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mardi 10 mars 2026

Jari Kurri et les Devils de Milan (1990-91)


 
 
 
Parmi mes nombreux joueurs cultes, un qui est définitivement dans le top 10, sans être des plus obscurs comme la plupart des joueurs dont j’aime parler, figure l’original «Finnish Flash», Jari Kurri.

Il serait toutefois trop facile de faire un simple texte sur lui. Comme tout bon membre du temple, la quantité de textes déjà disponibles sur lui sont légion, particulièrement tout ce qui touche à la dynastie des Oilers et Wayne Gretzky. Ce qui m’intéresse toutefois aujourd’hui est de parler d’un chapitre assez oublié dans la carrière de la légende finlandaise, soit sa saison 1990-91 passée en Italie avec le club des Devils de Milan.

Malgré une 5e coupe remportée avec les Oilers au printemps 1990, parfois surnommée la coupe de «rédemption» et de la «consécration» des Oilers, et deux ans après l’infâme échange de Gretzky à Los Angeles, Kurri surprend tout le monde à l’été 1990 en décidant de quitter les Oilers et la LNH pour signer un contrat avec un club méconnu d’une ligue nettement plus inférieure pour un joueur de son calibre.



 
Ce n’était toutefois pas tellement une surprise de voir Kurri, ou tout autre joueur européen à l’époque, dire non à la LNH malgré une carrière florissante. C’était d’ailleurs particulièrement présent chez les clubs Canadiens. Des joueurs suédois de renom comme Hakaan Loob et Kent Nilsson avaient, au cours des années précédentes, plié bagage après plus ou moins une décennie dans la LNH, pour soit retourner jouer dans leurs patries respectives, ou bien ailleurs en Europe. Plusieurs disaient vouloir que leurs enfants puissent être éduqués dans leur langue maternelle. Quelques semaines avant l’annonce du départ de Kurri, on assistait à Montréal à une situation similaire avec Mats Naslund qui s’était également expatrié en Europe, en Suisse dans ce cas-ci.

Mais le cas de la vedette des Oilers, où l’hécatombe ne faisait que s’accentuer avec son départ, a davantage fait tourner les têtes.

Malgré qu’il n’était plus jumelé avec la merveille, Kurri venait de récolter un excellent 93 points en 1989-90 et un autre 25 points en séries, connaissant même un de ses meilleurs matchs en carrière durant la finale contre les Bruins lorsqu’il amassa 3 buts et 2 passes lors du deuxième match.

 
 
 

Ce départ n'était pas une simple retraite anticipée ou retour aux sources, mais était en grande partie une manœuvre stratégique. En conflit avec la direction des Oilers qui refusait de l'échanger aux Kings de Los Angeles pour rejoindre Gretzky, Kurri a utilisé l'Europe comme levier de pression. Mais selon lui, cet exil lui permettait quantité de choses; prendre une "pause mentale" après dix saisons intenses dans la LNH, pouvoir participer aux Championnats du monde de 1991, organisés dans sa Finlande natale, et, ultimement, de forcer les Oilers à négocier son transfert pour rejoindre son ancien coéquipier.

Malgré l'euphorie post-championnat, Kurri était rentré en Finlande immédiatement après la victoire. Il avait même mis sa maison d'Edmonton en vente. Le message était clair : son chapitre en Alberta était terminé.

Lui et son agent, Don Baizley, refusèrent même une offre financière supérieure des Oilers pour emprunter une voie totalement inattendue, soit un contrat de deux ans avec les Devils de Milan, avec qui il était associé depuis un certain temps et qui appartenaient à nul autre que Silvio Berlusconi. Ce dernier, avant de devenir le premier ministre controversé dont on se rappelle davantage de nos jours, était alors propriétaire d’un empire médiatique en Europe et possédait de nombreux clubs professionnels, dont le célèbre AC Milan, qu’il sauva de la faillite en 1986.
 
Dans le cercle de la LNH, on ne parvenait pas à faire du sens de la décision de Kurri. Le journaliste Cam Cole compara la situation à Magic Johnson qui partirait jouer au basketball en Yougoslavie. L'entraineur des Oilers John Muckler admit qu'il aurait davantage compris si Kurri aurait opté pour jouer chez lui en Finlande, dans une ligue davantage compétitive à défaut de jouer dans la la meilleure ligue au monde. Pour lui, il était risqué de faire un tel choix, expliquant qu'il aurait même de la difficulté à revenir dans la LNH.
 
De plus, contrairement à d'autre clubs plus prestigieux ou traditionnels d'Europe, par exemple en Suisse ou en Allemagne, le HC Milan Devils n’était pas un club avec une grande tradition, ayant été fondés juste un an avant l'arrivée de Kurri. Ils n’auront d'ailleurs existé que jusqu’en 1996, lorsque le club déménagea à Courmayeur, dans le nord de l’Italie, avant d’être dissout pour de bon en 1999.
 
Vous pouvez appercevoir Kurri dans l'uniforme milanais ici (#25):
 
 

Il y eut beaucoup de spéculations sur le montant de la transaction. Les médias suisses rapportèrent à l’époque une somme de plus d'un million de dollars. Le journal allemand Salzburger Nachrichten parlait plutôt d’un salaire de 350 000 dollars US, assorti d’un logement dans un château luxueux en plus d’une Mercedes. La ligue italienne comptait alors 10 équipes et le calendrier de 36 matchs se jouait les mardis et samedis, avec les dimanches toujours libres, donc un ratio salaire par match nettement avantageux.

L’arrivée de Kurri eut un effet marqué sur le hockey sur glace italien et les experts locaux convenaient que l’équipe de l’entraîneur-chef Jim Webster seraient les favoris du championnat italien.

Avec les Devils, Kurri opta bizarrement de troquer son fétiche #17 pour le #25. Le 17 appartenait au Canadien Mark Morrison, un ancien choix de 3e ronde des Rangers qui ne joua qu’une dizaine de matchs dans la LNH, et qui en était à sa deuxième saison avec les Devils, ayant terminé la saison précédente avec 113 points. Il est cependant étrange que Morrison n’ait pas légué le 17 à la grande vedette Kurri pour l’occasion.
 
Kurri, à gauche, et son coéquipier Mark Morrison qui portait le #17 à sa place...


Et bien que la présence de Kurri aida à remplir les patinoires et à revigorer le prestige de la Serie A, les Devils de Milan échouèrent en 1990-91. Ils terminèrent en troisième place et s'inclinèrent en séries face à leur rival immédiat, le HC Saima Milan. Lors de cette saison, Kurri rata six matchs et contribua 27 buts et 48 passes en 30 matchs. Avec ce 75 points, il ne figurait que 15e sur la liste des pointeurs, derrière des noms comme l’ancien des Flames Kevin Lavallée, l’ancien joueur éphémère des North Stars Dusan Pasek, ainsi que nul autre que Mark Napier. L’ancien du Canadien avait même terminé au premier rang de la ligue avec 118 points. Et selon ce que j’ai lu, Kurri rata également les séries, pour une raison que j’ignore.

Après son année en Italie, l'impasse persistait entre Kurri et les Oilers. Il menaça finalement de retourner chez les Devils pour exercer l’option de sa deuxième année de contrat s'il n'était pas échangé avant le 31 mai. Il avait également clairement établi que les retrouvailles avec Gretzky étaient sa priorité absolue.

Sather, qui ne ne voulait pas perdre une saison supplémentaire de ses services, finit par céder. Ainsi, une heure avant l'échéance fixée par l'ailier droit, Sather échangea ses droits, ainsi que Dave Brown et Corey Foster, à Philadelphie en retour de Craig Fisher, Scott Mellanby et Craig Berube. Les Flyers ont ensuite envoyé le joueur de 31 ans, accompagné de Jeff Chychrun, vers Los Angeles contre Steve Duchesne, Steve Kasper et un choix de quatrième tour au repêchage de 1991.

Un détail moins connu est que Kurri a failli rejoindre les Red Wings de Detroit, qui offraient plus d'argent que les Kings. Kurri était prêt à accepter, mais Detroit n'étant pas intéressé par un échange complexe à trois clubs, Sather a privilégié la transaction avec Philadelphie et Los Angeles.




Le deuxième chapitre de la carrière de Kurri dans la LNH, post-Italie, commença donc avec la fameuse réunion tant attendue avec Gretzky. On peut dire sans équivoque que cette deuxième moitié de carrière fut nettement moins resplendissante que la première. Le tandem Gretzky-Kurri version L.A, malgré quelques étincelles et une chimie toujours efficace, (dont un tour du chapeau lors de son premier match en tant que Kings) ne fut pas aussi mémorable qu’à leurs plus jeunes années à Edmonton. Il était évidemment grandement terminé le temps des saisons de 200 points de Gretzky et de 60+ buts/100+ points de Kurri. À cette première saison à L.A en 1991-92, Kurri ne récolta que 60 points, dont 23 buts, et les Kings se firent éliminer une fois de plus par les Oilers en première ronde. 
 
En fait, les Oilers post-finale de 1990 étaient toujours davantage compétitifs que leurs expatriés à Los Angeles. Malgré l’éxode continuel de plusieurs autres vedettes (Glenn Anderson, Grant Fuhr, Kevin Lowe, Adam Graves, Mark Messier, etc) les Oilers se rendirent tout de même jusqu'en finale de conférence en 1990-91 et 1991-92 tandis que les Kings ne firent jamais long feu. 

Les choses semblèrent toutefois débloquer en 1992-93, malgré une blessure importante à Gretzky qui lui fit manquer la moitié de la saison. Kurri prit davantage de place durant l’année, étant parfois muté au centre, et il termina la saison à 87 points. On énonça que le leadership tranquille de Kurri était une des principales raisons que les Kings parvinrent à redresser le bateau en l’absence de la merveille. Le parcours des Kings de l’ère Gretzky connut ainsi son apogée au printemps 1993 avec une participation en finale de la Coupe Stanley, pliant toutefois l’échine en 5 matchs face à Patrick Roy et le Canadien de Montréal.

Les Kings (pas seulement Gretzky et Kurri) ne furent plus jamais les mêmes par la suite, devant attendre l’arrivée d’une nouvelle génération à la fin des années 2000 avant de finalement passer à un autre niveau. Ils ratèrent les séries en 1993-94 et de nouveau durant la saison écourtée de 1995. Kurri connut sa dernière saison véritablement respectable offensivement en 93-94 avec 77 points dont 31 buts.
 

 
Après ces deux saisons décevantes et hors des séries, le club alors en quasi-faillite (et le propriétaire Bruce McNall en prison) liquida une grande partie de ses effectifs durant la saison 1995-96 et non pas seulement lors du fameux «2e échange» de Gretzky l’envoyant aux Blues de St.Louis (contre pas grand chose). Deux semaines suivant le départ du 99, le 17 plia également bagage, pour Manhattan dans son cas, en compagnie de Marty McSorley. En retour, les Kings obtinrent notamment Ray Ferraro. Cet échange est toutefois très impopulaire dans l’histoire des Rangers, les fans n’ayant pas apprécié Kurri autant qu’ils aimaient Ferraro. Kurri ne fit effectivement que passer à NY, et ce sans grande étincelle. Il n’obtint que 5 points en 14 matchs (dont seulement 1 but) pour clore la saison. Et malgré qu’il se racheta légèrement en séries avec 8 points en 11 matchs, les Rangers le laissèrent aller, son contrat échu.

Kurri joua ensuite deux dernières saisons dans la LNH, une en 1996-97 avec les Mighty Ducks d’Anaheim, où il put côtoyer son protégé Teemu Selanne, et une ultime saison en 1997-98 avec l’Avalanche du Colorado. À ce stade-ci de sa glorieuse carrière, Kurri était davantage devenu un attaquant de soutien défensif. Il n’eut que 13 buts et 35 points avec les Ducks et ensuite seulement 5 buts et 22 points avec l’Avalanche. 
 
C’est avec ces derniers qu’il put toutefois franchir de justesse l’illustre cap des 600 buts, terminant sa carrière dans la LNH avec un total de 601 buts, 797 passes pour 1398 points en 1251 matchs. Il était alors le recordman des points pour les joueurs européens. Il a depuis été détrôné de cette distinction par Selanne (1457) , Alex Ovechkin (1673 - au moment d’écrire ces lignes) et finalement le meneur, et #2 de tous les temps dans la LNH, Jaromir Jagr avec 1921 points.

Pour leur part, malgré que les Devils n'ont pas remporté le championnat d'Italie durant le court séjour de Kurri, et qu’ils ont disparu rapidement de la scène par la suite, ils ont toutefois soulevé le trophée les trois printemps suivants avant que le club ne soit aboli, soit en 1992, 1993 et 1994.
 
Sylvio Berlusconi (à droite) avec son club des Devils de Milan

 
Sources:
https://www.eishockeyblog.ch/als-kurri-nach-mailand-kam/
https://seura.fi/seuran-mies/miksi-jari-kurri-pelasi-kesken-nhl-uransa-kauden-italiassa/
https://www.nhl.com/kings/news/jari-kurri-almost-a-red-wing-before-he-became-a-king-285678450
https://oilersnation.com/news/an-oral-history-of-how-jari-kurri-left-the-edmonton-oilers-to-play-hockey-in-italy 

mardi 21 mars 2023

Igor Liba



 


Né le 4 novembre 1960 à Prešov en Slovaquie, Igor Liba n'a joué qu'une seule saison dans la LNH, mais ces quelques mois furent assez garnis en rebondissements.

Il était déjà considéré comme l'un des meilleurs joueurs de l'histoire de ce qui était alors la Tchécoslovaquie lorsque les Flames de Calgary en firent leur choix de 5e ronde (91e au total) du repêchage de 1983. Il venait à ce moment de mener son club, le ASD Dukla Jihlava, au championnat de la ligue tchèque, en plus de remporter une deuxième médaille d'argent d'affilée aux championnats du monde. 

Ailier gauche de 6'0" et 192 livres, Liba était un joueur complet tant à l'attaque qu'en défense et ne craignait pas non plus d'aller bousculer l'adversaire au besoin, ce qui en faisait un certain spécimen rare aux yeux des recruteurs nord-américains. 

Peter Stastny, probablement le meilleur joueur slovaque de l'histoire, déclara que Liba était un joueur naturel, capable de tout faire sur la glace et de mettre tout le monde dans sa poche. Un autre grand compliment vint de la part de Viktor Tikhonov, légendaire entraîneur de l'équipe nationale russe, qui déclara que Liba serait le premier joueur tchèque qu'il ajouterait sans hésitation à son équipe, le considérant comme un joueur au style universel.



 


De ses débuts professionnels en Tchécoslovaquie en 1979-80, jusqu'à la saison 1987-88, Liba avait à son actif quatre championnats tchèque, une médaille d'argent olympique (1984) ainsi que deux d'argent, une de bronze et une d'or aux championnats du monde, cette dernière à la spectaculaire édition de 1985, gagnant contre le Canada en finale. Durant cette dite période 79-88, il a amassé 196 buts et 392 points en 364 matchs dans la ligue tchèque, finissant meilleur buteur en 1983. Il fut également nommé meilleur joueur au pays en 1984.

Aux Jeux olympiques de Calgary en 1988, Liba (10 points) et son compatriote Dusan Pasek (11 points) terminèrent parmi les meilleurs pointeurs du tournoi malgré une absence des tchèques sur le podium. Cette performance attira l’œil des North Stars du Minnesota. Détenant déjà les droits sur Pasek, ils firent également l'acquisition de ceux de Liba en envoyant aux Flames un choix de 5e ronde au repêchage de 1988, choix qui devint l'attaquant Tomas Forslund. 

Les North Stars n'avaient plus qu'à se rendre en Tchécoslovaquie pour payer le gros prix pour obtenir Liba et Pasek. À l'époque, contrairement à l'Union soviétique, la Tchécoslovaquie permettait à ses plus vieux joueurs de traverser en Amérique du nord en retour de compensations financières.

Arrivé au Minnesota à la fin du mois d'août 1988, Liba ne parlait aucun mot anglais et avait beaucoup de difficulté à suivre durant le camp d'entraînement des North Stars. 

Si son compatriote Pasek parvint à faire l'équipe, il fut décidé par l'équipe que Liba devrait plutôt débuter dans les mineures à Kalamazoo pour s'acclimater au jeu nord-américain. 

Liba refusa et menaça plutôt de retourner en Tchécoslovaquie. Les North Stars firent alors d'une pierre deux coups en l'envoyant aux Rangers en compagnie de Rick Bennett et d'un autre joueur mécontent de son sort qui refusait d'aller dans les mineures, le fameux Brian Lawton, premier choix au total en 1983 qui avait grandement déçu depuis sa sélection. En retour, les North Stars reçurent 3 joueurs dont le défenseur Mark Tinordi en plus d'un choix de 3e ronde en 1989 qui devint Murray Garbutt.

Liba fit donc ses débuts dans la LNH avec les Rangers plutôt qu'avec les North Stars ou les Flames. Il s'en sortit quand même bien avec 2 buts et 7 points lors de ses 10 premiers matchs. Cependant, il fut rapidement échangé de nouveau lors d'un autre échange du DG Phil Esposito, celui qu'on surnommait alors «Trader Phil» par son impatience et sa rapidité de gâchette sur le marché des échanges. Liba fut donc inclus dans un autre échange, son troisième de l'année 1988, lorsqu'il fut envoyé aux Kings en compagnie de Todd Elik et Michael Boyce. En retour, les Rangers mirent la main sur Dean Kennedy et Denis Larocque.

Rare photo de Liba jouant avec Gretzky

À Los Angeles, on tenta immanquablement de jumeler Liba à nul autre que Wayne Gretzky. Cette expérience échoua toutefois assez rapidement. Gretzky déclara qu'il n'aimait pas jouer avec Liba car il est très dûr selon lui de jouer avec des joueurs tchèques, estimant qu'ils ne sont pas capables de s'adapter à d'autres styles de jeu. De son côté, Liba expliqua plutôt que la combinaison Liba-Gretzky ne fonctionnait pas car ils étaient tous les deux davantage des passeurs que des marqueurs. Il fut donc relégué sur les autres lignes et parfois laissé de côté. Au total il obtint 5 buts et 18 points en 27 matchs avec les Kings, ratant également quelques semaines d'activité avec une blessure à la main. Les Kings le libérèrent une fois la saison terminée. Au total, il aura obtenu 25 points en 37 matchs lors de sa seule saison dans la LNH.

Il y avait des offres sur la table pour lui pour rester dans la grande ligue mais il opta toutefois de retourner en Europe sous la promesse d'un lucratif contrat pour jouer en Allemagne. Ce fut toutefois une arnaque et il retourna plutôt en Tchécoslovaquie avec un de ses anciens clubs, le HC Kosice. Il déclara plus tard avoir regretté d'avoir laissé tomber la LNH aussi rapidement.

Il joua ensuite jusqu'en 2002-03, principalement en Tchécoslovaquie (la Slovaquie à partir de 1992), ainsi que quelques courts séjours en Suisse, en Finlande, en Autriche et en Italie. Il gagna une autre médaille olympique en 1992 avec une médaille de Bronze, ainsi qu'un autre championnat national en 1999.



 

Après sa retraite, il a brièvement été entraîneur au junior pour le HC Kosice. Il fut élu au sein du temple de la renommée slovaque en 2005.

En plus de ses 25 points en 37 matchs dans la LNH, Igor Liba aura aussi obtenu un total de 416 buts, 508 passes pour 924 points en 819 matchs en combinant ses totaux dans les différentes ligues et divisions européennes où il a joué. Il aura aussi obtenu 28 buts et 41 passes pour 69 points en 97 matchs sur la scène internationale.

Pour compléter la petite histoire, le pari tchèque aura probablement coûté cher aux North Stars puisque Dusan Pasek, lui qui accompagna Liba en Amérique du nord, fit lui aussi patate dans la LNH. Après une première saison de seulement 14 points en 48 matchs en 1988-89, il fut envoyé dans la Ligue internationale à Kalamazoo la saison suivante. Contrairement à Liba, Pasek accepta de s'y rapporter mais il quitta pour la Suisse après seulement 20 matchs à Kalamazoo.


Sources:
Greatest Hockey Legends
Gretzky de mauvais poil, Le Soleil, 29 décembre 1988


mardi 27 juillet 2021

Les derniers de la IHL

 

Nous sommes en 2021 et vous savez sans doute ce que cette date signifie. Il s'agit bien sûr du vingtième anniversaire de la mort de la International Hockey League, cette petite/moyenne ligue qui voyait trop grand et qui dut finalement cesser ses activités sans trop de fanfares après 56 ans d'existence durant l'été 2001.

Quoi? Vous n'aviez aucune activité de planifiée pour la célébration de ce funeste anniversaire? C'est correct, je m'en charge alors.


Et oui je suis moi-même un peu en retard mais il s'agit bien de 20 années qui se sont écoulées depuis que la IHL ferma ses portes quelques jours après le championnat de ses derniers champions, les Solar Bears d'Orlando à la fin du mois de mai 2001. Après quelques années de vaches maigres, passant entre autres de 19 équipes en 1997 à seulement 11, la ligue annonça officiellement le 4 juin 2001 qu'elle cessait ses activités et que 6 de ses équipes allait joindre les rangs de la Ligue américaine. Ces 6 clubs furent le Moose du Manitoba, les Wolves de Chicago, les Admirals de Milwaukee, les Griffins de Grand Rapids, les Grizzlies de l'Utah et les Aeros de Houston. En absorbant ces 6 clubs, la AHL passa de 20 à 26 équipes et cette fusion vint consolider cette ligue et stabiliser le système des ligues mineures et du développement des joueurs pour la grande ligue, qui espérait ensuite agrandir davantage la AHL jusqu'à avoir autant de clubs que la LNH, soit un club-école pour chaque grand club.

Depuis cette fusion, 4 de ces 6 clubs sont toujours en place (Milwaukee, Chicago, Grand Rapids et Manitoba) quoique le Moose déménagea brièvement à St. John's (sous le nom des Ice Caps) en 2011 avant de revenir au Manitoba en 2015. Les Aeros de Houston sont depuis devenus le Wild de l'Iowa en 2013 tandis que les Grizzlies sont devenus les Monsters de Lake Erie (maintenant Cleveland) en 2005. Une deuxième équipe du nom des Grizzlies de l'Utah fut plus tard fondée dans la ECHL par la suite. 


Les Aeros de Houston, champions de 1999

Les Solar Bears d'Orlando, derniers champions de la IHL en 2001

 
Plusieurs autres équipes qui ne survécurent pas à la fin de la IHL furent ensuite ressuscitées sous une autre forme par la suite. C'est le cas entre autres des Cyclones de Cincinnati (en place depuis 2001 dans la ECHL) et des Solar Bears d'Orlando (aussi dans la ECHL). Une deuxième IHL exista le temps de trois saisons, soit de 2007 à 2010, avant de fusionner avec une autre ligue (la 2e CHL) et ensuite la ECHL.

Donc malgré que la ligue disparut sans trop de célébrations, on retrouve toujours quelques unes de ses racines avec ces quelques équipes. J'ai parlé en détails de tout l'historique de la ligue dans le passé et je vous invite à aller lire cet autre texte pour en savoir davantage. Mais qu'en est-il des joueurs? 20 ans plus tard, y-a-t'il des joueurs encore actifs qui ont joué dans la IHL? C'est ce que nous allons découvrir aujourd'hui.

D'abord, en ratissant largement dans les banques de données, j'ai trouvé plusieurs ex-joueurs de la IHL qui se sont accrochés longtemps dans plusieurs circuits depuis 2001. Des noms semi-familiers comme Byron Ritchie, Richard Jackman, Kristian Kudroc et notre cher Glen Metropolit ont joué jusqu'à la saison 2016-17. Ce dernier avait joué pour quelques clubs de la IHL dans les années 90 dont brièvement avec les Rafales de Québec.

Parlant des Rafales...



Après son départ du CH et de la LNH en 2010, Metropolit joua en Suisse, en Allemagne et finalement en Italie jusqu'en 2017.

Quelques autres joueurs ont joué jusqu'en 2017-2018 dont l'ancien des Canucks Josh Holden ainsi que plusieurs autres joueurs obscurs comme Adam Borzecki, Jeff Ulmer et Stanislav Gron.

Ensuite, la saison 2018-19 marqua la fin de la carrière de quelques autres «immortels» de la IHL, plusieurs dans de nombreuses ligues obscures comme Rodrigo Lavins en Lituanie, Greg Classen dans la 3e ligue allemande, l'ancien des Coyotes Radoslav Suchy en Slovaquie, ainsi que l'ancien des Sénateurs Peter Schastlivy en Roumanie.

Radoslav Suchy

Éric Perrin


Il y a aussi le cas intéressant d'Éric Perrin. Cet ancien des Thrashers et champion de la Coupe en 2004 avec le Lightning a aussi joué trois saisons dans la IHL (1997 à 2000). Après ses années à Tampa Bay, Atlanta et un an dans la KHL, il mit le cap sur la Finlande en 2010-11 et y joua ensuite jusqu'en 2019. Avant de débloquer dans la LNH avec le Lightning, il avait auparavant joué en Finlande de 2000 à 2003 et ses nombreuses années passées là-bas font donc de lui le meneur dans cette ligue pour les joueurs importés dans la catégorie des matchs joués (643), des buts (189) et des points (532).

Aussi, je n'ai pas le choix de souligner la présence du russe Maxim Potapov. Et ce, juste pour son nom. Il ne joua qu'un seul match dans la IHL, en 2000-01 avec les Vipers de Detroit avant de jouer ensuite dans de nombreuses ligues russes et de finalement terminer sa carrière aussi en 2019 et ce, dans la ligue asiatique avec les Nippon Paper Cranes...

Pour ce qui est de ceux qui terminèrent leur carrière dans la LNH et non pas creux en Europe, et bien on retrouve Dan Boyle, Andrew Ference, Pascal Dupuis et Eric Boulton qui prirent leur retraite en 2016 et ensuite Chris Neil et Nick Schultz en 2017. Toutefois, le champion doyen des ex-IHLers à s'être retiré en tant que joueur de la LNH est techniquement notre gagnant du trophée Czerkawski de 2017-18, Mark Streit. Ce dernier, avec son comeback à Montréal de 2 matchs au début de la saison 2017-18 est donc le dernier et plus récent joueur de la LNH à avoir joué dans la IHL, même si ce n'est aussi que techniquement car il n'avait seulement joué qu'un match dans la IHL et ce, en 1999-2000 avec les Grizzlies.

Maxim Potapov

Mark Streit


La saison 2019-20 nous mène ensuite vers les derniers retranchements de ces anciens IHLers avec le retrait de la compétition de "L'autre" Petr Sykora. Pas celui des Devils et des Mighty Ducks, mais plutôt celui qui ne joua qu'une dizaine de matchs avec les Capitals et les Predators. Il joua une saison à Milwaukee dans la IHL en 98-99, mais ensuite plusieurs saisons dans la première ligue de la République Tchèque. Il se retira finalement en 2019-20 en 3e division avec le HC Stadion Vrchlabi, saison où il récolta quand même 38 buts et 67 points en 38 matchs...

Ensuite, plus près de chez nous on retrouve le dur à cuire Éric Bertrand. Cet ancien membre de l'organisation des Devils, des Thrashers et brièvement du Canadien (3 matchs en 2000-01) joua 9 saisons dans la LNAH soit de 2009-10 à 2017-18, principalement avec Saint-Georges-de-Beauce. Il passa ensuite derrière le banc du Cool FM jusqu'à son congédiement en novembre 2019. Il en profita alors pour revenir au jeu avec l'Assurancia de Thetford Mines, où il joua 8 matchs jusqu'à l'arrêt des activités à cause du Covid en 2019-20. Il s'agissait toutefois probablement de sa véritable dernière saison à 42 ans.

Il peut au moins se vanter d'avoir été le dernier Québécois actif à avoir joué dans la IHL.

Éric Bertrand

La COVID vient d'ailleurs porter un bémol à ce texte alors qu'on ignore si deux autres joueurs sur ma liste pourront continuer leur périple. Il s'agit du défenseur Sean Blanchard et bien sûr de l'infatigable et légendaire David Ling. Blanchard a joué une poignée de matchs lors de la dernière saison de la IHL en 2000-01 tandis que Ling y joua plus de 250 matchs. Les deux évoluaient toujours au niveau senior dans la ligue de la Allan Cup lors de la saison 2019-20. On ignore donc si c'est la fin pour eux avec la suite des choses incertaine avec la pandémie.

Bob Wren
C'est d'ailleurs en écrivant mon texte sur Ling qu'il m'était venue l'idée de retracer s'il y avait d'autres survivants de la IHL. Je me demandais à l'époque si Ling était effectivement le dernier mais la vie me réservait des surprises. Quelques semaines après avoir écrit le texte sur Ling, je suis tombé sur la piste d'un autre éternel en Bob Wren

Ce spécimen est bientôt âgé de 47 ans et évolue toujours dans la 4e division allemande avec le EHC Klostersee. La pandémie a forcé la tenue d'un calendrier écourté dans cette 4e division mais Wren a tout de même put ajouter 7 matchs et une saison supplémentaire (sa 27e) à son palmarès en plus de récolter une fiche de 2 buts et 4 passes. 

La présence de Wren m'a d'ailleurs forcé à ratisser mon barème de recherche pour inclure tous ceux nés la même année que lui soit en 1974... J'espère ne pas me tromper et découvrir qu'il y ait un joueur plus vieux que Wren encore actif quelque part... Wren se qualifie d'ailleurs à peine pour cette liste puisqu'il n'a joué qu'un seul match dans la IHL et c'était en 1995-96 avec les Vipers de Detroit. Mais est-il aussi le dernier survivant de la IHL?

Et bien non. En creusant davantage j'ai trouvé trois autres survivants toujours actifs. Tous les trois en Tchéquie.

Il y a d'abord Marek Posmyk. Cet ancien choix des Maple Leafs en 1996 et ex-membre du Lightning l'espace de 19 matchs serait aussi toujours actif à 42 ans dans la 5e division tchèque. Il y a joué 2 matchs en 2020-21 et a récolté 3 buts et 1 passe.

Ensuite on retrouve Vladimir Sicak. Jamais repêché, il a tout de même tenté sa chance en Amérique du nord en évoluant deux saisons dans le junior canadien ainsi qu'une saison partagée entre la IHL et la ECHL en 2000-01, dernière année de la IHL où il joua une trentaine de match avec Orlando. Maintenant âgé de 40 ans, il était lui aussi toujours actif en 2020-21 avec le HC Samson Ceske Budejovice en 4e division tchèque. Aucun point en 3 matchs pour lui mais la saison de cette division dut être annulée après ces 3 matchs. Même chose pour Pomsyk dans sa 5e division...

Tout ça pour nous mener à ce que je considère comme le véritable doyen et le meilleur joueur encore actif à avoir foulé les patinoire de la IHL. Il s'agit du choix de 3e ronde des Canucks en 1999, le désormais éternel René Vydarený.

 
René Vydarený

 
Également un ancien membre de l'Océanic de Rimouski champion de la coupe Memorial de 2000, Vydarený joua une saison dans la IHL avec le club-école des Canucks de l'époque, les Blades de Kansas City durant cette funeste et dernière saison 2000-01. Il joua ensuite quelques saisons dans la AHL sans jamais pouvoir percer avec les Canucks avant de retourner dans sa patrie durant le lock-out de 2004-05. Il n'a jamais bougé depuis et évolue depuis ce temps en première division tchèque et ce presque exclusivement avec le même club, le Motor Ceske Budejovice. La première division tchèque, en plus d'être le meilleur niveau au pays, a pu continuer ses activités en 2020-21. Même chose pour la 2e division mettant en vedette Tomas Plekanec et Jaromir Jagr avec le HC Kladno... Malheureusement pour cette liste, Jagr n'a jamais joué dans la IHL...

Pour sa part, Vydarený, un défenseur maintenant âgé de 40 ans, a récolté 3 buts et 8 passes en 53 matchs mais son club fut le pire de la ligue avec une fiche de 6-35-4-7...

C'est donc probablement ce qui complète ce recensement. À moins que quelque part on retrouve un ancien joueurs des Spiders de San Francisco qui évolue toujours en 8e division de Lituanie ou dans votre ligue de garage locale...

Mais en fait, je vous ai gardé une surprise pour la fin. Malgré tous ces David Ling, Bob Wren, Posmyk, Sicak, Vydarený ou autres tchèques obscurs qui jouent encore à temps plein ou temps partiel quelque part, il existe toujours un ancien de la IHL qui est toujours techniquement sous contrat dans la LNH et qui reçoit un chèque d'une équipe de la LNH. Il s'agit d'un choix des Islanders, même qu'il s'agissait du tout premier choix de l'encan de l'an 2000. Je parle bien sûr du gardien Rick DiPietro. Ce dernier demeurera le plus riche des anciens IHLers jusqu'en 2029 lorsque se terminera son rachat de contrat éternel de 1,5 millions par année... 

C'est en 2000-01, dernière année de la IHL, que DiPietro joua 14 matchs avec les Wolves de Chicago, alors club-école des Islanders pour la première saison professionnelle de DiPietro. Il y eut une fiche de 4-5-2 avant d'être rappelé par le grand club.



C'est donc ce qui complète cet article anniversaire de la toujours fascinante IHL... Je remettrai peut-être tout ça à jour lors du 25e...


Sources:
LNAH.com
hockeydb.com
eliteprospects.com
IHL To Fold This Week and Merge To AHL, Hockey's Future, 3 juin 2001

dimanche 17 janvier 2021

Les grands voyageurs #2: Bob Wren



Re-bienvenue dans cette série sur ces joueurs qu'on qualifie de vagabonds, nomades ou globe-trotters mais surtout passionnés et résilients. On surnomme souvent ces joueurs des ''journeymen'' et on les retrouve à tous les niveaux du hockey professionnel.

Lors de la parution du premier tome de cette série sur le légendaire David Ling, qui joue encore au niveau senior à 45 ans, un lecteur du nom de Jean-Mathieu Marcil m'a mis sur la piste d'un autre joueur éternel du genre, le non moins légendaire Bob Wren...


 
Robert Wren est né le 16 septembre 1974 à Preston en Ontario. Il débuta son parcours junior au sein des fameux Compuware Ambassadors de Detroit, la première équipe américaine de l'histoire de la ligue junior de l'Ontario, établie comme équipe d'expansion en 1990. 

Pour la petite histoire, les Compuware Ambassadors furent nommés selon leur commanditaire évident, la compagnie d'informatique Compuware. Basée à Detroit, la compagnie était la propriété de Peter Karmanos, futur propriétaire des Whalers de Hartford qui déménagea ensuite l'équipe en Caroline. Réalisant probablement que ''Compuware Ambassadors'' était un nom ''shitteux'', il renomma la franchise sous le nom des Red Wings Jr de Detroit en 1992. En 1995, un an après avoir acquis les Whalers, il renomma ses Red Wings Jr sous le nom des Whalers de Detroit, ce qui à ce jour sonne vraiment bizarre. La seule chose qui me vient en tête quand j'entends ''Detroit Whalers'' c'est Gordie Howe... La franchise déménagea dans la banlieue de Plymouth en 1997 et y demeura jusqu'en 2015 lorsque Karmanos la vendit finalement à un groupe de Flint, toujours au Michigan. L'équipe est désormais connue sous le nom des Firebirds de Flint.

Mais revenons à Bob Wren qui joua une saison en tant que ''Compuware Ambassador'' et deux autres en tant que ''Red Wing Junior''. Il récolta en tout 115 buts et 303 points en 182 matchs dans le junior. Sa meilleure saison fut celle de 92-93 qu'il termina avec 145 points, bon pour le deuxième rang de la OHL derrière Andrew Brunette. Les Kings de Los Angeles en firent ensuite leur choix de 4e ronde (94e au total) au repêchage de 1993. 

Il ne joua cependant jamais pour les Kings. Après une autre saison junior, il débuta en 1994-95 son parcours professionnel adéquatement sur le thème du nomadisme alors qu'il n'était pas bien haut dans la hiérarchie des prospects des Kings. Il fut trimbalé de gauche à droite au sein des nombreux clubs affiliés aux Kings, eux qui semblaient changer annuellement de club-école à l'époque, surtout les clubs secondaires. Il joua alors pour 4 clubs en deux saisons dans le système des Kings; les Renegades de Richmond (ECHL) et les Falcons de Springfield (AHL) en 94-95 et ensuite les Cherokees de Knoxville (ECHL) et les Vipers de Detroit (IHL) en 95-96. Il a probablement été largué par les Kings durant cette saison car les Vipers n'étaient pas affilié aux Kings. Ou bien il leur fut simplement prêté parce qu'il n'y joua seulement qu'un match.

Il capta toutefois l'attention des Mighty Ducks d'Anaheim qui le signèrent pour la saison 96-97. Il devint alors une légende avec les Mighty Ducks et demeure à ce jour le meilleur pointeur de leur histoire.
 
Quoi? Teemu Selanne? Ryan Getzlaf? Paul Kariya? C'est qui eux autres? Moi je parle bien sûr des Mighty Ducks de Cincinnati. Wren joua 5 saisons dans le système d'Anaheim, d'abord avec les Bandits de Baltimore en 96-97 et ensuite à Cincinnati avec les mini-Mighty Ducks. Il y connaîtra sa meilleure saison professionnelle en carrière en 97-98 avec 42 buts, 58 passes pour exactement 100 points, bon pour le deuxième rang de la AHL. Il joua également ses premiers matchs dans la LNH cette saison-là, un court séjour de trois matchs à Anaheim où il ne récolta aucun point.

Il joua ensuite 3 autres saisons à Cincinnati, continuant d'empiler les points mais sans jamais s'approcher à nouveau des 100 points. Il ne joua qu'un seul autre match à Anaheim, en 2000-01, suite à quoi son association avec l'équipe se termina. Il aura obtenu 299 points en 277 matchs à Cincinnati, participant à 3 reprises au match des étoiles de la AHL durant cette période. Je ne niaisais pas pour les premiers marqueurs de l'histoire de l'équipe. Cette dernière déménagea en 2005 à Rockford et se repabtisa les IceHogs.


Il signa ensuite avec les Maple Leafs pour la saison 2001-02. Il joua la majorité de la saison à St.John's et ne fut rappelé que pour un seul match à Toronto en saison et un autre match en séries. La saison suivante, il débuta de nouveau à St.John's, mais il fut échangé deux fois durant la saison, d'abord aux Predators de Nashville et ensuite aux Senators d'Ottawa. Il joua donc pour 3 équipes de la AHL en 2002-03, St.John's, les Admirals de Milwaukee et les Senators de Binghamton.

Il quitta alors pour l'Europe en 2003-04. Voici l'historique abrégé de ses clubs de 2004 à 2012.

2003-04: Panthers d'Ausburger (Allemagne), Capitals de Vienne (Autriche)
2004-07: Capitals de Vienna (champion du Championnat d'Autriche en 2005)
2007-09: Roosters d'Iserlohn (Allemagne)
2009-11: ERC Ingolstadt (Allemagne)
2011-12: Towerstars de Ravensburg (Allemagne-2)


En 2012-13, il revint en Autriche et ce, au sein d'un club que je ne connaissais pas mais qui a un nom fantastique, les Moser Medical Graz99ers... Parfois le club est plutôt nommé le EC Graz 99ers. On pourrait croire que c'est une sorte de nom hommage à Wayne Gretzky mais j'imagine que c'est une double signification car le club fut aussi fondé en 1999... Aucune idée cependant de ce que signifie le ''Moser Medical''

Mais bref, Wren y joua une saison (fiche de 11 buts, 29 passes pour 40 points si ça vous intéresse). Il s'agissait alors de la saison du lock-out de 2012 dans la LNH. Wren partagea alors le vestiaire avec quelques joueurs connus comme Thomas Vanek et aussi Olivier Latendresse. Il mit ensuite le cap sur l'Angleterre avec les Panthers de Nottingham pour la saison 2013-14, saison couronné d'un autre championnat pour les Panthers (également l'ancien club de David Ling). 

Si vous suivez le décompte, 2014 marquait également le 40e anniversaire de Wren. Ce dernier décida de poursuivre encore l'aventure avec un retour en Allemagne mais cette fois en 3e division avec les Indians d'Hanovre (anciennement connus temporairement sous le nom fantastique des Ninja Turtles d'Hannover).

Savez-vous également que Hanovre, en plus des Indians en 3e division ont également un club en 2ème division du nom des Scorpions d'Hanovre? En plus d'avoir ce magnifique logo, les Scorpions sont nommés en honneur du groupe rock du même nom et qui est originaire de cette même ville. Est-ce que la chanson ''Wind of Change'' vous vient immédiatement en tête quand vous entendez parler de Scorpions? Maintenant oui.

♪♪ Taaaaaake me....

 

Après cette saison passée à 40 ans au fin fond de la 3e division allemande, est-ce que vous pensez que Wren en avait fini du hockey? C'était mal connaître votre Bob Wren. Il se joignit en 2015-16 avec le club  TSV Trostberg, cette fois en 5e division allemande. J'étais complètement abasourdi quand j'ai découvert ça. Il y a une 5e division allemande? J'imagine que votre ligue locale de ringuette a un meilleur calibre que la 5e division allemande. Wren y joua deux saisons en tant que ''Player-coach'', quelque chose qui est de nos jours très très rare. 

J'ai découvert aussi qu'il a survécu au cancer en 2014. Il a récemment célébré ses 6 ans de rémission. Il a organisé d'ailleurs plusieurs tournois locaux au courant des dernières années au profit de la recherche sur le cancer.

Il quitta ensuite le TSV Trostberg et joignit en 2017 les rangs du EHC Klostersee dans la petite ville de Grafing dans la région de la Bavière en Allemagne, alors un club également en 5e division. 

Il semble avoir élu domicile permanent en Allemagne et est toujours actif en 2020-21 avec le EHC Klostersee à l'âge de 46 ans et bientôt 47! Et il est encore capable de la mettre dedans. Il termina même la saison 2018-19 au premier rang des compteurs du club avec 41 points en 25 matchs. Il faut dire cependant que le premier pointeur de cette ligue, le canadien Killian Hutt, termina la saison avec 132 points...

En tant que seul joueur canadien de l'équipe, Wren aida récemment ce club datant de 1957 à passer en 4e division et semble désormais faire figure de personnage culte à Grafing. Il a également créé une compagnie du nom de Wren Hockey qui semble selon mes recherches se spécialiser en équipement de hockey divers.

Donc, Bob Wren n'a jamais été le plus grand voyageur mais il a tout de même joué professionnellement (et surtout longtemps) pour 21 équipes et ce dans 10 ligues (dont les 5 divisions allemandes) différentes.

Sa fiche dans la LNH fut de 0 buts, 0 passes pour 0 points en 5 matchs.
Sa fiche dans la AHL fut de 187 buts, 315 passes pour 502 points en 532 matchs.
Sa fiche en Allemagne, toutes divisions confondues est (à ce jour) de 135 buts, 285 passes pour 420 points en 364 matchs. Il semble toutefois manquer ses statistiques de quelques saisons sur EliteProspects.


Normalement quand je m'aventure aussi creux dans les anales du hockey outre-mer, je ne sais pas quand m'arrêter, étant fasciné par ces nouvelles curiosités. Voici alors quelques trucs que j'ai piqué des comptes Facebook, Instagram et même TikTok du EHC Klostersee et de Bob Wren qui m'a l'air ultra sympathique.

Comme on ne peut pas voyager en ce moment, je vous emmène ici pour terminer dans une petite excursion en Bavière!

 


Voici tout d'abord ce trésor national qu'est Bob Wren avec son club actuel. Beau chandail tout de même. Pour un club européen, il est quand même assez sobre côté commanditaires.


Vous pouvez voir ici Wren dans son équipe. La 4e (et 5e) division allemande semble regorger de joueurs assez jeunes et gringalets... J'ai même vu un Tweet personnel de Wren qui faisait un appel à tous pour recruter plus de joueurs...

 
Ça c'est Lisa Hemmerle, gardienne aujourd'hui âgée de 25 ans qui joua une dizaine de matchs avec le club de 2016 à 2019. Après avoir joué toute sa vie au niveau masculin, elle est présentement dans la première ligue allemande féminine.



Ça c'est l'ancien chandail avec le lettrage à la Rangers. Pas mal non plus.



Ça a l'air d'être une pas pire ligue quand même. Je pense qu'il s'agit d'un match à l'étranger mais on voit qu'il y a pas mal de supporters.



Cette photo est définitivement à domicile. Remarquez bien le logo de la ''Red Society'', genre de fan club de l'équipe avec Astérix comme mascotte!


Ça semble être parfois assez brumeux dans l'aréna...



 
Wren semble encore capable de sacrer des volées à des joueurs 20 ans plus jeunes que lui...



Ça c'est une photo d'époque, probablement dans les années 60. Remarquez bien le commentaire de Paul Atkins à droite...





Moi je respecte Bob Wren au plus haut point. Regardez sa pauvre bouille ici. Cliquez pour agrandir au besoin, ça vaut la peine. Il regrette déjà son lendemain de brosse...

Personnelement je ne serais pas capable de jouer ou même seulement d'habiter en Allemagne, là où l'on retrouve les meilleures bières au monde.



Tsé... Ça c'est une photo dans le vestiaire durant un après-match. Je prendrais 20 livres juste durant le camp d'entraînement.




 
 Mais bon terminons ça encore plus en beauté. Je vous avais promis des TikTok de Bob Wren alors les voilà...
 
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Tout un joueur ce Bob Wren. Je lui souhaite de jouer au moins jusqu'à 50 ans. Il a l'air bien parti.

vendredi 26 juin 2020

Joueur oublié des 90's #33 - Frank Pietrangelo





Né le 17 décembre 1964 à Niagara Falls en Ontario, Frank Pietrangelo n'eut qu'une carrière relativement courte et principalement comme gardien adjoint dans la LNH mais il eut  tout de même l'opportunité de briller au bon moment et de laisser sa place dans le folklore sportif de Pittsburgh. 




Après avoir débuté dans le junior B avec les Canucks de Niagara Falls, Pietrangelo joua ensuite dans le junior A avec les Warriors de Brampton. Désirant se faire remarquer davantage dans l'espoir d'être repêché, il opta de prendre l'avenue des universités américaines. Il reçut des offres d'une vingtaine d'équipes intéressés mais s'enrôla finalement avec les Golden Gophers de l'Université du Minnesota car il s'agissait d'une des universités qui formaient le plus de futurs joueurs dans la LNH. Il était cependant le seul canadien de l'équipe, elle qui ne recrutait que très rarement hors de l'état du Minnesota.

Il obtint le poste de partant avec les Gophers et termina sa première saison en 1982-83 avec une fiche de 15-6-1. Les Penguins de Pittsburgh furent assez impressionnés pour tenter leur chance avec lui en le repêchant en 4e ronde (63e) au total du repêchage de 1983. Mais comme plusieurs joueurs universitaires (comme son coéquipier Corey Millen avec les Gophers), il n'était pas considéré comme un espoir de haut niveau et il était bien établi qu'il compléterait ses 4 années d'université avant de devenir professionnel.

Il joua donc 3 autres années avec les Gophers mais ne connut pas d'aussi bonnes saisons que sa première en 82-83 et l'équipe commença à partager le filet avec d'autres gardiens. Il retrouva toutefois sa forme d'antan à sa dernière année avec une fiche de 15-7-0.

Diplôme en poche mais jamais signé par les Penguins ou une autre équipe, Pietrangelo se chercha du boulot pour la saison 1986-87. Heureusement pour lui, son beau-frère était l'ancien joueur des Whalers Rick Ley qui était désormais entraîneur-chef des Lumberjacks de Muskegon dans la IHL. Il fut donc signé par les Lumberjacks et connut une très bonne saison en 1986-87 avec une fiche de 23-11-0 en 35 matchs. Coïncidemment, les Lumberjacks étaient aussi le club-école des Penguins. Ces derniers retrouvèrent donc Pietrangelo sur leur radar et le signèrent enfin pour la saison 1987-88. 

Il obtint quelques départs avec les Penguins au début de la saison mais fut finalement renvoyé à Muskegon après 3 défaites consécutives. Il fut ramené à la mi-janvier et connut de meilleurs moments avec l'équipe, devant même un favori de la foule. Il connut en tout une fiche de 9-11-0 lors de cette première saison au sein d'une équipe douée en offensive mais pourrie en défensive qui peinait à bâtir une équipe compétitive autour de Mario Lemieux. 

Les Penguins avaient également des problèmes dans les buts et sentaient de la pression des fans pour obtenir un véritable gardien numéro un. Il y avait des rumeurs que l'équipe était en tête du derby Andy Moog durant la saison, lui qui était en bris de contrat avec les Oilers. Cependant les Penguins refusèrent les demandes de Glen Sather et le jeu inspiré de Pietrangelo vint calmer un peu leur sentiment d'urgence et ils ne firent pas l'acquisition de Moog qui prit finalement le chemin de Boston.

Pietrangelo ne devint toutefois jamais le numéro un des Penguins alors que ces derniers firent finalement leur move en novembre 1988 lorsqu'ils se portèrent acquéreur du gardien Tom Barrasso des Sabres de Buffalo. Pietrangelo devint donc l'adjoint de Barrasso mais fut également en compétition avec Wendell Young pour ce poste, partageant donc les deux saisons suivantes entre Pittsburgh et Muskegon. En 1989-90, Barrasso fut blessé pendant la moitié de la saison mais c'est Young qui obtint la faveur de l'entraîneur pour le remplacer. À l'aube de la saison 1990-91, Pietrangelo désirait plus de stabilité et en avait assez du va-et-vient dans les mineures. Il considéra des offres pour aller jouer en Italie mais les Penguins lui offrirent finalement un contrat à un volet et optèrent pour une rotation à trois gardiens en 1990-91 où Pietrangelo obtint une fiche moyenne de 10-11-1.

À l'aube des séries de 1991, Young fut blessé à son tour et sa saison était terminée. C'est donc Pietrangelo qui obtint le poste d'adjoint. Il eut finalement sa chance de briller lors de cette première participation en séries de sa carrière. En retard de 3-2 dans leur série de première ronde contre les Devils et avec Barrasso blessé, les Penguins donnèrent les rênes à Pietrangelo pour le 6e match où ils durent également faire sans les services de leur défenseur étoile Paul Coffey. Avec une mince avance de 2-1 en fin de première période, les Penguins furent pénalisés lorsque Pietrangelo obtint une pénalité pour avoir retardé le match.

Durant ce désavantage numérique, Pietrangelo se racheta en attrapant miraculeusement avec sa mitaine un tir à bout portant de Peter Stastny qui avait une cage déserte devant lui. Stastny, les joueurs des Devils et les fans croyaient d'ailleurs tous qu'il s'agissait d'un but certain et avaient même les bras en l'air avant de constater que la rondelle était dans la mitaine de Pietrangelo.



Surnommé jusqu'à ce jour ''The Save'' par les fans des Penguins, cet arrêt sembla couper les jambes des Devils qui s'inclinèrent finalement 4-3 lors de ce match. Pietrangelo blanchit ensuite New Jersey 4-0 lors du 7e match et les Penguins remportèrent la série. Il débuta ensuite la 2e ronde contre les Capitals où il joua les deux premiers matchs et garda les Penguins dans le coup. Barrasso put ensuite revenir alors que la série n'était qu'à 1-1. 

Il eut également la chance de jouer en finale, soit lors du 5e match contre les North Stars alors que la série était égale 2-2. Barrasso fut plaqué par Basil McRae en fin de première et Pietrangelo garda donc le reste du match qui se termina 6-4 pour Pittsburgh. Les Penguins l'emportèrent finalement le match suivant avec Barrasso de retour dans les buts mais Pietrangelo eut la chance de jouer et de performer au bon moment en tant qu'adjoint et s'était pleinement mérité cette bague en 1991.

Mark Recchi en compagnie de Pietrangelo en 1991


Les choses se dégradèrent toutefois pour Pietrangelo à Pittsburgh alors qu'il n'avait pas la même faveur avec le nouvel entraîneur des Penguins Scotty Bowman en plus de rater plusieurs matchs à cause d'une blessure au dos en 1991-92. Il ne joua qu'un seul match pour Bowman après cette blessure et les Penguins firent également une autre transaction impliquant un gardien lorsqu'ils acquirent Ken Wregget des Flyers dans un blockbuster à trois équipes impliquant Coffey, Mark Recchi, Rick Tocchet et plusieurs autres. Il ne joua donc que 5 matchs durant cette saison et frustré de jouer aussi peu, il demanda au DG Craig Patrick de l'échanger à une équipe où il aurait la chance de devenir numéro un. Patrick acquiesça à sa demande en mars 1992 lorsqu'il fut envoyé aux Whalers de Hartford pour des considérations futures.
Beaucoup de gens (dont moi-même au départ) ont souvent confondu cet échange avec celui avec ces même Whalers qui amena Ron Francis à Pittsburgh en mars 1991. Cependant comme vous avez pu voir, Pietrangelo était toujours avec les Penguins et donc coéquipier de Francis lors de leur première coupe en 1991. L'échange était en fait constitué de John Cullen, Zarley Zalapski et Jeff Parker qui prirent le chemin de Hartford en retour de Francis, Ulf Samuelsson et Grant Jennings.

Les Penguins et les Whalers étaient d'ailleurs de fréquents partenaires d'échange. On confond également les joueurs impliqués dans l'échange de Francis avec un autre échange 1 contre 1 entre les deux équipes en décembre 1990 lorsque les Penguins envoyèrent Rob Brown aux Whalers en retour de Scott Young...

L'échange de Pietrangelo fut d'ailleurs plus compliqué car les deux équipes ne purent ensuite s'entendre sur ces ''considérations futures''. Les Penguins désiraient un choix de 3e ronde ainsi que le gardien Kay Whitmore tandis que les Whalers s'y refusaient et offraient seulement deux choix (3e et 4e ronde) en 1994 et la cause alla en arbitrage. L'arbitre (peut-être par pitié dû à l'échange Francis) trancha finalement en faveur des Whalers, probablement pour tenter d'égaliser le score en ce qui concerne les transactions gagnées entre les deux équipes...

Les Whalers étaient toujours compétitifs à ce moment-là mais leur tandem constitué de Peter Sidorkiewicz et Kay Whitmore éprouvait des difficultés. Ils étaient en pourparlers constants avec les Devils pour faire l'acquisition du gardien Sean Burke qui était alors en grève et jouait dans la IHL avec les Gulls de San Diego. Ces négociations traînèrent et les Whalers durent finalement se rabattre sur Pietrangelo comme renfort pour les séries. Pietrangelo termina donc la saison 1991-92 avec les Whalers et obtint une fiche de 3-1-1 en 5 matchs et fut le partant des siens pour les séries où ils s'inclinèrent en 7 matchs contre Montréal, soit la dernière participation aux séries de l'histoire de la franchise à Hartford.


La saison 1992-93 fut ensuite horrible pour Pietrangelo alors qu'il ne devint jamais numéro un car l'équipe obtint finalement Burke des Devils durant la saison morte. Il joua 30 matchs et ne put faire mieux qu'une fiche de 4-15-1 au sein de cette équipe qui commençait son processus de reconstruction. Sa saison 1993-94 ne fut pas meilleure et après l'acquisition du gardien Jeff Reese des Flames en novembre 1993, Pietrangelo fut envoyé dans les mineures avec les Indians de Springfield. Il ne fut rappelé que pour un seul dernier match en mars 1994.

Il fut libéré par les Whalers mais se retrouva un poste avec les Islanders de NY comme agent libre. Il ne joua cependant que quelques matchs pré-saison avant d'être libéré et envoyé au Moose du Minnesota dans la IHL. Il se blessa ensuite au pouce et aux genoux durant cette saison et dut se faire opérer. Il opta alors pour la retraite ou plutôt une sabbatique puisqu'il décida d'enfin faire le saut en Italie après plusieurs années à avoir mis ce plan de côté. Alors que ses parents sont originaires d'Italie, il avait toujours comme plan B de jouer là-bas et avait même la double nationalité depuis 1988. Avec un nouvel entrain et un bilan de santé positif, il signa donc avec le HC Balzano pour la saison 1996-97 avec qui il remporta le championnat Italien lors de sa première année.

Il partagea ensuite la saison 1997-98 en Italie avec le HC Asiago et en Allemagne avec le club Kaufbeurer Adleren première division. Désirant ensuite évoluer dans un marché anglophone pour l'éducation de ses enfants, il signa avec le Storm de Manchester en Angleterre. Il remporta de nouveau un championnat lors de sa première saison avec le Storm mais les blessures le rattrapa lors des saisons suivantes et il prit sa retraite définitive en 2001.

Il devint ensuite agent de joueur et se porta plus tard acquéreur de son premier club junior dans sa ville natale, les Canucks de Niagara Falls où il occupe également le poste d'entraîneur-chef. Il y entraîna d'ailleurs son fils Dylan et sa fille Paige et les deux graduèrent comme leur fils dans la NCAA. Son neveu est le défenseur et capitaine des Blues, Alex Pietrangelo, qui ramena la coupe Stanley dans la famille en 2019.

En 141 matchs dans la LNH, Frank obtint une fiche globale de 46 victoires, 59 défaites et 6 matchs nuls.


Sources:
Hockey draft Central
Greatest hockey legends
The Strangest one of all
NHL.com
WHALERS ACQUIRE PIETRANGELO, Hartford Courrant, 11 mars 1992
Manchester Storm
Stanley Cup winner returned to Niagara Falls to buy junior team, Niagara Falls Review, 4 oct 2017