiques avec une....7e place.





Bon tournoi à tous! Ça s'annonce pour être plus palpitant que de regarder le CH en tout cas...

samedi 26 novembre 2016

Les recordmen des autres ligues (4e partie)






Histoire de ne rien laisser pour compte après avoir recensé les détenteurs des records offensifs des nombreuses ligues et ex-ligues d’Amérique du nord, voici ceux du vieux continent en commençant par les pays nordiques. Je suis même allé dans des pays où le hockey n'est pas très développé.

Si vous avez manqué les autres parties, voici les liens:


Swedish Hockey League "Elitserien" (1975-)

Fredrik Bremberg (1990-2011)
773 PJ - 206 B - 375 P - 581 PTS


La SHL est le plus haut niveau de hockey joué en Suède depuis sa création en 1975 sous le nom de la Elitserien. Sa création coïncide également à l’arrivée de plusieurs joueurs suédois dans la LNH. La ligue fut l’hôte de plusieurs vedettes au fil des années comme Hakan Loob, Mats Naslund, Kent Nilsson, Peter Forsberg et Mats Sundin.

Le meneur de tous les temps pour la SHL est né sous le nom de Fredrik Lindquist et fut un choix de 3e ronde des Devils en 1991. Il changea toutefois de nom de famille pour Bremberg en 2003. Il ne s’aligna cependant jamais avec les Devils et resta avec le club Djurgården IF de la SHL jusqu’en 1998 lorsque ses droits furent échangés aux Oilers dans un échange impliquant plusieurs choix au repêchage (dont un qui devint Brian Gionta). Il joua 8 matchs avec les Oilers en 1998-99 sans récolter de points et fut retourné dans les mineures avec les Bulldogs d’Hamilton. Il joua la saison suivante en Suisse avant de retourder dans la SHL en 2000-01. Sa meilleure saison fut celle de 2006-07 durant laquelle il récolta 64 points en 53 matchs. Il remporta une seule fois le championnat de la SHL, soit en 1991. Il se retira après la saison 2010-11.


Liiga (Finlande) 1975-

Janne Ojanen (1985-2010)
876 PJ - 283 B - 516 P - 799 PTS

Comme la SHL, la Liiga fut créée en 1975 est demeure depuis la référence en Finlande, cultivant au passage plusieurs joueurs légendaires comme Jari Kurri, Teemu Selanne, Esa Tikkanen, Saku Koivu et autres.

Et comme la SHL vue précédemment, le meilleur pointeur de l’histoire de la Liiga est un ancien choix des Devils. Janne Ojanen fut sélectionné en 1986 par New Jersey après son stage junior. Il joua ensuite pour l’équipe de sa ville natale de Tappara en plus de s’aligner avec l’équipe Finlandaise lors de la coupe Canada de 1987 et pour l’équipe Finlandaise aux Olympiques de 1988. Il fit le saut dans la LNH lors de la saison 1988-89 avec les Devils mais ne joua que 3 matchs avec eux et passa la majorité de l’année dans la ligue américaine. Il joua ensuite la saison 89-90 au complet avec les Devils (fiche de 30 points en 64 matchs) mais décida de retourner jouer à Tappara par la suite. Il joua donc les deux saisons suivante dans la Liiga mais retenta un retour avec les Devils en 1992-93 où il joua une trentaine de matchs avant d’être renvoyé dans les mineures. Ce fut la fin de son aventure en Amérique et il retourna par la suite avec le club de Tappara où il évolua presque exclusivement jusqu’à sa retraite en 2010. Il fut également le capitaine du club à partir de 2000 et gagna en tout trois fois le championnat avec eux (1986, 1987, 1988 et 2003). Il fait aussi partie du temple de la renommée finlandais.



Metal Ligaen (1954-)


Todd Bjorkstrand (1988-2002)
550 PJ - 627 B - 572 P - 1199 PTS


La première ligue en importance du Danemark a maintes fois changé de nom depuis sa création en 1954. Elle porte présentement le nom de Metal Ligaen en fonction du sponsor en place, l’acierie Dansk Metal. Bien qu’elle n’a jamais eu un niveau de jeu comparable à d’autres ligues comme la Liiga et la SHL, elle fut l’hôte de quelques joueurs Danois de renom comme Frans Nielsen et Peter Regin en plus d’héberger quelques ex-joueurs de la LNH.

Bien que son nom a des racines scandinaves, Todd Bjorkstrand est originaire du Minnesota et évolua 4 ans à l’Université du Maine et quelques saisons dans la IHL et la ACHL dans les années 80 avant de faire le saut en Europe avec le club Herning IK de la ligue du Danemark. Il joua ensuite jusqu’à sa retraite en 2001-02 avec ce même club et avec qui il remporta le championnat de la ligue à 7 reprises. Il devint ensuite entraineur de l’équipe et sous sa tutelle il développa le premier joueur Danois à jouer dans la LNH, Frans Nielsen (avec les Islanders en 2006) en plus de quelques autres comme Peter Regin et l’actuel gardien des Maple Leafs, Frederik Andersen. Il est présentement entraineur dans la ligue d’Autriche. Son fils Oliver joua également sous ses ordres avec Herning et fut plus tard repêché par les Blue Jackets en 2013.



GET Ligaen (Norvège) 1935-

Erik Kristiansen (1977-1998)
633 PJ - 498 B - 397 P - 860 PTS


La première ligue norvégienne fut fondée en 1935 et comme plusieurs ligues en Europe, elle est nommée selon son sponsor principal, dans ce cas-ci le câblodistributeur GET-As. La Norvège n’étant pas vraiment un joueur majeur dans le hockey, les quelques joueurs issus de ce pays à s’être démarqué l’ont fait dans d’autres ligues, surtout en Suède. C’est le cas de joueurs comme Mats Zuccarello, Espen Knutsen et Patrick Thoresen qui ont tous joué en Suède avant de se rendre à la LNH.

À l’exception d’une saison passée en Suède en 1987-88, Erik Kristiansen joua toute sa carrière dans son pays natal avec le club des Dragons de Storhamar où il joua durant 20 saisons et remporta 3 championnats. Sa meilleure saison fut celle de 1985-86 où il récolta 79 points en 37 matchs. Il remporta le championnat avec Storhamar lors de trois saisons consécutives, soit de 1995 à 1997. Il joua également près d'une centaine de parties sur la scène internationale pour l'équipe de la Norvège. Son numéro 20 fut retiré par les Dragons après sa retraite.


Ice Hockey Iceland (1991-)

Stefan Hrafnsson (2000-2014)
84 PJ - 93 B - 111 P - 204 PTS




À première vue on pourrait croire qu’une nation du nom de l’Islande aurait une bonne tradition de hockey mais contrairement à ce que le film “Mighty Ducks 2” nous a laissé croire, le hockey organisé en Islande est toujours au stade embryonnaire. La nation est classée au 35e rang mondial (derrière Israël et le Mexique) et le pays n’eut sa première glace artificielle qu’en 1987 et encore ce n’était qu’une patinoire extérieure qui ne fut recouverte qu'à la fin des années 90. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le climat de l’Islande est très instable et les glaces naturelles sont donc très peu courantes donc le hockey et le patinage ne se sont jamais vraiment développés là-bas. De nos jours on ne compte que trois patinoires intérieures sur le territoire Islandais dont deux à Reikjavik et l’autre à Akureyri. La Icelandic Hockey League existe depuis 1991 et le nombre d’équipe a varié entre 3 et 4 par saison depuis. Il y a présentement 4 équipes dans la ligue dont 3 sont situées à Reykjavik et la ligue ne joue environ qu’une vingtaine de matchs par saison. Il ne s’agit pas d’une ligue professionnelle cependant mais plutôt d'une ligue amateure alors qu’aucun joueur n’est payé.

Le Gretzky Islandais se nomme Stefan Hrafnsson avec 204 points en 84 matchs en carrière, et ce au sein de plusieurs équipes dont le club sur la photo, le Skautafélag Rekjavikur (avec le chandail à la Rangers). Mais il ne devrait pas rester au 1er rang bien longtemps alors qu’il a seulement 2 points d’avance sur celui au 2e rang, un joueur du nom de Sigurdur S. Sigurdsson. Il faut également apporter un bémol avec ces statistiques car elles sont difficiles à confirmer sur les sites de statistiques dont certaines saisons semblent manquantes.


C'est tout en ce qui concerne les ligues des pays dits "Nordiques" (en excluant la Russie qui n'est pas considérée dans le lot selon Wikipedia). Il existe tellement de ligues en Europe que j'ai préféré y aller par région géographique. Dans la prochaine partie, je pense parler des ligues de l’Europe de l'ouest (France, Allemagne, Angleterre, etc..)


Sources:

dimanche 21 février 2010

Tore Vikingstad


Je crois que de tous les joueurs aux Olympiques de Vancouver, Tore Vikingstad de la norvège possède le nom le plus imposant... Vikingstad peut se traduire du norvégien par quelque chose comme "place des Vikings". Connaissez-vous un nom de famille plus agressif? Et peu de temps après avoir remarqué ce joueur norvégien lors de la partie Suisse-Norvège que j'écoutais avec un ami après une journée de planche à neige (j'ai encore mal partout), ce dernier s'est payé un superbe tour du chapeau dans la défaite de 5 à 4 de son équipe nationale... Mais bon, je venais de découvrir le joueur avec le nom le plus barbare du hockey...

Tore Vikingstad est né en 1975 à Trondheim en Norvège. C'est d'ailleurs la même ville d'où provient la groupe métal norvégien Keep Of Kalessin. Vikingstad fit ses débuts dans la ligue d'élite norvégienne avec une équipe nommée les Vikings de Tønsberg au début des années 90. Il passa quelques saison avec cette équipe avant de passer deux saisons avec le Stjernen Hockey de Fredrikstad. Ses prouesses offensives furent remarqué lors de son passage avec cette équipe, ce qui lui valut une invitation en 1998 pour évoluer avec la célèbre équipe du Färjestads BK de Karlstad dans la Eliteserien suédoise, alors une puissance de ce circuit. Le jeu de Vikingstad avec le Färjestads BK fut remarqué par les dépisteurs nord-américains et les Blues de St-Louis en firent leur choix de sixième ronde en 1999. Malheureusement, Vikingstad ne prit jamais le chemin de l'Amérique du Nord.

C'est plutôt vers l'Allemagne que le destin de Vikingstad se dirigea après une saison 2000-01 jouée avec le Leksands IF de la Eliteserien suédoise. C'est avec le DEG (Düsseldorfer Eislauf Gemeinschaft) Metro de Düsseldorf de la ligue d'élite allemande que Tore Vikingstad connut les meilleurs années de sa carrière. Dès sa première saison, en 2001-02, il remporta le titre de joueur démontrant le plus de fair-play de la ligue allemande. En 2005-06, il fut nommé meilleur joueur de la ligue allemande alors qu'il remporta le championnat des marqueurs de la ligue avec 64 points en 52 matchs dont 23 buts. Il fut également nommé meilleur joueur norvégien par la fédération de hockey norvégienne de hockey, la Norges Ishockeyforbund.

Depuis la saison 2008-09, il évolue avec les Scorpions de Hannover, toujours dans la Deutsche Eishockey Liga...


lundi 18 janvier 2010

Bjørn "Botta" Skaare

J'ai toujours trouvé étrange le fait qu'entre deux pays possédant des traits culturels semblables comme une langue par exemple ne partagent pas nécessairement les mêmes passions. Si un océan et l'histoire ont fait en sorte que des pays comme le nôtre et la France ont fait en sorte que question sport nos goûts sont très différents, le cas des pays scandinave est un peu plus étrange. Si je ne me trompe pas, la différence entre la langue norvégienne, suédoise et danoise sont en plusieurs point semblables, il semble que beaucoup de traits culturels différencient les deux pays. Les norvégiens sont je crois un peu plus croyants que les suédois, tellement que lors de la sortie du film de Monty Python Life of Brian fut lancé en Suède, la publicité se faisait sur le dos de leur voisins en disant que le film était tellement drôle qu'il était banni en Norvège... Donc s'ils sont voisins, les deux pays n'ont pas nécessairement les mêmes intérêts et c'est au hockey qu'on peut très bien le voir. La Suède est sans contredit une des puissances du hockey et la Norvège est un pays qui n'a jamais vraiment pu s'élever au rang de puissance mondiale. Ces derniers sont des 12 équipes qui prendront part aux jeux de Vancouver, mais on se doute que l'équipe ne se rendra pas très loin, la délégation ne comprenant par exemple qu'un seul joueur évoluant dans la NHL, Ole-Kristian Tollefsen qui évolue avec les Flyers. La présence de joueurs d'origine norvégienne dans la NHL est d'ailleurs très marginale, un peu à la manière de la carrière du premier de ce pays à avoir évolué dans la NHL et également celui qui est considéré comme le plus grand norvégien de sa discipline, Bjørn Skaare.

Bjørn Skaare est né en octobre 1959 à Oslo, capitale du Royaume de la Norvège. Il débuta sa carrière dans son pays natal avec le IF Furuset Oslo, une des équipes de hockey les plus célèbres de Norvège. Les talents du jeune joueur furent très tôt remarqués même par-delà les frontières de son pays de viking et il se retrouva à l'âge de 16 ans avec le légendaire club Farjestads BK Karlstad de suède. Après une saison avec ce club, passant aisément du club junior de l'équipe au club senior, Skaare fut invité à se joindre aux 67's d'Ottawa de l'OHL, finalistes de la Coupe Memorial en 1977. Il se joint donc à l'aube de la saison 1977-78 à l'équipe d'Ottawa qui comprenait de futurs joueurs de la NHL comme Bobby Smith, Jim Fox, Doug Crossman et nul autre qu' Ed Hospodar. Skaare connut avec l'équipe d'Ottawa une très bonne saison en récoltant 42 points en 38 matchs dont 12 buts. S'en fut assez pour recevoir une invitation des Red Wings de Detroit qui l'envoyèrent à leur club-école d Kansas City dans la Central Hockey League. Cette ligue était dans les années 1960 et 1970 un peu comme une ligue de développement de recrues comme on retrouve au baseball en plus d'être un niveau inférieur à l'AHL, un peu comme la ECHL de nos jours.

C'est donc avec les Red Wings de Kansas City que Skaare entreprit la saison 1978-79. Connaissant un très bon départ avec cette équipe, les Red Wings (ceux de Detroit) au mois de novembre. C'est donc le 28 novembre 1978 que Bjørn Skaare devint le premier norvégien à jouer dans la NHL dans un match à Denver qui se soldera en un match nul de 2 à 2 entre les Red Wings et les Rockies du Colorado où il ne récoltera aucun point. Ce match constituera le seul en carrière de Skaare dans la NHL, se blessa suite à une mise en échec du jeune défenseur Barry Beck. lors de ce match. Skaare sera retourné à Kansas City peu après. Il terminera la saison avec les Red Wings de Kansas City avec une récolte de 34 points en 37 matchs et décida de retourner dans son pays pour la prochaine saison. Il passera les 4 saisons suivantes avec le IF Furuset Oslo qui sera entrecoupé par un passage en Autriche à la saison 1981-82 où il connut une excellente saison et fut nommé meilleur joueur du circuit autrichien. Il fera d'ailleurs parti de l'équipe d'étoile de la ligue d'élite de Norvège à chacune de ses 4 saisons avec le IF Furuset Oslo. Il fut nommé meilleur joueur de la ligue en 1981 et aida son équipe à remporter le championnat de la ligue en 1981 et en 1983.

Bjørn Skaare fut invité à nouveau en Amérique du Nord lors de la saison 1983-84 avec les Oilers de Tulsa de la même CHL suite à ses succès en Autriche et en Norvège. Il ne réussit toujours pas à reproduire ses succès européens et ne joua que deux matchs en Oklahoma avant de retourner dans son pays natal où il était une star. Il représenta d'ailleurs son pays lors des jeux Olympiques de Sarajevo de 1984, récoltant 4 passes en 5 matchs. Il continua à briller dans la première division de son pays jusqu'à ce qu'il soit victime d'un accident de voiture le 10 juin 1989...

Il mourut des suites de ses blessures 11 jours plus tard, le 21 juin 1989.

Il n'avait que 30 ans.