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mercredi 25 juillet 2018

André St-Laurent







 

Bien que né à Rouyn, André St-Laurent déménagea avec sa famille à Beloeil alors qu’il était encore petit.

C’est vers l’âge de six ans qu’il réalisa que son oncle Dollard St-Laurent s’alignait avec les Canadiens.  À partir de ce moment, il se fixa comme objectif de suivre ses traces.

En 1972-73, St-Laurent accumula 100 points en jouant au centre avec le Bleu Blanc Rouge de Montréal (3 points de plus que le futur Capital Robert Sirois et 20 de plus que Mario Tremblay).  Ceci qui fut suffisant pour susciter l’intérêt des recruteurs, sans toutefois être un espoir de premier plan. À ce repêchage, les nouveaux Islanders, suite à une première saison difficile, purent choisir en premier.  Ils attirèrent alors l’attention en s’appropriant les droits sur un jeune défenseur d’Ottawa très prometteur, et qui deviendra quelques années plus tard le capitaine de leur dynastie, Denis Potvin.

Au quatrième tour (49e au total), la sélection d’André St-Laurent ne fit pas autant les manchettes, mais elle lui permit de se joindre à une organisation où il y avait des places disponibles.  St-Laurent passa alors du temps avec les Wings de Fort Worth de la Ligue centrale, mais il parvint tout de même à jouer 42 matchs à Long Island.

En 1974-75, il fit partie de l’équipe pendant toute la saison, tout en marquant 14 buts et en amassant 41 points.  Il fit entre autres partie de la Commotion Line (pas sûr que ce nom passerait aujourd'hui) avec Gary Howatt et Bob Nystrom et il fut utilisé dans un rôle défensif.

Les deux saisons suivantes furent un peu moins bonnes (26 et 23 points) et après joué deux matchs en 1977-78, il fut échangé aux faibles Red Wings contre Michel Bergeron (pas l’entraîneur, mais le joueur).

C’est pourtant à Détroit que le déclic se fit.  Ayant suffisamment de temps de glace, il y eut sa saison la plus productive en carrière en marquant 31 fois et en totalisant 70 points, le deuxième total de l’équipe derrière Dale McCourt.  Cette saison permit également aux Wings de retourner en séries après une absence de 7 ans.


En 1978-79, il connut une campagne tout de même respectable de 18-31-49, mais ce fut toutefois sa dernière dans la ville de l’automobile.  Bien malgré lui, il fut impliqué dans une situation inusitée.  Détroit avait signé le gardien Rogatien Vachon comme joueur autonome, événement rare à l’époque.  Comme compensation (car ils y avaient droit), les Kings réclamèrent le jeune espoir des Wings, Dale McCourt, revendication que confirma un arbitre.  Dans le but d’éviter de perdre McCourt (qui contesta la décision), Détroit dut alors envoyer à Los Angeles (un an après la signature de Vachon!) St-Laurent et le premier choix de 1980 (qui deviendra Larry Murphy) et celui de 1981 (qui deviendra Doug Smith).  Entre temps, les Wings retournèrent au fond du classement et après le court intermède de 1978, ils durent attendre jusqu’à 1983-84 (et l’arrivée de  Steve Yzerman) pour atteindre à nouveau les séries.

De son côté, St-Laurent n’eut pas le même rôle avec les Kings, qui comptait à ce moment sur la Triple couronne (Dionne, Simmer, Taylor), bien qu’il excellait lors des mises au jeu.  Il fut également sérieusement blessé au dos.  Il n’atteignit alors plus le niveau qu’il avait à Détroit.  Il fit ainsi quelques séjours dans la Ligue centrale et dans la Ligue américaine.

Après avoir été soumis au ballotage en février 1982, il se retrouva avec les faibles Penguins.

Après un bref retour à Détroit en 1983-84, il retourna dans la Ligue américaine, avant de jouer quelques saisons en Suède et en France.

Sa fiche en carrière dans la LNH est de 129-187-316 en 644 matchs.

La ville de Beloeil, où il est retourné, l’a depuis honoré en nommant un aréna à son nom.

Sources : hhof.com, hockeydb.com, wikipedia.org.

samedi 21 juillet 2018

Joueur oublié des 90's #17 - Pat Elynuik








Né le 30 octobre 1967 dans le petit village de Foam Lake en Saskatchewan, Patrick Gerald Elynuik débuta son stage junior à quelques centaines de kilomètres de son patelin avec les Raiders de Prince Albert dans la WHL lors de la saison 1984-85. Cette année-là, il aida les Raiders à remporter le championnat de la WHL (leur seule conquête à ce jour) pour ensuite vaincre Shawinigan en finale de la Coupe Memorial. Il devint ensuite le meilleur attaquant des Raiders avec une récolte de 53 buts et 106 points en 1985-86 suite à quoi les Jets de Winnipeg firent de lui leur premier choix (8e au total) au repêchage de 1986.

Il continua sur sa lancée avec les Raiders l'année suivante avec une dernière saison de 113 points. Il eut également la chance de faire partie de l'équipe canadienne au championnat du monde junior et il était même le premier marqueur de l'équipe jusqu'à ce fameux match du 4 janvier 1987 (voir texte du 26 décembre 2016) qui dégénéra en bagarre générale entre l'équipe canadienne et celle de l'union soviétique, ce qui poussa les officiels à quitter la glace et aux responsables du tournoi d'éteindre les lumières. Les deux équipes furent disqualifiées et exclus de la remise des médailles.

Elynuik débuta ensuite son parcours professionnel en partageant la saison 1987-88 avec Winnipeg et leur club-école à Moncton. Il joua 13 matchs avec les Jets, amassant 1 but et 4 points et il joua 30 matchs à Moncton, amassant 29 points. Il entama la saison suivante à Moncton mais fut rappelé par le grand club pour de bon après seulement 7 matchs dans les mineures. Il conclut cette première vraie saison dans la LNH avec une excellente fiche de 26 buts et 51 points en 56 matchs.


Il s'établit comme un des meilleurs marqueurs du club au cours des saisons suivantes dont sa meilleure en carrière en 1989-90 avec des sommets de 32 buts et 74 points, bon pour le deuxième rang derrière Dale Hawerchuk. Il connut une saison similaire la saison suivante avec 31 buts et 65 points. Cependant, comme beaucoup des joueurs oubliés de cette série, il fut blâmé pour son manque de robustesse et de hargne. 

Après une autre saison parsemée de quelques blessures où il obtint tout de même 50 points en 60 matchs, les Jets tentèrent de se grossir un peu en l'échangeant aux Capitals de Washington en retour de l'attaquant John Druce et de considérations futures. Il ne joua qu'une saison complète à Washington, amassant 22 buts et 57 points. Après seulement 4 matchs au début de la saison 1993-94, il fut échangé de nouveau, cette fois-ci aux Lightning de Tampa Bay où il ne joua également qu'une seule saison, tombant de plus en plus dans l'obscurité. Relégué sur les 3e ou 4e trio, il n'obtint que 12 buts et 26 points avec le Lightning. 




Il signa ensuite comme agent libre avec les Sénateurs d'Ottawa pour la saison écourtée de 1995. Désormais confiné à des missions strictement défensives, il n'obtint que 10 points durant cette saison. Il fut libéré par l'équipe durant la saison 1995-96 (après 29 matchs) et il termina l'année dans la IHL avec les Komets de Fort Wayne.

Il signa un dernier contrat dans la LNH avec les Stars de Dallas en octobre 1996 mais ne put percer leur alignement et il retourna dans la IHL avec le club-école des Stars, les K-Wings du Michigan où il termina premier marqueur de l'équipe avant d'accrocher ses patins en fin de saison.

En 506 matchs dans la LNH il amassa 154 buts et 188 passes pour 342 points.

Il habite désormais à Calgary et donne des camps de développement de hockey dans la région albertaine.


jeudi 19 juillet 2018

Ce sera le Métal Pless de Plessisville








L'image officiel du logo n'est pas encore disponible,
d'où la qualité graphique douteuse de celui-ci.

J'ai fait un article dernièrement annonçant le déménagement du Big Foot de St-Léonard d'Aston à Plessisville. La semaine dernière (je sais, j'ai du retard sur les nouvelles ...), les nouveaux propriétaires ont dévoilé le nouveau nom et logo de leur équipe. Donc, place au "Métal Pless" de Plessisville.

Je dois admettre que je suis un peu déçu que le nom de l'équipe de hockey soit un nom de compagnie, mais je comprends la réalité d'une équipe senior AAA qui veut capitaliser sur le plus de possibilités de commandites. L'avantage ici, c'est que "Métal Pless" est une compagnie qui conçoit et fabrique de l'équipement de déneigement. Et en croire les dirigeants de l'équipe, ils pourraient être capable de "passer la gratte" dans la LHSAAAQ. J'aime toutefois le spartiate qui a été intégré dans le logo. Je suppose que la promotion de l'équipe tournera autour de ce thème. Il reste à voir le dévoilement des uniformes.

Lors du dévoilement du nom et du logo, ils en ont également profité pour présenter leur nouvel entraîneur-chef, Mario Roy. Très connu dans la région des Bois-Francs et de l'Érable, Roy a été pendant plusieurs années entraîneur-chef du Titan de Princeville, dans la LHJAAAQ, les conduisant d'ailleurs au championnat en 2012. Pourra-t-il réaliser l'exploit derrière le banc du "Métal Pless" ? Réponse à la fin de la saison 2018-19.

lundi 16 juillet 2018

Promo - Les étoiles du Hockey Zellers





Voici une série de cartes de hockey que je n'avais jamais vu auparavant et que je me devais de partager avec vous. Il s'agit de la série des Étoiles du hockey de la défunte chaîne des magasins Zellers.

Parue annuellement lors de quatre années consécutives de 1992-93 à 1995-96, cette série comptait seulement entre 6 et 8 cartes par année et mettait en vedette des joueurs retraités légendaires.



Cette série obscure m'est fascinante pour plusieurs raisons. En plus d'être un parfait exemple de la surproduction de cartes dans les années 90, il est surtout amusant de revoir ces joueurs sur patins et tout souriants dans un uniforme et de l'équipement totalement anachronique pour la plupart des joueurs en question.



L'élément vedette de ces cartes pour moi est surtout l'uniforme et ses couleurs enfantines rappelant davantage les Harlem Globetrotters que ceux qu'ils portaient durant leurs carrières. On dirait aussi un mélange de l'uniforme de la Coupe Canada et de ceux des matchs des étoiles des années 90 ou de celui des Stars de Dallas de la fin de la même décennie. Tout ça mélangé aux couleurs rappelant les défunts Rockies du Colorado ou bien les Scouts de Kansas City.



L'uniforme était cependant différent lors de la première série de 1992-93 comme sur la photo suivante du grand Maurice Richard. L'uniforme comprenait une bande aux épaules en bleu qui fut enlevée par la suite.


Cette carte de Rod Gilbert est la seule que j'ai trouvé de la série
où le joueur ne porte pas son plus beau sourire...






En plus des séries de cartes, il y avait d'autres éléments promotionnels faisant partie de la campagne comme ce bâton de Norm Ullman autographié. Il s'agissait également d'une campagne caritative ammassant des fonds pour des hopitaux d'enfants. 

Histoire de ne pas me faire accuser de voler des trucs sur internet, cliquez ici pour le lien du gars de Kijiji qui vend ce bâton et cette affiche.

En terminant, je vous laisse sur quelques autres cartes de la série. J'ai gardé ma préférée pour la fin, celle d'Ed Giacomin...