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jeudi 30 juillet 2026

Les champions des autres ligues 2025-26



Je vous gage que plusieurs d'entre vous ignorez qui a gagné la Coupe Kelly dans la ECHL cette année. Ou encore les champions de la FPHL. Et qu'en est-il des niveaux universitaires?

Ne cherchez pas plus loin. Voici les différents champions de leur ligue respective, en dehors de la LNH.

On va commencer ici avec l'Amérique du Nord.


   

AHL
Marlies de Toronto


Marlies de Toronto vs. Wolves de Chicago –  4-1
Coach: John Gruden
Joueurs notables: Logan Shaw, Michael Pezzetta, Alex Nylander, William Villeneuve
Meilleur pointeur en séries: Vinni Lettieri (11-15-26)

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On commence dans le bizarre ici avec une photo (en couleur) d'une équipe championne portant la feuille d'érable sur un chandail bleu. Mais les Marlies de Toronto sont parvenus à le faire en éliminant les Wolves de Chicago en 5 matchs.

Il s'agit du premier championnat de l'équipe depuis 2018, et une troisième coupe Calder au total pour cette franchise autrefois nommée les Hawks du Nouveau Brunswick, qui avait remporté le trophée en 1981-82.

L'AHL a décerné le trophée Jack-A.-Butterfield au gardien Artur Akhtyamov à titre de joueur le plus utile des séries éliminatoires de la Coupe Calder. Originaire de Kazan, en Russie, il a fait ses débuts dans la LNH le 13 décembre 2025 avec les Maple Leafs de Toronto, l'équipe qui l'avait sélectionné au quatrième tour (106e au total) lors du repêchage de la LNH en 2020.


ECHL
Everblades de la Floride

Florida Everblades vs Kansas City Mavericks 4-2
Coach: Brad Ralph
Meilleur pointeur en séries: Anthony Romano (12-5-17)

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Quel glorieux chandail que celui des Everblades...

On a une véritable dynastie sous le radar dans la ECHL alors qu'il s'agit du 4e championnat en 5 saisons pour les Everblades après trois conquêtes d'affilée en 2022, 2023 et 2024. Seuls les Lions de Trois-Rivières ont pu interrompre ce parcours incroyable avec la coupe de l'an dernier.

Il s'agit de tout un exploit car les ligues mineures étant ce qu'elles sont, il est grandement difficile d'aligner une équipe dominante saison après saison. Les Everblades étaient d'ailleurs les premiers de l'histoire de la ECHL à remporter la coupe Kelly trois ans d'affilée.

Le gardien de but Cam Johnson a remporté le prix June-M.-Kelly remis au joueur le plus utile des séries éliminatoires de la Coupe Kelly 2026. Il s'agit d'un troisième titre du joueur le plus utile en éliminatoires pour lui, un record de la ECHL, après avoir reçu cet honneur en 2022 et 2023. Il s'agissait du quatrième titre de la Coupe Kelly pour Johnson, ce qui lui permet d'égaler Kyle Neuber pour le plus grand nombre de championnats remportés par un joueur depuis la création du trophée en 1997.

Le trophée du joueur le plus utile des séries éliminatoires a été renommé en 2019 en l'honneur de June M. Kelly, l'épouse du commissaire émérite de la ECHL, Patrick J. Kelly, qui a donné son nom à la Coupe Kelly. Mme Kelly a été une figure essentielle de la ECHL en coulisses durant le mandat de son mari à la tête de la ligue, de sa saison inaugurale en 1988-1989 jusqu'à sa retraite.


SPHL
Thunderbolts d'Evansville


Evansville Thunderbolts vs. Rivermen de Peoria 3-2
Coach: Jeff Bes
Meilleur pointeur: Aaron Huffnagle (2-8-10)

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Un autre repeat ici avec les Thunderbolts d'Evansville qui remportent le trophée de la SPHL, la President's Cup, pour une deuxième année consécutive.

Les séries de la SPHL sont en format 3 de 5 et Evansville est remonté de l'arrière 0-2 pour gagner la série 3-2.


FPHL
Black Bears de Binghamton

Binghamton Black Bears vs. Pee Dee IceCats 3-1
Coach: Brant Sherwood
Meilleur pointeur: C.J Stubbs (6-5-11)

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Une autre dynastie des ligues mineures ici avec un troisième titre d'affilée pour les Blackbears de Binghamton dans la Federal Prospects Hockey League. Les Blackbears semblent être toute une machine de hockey alors qu'ils ont également terminé en première place de la ligue avec une fiche de 48-6-1-1 dans un calendrier de 56 matchs.


LNAH
Pétroliers de Laval

Pétroliers de Laval vs. Battallion de St-Hyacinthe 4-0
Coach: Pierre Pelletier
Meilleur pointeur: Phelix Martineau (9-7-16)

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C'était la fête à Laval suite aux célébrations de la conquête de la Coupe Gilles-Rousseau en mai dernier. C'était peut-être même un peu trop la fête alors que l'équipe a fait les manchettes lorsque des images sont apparues de leurs célébrations d'après-match où des joueurs et préposés de l'équipe ont détruit le trophée et en même temps donné un dur coup à l'image de la ligue.

Les gouverneurs de la LNAH ont par la suite voté pour l'expulsion de l'équipe en vue de la prochaine saison. Les Pétroliers sont présentement en possibles procédures judiciaires pour faire renverser cette décision...

Bravo les gars...


LPHF
Victoire de Montréal

Victoire de Montréal vs. Charge d'Ottawa 3-1
Entraineuse: Kori Cheverie
Meilleures pointeuses: Abby Roque (4-4-8) et Marie-Phillip Poulin (2-6-8)

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Retrouvons un peu de classe ici avec le premier championnat de l'histoire de la Victoire de Montréal qui a remporté la Coupe Walter le 20 mai dernier.

La capitaine Marie-Philip Poulin a été nommée récipiendaire du trophée Ilana Kloss de la joueuse la plus utile des séries éliminatoires.


USports - Hockey masculin
Patriotes de l'UQTR


UQTR vs. St-Mary's - 3-2
Coach: Marc-Étienne Hubert

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Pourquoi pas un peu de hockey universitaire pour changer? C'est toujours gagnant. Comme les valeureux Patriotes de l'UQTR qui remettent la main sur la Coupe University après une courte disette, l'ayant remporté pour la dernière fois en 2022.

Il s'agit du 6e titre national dans l'histoire de l'UQTR qui l'ont emporté 3-2 lors de la finale en mars dernier contre l'Université St.Mary's. Les Pats ont été fondés en 1969-70 et l'ont donc aussi gagné en 1987, 1991, 2001, 2003 et 2022.

NCAA
Université de Denver - Pioneers

Université de Denver vs. Université du Wisconsin - 2-1
Coach: David Carle

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Pour la deuxième fois en trois saisons, les Pioneers de Denver ont remporté le championnat national de la NCAA en battant les Badgers du Wisconsin 2 à 1 lors du Frozen Four.

Après s'être inclinés en demi-finale la saison dernière, les Pioneers ont décroché un 11ᵉ titre national, un record de la NCAA, et leur quatrième au cours des dix dernières années.

Le gardien de Denver, Johnny Hicks, a couronné une saison recrue historique en réalisant 78 arrêts lors du Frozen Four. Durant cette première saison Hicks a terminé avec une fiche invaincue de 16-0-1 et un nouveau record de la NCAA pour le meilleur taux d'efficacité. Hicks n'a accordé que 22 buts sur 514 tirs pour un taux d'efficacité astronomique de ,957, brisant ainsi le record en une saison de Jimmy Howard établi en 2004 avec l'Université du Maine (,956).

 

Coupe Memorial
Rangers de Kitchener


Rangers de Kitchener vs Silvertips d'Everett - 6-2
Coach: Jussi Ahokas
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Les Rangers de Kitchener ont battu les Silvertips d'Everett le 31 mat dernier par la marque de 6 à 2 pour remporter leur troisième titre de la Coupe Memorial.

Les Silvertips avaient précédemment éliminé les Saguenéens de Chicoutimi en demie-finale. L'équipe hôtesse, les Rockets de Kelowna, n'ont remporté aucun match durant le tournoi.



On va ensuite passer aux différentes ligues d'Europe dans la prochaine partie.

vendredi 17 avril 2026

Scott Sandelin

 
 
N.D.L.R
Ce texte nous provient de l'excellente page «Le hockey et ses histoires» que vous pouvez suivre sur Facebook ici.

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Né à Hibbing (Minnesota) le 8 août 1964, Scott Sandelin est un défenseur qui a joué vingt-cinq matchs dans la LNH, pour trois équipes différentes.

Repêché par le Canadien au deuxième tour (40e au total) de la séance de 1982, il dispute quatre saisons avec l’Université North Dakota, s’établissant comme un défenseur stable durant quatre saisons. Il dispute les six premières parties de sa carrière professionnelle tout de suite avec les Canadiens de Sherbrooke (LAH, 1986-87) après sa dernière saison universitaire, amassant deux passes.

La saison suivante, il dispute 74 matchs dans la LAH (7-22-29) et son premier en carrière dans la LNH le 16 mars 1987, dans une victoire de 3-0 contre les Islanders. Il termine le match avec +1. L’année suivante (1987-88), Sandelin dispute 58 matchs dans la LAH, mais surtout, huit dans la LNH! Il amasse son premier point, une passe, durant ce séjour.
 
Au début de la saison 1988-89, le Canadien abandonne dans le cas de son deuxième choix de 1982 et l’envoie aux Flyers contre un autre défenseur, le Québécois Jean-Jacques Daigneault. Sandelin demeurera dans l’organisation des Flyers durant près de trois ans, connaissant la meilleure récolte professionnelle de sa carrière dans la Ligue Américaine en 1989-90 (4-27-31 en 70 matchs) avec les Bears de Hershey.

En août 1991, il signe à titre d’agent libre avec les North Stars du Minnesota, avec lesquels il ne dispute qu’un seul match (-1) lors de la saison 1991-92, passant le reste de la saison avec leur club-école de la Ligue Internationale, les Wings de Kalamazoo.

Après cette décevante saison, Scott Sandelin annonce sa retraite comme joueur, au très jeune âge de 28 ans seulement. Il a subi plusieurs blessures et n’a jamais vraiment pris son envol comme hockeyeur professionnel. Ceci étant dit, sa carrière dans le hockey était très, très loin d’être terminée!

Après quelques années à titre d’entraîneur-adjoint à l’Université North Dakota, il devient l’entraîneur-chef des Bulldogs de l’Université Minnesota-Duluth en 2000. Il doit faire du bon travail, puisque vingt-six ans plus tard, l’ancien choix du Canadien y est encore! Il a remporté trois fois le championnat national (2011, 2018, 2019) et a été élu entraîneur de l’année en 2004.

Bref, peut-être Sandelin n’a-t-il pas été en mesure de connaître un glorieuse carrière sur la glace (bien que respectable, on parle d’un professionnel quand même), il a démontré avec sa passion et son implication qu’il a le sport à cœur et qu’il est une très, très bonne «tête» de hockey!
 


jeudi 28 août 2025

Joueur oublié des 90's #103 - Bruce Driver


  


Les Devils ont eu des défenseurs de renom durant leurs meilleures années, comme Scott Niedermayer, Scott Stevens et Brian Rafalski. Mais avant ces trois-là, le premier vrai bon défenseur de l'histoire de l'équipe fut le plus discret Bruce Driver, qui vit la franchise passer de risée de la ligue à championne de celle-ci.

Né le 29 avril 1962 à Etobicoke en Ontario, Driver ne semblait pas destiné à faire carrière dans la Ligue nationale. À 13 ans, il est même coupé de son équipe bantam parce qu’on le juge trop petit et trop frêle. Il persévère malgré tout et se démarque dans le junior A, ce qui incite les Generals d'Oshawa à le repêcher. Il refuse toutefois l'appel de la OHL pour plutôt accepter de joindre les Badgers de l'Université du Wisconsin. 
 
À l'époque, la voie de la NCAA demeurait peu fréquente pour se rendre à la LNH, surtout pour les joueurs canadiens. Toutefois, coïncidence ou pas, c'est suite au «Miracle on ice» de 1980 qu'on remarqua de plus en plus de joueurs optant pour la NCAA au lieu de la OHL ou la LHJMQ. Le Wisconsin offrait d’ailleurs les exemples les plus éloquents, fort d’un des meilleurs programmes universitaires du pays, dirigé par le vénérable Bob Johnson.
 
Driver débuta son stage universitaire en force en 1980-81, aidant les Badgers à remporter le championnat national. Il se fit suffisamment remarquer pour être repêché en 6e ronde du repêchage de 1981 par les défunts Rockies du Colorado. 

En 1981-82, les Badgers reçurent davantage de renforts avec l'arrivée de deux autres futurs joueurs de la LNH, soit Patrick Flatley et Chris Chelios, ce dernier étant muté sur la première ligne de défense avec Driver, qui lui fut élu sur la première équipe d'étoiles.
 
En 1982-83, Driver fut nommé capitaine des Badgers et mena l'équipe à une autre conquête du championnat national. Lors du match décisif contre Harvard, il récolta 1 but et 2 passes dans une victoire de 6-2 qui allait clore son parcours universitaire de parfaite façon.
 
Voici un extrait. Vous pouvez également y voir Chelios (#21) en action.
 
 
 
Fun fact, l'équipe 1983 des Badgers mettait aussi en vedette le futur joueur du Canadien David Maley ainsi que le gardien Marc Berhend, futur joueur des Jets et des Canadiens de Sherbrooke.
 
Après cette conquête, Driver opta de ne pas jouer sa 4e saison universitaire pour plutôt porter le chandail rouge et blanc du Canada lors des Jeux olympiques de Sarajevo. L’équipe canadienne (où jouait également Flatley et son futur coéquipier Kirk Muller) termina en 4e place, mais Driver s’y fit remarquer comme le défenseur le plus productif de la formation.
 
Après les jeux, Driver termina la saison 1983-84 avec l'organisation l'ayant repêché en 1981, maintenant connue sous le nom des Devils du New Jersey. Il joua 4 matchs pour terminer la saison (récoltant 2 passes) et fut cédé au club-école, les Mariners du Maine pour poursuivre son apprentissage. Il en profita alors pour ajouter à son palmarès avec une conquête de la coupe Calder.
 
Driver fit ensuite l'équipe à temps plein en 1984-85. Dès ses premières saisons, il s’impose comme un défenseur fiable, intelligent et surtout constant. Il incarnait le défenseur universitaire typique de l’époque: capable de lire le jeu, de calmer la tempête et d’appuyer l’attaque par une première passe solide et un lancer précis de la ligne bleue. Il récoltait en moyenne 40 points par saison, son meilleur rendement ayant eu lien en 1987-88 avec 15 buts et 40 passes pour 55 points. Un spécialiste en avantage numérique, la moité de ses buts marqués en carrière furent lors du jeu de puissance.
 
Au fil des années, il devint un pilier de la défense des Devils, étant même nommé capitaine lors de la saison 1991-92 suite au départ de Kirk Muller. Sa longévité au New Jersey – douze saisons au total – en fit l’un des visages les plus associés à l’équipe de cette époque, bien avant l’ère glorieuse marquée par Martin Brodeur, Scott Niedermayer et Scott Stevens. 

C'est d'ailleurs l'arrivée de ce dernier en 1991-92 qui fit en sorte que le règne de Driver comme capitaine fut très court. Les Devils avaient obtenu Stevens suite à une offre hostile controversée des Blues envers Brendan Shanahan des Devils. Un arbitre décida que les Devils étaient en droit de recevoir Stevens en compensation. 
 
Il y eut un long litige par la suite et Stevens ne voulait pas venir au New Jersey. Il se résigna toutefois et apprit à profiter de la situation. Étant auparavant capitaine des Blues, il était logique qu'il devienne éventuellement capitaine des Devils. 
 
Mais comme ses débuts avec l'équipe étaient encore sous atmosphère tendue, ils ont préféré élire Driver comme capitaine. Ce ne fut toutefois que partie remise. Au même moment où les Devils changèrent leurs couleurs du vert/rouge au noir/rouge, Stevens fut nommé capitaine pour la saison 1992-93. Bon joueur, Driver ne rechigna pas et garda le "A" lors des saisons suivantes.
 
Le point culminant de sa carrière survint en 1995, quand les Devils remportèrent leur première Coupe Stanley en surprenant les Red Wings de Detroit en finale. Driver, désormais un vétéran respecté, joua un rôle discret mais essentiel dans ce triomphe. 
 
Il obtint une fiche modeste de 1 but et 6 passes lors de ces séries, mais son seul but eut lieu lors du 3e match de la finale.
 
 
 
«Driver» drives it home. On peut tu avoir un call plus parfait? Sérieux.
 
Lors de la remise de la coupe au capitaine, Stevens remit la coupe aux 3 joueurs les plus anciens de l'organisation, soit John MacLean, Bruce Driver et Ken Daneyko. 
 
Ces trois joueurs, surnommés les «Original Devils» avaient tous débuté leur carrière au New Jersey durant la saison 1983-84, soit la même saison où avait eu lieu la fameuse défaite «Mickey Mouse» de 13-4 contre Wayne Gretzky et les Oilers, le 19 novembre 1983. Cependant, seul MacLean était en uniforme lors de ce fameux match, Driver étant toujours avec l'équipe canadienne et Daneyko dans le junior.
 
Driver était toutefois le dernier joueur toujours en poste à avoir été repêché en tant que Rockies du Colorado. Il est d'ailleurs un des seuls joueurs repêché par les Rockies à avoir remporté la coupe, le seul autre étant Rob Ramage (1989 avec les Flames et 1993 avec le Canadien).

 

 
Après la conquête de 1995, le contrat de Driver se termina. Il désirait rester au New Jersey mais seulement s'il recevait un nouveau contrat d'au moins trois saisons et une clause de non-échange, ne voulant pas déménager sa famille. La direction opta de ne pas lui offrir de contrat, ayant plusieurs jeunes défenseurs prêts à faire le saut. 
 
Il obtint toutefois ce qu'il désirait, pas très loin, avec les Rangers de New York. Il joua donc trois dernières saisons complètes avec l'ennemi à Manhattan, se retirant finalement du jeu après la saison 1997-98.
 
Sa retraite ne signifia pas la fin de son lien avec le hockey. Installé dans le New Jersey, il devint entraîneur d’équipes féminines au Morristown-Beard School dès 2000 et ensuite durant plusieurs saisons. Il fut élu au temple de la renommée de l'Université du Wisconsin.

En 922 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 96 buts et 390 passes pour 486 points, ainsi que 50 points en 108 matchs en séries.
 
Après la cohorte «Driver-Chelios-Flatley» du début des années 80, plusieurs autres joueurs de renom gravirent la LNH après leur passage à l'Université du Wisconsin comme Gary Suter, Scott Mellanby, Tony Granato, Curtis Joseph, Mike Richter, Brian Rafalski, Dany Heatley, Joe Pavelski, Ryan Suter, Ryan McDonagh et Cole Caufield.

vendredi 28 février 2025

Joueur oublié des 90's #100 - Doug Brown


 


Avant de passer au vif du sujet, il faut absolument célébrer le fait que nous en sommes rendus aujourd'hui au CENTIÈME joueur oublié des années 90!

Que de souvenirs. Je me rappelle quand j'ai débuté cette série. Je m'étais dis que j'allais débuter une série et puis j'ai ensuite débuté cette série. Et là, 99 joueurs plus tard, la série est rendue à 100. C'est fou.

Alors avant de passer au joueur d'aujourd'hui, j'ai pensé faire l'équipe d'étoiles des joueurs oubliés des 90's, histoire d'en choisir quelques-uns dont leur histoire sortait vraiment du lot:


ATTAQUANTS

DÉFENSEURS

  • Oleg Tverdovsky: celui qui s'est fait kidnapper sa mère en Russie parce qu'il était millionnaire.
  • Jim Kyte: le seul joueur techniquement sourd de l'histoire de la ligue.

GARDIEN

 

Ah pis tant qu'à faire...

DEUXIÈME ÉQUIPE D'ÉTOILES

ATTAQUANTS (ligne spéciale Sharks de San José)

  • Jan Caloun: celui qui s'est fait grandement niaisé par les Sharks.
  • Alexei Yegorov: joueur déchu qui a terminé junkie en Russie.
  • Jaroslav Otevrel: ancien prospect des Sharks dont la carrière s'est terminé dramatiquement.

DÉFENSEURS

  • Jayson More: celui que les Sharks ont sélectionné du Canadien au repêchage d'expansion à la place de Jean Béliveau ou Ken Dryden.
  • Aki-Petteri Berg: un exemple de la grosse tendance du repêchage des années 90 à penser que tous les défenseurs allaient devenir des Paul Coffey.

GARDIEN

  • Wendell Young: le seul joueur de l'histoire à avoir remporté coupes Mémorial, Calder, Turner et Stanley.

 

Alors voilà. En attendant de se rendre à 200, n'oubliez pas de nous envoyer vos demandes spéciales. Allons-y d'abord ici pour le 100e avec un joueur que j'avais hâte de finalement rayer de la liste, l'attaquant Doug Brown.

J'adore Doug Brown. Même si je n'ai pas vraiment de souvenirs de l'avoir vu jouer à l'époque, j'adorais au départ ses cartes de hockey. Le genre de joueur à l’œil de faucon qui a tout le temps l'air à 110%. Particulièrement sur cette glorieuse carte Pro Set 90-91 mal cadrée...

 



Douglas Allen Brown est né le 12 juin 1964 à Southborough au Massachusetts. Considéré trop lent et trop petit, il fut non-repêché après quatre années à Boston College dans la NCAA. Plusieurs équipes devinrent toutefois intéressés par ses services après ses deux dernière saisons où il termina parmi les meilleurs de la NCAA. Il décida toutefois de choisir les Devils du New Jersey à l'été 1986, estimant qu'il avait une meilleure chance de percer l'alignement de cette faible équipe.

Il débuta donc en 1986-87 son parcours professionnel avec le club-école des Devils, les Mariners du Maine, et fut rappelé pour 4 matchs avec les Devils en fin de saison, amassant une seule passe.

Il se mérita un poste régulier avec les Devils en 1987-88 et récolta 25 points, dont 14 buts en 70 matchs pour sa saison recrue. Il aida la jeune équipe à finalement devenir respectable cette saison-là, se rendant à la surprise générale jusqu'en finale de conférence. Il marqua d'ailleurs le premier but en prolongation en séries de l'histoire de la franchise.

Il joua cinq autres saisons au New Jersey, récoltant une douzaine de buts annuellement et se développant comme un excellent tueur de pénalité et un grinder sous-estimé. Cependant, il n'avait pas une grande confiance de Lou Lamoriello, qui ne lui promettait jamais une place garantie dans son équipe. Il atteint alors le fond du baril avec New Jersey durant la saison 1992-93 qu'il passa en majorité dans les mineures, ne jouant que 15 matchs avec les Devils. Après avoir indiqué à Lamoriello qu'il ne se présenterait pas au camp d'entraînement à l'automne 1993, il fut libéré.

Sans autre option, il accepta un essai au camp des Penguins et obtint rapidement un contrat d'un an au salaire minimum. Au sein d'un club davantage offensif, il répondit alors avec sa meilleure saison offensive en carrière avec 55 points dont 18 buts. 

Chez les Penguins, il fut également réuni avec son frère, Greg Brown, durant cette saison 1993-94. Greg avait été un choix de 2e ronde des Sabres en 1986, mais ne s'est jamais développé dans la LNH au même niveau que son frère non-repêché.

Croyant avoir une nouvelle vie assurée à Pittsburgh après cette excellente saison, il fut toutefois non-protégé au repêchage intra-ligue en janvier 1995 après le lock-out. 

C'est alors que les Red Wings sautèrent sur l'occasion. Scotty Bowman le voyait dans sa soupe et avait précédemment tenté de le signer avant le lock-out. Brown était d'abord réticent, il demanda même à Bowman de le ré-échanger à Pittsburgh. Il fut toutefois rapidement convaincu lorsque Bowman lui indiqua qu'il planifiait de le faire jouer avec Steve Yzerman.




À Détroit, Brown devint un joueur culte, marquant occasionnellement le gros but au bon moment et étant capable d'être muté à gauche ou à droite sur n'importe quel trio, tout en grindant à fond et tuant les pénalités. 

Toutefois, Bowman frappa un coup de circuit en le permutant de temps à autres sur la même ligne que Sergei Fedorov et Viacheslav Kozlov (au détriment de Igor Larionov) et cette nouvelle combinaison fit beaucoup de flammèches. 

Même si le «Russian five» était très efficace, il fallait parfois brasser les cartes et mettre un joueur davantage capable d'aller devant le filet ou créer de l'espace pour les autres. Cela valut à Brown le surnom de «Brownov».

J'ai aussi vu la mention rigolote «Doug Brown and the Russian Four».

Kozlov, Fedorov et «Brownov»

 

Il obtint 21 points durant cette saison écourtée et un excellent 12 points en séries, parcours qui se termina par une défaite en finale contre son ancienne équipe, les Devils. 

Brown et les Red Wings retroussèrent leurs manches les saisons suivantes et parvinrent à revenir en finale et finalement ramener la coupe à Détroit en 1997. Malgré qu'il fut occasionnellement rayé de la formation, il accepta son rôle au sein de cette puissante équipe dont l'identité correspondait vraiment à son style de jeu, récoltant sa deuxième meilleure saison offensive en 1997-98 avec 19 buts et 42 points. 

Il se démarqua ensuite grandement durant la finale de 1998 contre les Capitals, obtenant au moins un point dans chacun des 4 matchs de cette série expéditive contre Washington. 

C'est particulièrement lors du 4e match décisif qu'il cimenta à jamais sa place dans le coeur des fans de Détroit lorsqu'il obtint deux buts.


Il fut ensuite sélectionné par les nouveaux Predators de Nashville à l'expansion de 1998, mais désirant conserver ses loyaux services, les Red Wings refirent son acquisition quelques jours plus tard en retour de Petr Sykora (l'autre), un choix de 3e ronde (Mike Comrie) et un choix conditionnel de 4e ronde.

Il joua trois autres saisons avec les Red Wings, étant finalement libéré après la saison 2000-01. Il songea à signer avec une autre équipe mais changea d'avis alors que les événements du 11 septembre 2001 vinrent perturber le processus et il opta pour la retraite. Il envisagea toutefois un retour au jeu, possiblement avec les Red Wings pour la saison 2002-03 mais cela ne se produit finalement jamais, optant pour une retraite définitive à 38 ans. 

En 854 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 160 buts et 214 passes pour 374 points. 

Il fut élu au temple de la renommée de Boston College en 2004.


Ses deux fils, Christopher et Patrick Brown, ont tous les deux joué à Boston College également, et tous les deux ont été capitaine. Patrick, comme le paternel, n'a pas été repêché mais a lui aussi «grindé» son chemin jusqu'à la LNH, jouant pour les Hurricanes, Golden Knights, Flyers, Sénateurs, et est présentement membre des Bruins. Pour sa part, Christopher a été sélectionné par les Sabres en 2014 (6e ronde) mais ne s'est jamais rendu à la LNH.

Et en continuant dans le giron familial, le beau-père de Doug était Wellington Mara, propriétaire de longue date des Giants de New York dans la NFL, soit de 1959 jusqu'à sa mort en 2005.

 

samedi 18 mai 2024

Joueur oublié des 90's #91 - Craig Johnson

 

 



Pour trouver des joueurs oubliés intéressants pour cette série, ça aide beaucoup d'avoir un nom générique comme Craig Johnson...

Né le 8 mars 1972 à St.Paul au Minnesota, l'attaquant Craig Thomas Johnson évoluait encore au niveau high school lorsque les Blues de St.Louis en firent leur choix de 2e ronde (33e au total) du repêchage de 1990. Il débuta ensuite son parcours universitaire avec les Gophers de l'Université du Minnesota où il joua durant trois ans, optant ensuite d'abandonner sa dernière année d'éligibilité pour plutôt joindre les rangs de l'équipe nationale américaine en vue des Olympiques de 1994. 

Johnson devint ensuite professionnel lors de la saison 1994-95. Après la première demi-saison annulée par la grève et qu'il passa dans la IHL, il parvint à obtenir un poste avec les Blues lors de la reprise des activités. Il marqua même le premier but du club dans leur nouveau domicile, le Kiel Center (aujourd'hui appelé le Enterprise Center). Il ne fut toutefois utilisé que sporadiquement durant cette première saison, terminant l'année avec 6 points en 15 matchs et jouant 1 seul match en séries.

Il débuta la saison 1995-96 avec le grand club, amassant 15 points en 49 matchs et ne faisant qu'un court séjour de 5 matchs dans les mineures. Il fut toutefois inclus dans une transaction majeure en février 1996. 

Au même moment à Los Angeles, insatisfait et déçu de la débandade des Kings depuis la finale de 1993, Wayne Gretzky demanda finalement à être échangé.

En retour de seulement Gretzky, les Kings reçurent les joueurs suivants:
- Roman Vopat (C)
- Craig Johnson (LW)
- Patrice Tardif (C)
- Choix de 5e ronde en 1996 (Peter Hogan)
- Choix de 1ère ronde en 1997 (Matt Zultek)

On peut aisément dire que les Kings ont reçu bien peu en retour de la merveille, alors que du lot, seul Johnson devint un membre du club à long terme, et ce dans un rôle secondaire.

Le principal atout de ce package aurait normalement dû être ce choix de première ronde en 1997, mais avec cette sélection au 15e rang obtenu des Blues, les Kings sélectionnèrent l'attaquant Matt Zultek qui non seulement ne s'est jamais rendu à la LNH mais qui aura à peine joué une trentaine de matchs dans la AHL. Il joua davantage dans la ECHL et SPHL jusqu'à sa retraite en 2011.

En fait les Kings ont complètement gâché cette sélection puisqu'ils n'exercèrent jamais leurs droits sur Zultek qui redevint éligible au repêchage en 1999 et qui fut sélectionné cette fois-ci par les Bruins en deuxième ronde... Je ne vois vraiment pas ce que les recruteurs de la LNH semblaient voir en lui pour être repêché aussi tôt à deux reprises. Par ses statistiques ordinaires au junior, je l'aurais plus vu en 6e, 7e ronde...

Bref, Johnson s'amena à L.A. pour terminer la saison 1995-96, et sembla bien fournir au départ avec 9 points en 11 matchs. Il ne joua cependant que 31 matchs en 96-97, et ne récolta que 7 points. Il se reprit ensuite en 97-98 et connut sa meilleure saison en carrière en 17 buts et 21 passes pour 38 points.

Beau caméo de Ray Ferraro

Beau caméo de Fredrik Olausson

Davantage un attaquant de soutien et un joueur défensif, Johnson fut fidèle au poste avec les Kings pendant 7 saisons complètes, ne dépassant le cap des 10 buts qu'à une seule autre reprise en 2001-02 avec 13 buts. Mais après une saison de seulement 3 buts en 70 matchs en 2002-03, il fut libéré par le club.

Il n'eut pas à aller trop loin la saison suivante, alors qu'il signa comme agent libre avec les Mighty Ducks. Mais sa saison 2003-04 ne fut pas très concluante. Il fut placé au ballotage en janvier 2004, réclamé ensuite par Toronto où il joua 10 matchs, placé au ballotage de nouveau en mars et finalement réclamé par les Capitals avec qui il joua un autre 15 matchs, ses derniers dans la LNH.

Il continua ensuite sa carrière en Europe, d'abord trois saisons en Allemagne et une dernière saison en Autriche en 2007-08 avant de prendre sa retraite.

En 557 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 75 buts et 98 passes pour 173 points.

Il demeura ensuite dans le milieu du hockey, d'abord dans la ECHL comme assistant entraineur, ensuite entraineur-chef au niveau high school au Minnesota, recruteur pour les Kings et plus tard entraineur adjoint de leur club-école. Il a depuis gradué dans la LNH, comme assistant entraineur, des Ducks depuis la saison 2022-23.

Son fils, le défenseur Ryan Johnson, qu'il a d'ailleurs coaché au Minnesota, a été sélectionné en première ronde (31e) au total par les Sabres en 2019. Comme le paternel, il a joué avec les Gophers de l'Université du Minnesota avant de faire le saut dans la LNH. Il vient d'ailleurs de jouer sa première saison à Buffalo.


lundi 1 janvier 2024

Joueur oublié des 90's #86 - Nelson Emerson

 


 

Né le 17 août 1967 à Hamilton en Ontario, Nelson Donald Emerson était un bon petit joueur très rapide et agile en plus d'être un excellent fabricant de jeu. Mais sa grande versatilité fit en sorte qu'il était aussi très monnayable sur le marché des transactions et c'est ainsi que je le retrouve très souvent sur mon chemin durant mes recherches, que ce soit par ses bonnes statistiques ou durant le parcours de ceux qui ont fait partie de ses nombreuses transactions.

Même sa sélection au repêchage provenait d'un échange ultra compliqué entre les Canadiens et les Blues:


Draft pick rights traded from Montreal Canadiens with Mike Dark, Mark Hunter, round 2 pick in the 1985 draft (Herb Raglan), round 5 pick in the 1985 draft (Dan Brooks) and round 6 pick in the 1985 draft (Rick Burchill) to St. Louis Blues for round 1 pick in the 1985 draft (Jose Charbonneau), round 2 pick in the 1985 draft (Todd Richards), round 4 pick in the 1985 draft (Martin Desjardins), round 5 pick in the 1985 draft (Tom Sagissor) and round 6 pick in the 1985 draft (Donald Dufresne)


Ça m'a causé une ou deux migraines à tenter de comprendre, mais en gros le CH a principalement envoyé Mark Hunter et un dénommé Mike Dark aux Blues en retour d'un choix de première ronde en 1985 qui devint José Charbonneau. Au travers de tout ça, les deux équipes inversèrent leurs sélections (2e, 5e et 6e rondes) à ce même repêchage 1985. Le CH obtint aussi en bonus un choix de 4e.





Bref, Nelson Emerson fut repêché en 3e ronde en 1985 par les Blues. Il fut repêché directement du Junior B alors qu'il évoluait avec les Cullitons de Stratford où il domina la ligue en 1985-86 avec 112 points en 39 matchs. Ayant l'opportunité de rejoindre la OHL, il opta plutôt de joindre les rangs de l'Université Bowling Green (Ohio) pour la saison 1986-87.

Son parcours dans la NCAA fut exemplaire alors qu'il fut d'abord nommé recrue de l'année en 1986-87. Il joua quatre années complètes à Bowling Green, où il fut élu deux fois sur la première équipe d'étoiles de sa division en plus d'être à chaque saison finaliste comme récipiendaire du trophée Hobey Baker remis au meilleur joueur universitaire du pays. 
 
Il avait aussi comme coéquipier et co-chambreur le futur membre du temple de la renommée Rob Blake, qui lui avait imité le parcours de son ami Emerson. Deux ans plus jeune que ce dernier, Blake avait lui aussi joué avec Stratford au Junior B (après Emerson) avant de joindre Bowling Green en 1987-88. 

Les deux terminèrent leur parcours universtaire en 1989-90 alors qu'Emerson avait terminé ses quatre années tandis que Blake opta de devenir professionnel plus rapidement. Les deux purent terminer la saison 89-90 avec leurs nouvelles équipes, Blake à Los Angeles tandis qu'Emerson joignit le club-école des Blues.


Emerson obtint ensuite un essai de 4 matchs avec les Blues au début de la saison 90-91 (0 but, 3 passes) mais il passa la majorité de la saison avec le club-école, les Rivermen de Peoria dans la IHL. Il termina cette première saison pro avec une fiche de 36 buts et 79 passes pour 115 points, bon pour le 4e rang des pointeurs de la IHL qui élut ensuite Emerson comme recrue de l'année dans le circuit. Il aida les Rivermen à remporter la coupe Turner alors qu'il obtint 21 points en 17 matchs durant ces séries.

Les mineures étant derrière lui, Emerson débuta à temps plein avec les Blues en 1991-92 et s'en sortit encore très bien comme recrue avec une fiche de 23 buts et 36 passes pour 59 points en 79 matchs. Il s'améliora encore davantage en 1992-93 avec 73 points dont 51 passes. 

Cependant, durant l'été 1993 les Blues avaient l'opportunité d'acquérir le prolifique défenseur Phil Housley des Jets de Winnipeg. Ils sacrifièrent donc le jeune Emerson ainsi que Stéphane Quintal afin d'obtenir Housley. Le parcours de Housley à St.Louis ne fut pas très productif alors qu'il se blessa et rata le 3/4 de la saison. Cependant, les Blues se reprirent l'été suivant en se servant de Housley pour obtenir Al MacInnis des Flames...
 
Pour sa part, Emerson encaissa le choc d'être échangé pour la première fois de sa carrière et calma la froideur initiale de ses nouveaux partisans, initialement frustrés d'avoir perdu Housley, en connaissant sa meilleure saison offensive en 1993-94 avec 33 buts et 41 passes pour 74 points, dont beaucoup furent amassés en étant jumelé à Teemu Selanne, avant que ce dernier se blesse et rate une trentaine de matchs. Il amassa ensuite 37 points durant la saison écourtée de 1995.

Lors de ses premiers matchs à Winnipeg, Emerson fut l'acteur principal d'un jeu controversé lors d'un match au domicile des Jets contre les Blackhawks. 
 
Alors que l'égalité de 0-0 persistait en prolongation, le gardien Ed Belfour tenta de dégager la rondelle par la bande derrière son filet. En tournant autour du filet, Emerson capta la rondelle avec son gant et la déposa dans l'enclave ou même pratiquement directement dans le but selon plusieurs joueurs des Hawks.
 
La reprise vidéo fut inconclusive et l'arbitre Denis Morel s'en tint finalement à son jugement initial et accorda le but. Il s'agit d'un des buts les plus contestés de l'histoire. Heureusement qu'il ne s'agissait que d'un match en octobre et pas en séries...

 
 
 
Assez hilarant ce vidéo. Il faut tout de même reconnaître le «guts» de Morel ici alors qu'il dut survivre ensuite à toute une parade de personnages pas très joviaux. Imaginez avoir soudainement l'entièreté des Blackhawks de 1993 dans votre face; Bryan Marchment, Darin Kimble, Gary Suter, Steve Smith, Jeremy Roenick, Dirk Graham et surtout Ed Belfour ainsi qu'une demi-portée de frères Sutter (Brent, Rich et Darryl comme entraîneur). Il était quand même chanceux que Chris Chelios n'était pas présent, lui qui était alors suspendu pour quelques matchs...
 
Roenick y alla d'une de ces déclarations typiques dans les médias après le match:  
 
« Morel should have been out of this league five years ago. That's the worst call I've seen since I first laced up the skates as a kid. Maybe the refs should go on strike (a looming threat with their contract up Nov. 14 and no agreement in sight). We could use some new ones. »  
 
Pour sa part, Emerson déclara qu'il n'avait définitivement pas lancé la rondelle dans le but. Qu'il l'a simplement remise devant l'enclave et que c'est un joueur des Hawks qui l'a ensuite poussé dans le but. Mais jusqu'à ce jour, il croit lui aussi que le but n'aurait pas dû être accordé, car il a définitivement gardé la rondelle trop longtemps dans sa main.
 
Quoiqu'il en soit, Emerson joua deux saisons avec les Jets, suite à quoi il fut échangé aux Whalers de Hartford en octobre 1995 en retour de Darren Turcotte. Ce dernier avait obtenu des stats similaires à Emerson la saison précédente mais les Whalers gagnèrent haut la main cet échange alors que Emerson obtint 58 points dont 29 buts en 95-96 tandis que Turcotte n'obtint que 32 points et termina l'année avec les Sharks lors d'une autre transaction, avant de ne devenir qu'un figurant par la suite. 
 
À Hartford, Emerson retrouva Brendan Shanahan, son ancien compagnon de trio à St.Louis, ce qui l'aida à connaitre cette bonne saison.
 


Un autre but controversé... J'ai trouvé d'autres buts mais je voulais vraiment mettre celui-ci à cause du chandail glorieux du monsieur à 1:28 du vidéo :




Une blessure vint toutefois nuire à Emerson en 96-97, en plus du départ de Shanahan, et il n'obtint que 38 points. Il suivit ensuite l'équipe en Caroline en 97-98 et y connut sa dernière saison de 20 buts (21-24-45). Il marqua également le premier but de l'histoire des Hurricanes dans leur nouveau domicile.
 
Durant la saison 98-99, il continua ce périple nomade lorsque les Hurricanes l'envoyèrent aux Blackhawks en retour de Paul Coffey, un autre nomade de renom à l'époque. Emerson refit ses valises à nouveau avant la fin de la saison lorsque une troisième équipe, les Senators, fit son acquisition pour les séries en retour de Chris Murray.
 
Agent libre après cette saison 98-99, il signa pour trois saisons avec les nouveaux Thrashers d'Atlanta avec qui il joua le match inaugural et marqua 14 buts. Il termina toutefois la saison à Los Angeles, où il retrouva son vieil ami Rob Blake, lorsque les Kings firent son aquisition, en plus de celle de Kelly Buchberger,  en retour de Donald Audette et Frantisek Kaberle.

La réunion des anciens de Bowling Green ne fut toutefois que temporaire puisque Blake quitta les Kings en février 2001 lors d'un échange majeur avec l'Avalanche avec qui il remporta la Coupe Stanley. Emerson continua sa route avec les Kings jusqu'à la fin de la saison 2001-02, suite à quoi il prit sa retraite. 





Il reviendra dans le giron des Kings comme adjoint en 2006-07, pour ensuite devenir directeur du développement des joueurs, ayant ainsi contribué à une grosse partie des succès des Kings dans les années 2010, ce qui lui valut deux bagues. Il est depuis 2022 adjoint au directeur général... nul autre que Rob Blake.

Ses fils jumeaux, Quinn et Blake (coincidence?), sont tous les deux présentement dans la NCAA, Blake à Colorado State et Quinn avec l'alma mater de son paternel, Bowling Green. Mais aucun d'eux n'a été repêché dans la LNH.

En 771 matchs dans la LNH, Nelson Emerson aura amassé 195 buts et 293 passes pour 488 points.


Sources:
Everyone can use a hand now and then, especially in OT, Winnipeg Free Press, 18 mars 2019
DISPUTED OT GOAL HAS HAWKS FUMING
, Chicago Tribune, 17 oct. 1993
Recalling Blake’s path to Staples Center rafters, LA Kings Insider, 16 janvier 2015
Emerson reprend vie, Le Soleil, 20 novembre 1993

vendredi 17 mars 2023

Kyle McDonough





 


Né le 20 février 1966 à Manchester au New Hampshire, Kyle McDonough joignit les rangs des Catamounts de l'Université du Vermont en 1985-85. Il y joua durant quatre saisons et fut nommé sur l'équipe d'étoiles de sa division en 1988-89. Non repêché par une équipe de la LNH, il mit le cap sur l'Europe, d'abord au Danemark et ensuite en Norvège. 

Il tenta ensuite le coup dans la ECHL en 1991-92 avec les Icecaps de Raleigh mais cela ne dura que deux matchs, suite à quoi il retourna en Europe dans la ligue du Royaume-Uni. Par la suite, il retourna jouer en Norvège et, à l'exception d'une saison passée en Suède, il y joua exclusivement pour le restant de sa carrière, soit jusqu'en 2002, le tout culminant par un championnat lors de cette dernière saison.

Mais avant sa carrière professionnelle et universitaire, McDonough a grandi dans son patelin de  Manchester au New Hampshire et avait comme ami notable le futur célèbre comédien Adam Sandler qu'il a rencontré lors de son premier jour d'école. Les deux sont d'ailleurs toujours amis à ce jour. 




Le père de Sandler amenait souvent son fils et ses amis jouer au golf. McDonough avait un impressionnant drive et parvenait toujours à envoyer la balle beaucoup plus loin que les autres et il attribuait cet exploit à son lancer frappé au hockey. De là naquit l'inspiration pour Sandler du personnage de Happy Gilmore, héros titulaire du film paru en 1996 ou Sandler joue un hockeyeur au tempérament violent qui se distingue chez les pros avec son drive hallucinant et son fameux chandail des Bruins. 

Dans la vraie vie, McDonough n'était pas aussi impulsif que Gilmore et seulement l'aspect de son lancer frappé fut utilisé pour le personnage, le reste étant totalement différent.


 

McDonough a plus tard participé au tournage du film «Grown Ups 2» mais sa scène ne fut pas utilisée dans le résultat final.

S'il n'a pas réussi à percer au golf, ni dans les rangs professionnels nord-américains, McDonough demeure à ce jour au 8e rang de l'histoire de la ligue de Norvège avec 271 buts, 326 passes pour 597 points en 313 matchs. Il est d'ailleurs le plus grand pointeur de cette ligue à être originaire d'un autre pays.

 

Son frère, Hubie McDonough, a toutefois réussi à se rendre à la LNH. Non-repêché, il a quand même joué 195 matchs dans la LNH avec les Kings, les Islanders et les Sharks, avec notamment une saison de 18 buts en 1989-90 à Long Island.

Pour compléter sur le sujet de Happy Gilmore, apparemment que Joe Sakic fait partie des figurants de la fameuse scène où Happy participe et se fait couper d'un camp d'entrainement. Mais malgré plusieurs visionnements durant ma vie, je n'ai jamais réussi à l'identifier.


 

Sources:
Ex-Racer the inspiration for Happy Gilmore, britishicehockey.co.uk, 13 mai 2016