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mercredi 4 juin 2025

Les buts de Jean Béliveau

 


Je viens de terminer la biographie de Jean Béliveau, «Ma vie bleu-blanc-rouge» il y a quelques jours. Je sais ça fait plusieurs années que c'est sorti et même mis à jour avec une deuxième édition mais je n'avais jamais eu la chance avant de me le procurer l'autre jour dans une biblio-vente.

Ce que j'appréhende lors de la lecture de biographie de joueurs très connus, c'est que la majorité des informations et des anecdotes, je les connais déjà... Mais ici j'ai quand même appris de nouveaux trucs sur le «Gros Bill», comme par exemple qu'il avait été brièvement courtisé par les Nordiques de l'AMH pour faire un retour au jeu en 1972, offre qu'il refusa. C'est d'ailleurs son ancien coéquipier Jacques Plante qui lui fit l'offre mais qui n'insista pas davantage une fois le premier refus, comprenant parfaitement sa décision. 

J'aime bien aussi qu'il insiste sur la «dynastie oubliée» des Canadiens, soit celle de 1965 à 1971 où le club gagna 5 coupes en 7 ans, qu'il considère injuste qu'elle ne soit pas davantage reconnue, étant prise en sandwich entre la dynastie des 5 coupes de 1956 à 1960 et celle de 1976 à 1979. 

Il est vrai que le club était dominant durant cette période mais j'hésiterais à le considérer comme étant une dynastie, puisque le club rata les séries en 1970 au tout dernier match de la saison dans des circonstances bizarres, en plus d'avoir remporté 2 des ces coupes contre les Blues de St.Louis, un club se retrouvant en finale simplement parce que toutes les équipes d'expansion étaient dans la même conférence... De plus, cette «dynastie» a été grandement entachée par la coupe perdue de 1967 aux mains des Leafs lors de l'année de l'exposition universelle où le club s'était promis de présenter la coupe. D'ailleurs, Béliveau effleure à peine le sujet de cette finale de 1967, même chose pour les séries ratées de 1970.

Donc bref, un bon livre. Le gros Bill est tellement attachant, même de l'au-delà. Mais la meilleure anecdote qui m'est sortie de cette lecture est la suivante que je vous recopie ici:

L'organisation du Canadien avait cru bon de se procurer une police d'assurance, car je venais de signer avec eux un contrat de 100 000$ pour  une durée de cinq ans... On me fit passer un examen médical très poussé et les médecins relevèrent ce qu'ils ont qualifié «d'anomalie cardiaque»... Au grand désespoir de Frank Selke, la compagnie d'assurances refusa de m'offrir une garantie. Le médecin qui m'avait examiné avait écrit dans son rapport: «Il présente un moteur d'Austin dans un châssis de Cadillac».

Persone ne crut que ma vie était en danger, mais cela me posait quand même de sérieux problèmes. Lorsque je devais fournir un effort important, mon coeur ne parvenait pas à pomper assez de sang pour bien oxygéner mon organisme. Les principaux symptômes étaient la fatique, des nausées, une perte temporaire de la vue, des difficultés respiratoires et des douleurs si aigües à la poitrine que j'avais l'impression que mon coeur allait éclater.

Un autre que moi aurait peut-être tout laissé tomber... Mais je suis resté, et j'ai bien fait. J'ai aidé le Canadien à gagner cinq coupes Stanley consécutives.

Après la saison 1961-62, la nature a commencé à me rattraper. J'étais toujours fatigué. J'ai donc décidé d'aller à la clinique Leahy à Boston, où j'ai passé tous les tests d'effort inimaginables... les deux premières minutes sur le tapis roulant étaient très éprouvantes et je manquais rapidement de souffle. Peu à peu, ma réponse musculaire s'améliorait, mon corps s'adaptait et au bout de six minutes, quand on me fit signe d'arrêter, ma «machine» s'était vraiment mise en marche et j'aurais pu continuer pendant plusieurs minutes encore.

Les médecins étaient très étonnés que je puisse faire carrière dans le sport professionnel... Ils en ont cependant déduit que je ne risquais rien si je continuais... Apparemment, mon corps s'était habitué à cet état depuis plusieurs années et s'était imposé un rythme qui, comme l'avaient démontré les tests, s'accélérait avec l'effort. Autrement dit, j'étais lent à démarrer, mais une fois lancé, mon «moteur» fonctionnait de mieux en mieux.

Je n'ai pas vérifié mes statistiques au cours des années, mais il se pourrait bien que j'aie compté plus de buts dans la deuxième et la troisième période que dans la première.


C'est bien sûr cette dernière citation qui a piqué ma curiosité. Si le regretté monsieur Béliveau n'a pas pu vérifier cette hypothèse, ni aucune autre personne d'ailleurs selon mes recherches, je me devais de lui rendre hommage et vérifier.

Voici les buts marqués de Jean Béliveau au cours de sa longue carrière, décortiqués par périodes:

Saison Régulière Matchs 1ère 2ème 3ème Total
1950-51 2 1 0 0 1
1952-53 3 1 4 0 5
1953-54 44 6 3 4 13
1954-55 70 10 17 10 37
1955-56 70 12 15 20 47
1956-57 69 11 9 13 33
1957-58 55 4 11 12 27
1958-59 64 19 13 13 45
1959-60 60 12 6 16 34
1960-61 69 14 7 11 32
1961-62 43 8 6 4 18
1962-63 69 4 8 6 18
1963-64 68 12 9 7 28
1964-65 58 7 9 4 20
1965-66 67 9 12 8 29
1966-67 53 2 3 7 12
1967-68 59 9 14 8 31
1968-69 69 11 14 8 33
1969-70 63 11 3 5 19
1970-71 70 11 5 9 25
TOTAL 1125 174 168 165 507


Donc voilà. Vous voyez en jaune les instances où Jean Béliveau a marqué plus de buts qu'en première période. Loin de moi l'idée de contredire M. Béliveau et j'aurais vraiment voulu que cette théorie se confirme pour ajouter au folklore, mais ce n'est malheureusement pas le cas. Il a en fait marqué davantage de buts en première période (174), quoique seulement par une mince différence. 

Il y a bien sûr quelques saisons où ce fut le cas, particulièrement celles de 1957-58 et sa meilleure saison en carrière de 1955-56 où c'est vraiment une récolte exponentielle de période en période. Mais sur une possibilité de 40 périodes (2 périodes x 20 saisons), il y a seulement 16 instances positives.

Mais ici ce ne sont que les buts marqués en saison régulière. Allons voir dans les séries, là où ça compte vraiment.

Séries Matchs 1ère 2ème 3ème OT Total
1950-51 / / / / / /
1952-53 / / / / / /
1953-54 10 0 1 1 0 2
1954-55 12 2 3 1 0 6
1955-56 10 3 5 4 0 12
1956-57 10 1 3 2 0 6
1957-58 10 1 2 0 0 3
1958-59 3 0 1 0 0 1
1959-60 8 4 0 1 0 5
1960-61 6 0 0 0 0 0
1961-62 6 0 1 2 0 3
1962-63 5 1 1 0 0 2
1963-64 5 0 2 0 0 2
1964-65 13 3 3 2 0 8
1965-66 10 2 1 2 0 5
1966-67 10 3 2 1 0 6
1967-68 10 5 0 2 0 7
1968-69 14 0 2 2 1 5
1969-70 / / / / / /
1970-71 20 2 1 3 0 6
TOTAL 162 27 28 23 1 79

 

J'espérais donc vraiment que les séries allaient venir contre-carrer mon argumentation jusqu'à date mais malheureusement, c'est la même chose, quoique on retrouve 1 seul but différentiel au total en 2e période, ce qui ne vient pas vraiment confirmer grand chose, encore une fois c'est pas mal égal quelque soit la période, en saison ou en séries. Ici, sur 34 périodes possibles, c'est arrivé 14 fois, plus 1 seul but marqué en prolongation.

Mais on remarque également que les quelque fois où c'était le cas, c'était encore durant ses saisons en début de carrière, soit les saisons 1955-56 à 1958-59.



 
Donc c'est ça pour cette petite expérience de vérification historique et biographique. Je suis bien déçu parce que ça aurait vraiment été cool comme fait sur la grande carrière de cette légende. Mais finalement il était bon et dangereux, quelque soit la période où le temps de l'année... 

 

 

 

 

dimanche 13 décembre 2020

Joueur oublié des 90's #44 - Jayson More

 


Il y a de ces sujets dont je ne me lasserai probablement jamais. Le meilleur exemple, vous le connaissez surement, c’est l’interminable et intarissable sujet des déménagements, fusions et défusions des franchises des Golden Seals / Barons / North Stars et ensuite des Sharks. J’en ai parlé 1 million de fois et c’est d’ailleurs en cherchant sur les Barons que je suis tombé sur ce blog il y a genre 10 ans. En fait pour les Barons, si je trouvais quelque chose d'intéressant sur leurs fournitures de bureau ou sur celui qui faisait leur nettoyage à sec, je finirais par en parler.
 
Quoi que je fasse, on dirait toujours que j’y retourne à moment donné. En reparlant à nouveau du repêchage spécial d’expansion de 1991 dans mon texte sur Alan Haworth en septembre dernier, je suis tombé sur le nom du défenseur Jayson More, un des membres des Sharks pour leur saison inaugurale de 1991-92 qui fut obtenu du Canadien au repêchage d'expansion. Je croyais qu'il n'était qu'un coup raté de la part des Sharks alors que de meilleurs joueurs étaient disponibles et que j'ignorais s'il avait joué à Montréal ou dans la LNH par la suite. Mais sans tambours ni trompettes, More fut tout de même un des bons choix obtenus par les Sharks, du moins en terme de longévité.


 

Jayson William More est né le 12 janvier 1969 dans le petit village de Souris au Manitoba (population de 1800 personnes). Il débuta son stage junior avec les Broncos de Lethbridge en 1984-85 et y joua deux saisons avant de passer aux Wheat Kings de Brandon en 1986. Il partagea ensuite la saison 86-87 avec les Wheat Kings et les Bruins de New Westminster et amassa en tout 37 points en 64 matchs en plus de 217 minutes de pénalité. 

Solide, mobile et costaud sans pour autant être une grosse menace en offensive, More était classé au 26e rang sur la centrale du repêchage. Les Rangers de New York causèrent toutefois une certaine surprise en le sélectionnant au 10e rang du repêchage de 1987. Il joua ensuite une dernière année à New Westminster et connut sa meilleure saison avec 13 buts et 60 points en plus de 270 minutes de pénalité. 

Il fit ensuite le saut chez les professionnels avec les Rangers de Denver, club-école des grands Rangers dans la IHL pour la saison 1988-89. Il joua 62 matchs à Denver et fut rappelé le temps d'un match à New York mais ce fut toutefois le seul qu'il joua avec l'équipe. Au début de la saison 1989-90, les Rangers l'échangèrent aux North Stars du Minnesota en retour d'un autre certain flop du repêchage de 1987, l'attaquant Dave Archibald (6e au total). 

Il passa donc la majorité de cette saison 1989-90 avec le club-école des North Stars à Kalamazoo, ne jouant que 5 matchs au Minnesota sans récolter de points.

Durant ce temps, les propriétaires des North Stars et anciennement des Barons de Cleveland, les frères George et Gordon Gund avaient finalisé leur entente avec la ligue et les North Stars pour se départir de l'équipe en échange d'un club d'expansion pour la saison 1991-92, les futurs Sharks. Ils reçurent également lors de cette entente le droit de partir avec 24 joueurs du système des North Stars. Bobby Clarke, alors nouvellement en poste comme DG des North Stars, avait tout un problème en vue de préparer cette liste de joueurs non-protégés pour les Sharks durant la saison 1990-91. Il déclara même que cette entente était ridicule et qu'il trouvait impossible d'améliorer son équipe avec les mains liées de la sorte.

George Gund - fondateur des Sharks de San Jose et des Barons de Cleveland

Parmi les détails de l'entente, les North Stars avaient le droit de protéger 14 patineurs et 2 gardiens ayant joué au moins 50 matchs dans la NHL avant la fin de la saison 1989-90. Les Sharks pouvaient également choisir trois espoirs non-signés par les North Stars à l'exception des joueurs issus du repêchage de 1990. Comme More n'avait pas encore 50 matchs de joués dans la LNH, les North Stars ne pouvaient le protéger et devaient donc exposer un joueur plus expérimenté à sa place. Ils décidèrent donc de l'échanger pour un joueur qui leur permettrait d'avoir plus d'options soit d'être sur cette liste de joueurs protégés avec 50 matchs en carrière ou bien d'être laissé non-protégé pour les Sharks.

Au même moment, le Canadien avait un problème dans sa cour avec le gardien Brian Hayward qui refusa de se rapporter à l'équipe au début de la saison. Insatisfait de son temps de jeu et d'être considéré comme gardien numéro 2 derrière Patrick Roy, il demanda d'être échangé. Les North Stars trouvèrent donc un bon partenaire d'échange et envoyèrent More au CH en retour d'Hayward dans un échange un contre un. More se rapporta donc avec les Canadiens de Fredericton pour le restant de la saison 90-91 pendant qu'Hayward connut une saison médiocre au Minnesota (fiche de 6-15-3) comme numéro 2 derrière Jon Casey.


Mais Bobby Clarke avait ainsi un atout supplémentaire dans sa liste de joueurs non-protégés. N'ayant pas vraiment de plans d'avenir pour lui, Hayward fut donc laissé sans protection et fit donc partie des 24 joueurs sélectionnés par les Sharks.

Après ce repêchage de ''dispersion'' entre les North Stars et Sharks, les deux équipes purent prendre part à un repêchage d'expansion traditionnel quoique les North Stars n'étaient pas une équipe d'expansion... Les 20 autres équipes de la ligue avaient le droit de protéger chacune 2 gardiens et 16 patineurs et les Sharks et North Stars allaient pouvoir chacun choisir 10 joueurs soit 1 joueur par équipe.

Jean Béliveau aurait pu revenir au jeu
à  60 ans avec les Sharks

Parmi les exigences requises, les autres équipes de la LNH se devaient d'offrir au moins un gardien ayant joué un match dans la ligue ainsi qu'un attaquant et un défenseur avec au moins 40 matchs, séries incluses. Il y avait également une technicalité totalement absurde faisant en sorte que des joueurs à la retraite pouvaient également se retrouver sur ces listes. 

On retrouvait alors pour ce repêchage d'expansion de 1991 le nom de quelques jeunes blanc-becs disponibles comme Jean Béliveau, Denis Potvin, Yvan Cournoyer, Ken Dryden, Mats Naslund et Bill Barber. Et parmi d'autres joueurs disponibles pour Bobby Clarke et son entraîneur Bob Gainey au Minnesota, on retrouvait... Bobby Clarke et Bob Gainey.

Au final je ne comprends toujours pas pourquoi la ligue avait laissé passer cette absurdité mais au final le repêchage eut lieu et le Canadien, qui avait abusé du système avec des joueurs des dynasties passées, avait tout de même quelques bons joueurs actifs parmi lesquels choisir dont Brent Gilchrist, Jean-Jacques Daigneault, Ryan Walter et Sylvain Lefebvre. Avec leur sélection du CH, les Sharks choisirent plutôt Jayson More... 

Et ce même si Pierre Mondou et Mario Tremblay étaient aussi disponibles...

Et tant qu'à faire, pourquoi les Canadiens n'ont pas aussi offert Maurice Richard, Elmer Lach ou Joe Malone? Ce dernier était techniquement décédé depuis 1969 mais je parie que ça aurait été aussi légal avec la ligue.

Voici la liste complète des joueurs disponibles. Remarquez que les Sharks auraient aussi pu sélectionner Michel Goulet, Mark Howe ou Bryan Trottier.

Le Soleil, 30 mai 1991
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Bref le CH s'en sortit bien en ne perdant que More qui n'aura joué aucun match avec eux et seulement 57 à Fredericton où il obtint 7 buts et 17 passes.

Mais pourquoi les Sharks ont-il choisi More, un défenseur avec seulement 6 matchs dans la LNH au lieu d'un autre jeune défenseur ayant davantage de potentiel et/ou d'expérience comme Daigneault, Lefebvre ou encore Donald Dufresne? Et bien la réponse se trouvait à San Jose, où en plus de se retrouver avec celui qui fut échangé contre lui, Brian Hayward, More retrouva aussi le directeur général Jack Ferreira.

Ferreira était l'ancien DG des North Stars qui fit son acquisition des Rangers en 1989. Lorsque l'accord entre la ligue et les frères Gund fut conclu, Ferreira quitta le bateau et joignit les Gunds pour cette nouvelle aventure à San Jose, ce qui amena Clarke au Minnesota. Ce dernier n'avait pas autant d'attachement pour More et c'est pourquoi il fut échangé contre Hayward. Mais ce n'était pas la première fois que More et Ferreira se croisèrent puisque avant d'être DG des North Stars, Ferreira était directeur du développement des joueurs chez... les Rangers. C'est même lui qui aurait convaincu l'état major des Rangers de le repêcher d'avance au 10e rang.

Quoiqu'il en soit, More put enfin s'épanouir à San Jose et fut un bon soldat avec l'équipe pendant 5 saisons. Même après le départ de Ferreira après la première saison d'existence des Sharks. Ironiquement, Ferreira quitta pour occuper ensuite le poste de directeur du recrutement chez le Canadien en 1992-93. More joua à San Jose jusqu'à l'aube de la saison 1996-97 lorsqu'il fut échangé aux Rangers dans un échange envoyant Marty McSorley aux Sharks. 

Seulement deux joueurs parmi ceux de l'édition inaugurale des Sharks de 1991-92 sont restés plus longtemps que More soit Ray Whitney et le gardien Wade Flaherty. Cependant, Whitney n'avait joué que 2 matchs et seulement 3 pour Flaherty, passant tous les deux la majorité de l'année dans les mineures. La plupart des joueurs obtenus des North Stars et du repêchage d'expansion ne jouèrent pas au-delà de cette saison 1991-92 avec les Sharks. Et du lot, seul More et Arthurs Irbe se rendirent jusqu'en 1996 avec l'équipe. Whitney était un choix de repêchage tandis que Flaherty était agent libre.

More connut d'ailleurs sa meilleure saison en 1991-92, sa saison recrue, avec 4 buts et 13 passes en 46 matchs. Il connut ensuite son sommet pour les buts en 1992-93 avec 5. Il fit partie des débuts modestes des Sharks au vieux Cow Palace de San Francisco et la saison record de 71 défaites en 91-92 mais aussi la présence surprise des Sharks et l'élimination encore plus surprise des Red Wings en première ronde des Séries de 1994.


Il fit donc un retour à New York en 1996-97 mais cela ne dura que 14 matchs alors qu'il passa aux Coyotes de Phoenix en retour de Dallas Eakins et Mike Eastwood. En 97-98, les Coyotes l'envoyèrent aux Blackhawks en compagnie de Chad Kilger en retour de Jim Cummins et Keith Carney.

Il retourna ensuite avec un club d'expansion mais cette fois-ci ce ne fut pas lors d'un repêchage alors qu'il signa comme agent libre avec les Predators de Nashville pour leur saison inaugurale en 1998-99. Il subit toutefois une commotion lors d'un match contre son ancienne équipe, les Sharks. Incapable de se remettre des symptomes post-commotion, il dut prendre sa retraite prématurément à 28 ans. Il intenta d'ailleurs une poursuite envers les Predators pour bris de compensations financières et gagna sa cause et plus de 100,000$ en dédommagements.

Après sa retraite, More fut introduit au temple de la renommée du hockey du Manitoba.

En 406 matchs dans la LNH, Jayson More obtint 18 buts et 54 passes pour 72 points et 702 minutes de pénalité.

 

Après son départ rapide des Sharks en 1992, Jack Ferreira continua son parcours au sein de clubs en construction. Après sa seule année comme directeur du recrutement du Canadien, il quitta pour devenir le premier DG des Mighty Ducks, poste qu'il occupa jusqu'en 1998 sans jamais plus acquérir les services de Jayson More... Il devint plus tard directeur du personnel des joueurs des Thrashers et assistant-GM des Kings de 2007 à 2018, récoltant d'ailleurs deux bagues de la coupe Stanley au passage. Il est présentement conseiller chez le Wild du Minnesota.

Brian Hayward ne joua que 51 matchs après son départ de Montréal. Il ne redevint jamais numéro un, même à San Jose où malgré son masque mémorable, il était troisième violon derrière Jeff Hackett et Arthurs Irbe. Il se retira après la saison 1992-93 pendant que ses anciens coéquipiers remportèrent la coupe et Patrick Roy le Conn Smythe.


Sources:
The Predators Deny Injury Allegations Made By Eric Nystrom
, Ontheforecheck.com
Manitoba Hockey Hall of Fame
Hayward: «J'ai hâte de me retrouver au coeur de l'action», La Presse, Jeudi 8 novembre 1990
Les Sharks pourront repêcher Béliveau... et Lafleur, Le Soleil, 30 mai 1991
San Jose choisit Jayson More, La Presse 31 mai 1991