Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu
Affichage des articles dont le libellé est sharks. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sharks. Afficher tous les articles

mercredi 25 mars 2026

Joueur oublié des 90's #104 - Sergei Bautin



 


Né le 11 mars 1967 à Rogachyov, dans ce qui est aujourd'hui la Biélorussie, Sergei Bautin a fait ses armes dans la ligue soviétique, d'abord avec le Kristall Saratov en deuxième division, puis ensuite avec le puissant Dynamo de Moscou. C'est là qu'il a bâti sa réputation de défenseur à vocation défensive de premier ordre. Il n'obtenait presque pas de points (6 points en plus de 60 matchs) mais sa présence physique a aidé à remporter le championnat à deux reprises, en 1991 et 1992, au sein d'une équipe qui comptait également Alexei Kovalev, Alexander Karpovtsev et Darius Kasparaitis. 
 
Grand et robuste, il a aussi contribué à la performance de l'Équipe Unifiée qui a remporté quatre de ses cinq matchs lors du tour préliminaire des Jeux olympiques d'Albertville en 1992, ne s'inclinant que face à la Tchécoslovaquie. En séries éliminatoires, ils ont battu la Finlande, les États-Unis et enfin le Canada (3-1), décrochant une médaille d'or historique pour un pays alors en pleine transition.

Quelques mois plus tard, il a représenté la Russie (depuis ré-unifiée) au Championnat du monde, mais en peu de temps, l'ancienne Union soviétique était totalement démantelée et l'équipe a terminé cinquième. 
 
Les joueurs pouvant désormais s'expatrier librement en Amérique du Nord, Bautin a été repêché par les Jets de Winnipeg lors de l'été 1992 au 17ème rang au total. Trois de ses compatriotes et coéquipiers sur la scène internationale furent sélectionnés avant lui : Alexei Yashin (2ème), Kasparaitis (5ème) et Andrei Nazarov (10ème). Les Capitals de Washington ont également choisi Sergei Gonchar au 14ème rang.

À l'époque, demeurer en Russie n'était donc pas la priorité. Les clubs n'avaient plus les moyens de payer les joueurs, le pays traversait une crise majeure et la LNH pouvait enfin mettre la main sur ce qu'elle convoitait depuis des années, des joueurs de hockey russes. En conséquence, presque tout l'effectif du Dynamo Moscou a traversé l'Atlantique.

Bautin a donc rejoint les Jets pour la saison 1992-93. Pendant l'essentiel de ses deux premières années, il fut un élément stable, souvent jumelé à un autre Russe, Igor Ulanov, ou aligné sur le premier bloc aux côtés de Teppo Numminen. Contrairement à beaucoup de ses compatriotes, Bautin avait véritablement adopté le côté physique du jeu nord-américain, se révélant être un adepte des mises en échec solides. Cependant, des doutes subsistaient quant à sa qualité de patinage et sa vision de jeu ; il semblait souvent mal positionné ou accusait un temps de retard par rapport aux autres joueurs de son âge.

Sergei a signé un contrat de trois ans avec les Jets. Malgré le déracinement, son adaptation à sa nouvelle vie ne fut pas trop difficile, le club ayant également recruté Ulanov, le jeune centre Alexei Zhamnov (choix de 4e ronde en 1990) et Evgeny Davydov (12e ronde de 1989).
 
Sa saison recrue s'est plutôt bien déroulée. Il a inscrit un total respectable (et son meilleur total à vie en une saison) de 5 buts et 18 mentions d'aide, assortis de 96 minutes de pénalité en 71 matchs, aidant les Jets à atteindre les séries éliminatoires où ils se sont inclinés en six matchs face aux Canucks de Vancouver. 
 
La saison 1993-94 fut beaucoup moins clémente. Le club décida d'échanger le défenseur vedette Phil Housley aux Blues de St-Louis contre Nelson Emerson et Stéphane Quintal, et la nouvelle brigade défensive des Jets ne parvint jamais à se replacer. Après un début de saison correct (6-3-1), une série catastrophique de 2 victoires, 20 défaites et 2 nulles en janvier et février a fait sombrer le club au dernier rang de la Conférence Ouest. 
 
Donc complètement hors du portrait, le 18 février 1994, les Jets ont conclu une transaction avec Détroit, envoyant Bautin et le gardien Bob Essensa aux Red Wings en échange de Dallas Drake et Tim Cheveldae.
 
Sous les nouveaux ordres de Scotty Bowman, les Wings commençaient à accumuler les joueurs russes dans l'idée de former cette fameuse unité complète de cinq joueurs. Avec Fedorov, Kozlov et Konstantinov comme piliers, il en fallait deux de plus : un défenseur et un attaquant. Bautin était initialement censé être ce second défenseur.

Cependant, les Wings ont immédiatement constaté un grave problème de condition physique chez Bautin. Il n'avait aucune endurance, était incapable de soulever son propre poids (185 livres) au développé couché (bench press) et était un gros fumeur, le Chicago Tribune rapportant même qu'il fumait deux paquets par jour. « Côté condition physique, il était tout en bas de notre organisation », a déclaré le directeur général de Winnipeg, John Paddock, après l'échange. « Il n'a aucune rapidité et aucune force. » Bautin ne joua qu'un match à Détroit en fin de saison et se blessa même en entrant en collision avec Kris Draper lors d'un entraînement.
 
Il fut donc envoyé au club-école de l'époque, les Red Wings d'Adirondack dans la Ligue américaine pour le lock-out à l'automne 1994, Détroit ne le rappelant aucunement. En fait, les Wings avaient rapidement trouvé la solution pour leur deuxième défenseur du «Russian five» en obtenant nul autre que Viacheslav Fetisov des Devils durant cette saison écourtée de 94-95.

Son contrat signé avec les Jets étant échu, Bautin signa comme agent libre avec San Jose dans l'espoir de jouer avec ses compatriotes Igor Larionov et Sergei Makarov. Son sort ne s'arrangea toutefois pas. Il ne disputa qu'un seul match avec les Sharks en début de saison, son dernier dans la LNH. Les entraîneurs et la direction des Sharks ont rapidement réalisé que le défenseur n'avait plus le coup de patin nécessaire pour la ligue, et il fut envoyé aux Blades de Kansas City dans la IHL. Au même moment à Détroit, le «R5» fut finalement complété avec l'ajout de ce même Larionov, qui fut obtenu de ces même Sharks, en retour d'un gars pas pire pentoute, Ray Sheppard, après seulement 5 matchs au début de la saison.
 


 
Bautin est ensuite devenu assez globe-trotter. Après sa saison 95-96 passée à Kansas City,  il joua deux saisons en Suède avec le Luleå HF, où il mena la ligue pour les minutes de pénalité en 1996-97, une saison en Russie avec le Ak Bars Kazan, et ensuite une en Allemagne (Ice Tigers de Nurnberg). Il joua ensuite deux saisons au Japon (JIHL) avant de revenir terminer sa carrière dans sa patrie avec le Metallurg Manitogorsk et finalement une dernière saison en deuxième division avec le Krylia Sovetov de Moscou.

Après avoir pris sa retraite, Bautin est retourné aux États-Unis pour entraîner des équipes de jeunes à Kansas City, là où il avait joué durant son séjour pour les Sharks. Il a plus tard entraîné au Colorado et de nouveau au Japon avant de rentrer chez lui. Bautin a été intronisé au Temple de la renommée du hockey russe en 2014.

Sergei Bautin s'est éteint la veille du jour de l'An à l'âge de 55 ans, après une longue lutte contre une maladie oncologique.

vendredi 22 août 2025

Joueur oublié des 90's #102 - Bill Houlder


 

  


Bill Houlder est né le 11 mars 1967 à Thunder Bay. Défenseur costaud de 6'2" et 216 livres, il fit ses classes avec les Centennials de North Bay qu'il joignit pour la saison 1984-85. Il se fit suffisamment remarquer pour être repêché en 4e ronde (82e au total) par les Capitals de Washington. Il joua deux autres saisons à North Bay, se démarquant notamment en 1986-87 où il termina parmi les meilleurs défenseurs offensifs de la OHL avec 68 points et une place sur la première équipe d'étoiles.

Il débuta ensuite son parcours professionnel dans l'organisation des Capitals en 1987-88, saison qu'il partagea entre le grand club et le club école à Fort Wayne dans la IHL. Il continua de progresser lors des deux saisons suivantes mais son maximum de matchs en une saison avec les Caps fut lors de la saison 89-90 où il joua 41 matchs. 

N'ayant vraisemblablement plus de place pour lui, les Capitals l'échangèrent aux Sabres de Buffalo durant le camp d'entraînement en septembre 1990. En retour, les Capitals reçurent le défenseur Shawn Anderson, 5e choix au total en 1986 qui n'avait rien fait d'extraordinaire jusque-là. Les Capitals perdirent ensuite Anderson au ballotage le lendemain...

Houlder prit donc le chemin de Buffalo mais il y joua encore moins qu'à Washington, soit seulement 7, 10 et 15 matchs lors des trois saisons subséquentes. Il était toutefois trop fort pour les mineures, étant élu meilleur défenseur de la IHL en 1992-93 et obtenant une place sur la première équipe d'étoiles la même année, ainsi qu'en 1990-91 dans la AHL.

Il eut finalement une véritable chance avec les expansions lorsqu'il fut sélectionné par les Mighty Ducks au repêchage d'expansion de 1993. Au sein de la nouvelle équipe en 1993-94, il joua 80 matchs et récolta 39 points dont 14 buts, soit le meilleur rendement offensif pour un défenseur des Ducks lors de cette saison inaugurale. Ses allers-retours dans les mineures étaient alors chose du passé.

Il ne resta toutefois que cette seule saison à Anaheim, étant échangé durant l'été 94 aux Blues de St-Louis en retour d'un autre défenseur, Jason Marshall. 

Après une seule saison également à St-Louis, il devint agent libre et signa avec le Lightning de Tampa Bay, amassant 28 et 25 points lors des deux saisons suivantes.

De nouveau agent libre en 1997, il signa avec les Sharks avec qui il connut deux autres bonnes saisons de 32 points chacune. À l'été 99, les Sharks l'échangèrent au Lightning dans un échange impliquant 5 joueurs dont Niklas Sundstrom qui prit le chemin de San Jose.  

De retour à Tampa Bay et désormais un vétéran de 10 saisons professionnelles, il fut élu comme nouveau capitaine, le précédent occupant Rob Zamuner ayant été échangé plus tôt durant la saison morte.  La suite des choses fut toutefois un fiasco. 

Le Lightning était alors dans une autre de leurs saisons de misère et d'instabilité à l'époque, ayant eu 4 entraîneurs-chef depuis la saison 1997-98 et presque autant de propriétaires. L'équipe eut également la distinction peu honorable d'employer 6 gardiens par saison de 1998-99 à 2000-01.

Donc au travers de cette instabilité au début de la saison 99-00, le Lightning connut un lent début de saison et décidèrent de placer leur nouveau capitaine au ballotage après seulement 14 matchs. Il s'agit d'un des plus courts mandats pour un capitaine officiel dans l'histoire de la LNH, à l'exception des capitaines par intérim ou les rotations de capitaine.



 

Houlder fut alors récupéré au ballotage par les Predators de Nashville, une autre équipe d'expansion récente. L'équipe en était en fait à sa deuxième année. Après les Mighty Ducks, le Lightning et les Sharks, il s'agissait de sa 4e équipe en carrière qui n'avait pas encore une décennie d'existence. Il est ce qu'on surnomme ici un abonné des équipes d'expansion.

Houlder fut très apprécié au sein des Predators, demeurant un vétéran fiable durant 4 saisons. À l'exception d'un seul match, il joua l'entièreté du calendrier de l'équipe de la saison 2000-01 jusqu'à sa retraite après la saison 2002-03. 

Donc malgré quelques saisons précaires en début de carrière, Houlder joua un impressionnant total de 846 matchs dans la LNH, amassant 59 buts et 191 passes pour 250 points.

Après sa retraite, il revint dans la région de North Bay et est présentement assistant-entraîneur du Battalion de North Bay depuis la saison 2017-18.

 


dimanche 29 juin 2025

Todd Ewen


 

   


Todd «Animal» Ewen
est né le 22 mars 1966 à Saskatoon. Il débuta au hockey junior à 16 ans avec les Oilers Jr. de Kamloops en 1982-83 mais fut échangé aux Bruins de New Westminster à la fin de la saison. Il joua à New Westminster durant trois saisons, avec des joueurs notables tel que Cliff Ronning, Craig Berube, Mark Recchi, Brian Noonan et Bill Ranford. 


À 6'3" et 230 livres, Ewen avait déjà accepté son rôle d'homme fort bien avant le junior. Il était toutefois rapide pour son gabarit et capable de contribuer offensivement. Durant ses années dans la WHL, il eut à confronter plusieurs de ses futurs adversaires dans la LNH, soit quelques-uns des plus redoutables hommes forts de l'histoire de la ligue qui marqueront le tournant des années 80 et 90 dont Joey Kocur, Dave Manson, John Kordic, Wendel Clark, Shane Churla et Stu Grimson.

Il fut repêché par les Oilers d'Edmonton en 8e ronde du repêchage de 1984. Il se joignit à eux comme joueur de réserve pour les séries de 1985 et il gravita donc dans l'entourage de la dynastie albertaine lors de sa reconquête de la coupe en 85, mais ne joua aucun match.

De retour au junior pour sa dernière saison en 1985-86 et nouvellement nommé capitaine, son entraineur l'encouragea à moins se battre et il connut sa meilleure saison offensive avec 52 points, mais tout de même 289 minutes de pénalité.

Avant le début de la saison 1986-87, il fut échangé aux Blues de St.Louis. Il n'aura donc jamais joué un seul match à Edmonton. Il débuta la saison dans les mineures mais termina la saison à St.Louis. Son entrée en scène comme nouveau pugiliste dans la LNH fut très remarquée lorsque lors de son deuxième combat en carrière, il mit le redoutable Bob Probert au tapis d'un seul coup de poing.

Mettons nos lunettes des années 80 pour cet extrait:


Il joua ensuite sa première saison complète en 1987-88 récoltant 4 buts et 2 passes en 64 matchs et 227 minutes de pénalité. 

Sa saison 1988-89 fut toutefois moins bonne alors qu'il fut souvent blessé et laissé de côté, ne jouant que 34 matchs. Et durant les séries de 1989, il fut suspendu pour 10 matchs pour avoir sauté sur la glace et engagé un combat contre Wayne Van Dorp des Blackhawks. Il purgea 3 de ces matchs durant le restant des séries pour les Blues et les 7 autres au début de la saison suivante. À son retour de suspension, il se blessa de nouveau et fut renvoyé dans les mineures pour récupérer. 

C'est alors que le Canadien fit son acquisition au mois de décembre 1989 en retour d'un choix de 3e ronde (Nathan LaFayette). Le Canadien avait alors un réel besoin de robustesse et il fut très bien accueilli par sa nouvelle équipe. Guy Carbonneau le compara même à Chris Nilan. Il termina la saison avec 10 points en 41 matchs avec le CH en plus de 158 minutes de punition. 

Ewen fit les manchettes de manière surprenante à l'époque en illustrant et publiant des livres pour enfants. Il mentionna d'avoir été encouragé dans cette voie par son coéquipier Ryan Walter du Canadien, lui même auteur à temps partiel de livres chrétiens.

 

Les deux saisons suivantes furent difficiles alors qu'il était souvent blessé dû à la nature de son jeu ou bien laissé de côté. Il n'avait également pas la faveur de Pat Burns, ce qui fait que Ewen ne joua que 28 matchs en 1990-91 et 46 en 1991-92. 

Toutefois, lorsque Jacques Demers remplaça Burns comme entraineur à l'été 1992, il décida d'accorder plus de place à Ewen, qu'il estimait capable de devenir aussi efficace en attaque que Bob Probert. Serge Savard voyait dans le même sens et lui accorda un nouveau contrat. Ewen répondit avec sa meilleure saison jusque-là avec 5 buts et 9 passes en 75 matchs, connaissant même un match de 2 buts au début de la saison. C'était toutefois en dessous des attentes. Demers trouva que Ewen était trop paresseux à son goût et qu'il avait «levé la patte» depuis son nouveau contrat plus lucratif. La grosse majorité de sa production fut d'ailleurs amassée en octobre et novembre. Il fut laissé de côté pour la totalité des séries de 1993, à l'exception d'un seul match en première ronde contre les Nordiques. 

Après la conquête de 1993, le Canadien décida de ne garder que Mario Roberge comme homme fort et décida de se départir de Ewen. Il fut alors échangé aux nouveau Mighty Ducks d'Anaheim en compagnie de Patrik Carnback. Le CH reçut en retour un choix de 3e ronde, qui devint l'obscur Chris Murray, un joueur qui joua tout de même une centaine de matchs avec le club. Il s'agissait de la première transaction dans l'histoire des Mighty Ducks.

Avec la nouvelle équipe californienne, Ewen fut nommé assistant-capitaine et connut sa meilleure saison en carrière en 1993-94, récoltant des sommets dans toutes les catégories avec 9 buts et 9 passes pour 18 points et 272 minutes de pénalité. Il fut également réuni avec son ancien rival de la WHL, Stu Grimson, comme brigade policière de la jeune équipe.

Il joua 3 saisons complètes à Anaheim avant d'être libéré à l'été 1996. Il demeura toutefois en Californie la saison suivante, se trouvant un poste avec les Sharks de San Jose. Après une saison avec les Sharks, il fut coupé de l'équipe au camp d'entrainement d'octobre 1997 et envoyé dans les mineures. Il ne joua toutefois aucun match par la suite, l'équipe préférant qu'il soigne une blessure au genou persistante. Cette blessure requerra une chirurgie majeure qui mit fin à sa saison. 

Il opta alors pour la retraite avant de retenter un retour au jeu deux ans plus tard lors d'un essai avec les Coyotes de Phoenix. Mais après seulement une journée au camp d'entrainement, il décida que ses genoux ne pouvaient plus suivre et opta pour une retraite permanente.

En 518 matchs dans la LNH, Ewen récolta 36 buts et 40 passes pour 76 points. Son total de minutes de pénalité s'éleva à 1911, ce qui lui vaut toujours le 61e rang dans l'histoire de la LNH. Il détient également le record de franchise pour les minutes de pénalité en une saison pour les Ducks, avec 289 minutes obtenues lors de la saison 1995-96.

Après sa retraite, il retourna s'établir à St.Louis et fut actif comme entraineur local à plusieurs niveaux, dont trois années comme entraineur-chef de l'Université de St.Louis. 

Malheureusement, Ewen fut une autre de ces victimes de ce style de jeu violent qui lui a permis de jouer plus de 500 matchs dans la LNH. Il commença à vivre des épisodes d'agression, d'anxiété, de dépression et des pertes de mémoires. Il lui arrivait même d'oublier des pratiques de son équipe universitaire, ce qui le força éventuellement à démissionner. 

En septembre 2015, il s'enleva la vie par arme à feu à l'âge de 49 ans. Il était le sixième ancien «enforcer» de la LNH en cinq ans à mourir prématurément, après Probert (juillet 2010), Derek Boogard (mai 2011), Rick Rypien (août 2011), Wade Belak (août 2011) et Steve Montador (février 2015).

Après l'analyse de son cerveau que la famille légua à la science, il fut révélé que Ewen souffrait lui aussi d'encéphalopathie traumatique chronique (ETC) causée par les commotions cérébrales. Cependant, lors du premier examen, il fut révélé par le spécialiste que Ewen ne souffrait pas d'ETC. Gary Bettman sauta alors sur le cas de Ewen pour vilifier et discréditer les différentes poursuites envers sa ligue. Il alla même jusqu'à dire que Ewen aurait été trop influencé par les médias, qui l'auraient convaincu qu'il avait le ETC, ce qui n'aurait fait qu'empirer son état fragile, et non pas la maladie elle-même...

 

Mais on recommanda ensuite un deuxième examen plus approfondi qui révéla que Ewen était réellement atteint d'ETC de niveau 2. Il fut même également révélé que la spécialiste ayant fait le premier examen, la docteure Lilli-Naz Hazrati, est plus tard devenue consultante pour la LNH dans les multiples poursuites devenues monnaie courante lors des dernières années...

La veuve de Ewen porta la LNH en cour en 2019 et obtint au final un arrangement hors-cour d'un montant non-dévoilé. Elle déclara que Bettman était «un homme déshonorable».

Depuis la mort de Ewen, plusieurs autres joueurs décédés en bas âge ont été diagnostiqués comme étant atteint d'un différent stade du CTE comme Gino Odjick, Zarley Zalapski, Marek Svatos, Greg Johnson et Chris Simon. Johnson et Simon sont également mort par suicide, ce qui était aussi le cas pour Rypien et Belak.

Todd Ewen
1966-2015

 

Sources:

Todd Ewen peut-il devenir au autre Probert?,  La Tribune, 21 octobre 1992
Ewen et Carnback s'en vont à Anaheim, La Tribune, 11 août 1993
A Kid at Heart : Ducks’ Enforcer Ewen Creates Children’s Books, Los Angeles Times, 2 février 1994
Ewen ends comeback bid, NHL.com, 8 septembre 1999
SI Vault 
Researcher sheds light on exam of former NHL player Todd Ewen’s brain, TSN, 10 février 2016
Boston University finds former NHL player Ewen had CTE, contradicting earlier findings, CTV News, 30 novembre 2018
NHL, Todd Ewen’s widow settle wrongful death lawsuit, TSN, 21 avril 2021

samedi 8 mars 2025

Quiz hardcore LVEUP: Sharks de San Jose


 




C'est l'heure de retourner dans le hardcore avec un autre quiz LVEUP. 

 

Bonne chance! Partagez-nous votre score dans les commentaires ou sur Facebook.

Pour d'autres quiz du genre, cliquez ici.

 

jeudi 14 novembre 2024

Joueur oublié des 90's #95 - Jarmo Myllys



 

Né à Savonlinna en Finlande le 29 mai 1965, Jarmo Myllys n'aura peut-être pas réussi à percer véritablement la LNH mais aura tout de même réussi à se monter un pas pire CV sur la scène européenne et internationale.

Gardien de petite stature (5'8" et 171 lbs), il débuta au sein de son club local, le Savonlinnan Pallokerho (plus souvent abbrévié sous le nom SaPKo) en deuxième division de Finlande en 1980-81. Toujours d'âge junior, il se distingua aux championnat mondial U18 en 1982-83 en aidant la Finlande à remporter l'argent et en étant nommé meilleur gardien du tournoi. Il répéta ensuite aux U20 en remportant de nouveau l'argent en 1983-84.

Il débuta comme adjoint en première division finlandaise, la SM-Liiga, avec le club Ilves Tampere, champions nationaux en 1984-85. 
 
Il passa ensuite avec le Lukko de Rauman en 1986-87 et c'est alors qu'il put finalement devenir gardien numéro un dans son pays, jouant 43 matchs au sein d'un club pas mal plus faible qu'à Tampere. Il s'en sortit assurément assez bien malgré une fiche perdante (16-20-7) car il fut  repêché en 9e ronde (172e au total) par les North Stars du Minnesota.

L'année 87-88 fut ensuite sa grande éclosion. Il aida d'abord le Lukko Rauman à se rendre en finale, dans une cause perdante. Il gagna le titre du MVP de la SM-Liiga ainsi que celui du meilleur gardien. Il fut aussi le gardien partant de l'équipe finlandaise aux Olympiques de 1988, aidant sa patrie à remporter l'argent, alors la plus haute distinction internationale du hockey finlandais jamais atteinte à ce moment.

Le choix tardif des North Stars semblait alors en valoir la peine et Myllys traversa en Amérique du Nord pour la saison 1988-89. Il débuta la saison avec les North Stars, mais après trois matchs sans victoires et 17 buts accordés, il fut retranché dans la IHL avec les Wings de Kalamazoo. Les North Stars avaient en fait de meilleurs prétendants devant le filet avec l'émergence de Jon Casey et celle du compatriote de Myllys, Kari Takko, qui lui avait déjà une quarantaine de matchs de la LNH à son actif. 

Myllys termina donc la saison à Kalamazoo, finissant avec une fiche de 13-8-4. Il fut rappelé le temps de 3 autres matchs au Minnesota, remportant finalement sa première victoire le 31 décembre 1988. Sa fiche de première saison dans la LNH fut donc de 1-4-0.

Le même scénario se poursuivit en 1989-90 alors que Myllys joua presque exclusivement dans la IHL, ne jouant que 4 matchs au Minnesota (0-3-0). Il connut toutefois une excellente saison à Kalamazoo, terminant à 31-9-3 et étant élu sur la 2e équipe d'étoiles. 

Même histoire en 1990-91, cette fois seulement 2 matchs dans la LNH (0-2-0) mais de bonnes stats dans la IHL (24-13-1), ce qui semblait confirmer que les North Stars n'avaient pas plus de plans le concernant.

Donc sans grande surprise, les North Stars le laissèrent sans protection lors du repêchage de dispersion menant à la naissance des Sharks de San Jose, un sujet dont je ne peux m'échapper quoique je décide d'écrire...

Si la compétition devant le filet était difficile au Minnesota, c'était plus ou moins «wide open» au sein de la première équipe d'expansion dans la LNH depuis 1974 (je ne compte pas l'arrivée des 4 équipes de l'AMH en 1979). Myllys avait alors la chance de devenir numéro 1, ou du moins adjoint principal des Sharks, étant alors en compétition avec des Jeff Hackett, Arturs Irbe, Bryan Hayward et Wade Flaherty...

Avec Hayward blessé une grosse partie de la saison, c'est finalement Jeff Hackett qui jouera le plus de matchs (43) lors de cette saison inaugurale des Sharks, tandis que les 4 autres alternèrent au titre d'adjoint et firent souvent le trajet entre San Jose et Kansas City, où était situé le club-école des Sharks dans la IHL. Mais finalement, Myllys devint le principal deuxième violon des Sharks cette saison-là, étant d'office durant 27 matchs. 

Mais, en tant qu'exemple flagrant de cette saison misérable des premiers Sharks, et continuant dans le peu de standards qu'il avait démontré au Minnesota, il ne put faire mieux qu'une fiche de 3-18-1. Il eut également la pire moyenne de buts alloués de la ligue cette saison-là avec 5.02.

Un classique cas de «Rentre? Rentre pas?» ici avec la puck en périphérie du masque et de la mitaine de Myllys... Mais en consultant le sommaire du seul match que Myllys a joué contre St.Louis cette saison-là, il a alloué 4 buts sur 42 tirs donc rien de moins sûr...


Un des matchs qui fit grandement gonfler cette moyenne eut lieu le 17 décembre 1991 sur la route contre les trop puissants Penguins de Pittsburgh. Les Sharks encaissèrent ce soir-là une dégelée de 10-2 et Myllys fut devant le filet pour l'entièreté de ces 10 buts. Les Penguins comptèrent en fait 8 buts seulement en 2e période, ce qui demeure un record de franchise, et pas loin du record de la LNH de 9 établi par les Sabres en 1981. 

Après le 10e but, Myllys explosa de colère en brisant son bâton sur le filet et en se retirant lui-même du match en rentrant au banc. Son capitaine, le vétéran Doug Wilson, alla le voir et lui dit «Jarmo, there’s no reason to get that mad because honestly, you’re not that good.» ou librement traduit ici: «Jarmo, tu n'as aucune raison d'être autant en colère parce qu’honnêtement, tu n'es juste pas assez bon.» . Myllys revint devant le filet en troisième et n'accorda pas de but supplémentaire.

Cette dégelée et totale annihilation de Myllys est disponible sur Youtube et la voici pour vous:

 


Pour rajouter à l'insulte, Doug Wilson était un des meilleurs «jokers» de sa génération. Donc en plus d'être le capitaine, il n'avait pas son pareil pour alléger l'ambiance dans le vestiaire. Le lendemain de cette destruction en règle, un vidéo du match jouait dans le vestiaire montrant la reprise des buts. Wilson prit la mitaine de Myllys et recréa humoristiquement chaque manière dont Myllys pouvait rater la rondelle sur chaque but des Penguins. Le reste du vestiaire était apparemment couché par terre d'hystérie mais on imagine que Myllys ne devait pas se sentir plus grand que ses 5'8"...

Et malgré qu'il s'agissait de sa première vraie saison dans la LNH et qu'il joua à peine dans les mineures (seulement 5 matchs), Myllys opta de retourner en Finlande la saison suivante. Il avait néanmoins été échangé aux Maple Leafs après la saison en retour d'une somme d'argent mais on imagine qu'il ne se voyait pas nécessairement très haut non plus dans l'organigramme des Maple Leafs avec Félix Potvin, Grant Fuhr et Darren Puppa le devançant.

En fait, en regardant le vidéo plus haut, je crois que l'on peut deviner à quel moment exactement le pauvre Jarmo décida de retourner en Finlande après la saison...


Il retourna donc dans sa patrie en 1992-93, cette fois-ci en 2e division avec le KooKoo Kouvola (quel fantastique nom). Il remonta ensuite la pente en 93-94, retournant en première division avec son ancien club, le Lukko de Rauman, et fut élu sur l'équipe d'étoiles. Il retourna également aux Olympiques en 1994 comme partant pour la Finlande, les aidant à remporter le bronze, ainsi qu'aux championnats du monde où ils remportèrent l'argent. 

Il opta ensuite de transférer en Suède dans la Elitserien avec le Luleå HF. Il joua avec eux jusqu'en 2001, remportant le titre de gardien de l'année en 94-95, le MVP en 96-97 et terminant annuellement en tête pour les blanchissages. Il gagna ensuite une autre médaille de bronze aux Olympiques de 1998.

Il marqua également non pas un, mais deux buts durant cette période, une fois en 99-00 et l'autre fois en 2000-01. Le Luleå HF remporta également le championnat suédois en 95-96.


Après 7 saisons passées avec le Luleå HF, il revint en Finlande terminer sa carrière avec le Blues d'Espoo (2001 à 2003) et le SaiPa (2003 à 2005). Il fut également prêté aux HV71 en Suède pour les séries de 2004, durant lesquelles il remporta de nouveau un championnat de la Elitserien. 

Après sa retraite, il demeura au sein du SaiPa (nom complet Saimaan Pallo) comme entraineur des gardiens pour ensuite entrainer en Autriche et dans différentes ligues jusqu'à ce jour.

Le gardien qui était «Not that good» pour la LNH peut tout de même se considérer comme un des meilleurs gardiens finlandais et européens de sa génération. Son numéro 35 fut retiré par le Luleå HF et il fut également élu au Temple de la Renommée du hockey finlandais en 2009. On imagine qu'en tant qu'un des premiers gardiens finlandais dans la LNH, il fait grandement figure de pionnier pour des joueurs comme Pekka Rinne, Tukka Rask ou autres Juuse Saros...

En 39 matchs dans la LNH, la fiche de Jarmo Myllys fut de 4 victoires, 27 défaites et 1 match nul. J'aimerais bien vous donner ses stats en Finlande et Suède mais elles sont incomplètes sur mes sites.


En 2016, les Sharks avec Doug Wilson comme DG se sont mesurés aux Penguins en finale. On peut s'imaginer que le bon vieux Wilson a eu une petite pensée pour Jarmo...

 



Il aurait bien eu besoin d'un tel setup à San Jose...


Sources:
An oral history of the San Jose Sharks as they celebrate their 25th anniversary, The Hockey News, 6 décembre 2015
Sharks Tales: First season was classic exercise in futility, Sports Illustrated, 6 juin 2016








vendredi 13 septembre 2024

Masque spécial vendredi 13 #8



Ça fait 11 mois déjà que nous n'avons pas eu de vendredi 13. Alors on se rappelle le concept rapidement : Chaque vendredi 13, inspiré par le masque Jason Voorhees, personnage principal de la série de films Friday the 13th, je vous présente un masque de gardien "épeurant", soit par son design que par sa forme, ou tout autre critère que je juge approprié.

Ce mois-ci, je suis parti avec le premier masque de marque "Armadilla" à avoir foulé les glaces de la LNH, celui de Brian Hayward avec les Sharks de San Jose, et le deuxième concept de requin pour cette série.

Ce design a été créé par l'artiste Don Strauss, sur une nakpkin quelques années avant même la création des Sharks. Fabriquant des casques de moto, il se fit demander par un ami s'il était capable de lui fabriquer un masque de gardien. Décelant des faiblesses dans la construction des masques déjà existants, il créa le modèle "Armadilla", un peu plus massif en forme, mais plus léger … même beaucoup plus léger. De plus, il fit approuvé ses masques par CSA, ce qui n'était pas encore le cas des masques réguliers. Lorsqu'il apprit que Hayward fut sélectionné dans le repêchage d'expansion par les Sharks, il profita du fait qu'il habitait près de lui pour aller lui proposer ses services et lui montra le croquis sur la napkin qu'il avait conservé. Hayward accepta, à condition qu'il reçoive le masque avant son départ pour la Californie. Strauss le lui apporta le matin même de son départ.

Par contre, il faut croire que Hayward a parlé du design qu'il allait recevoir à Greg Harrison, l'artiste avec qui il faisait affaire depuis quelques années car, quelques semaines plus tard, il reçu de sa part un nouveau masque, avec un design plus que semblable à celui de Strauss … (plus l'ajout de gouttes de sang sur les dents). Hayward remisa le masque Armadilla et termina sa carrière dans la LNH avec le masque de Harrison.

Avec une grille noire la première année, blanche la deuxième

La grille noire ajoute à l'aspect profondeur de la gueule du requin. L'ajout de la grille blanche par la suite vient un peu gâcher l'effet. À la défense d'Hayward, c'est plus facile pour le gardien de remarquer la rondelle …

Bien entendu, avec les Sharks, il fallait s'attendre à ce que le concept soit repris. En 2011, Thomas Greiss eut lui aussi le visage d'un requin peint sur sur masque, de façon encore plus réaliste qu'au début des années 90. Décidemment, les techniques de peinture se sont grandement amélioré en 20 ans.

mercredi 22 mai 2024

Reprise du draft d'expansion de 1991



 

 

Vous connaissez probablement l'histoire qui a mené les défunts North Stars du Minnesota à obtenir les droits sur le légendaire Guy Lafleur à l'été 1991. Sinon, laissez-moi vous la résumer.

Suite à plusieurs accords bizarres, les North Stars purent participer au repêchage d'expansion de 1991 en compagnie des nouveaux Sharks. Ils avaient obtenu ce droit afin de compenser leurs pertes de personnel suite au départ de leurs anciens propriétaires et quelques-uns de leurs prospects au profit de San Jose. 

Cependant, les choix offerts par les équipes étaient bien pauvres en talent, avec des exigences d'admissibilité très faciles à contourner, au point de pouvoir y mettre des joueurs qui avaient pris leur retraites des années auparavant. C'était tellement mince en options que que lorsque vint le tour de choisir parmi les attaquants disponibles chez les piteux Nordiques de l'époque, le DG des North Stars Bobby Clarke élut son choix sur nul autre que Guy Lafleur, malgré le fait que ce dernier avait déclaré qu'il prenait sa retraite après la saison 1990-91 qui venait de se terminer. Afin de garder Lafleur dans l'organisation après sa retraite, les Nordiques refirent l'acquisition des droits sur Lafleur le lendemain en retour des droits sur Alan Haworth, qui jouait alors en Europe depuis plusieurs saisons.

On a bien ri à l'époque de cette situation absurde et on en rit encore. Mais le fait demeure que Lafleur était bel et bien disponible comme choix et Bobby Clarke a probablement voulu en jouer une à la LNH afin de protester contre l'absurdité évidente de la situation et les problèmes de personnel que lui créèrent cette défusion menant à la naissance des Sharks. D'ailleurs, parmi les quelques joueurs obtenus par les North Stars, aucun n'eut un rôle d'importance avec l'équipe, la plupart étant même échangés de nouveau à d'autres équipes pour d'autres pièces de rechange.

Le Soleil, 30 mai 1991
Cliquez pour plus grande résolution
 

Ce repêchage bizarroïde m'a toujours fasciné, comme tout ce qui concerne la génèse Seals/Barons/North Stars/Sharks en fait, et j'en rajoute encore une couche aujourd'hui avec une expérience un peu spéciale. Aujourd'hui, je me métamorphose en Bobby Clarke de 1991 et je refais entièrement sa job au repêchage d'expansion. 

Mais ma mission est toutefois différente. Comme les Nordiques n'étaient pas les seuls à avoir mis disponibles des joueurs à la retraite, cette version de Bobby Clarke opte d'aller all-in. Au lieu d'essayer de trouver quelques pièces de rechange pouvant peut-être un jour donner quelque chose dans la LNH, je vais plutôt complètement saboter mon poste en repêchant le plus de joueurs retraités et/ou non-disponibles et/ou blessés permanents et/ou presque morts parmi les choix réels offerts par les autres équipes à l'époque.

Oui c'est le genre de choses qu'on fait ici...

Je modifie toutefois quelque peu les règles. À l'époque, les Sharks et les North Stars pouvaient seulement sélectionner 10 joueurs chacun. Donc si les Sharks prenaient par exemple un joueur des Bruins, les North Stars ne pouvaient plus en prendre un des Bruins. On va donc bypasser ça pour aujourd'hui et permettre de  repêcher un joueur par équipe, la seule règle étant de ne pas dépasser 12 attaquants, 6 défenseurs et 2 gardiens.

Allons-y donc. Ça va être le fun.

Vous avez d'abord pour chaque équipe la liste des joueurs disponibles, suivi de mon choix. Les joueurs à la retraite sont en italique avec entre parenthèse l'année de leur dernier match dans la LNH, ou dans certains cas l'AMH. Oui oui, l'AMH.


DÉTROIT
Attaquants: John Chabot, Marc Habscheid, Chris Macrae, Bengt-Ake Gustafsson, Murray Eaves, Bernie Federko (1991)
Défenseurs:
Brad Marsh, Dean Morton, Dave Lewis (1988), Mike O'Connell (1990)
Gardiens:
Alain Chevrier, Glen Hanlon, Randy Hansch

Alors à Détroit, le choix était évident pour mon premier attaquant, soit Bernie Federko, le nouvellement retraité depuis quelques semaines et fameusement obtenu en retour de Adam Oates, comme quoi je ne suis pas le DG le plus débile de la ligue. Dans mes autres choix de joueurs retraités, j'avais les défenseurs Dave Lewis et Mike O'Connell, ainsi que le gardien Glen Hanlon, mais lui il ne le savais pas encore qu'il avait joué son dernier match. Il y avait aussi Bengt-Ake Gustafsson, un habile attaquant suédois qui avait quitté pour l’Europe depuis deux ans, mais lui je le laisse aux Sharks.

Donc bienvenue chez les North Stars, Bernie. Voici bien sûr ta carte O-Pee-Chee prête d'avance pour la prochaine saison.

HARTFORD
Attaquants: Mikael Andersson, Terry Yake, André Lacroix (1980), Larry Pleau (1979-AMH)
Défenseurs: Dave Babych, Marc Bergevin, Brian Chapman, John Stevens, Emanuel Viveiros
Gardiens: Daryl Reaugh

Pas vraiment le choix de prendre le meilleur pointeur de l'histoire de l'AMH, le seul et unique André Lacroix. Ça va faire du bien de le revoir sur les glaces de la LNH pour la première fois depuis la saison 1979-80, alors qu'il fit partie de la première édition des Whalers dans la grande ligue.


BOSTON
Attaquants: Andy Brickley, John Carter, Lou Crawford, Peter Douris, Nevin Markwart, Willi Plett (1988), Louis Sleigher (1986)
Défenseurs: John Mokosak, Allan Pedersen, Jim Wiemer, Gord Kluzak (1990), Frank Simonetti (1988)
Gardiens: Norm Foster

Ici j'avais quand même un choix déchirant avec la disponibilité du grand Willi Plett chez les Bruins. Mais je me devais de choisir un bon défenseur à moment donné et j'ai donc choisi le premier choix au total en 1982, Gord Kluzak. Retraité à seulement 27 ans, on a pas affaire à un vieil homme comme un Jean Béliveau (disponible à Montréal) mais je crois que même Béliveau a de meilleurs genoux que Kluzak en 1991. Ayant subi 11 opérations lors des trois saisons précédentes, Kluzak avait dû prendre sa retraite prématurément en novembre 1990. 


NEW JERSEY
Attaquants: Doug Brown, Pat Conacher, Jeff Madill, Kent Nilsson, Janne Ojanen, Walt Poddubny, Claude Vilgrain
Défenseurs: Jamis Huscroft, Marc Laniel, David Marcinyshyn, Lee Norwood, Jeff Sharples, Murray Brumwell, Michel Bolduc (1983), Bob Lorimer (1986)
Gardiens: Craig Billington, Roland Melanson, Bob Sauvé (1989)

Le moment est bien choisi de prendre un gardien. Et tant qu'à faire, pourquoi ne pas choisir le co-récipiendaire du trophée Vézina de 1980 et du Jennings de 1985, nul autre que Robert «Bob» Sauvé.

Il y avait bien aussi le légendaire Kent Nilsson qui n'avait pas été vu sur les glaces de la LNH depuis 1987 à Edmonton. Mais celui-ci a encore plusieurs années devant lui dans sa Suède natale et prendra finalement sa retraite en 1998, donc il ne fite pas du tout avec la philosophie de mon équipe.



PHILADELPHIE

Attaquants: Don Biggs, Mike Bullard, Rod Dallman, Brian Dobbin, Mark Freer, Chris Jensen, Tim Kerr, Dale Kushner, Normand Lacombe, Glen Seabrooke (1989), Bobby Clarke (1984), Bill Barber (1984)
Défenseurs: David Fenyves, Mark Howe, Shaun Sabol, Willie Huber (1988)
Gardiens: Pete Peeters


Quoi? Moi, Bobby Clarke, suis disponible sur la liste de mon ancienne équipe, les Flyers, avec qui j'ai joué mon dernier match en 1984 et qui a apparemment toujours mes droits. J'ai même été DG après ma retraite comme joueur. Bande d'ingrats. Me semble que je suis libre de mes propres droits...

Mais anyway, difficile de m'auto-exclure. De toute manière, je suis probablement encore meilleur que tous ces rejets et autres retailles des Flyers. Sauf peut-être Mark Howe qui ira probablement me rejoindre au temple de la renommée plus tard. Donc oui je m'auto-choisis. En plus ça va sauver un salaire...


MONTREAL

Attaquants: Brent Gilchrist, Mats Naslund, Jim Nesich, Ryan Walter, Dan Woodley, Bruce Baker (1981), Jean Béliveau (1971), Yvan Cournoyer (1979), John Ferguson (1971), Bob Gainey (1989), Pierre Mondou (1985), Mario Tremblay (1986)
Défenseurs: Jean-Jacques Daigneault, Donald Dufresne, Sylvain Lefebvre, Jayson More, Jean Hamel (1984)
Gardiens: Frédéric Chabot, Ken Dryden (1979)


Ouf! La liste du Canadien est loadée man!! Vraiment l'équipe qui a le plus abusé du système, tout en offrant quand même quelques très bons choix comme Brent Gilchrist, Sylvain Lefebvre et Jean-Jacques Daigneault... Je suis surpris que Serge Savard s'est pas inclus dans la liste lui aussi. Tant qu'à faire il aurait pu aussi mettre Howie Morenz et Georges Vézina...

Mais bref faut bien choisir et c'est pas le choix qui manque chez le CH. Malgré que je pourrais frapper un home-run avec Ken Dryden dans les buts ou Jean Béliveau au centre, je voudrais pas rendre jaloux mon coach Bob Gainey sur qui je porte définitivement mon choix. 

Heille, c'est pas tous les jours qu'on aura la chance de voir un duo joueur entraîneur et joueur DG sur la même ligne...


BUFFALO

Attaquants: Francois Guay, Jeff Hamilton, Jan Ludvig (1989), Steve Ludzik, Mikko Makela, Gates Orlando, Greg Paslawski
Défenseurs: Brian Curran, Dale DeGray, Don McSween, Lee Fogolin (1987), Dirk Rueter, Steve Smith, Honnu Virta, Jay Wells
Gardiens: Steve Weeks

Pas mal moins de joueurs retraités chez les Sabres. Dommage, j'aurais bien aimé ajouter Gilbert Perreault à ma liste. Mais je vais me rabattre sur l'ex-Oiler Lee Fogolin à la défense, quand même un pas pire choix et un autre joueur qui a remporté la coupe.


ST.LOUIS
Attaquants: David Bruce, Yves Heroux, Steve Tuttle, Ron Wilson, Ed Beers (1986), Paul MacLean (1991), Brian Sutter (1988)
Défenseurs: Dominic Lavoie, Harold Snepsts, Scott Paluch, Tom Tilley, Alain Vigneault (1983), Ed Kea (1983)
Gardiens: Darrell May, Alain Raymond

Du bon choix à St.Louis. Toujours tentant de choisir Ed Beers ou Harold Snepsts, et ce pour n'importe quel choix que tu pourrais avoir dans la vie. Mais bon, il faut y aller au mérite et on va choisir Brian Sutter. Celui-ci devra toutefois accepter de démissionner de son poste d'entraîneur des Blues pour venir jouer au Minnesota. Mais je lui laisserai pas le choix. Il pourra pas refuser de jouer sur la même ligue qu'André Lacroix.


EDMONTON
Attaquants: Dan Currie, Fabian Joseph, Mark Lamb, John Leblanc, Tommy Lehman, Ken Linseman, Max Middendorf, Shaun Van Allen, Mike Ware, Craig Redmond, Dave Hunter (1989)
Défenseurs: Mario Barbe, John English, Greg Hawgood, Charlie Huddy, Tomas Jonsson, Marc Laforge, Norm Maciver, Selmar Odelein, Reijo Ruotsalainen, Glen Cochrane (1989)
Gardiens: Pokey Reddick


Pas beaucoup de choix juteux à Edmonton mais quand même, Dave Hunter c'était tout un dur et je pense qu'il a encore un peu de gaz dans le réservoir. Il a juste 33 ans en fait. Sinon mon seul autre retraité était Glen Cochrane. Je sais pas c'est qui Glen Cochrane et Google existe pas encore en 1991 alors on y va pour Hunter.


CALGARY
Attaquants: Rich Chernomaz, Kerry Clark, Paul Fenton, Tim Hunter, Brian MacLellan, Sergei Pryakhin, Jim Peplinski (1990)
Défenseurs: Kevan Guy, Rick Lessard, Scott McCrady, Brian Engblom (1987)
Gardiens: Steve Guenette

Ici je voulais prendre Jim Peplinski mais il le sait pas que plus tard il va faire un comeback avec les Flames en 1995. Sinon je voulais réunir les frères Tim et Mark Hunter mais on m'a dit que c'était même pas des frères. Anyway il va jouer jusqu'en 1997 donc c'est non. Donc quand on sait pas trop quoi faire, on choisit un défenseur alors voici notre nouveau membre de la brigade défensive, Brian Engblom.

Bienvenue Brian.


VANCOUVER
Attaquants: Peter Bakovic, Craig Coxe, Andrew McBain, Stan Smyl (1991), Marc Crawford (1987), Darcy Rota (1984)
Défenseurs: Brian Blad, Jack Capuano, Ian Tennant, Ian Kidd, Robert Nordmark, Risto Siltanen, Carl Valimont, Randy Gregg (1990), Larry Melnyk (1990), Behn Wilson (1988), Paul Reinhart (1990)
Gardiens: Bob Mason


Une bonne cuvée à Vancouver avec Randy Gregg, Marc Crawford ou bien Paul Reinhart. Mais ici pas le choix d'y aller avec le plus grand Canuck de tous les temps, et il y en aura probablement jamais de meilleur là-bas. Stan Smyl vient tout juste de prendre sa retraite, mais je crois qu'il va facilement se laisser convaincre, car nos chandails sont pas mal plus beaux que les Canucks.


 

TORONTO
Attaquants: Normand Aubin, Aaron Broten, Lucien DeBlois, Mike Foligno, Todd Hawkins, Kent Hulst, Greg Johnston, Kevin Maguire, Mike Millar, Dave Reid, Mike Stevens, Gilles Thibaudeau, Dan Maloney (1982), Brad Smith (1987), Greg Terrion (1988)
Défenseurs: Jerry Dupont, Rob Ramage, Bill Kitchen (1985)
Gardiens: Damian Rhodes


Ici, Toronto m'offre un total de 15 attaquants et seulement 3 défenseurs. Edmonton m'offrait un éventail de 22 joueurs tandis que d'autres équipes comme Hartford m'en offraient seulement 10 ou 11. C'est comme si les règlements étaient du grand n'importe quoi...

Mais bref ici on va y aller avec Dan Maloney comme attaquant de soutien. 451 points en 737 matchs c'est pas pire du tout. Et c'est celui qui est le plus vieux de la gang alors go.

Un habile stratège ici des Leafs qui ont fait joué un seul match au gardien Damian Rhodes en 1990-91, seulement pour qu'il soit éligible à ce repêchage d'anthologie. Mais ça marche pas avec moi ces techniques. Trop jeune, ce Damian Rhodes.


CHICAGO
Attaquants: Martin Desjardins, Paul Gillis, Michel Goulet, Jim Johannson, Brian Noonan, Warren Rychel, Mike Stapleton, Dan Vincelette, Bill Watson, Sean Williams, Cliff Koroll (1980)
Défenseurs: Bruce Cassidy, Rick Lanz, Bob McGill, Jim Playfair, Dave Feamster (1985)
Gardiens: Greg Millen, Darren Pang (1989)

Chez les Blackhawks, j'ai bien osé repêcher Michel Goulet, mais ce bon vieux Michel a encore quelques bonnes années devant lui alors ça ne marche pas. Darren Pang, lui, a les genoux complètement finis comme Gord Kluzak alors c'est parfait.


WINNIPEG
Attaquants: Bryan Erickson, Bob Joyce, Mark Kumpel, Tyler Larter, Scott Schneider, Phil Sykes, Jim Vesey, Bob Brooke (1990)
Défenseurs: Randy Carlyle, Dallas Eakins, Todd Flichel, Moe Mantha, Chris Norton, Roger Ohman, Kent Paynter, Rudy Poeschek, Daryl Stanley (1990)
Gardiens: Tom Draper

Pas une grosse cuvée à Winnipeg avec seulement Bob Brooke et Daryl Stanley comme joueurs officiellement retraités. Ça n'a pas un gros cachet. Il y aurait toujours Randy Carlyle, mais je crois qu'il lui reste encore un bon deux ans d'activité dans la vraie vie.

Dans ce cas-ci on va y aller avec Moe Mantha. Si je regarde ma boule de crystal, je crois qu'il va à peine jouer en 1991-92. De toute manière, avec un nom comme Moe Mantha, il pourrait avoir 22 ans et je le croirais pas. Moe Mantha = 55 ans minimum dans ma tête alors c'est parfait.

En plus comme bonus, il a déjà joué au Minnesota il y a quelques saisons alors j'aurai même pas à faire trop de Photoshop pour sa carte, ou quelque soit la technologie en cours en ce moment en 1991.


WASHINGTON
Attaquants: Robin Bawa, Tim Bergland, Craig Duncanson, Brent Hughes, Rob Murray, Mike Richard, Steve Seftel, Dave Tippett, Alfie Turcotte, Simon Wheeldon
Défenseurs: Chris Felix, Mark Ferner, John Kordic, Neil Sheehy, Terry Murray (1982)
Gardiens: Mike Liut

Un seul véritable joueur retraité à Washington avec leur entraineur et ex-défenseur Terry Murray, qui lui aussi devra faire comme Brian Sutter et redevenir joueur avec nous. Avec autant de joueurs-entraîneurs de 40 ans et +, ça va s'obstiner longtemps sur les stratégies mais on va vivre avec.

Dommage quand même pour Mike Liut... mais il lui reste encore de la vraie carrière en 1991-92.



NEW YORK RANGERS
Attaquants: Paul Broten, Lee Giffin, Jody Hull, Kelly Kisio, Guy Larose, Joe Paterson, Dave Archibald, Pierre Larouche (1988), Anders Hedberg (1985)
Défenseurs: Stéphane Guérard, Mark Hardy, Lindy Ruff, André Villeneuve (1988)
Gardiens: Bob Froese, Mark Laforest, Sam St-Laurent

Alors pour les Rangers, j'ai hésité longtemps entre la légende des Jets de Winnipeg du temps de l'AMH Anders Hedberg ou bien Pierre Larouche, l'ancien marqueur prolifique du Canadien et des Penguins, et aussi avec les Rangers (48 buts en 1983-84, donc y'a pas si longtemps). Mais finalement je choisis Pierre Larouche. Comme il a déjà joué avec Guy Lafleur, la chimie devrait encore opérer 10 ans plus tard au Minnesota.



NEW YORK ISLANDERS
Attaquants: Bill Berg, Brad Dalgarno, Rob DiMaio, Paul Gagné, Brad Lauer, Derek Laxdal, Hubie McDonough, Mick Vukota, Kevin Herom, Jim Koudys, Garry Lacey, Kurt Lackton, Mark Hamway (1987), Don Maloney (1991)
Défenseurs: Jeff Finley, Rick Green, Chris Pryor, Stefan Persson (1986), Denis Potvin (1988)
Gardiens: Jeff Hackett, George Maneluk

Ici j'aurais pu réunir les frères Don et Dan Maloney, mais non je n'ai autre choix que de sélectionner mon ancien grand rival Denis Potvin qui sera assurément notre défenseur numéro un en 1991-92. Il a pris sa retraite après la saison 1987-88 malgré une saison de 51 points alors je crois qu'il a encore des choses à prouver.


LOS ANGELES
Attaquants: Scott Bjugstad, Mal Davis, Ilkka Sinisalo, Jim Thomson, John Tonelli
Défenseurs: Bob Halkidis, Rick Hayward, John Miner, Petr Prajsler, Tim Watters, Tom Laidlaw (1990)
Gardiens: Mario Gosselin

Ici c'est un peu décevant pour Los Angeles avec seulement un joueur réellement retraité et il s'agit d'un défenseur et j'ai déjà mes 6 défenseurs... Alors pour plaire à mon défenseur numéro un, je fais une exception et je sélectionne plutôt son ancien coéquipier John Tonelli. Marqueur prolifique et sous-estimé, Tonelli en est tout de même à ses derniers milles dans la vraie vie alors que selon ma boule de crystal, il jouera une dernière saison en 1991-92 partagée entre Los Angeles, Chicago et Québec. Il est donc un très bon fit dans mon équipe.


PITTSBURGH
Attaquants: Jock Callander, Jay Caulfield, Jeff Daniels, Randy Gilhen, Jiri Hrdina, Kim Issel, Mark Kachowski, Peter Lee, Dave Michayluk, Glenn Mulvenna, Barry Pederson, Bryan Trottier
Défenseurs: Gilbert Delorme, Gord Dineen, Randy Hillier, Bob Gladney (1984)
Gardiens: Bruce Racine, Wendell Young

Comme les Kings, les Penguins n'ont pas reçu le mémo comme quoi ils pouvaient loader leurs choix avec le plus de joueurs retraités possibles. Au lieu de ça j'ai seulement un no-name comme Bob Gladney et ses 14 matchs en carrière dans la LNH. Et je pensais que Gilbert Delorme était à la retraite mais finalement non, il joue encore dans la IHL...

Donc on va faire comme avec les Kings et tenter de recréer encore plus la dynastie des Islanders en sélectionnant nul autre que Bryan Trottier, lui qui vient d'ailleurs de battre mon équipe en finale la semaine passée...


QUÉBEC
Attaquants: Alan Haworth, Jeff Jackson, Trevor Stienberg, Alain Côté (1989), Guy Lafleur (1991)
Défenseurs: Gerald Bzdel, Mario Doyon, Miloslav Horava, Brent Severyn
Gardiens: Mario Brunetta, Scott Gordon


Ouf. Je suis d'accord avec le Bobby Clarke de la première dimension sur le fait qu'il n'y a pas beaucoup de choix chez les Nordiques. Seulement 11 joueurs au total en plus. Mais dans l'optique de ma vision pour cette nouvelle équipe, j'ai le dernier choix parfait en Guy Lafleur. Nouvellement retraité le temps d'un tour au chalet et maintenant de retour dans la LNH dans un nouveau domicile au Minnesota, Guy pourra retrouver ses anciens coéquipiers Bob Gainey et Pierre Larouche en plus de nombreux grands rivaux de son temps comme Denis Potvin, ses comparses des Islanders ainsi que bien sûr, moi-même, Bobby Clarke.



C'était donc mes choix en tant que Bobby Clarke circa 1991 en vue de la nouvelle mouture des North Stars en 1991-92. Cet alignement complet devra travailler dur pour déloger mes jeunes joueurs comme Mike Modano, Neal Broten et Brian Bellows mais on sait jamais.


ATTAQUANTS:

Guy Lafleur - Bobby Clarke - Brian Sutter
Bob Gainey - Bryan Trottier - John Tonelli
Pierre Larouche - André Lacroix - Bernie Federko
Mike Hunter - Dan Maloney - Stan Smyl

DÉFENSEURS:

Denis Potvin - Gord Kluzak
Lee Fogolin - Brian Engblom
Moe Mantha - Terry Murray

GARDIENS:
Bob Sauvé
Darren Pang


Ça va être tout un match des anciens. 

Je suis quand même déçu de ne pas avoir pu prendre Jean Béliveau ou Yvan Cournoyer ou Ken Dryden. Peut-être que je pourrais échanger au CH mes droits sur Lou Nanne et Bill Goldsworthy en échange de ceux de Béliveau...

Et vous? Si vous étiez Bobby Clarke en 1991, qui auriez-vous pris?

Et si j'étais plutôt le DG des Sharks? 

... à suivre.